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Centre de Recherche Conchylicole au Maroc

Ce résumé décrit le contexte et les objectifs du projet de construction d'un centre de recherche et de technologies conchylicoles au Maroc. Le document original contient des informations détaillées sur le secteur de la pêche et de l'aquaculture au Maroc, y compris le plan de développement du gouvernement et les défis actuels. Le projet vise à développer des techniques d'aquaculture adaptées et à assurer un approvisionnement stable en naissains pour soutenir le développement durable de la conchyliculture.

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Centre de Recherche Conchylicole au Maroc

Ce résumé décrit le contexte et les objectifs du projet de construction d'un centre de recherche et de technologies conchylicoles au Maroc. Le document original contient des informations détaillées sur le secteur de la pêche et de l'aquaculture au Maroc, y compris le plan de développement du gouvernement et les défis actuels. Le projet vise à développer des techniques d'aquaculture adaptées et à assurer un approvisionnement stable en naissains pour soutenir le développement durable de la conchyliculture.

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Royaume du Maroc

Ministere de l’Agriculture et de la Peche Maritime

RAPPORT DE L’ETUDE PREPARATOIRE


POUR
LE PROJET DE CONSTRUCTION
DU CENTRE DE RECHERCHE
ET DE TECHNOLOGIES CONCHYLICOLES
AU
ROYAUME DU MAROC

MARS 2015

AGENCE JAPONAISE DE COOPERATION INTERNATIONALE (JICA)


OAFIC CO., LTD.
RD
JR
15-021
Avant-Propos

L’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA) a décidé de mener une l'étude


préparatoire pour le Projet de construction du Centre de Recherche et de Technologies Conchylicoles
au Royaume dans le Maroc, et a organisé une mission a la OAFIC Co., Ltd. entre mars 2014 et mai
2014.

La mission a tenu une série de discussion avec les autorités concernées du Gouvernement du
Maroc, et a effectué des études sur le terrain. Le présent rapport a été finalisé à travers les travaux au
Japon après le retour de la mission au Japon.

Je suis heureuse de remettre ce rapport et je souhaite qu’il contribue à la promotion du Projet


et au renforcement des relations amicales entre nos deux pays.

En terminant, je tiens à exprimer mes remerciements sincères aux autorités concernées du


Gouvernement du Maroc pour leur coopération avec les membres de la mission.

Mars, 2015

Makoto KITANAKA
Directeur général
Département du développement rural
Agence Japonaise de Coopération Internationale
Résumé

1. Aperçu du pays
Situé au nord-ouest du continent africain, le Royaume du Maroc (ci-après le « Maroc ») possède une
superficie de 446 000 Km² et une population de 33,24 millions d’habitants en 2013. Le territoire
national en donnant sur la mer Méditerranée et l’Atlantique s’étend sur 10 000 km du nord au sud et
sur 1300 km de l’est à l’ouest. Les principales régions productrices de céréales sont les zones littorales
atlantiques au nord de l’Atlas et les zones littorales de la Méditerranée. Le secteur d’Amsa, qui
comporte le site du présent Projet de construction du centre de recherche et de technologies
conchylicoles (ci-après désigné le « Projet »), donne sur la Méditerranée et se situe à environ 100 km
au sud de Tanger, port à l’extrémité nord du pays. Les régions côtières de la Méditerranée disposent
d’un climat tempéré toute une année, à savoir un climat méditerranéen. La température moyenne
annuelle est de 18,6 °C, l’humidité moyenne annuelle d’environ 70%. Les précipitations se
concentrant en hiver, de novembre à février, la hauteur mensuelle des pluies de cette saison d’élève à
environ 100 mm. Par contre, l’été, de mai à septembre, où il ne pleut guère, est la saison sèche.

L’économie du Maroc s’appuie sur l’exportation des produits agricoles et halieutiques (secteur
primaire), l’exportation des produits industriels (secteur secondaire) et le tourisme (secteur tertiaire).
Environ 45% de la population travaille dans le secteur primaire, dont la plupart se consacre à
l’agriculture et la pêche. En ce qui concerne l’agriculture, la culture des céréales et l’arboriculture
fruitière sont les plus développées. La pêche est, par ailleurs, aussi développée, parce que le pays
dispose d’une longue façade littorale. En représentant 3% du PIB (2012, Haut-Commissariat au Plan
(HCP)) et en créant 490 000 emplois, y compris des emplois indirects (MAPM), le secteur halieutique
est l’un des sous-secteurs les plus importants du pays.

2. Arrière-plan, historique et concept de base du Projet


Disposant de riches ressources marines le long de ses côtes, le Maroc (ci-après le « Maroc ») a promu
à partir des années 70 la pêche hauturière et l’aménagement de ses infrastructures d’appui, permettant
au secteur halieutique de réaliser un essor rapide. Une conscience des limites des ressources marines
naturelles est cependant apparue dans le monde entier, et les captures ont fait l’objet de restrictions
dans une optique de gestion des ressources. En résultat, les captures de la pêche hauturière marocaine
ont atteint un plafond à partir des années 90. Le gouvernement marocain a donc engagé une action
pour la conservation et l’utilisation efficace des ressources à travers des études et recherches sur
celles-ci, alors qu’il mettait en œuvre un développement du secteur centré sur la promotion de la pêche
côtière artisanale. Cependant, la promotion d’une pêche dépendant uniquement des ressources
naturelles peut difficilement garantir la durabilité. L’un des défis est donc de promouvoir parallèlement
le développement de l’aquaculture, qui consiste à élever le poisson pour le capturer.

En 2009, dans l’objectif de développer le secteur halieutique et d’assurer la présence de ressources


stables, le gouvernement marocain a élaboré le Plan Halieutis, clarifiant les orientations du
développement du secteur. Ce plan positionne l’aquaculture, y compris la conchyliculture, qui n’avait
pratiquement jamais été abordée jusqu’ici, comme l’un des moteurs du développement du secteur
halieutique, et fixe comme objectif final de politique une production aquacole de 200 000 tonnes (le
détail n’a pas été publié, mais la part de la conchyliculture est estimée à 110 000 tonnes). En vue
d’atteindre cet objectif, le gouvernement marocain a fondé l’Agence Nationale pour le Développement
de l’Aquaculture (ANDA) et préparé des sites aquacoles sur le rivage méditerranéen, dont
l’environnement maritime convient à l’aquaculture, et il encourage les entreprises privées à rejoindre
ce secteur. En ce qui concerne la pisciculture, les technologies de production d’alevins progressent de
plus en plus, et l’élevage de poissons, notamment le loup, ont déjà commencé. Toutefois, en matière de
conchyliculture, la technologie ne progresse pas : le captage des naissains naturels est difficile au
Maroc, et tous les naissains sont importés, notamment de France. Les naissains importés ont parfois
des problèmes tels que les maladies ou la fourniture instable, ce qui est l’un des éléments entravant le
développement de la conchyliculture. C’est dans ce contexte qu’en juillet 2012, le gouvernement
marocain a requis du Japon la construction d’une écloserie en vue d’une offre stable de naissains

i
artificiels de coquillages au Maroc (en particulier de bivalves).

L’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA) a d’abord réalisé en février 2013 une étude
de collecte d’informations de base et de confirmation pour saisir les détails de cette requête. L’examen
des résultats a conclu qu’il était d’abord indispensable de développer des variétés aquacoles adaptées à
l’environnement marin marocain, ainsi que d’établir leurs techniques de culture (y compris les études
et recherches sur les techniques de production de naissains marocains d’excellence). Il a donc été
décidé de réaliser une étude préparatoire à la mise en œuvre de ce Projet, qui comprend la construction
d’installations de recherche destinées aux objectifs précités.

3. Résultats de l’étude et contenu du Projet


Du 1er mars au 11 avril 2014, l’équipe de l’étude préparatoire a mis en place au Maroc différentes
enquêtes pour déterminer les composants faisant l’objet de la coopération, vérifié la nécessité et la
pertinence du Projet et établi le concept de base adéquat à un projet de la Coopération financière
non-remboursable. Ensuite, du 17 au 31 janvier 2015, l’équipe s’est rendue au Maroc encore pour
expliquer le Rapport de l’étude préparatoire (avant-projet).

Le gouvernement du Maroc établi le « Plan Halieutis » (Stratégie de développement du secteur


halieutique), en positionnant la pêche comme secteur primaire important. Ce Plan vise à développer
une pêche maritime durable et compétitive et encourage surtout le développement de l’aquaculture, le
sous-secteur relativement nouveau par rapport à la pêche maritime et de fort potentiel de croissance.
Les services administratifs pour encourager la mariculture sont progressivement aménagés, mais il
reste encore, dans le domaine de l’aquaculture, plusieurs problèmes à traiter : le développement des
techniques aquacoles ; l’offre stable d’alevins et de naissains ; l’approvisionnement en aliment ; la
formation des ressources humaines ; la considération pour l’environnement. En outre, bien que les
essais et recherches pour l’aquaculture de poissons aient déjà commencé, ceux pour la conchyliculture
n’ont pas encore été entamés. Les espèces principales de la conchyliculture au Maroc sont des bivalves,
surtout l’huître, mais l’offre des naissains n’est pas stable, parce qu’ils sont importés et que les
maladies et dommages dus au virus apparaissent de temps en temps. Il a été confirmé que les questions
essentielles sont celles du développement des technologies conchylicoles et de l’offre stable de
naissains, et que l’aménagement du système de recherche est primordial. Le présent Projet sera mis en
œuvre pour créer un centre de recherche et de technologies conchylicoles pour contribuer au
développement de la conchyliculture.

Afin de faire progresser la conchyliculture, « les naissains sains » sont indispensables et « l’offre
stable de ces naissains » est donc essentielle. Pour produire des naissains sains, de diverses techniques
et technologies sont nécessaires : l’élevage de géniteurs ; la maturation pour le prélèvement des œufs ;
l’élevage larvaire ; la culture du phytoplancton servant de nourriture vivante ; la croissance en mer.
Tous les essais et recherches pour ces technologies aboutiront au « développement des technologies
conchylicoles au Maroc », qui est l’objectif global du présent Projet. Pour atteindre cet objectif global,
les parties marocaine et japonaise ont redéfini l’objectif du Projet comme étant « d’améliorer les
capacités de l’Institut National de Recherche Halieutique (INRH) en recherche et développement sur
les technologies conchylicoles » y compris la production de naissains, à travers la construction du
centre de recherche permettant ainsi de promouvoir les pratiques conchylicoles dans le Maroc.

Afin d’atteindre les objectifs cités plus haut, le Projet consiste à construire un Centre de recherche et
de technologies conchylicoles à Amsa dans la province de Tétouan, qui servira d’installation de base
pour le développement de ces technologies, et les essais et recherches les concernant, à fournir les
équipements nécessaires et à affecter le personnel nécessaire pour exploiter ce Centre. Tous ces
intrants contribueront à mettre en œuvre les recherches sur les technologies conchylicoles.

L’équipe d’étude a planifié le Projet faisant l’objet de la coopération en tenant compte de la


construction d’installations, la fourniture de l’équipement et la composante assistance technique (Soft
Component) pour effectuer les trois types d’essai suivants.

ii
i) Essais et recherche conchylicoles incluant les technologies de production de naissains
ii) Essais et recherche sur le phytoplancton
iii) Essais conchylicoles en mer (ferme pilote)

À l’issue des discussions, il a été décidé que l’aménagement d’un local gardien serait exclu des
composants du Projet. Le tableau suivant indique l’aperçu des installations construites.

Aperçu des installations construites


Installation Structure Salles Surface
Bureau administratif, bureau du Chef de station,
Béton armé et
Local secrétariat, salle de réunion, laboratoire d’essais
renforcement de 567,00 m²
administratif biologiques, bureau des chercheurs, salle des
brique, RdC
techniciens, magasins, etc.
Salle d’élevage des géniteurs, salle de contrôle sanitaire
et de traitement, salle d’élevage larvaire, salle de
Unité
prégrossissement, salle d’ajustement de la solution de
d’élevage et Béton armé, RdC 951,50 m²
culture, salle de cultures du phytoplancton, salle de
de recherche
nettoyage et de stérilisation, local de chaudière, local
technique, etc.
Local Poste de livraison/transformation, salle du groupe
Béton armé, RdC 48,00 m²
électrique électrogène
Château 4 étages avec 1 étage
Salle de la pompe aspirante, salle de pompe à air, etc. 78,50 m²
d’eau en sous-sol
Autres tels que les passages couverts 87,29 m²
Total 1732,29 m²

En ce qui concerne les équipements fournis, tous ceux qui ont été indiqués dans la requête sont
indispensables pour les recherches conchylicoles, la partie marocaine les ayant soigneusement
sélectionnés. Pourtant, la seule embarcation de travail a été exclue de la liste des équipements parce
que, à l’issue des discussions, il a été confirmé que le Centre pourra utiliser l’embarcation que le
Centre Spécialisé en Aquaculture à M’diq possède. Le tableau suivant indique les principaux
équipements fournis.

Aperçu des principaux équipements


Catégorie Équipements Q’té
Spectrofluorimètre 1
Recherche Incubateurs à phytoplancton 3
Banc stérile 1
Bacs d’élevage larvaire (FRP, circulaire, 1,2 t) 6
Élevage Bacs de prégrossissement (FRP, circulaire + FEP rectangulaire) 2
Projecteur de profil 1
Lanterne-nets 1
Ferme pilote Équipement de plongée (avec bouteille) 1
Compresseur 1
Courantomètre 1
Océanographie
Appareil portable de mesure de la qualité de l’eau 1

4. Durée des travaux de construction et coût du Projet


(1) Durée des travaux
La durée d’exécution du Projet, de l’échange de notes/la signature de l’Accord de Don à l’achèvement
des travaux, prendra environ 21 mois au total, dont 14 mois seront consacrés aux travaux de
construction.

iii
(2) Coût du Projet
En cas d’exécution du présent Projet, le montant du Projet environ 29 millions de yens à la charge de
la partie marocaine.

5. Évaluation du Projet
(1) Pertinence
Le Plan Halieutis, qui est le plan global, propose de promouvoir la conchyliculture pour développer le
secteur halieutique et contribuer à la croissance économique du Maroc. Le présent Projet prévoit
d’élaborer des techniques d’élevage et de mener des recherches sur la production de naissains, pour en
développer les technologies. Une fois introduites dans l’industrie aquacole, les différentes technologies
ainsi développées feront augmenter la production de coquillages, et par conséquent, contribueront
directement à cette industrie. D’autre part, le Plan Halieutis appelle la production et la distribution de
naissains, le développement et la vulgarisation des techniques d’élevage, et la mise en place de la
législation relative aux activités aquacoles, alors que le Projet offre une grande contribution
technologique à « la production et à la distribution de naissains », ainsi qu’« au développement et à la
vulgarisation des techniques d’élevage ».

Pays halieutique doté de riches lieux de pêche, le Maroc est pour le Japon un important fournisseur de
ressources marines. L’aide au secteur halieutique marocain revêt donc une grande signification dans
une optique de sécurisation des ressources du Japon. De ce point de vue, et au titre des principes de
l’aide au Maroc, le Japon positionne « le renforcement de la compétitivité économique et la croissance
économique durable » comme des domaines prioritaires, et il se propose de « contribuer au
renforcement de la compétitivité économique et à la croissance économique durable » au Maroc « par
la promotion de la pêche et de l’agriculture, qui sont des secteurs majeurs ». Par conséquent, le présent
Projet est cohérent avec les principes de l’aide du Japon.

(2) Efficacité
Les effets quantitatifs de l’exécution du Projet peuvent être connus par les moyens suivants : nombre
d’articles communiqués dans des sociétés savantes ; nombre de rapports de recherche publiés dans des
magazines spécialisés/dans le rapport annuel de l’INRH ; activités de recherche expérimentale sous
contrat confiées par les sociétés privées concernées ou des aquaculteurs ; résultats de recherches
conjointes avec des organismes d’enseignement et de recherche, à commencer par les universités, et
types de bivalves ciblés par les recherches.

Valeur de base Valeur objectif


Indicateurs (valeur des (en 2022, soit 6 ans après
résultats 2014) l’achèvement du Projet)
Nombre total de technologies conchylicoles établies
(articles, rapports de recherche) (à partir de l’année de 0 10
base)
Nombre total de prestations de recherche conchylicole
sous contrat (à partir de l’année de base) 0 4
Nombre total d’espèces ciblées par les recherches
conchylicoles (à partir de l’année de base) 0 3
Nombre annuel de jours d’utilisation des installations de 0 100
prégrossissement

L’un des effets qualitatifs à mentionner pourrait être « le plus grand intérêt du secteur aquacole pour
l’INRH et la conchyliculture ».

L’exécution du Projet est donc hautement pertinente, et ne se limitant pas à contribuer aux industries
liées à l’aquaculture, elle devrait aussi apporter des effets d’éducation et de sensibilisation de la société
locale. Une bonne efficacité du projet est donc prévisible.

iv
Table des matières

Avant-Propos
Résumé
Table de matières
Situation géographique du site du Projet
Rendu d’architecture
Liste des figures et tableaux
Liste des abre viations

Chapitre 1 Concept de base du Projet································································· 1


1-1 Objectif global et objectif du Projet ···························································· 1
1-2 Contenu du Projet ················································································· 1

Chapitre 2 Concept de base du Projet ································································· 3


2-1 Principes de conception ·········································································· 3
2-1-1 Généralités ···················································································· 3
2-1-2 Fixation de l’échelle des installations ····················································· 8
2-2 Plan de base ························································································ 26
2-2-1 Site et plan de disposition des installations ··············································· 26
2-2-2 Plan de construction ········································································· 30
2-2-3 Plans du concept de base ···································································· 41
2-2-4 Plan d’exécution ············································································· 61
2-2-4-1 Principes d’exécution ································································· 61
2-2-4-2 Conditions de mise en œuvre ························································ 61
2-2-4-3 Étendue des travaux ·································································· 61
2-2-4-4 Supervision par le Consultant ······················································· 62
2-2-4-5 Plan du contrôle de qualité··························································· 62
2-2-4-6 Plan de fourniture ····································································· 63
2-2-4-7 Formation initiale pour les équipements ··········································· 63
2-2-4-8 Assistance technique (Soft Component) ··········································· 63
2-2-4-9 Calendrier d’exécution ······························································· 65
2-3 Obligations du pays bénéficiaire ································································ 67
2-4 Plan d’exploitation du Projet ···································································· 67
2-4-1 Système d’exécution········································································· 67
2-4-2 Plan d’exploitation ··········································································· 68
2-4-3 Calcul du coût d’exploitation······························································· 68
2-4-4 Coopération avec les organismes de recherche ·········································· 69
2-5 Estimation du coût du Projet ····································································· 70
2-5-1 Estimation de coût initial ··································································· 70
2-5-2 Coût d’exploitation et de maintenance ···················································· 70

Chapitre 3 Évaluation du Projet ······································································· 73


3-1 Conditions préalables ············································································· 73
3-2 Intrants nécessaires du pays bénéficiaire ······················································· 73
3-3 Hypothèses importantes ·········································································· 74
3-4 Évaluation du Projet ·············································································· 74
3-4-1 Pertinence ·················································································· 74
3-4-2 Efficacité ··················································································· 75

Documents Annexes
Annexe 1 Liste des membres de l’équipe d’étude ··············································· A-1
Annexe 2 Programme de la mission ······························································· A-2
Annexe 3 Liste des parties concernées ···························································· A-5
Annexe 4 Procés verbal des discussions ·························································· A-6
Annexe 5 l’assistance technique (Soft Component) ············································· A-44
Annexe 6 Références (Les considérations environnementales)································ A-50
Mer Méditerranée
Tanger

Nador
Atlantique Rabat

Fès
Casablanca

Safi
Marocco
Marrakech

Agadir
Détroit de Gibraltar

Ceuta

Mer Méditerranée

M’diq

Martil

Tétouan

Amsa

Situation géographique du site du Projet S=1/5,000


Rendu d’architecture
Liste des figures et tableaux

Tableau 2-1: Valeurs fixées pour les conditions naturelles relatives


à la conception des installations························································ 4
Tableau 2-2: Durée nécessaire jusqu’à l’obtention de l’autorisation environnementale ······· 5
Tableau 2-3: Provenance des matériaux de construction fournis ·································· 7
Tableau 2-4: Comparaison des dispositifs de filtration ············································· 16
Tableau 2-5: Comparaison des coûts des travaux ··················································· 18
Tableau 2-6: Comparaison entre les méthodes de prélèvement d’eau ···························· 18
Tableau 2-7: Températures de l’eau de mer et de l’air ·············································· 21
Tableau 2-8: Surface de chaque salle du Centre ····················································· 31
Tableau 2-9: Méthodes de construction et structure················································· 32
Tableau 2-10: Tableau des finitions extérieures ······················································· 33
Tableau 2-11: Tableau des finitions intérieures ······················································· 34
Tableau 2-12: Volume de l’eau douce nécessaire ····················································· 35
Tableau 2-13: Tableau des noyau équipements ······················································· 40
Tableau 2-14: Plan de formation initiale ······························································· 63
Tableau 2-15: Calendrier d’exécution ·································································· 66
Tableau 2-16: Coût d’exploitation du Centre Spécialisé en Aquaculture à M’diq ··············· 68
Tableau 2-17: Frais pris en charge par la partie marocaine ·········································· 70
Tableau 2-18: Renouvellement des principaux équipements et matériels et coût approximatif ·· 71

Figure 2-1: Formalités d’autorisation de construire au Maroc ··································· 6


Figure 2-2: Schéma d’une installation à prélèvement vertical ····································· 11
Figure 2-3: Emplacement de l’installation de prélèvement········································· 12
Figure 2-4: Forme du réservoir d’arrivée d’eau ······················································ 13
Figure 2-5: Schéma d’une installation à prélèvement à filtration immergée ····················· 14
Figure 2-6: Carte de la région nord du Maroc ························································ 26
Figure 2-7: Situation actuelle du site du Projet ······················································· 27
Figure 2-8: Site du Projet ················································································ 28
Figure 2-9: Plan de zonage ·············································································· 29
Figure 2-10: Coopération avec les organismes de recherche ········································ 69

Liste des abre viations

ANDA : Agence Nationale pour le Développement de l’Aquaculture


A/P : Authorizatio à payer
B/A : Arranegment bancaire
DPM : Département des Pêches Maritimes
E/N : Note échange
G/A : Convention de subvention
INRH : Institut National de Recherche Halieutique
JICA : Japanese International Co-operation Agency
ONP : Office National des Pêches
PDA : Point de débarquement amélioré
EU : Union Européenne
CHAPITRE 1 CONCEPT DE BASE DU PROJET
Chapitre 1 Concept de base du Projet
1-1 Objectif global et objectif du Projet

(1) Objectif global


Le gouvernement du Royaume du Maroc (ci-après désigné le « Maroc ») a établi le « Plan Halieutis »
(Stratégie de développement du secteur halieutique), en positionnant la pêche comme secteur primaire
important. Ce Plan vise à développer une pêche maritime durable et compétitive et encourage surtout
le développement de l’aquaculture, le sous-secteur relativement nouveau par rapport à la pêche
maritime et de fort potentiel de croissance. Les services administratifs pour encourager la mariculture
sont progressivement aménagés, mais il reste encore, dans le domaine de l’aquaculture, plusieurs
problèmes à traiter : le développement des techniques aquacoles ; l’offre stable d’alevins et de
naissains ; l’approvisionnement en aliment ; la formation des ressources humaines ; la considération
pour l’environnement. En outre, bien que les essais et recherches pour l’aquaculture de poissons aient
déjà commencé, ceux pour la conchyliculture n’ont pas encore été entamés. L’espèce principale de la
conchyliculture au Maroc est l’huître, mais l’offre des naissains n’est pas stable, parce qu’ils sont
importés et que les maladies et dommages dus au virus de type herpès de l’huître apparaissent de
temps en temps. Les questions essentielles sont celles du développement des technologies
conchylicoles et de l’offre stable de naissains, et l’aménagement du système de recherche est
primordial. Le Projet de construction du centre de recherche et de technologies conchylicoles (ci-après
désigné le « Projet ») sera mis en œuvre pour créer un centre de recherche et de technologies
conchylicoles pour contribuer au développement de la conchyliculture.

Afin de faire progresser la conchyliculture, « les naissains sains » sont indispensables et « l’offre
stable de ces naissains » est donc essentielle. Pour produire des naissains sains, de diverses techniques
et technologies sont nécessaires : l’élevage de géniteurs ; la maturation pour le prélèvement des œufs ;
l’élevage larvaire ; la culture du phytoplancton servant de nourriture vivante ; la croissance en mer.
Tous les essais et recherches pour ces technologies aboutiront au « développement des technologies
conchylicoles au Maroc », qui est l’objectif global du présent Projet.

Pour atteindre cet objectif global, les parties marocaine et japonaise ont redéfini l’objectif du Projet
comme étant « d’améliorer les capacités de l’Institut National de Recherche Halieutique (INRH) en
recherche et développement sur les technologies conchylicoles » y compris la production de naissains,
à travers la construction du centre de recherche permettant ainsi de promouvoir les pratiques
conchylicoles dans le Maroc.

1-2 Contenu du Projet

Le Projet consiste à construire un Centre de recherche et de technologies conchylicoles qui servira


d’installation de base pour le développement de ces technologies, et les essais et recherches les
concernant, afin d’atteindre les objectifs cités plus haut. L’INRH, qui est l’organisme d’exécution du
Projet, utilisera le Centre pour conduire les activités d’essais et de recherches suivantes : essais et
recherches sur l’élevage de coquillages ; recherches sur la maturation pour le prélèvement des œufs ;
essais de production de naissains ; recherches sur les facteurs de croissance en mer ; recherches sur le
phytoplancton servant de nourriture vivante (séparation, culture, taux de croissance, méthode de
production optimale) ; expériences sur les lignées performantes de femelles. Le Centre mènera aussi
des recherches conjointes par l’accueil de chercheurs externes en réponse aux demandes de recherche
provenant du secteur conchylicole, et à titre de contribution aux communautés, il assurera également
l’éducation des enfants à l’environnement au moyen de coquillages élevés. C’est ainsi qu’à travers le
développement des technologies conchylicoles et les essais et recherches en la matière, le Centre
devrait accumuler des connaissances et assurer un rôle d’éducation à l’environnement. Par ailleurs,
l’équipe d’étude a planifié le Projet faisant l’objet de la coopération en tenant compte des trois
questions suivantes, qui demandent un traitement prioritaire à court terme.

1
i) Essais et recherche conchylicoles incluant les technologies de production de naissains
ii) Essais et recherche sur le phytoplancton
iii) Essais conchylicoles en mer (ferme pilote)

La construction d’installations, la fourniture de l’équipement et la composante assistance technique


(Soft Component) ci-dessous seront mises en œuvre au titre du Projet faisant l’objet de la coopération.

(1) Installations

i) Unité d’élevage et de recherche ii) Local administratif


iii) Château d’eau iv) Local électrique
v) Équipement de prélèvement d’eau de mer vi) Passage couvert 1
vii) Passage couvert 2 viii) Installation de traitement de l’eau évacuée

(2) Équipements
i) Équipements d’élevage et de recherche ii) Équipements de culture et de recherche sur le
(bacs en FRP, bacs en polycarbonate, bacs phytoplancton (banc stérile, incubateurs à
de prégrossissement, etc.) phytoplancton, stérilisateur, réfrigérateur pour
réactifs, etc.)

iii) Équipements d’expériences et de recherche iv) Équipements pour la ferme pilote


(appareils de mesure de la qualité de l’eau, (lanterne-nets, bouteilles d’échantillonnage
incubateurs, spectrophotomètre, d’eau, courantomètre, etc.)
microscopes, etc.)

(3) Assistance technique (Soft Component)


Afin de lancer le Projet avec fluidité et de garantir une durabilité minimum pour la manifestation des
effets et résultats de la coopération, une assistance technique sera mise en œuvre dans le cadre du
Projet. L’assistance technique a pour objectifs « que les capacités en technologie et recherche du centre
de recherche et de technologies conchylicoles soient renforcées, qu’un système d’exploitation des
installations soit mis en place, et que commencent les activités de recherche et l’exploitation des
installations au moyen des installations construites et des équipements fournis ». Les principaux
contenus sont indiqués dans le paragraphe « 2-4-8 Assistance technique (Soft Component) ».

2
CHAPITRE 2 CONCEPT DE BASE DU PROJET
Chapitre 2 Concept de base du Projet
2-1 Principes de conception

2-1-1 Généralités
(1) Principes de base
Les principes de base suivants seront adoptés pour le concept de base du Projet faisant l’objet de la
coopération.

i) La coopération aura pour objet les composantes indispensables pour les trois grands piliers
d’activités du Projet : 1) les essais et recherches conchylicoles y compris les technologies de
production de naissains, 2) les essais et recherches sur le phytoplancton et 3) les essais
conchylicoles en mer (ferme pilote).
ii) Les composantes considérées nécessaires dans le Projet, en particulier les bacs d’élevage, seront
conçues et planifiées de manière à pouvoir être réutilisées pour des essais de conchyliculture
d’espèces différentes de bivalves.
iii) La conception accordera toute l’attention nécessaire à la prévention des épidémies.
iv) La conception reflétera les résultats de l’étude des conditions naturelles conduite sur le site du
Projet et dans ses environs.
v) La conception sera attentive à faciliter la maintenance et la gestion et à réduire les coûts
d’exploitation.
vi) L’aspect extérieur sera conçu avec les égards nécessaires à l’environnement proche.

(2) Principes concernant les conditions d’environnement naturel


Les principes ci-dessous seront adoptés sur la base des résultats de l’étude des conditions naturelles.

i) Le site du Projet en situé en climat méditerranéen doux, et si les précipitations sont relativement
présentes à la saison des pluies, elles sont peu nombreuses le long de l’année. Les installations
seront conçues dans un esprit d’économie des ressources : ventilation utilisant le passage naturel
du vent, prise en compte de la lumière solaire directe, etc.
ii) Des mesures seront prises contre la rouille, car le site du Projet donne sur le rivage et subit les
effets du vent salé.
iii) Des précautions seront prises pour qu’aucune pollution ne survienne suite à l’évacuation d’eau
d’élevage et d’eau sale.
iv) Les structures immergées telles que le tuyau de prélèvement d’eau seront conçues en tenant
compte des effets des sables flottants et de la houle, ainsi que de la conservation de
l’environnement marin.

Le tableau suivant indique les valeurs fixées pour les conditions naturelles relatives à la conception
des installations.

3
Tableau 2-1 : Valeurs fixées pour les conditions naturelles relatives à la conception des installations
Élément Valeurs de base Valeur fixée
Température moyenne annuelle : 18,6°C,
Température extérieure
Températures maximum : 29,3°C (7 août 2013),
29,3°C
minimum : 8,9°C (30 décembre 2013)
Humidité de conception :
Humidité Humidité moyenne annuelle : 70,6%
65%
Précipitations quotidiennes maximales : 98,9 mm (29
D’après les données
Précipitations novembre 2010)
passées pour 2009-2013
Précipitations annuelles maximales : 1280,4 mm (2010)
Pression du Vitesse maximum du vent : 14,0 m/s (6 mars 2013) Vitesse maximum du vent :
vent Vitesse moyenne du vent : 5,84 m/sec 20 m/s
Charge Selon les normes
Coefficient d’accélération : 0,16
sismique parasismiques du Maroc
Couche superficielle (0 à 8,5 m) : marnes, argile, sable
Couche secondaire (8,5 à 13 m) : argile mêlée de sable et Couche portante : à partir
Sol de
couches de sable de 2,5 m sous le sol actuel,
fondation
Couche tertiaire (13 à 20 m): argile pélitique mêlée de 15 T/m2
sable
Hauteur de houle significative maximum : 3,16 m (29
Conditions D’après les données
novembre 2013)
de la mer d’observations de 2013
Hauteur de houle significative moyenne : 0,56 m

(3) Principes concernant les considérations environnementales et sociales


1) Système d’obtention de l’autorisation environnementale
L’INRH a déjà réalisé plusieurs évaluations d’impact sur l’environnement dans le passé, et plus
récemment, il a élaboré en février 2011 un rapport d’évaluation d’impact sur l’environnement
concernant l’installation de récifs artificiels. C’est le Département de la qualité et de la salubrité du
milieu marin de l’INRH qui s’était alors chargé d’effectuer la synthèse. Ce Département devrait donc
aussi assumer un rôle de premier plan dans le présent Projet pour l’obtention de l’autorisation
environnementale délivrée par le Ministère de l’Énergie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement.
Cet avancement fera l’objet d’un suivi mis en place par l’équipe d’étude.

2) Programme d’exécution
Le secteur d’Amsa, où se trouve le site du Projet, se trouve dans le Sud de la région de Tanger-Tétouan.
À cet endroit, l’acceptabilité environnementale est du ressort de la Division des projets pilotes et des
études d’impact du Ministère de l’Environnement, ou du service chargé de l’évaluation
environnementale se trouvant au Centre régional d’investissement (CRI) Tanger-Tétouan.
Normalement, c’est le Ministère qui effectue les formalités d’autorisation dans le cas de projets d’un
coût supérieur ou égal à 200 000 000 de MAD, et le CRI sinon. Il est cependant fort possible que ce
soit le Ministère qui effectue les formalités du Projet, même si ce dernier est d’un coût inférieur à
200 000 000 MAD, car il s’agit d’un projet de niveau national. L’équipe d’étude confirmera le
calendrier d’exécution lorsque nécessaire et partagera les informations avec la partie marocaine.

D’autre part, la durée nécessaire jusqu’à l’obtention de l’autorisation environnementale du Projet est
estimée à 8 mois environ (voir le tableau ci-dessous). Cette durée pourra toutefois être plus courte ou
plus longue, en fonction du contenu de l’étude. L’équipe d’étude suivra donc l’avancement des
formalités du côté marocain.

4
Tableau 2-2 : Durée nécessaire jusqu’à l’obtention de l’autorisation environnementale
INRH Comité Ministère de
et National l’Environnement
Formalité Durée
consultant (Régional) ou
local des EIE C.R.I
Demande d'obtention de l'autorisation ●
Cadrage et classement en catégorie du Projet ●
Formulation du rapport de cadrage ●
Examen du rapport de cadrage, détermination 6 mois

des termes de référence de l’EIE
Formulation du rapport de l’EIE ●
Mise en place d’une enquête officielle ● 2 mois
Examen du rapport de l’EIE ● 1 à 1,5 mois
Décision d’acceptabilité environnementale ● 2 semaines
Mise en œuvre du Projet ●
Total 10 mois

(4) Principes concernant les conditions socioéconomiques


Aux environs de la plage située devant le site, les pêcheurs locaux récoltent des coquillages servant
d’appâts pour la pêche. Les méthodes de construction et d’enfouissement du tuyau de prélèvement
d’eau de mer seront étudiées pour minimiser l’impact sur les activités des pêcheurs pendant la période
de construction.

(5) Principes concernant la construction et la fourniture


1) Normes de conception
Les normes de conception suivront en principe celles du Maroc. Pour les éléments absents de ces dernières,
la conception se référera aux normes françaises. Par ailleurs, les normes de construction japonaises seront
adoptées en fonction des nécessités.

2) Demande d’autorisation de construire


Au Maroc, toute construction nécessite une demande d’autorisation de construire présentée par un
architecte diplômé d’État, avec approbation obligatoire par la collectivité locale (province). Lors de la
demande, le bureau de contrôle marocain (organisme tiers) responsable de l’inspection de qualité
examine les plans. Ces procédures génèrent des coûts, le demandeur (le gouvernement marocain)
prendra en charge.

À l’étape de la construction, les travaux doivent obligatoirement être inspectés sur site et approuvés
par un bureau de contrôle. Sur la base de cette approbation, l’État et la province demandent que les
constructions achevées soient garanties 10 ans contre les vices, ceci à la charge de l’entrepreneur des
travaux de construction. Pourtant, le présent Projet étant mis en œuvre au moyen de la coopération
financière non remboursable du Japon, la charge pour la garantie de 10 ans sera dispensée. Les
formalités d’autorisation sont illustrées ci-dessous.

5
I Avant l’examen APS

 Identification de propriétaire du terrain


 Étude d’arpentage (niveau du sol, limites)
 Vérification des conditions du sol de fondation

Concept de base (BD)


II Examen de l’avant-projet sommaire (APS)

 APS  Plan de masse


 Plans d’étage
 Plans d'élévation
 Coupes longitudinales

 Demande - L’Agence Urbaine de  Résultats de


Architecte diplômé d’État
d’examen Tétouan l’examen
+
- Comité provincial de  Contenu des
Représentant du maître d’œuvre
l’urbanisme de Tétouan discussions

III Demande de l’autorisation de construire

Concept de l’exécution (DD)


 Dossier d’autorisation de construire (DAC)
 Avant-projet détaillé (APD)
 Garantie de 10 ans contre les vices : nécessité d’approbation des plans de structure etc.
par un bureau de contrôle
 Discussions sur les documents indiqués ci-dessus
→ délivrance de l’autorisation de construire

IV L’architecte diplômé d’État soumettra les plans d’exécution et le


Autorisation finale
cahier de prescriptions spéciales (CPS) encore améliorés
concernant les points relevés lors des discussions et examens.
→ délivrance de l’autorisation de construire finale

Figure 2-1 : Formalités d’autorisation de construire au Maroc

3) Provenance des matériaux de construction


À peu près tous les matériaux de construction et tous les équipements sont disponibles au Maroc. Les
principaux matériaux sont disponibles sous forme de produits de fabrication locale, et pour les
produits manufacturés, il est possible de se procurer soit des produits manufacturés principalement
venus d’Europe, soit des produits transformés sur place après importation des matériaux bruts. Au cas
où les normes et spécifications de ces matériaux ne conviendraient pas à la conception du Projet, des
produits japonais seront fournis.

6
Tableau 2-3 : Provenance des matériaux de construction fournis
Pays de fourniture
Élément Pays Observations
Maroc Japon
tiers
Ciment ● Cinq sociétés produisent du ciment marocain.
Gravier ● Environs de la province de Tétouan.
Sable ● Environs de la province de Tétouan.
Usine de fabrication aux environs de
Parpaings ●
Tétouan.
Produites au Maroc, mais de légers
Barres d’armature ● problèmes concernant le volume d’offre et la
qualité.
Matériaux d’imperméabilisation
Abondance de produits marocains/produits
de toiture (feuilles bitumineuses ●
importés d’Europe.
imperméables)
Importation de matériaux bruts depuis
Menuiserie acier/aluminium ● l’Europe et transformation au Maroc. Légers
problèmes de qualité.
Abondance de produits marocains/produits
Carreaux de céramique ●
importés d’Europe.
Beaucoup des produits de haut de gamme
sont importés. Le Maroc compte de
Faïence sanitaire ●
nombreuses sociétés conjointes
marocaines/européennes.
Équipements
d’approvisionnement en eau et ● ● La sélection sera basée sur l’économie.
d’évacuation des eaux
Équipements liés à l’élevage et à Fourniture depuis le Japon en fonction des

la recherche conditions de spécifications.

4) Fourniture des équipements


Les équipements de la requête ne comprennent aucun équipement particulièrement sophistiqué, et les
spécifications seront déterminées en examinant les conditions suivantes.

i) Spécifications permettant une utilisation facile et peu de pannes


ii) Spécifications permettant une maintenance aisée, ne nécessitant aucune technologie
spéciale
iii) Matériaux résistants à l’eau de mer

(6) Principes concernant l’emploi d’entrepreneurs locaux


Le plan d’exécution sera élaboré en adoptant autant que possible des spécifications et méthodes de
constructions générales au Maroc, afin que des entrepreneurs marocains puissent adéquatement
prendre en charge les travaux du Projet. Au Maroc, les structures et les équipements anti-incendie
doivent obligatoirement être inspectés sur site et approuvés par un bureau de contrôle à l’étape de la
construction.

(7) Principes concernant la maintenance et la gestion


Les installations du Projet sont positionnées au même niveau que le Centre Spécialisé en Aquaculture
à M’diq, et leur budget est directement assuré par le siège de l’INRH. L’exploitation du Centre
Spécialisé en Aquaculture à M’diq étant déjà satisfaisante, il n’existe aucune inquiétude sur le plan
budgétaire. En revanche, l’INRS n’a pas de forte expérience de la production en masse de
phytoplancton, qui est la nourriture vivante des coquillages, ainsi que de l’exploitation d’installations
7
conchylicoles. Un appui initial sera donc nécessaire quant aux formations technologiques à la
maintenance des installations et équipements, et à la gestion des installations en matière de lutte contre
l’épidémie.

2-1-2 Fixation de l’échelle des installations


(1) Conditions de base
Les principes suivants seront adoptés pour fixer l’échelle des installations.

∙ Le niveau des installations et équipements faisant l’objet de la coopération sera fixé en accordant
la priorité à la fonctionnalité.
∙ L’échelle des installations sera fixée en considérant de manière globale la sécurité, la résistance,
la facilité de maintenance et l’économie, avec référence aux installations similaires au Maroc.
∙ La structure et les spécifications des installations et équipements seront du niveau standard
généralisé au Maroc.

(2) Fixation du niveau et de l’échelle de chaque composante


A) Local administratif
L’échelle et le niveau de chaque pièce du local seront fixés en se référant aux bureaux de service
généralisés au Maroc, aux installations de l’INRH, aux Normes de calcul des surfaces des nouvelles
constructions de bâtiments administratifs du Japon, et au Corpus de données de conception
architecturale de l’Institut d’architecture du Japon. Les taux de conversion adoptés pour se référer aux
Normes de calcul des surfaces des nouvelles constructions de bâtiments administratifs sont indiqués
dans le tableau ci-dessous. Les surfaces des différentes pièces sont conçues plus réduites que les
surfaces standard, compte tenu des limitations dues à la structure des bâtiments, et des limitations
budgétaires de la présente coopération.

Taux de conversion pour référence aux Normes de calcul des surfaces


des nouvelles constructions de bâtiments administratifs au Japon
Chef de station 10
Chef de station adjoint 5
Chef de bureau 2,5
Chef de service 1,8
Agents de niveau général 1

i) Bureau du Chef de station


Principes de conception
La conception se référera spécialement aux bureaux de service généralisés au Maroc (niveau bureau de
directeur) et au bureau du Chef de station du Centre Spécialisé en Aquaculture à M’diq (4,5 m × 9 m =
40,5 m2).

Échelle et niveau
3,63 m2/pers. × 10 (taux de conversion) × 1 pers. = 36,3 m2 → 31,50 m2 (→voir le plan au sol du local
administratif)

ii) Bureaux
Principes de conception
Les bureaux de service généralisés au Maroc, et en particulier les installations de l’INRH, serviront de
référence.
Un effectif de 4 agents est considéré comme comprenant 1 agent comptable, 1 agent administratif et 2
agents de nettoyage.

8
Échelle et niveau
Espace de service : 3,63 m2/pers. × 1,8 (taux de conversion) × 1 pers. + 3,63 m2/pers × 1 (taux de
conversion) × 3 pers. = 17,42 m2
Espace pour matériel de bureau (étagères, photocopieur, télécopieur) : 5 m × 1,5 m = 7,50 m2
Passages : (17,42 m2 + 7,5 m2) × 30% = 7,47 m2
Total : 17,42 m2 + 7,50 m2 + 7,47 m2 = 32,39 m2 → 29,25 m2 (→voir le plan au sol du local
administratif)

iii) Salle de réunion


Principes de conception
Le principe de conception est une capacité de 30 personnes maximum, en vue des réunions de
l’ensemble des 20 agents, et de l’organisation de séminaires d’échanges avec des aquaculteurs.
Référence sera faite en particulier au Corpus de données de conception architecturale de l’Institut
d’architecture du Japon

Échelle et niveau
Le calcul donne 1,8 m2/pers. × 30 pers. = 54,00 m2, mais l’échelle sera fixée en vue de pouvoir
disposer les tables et chaises avec flexibilité.
54,00 m2 → 45,50 m2 (→voir plan au sol du local administratif)

iv) Laboratoire d’essais biologiques


Principes de conception
Le laboratoire d’essais biologiques est une salle destinée à l’analyse des organismes et de l’eau de mer
prélevés à la ferme pilote. Sa conception assurera l’espace nécessaire à l’installation des différents
microscopes, spectrofluorimètres, petites centrifugeuses, incubateurs et appareils de mesure de la
qualité de l’eau, ainsi qu’au triage et à l’échantillonnage des organismes.

Échelle et niveau
Une surface de 52,00 m² est prévue, en tenant compte du nombre et de la taille des paillasses et éviers,
et d’un environnement de travail suffisant.

v) Secrétariat
Principes de conception
La conception se référera aux spécifications générales au Maroc.

Échelle et niveau
3,63 m2/pers. × 1,8 (taux de conversion) × 1 pers. = 6,53 m2
Espace pour matériel de bureau (étagères, photocopieur) : 3 m × 2 m = 6,00 m2
6,53 m2 + 6,00 m2 = 12,53 m2 → 12,38 m2 (→voir le plan au sol du local administratif)

vi) Bureau des chercheurs


Principes de conception
Des partitions en verre à hauteur de poitrine seront adoptées pour l’indépendance des 3 chercheurs.

Échelle et niveau
Échelle d’un box : 3,63 m2/pers. × 2,5 (taux de conversion) × 3 pers. = 27,23 m2
Espace pour matériel de bureau (étagères) : 3,5 m × 1,5 m = 5,25 m2
Passages : (27,23 m2 + 5,25 m2) × 30% = 9,74 m2
27,23 m2 + 5,25 m2 + 9,74 m2 = 42,22 m2 → 49,50 m2 (→voir le plan au sol du local administratif)

vii) Salle de formation des chercheurs externes


Principes de conception
Puisque les résultats de recherches obtenus par le Centre devront être largement partagés avec les
9
autres organismes concernés par l’aquaculture ou les fermes aquacoles privées, il sera nécessaire que
le Centre réponde aux besoins du secteur privé. Pour cet objectif, l’INRH prévoit une installation
accueillant activement des chercheurs externes (chercheurs de l’université, stagiaires, étudiants de
troisième cycle) pour effectuer des essais et recherches conjoints. La salle sera donc prévue pour
environ 8 chercheurs externes. L’échelle inclura une salle de repos.

Échelle et niveau
3,63 m2/pers. × 1,8 (taux de conversion) × 4 pers. = 26,13 m 2→ 20,25 m2 (→voir plan au sol du local
administratif)

viii) Toilettes
Principes de conception
L’échelle des toilettes sera fixée compte tenu du nombre approximatif de 30 utilisateurs de la salle de
réunion.

Échelle et niveau
Effectif supposé : 30 pers. (parité hommes/femmes)
Toilettes hommes : 2 grandes 2 lavabos → 12,00 m²
Toilettes femmes : 2 grandes 2 lavabos → 18,00 m²

ix) Kitchenette
Principes de conception
La kitchenette comprendra évier, chauffe-eau, réfrigérateur et placard à vaisselle. Il sera tenu compte
des conditions d’utilisation au Maroc.

Échelle et niveau
→ 6,19 m2 (→voir plan au sol du local administratif)

B) Unité d’élevage et de recherche/équipements de prélèvement d’eau de mer


1) Prélèvement de l’eau de mer
I) Principes de conception
Pour une installation de recherche sur la conchyliculture, il est particulièrement important de disposer
de façon stable d’une eau de mer de bonne qualité. Si des troubles affectent le dispositif de
prélèvement situé en mer, ceux-ci seront non seulement difficiles à traiter, mais pourront aussi
entraîner la perte des résultats de longues recherches sur l’élevage. Afin d’adopter un équipement de
prélèvement d’eau de mer optimal pour les conditions maritimes et environnementales de
l’emplacement de prélèvement, la conception de base du Projet respectera les conditions suivantes.

∙ Capacité d’assurer un volume d’eau stable même à l’avenir.


∙ Sélection d’une zone maritime où la turbidité et la contamination sont faibles, en tenant compte
des équipements de filtration.
∙ Prélèvement de l’eau entre les couches intermédiaires et les couches de fond, là où les
fluctuations de température sont faibles.
∙ Équipements de maintenance facile et à coûts de fonctionnement réduits.
∙ Étude d’un système de secours qui permettra la maintenance du tuyau de prélèvement et une
réponse en cas de panne.

Les procédés de prélèvement actuellement utilisés peuvent être approximativement répartis dans les
trois catégories suivantes. Le choix du procédé utilisé s’opère en fonction de l’objectif, de l’échelle, et
des conditions environnementales avoisinantes.

10
i) Prélèvement vertical
ii) Prélèvement à filtration immergée
iii) Prélèvement par puits

Le procédé de prélèvement adopté dans le Projet a été étudié en tenant compte des spécificités des
installations, des différences de niveau de la mer, de la nature du fond et de la qualité de l’eau à
l’emplacement de prélèvement, ainsi que des méthodes de maintenance et de gestion et du coût de
construction. Les conditions d’examen sont les suivantes.

∙ Volume d’eau prélevée : 40 m3/h


∙ Géologie du fond marin : couches de sable jusqu’à 300 m du rivage
∙ Qualité de l’eau : qualité d’eau sans problème pour la production et l’élevage de naissains

II) Prélèvement vertical


a. Aperçu du système
Il existe deux méthodes. Dans l’une, une conduite est posée jusqu’au large et l’eau de mer est
transportée, au moyen de la différence de niveau, jusqu’à un réservoir d’arrivée d’eau construit à terre.
Dans l’autre, l’eau est directement prélevée avec une pompe. L’eau de mer prélevée contenant de
nombreux corps étrangers, ceux-ci sont éliminés par sédimentation ou filtration. Dans le cas de
prélèvement par pompe, le traitement des corps étrangers est difficile : le plus fréquemment, les gros
débris sont éliminés par une grille installée dans le réservoir d’arrivée d’eau, le sable à grains de gros
diamètre est sédimenté dans le réservoir d’arrivée d’eau, et les organismes fixés dans le tuyau de
prélèvement sont éliminés avec un racleur en mousse de polyuréthane de type « Polly Pig ». Le niveau
du tuyau doit se trouver au-dessous de la surface de la mer, puisque le transport jusqu’au réservoir
d’arrivée se fait naturellement par différence de niveau. L’eau de mer accumulée dans le réservoir
d’arrivée est pompée, stockée dans un château d’eau après filtration, puis fournie à chaque bac
d’élevage par gravité.

Figure 2-2 : Schéma d’une installation à prélèvement vertical

b. Emplacement de prélèvement
Du point de vue géologique, cette méthode rend souhaitable la présence de couches de sable, et
l’emplacement de prélèvement est fixé à 1 ou 2 m au-dessus du fond marin, pour éviter l’influx de
corps étrangers. Une zone maritime de 6,0 m de profondeur, à une distance d’environ 260 m du rivage,
est adéquate.

11
Figure 2-3 : Emplacement de l’installation de prélèvement

c. Diamètre de l’orifice du tuyau


i. Déplacement de sable dans le tuyau
Il est fréquent que les effets attendus ne soient pas obtenus, même en fixant le diamètre de l’orifice du
tuyau avec une marge suffisante. Le diamètre adopté pour l’orifice permettra d’obtenir que le sable
entré dans le tuyau par l’orifice de prélèvement se déplace à une vitesse d’écoulement de 0,5 m/s sous
l’effet de la force tractrice.

ii. Organismes fixés aux équipements


Les rochers proches du rivage du site du Projet présentent peu d’organismes fixés, mais en supposant
que ceux-ci pourront désormais augmenter sous l’effet des changements de l’environnement, une
épaisseur de fixation de 15 mm par côté sera prévue.

Le travail de nettoyage demandera les opérations de montage d’un lanceur et d’introduction du racleur
avec une pompe à haute pression, ainsi que la manipulation des vannes et du batardeau du réservoir
d’arrivée d’eau. Vu le fin diamètre du tuyau, ce travail devrait être relativement facile, mais son coût
sera de 2 à 3 millions de yens par nettoyage, car il faut faire appel à chaque fois à un prestataire
spécialisé.

Les résultats du calcul de la perte de charge et de la vitesse d’écoulement du tuyau de prélèvement


sont indiqués ci-dessous. Dans le cas d’une longueur de tuyau de 370 m, et de l’adoption de deux
tuyaux de 150 mm de diamètre, la perte de charge est de 1,6 m et la vitesse d’écoulement dans le tuyau
est de 0,4 m.

Perte de charge (P) et vitesse d’écoulement (V) du tuyau de prélèvement (370 m)


▼adoptable
Diamètre nominal mm 100 125 150 200 250 300 350
Diamètre intérieur m 0,1 0,125 0,152 0,21 0,26 0,3 0,33
Diamètre intérieur réel m 0,08 0,105 0,122 0,19 0,24 0,28 0,31
P m 9,751 2,5936 1,6390 0,144 0,046 0,021 0,0133
V m/ 1,115 0,647 0,479 0,197 0,1239 0,091 0,0743

12
d. Réservoir d’arrivée d’eau
Avec la méthode à prélèvement vertical, le pompage s’effectue après élimination du sable et des corps
étrangers par l’intermédiaire du réservoir d’arrivée d’eau. Ceci permet de réduire le taux de panne de
la pompe et d’améliorer l’efficacité du dispositif de filtration. L’unique réservoir d’arrivée d’eau
comportera une séparation permettant d’obtenir une structure à deux compartiments. Pour le nettoyage
des sédiments accumulés au fond du réservoir d’arrivée d’eau, il sera possible de vider l’un des deux
compartiments en fermant la vanne après avoir installé un batardeau. Une grille préviendra l’influx de
gros déchets entrés dans le tuyau de prélèvement.

Conditions d’examen
Volume d’eau prélevée, valeur de conception : 50 m3/h
Diamètre des grains traités par sédimentation : sable à grains de diamètre supérieur à 0,1 mm éliminé
dans le réservoir d’arrivée d’eau
Profondeur de sédimentation : 0,3 m
Profondeur utile : 1,5 m
Vitesse de sédimentation du sable : vitesse de sédimentation du sable de 0,1 mm (W) = 0,008 m/s

Vitesse d’écoulement moyenne dans le réservoir d’arrivée d’eau


La vitesse d’écoulement moyenne dans le réservoir d’arrivée d’eau peut être calculée par l’équation
suivante.

V = Q/B × H = 0,0037 m/s


Ici,
V : vitesse d’écoulement moyenne (m/s)
Q : volume d’eau prélevée, valeur de conception (0,011 m3/s)
B : largeur du réservoir d’arrivée d’eau (2 m)
H : Profondeur utile (1,5 m)

Longueur du réservoir d’arrivée d’eau :


T = 1,5 × H × V/W = 2,7 m (partie à sédimentation)

Dans le Projet, le sable et les corps étrangers de plus de 0,1 mm seront sédimentés, et les éléments de
taille inférieure seront éliminés par le dispositif de filtration. Avec l’installation d’un réservoir de
régulation et d’un réservoir de pompage à l’avant et à l’arrière du réservoir d’arrivée d’eau, la
longueur totale sera de 6,1 m et la largeur de 2 m. Quant à la profondeur, une excavation de 6 à 7 m
sera nécessaire si l’on adopte une hauteur de sol de 3 m.

Figure 2-4 : Forme du réservoir d’arrivée d’eau

13
e. Dispositif de filtration
Le dispositif de filtration sera sélectionné en fonction de la qualité de l’eau de mer prélevée. Les
conditions nécessaires sont les suivantes.

∙ Obtention d’une qualité d’eau stable


∙ Capacité de fonctionner économiquement avec peu de pertes de charge
∙ Faible usure du matériau filtrant
∙ Faible volume d’eau de rétrolavage pour le respect de l’environnement
∙ Longue durée de vie
∙ Manipulation facile

III) Prélèvement à filtration immergée


a. Aperçu du système
Cette méthode consiste à installer un filtre à sable au fond de la mer et à prélever l’eau de mer ainsi
filtrée. Étant donné que l’eau prélevée est de l’eau filtrée, peu d’organismes se fixent dans le tuyau, et
l’adoption d’un tuyau à petit orifice est possible. Un éventuel colmatage du filtre à sable peut être
éliminé par rétrolavage. L’espace à terre peut être utilisé efficacement car il n’est pas nécessaire d’y
construire un réservoir d’arrivée d’eau et un dispositif de filtration. Les coûts de construction ne sont
pas très différents de ceux du type à prélèvement vertical, car il n’y a pas besoin d’installations
environnantes. Avec sa faible maintenance, ce système convient aux présentes installations.

Figure 2-5 : Schéma d’une installation à prélèvement à filtration immergée

b. Conditions des vagues


Hauteur significative : H1/3 = 3,2 m
Période : T0 = 3,86√3,2 = 6,9 sec
Longueur d’onde : L0 = 1,56 × 6,9² = 70 m
Profondeur de l’eau : h=6m

 Hauteur des vagues à l’emplacement d’installation du dispositif de filtration


Inclinaison du fond marin : 1/50
h/L0 = 6/70
= 0,8
KS = H/H0
= 0,95 (d’après le schéma)
H = KS × H0
14
= 0,95 × 3,2
= 3,0 m
Par conséquent, des vagues mesurant jusqu’à 3 m de hauteur sont susceptibles de survenir à
l’emplacement d’installation.

 Examen de la hauteur des déferlantes


Les vagues déferlent à une hauteur de 3,6 m.

 Forme des déferlantes


À l’emplacement prévu, le déferlement des vagues est glissant.
L’impact de ces vagues est faible car leur crête se brise partiellement.

c. Déplacement du sable de filtration


Le sable de filtration subit facilement l’effet des sédiments du fond marin.
Dans le cas d’un sable de filtration à grains de 1,0 mm de diamètre, les conditions dans lesquelles ce
sable ne s’écoule pas sont les suivantes.

Hauteur des vagues au large : on adopte ici (H0) = 3,2


Période : T0 = 3,86√H0
H0 = 3,0
= 6,7sec
Longueur d’onde : L0 = 1,56 × 6,72
= 70 m
Yi = α (H0/L0) (L0/d)n
= 0,74 (3/70) (70/0,001)1/3
= 1,2
hi/L0 = 0,092
hi = 6,4 m

Par conséquent, le sable de filtration à grains de 1,0 mm de diamètre ne s’écoulera pas si la profondeur
d’eau est supérieure ou égale à 6,4 m.
Le dispositif de filtration immergé sera installé à 6,5 m en tenant compte des turbulences.

d. Conditions du traitement de filtration immergée


Le volume d’eau prélevée prévu est de 40 t/h pour l’élevage, sans compter le volume d’eau de
rétrolavage.
Les conditions de conception du filtre immergé sont les suivantes.

・Longueur du tuyau de prélèvement : 370 m


・Volume unitaire de filtration : 3 à 4 m3/m²/h
・Volume d’eau de rétrolavage : plus de 1 m3/ m²/rétrolavage
・Vitesse de rétrolavage : plus de 15 m/h
・Intervalle de rétrolavage : 6,0 h à 24 h
・Taille des grains de la couche portante (gravier) : 25 à 40 mm
・Nombre de filtres : 2

e. Durée du rétrolavage
L’intervalle minimum de rétrolavage sera de 6 h par filtre, et le rétrolavage manuel ou automatique
sera effectué avec un intervalle maximum de 24 h, en fonction de la qualité de l’eau.

La durée du rétrolavage est déterminée d’après le volume de l’eau de rétrolavage et la durée de son
écoulement. La durée d’arrêt du prélèvement d’eau sera fixée à 10 min en tenant compte de
l’ouverture et de la fermeture des vannes.
15
Le rétrolavage sera de type automatique, et le château d’eau sera utilisé pour garantir la pression
suffisante.

Un volume d’eau suffisant sera assuré pour que le volume du château d’eau pour l’élevage soit
reconstitué dans les limites d’un intervalle de rétrolavage. Le prélèvement d’eau sera arrêté du côté où
le rétrolavage est effectué, et ce volume diminué sera reconstitué dans les limites de l’intervalle de
rétrolavage.

Tableau 2-4 : Comparaison des dispositifs de filtration


Cas1 Cas 2 Cas 3 Cas 4
Longueur de tuyau(m) 372 372 372 372
2 filtres 2 filtres 3 filtres 2 filtres
Volume prévu d'eau prélevée t/h 40 40 40 40
Nbre de filtres immergés N 2 2 2 2
Volume d’eau par filtre t/h 20.0 20.0 20.0 20.0
Vitesse de filtration m/h 2.7 3.2 3.4 4.1
Surface filtrante par filtre m2 7.3 6.3 5.8 4.9
Couche filtrante m 2.7×2.7 2.5×2.5 2.4×2.4 2.2×2.2
Volume d’eau de rétrolavage de repère t/m2 1 1 1 1
Volume d'eau par filtre t/h 7.3 6.3 5.8 4.9
Durée réelle du rétrolavage min 3.5 3.5 3.5 3.5
Volume d'eau par minute t/min 2.1 1.8 1.7 1.4
Volume d'eau par heure t/h 125.1 108.0 99.4 84.0
Vitesse de rétrolavage (partie inférieure du filtre) m/h 17.1 17.1 17.1 16.8
(Volume d'eau prélevée)
Durée de reconstitution pour rétrolavage
min 10 10 10 10
(Durée d’arrêt du prélèvement)
Volume d'eau prélevée pendant l'arrêt t 3.3 3.3 3.3 3.3
Volume d’eau de rétrolavage t 7.3 6.3 5.8 4.9
Volume d'eau prélevée pendant l'arrêt +
t 10.6 9.6 9.1 8.2
volume d'eau de rétrolavage
Durée de reconstitution h 6.0 6.0 6.0 6.0
Volume d'eau nécessaire à la reconstitution t/h 1.8 1.6 1.5 1.4
Volume d'eau par tuyaux de prélèvement t/h 21.8 21.6 21.5 21.4
(t/min) 0.4 0.4 0.4 0.4
Tuyau en polyéthylène à gaine en bande d’acier « WEETS »

f. Diamètre du tuyau de prélèvement


Le diamètre du tuyau de prélèvement sera déterminé d’après le volume d’eau au moment du
rétrolavage, lorsque le flux est élevé.

Le rétrolavage utilisera de l’eau de mer filtrée fournie spécifiquement pour le rétrolavage par le
château d’eau.

La perte de charge au moment du rétrolavage sera fixée à un faible niveau en tenant compte de la
hauteur d’installation du château d’eau. La densité du tuyau de prélèvement sera de 1,2, soit un niveau
aussi élevé que possible pour que celui-ci ne se déplace pas, même sous l’effet de l’affouillement par
les vagues.

・Durée du rétrolavage : 10 min/rétrolavage


・Matériau du tuyau : tuyau en polyéthylène à gaine en bande d’acier « WEETS »
・Nombre de tuyaux de prélèvement : 2, 150 φ

Une comparaison d’après les formes et nombres des filtres figure ci-dessous.
16
Comparaison du diamètre du tuyau lors de rétrolavage
Adoptable

Diamètre nominal mm 100 125 150 200 250 300 350 400 450 500
Diamètre intérieur réel m 0,1 0,12 0,15 0,21 0,26 0,3 0,33 0,39 0,43 0,48
P m 74,5 25,1 9,70 2,01 0,71 0,35 0,22 0,10 0,06 0,04
V m 3,85 2,46 1,67 0,87 0,57 0,43 0,35 0,25 0,21 0,17

Comparaison du diamètre du tuyau lors d’élevage ordinaire


Adoptable

Diamètre nominal mm 100 125 150 200 250 300 350 400 450 500
Diamètre intérieur réel m 0,1 0,12 0,15 0,21 0,26 0,3 0,33 0,39 0,43 0,48
P m 3,2 1,11 0,43 0,09 0,03 0,02 0,01 0,00 0,00 0,00
V m 0,7 0,46 0,31 0,16 0,11 0,08 0,07 0,05 0,04 0,03

g. Structure des filtres


Filtres installés sur le fond marin
・Volume d’eau filtrée : 21,6 t/h/filtre
・Volume d’eau de rétrolavage : 6,3 t/h
・Diamètre des grains du sable de filtration : 1,0 mm
・Épaisseur de la couche de sable de filtration : 70 cm
・Coefficient de perméabilité : k = 116 × (0,7 + 0,03 × 10) × 0,12 cm
= 1,16 cm/s → 0,116×10-2 m/s
Q = 0,116 × 10-2 × 6,25 m² × 0,8/0,7 = 0,0082 m3/s
29,8 m3/h/filtre ˃ 20 : résultat satisfaisant

Perte de charge autour de la pompe


・Flux : 21,6 t/h/pompe (0,36 t/min)
・Hauteur d’élévation :
・Hauteur entre le niveau des basses eaux (LWL) et niveau du sol (GL) : 3,50 m
・Hauteur entre le niveau du sol (GL) et le château d’eau : 18,0 m (15,5 + 2,5)
・Perte dans le tuyau : 150φ, 22 m × 7 mm : 0,2 m
・Perte dans le tuyau : 100φ, 10 m ×10 mm : 0,1 m
・Vannes : 100φ, 20 m × 15 mm : 0,3 m
・Tuyau de prélèvement : 0,4 m
・Filtration immergée : 1,0 m
Total : 23,5 m
Marge de 10% : 2,3 m
Total : 25,8 m

Principales caractéristiques de la pompe de prélèvement d’eau de mer : 0,4 m3/min × 28 m × 5,5 kW

Une structure à 2 filtres avec 2 tuyaux de prélèvement × 150φ est optimale pour les conditions de taille
de filtre, de perte de charge et de vitesse d’écoulement. Cette structure sera donc adoptée pour le
Projet.

IV) Prélèvement par puits


Cette méthode consiste à creuser un puits près du rivage et à prélever ainsi l’eau de mer. Si le terrain
est fortement perméable, une eau de mer de bonne qualité peut être prélevée et la filtration n’est pas
nécessaire.
17
Les forages d’étude réalisés sur le site du Projet ont indiqué un niveau élevé de l’eau souterraine, et
détecté de l’eau douce dès les environs de la couche superficielle, ainsi qu’aux alentours d’une
profondeur de 20 m sous le sol d’assise. La salinité de cette eau ne convenant pas à l’élevage de
coquillages, la méthode de prélèvement par puits est abandonnée.

V) Examen comparatif des équipements de prélèvement d’eau de mer


a. Comparaison d’après le coût des travaux
Le tableau suivant indique les principaux coûts des travaux pour la méthode à prélèvement vertical et
la méthode à filtration immergée. Les coûts de construction de cette dernière méthode sont réduits.

Tableau 2-5 : Comparaison des coûts des travaux


(en milliers de yens)
Prélèvement vertical Prélèvement à filtration
Équipement 1 : filtre 2 : grille immergée
Remarque Montant Remarque Montant Remarque Montant
Tuyau de prélèvement 150 φ 120 000 200 φ 160 000 150 φ 110 000
3
réservoir d’arrivée d’eau 105 m 30 000 Grille 3 000 -
Pompe (prélèvement) x2 6 500 5 500 6 500
À pression Filtration
Dispositif de filtration 36 000 À pression 25 000 8 200
intérieure immergée
Réservoir d’eau de mer, Réservoir de
40 m3 2 000 2 000 1 500
réservoir de rétrolavage rétrolavage
Pompe (élévation) 5 500 5 500 -
Total 200 000 201 000 126 200

Tableau 2-6 : Comparaison entre les méthodes de prélèvement d’eau


Filtration immergée
Prélèvement vertical Puits
(2 tuyaux)
Il est nécessaire d’installer à Pas d’organismes se fixant aux tuyaux Pas d’organismes se fixant
terre un réservoir d’arrivée de prélèvement. La qualité de l’eau est aux tuyaux de prélèvement.
d’eau et un dispositif de stable. Ne convient pas à l’élevage
Qualité de l’eau filtration comme mesure contre car il y a pénétration d’eau
le mélange de corps étrangers. douce.
La qualité de l’eau est stable.
Bon Bon Mauvais
Plus de 5 m Plus de 5 m sont satisfaisants pour que
Profondeur Distance du rivage : environ 350 le sable de filtration ne se déplace pas.
d’installation m Près de 6 m sont souhaitables.
Bon Bon Mauvais
Stable si les organismes fixés et Un volume d’eau stable peut être assuré
le sable sont éliminés avec un car le rétrolavage automatique est
Stabilité du racleur. effectué 2 à 3 fois par jour. Le diamètre
volume d’eau du tuyau est déterminé d’après le
prélevée volume d’eau au moment du
rétrolavage.
Moyen Moyen Mauvais
Tuyau de prélèvement d’eau L = 370 m
Longueur totale et
principal : L = 370 m Diamètre : 150 φ × 2 tuyaux
diamètre du tuyau
Diamètre : 150 à 200 × 2 tuyaux
de prélèvement
Bon Bon
Réservoir Nécessaire à terre. Pas nécessaire. Pas nécessaire.
d’arrivée d’eau Mauvais Bon
Nécessaire à terre. Il est Pas nécessaire. Pas nécessaire.
Dispositif de nécessaire de disposer d’eau de
filtration rétrolavage et d’un séparateur
Mauvais Bon Bon

18
Filtration immergée
Prélèvement vertical Puits
(2 tuyaux)
Tuyaux du fond marin Bonne facilité d’exécution, car les Entièrement exécuté à
relativement faciles à exécuter. filtres sont construits à terre et le travail terre.
Bonne facilité d’exécution de sous-marin ne concerne que leur
Facilité l’extrémité de prélèvement installation. La hauteur
d’exécution d’eau. d’enfouissement des tuyaux à terre sera
le niveau des basses eaux (LWL) pour
la facilité d’exécution.
Bon Bon Excellent
Pas d’inspectionEn cas d’écoulement du sable de Comme à gauche
particulièrement difficile. Une à filtration, le sable doit être complété par
deux fois par an, lorsque le travail sous-marin. L’inspection de la Inspection par plongeur :
volume d’eau prélevée est partie filtre par un plongeur est nécessaire
faible, un nettoyage du tuyau nécessaire une fois par an. Nettoyage du tuyau de
doit être effectué en introduisant Un nivellement doit être effectué prélèvement :
un racleur depuis le réservoir environ tous les 3 ans, bien que ceci pas nécessaire
d’arrivée d’eau. Même si ce soit fonction de la qualité de l’eau. Nettoyage du réservoir
travail est confié à un prestataireUne inspection est nécessaire d’arrivée d’eau :
spécialisé, plus le volume lorsque la mer a été très agitée. pas nécessaire
Maintenance et d’organismes fixés est élevé, Maintenance des filtres :
inspection plus la charge sera importante. Inspection par plongeur : nécessaire pas nécessaire
Nettoyage du tuyau de prélèvement :
Inspection par plongeur : pas nécessaire
nécessaire Nettoyage du réservoir d’arrivée d’eau :
Nettoyage du tuyau de pas nécessaire
prélèvement : nécessaire Maintenance des filtres : nécessaire
Nettoyage du réservoir d’arrivée
d’eau : nécessaire
Maintenance des filtres :
nécessaire
Bon Excellent Excellent
En mer : faible faible extrêmement faible
Réservoir d’arrivée d’eau : élevé pas nécessaire pas nécessaire
Coût des travaux Filtre : élevé pas nécessaire pas nécessaire
Pompes : élevé pas nécessaire pas nécessaire
Bon Excellent Excellent
Évaluation
Bon Excellent Mauvais
générale

Le résultat de l’examen indique que la méthode à filtre immergé est optimale pour le Projet, compte
tenu du coût de construction, du coût d’exploitation et de la stabilité de la qualité de l’eau.

2) Projet d’élevage
L’objectif principal des présentes installations est la recherche sur les technologies conchylicoles. Il est
tenu compte du fait que les espèces ciblées sont les huîtres, les palourdes, les moules et les coquilles
Saint-Jacques. L’échelle prévue, dans le cas d’une production de naissains d’huîtres, est celle
permettant une production expérimentale de 500 000 à 1 000 0000 de naissains. Dans l’élevage de
larves et de naissains, c’est la technologie de culture de la nourriture qui influence le plus la croissance.
Par conséquent, de bons conseils techniques seront nécessaires.

Les essais de production de naissains seront conduits selon le processus indiqué ci-dessous. Par
ailleurs, ces installations ont comme objectif premier la recherche et le développement, et elles
viseront, à travers l’élevage des différentes espèces, à établir des technologies de production de
naissains adaptées à la région. Elles ne seront donc pas conçues pour produire en masse, mais pour
effectuer un élevage comparé.

・Élevage de géniteurs : maturation, ponte, élevage sélectif


・Élevage larvaire : prélèvement des œufs, prélèvement du sperme, élevage
・Captage des larves : captage des larves à maturité par introduction dans les bacs de captage
・Prégrossissement : élevage des naissains jusqu’à 3 mm environ puis mise en ferme pilote
・Culture du phytoplancton : conservation et culture, production en masse d’espèces de phytoplancton
19
・Conchyliculture en mer : élevage en ferme pilote jusqu’à l’obtention d’une taille commerciale

I) Élevage des géniteurs


Dans la zone maritime considérée, la température de l’eau se situe entre 21 et 17°C. En raison de cette
faible différence, les conditions de maturation et la période de ponte des géniteurs sont difficiles à
connaître. La maturation et la ponte seront donc contrôlées en chauffant ou refroidissant l’eau
d’élevage avec un dispositif de chauffage/refroidissement. L’élevage sera mené pendant 1 mois en
chauffant l’eau entre 20 et 30°C. L’aspect hygiénique recevra une attention particulière, avec
l’installation dans les bacs de paniers permettant l’élimination des déjections. Les géniteurs maturent
lorsque la somme des températures cumulées atteint 600°C si l’on additionne la température de l’eau
des jours où celle-ci dépasse 10°C. Cependant, vu la faiblesse des variations de températures au Maroc,
les degrés de maturation risquent de différer entre les individus. Il apparaît donc aussi nécessaire de
refroidir d’abord tous les individus pour les amener au même degré de maturation, avant de les élever
en chauffant à nouveau. Les installations seront aménagées pour permettre les essais sur les effets du
dispositif de désinfection à ultraviolets destiné à contrôler la période de ponte.

i) Nombre de géniteurs élevés


・Taux de production depuis les œufs jusqu’à une taille de 3 mm : 7,5%
・Taux de ponte : 50%
・Volume de ponte par individu : 10 millions d’œufs
・Volume d’œufs nécessaires : 26,7 millions d’œufs
(10 millions ÷ 0,5 ÷ 0,075)
・Nombre de géniteurs : 6 (2 670 ÷ 1 000) × 2

Le nombre de géniteurs sera de 100 au minimum en tenant compte de la diversité génétique des
organismes.

ii) Bacs d’élevage


・Densité d’élevage : 50 individus/m2
・Taille des bacs : (100 ÷ 50) = 2 m²
・Bacs circulaires : 550 litres, 8 bacs
・Pour contrôle de la température : bacs rectangulaires, 1 m², 640 litres, 4 bacs
・Bacs en polystyrène transparent : 10 bacs

iii) Dispositif de contrôle de la température de l’eau


・Température de chauffage : 20°C à 30°C
・Température de refroidissement : 10°C à 20°C
・Équipement de contrôle : 4 unités de refroidissement/chauffage d’eau de mer
L’instabilité de l’alimentation électrique n’autorise pas l’emploi de pompe à chaleur.

iv) Dispositif de désinfection à ultraviolets


Les géniteurs seront recueillis dans des bacs, puis les œufs nécessaires seront obtenus en introduisant
de l’eau de mer désinfectée par ultraviolets. Les bacs seront transparents et d’une contenance de 20
litres environ. La circulation d’eau se fera par remplacement du tiers de la contenance des bacs, et
l’eau de mer chauffée sera introduite après exposition aux ultraviolets.

20
Tableau 2-7 : Températures de l’eau de mer et de l’air
Lieu Jan Fév Mars Avril Mai Juin Juil Août Sep Oct Nov Déc Moyenne
Eau de mer
Tanger 17,1 16,2 16,1 17,7 18,7 21,1 23,0 23,5 22,3 21,0 19,3 17,8 19,4
Rabat 18 17 17 18 19 21 22 23 23 22 22 19 20
Hiroshima 12 10 11 13 14 20 23 27 25 23 21 15 17,8
Akkeshi 2 0 1 3 8 8 11 15 16 13 9 1 7,2
Air
Tanger 14 12 16 17 18 21 24 25 24 22 16 14 18,5
Hiroshima 5 6 9 15 20 23 27 28 24 18 13 3 15,9
Akkeshi -6 -6 -2 3 8 12 15 18 15 10 3 -3 5,6

II) Élevage larvaire


Des larves flottantes seront élevées. Le maintien d’un environnement propre sera assuré pendant la
période d’élevage, en particulier à la surface du fond. L’équipement d’élevage adopté permettra de
fournir de l’eau de mer dont la température ira jusqu’à 30°C environ.

・Nombre de larves incubées : 18 millions (26,7 millions × 70%)


・Densité : 2 000 individus/litre
・Taille des bacs : 9,0 m3 (180 millions ÷ 2000)

III) Captage des larves


Les larves ayant atteint la période de fixation seront recueillies dans les bacs de captage et captées
avec les collecteurs qui seront leur substrat de fixation. L’équipement adopté permettra un élevage
avec une température d’eau jusqu’à 28°C. Les méthodes de captage sont diverses : méthode à feuille
unique pratiquée au centre d’ostréiculture d’Akkeshi, méthode à feuilles multiples pratiquée au centre
aquacole d’Hiroshima, méthode à coupelles pratiquée en France, etc. Dans les présentes installations,
la méthode de captage la mieux adaptée au Maroc sera développée en se référant à ces trois méthodes.
Par conséquent, l’équipement adopté permettra de combiner différents systèmes, dont celui du substrat
de fixation. Un aperçu de chaque méthode est donné ci-dessous.

i) Méthode à feuille unique


Des larves d’environ 0,35 mm sont captées en les faisant se fixer sur de la brisure de coquille de
0,2 mm. À Akkeshi, les naissains séparés du substrat sont cultivés par introduction dans des paniers de
maillages différents en fonction de leur croissance.

ii) Méthode à feuilles multiples


Des collecteurs en forme de feuilles favorisant la fixation des larves sont utilisés. À Hiroshima, des
feuilles de plastique biodégradable sont utilisées, et le détachement de la feuille est également facile.

iii) Méthode traditionnelle (méthode à coquilles)


La méthode consiste à faire fixer les naissains sur des collecteurs, par exemple des coquilles de
Saint-Jacques, qui sont enfilés en chapelet sur une ligne. La facilité de travail étant moins bonne avec
cette méthode, les méthodes indiquées plus haut sont maintenant plus souvent adoptées.

IV) Prégrossissement
Les naissains seront élevés jusqu’à l’obtention d’une taille de 3 mm environ qui permet la culture en
mer. Les équipements d’élevage adoptés permettront une température d’eau allant jusqu’à 25°C. Alors
qu’ils sont alimentés avec le phytoplancton, les naissains seront élevés pendant environ 40 jours
jusqu’à atteindre une hauteur de coquille de plus de 3 mm. Afin de permettre un élevage sans gâchis
de nourriture et sans variations de température inutile, et afin que la qualité de l’eau d’élevage ne se
dégrade pas, celle-ci circulera en boucle tout en étant filtrée. La forme et le système des bacs ne seront

21
pas fixés, afin de pouvoir effectuer des recherches comparatives sur les différents types.

V) Culture en mer
Cinquante mille naissains produits seront cultivés expérimentalement dans une ferme pilote. Des
lanternes seront utilisées pour l’élevage, avec 5 plateaux par lanterne et 500 individus par plateaux,
soit 2 500 individus par lanterne. Ces lanternes seront fixées à 2 m d’intervalle sur une ligne de 50 m,
soit 25 lanternes en tout. Pour contenir 50 000 individus, il faudra disposer au démarrage de 20
lanternes (de petite taille, à mailles de 2 mm). L’élevage continuera ensuite en transférant les
coquillages dans des lanternes à mailles plus grosses en fonction de leur stade de croissance. Au stade
final, 350 lanternes (de grande taille, à mailles de 30 mm) seront nécessaires. Les lanternes seront
périodiquement relevées et les mesures de la longueur des coquilles, l’observation des organismes
fixés, ainsi que le suivi environnemental seront effectués. Ces opérations nécessiteront du matériel de
plongée, un pied à coulisse numérique résistant au sel, et un appareil portable de mesure de la qualité
de l’eau.

VI) Production du phytoplancton


Dans la production de naissains de coquillages, l’élément le plus important est la mise en place d’une
production en masse et d’une offre stable de nourriture (phytoplancton) de bonne qualité.

i) Conservation du phytoplancton
Une salle de conservation sera installée pour prévenir les dommages dus à la contamination
bactérienne, et le phytoplancton sera repiqué au moyen d’eau de mer stérilisée. Plus de 100 000
cellules par millilitres seront utilisées pour raccourcir la durée jusqu’au développement.

Culture des
souches

Démarrage de la Culture des souches


culture en masse de 6 à 20 millions/ml
100 000/ml

Fin de la production
6 à 10 millions/ml

22
3) Examen des principaux équipements
I) Projet pour le volume d’eau de mer prélevée
Capacité Volume total Volume de l’eau
Salle Bac Type Nbre
(ℓ) de l’eau (ℓ) d’élevage (ℓ/h)
Rectangulaire 1060 x
Bacs-1 640 4 2 560 256
1260
Salle d’élevage Bacs-2 Circulaire 1220 550 8 4 400 440
des géniteurs En polystyrène,
Bacs-3 22 10 220 22
transparent
Total 7 180 -

Rectangulaire 2560 x
Bacs-1 1 500 10 15 000 1 500
1160
Circulaire 1090
Bacs-2 500 4 2 000 200
transparent
Salle de cultures
Circulaire 680
du phytoplancton Bacs-3 120 9 1 080 108
transparent
En polystyrène,
Bacs-4 22 6 132 13
transparent
Total 18 218 -

Salle de
En polystyrène,
conservation du Bacs-1 22 30 660 -
transparent
phytoplancton

Bacs d’élevage Circulaire 1220


1 200 6 4 200 720
larvaire H=1250
Rectangulaire
Bacs de captage 2 000 4 8 000 800
Salle d’élevage 3176 x 1176
Bacs de
Circulaire 700 350 32 11 200 1 120
prégrossissement
Total 23 400 -

Total 49 458 -

Le volume d’eau pendant l’élevage a été fixé approximativement à 10% du volume des bacs, avec
environ 2 renouvellements par jour. La capacité des bacs d’élevage du Projet est de 50 m3, et comme
les bacs ne seront pas remplis en même temps, le volume d’eau prélevée sera de 70% de cette capacité.

・Volume d’eau de mer prélevée : 50 × 70% = 35,0 m3/h


・Volume d’eau de rétrolavage : 6,3 m3 (2 à 3 rétrolavages par jour)
・Total : 41,3 m3/h
3
Le présent Projet prévoit 40 m /h.

La culture du phytoplancton de bonne qualité demande une eau de mer de qualité satisfaisante
contenant peu de champignons. Pour cette raison, le Projet emploiera des microfiltres à membrane
fibre creuse. En outre, de l’eau de mer microfiltrée sera utilisée pour améliorer le rendement à l’étape
de l’élevage des larves.

II) Contrôle de la température de l’eau de mer


i) Bacs d’élevage des géniteurs
L’eau d’élevage sera de l’eau de mer filtrée fournie en circulation ouverte. Il n’y aura pas de filtre
spécifique installé.

・Volume de circulation d’eau : 0,7 m3/h (2,4 cycles/jour)

23
・Température contrôlée : température de chauffage : 16°C → 25°C (Δt=9°C)
température de refroidissement : 25°C → 10°C (Δt=15°C)
・Unité de refroidissement/chauffage : capacité de chauffage : 1 500 W
capacité de refroidissement : 1 500 W

ii) Bacs de culture de phytoplancton


Le phytoplancton sera cultivé au moyen d’eau de mer microfiltrée et chauffée à température prescrite
(HFSW) ou d’eau de mer chauffée (HSW). L’eau de mer microfiltrée et chauffée sera principalement
utilisée.

・Équipement de chauffage : l’eau de mer à température prescrite sera produite dans le local muni
d’une chaudière, et conduite dans chaque bac.
・Équipement de maintien de la température : un équipement d’air conditionné, ainsi que des
radiateurs électriques à l’intérieur des bacs, seront
installés pour maintenir la température d’eau prescrite.
・Volume d’approvisionnement en eau : HFSW ou HSW : 1,6 m3/h
FSW : 5,5 m3/h

iii) Bacs pour l’élevage larvaire


Les larves seront élevées au moyen d’eau de mer microfiltrée et chauffée à température prescrite
(HFSW) ou d’eau de mer chauffée (HSW). L’eau de mer microfiltrée et chauffée sera principalement
utilisée.

・Équipement de chauffage : l’eau de mer à température prescrite sera produite dans le local muni
d’une chaudière, et conduite dans chaque bac.
・Équipement de maintien de la température : un équipement d’air conditionné, ainsi que des
radiateurs électriques à l’intérieur des bacs, seront
installés pour maintenir la température d’eau prescrite.
・Volume d’approvisionnement en eau : 2 bacs seront approvisionnés en 1 h (HFSW, HSW)
HFSW ou HSW : 1,4 m3/h
FSW : 4,4 m3/h

iv) Bacs de prégrossissement


Les alevins seront élevés au moyen d’eau de mer chauffée à température prescrite (HSW) ou d’eau de
mer (SW). L’eau de mer sera principalement utilisée.

・Équipement de chauffage : l’eau de mer à température prescrite sera produite dans le local muni
d’une chaudière, et conduite dans chaque bac.
・Équipement de maintien de la température : des radiateurs électriques seront installés à l’intérieur
des bacs pour maintenir la température d’eau prescrite.
・Équipement de refroidissement : pas de refroidissement effectué
・Volume d’approvisionnement en eau : 1 ensemble de bacs sera approvisionné en 12 h
HSW : 3,8 m3/h
・Capacité de la chaudière : HFSW : 3,0 m3 × 12 °C × 1 000 = 36 000 kcal/h
HSW : 13,7 m3 × 12 °C × 1 000 = 164 000 kcal/h
La chaudière installée aura une capacité de 200 000 kcal/h.

III) Équipement d’approvisionnement en air


Pour améliorer le rendement de l’élevage, l’air d’élevage sera envoyé à chaque bac après que les
microparticules auront été filtrées par un filtre d’efficacité haute à moyenne à matériau non-tissé. Il
sera installé dans le local à air de l’unité de château d’eau.

24
Projet pour le volume d’air envoyé (unité : ℓ)
Teneur Volume Volume
Salle Bac Type Capacité Nbre en air d’air total
(ℓ/m3)
Rectangulaire 1060 x
Bacs-1 640 4 15 9,6 38,4
1260
Salle d’élevage des Bacs-2 Circulaire 1220 550 8 15 8,3 66,0
géniteurs En polystyrène,
Bacs-3 22 10 20 0,4 4,4
transparent
Total 18,3 108,8

Rectangulaire 2560 x
Bacs-1 1 500 10 15 22,5 225,0
1160
Circulaire 1090
Bacs-2 500 4 15 7,5 30,0
transparent
Salle de cultures du
Circulaire 680
phytoplancton Bacs-3 120 9 15 1,5 13,5
transparent
En polystyrène,
Bacs-4 22 6 20 0,4 2,6
transparent
Total 31,9 271,1

Salle de
En polystyrène,
conservation du Bacs-1 22 30 20 0,4 13,2
transparent
phytoplancton

Bacs d’élevage Circulaire 1220


1 200 6 15 15,0 90,0
larvaire H=1250
Rectangulaire
Bacs de captage 2 000 4 15 30,0 120,0
Salle d’élevage 3176 x 1176
Bacs de
Circulaire 700 350 32 15 5,3 168,0
prégrossissement
Total 50,3 378,0

Total 100,5 771,1


Les pompes à air installées auront les caractéristiques suivantes : 700 litres/min × 2 000 mm × 0,75 kw (type
Roots).

25
2-2 Plan de base

2-2-1 Site et plan de disposition des installations


(1) Site du Projet
1) Emplacement du site du Projet
Le site du Projet se trouve dans le secteur d’Amsa, province de Tétouan, dans le Nord du Royaume du
Maroc. Donnant sur la Méditerranée du côté nord-est, il est placé approximativement au milieu du
rivage terminant le cône alluvial qui s’étend à l’embouchure de l’oued Amsa. La zone continentale
forme des espaces résidentiels et agricoles plats.

Figure 2-6 : Carte de la région nord du Maroc

26
2) Conditions du site

Figure 2-7 : Situation actuelle du site du Projet

Comme le montre la figure 2-8, il s’agit d’un terrain possédé par l’État, dépendant du Ministère de
l’Agriculture et de la Pêche Maritime (MAPM) et situé dans le secteur d’Amsa. Placé sur la rive droite
de l’oued Amsa, au sud d’un terrain de camping, ce site se trouve entre des terres agricoles avoisinant
des villas et la ligne du rivage, et donne au nord-est sur la Méditerranée. Au nord-ouest et au sud-ouest,
le site jouxte le terrain de l’Agence Nationale pour le Développement de l’Aquaculture (ANDA). Des
terres agricoles s’étendent du côté continental, des maisons sont dispersées aux alentours, et le site
forme un terrain herbeux. Par ailleurs, le site d’un PDA est prévu du côté sud, et toute la région fait
l’objet d’un plan d’urbanisme mis en œuvre par la province de Tétouan.

27
Figure 2-8 : Site du Projet

Le site mesure environ 140 m du nord au sud et 50 m d’est en ouest, pour une superficie d’environ
7 100 m2. Du côté nord-est donnant sur la Méditerranée, et jusqu’à 15 mètres de la limite du site, le sol
est plat, comme à l’intérieur du site. Il descend ensuite en pente douce vers la mer. La disposition des
installations du Projet sera planifiée avec une attention particulière aux points suivants.

i ) De l’eau sera prélevée et évacuée en mer. L’emplacement d’évacuation de l’eau sera disposé
efficacement, de manière à s’intégrer aux installations en rapport tout en ménageant un
éloignement suffisant de celles-ci.
ii ) Les plans d’avenir concernant le terrain de l’ANDA, qui est voisin, recevront l’attention
nécessaire. Les installations administratives et de recherche, les installations d’élevage
conchylicole et les installations d’approvisionnement en eau de mer seront regroupées et
planifiées avec efficience pour une utilisation rationnelle de ce site limité.
iii ) Pour la maîtrise des coûts d’exploitation, la circulation de l’eau d’élevage utilisera la
dénivellation du site, et l’emploi d’énergie électrique sera minimisé. Par conséquent, compte
tenu également de la maintenance, les équipements techniques tels que la pompe de
prélèvement d’eau de mer et les pompes à air seront disposés de manière aussi concentrée que
possible. Un château d’eau pour l’eau de mer et l’eau douce sera installé au-dessus de ces
équipements, et l’eau sera distribuée par gravité.
iv ) Le dispositif de filtration au fond de la mer et les tuyaux d’amenée de l’eau de mer seront
installés après renforcement satisfaisant du fond marin devant le site, en tenant compte de la
profondeur et des différences de niveau de l’eau.
v ) Le raccordement au réseau électrique sera effectué à partir du côté du restaurant existant au
nord-ouest du site. Un poste de livraison/transformation sera placé au bord de la route, et un
local avec groupe électrogène installé pour faire face aux indisponibilités.

28
3) Zonage
Le site est un terrain en longueur, mesurant un peu moins de 50 mètres de profondeur, qui s’emboîte
dans la forme en « L » du terrain de l’ANDA. Une route se trouve à la limite avec le terrain de
l’ANDA, et l’accès se fait par celle-ci. Le zonage délimitera d’une part le bloc des installations de
conchyliculture et des installations administratives et de recherche, et d’autre part le bloc des
installations de prélèvement d’eau et des installations d’énergie. Ce zonage disposera les installations
vers le Nord du site, en accord avec l’emplacement du raccordement électrique et celui du prélèvement
d’eau de mer. Les installations d’élevage conchylicole seront placées à côté des installations de
prélèvement d’eau de mer. Adapté à la forme du site, le zonage linéaire des installations
administratives et de recherche permettra de disposer la zone d’évacuation d’eau suffisamment
éloignée des équipements de prélèvement d’eau. Pour la venue des visiteurs, un accès sera prévu du
côté des installations administratives et de recherche, avec une zone de parking disposée
conjointement.

Figure 2-9 : Plan de zonage

4) Plan de disposition
Les différentes installations seront disposées afin de s’aligner dans la forme rectangulaire du site. Le
local à pompe de prélèvement d’eau de mer, le château d’eau et l’unité électrique seront groupés du
côté nord, et l’unité d’élevage et de recherche et le local administratif diposés du côté sud. La
distribution d’eau de mer pour l’élevage s’effectuera par écoulement naturel en utilisant la gravité
depuis le château d’eau. Une inclinaison suffisante sera assurée pour l’évacuation des eaux. Le local
administratif sera disposé avec une marge suffisante côté ouest pour assurer l’espace du parking des
visiteurs en bordure de la route existante. Une cour intérieure, élément traditionnel de l’architecture
islamique, sera prévue entre l’unité d’élevage et de recherche et le local administratif, créant un
sentiment d’unité entre les deux bâtiments.

29
2-2-2 Plan de construction
(1) Plan horizontal
1) Local administratif
Disposant les différentes pièces en vue de la facilité et de la commodité d’administration du Centre, le
plan visera à réduire le coût de construction. Le bureau du Chef de station et le bureau administratif
seront placés face à l’entrée pour un accueil facile des visiteurs, le bureau administratif étant disposé
du côté du stationnement des voitures. Dans l’alignement du bureau administratif viendront ensuite la
salle de réunion et le laboratoire d’essais biologiques. Le bureau du Chef de station sera placé côté mer
face au hall d’entrée, et dans son alignement se trouveront les bureaux des chercheurs et le bureau des
chercheurs externes.

2) Unité d’élevage et de recherche


Cette unité sera composée du département d’élevage conchylicole et du département de production de
phytoplancton. Pour des considérations d’hygiène, la salle de garde et la salle des opérateurs en mer
seront disposées des deux côtés du hall d’entrée. Les différentes pièces des deux départements seront
mutuellement disposées en fonction des processus de prélèvement des œufs et de croissance de
coquillages.

3) Passage couvert 1
Un passage couvert sera installé entre le local administratif et l’unité d’élevage et de recherche. Il sera
conçu de manière à ce que les chercheurs et agents puissent s’y changer les idées.

4) Château d’eau
La salle des tableaux de commande et la salle de pompe à air seront placées au rez-de-chaussée, et la
pompe aspirante sera disposée à côté, dans un emplacement creusé profondément. Cette pompe
aspirante prélèvera l’eau et élèvera celle-ci dans le château d’eau. Le château d’eau sera composé du
réservoir pour le rétrolavage des filtres, du réservoir d’eau de mer pour l’élevage, et du réservoir d’eau
potable. Il sera installé avec une hauteur satisfaisante.

5) Unité électrique
Celle-ci sera composée du poste de livraison/transformation et de la salle du groupe électrogène.

6) Passage couvert 2
Un passage couvert sera installé pour les allées et venues des agents entre le local technique de
prélèvement d’eau de mer et l’unité d’élevage et de recherche. Pour des considérations de maintenance,
les tuyauteries venant du château d’eau seront placées sur le toit de ce passage.

30
Tableau 2-8 : Surface de chaque salle du Centre
Surface Surface hors
Unité Niveau Salle couverte (m²) œuvre brute (m²)
567,00 693,45
Hall d’entrée 70,00
Bureau administratif 29,25
Bureau du Chef de station 31,50
Secrétariat 12,38
Salle de réunion 45,50
Magasin 1 3,25
Magasin 2 3,25
Bureau des chercheurs 49,50
Local Salle des chercheurs externes 20,25
administratif RdC Salle des techniciens 23,62
Laboratoire d’essais biologiques 52,00
Couloir 87,50
Magasin 3 6,87
Kitchenette 6,87
Toilettes H 12,00
Toilettes F 14,63
Terrasse 1 40,00
Terrasse 2 56,38
Terrasse 3 2,25
951,50 1 046,64
Salle d'élevage des géniteurs 57,00
Salle de contrôle sanitaire & traitement 24,50
Salle d'élevage larvaire 85,50
Salle de prégrossissement 85,50
Salle de mesures 57,00
Salle d'ajustement de la solution 33,00
Salle de conservation du phytoplancton 24,00
Salle de cultures du phytoplancton 114,00
Salle de nettoyage et de stérilisation 22,00
Unité Salle de garde 22,00
d’élevage et Toilettes 1 5,00
de recherche Salle du personnel 38,20
Toilettes 2 7,30
Hall 49,50
Magasin 1 5,50
Toilettes H 11,00
Toilettes F 11,00
Couloir 71,00
Local technique 31,50
Local de chaudière 28,00
Magasin 2 24,00
Pilotis 144,00
Passage 49,50 49,50
couvert 1 Passage couvert 1 49,50
78,50 274,18
Salle des tableaux de commande 24,60
RdC Salle de la pompe aspirante 39,25 78,50
Château d’eau Salle de pompe à air 14,65
(1er étage) (Toit du local technique) (78,50)
(Palier) (Palier) (47,82)
(Sur le toit) (Emplacement des réservoirs) (69,36)
48,00 48,00
Local Poste de livraison/transformation 24,00
électrique
Salle du groupe électrogène 24,00
Passage 37,79 37,79
couvert 2 Passage couvert 2 37,79
Total 1 732,29 2 149,56

(2) Plan en coupe


Le niveau du sol (GL) sera fixé de manière à disposer d’une inclinaison suffisante pour l’évacuation

31
des eaux. Une surélévation du sol sera étudiée si nécessaire. Le plan en coupe prendra en compte la
rationalité et l’économie de l’approvisionnement en eau de mer fraîche, critique pour l’élevage, et
celles de l’évacuation d’eau, ainsi que les conditions climatiques telles que l’ensoleillement, les hautes
températures, les précipitations à la saison des pluies. La hauteur du sol des installations accueillant les
bacs d’élevage sera fixée avec bonne considération du niveau pour l’évacuation des eaux.

1) Local administratif
Ce bâtiment, qui sera le cœur du Centre, sera doté d’un volume spatial suffisant afin de pourvoir aux
hausses de température des pièces et d’assurer leur aération. En premier lieu, le plafond du hall
d’entrée sera placé en hauteur, communiquant ainsi un sentiment d’espace. Les différentes pièces,
couloirs inclus, disposeront également de plafonds de hauteur suffisante, pour que les grands volumes
ainsi obtenus réduisent la charge de l’air conditionné, ainsi que de profonds auvents pour bloquer les
rayons directs du soleil. Le niveau du sol (GL) sera fixé à +3,50 m, celui du sol du rez-de-chaussée à
GL +1,0 m, la hauteur entre planchers à 4,0 m, et la hauteur de plafond des pièces habitables à 3,0 m
(3,3 m pour la salle de réunion).

2) Unité d’élevage et de recherche


La hauteur du plancher sera fixée avec considération suffisante pour le niveau d’évacuation des eaux,
car l’écoulement naturel sera utilisé. Le niveau du sol (GL) sera fixé à +3,5 m et le niveau du
rez-de-chaussée (1FL) à GL +1,0 m. L’approvisionnement en eau se fera par des tuyauteries installées
sur des supports dans l’espace assuré à cet effet sous le plafond. La hauteur entre planchers est prévue
à 4,5 m.

3) Château d’eau
Le local de la pompe de prélèvement d’eau sera conçu en considération de la hauteur d’aspiration de la
pompe. La hauteur entre planchers sera déterminée par le tableau de répartition installé dans la salle de
pompe à air. Dans le château d’eau, un réservoir de rétrolavage sera implanté à une hauteur autorisant
une pression suffisante pour le rétrolavage des filtres, un réservoir d’eau de mer d’élevage sera installé
pour la distribution par écoulement naturel, et un réservoir d’eau potable sera disposé de la même
façon. Les différents réservoirs devront être installés à un niveau qui garantira la pression nécessaire
au rétrolavage des filtres de prélèvement d’eau de mer. La résistance du circuit de tuyauteries recevra
également l’attention nécessaire.

4) Unité électrique
La hauteur entre planchers sera fixée d’après la hauteur du tableau d’arrivée haute tension, installé
dans le poste de livraison/transformation, et celle du groupe électrogène.

(3) Plan structurel


Le béton armé, l’ossature rigide et les murs rideaux, qui sont les méthodes de construction générales
au Maroc, seront adoptés pour la structure de chaque installation. Les résultats des forages d’étude
réalisés sur le site (4 forages, 20 m de profondeur) ont indiqué qu’une portance du sol de 15 t/m2 était
assurée à une profondeur de 2,5 m sous le sol d’assise.

Tableau 2-9 : Méthodes de construction et structure


Surface Surface
couverte hors Niveau Structure Charpente Fondation
œuvre
1 Administratif 567,00 m² 585,00 m² RdC Bétonarmé Ossature rigide Semelle continue
2 Elevage&recherche 951,50 m² 962,80 m² RdC Béton armé Ossature rigide Semelle continue
3 Passage couvert 1 49,50 m² 49,50 m² RdC Béton armé Ossature rigide Semelle continue
4 Château d’eau 78,50 m² 78,50 m² RdC Béton armé Ossature rigide Semelle continue
5 Local électrique 48,00 m² 48,00 m² RdC Béton armé Ossature rigide Semelle continue
6 Passage couvert 2 37,79 m² 37,79 m² RdC Béton armé Ossature rigide Semelle continue

32
(4) Plan pour les matériaux de construction
Le tableau des finitions extérieures est indiqué ci-dessous.

Tableau 2-10 : Tableau des finitions extérieures


Installation Partie Finition
Imperméabilisation par feuilles bitumineuses sur béton armé fini par
Toit
truelle (méthode à isolation thermique)
Auvents Imperméabilisation enduit uréthane
Murs
Maçonnerie en briques, base mortier, revêtement carreaux 150×150
extérieurs
Poteaux et Base mortier, carreaux 150×150, une partie à revêtement en pierres de
Local
poutres production locale
administratif
Plinthes Parties jusqu’au niveau du sol des longrines : base mortier, revêtement en
extérieures pierres de production locale
Ouvertures
Fenêtres aluminium, portes aluminium, portes acier
extérieures
Terrasses Finition granito
Marches Revêtement en pierres de production locale
Imperméabilisation par feuilles bitumineuses sur béton armé fini par
Toit
truelle
Auvents Imperméabilisation enduit uréthane
Murs Maçonnerie en briques, base mortier, peinture résine acrylique, une partie
extérieurs à revêtement en pierres de production locale
Unité d’élevage Poteaux et Base mortier, peinture résine acrylique, une partie à revêtement en pierres
et de recherche poutres de production locale
Plinthes Parties jusqu’au niveau du sol des longrines : base mortier, une partie à
extérieures revêtement en pierres de production locale
Ouvertures
Fenêtres aluminium, portes acier, ventelles aluminium
extérieures
Marches Béton armé fini par truelle, durcisseur de sol époxy perméable
Imperméabilisation par feuilles bitumineuses sur béton armé fini par
Toit
truelle
Auvents Imperméabilisation enduit uréthane
Murs
Passage couvert Maçonnerie briques, base mortier, peinture résine acrylique
extérieurs
1
Ouvertures
Fenêtres aluminium, portes aluminium, jalousies aluminium
extérieures
Plinthes Parties jusqu’au niveau du sol des longrines : base mortier, peinture
extérieures résine acrylique, une partie à revêtement en pierres de production locale
Imperméabilisation par feuilles bitumineuses sur béton armé fini par
Toit
truelle (château d’eau : mortier protecteur [à treillis métallique])
Murs
Maçonnerie briques, base mortier, peinture résine acrylique
extérieurs
Poteaux et Base mortier, peinture résine acrylique (piliers du château d’eau :
Unité électrique poutres revêtement carreaux 150×150)
Château d’eau Plinthes Parties jusqu’au niveau du sol des longrines : béton armé brut de
Passage couvert extérieures décoffrage, enduit silicone hydrophobe
2 Ouvertures
Fenêtres aluminium, portes acier
extérieures
Sol
(passage Pavés autobloquants épaisseur = 60 (pour piétons)
couvert 2)
Marches béton armé fini par truelle, durcisseur de sol époxy perméable

33
Le tableau des finitions intérieures figure ci-dessous.

Tableau 2-11 : Tableau des finitions intérieures


Finition
Nom de la pièce
Sols Murs Plafonds
Plancher : revêtement Lambris d’appui : Plaques plâtre
Bureau du Chef de carreaux céramique bois dur, H = 1800 cartonné,
épaisseur : 12 mm
station 300×300 mm Base : plaques
Salle de réunion Plinthes : granit, Murs : base mortier,
H = 75 mm finition tadelakt plâtre décoratif, 6
mm d’épaisseur
Bureau
Secrétariat Plancher : feuilles PVC
Bureaux des chercheurs grande longueur soudées Revêtement mortier Plaques plâtre
peinture émulsion cartonné,
Bureau des chercheurs Plinthes : bois teinté à acrylique épaisseur : 12 mm
externes l’huile
Salle des techniciens
Local administratif

Plancher : feuilles PVC


Laboratoire d’essais grande longueur soudées Revêtement Panneaux flexibles,
Plinthes : matériaux de épaisseur : 6 mm
biologiques plancher posés carreaux porcelaine peinture vinylique
verticalement H = 100 mm
Plancher : revêtement Panneaux isolation
Hall d’entrée carreaux céramique Base mortier, acoustique laine de
Couloirs Plinthes : granit, finition tadelakt roche,
H = 75 mm épaisseur : 12 mm
Plancher : revêtement Enduit mortier, Panneaux flexibles,
carreaux céramique
Kitchenette Plinthes : bois teinté à peinture émulsion épaisseur : 6 mm
acrylique peinture vinylique
l’huile
Plancher : revêtement Revêtement Panneaux flexibles,
Toilettes H/F épaisseur : 6 mm
carreaux porcelaine carreaux porcelaine peinture vinylique
Plancher : durcisseur de Enduit mortier, Panneaux flexibles,
Magasins sol peinture émulsion épaisseur : 6 mm
Plinthes : mortier acrylique peinture vinylique
Plancher : revêtement
carreaux céramique Enduit mortier, Plaques plâtre
Hall d’entrée peinture émulsion cartonné,
Plinthes : granit, acrylique épaisseur : 12 mm
H = 75 mm
Couloirs
Salle d’élevage des
géniteurs
Salle de contrôle
sanitaire et de traitement
Unité d’élevage et de recherche

Salle d’élevage larvaire Plancher : peinture résine Enduit mortier,


Salle de époxy peinture émulsion Panneaux flexibles,
prégrossissement Plinthes : mortier incurvé, acrylique épaisseur : 6 mm
Salle de mesures matériaux de plancher peinture vinylique
Salle d'ajustement de la posés verticalement
solution de culture
Salle de conservation du
phytoplancton
Salle de nettoyage et Revêtement
stérilisation carreaux porcelaine
Toilettes 1 Revêtement carreaux Revêtement Panneaux flexibles,
Toilettes 2 porcelaine carreaux porcelaine épaisseur : 6 mm
Toilettes H/F peinture vinylique
Plancher : peinture résine
Salle de garde époxy Enduit mortier, Plaques plâtre
peinture émulsion cartonné,
Salle du personnel Plinthes : même matériaux acrylique épaisseur : 12 mm
posés verticalement 200 mm
Plancher : béton fini par
Local technique truelle Enduit mortier, Panneaux en laine
peinture émulsion de bois et ciment
Local de chaudière Plinthes : joints à enduit acrylique apparents
silicone hydrophobe

34
Finition
Nom de la pièce
Sols Murs Plafonds
d’eau couvert 1 Plancher : revêtement
Château Passage
Enduit mortier, Plaques plâtre
Passage couvert carreaux céramique peinture émulsion cartonné
Plinthes : granit,
H = 75 mm acrylique épaisseur : 12 mm
Salle des tableaux de Plancher : mortier avec
commande truelle fine à lisser, Enduit mortier, Panneaux en laine
Salle de la pompe durcisseur de sol peinture émulsion de bois et ciment
aspirante Plinthes : joints au mortier acrylique apparents
Salle de pompe à air avec truelle
Plancher : mortier avec
électrique

Poste de truelle fine à lisser, Enduit mortier, Panneaux en laine


Unité

livraison/transformation durcisseur de sol peinture émulsion de bois et ciment


Salle du groupe
électrogène Plinthes : joints au mortier acrylique apparents
avec truelle

(5) Plan pour les matériels


1) Équipement de prélèvement d’eau de mer
Les installations adopteront la méthode à filtration immergée, qui consiste à installer un filtre à sable
sur le fond marin et à prélever l’eau de mer ainsi filtrée. L’eau de mer amenée au Centre sera pompée
jusqu’au château d’eau par une pompe de prélèvement, puis à partir de là, elle sera distribuée aux
endroits nécessaires par gravité. Il est prévu de diviser la distribution approximativement en deux
réseaux : celui de l’élevage conchylicole et celui de la culture de phytoplancton. La stérilisation
s’effectuera au moyen de stérilisateurs à ultraviolets installés aux endroits nécessaires. Un dispositif de
chauffage/refroidissement de l’eau distribuée sera mis en place pour répondre aux conditions de
température de l’eau.

2) Équipements d’approvisionnement en eau douce


Pour l’approvisionnement en eau nécessaire à la vie quotidienne, l’eau en provenance du puits (à la
charge du Maroc) sera stockée dans un réservoir d’arrivée, puis pompée dans le château d’eau au
moyen d’une pompe élévatoire pour être distribuée aux endroits nécessaires.

Tableau 2-12 : Volume de l’eau douce nécessaire


Élément Nombre Volume unitaire Volume nécessaire (m3/jour)
Personnel 20 pers. 60 L/pers./jour 1,2 m3 → 2 m3
Douche 4 unités 30 L/unité/jour 0,12 m3
Chauffe-eau 3 unités 35 L/unité/jour 0,1 m3
Pour essais ― 15 L x 10 fois/h x 8 h 1,2 m3 → 2 m3
Total 4,2 m3 → 5 m3

Réservoir d’arrivée : En FRP, 20 m3


Château d’eau : En FRP, 5 m3 (approvisionnement journalier)
Pompe élévatoire : Approvisionnement : 180 L/min.

3) Équipements d’évacuation des eaux


I) Évacuation de l’eau de mer d’élevage
Les solides de l’eau d’élevage évacuée seront éliminés dans un bassin de décantation, et le liquide
clarifié sera ensuite soit infiltré dans le sol au moyen d’un puits d’infiltration, soit rejeté avec les eaux
pluviales.

II) Évacuation des eaux domestiques


En général, dans la région, les eaux domestiques usées sont infiltrées dans le sol après avoir suivi un
traitement simple et les solides sont vidangés. Toutefois, dans le Centre construit, une fosse septique
(6 m3) sera installée pour les eaux usées domestiques en conformité avec les normes marocaines, et ces

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eaux seront évacuées par infiltration dans le sous-sol.

III) Évacuation des eaux pluviales


Les eaux pluviales collectées dans les caniveaux et regards seront évacuées dans un puisard installé à
l’extérieur du terrain du Centre, ensuite infiltrées dans le sous-sol.

4) Équipements d’aération
L’approvisionnement en air sera assuré par des pompes à air installées dans un local à air. Deux
réseaux sont prévus : celui de l’élevage conchylicole et celui de la culture de phytoplancton. En outre,
la culture de phytoplancton sera approvisionnée avec de l’air passé à travers un microfiltre.

5) Équipements d’air conditionné et de ventilation


Des climatiseurs à système split seront installés dans le bureau administratif, la salle de conférence, le
bureau du Chef de station et les bureaux des chercheurs du local administratif. La ventilation naturelle
par ouverture/fermeture des fenêtres sera aussi utilisée aux périodes sans besoin de chauffage ou de
refroidissement, et des équipements de ventilation mécanique seront prévus pour les pièces sans
fenêtres et les pièces générant des mauvaises odeurs ou de la chaleur. Des climatiseurs à système split
sont prévus pour les salles de l’unité d’élevage et de recherche. La ventilation naturelle par
ouverture/fermeture des fenêtres sera aussi utilisée dans les périodes sans besoin de chauffage ou de
refroidissement, avec des équipements de ventilation mécanique prévus pour les pièces sans fenêtres et
les pièces générant des mauvaises odeurs ou de la chaleur.

6) Équipements électriques
I) Équipements d’arrivée et de transformation
L’électricité sera amenée dans le site par raccordement à la ligne trois fils moyenne tension 22 kV
triphasée (travaux à la charge du Maroc), puis la tension sera abaissée à 220/380 V à travers le
transformateur (22 kV, 400 kVA) installé dans le poste de livraison/transformation pour alimenter
l’énergie motrice, l’éclairage et les prises.

II) Équipements de groupe électrogène


Les conditions d’alimentation électrique du site sont satisfaisantes, mais un groupe électrogène diesel
(200 kVA) capable de démarrer manuellement sera installé pour faire face aux indisponibilités.

III) Équipements de ligne principale


L’alimentation électrique de chaque tableau de répartition, tableau de puissance et commutateur
d’appareil s’effectuera à partir du tableau général basse tension. Le réseau principal sera planifié
rationnellement pour éviter que les incidents électriques n’affectent les autres zones. La méthode de
câblage adoptera en principe des câbles en polyéthylène réticulé protégés par des conduits.

IV) Équipements d’énergie motrice


L’alimentation en énergie électrique sera fournie aux pompes, appareils d’air conditionné et
stérilisateurs au moyen de tableaux de répartition et tableaux de puissance. La méthode de câblage
adoptera en principe des câbles en polyéthylène réticulé protégés par des conduits.

V) Équipements de prises de courant


L’alimentation électrique sera fournie aux prises ordinaires des différentes pièces et aux prises
spécifiques des appareils d’élevage et d’essais. Les prises seront du type SE ou du type C. Le câblage
encastré dans le gros-œuvre en béton ou les murs en brique emploiera des fils électriques PVC sous
conduit, et dans les parties couvertes comme les plafonds, des fils PVC sous conduit ou des câbles
VVF.

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VI) Équipements d’éclairage
Les appareils d’éclairage adoptés seront principalement de type fluorescent, et ceux choisis pour le
local administratif seront de type boîtier à fixation directe sur le plafond. Des appareils d’éclairage de
type anti-humidité, à couvercle en acrylique et fixation directe sur plafond, seront installés dans les
locaux d’élevage. Des appareils de maintenance et de remplacement facile seront adoptés dans les
autres pièces. Il sera également tenu compte des dommages du sel puisqu’il s’agit d’un bord de mer.
Le câblage encastré dans le gros-œuvre en béton ou les murs en brique emploiera des fils PVC sous
conduit, et dans les parties couvertes comme l’intérieur des plafonds, des fils PVC sous conduit ou des
câbles VVF. Les normes d’éclairement seront conformes à ce qui suit.

・Locaux d’élevage : 300 lx (plancher)


・Locaux de recherche, locaux d’essais, salle de réunion, salle de mesure, etc. : 500 lx (table)
・Bureau du Chef de station, bureau administratif, secrétariat, etc. : 400 lx
・Toilettes, magasin : 150 lx
・Couloirs : 150 lx

VII) Équipements de téléphonie et de réseau local


Des gaines vides seront posées à l’avance pour l’installation de lignes téléphoniques dans le bureau
administratif, le bureau du Chef de station et la salle de garde.

VIII) Équipements de production d'électricité solaire


En tenant compte de la préservation de l’environnement et de l’économie d’énergie, des équipements
de production d’électricité solaire seront aménagés, ce qui contribuera également à réduire les coûts
d’achat de l’électricité. Cependant, l’installation d’une batterie n’est pas prévue en considération de la
maintenance et de l’environnement, les équipements seront donc utilisés pendant la journée seulement.
Les panneaux photovoltaïques seront installés par terre afin de faciliter la maintenance et le nettoyage.

Capacité de production électrique : 220 V, env. 25 kW


Superficie des panneaux : env. 250 m²

(6) Plan pour l’aménagement extérieur


1) Revêtements du site
Une voie sera aménagée dans le site pour permettre la circulation des véhicules de maintenance, et un
espace de parking sera prévu pour les visiteurs. Un revêtement en pavés autobloquants, qui sont de
maintenance facile et possèdent des capacités d’infiltration des précipitations, sera posé dans les deux
cas.

2) Évacuation des eaux du site


Les eaux pluviales seront collectées dans des regards à partir des descentes, puis seront évacuées à
l’extérieur du site par des caniveaux le long de la voie ou des tuyaux. Elles seront ensuite infiltrées
dans le sous-sol au moyen d’un puisard installé à l’extérieur du site.

(7) Plan pour les équipements


1) Examen des équipements de la requête
La nécessité et la pertinence des équipements de la requête ont été examinées en détail, sur la base du
rôle, des fonctions, du plan d’activité et des capacités de maintenance et de gestion des présentes
installations, qui ont été clarifiés par l’étude sur le terrain. Cette nécessité et cette pertinence ont été
jugées de manière synthétique, ainsi qu’indiqué ci-dessous. Les équipements fournis au titre du Projet
faisant l’objet de la coopération correspondront au rôle et aux fonctions des présentes installations,
ainsi qu’aux différentes activités ciblées par la coopération. Ces équipements seront planifiés en vue

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de la cohérence avec le plan pour les installations. Le résultat de l’examen de chaque équipement est
indiqué dans le « Tableau d’examen des équipements de la requête » ci-joint.

2) Critère de sélection des équipements


I) Examen de l’objectif d’utilisation
○ : équipement de base correspondant au contenu des activités des installations planifiées.
× : équipement ne correspondant pas au contenu des activités des installations planifiées.

II) Examen de la nécessité


○ : équipement indispensable aux activités des installations planifiées.
× : équipement de faible nécessité pour les activités des installations planifiées.

III) Examen de la manipulation/du niveau technique


○ : équipement adapté au niveau technique du personnel et de l’organisation qui seront affectés
aux installations planifiées, et qui permet de prévoir une amélioration du niveau technique par
le biais d’une formation courte.
× : équipement demandant des technologies à manipulation sophistiquée, et ne permettant pas de
prévoir d’amélioration du niveau technique par le biais d’une formation courte.

IV) Examen du système de maintenance et de gestion


○ : équipement autorisant suffisamment la maintenance et la gestion par l’organisation et le
personnel planifiés, équipement pour lequel la fourniture des consommables et pièces de
rechange au Maroc est facile.
× : équipement laissant prévoir des problèmes de maintenance et de gestion après son
introduction, équipement pour lequel la fourniture des consommables et pièces de rechange
serait difficile au Maroc.

V) Frais généraux
○ : équipement ne nécessitant pratiquement aucun frais de maintenance et de gestion, équipement
n’exerçant pas de charge sur les mesures budgétaires du Maroc.
× : équipement considéré comme nécessitant des frais de maintenance et de gestion considérables
en cas d’adoption, et générant des problèmes pour les mesures budgétaires du Maroc.

IV) Jugement synthétique


○ : équipement jugé pertinent et adopté comme équipement faisant l’objet de la coopération.
× : équipement non inclus dans le plan.

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3) Plan d’ensemble
L’objectif d’utilisation et le lieu de mise en place des principaux équipements sont indiqués ci-dessous.

I) Essais et recherche conchylicoles incluant les technologies de production de naissains


Contenu des activités, objectif d’utilisation
Élevage des géniteurs, acclimatation à l’environnement artificiel, suivi de la croissance,
essais de maturation, examen des méthodes de prélèvement des œufs, essais d’élevage
larvaire, essais de prégrossissement, essais d’élevage sélectif
Installation (lieu de mise en place) Équipements
Unité d’élevage et de recherche :
- Salle d’élevage des géniteurs (salle de - Bacs d’élevage, bacs de captage, etc.
maturation)
- Salle d’élevage larvaire - Bacs d’élevage larvaire
- Salle de prégrossissement - Bacs de prégrossissement
- Salle de contrôle sanitaire et de traitement - Bacs de travail, etc.
- Salle de mesures - Thermomètres, pieds à coulisse numériques
Local administratif :
- Laboratoire d’essais biologiques Réfrigérateur, microscopes à caméra,
stéréomicroscopes, microscopes inversés

II) Essais et recherche sur le phytoplancton


Contenu des activités, objectif d’utilisation
Conservation du phytoplancton, repiquage, séparation et établissement des lignées, essais de
production en masse, essais de reproduction, analyse du plancton collecté
Installation (lieu de mise en place) Équipements
Unité d’élevage et de recherche :
- Salle de culture du phytoplancton - Petits incubateurs à phytoplancton, banc stérile
- Salle de conservation du - Incubateurs à phytoplancton, (dispositif de culture
phytoplancton intensive), etc.
- Salle d’ajustement de la solution de - Balance électronique, agitateur plaque chauffante,
culture distillateur d’eau, etc.
- Salle de nettoyage et de - Stérilisateur à chaleur sèche, autoclave, nettoyage
stérilisation aux ultrasons
- Salle de mesures - Projecteur de profil, microscope, appareil de mesure
de la qualité de l’eau
Local administratif :
- Laboratoire d’essais biologiques -Spectrofluorimètre, petite centrifugeuse de table, etc.

III) Essais aquacoles en mer (ferme pilote)


Contenu des activités, objectif d’utilisation
Essais d’élevage en environnement naturel, suivi environnemental
Installation (lieu de mise en place) Équipements
Ferme pilote Lanterne-nets
Unité d’élevage et de recherche : Équipements de plongée
salle du personnel
Unité d’élevage et de recherche : Bouteilles d’échantillonnage d’eau,
magasins courantomètre, appareils portables de mesure de
la qualité de l’eau
Local administratif : salle d’essais Réfrigérateur, spectrofluorimètre, etc.
biologiques

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IV) Autres équipements communs
Contenu des activités
Vulgarisation/publication des résultats, vulgarisation et sensibilisation sur les techniques
d’élevage, coopération avec les organismes d’élevage et organismes scientifiques marocains
et étrangers, communication d’informations et échanges sur les technologies et la recherche,
contribution aux communautés locales
Installations Équipements
Local administratif :
- Salle de réunion - Projecteur

4) Spécifications
Le tableau suivant indique les spécifications, quantités et objectifs des principaux équipements.

Tableau 2-13 : Tableau des noyau équipements


Nom de Q’té
Spécifications principales Objectif d’utilisation
l’équipement
Structure : (1) ensemble microscope biologique, binoculaire, observation
Analyse du plancton
Microscope sur fond clair ; (2) objectifs : 4x, 10x, 40x et 100x-huile ; (3) oculaire :
1 prélevé autour de la
binoculaire 10x ; (4) dispositif d’éclairage LED ; (5) caméra numérique avec
ferme pilote
dispositif de prise de vue ; (6) alimentation : monophasée 220 V 50 Hz
Structure:unité principale : source de lumière 150 W ; lampe au xénon ;
plage spectrale:220 à 730 nm ; largeur de bande : 1,5 à 10 nm ; précision Analyse du plancton
Spectrofluorimètre 1 de longueur d’onde : ±2,5 nm ; rapport signal/bruit:150:1 ; vitesse de prélevé autour de la
balayage:20 000 nm/min. ; logiciel pour PC et analyse ; alimentation : ferme pilote
monophasée 220 V 50 Hz
Structure:unité principale : capacité de la chambre : 80 litres ; plage de Stérilisation et
température : 105 à 135 °C ; pression maximale : plus de 0,016 Mpa ; désinfection des
Autoclave 1
accessoires : corbeilles en grillage acier inoxydable x 2 ; alimentation : matériel et milieux
monophasée 220 V 50 Hz de culture
Structure : unité principale : à circulation d’air chaud ; plage de
Stérilisation et
Stérilisateur à température : 50 à 300 °C ; précision : ± 0,5°C ; capacité : plus de 380 L
1 désinfection du
chaleur sèche environ ; dimensions de la chambre : 800 x 600 x H 800 mm ;
matériel de culture
alimentation : triphasée 380 V 50 Hz
Structure : incubateur pour essais d’environnement avec éclairage ; plage
Essais de culture et
Incubateur à de température : 0 à 50 °C ; éclairage LED : plus de 265 LED (rouge,
3 de repiquage du
phytoplancton bleu, infrarouges proches) ; capacité : environ 300 litres ; monophasé 220
phytoplancton
V 50 Hz
Structure : unité principale : poste de sécurité microbiologique classe II ;
Essais de culture et
espace de travail : plus de 1300 x 600 x H 675 mm ; débit d’air évacué :
de repiquage du
Banc stérile 1 plus de 9,0 m3/min ; débit d’air soufflé (dans l’enceinte de travail) : plus
phytoplancton,
de 0,3 m/s ; filtre HEPA : plus de 99,99% des particules de 03 μm ;
manipulation stérile
accessoires : éclairage UV ; alimentation : monophasée 220 V 50 Hz
Structure : unité principale : fabrication en FRP ; forme carrée ; capacité :
Essais de production
Bac de culture de 1500 L à plein ; dim. extérieures : 1100 x 2500 x H 800 mm ; dim.
10 en masse de
phytoplancton 1 intérieures : 900 x 2300 x prof. 700 mm ; accessoires : orifice de vidange
phytoplancton
(avec coude) φ 75 A, avec tube de trop-plein
Bacs de
Essais de culture
culture/culture Structure : unité principale : en résine de polystyrène, transparent, forme
46 primaire du
primaire de carrée ; contenance : 22 L ; dim. extérieures : 250 x 400 x prof. 270 mm
phytoplancton
phytoplancton
Structure : unité principale : écran de projection : diam. 300 mm ;
objectifs de projection : 5x, 10x, 20x, 50x ; plage de mesure maximale : Suivi des conditions
Projecteur de
1 plus de 150(X) x 150(Y) mm ; hauteur maximale d’échantillon : 100 de vie des larves
profil
mm ; avec compteur numérique ; dispositif d’éclairage : transillumination flottantes
/ éclairage par réflexion à lampe halogène ; monophasé 220 V 50 Hz
Structure : (1) paillasse murale long 2400 x prof. 750 x H 800 ; plan de
travail : panneau résistant aux acides et alcalis ; meuble : panneau de Travaux de mesures
Paillasse 1 6
particules ; (2) à plus de 4 tiroirs et 4 portes pour le rangement sous le et d’essais
plan de travail

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2-2-3 Plans du concept de base

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2-2-4 Plan d’exécution

2-2-4-1 Principes d’exécution


Les travaux de construction seront exécutés conformément aux principes de base suivants.

i) Des plans adéquats seront proposés pour la méthode de construction, la fourniture des matériaux
et de l’équipement, le calendrier d’exécution et la gestion de la qualité, en tenant compte du fait
que les projets de la coopération financière non remboursable sont soumis à la condition
restrictive de devoir être achevés dans le délai prescrit. Les travaux seront exécutés sous une
supervision adéquate.
ii) La conservation des installations existantes et de l’environnement naturel à proximité recevra la
considération nécessaire.
iii) Une liaison étroite sera établie avec les personnes concernées de la partie marocaine en vue d’une
bonne entente de part et d’autre à chaque étape des travaux. Des précautions seront prises pour
qu’aucun désaccord mutuel n’apparaisse quant aux différentes formalités.
iv) Des matériaux et équipements dont le maniement et la maintenance sont aisés, et les pièces
détachées sont facilement disponibles, seront sélectionnés.
v) L’exécution des travaux et la supervision du personnel respecteront les usages, les traditions et la
culture du Maroc.
vi) Les techniques d’exécution et capacités de travail des entrepreneurs marocains sont d’un certain
niveau. Par conséquent, ceux-ci seront employés au maximum.
vii) Des mesures de sécurité satisfaisantes seront prises pour les personnes concernées par le Projet.

2-2-4-2 Conditions de mise en œuvre


i) Aux alentours du site du Projet, la circulation des personnes et des véhicules est faible, mais en
été, la plage reçoit un grand nombre de visiteurs. Pendant la période des travaux, il sera essentiel
d’interdire l’accès des personnes non autorisées à la zone du chantier.
ii) Des mesures seront adoptées pour que la terre, la poussière, etc., soulevées par les travaux ne se
dispersent pas sur les installations voisines.
iii) Lors des travaux en mer, des mesures seront prises contre la pollution des zones maritimes
environnantes, et des efforts seront consacrés à la conservation de l’environnement.
iv) Le plan de travail sera formulé avec égards pour la gestion de l’hygiène et de la santé des
travailleurs.
v) Un retard dans la fourniture serait susceptible d’exercer un fort impact sur le calendrier de
construction. Un plan minutieux de fourniture sera donc formulé, et la fourniture des matériaux et
de l’équipement s’effectuera de manière planifiée.

2-2-4-3 Étendue des travaux


En cas de mise en œuvre du Projet au moyen de la coopération financière non remboursable du Japon,
l’étendue des tâches respectivement à la charge du Japon et du Maroc sera telle qu’indiquée ci-dessous,
chaque partie prenant en charge les coûts d’exécution respectifs.

Tâches à la charge du Maroc

i) Obtention du site du Projet, retrait des installations et obstacles existants dans le site.
ii) Raccordements aux réseaux d’électricité (la distribution d’électricité devra être possible avec le
transformateur 400 kVA) et d’eau douce, jusqu’aux emplacements spécifiés dans le site du Projet.
Obtention de toutes les autorisations concernant les travaux de construction avant le
commencement des travaux.
iii) Raccordement du local administratif au réseau téléphonique (deux lignes téléphoniques
nécessaires).
iv) Construction des clôtures et portails qui résistent aux dommages du sel et plantation des végétaux
nécessaires (période souhaitable : après la fin des travaux réalisés par la partie japonaise).

61
v) Obtention des terrains, à côté du site du Projet, pour l’aire d’entreposage provisoire des travaux
(env. 2 250 m²). Construction d’un entrepôt pour les matériaux de construction et d’un bureau du
chantier sur cette aire.
vi) Fourniture du mobilier nécessaire dans les installations (bureaux, chaises, meubles de classement,
etc.).

Tâches à la charge du Japon

i) Construction du local administratif et de l’unité d’élevage et de recherche.


ii) Installation du système d’approvisionnement en eau de mer, du système de distribution d’eau
douce, du système de stérilisation, du système de filtration, des réservoirs de stockage d’eau, du
bassin de décantation, etc.
iii) Installation des différents équipements d’élevage.
iv) Fourniture des équipements d’élevage, d’essais et de recherche.
v) Terrassement du terrain et construction des murs de soutènement.
vi) Travaux de consultant tels que conception détaillée, assistance aux travaux d’appel d’offres,
supervision de l’exécution.
vii) Fourniture de l’ensemble des matériaux de construction et des ressources humaines nécessaires
aux travaux à la charge du Japon.
viii) Prise en charge du transport maritime, du transport terrestre et des assurances de transport des
matériaux et de l’équipement importés nécessaires aux travaux à la charge du Japon.

2-2-4-4 Supervision par le Consultant


i) Le plan de supervision de l’exécution et de la fourniture du Projet sera formulé sous le principe
qu’il s’agit d’une coopération financière non remboursable. Son objectif essentiel sera que des
travaux de construction de la qualité prescrite soient exécutés et livrés avec cohérence et fluidité
dans les délais fixés.
ii) S’appuyant sur le contenu du concept du Projet, le consultant étudiera en détail le contenu des
travaux, leur calendrier d’exécution et leur plan de contrôle de la qualité, et adoptera un système
approprié de supervision de l’exécution.
iii) Un système de liaison sera mis en place entre les organismes marocains concernés, l’Ambassade
du Japon au Maroc, le bureau de la JICA au Maroc, le consultant et l’entrepreneur des travaux, et
ce système sera appliqué à l’exécution.
iv) Le plan de mise en place des matériaux et de l’équipement, des véhicules et du bureau du chantier,
et le plan des différentes formalités relatives au contrôle de qualité (contenu, dates, méthodes)
seront adéquatement formulés.
v) Concernant le plan du personnel, le consultant examinera et supervisera adéquatement le niveau
technique, les affectations, les effectifs et l’organisation nécessaires pour la supervision de
l’exécution.

2-2-4-5 Plan du contrôle de qualité


La qualité du Projet sera gérée conformément aux points ci-dessous. L’accent sera mis sur le gros
œuvre, qui est fortement relié aux performances fondamentales telles que la longévité et la sécurité des
installations.

i) Pour l’exécution des principaux travaux, l’entrepreneur formulera des plans d’exécution indiquant
les méthodes et le calendrier d’exécution, ainsi que le plan du contrôle de qualité, et il exécutera
les travaux après avoir obtenu l’approbation du consultant.
ii) Pour la charpente métallique et les armatures, le principe sera de confirmer la qualité des
matériaux au moyen de certificats d’usine.
iii) Pour le ciment, le principe sera de confirmer la qualité des matériaux au moyen du certificat
d’inspection émis par le fabricant.
iv) Pour le béton, la qualité des matériaux sera confirmée en prélevant des données relatives à la
qualité de fabrication chaque jour de coulage.

62
2-2-4-6 Plan de fourniture
i) Matériaux de construction
Les matériaux de construction généraux sont distribués au Maroc et leur fourniture sur place est
possible. Les matériaux spéciaux, autrement dit ceux dont la fourniture au Maroc est difficile, ou dont
le délai de livraison est incertain parce qu’ils sont importés, ou qui sont difficiles à obtenir au Maroc
avec la qualité adéquate, seront fournis depuis le Japon ou les pays voisins.

ii) Équipements
En matière d’appareils de mesure et de matériaux de tuyauterie pour les bacs et vannes, il n’existe pas
de produits marocains. Les instruments de mesure utilisés sont fabriqués aux États-Unis, au
Royaume-Uni, en Italie ou au Japon. La fourniture de leurs pièces détachées est facile, et ils ne
présentent pas de problème de maintenance. Le site du Projet se trouve à environ 100 km du port de
Tanger, et une voie expresse le relie à la ville voisine de Tétouan. Avec des routes principales
également aménagées et des conditions logistiques extrêmement satisfaisantes, la livraison
d’équipements depuis le Japon est facile.

2-2-4-7 Formation initiale pour les équipements


Le tableau suivant indique les équipements qui nécessiteraient une formation initiale auprès des
responsables des installations lors de leur démarrage. Le fournisseur d’équipements devra, d’abord
pendant la période des travaux, transférer les techniques de base nécessaires au fonctionnement initial
des équipements, ensuite lors de la livraison, expliquer les manipulations et les contrôles quotidiens à
effectuer en les faisant fonctionner à titre d’essai.

Tableau 2-14 : Plan de formation initiale


Contenu de la formation Période prévue
Manipulation, gestion et maintenance du tableau Au cours des
Équipements de répartition
d’arrivée de courant et du groupe électrogène de travaux, lors de la
de l’électricité
secours livraison
Équipements électriques Gestion et maintenance des équipements Lors de la
(à courant faible) d’éclairage et autres livraison
Au cours des
Équipements de Manipulation et gestion de la pompe de
travaux, lors de la
prélèvement d’eau de mer prélèvement d’eau et du dispositif de rétrolavage
livraison
Manipulation et gestion des équipements Au cours des
Équipements d’élevage d’aération, des équipements d’approvisionnement travaux, lors de la
en eau de mer et du dispositif de désinfection livraison
i) Manipulation et gestion de la pompe
Au cours des
Équipements d’évacuation d’évacuation des eaux et de la pompe à air
travaux, lors de la
des eaux ii) Gestion, maintenance et nettoyage du bassin de
livraison
décantation
Équipements d’air
Lors de la
conditionné et de Manipulation de base
livraison
ventilation

2-2-4-8 Assistance technique (Soft Component)


(1) Nécessité de l’assistance technique
Le centre faisant l’objet de la coopération sera une installation d’essais et de recherche spécialisée en
recherche conchylicole, planifiée pour mettre en œuvre l’élevage de géniteurs, les technologies de
production et d’élevage des naissains indispensables à la conchyliculture, ainsi que des recherches
biologiques sur les mollusques et des cultures pilotes en mer. Le Maroc compte des installations
d’essais et de recherche aquacoles à proximité du site du Projet, et leurs chercheurs et personnels
techniques disposent d’une expérience et de connaissances abondantes en matière d’élevage de
poissons. Les ressources humaines nécessaires à l’exploitation du centre pourront être assurées au
moyen de mutations de ces chercheurs et personnels, ainsi que par le recrutement d’étudiants diplômés

63
de l’université, étudiants de troisième cycle inclus. L’exploitation de ces installations, et leurs activités
de recherche technologique et de développement, sont donc possibles à moyen et long terme.
Toutefois, aucune de ces personnes n’a d’expérience des considérations de prévention des épidémies
dans une installation de recherche consacrée aux mollusques, ainsi que des essais et recherches sur la
production en masse de phytoplancton, qui est leur nourriture vivante. C’est pourquoi l’INRH a
formulé une requête auprès du Japon, souhaitant la mise en œuvre, dans le cadre de la coopération
financière non remboursable, d’une assistance technique sur deux points : i) la prévention des
épidémies et la gestion de l’hygiène, et ii) les technologies de production de phytoplancton.

Considérant très sérieusement les maladies et dommages dus au virus de type herpès de l’huître apparu
récemment en Europe, l’INRH reconnaît fortement l’importance de mettre en place, au démarrage des
recherches sur la production interne de naissains, un système de prévention des épidémies dans les
installations d’élevage, et un système de gestion de l’hygiène de ces installations basé sur l’approche
HACCP (Hazard Analysis and Critical Control Point : Analyse des risques – points critiques pour leur
maîtrise). Toutefois, en raison de son expérience mesurée dans ces domaines, l’INRH a requis des
conseils techniques à ce sujet pour le fonctionnement du Centre. Concernant « i) prévention des
épidémies et gestion de l’hygiène » (désignées ci-après le « plan pour la gestion »), qui étaient incluses
dans la requête de l’INRH, il est nécessaire que l’ensemble du personnel travaillant à l’exploitation du
centre, et pas seulement les chercheurs, comprenne l’importance d’un système de prévention des
épidémies. Si ce système est négligé, il y a risque d’introduction de pathogènes ou de survenue d’une
maladie dès les étapes initiales du fonctionnement du centre, avec des problèmes pour le démarrage
fluide du Projet. La mise en œuvre d’une prévention des épidémies et d’une gestion de l’hygiène
adéquates, dès la mise en service des installations, permettra un lancement satisfaisant du Projet. Il est
souhaitable que l’assistance technique pour la prévention des épidémies et la gestion de l’hygiène soit
introduite assez tôt, et sa mise en œuvre est possible à partir de juste avant l’achèvement des
installations. Quant à « ii) technologies de production de phytoplancton» (désignées ci-après le « plan
pour le phytoplancton »), les chercheurs prévus pour être affectés à ce domaine disposent de
connaissances et d’une expérience de base en production de phytoplancton, et leur formation
universitaire indique également un fort potentiel en tant que chercheurs. Toutefois, pour renforcer les
technologies de culture du phytoplancton, qui est le fondement de la conchyliculture, dans la
perspective d’une production en masse, il est nécessaire que des conseils et avis soient apportés à
travers la coopération, au sujet des essais et recherches sur la sélection des espèces et lignées
adéquates, ainsi que sur la longueur d’onde et la quantité adéquates de lumière employée pour la
culture. Ceci sera une contribution supplémentaire en vue d’assurer la durabilité des résultats. La mise
en œuvre de l’assistance technique aux technologies de production de phytoplancton demande que les
installations soient en état de fonctionner complètement. Par conséquent, il est souhaitable que cette
mise en œuvre se place juste après leur achèvement.

Ainsi que décrit ci-dessus, la mise en œuvre d’une assistance technique, au moyen de la coopération
financière non remboursable, sera efficace pour renforcer les effets de la coopération elle-même.

(2) Objet et contenu de l’assistance technique


La mise en œuvre de l’assistance technique a pour objet les deux points suivants.

i) Lancer le Projet avec fluidité au moyen de conseils aux chercheurs, aux techniciens et au
personnel administratif, portant sur une gestion/exploitation des installations consciente du
système interne de prévention des épidémies et du système HACCP.
ii) Garantir une durabilité minimum pour la manifestation des effets et résultats de la coopération, au
moyen de conseils techniques aux chercheurs portant sur les méthodes de conservation en
conditions stériles des souches de phytoplancton, leur reproduction et leur culture par étapes.

Les principaux contenus de l’assistance technique sont les suivants.

64
1) Plan pour la gestion
i) Conseils sur le système de prévention des épidémies dans les installations d’élevage
ii) Conseils pour la formulation d’un manuel (1re version) de prévention des épidémies et de gestion
de l’hygiène dans les installations d’élevage
iii) Concertations et conseils sur la gestion/l’exploitation des installations

2) Plan pour le phytoplancton


i) Appui à la collecte d’informations relatives au phytoplancton
ii) Appui concernant la fourniture de souches de phytoplancton
iii) Conseils concernant les recherches sur la culture du phytoplancton

2-2-4-9 Calendrier d’exécution


Dans l’exécution du Projet, 3,5 mois sont prévus pour la conception de l’exécution jusqu’à la
conception détaillée et l’approbation du dossier d’appel d’offres, 3 mois ensuite jusqu’à l’appel
d’offres et au contrat de construction, et 14 mois pour la durée des travaux, en incluant l’approbation
des plans après le contrat avec l’entrepreneur, les travaux de construction et leur inspection. Le tableau
de calendrier est présenté ci-après.

65
Tableau 2-15 : Calendrier d’exécution
66
2-3 Obligations du pays bénéficiaire

Le contenu du Projet à la charge de la partie marocaine est indiqué ci-dessous.

i) Obtention du site du Projet, terrassement primaire du site si nécessaire.


ii) Obtention de toutes les autorisations nécessaires au Maroc concernant l’exécution du Projet et les
travaux de construction.
iii) Rapide signature de l’Arrangement Bancaire et prompte délivrance de l’Autorisation de Paiement
nécessaires au Projet.
iv) Traitement rapide et en franchise de taxe du dédouanement nécessaire au Maroc pour l’exécution
du Projet et les travaux de construction.
v) Mesures d’exonération de tout impôt, taxe ou contribution susceptibles d’être perçus au Maroc
auprès des nationaux japonais et des sociétés japonaises quant aux travaux de construction, à la
fourniture du matériel et de l’équipement et à la fourniture des services.
vi) Autorisation d’entrée et de séjour au Maroc pour les nationaux japonais concernés par l’exécution
du Projet.
vii) Obtention des terrains pour la construction de l’aire d’entreposage provisoire et le bureau du
chantier.
viii) Mesures interdisant aux personnes extérieures d’entrer dans le site du Projet pendant les travaux
de construction.
ix) Construction du local du gardien, des clôtures et portails nécessaires sur le site du Projet.
x) Fourniture des appareils de bureautique, des téléphones, du mobilier et des connexions Internet
nécessaires dans le local administratif et les installations d’élevage et de recherche.
xi) Approvisionnement en électricité et en eau douce jusqu’aux emplacements spécifiés dans le site
du Projet.
xii) Prise en charge des autres frais qui sont nécessaires à l’exécution du Projet mais ne sont pas pris
en charge par la coopération financière non remboursable du Japon.

2-4 Plan d’exploitation du Projet

2-4-1 Système d’exécution

Le personnel nécessaire à l’exploitation des installations du Projet se compose de 20 personnes en


tout : 1 Chef de station, 3 chercheurs (biologie marine), 6 techniciens (2 responsables de laboratoire
biologique, 2 responsables de salle d’élevage, 1 électricien, 1 mécanicien), 4 opérateurs en mer, 3
agents administratifs (1 secrétaire, 1 agent général, 1 comptable), 1 chauffeur et 2 gardiens. Par
ailleurs, 2 agents de nettoyage seront également postés.

Concernant les chercheurs et techniciens nécessaires à l’exploitation des installations, les chercheurs
du Centre Spécialisé en Aquaculture à M’diq cumuleront initialement leurs fonctions avec celles de
chercheurs du nouveau centre. Les postes seront ensuite pourvus graduellement au moyen de
mutations de personnel depuis les laboratoires centraux et centres régionaux de l’INRH, ainsi que par
des étudiants diplômés de troisième cycle. Les installations seront exploitées de façon similaire au
centre de M’diq, et des recherches conjointes seront menées avec des opérateurs privés d’aquaculture
et des étudiants, étudiants de troisième cycle inclus. Ceci permettra de comprendre les besoins de
l’élevage conchylicole privé et de mener des essais et des recherches sur les technologies pratiques de
conchyliculture.

L’affectation du personnel du Centre devra être déterminée avant la fin des travaux de construction,
parce qu’il est souhaitable que les personnes responsables vérifient et comprennent l’avancement des
travaux de gros œuvre, y compris les endroits qui seront cachés et ne seront plus visibles après
l’achèvement des travaux (par ex. les canalisations). Pour les équipements d’élevage également, les
chercheurs et techniciens devront vérifier les travaux d’installation pour faciliter leurs opérations
surtout pendant la période initiale et la maintenance des équipements. Il sera donc nécessaire que
l’affectation de tout le personnel, y compris les chercheurs, se détermine au moins trois mois avant la

67
fin des travaux. Par ailleurs, l’assistance technique (Soft Component) sera mise en place à partir d’un
mois et demi avant la fin des travaux, l’affectation du personnel concerné par cette assistance devra
donc être décidée au moins avant le commencement.

2-4-2 Plan d’exploitation

Le plan d’exploitation inclura des éléments suivants : achat et gestion des réactifs, pièces détachées et
consommables ; opération comptable et paiement pour les frais d’énergie et de télécommunication ;
gestion et maintenance des installations et équipements du Centre. Ces travaux devront être
quotidiennement mis en place par le Centre sous la responsabilité du siège de l’INRH. Le tableau
suivant indique les frais nécessaires à l’exploitation du Centre.

Poste Détail
Rémunérations du personnel
Frais de personnel
(20 personnes : chercheurs, techniciens, opérateurs, agents administratifs)
Frais de recherche Frais de recherche pour le Centre affectés au budget de l’INRH
Frais d’énergie et de
Frais d’électricité, de carburant et de télécommunication
télécommunication
Frais de réparation Réparation des installations et équipements, achat de fournitures de bureau
Frais de pièces
Achat des pièces détachées pour les équipements de recherche
détachées
Frais de consommables Achat des réactifs et consommables
Autres Pour prestataire de nettoyage, etc.

2-4-3 Calcul du coût d’exploitation

(1) Coût d’exploitation du Centre Spécialisé en Aquaculture à M’diq


Le tableau suivant présente l’évolution du coût annuel d’exploitation du Centre Spécialisé en
Aquaculture à M’diq ayant presque les mêmes dimension et nombre de personnel (6 chercheurs, 4
techniciens, 4 marins) que le Centre faisant l’objet du présent Projet. Ce coût, dont le montant moyen
annuel des trois dernières années s’élève à environ 5 millions de MAD (62,5 millions de yens), est
budgétisé par le siège de l’INRH. Le Centre du Projet ayant une superficie totale de 1 732 m² et une
pompe de prélèvement d’eau dont la capacité est de 40 m3/h est un peu plus petit que le Centre de
M’diq (superficie de 2 012 m², pompe de 100 m3/h), mais le nombre de personnel de ces deux centres
est presque même. Il est donc considéré que l’échelle de budget pour le coût d’exploitation du Centre
du Projet se conforme à celle du Centre de M’diq.

Tableau 2-16 : Coût d’exploitation du Centre Spécialisé en Aquaculture à M’diq (unité : MAD)
Poste 2011 2012 2013
Achats consommés de matières et fournitures 303 400 364 080 436 896
Achats non stockés de matières et fournitures 440 300 528 360 634 032
Achat de prestation de service 25 000 25 000 25 000
Charges externes 716 000 788 150 866 965
Charges du personnel 2 500 000 2 740 000 2 980 000
Charges sociales 375 000 393 027 411 055
Matériel scientifique 50 000 50 000 50 000
Matériel de transport 260 000 - -
Matériel de bureau 10 000 10 000 10 000
Matériel informatique 50 000 25 000 10 000
Logiciels 10 000 5 000 5 000
Total général 4 740 200 4 928 617 5 428 948
(Source : INRH)

68
2-4-4 Coopération avec les organismes de recherche

Le plan prévoit ce qui suit concernant la démarcation fonctionnelle entre les installations du Projet et
les autres laboratoires de l’INRH. Les présentes installations mèneront principalement des essais et
recherches biologiques sur les bivalves. En cas de suspicion de maladie parasitaire, bactérienne ou
virale, des échantillons seront envoyés au Centre de Recherche en Pathologie des Animaux Aquatiques
à Tanger, auquel seront confiés le diagnostic et l’analyse. Dès le commencement des activités, les
présentes installations seront exploitées en tant que laboratoire averti du système HACCP et des
systèmes de prévention des épidémies. Les installations conduiront les recherches biologiques
suivantes sur le phytoplancton, qui est une nourriture vivante : séparation de l’environnement naturel ;
essais de culture sous conditions de croissance fixées différemment ; évaluation en tant que nourriture
(taux de croissance) ; établissement et conservation des souches. C’est le Centre régional de Tanger ou
les laboratoires centraux qui analyseront les lipides, etc., contenus dans le phytoplancton et évalueront
chimiquement sa valeur nutritive. Au cours des essais d’aquaculture en mer (ferme pilote), des essais
de croissance seront menés, les chercheurs des présentes installations mesureront et suivront les
caractéristiques fondamentales de l’eau de mer, les sédiments du fond, la température de l’eau, la
salinité, le volume de chlorophylle, et évalueront les lieux de culture. Il est prévu que les laboratoires
centraux de Casablanca, qui possèdent un chromatographe en phase gazeuse et un chromatographe en
phase liquide, effectueront l’analyse chimique détaillée des métaux lourds et produits chimiques
contenus dans les sédiments du fond. Les présentes installations seront quant à elles focalisées sur des
essais et recherches sur la pratique aquacole plus proches du terrain. Quant à la sélection des triploïdes
et des manipulations génétiques comme thèmes de recherche, celle-ci est concevable dans le futur,
compte tenu de l’attitude extrêmement sérieuse de l’INRH, y compris au stade des considérations
environnementales.

Figure 2-10 : Coopération avec les organismes de recherche

69
2-5 Estimation du coût du Projet

2-5-1 Estimation de coût initial

En cas d’exécution du présent Projet, le montant du Projet est estimé à 28.6 millions de yens à la
charge de la partie marocaine.
Ce montant de la charge marocaine, en ne représente que 1% du budget annuel de d’INRH (env.
220 millions de MAD), sera bien couvert par ce dernier.
(1) Conditions de calcul
Date de calcul : Mai 2014
Taux de change : 1 MAD = 12,434 yens
Période d’exécution : 14 mois

(2) Ventilation du coût du Projet

Tableau 2-17 : Frais pris en charge par la partie marocaine


Montant Montant
Poste Q’té Observations
(MAD) (million de yens)
Ouverture d’un compte pour le 1 Montant indiqué dans
88 000 1,1
Projet ensemble l’Échange de Notes x 0,1%
Inspection de qualité (bureau de
80 000 1,0
contrôle)
Raccordements aux réseaux
téléphonique, d’électricité et d’eau 360 000 4,5
douce
Aménagement de la voie d'accès 1500 m 885 000 11,0
Terrassement du terrain,
400 m 724 000 9,0 6 000 m²
construction des clôtures et portails
Fourniture des appareils de 1
160 000 2,0
bureautique et du mobilier ensemble
Total 28,6

2-5-2 Coût d’exploitation et de maintenance

(1) Coût d’exploitation et de maintenance des présentes installations


Les postes de dépenses nécessaires pour l’exploitation et la maintenance des présentes installations,
ainsi que le calcul de leurs montants annuels, figurent ci-dessous.

i) Frais de personnel :
Le plan de l’INRH prévoit qu’initialement, le chef de Station du Centre de M’diq cumulera ses
fonctions avec celles de chef de Station des présentes installations lorsque celles-ci seront lancées. Les
chercheurs seront mutés à partir des différents laboratoires de l’INRH, et les techniciens seront des
étudiants diplômés et des techniciens expérimentés recrutés en cours de carrière. Il sera nécessaire de
garantir des ressources pour les frais de personnel, sauf pour le Chef de station.

ii) Frais de recherche :


Les frais devront être prévus pour acheter des réactifs et engrais pour préparer les milieux de culture
pour le phytoplancton, des détergents pour verrerie et des consommables tels que les pointes de pipette.
Les frais pour l’abonnement de revues techniques ou la participation à des congrès ou séminaires sont
aussi nécessaires.

iii) Frais d’éclairage et de chauffage :


a) Frais d’électricité : le fonctionnement des équipements d’air conditionné et de ventilation, de la

70
pompe de prélèvement d’eau de mer, des équipements d’élevage (pompes à air, éclairage, pompe
de circulation), des appareils de recherche et des appareils de bureautique génèrera des
redevances d’électricité dues à l’opérateur public.
b) Frais de combustible : l’emploi de gasoil pour produire de l’eau de mer chaude, principalement en
hiver, génèrera des frais de combustible.
c) Frais de télécommunications : l’utilisation du téléphone, de la télécopie et de l’Internet génèrera
des frais de télécommunications.

iv) Frais de consommables :


Ceci concerne les consommables des appareils.

v) Frais de maintenance des installations :


Une proportion de 0,1% des frais de construction est prévue au titre des frais nécessaires pour les
réparations annuelles des installations.

D’autre part, les principaux éléments qui nécessiteront un renouvellement à moyen ou long terme sont
les suivants. Pour garantir une exploitation à long terme et durable du Projet, il est souhaitable de
comptabiliser des frais d’amortissement adéquats, ainsi que d’épargner régulièrement et d’avoir à
disposition les sommes permettant d’effectuer sûrement le renouvellement des installations, comme
indiqué dans le tableau suivant. Les constructions elles-mêmes sont susceptibles de souffrir de
dommages car elles emploient de l’eau de mer. Les parties en acier exposées et les surfaces en mortier,
du fait de leur situation en bord de mer, ainsi que les toitures recevant les rayons directs du soleil,
demanderont en particulier que des réparations soient effectuées aux moments nécessaires dans une
optique de maintenance à long terme.

Tableau2-18 : Renouvellement des principaux équipements et matériels et coût approximatif


(unité : MAD)
Période approximative de
Nom de l’équipement/du matériel Coût estimé
renouvellement
Pompe de prélèvement d’eau, pompe 6 à 10 ans environ 200 000
d’approvisionnement en eau, pompes à air
Nouvelle peinture des parties métalliques des 4 à 10 ans environ 120 000
constructions
Nouvelle peinture des parties en mortier 7 à 10 ans environ 800 000
Imperméabilisation 10 ans environ 660 000
Appareils d’air conditionné 10 ans environ 1 450 000
Note : le groupe électrogène de secours n’est pas considéré comme sujet à l’amortissement,
étant donné que sa durée de fonctionnement sera courte.

71
CHAPITRE 3 ÉVALUATION DU PROJET
Chapitre 3 Évaluation du Projet
3-1 Conditions préalables

Au titre des conditions préalables à la mise en œuvre du présent Projet, les principales tâches à
exécuter par la partie marocaine sont les suivantes.

i) Obtention des autorisations


Un tuyau de prélèvement d’eau de mer et des dispositifs de filtration seront enfouis sur l’estran du site
du Projet. La partie marocaine devra donc fournir des explications préalables aux pêcheurs du
voisinage qui utilisent cet endroit, en particulier aux trois pêcheurs à la senne de plage, et obtenir leur
accord. Il sera également nécessaire d’exécuter l’EIE, ainsi que d’obtenir les autorisations
environnementales et les autres autorisations requises pour les travaux de construction et la fourniture
du matériel et des matériaux. Le suivi environnemental sera également indispensable pendant la
période des travaux.

ii) Obtention du terrain des travaux


La partie marocaine devra obtenir le terrain du site du Projet et les terrains nécessaires au stockage du
matériel et des matériaux des travaux, ainsi qu’à l’installation du bureau de chantier. Des mesures
devront être prises pour interdire l’accès des personnes étrangères au site.

iii) Mesures pour la bonne marche du Projet


La partie marocaine devra rapidement signer l’Arrangement Bancaire et délivrer l’Autorisation
irrévocable de Paiement. Elle devra aussi autoriser l’entrée et le séjour au Maroc des nationaux
japonais participant à l’exécution du Projet, ainsi qu’assurer leur sécurité durant leur séjour. Des
mesures devront être prises pour exempter les nationaux japonais et les personnes morales japonaises
de tout impôt ou taxe perçu au Maroc en rapport avec les travaux de construction, la fourniture du
matériel et des matériaux, et la prestation des services.

iv) Travaux à la charge de la partie marocaine


La partie marocaine devra exécuter les travaux de mise à disposition des sources d’eau douce utilisées
dans les installations du Projet (branchement au réseau d’eau ou installation d’un puits d’eau douce),
ainsi que les travaux de branchement de l’électricité et du téléphone. Elle devra fournir les appareils de
bureau et le mobilier, construire les clôtures et portails, et aménager les voies d’accès en fonction des
besoins.

3-2 Intrants nécessaires du pays bénéficiaire

Les actions à engager par la partie marocaine pour que les effets du Projets se manifestent et soient
durables figurent ci-dessous.

i) Exploitation, gestion et maintenance


La partie marocaine mettra en place le système d’exploitation des installations du Projet, et assurera la
disponibilité des chercheurs, techniciens et personnels administratifs nécessaires aux activités de
recherche. Il sera également essentiel d’assurer la disponibilité des pièces de rechange des
équipements nécessaires, d’effectuer la maintenance appropriée des équipements, et d’entretenir les
installations. Il sera particulièrement souhaitable d’établir une planification budgétaire à long terme
adéquate pour l’acquisition des pompes, moteurs et autres équipements nécessitant un renouvellement
à moyen ou long terme. Généralement, les travaux à envisager au titre de l’exploitation, de la
maintenance et de la gestion comprennent l’approvisionnement et la gestion des pièces détachées, des
réactifs et des consommables des équipements de recherche ; le paiement et le traitement comptable
des frais d’éclairage, de chauffage et de télécommunications ; et les opérations techniques, telles que la

73
réparation des équipements. Tous ces travaux seront effectués au Centre sous la responsabilité de
l’INRH.

ii) Création d’un système de coopération avec les organismes concernés


La partie marocaine établira un système d’exploitation et un manuel de gestion adéquats pour un
centre de recherche et de technologies conchylicoles. Des relations de coopération seront également
créées, ainsi qu’un système de coopération sur le contenu des activités et le système de recherche, avec
le Centre Spécialisé en Aquaculture à M’diq, le Centre Régional de Tanger et le siège de l’INRH, et
avec l’ANDA et la DPM.

iii) Compréhension des effets du Projet


Afin de comprendre avec précision les effets de l’exécution du Projet, en vue de son développement
durable, la partie marocaine mesurera ces effets avec constance et régularité.

3-3 Hypothèses importantes

Les hypothèses importantes pour que les effets du Projets se manifestent et soient durables sont les
suivantes.

i) Qu’il n’y ait pas de changement important dans la politique du gouvernement marocain en
matière de développement conchylicole.
ii) Qu’il n’y ait pas de déclin de la culture des bivalves, suite à une forte chute de leur demande ou
une épidémie de maladie.
iii) Qu’il n’y ait pas de dégradation extrême de l’environnement conchylicole, en raison
d’anomalies de température ou de dégradation de qualité de l’eau de mer, provoquées par le
changement climatique ou les modifications de l’environnement.

3-4 Évaluation du Projet

3-4-1 Pertinence
(1) Contribution au plan global
Le Plan Halieutis, qui est le plan global, propose de promouvoir la conchyliculture pour développer le
secteur halieutique et contribuer à la croissance économique du Maroc. Le présent Projet prévoit
d’élaborer des techniques d’élevage et de mener des recherches sur la production de naissains, pour en
développer les technologies. Une fois introduites dans l’industrie aquacole, les différentes technologies
ainsi développées feront augmenter la production de coquillages, et par conséquent, contribueront
directement à cette industrie. D’autre part, le Plan Halieutis appelle la production et la distribution de
naissains, le développement et la vulgarisation des techniques d’élevage, et la mise en place de la
législation relative aux activités aquacoles, alors que le Projet offre une grande contribution
technologique à « la production et à la distribution de naissains », ainsi qu’« au développement et à la
vulgarisation des techniques d’élevage ».

(2) Cohérence avec les politiques et principes de la coopération japonaise


Pays halieutique doté de riches lieux de pêche, le Maroc est pour le Japon un important fournisseur de
ressources marines. L’aide au secteur halieutique marocain revêt donc une grande signification dans
une optique de sécurisation des ressources du Japon. De ce point de vue, et au titre des principes de
l’aide au Maroc, le Japon positionne « le renforcement de la compétitivité économique et la croissance
économique durable » comme des domaines prioritaires, et il se propose de « contribuer au
renforcement de la compétitivité économique et à la croissance économique durable » au Maroc « par
la promotion de la pêche et de l’agriculture, qui sont des secteurs majeurs ». Par conséquent, le présent
Projet est cohérent avec les principes de l’aide du Japon.

74
3-4-2 Efficacité
(1) Effets quantitatifs
Les effets quantitatifs de l’exécution du Projet peuvent être connus par les moyens suivants : nombre
d’articles communiqués dans des sociétés savantes ; nombre de rapports de recherche publiés dans des
magazines spécialisés/dans le rapport annuel de l’INRH ; activités de recherche expérimentale sous
contrat confiées par les sociétés privées concernées ou des aquaculteurs ; résultats de recherches
conjointes avec des organismes d’enseignement et de recherche, à commencer par les universités, et
types de bivalves ciblés par les recherches.

Valeur de base Valeur objectif


Indicateurs (valeur des résultats (en 2022, soit 6 ans après
2014) l’achèvement du Projet)
Nombre total de technologies conchylicoles
établies (articles, rapports de recherche) 0 10
(à partir de l’année de base)
Nombre total de prestations de recherche
conchylicole sous contrat 0 4
(à partir de l’année de base)
Nombre total d’espèces ciblées par les
recherches conchylicoles 0 3
(à partir de l’année de base)
Nombre annuel de jours d’utilisation des
0 100
installations de prégrossissement

(2) Effets qualitatifs


L’un des effets qualitatifs à mentionner pourrait être « le plus grand intérêt du secteur aquacole pour
l’INRH et la conchyliculture ». Le Projet promet également les impacts suivants : le développement de
la conchyliculture servira de moteur au développement halieutique, et au-delà, dynamisera l’économie
marocaine ; le centre accueillera en visite les écoliers des établissements voisins, offrant aux enfants
une éducation à l’environnement en approfondissant leur compréhension des mécanismes de la
conchyliculture, des organismes marins en particulier des espèces élevées et de l’environnement
marins.

L’exécution du Projet est donc hautement pertinente, et ne se limitant pas à contribuer aux industries
liées à l’aquaculture, elle devrait aussi apporter des effets d’éducation et de sensibilisation de la société
locale. Une bonne efficacité du projet est donc prévisible.

75
DOCUMENTS ANNEXES
Annexe 1

Liste des membres de l’équipe d’étude

(1) Première étude sur place

M. Syunji SUGIYAMA Chef du mission Conseiller senior de la JICA


M. Yoshihisa MASANAGA Gestion du Projet Départment du
développement rural, JICA
M. Toru FUJIKI Chef du Consultant / OAFIC Co., Ltd.
recherche et développement
aquacole / plan de gestion et
de maintenance
M. Tohru TACHIKI Architecture et dessin des OAFIC Co., Ltd.
installations
M. Yoshiaki KOBAYASHI Plan des installations OAFIC Co., Ltd.
aquacoles
M. Masanori NAKAMURA Considérations OAFIC Co., Ltd.
socio-environnementales
M. Yoshinobu KOKADO Plan d’exécution / plan de Fukunaga
fourniture / estimation des Architects-Engineers
coûts
M. Masahiko HASHIZUME Interprète japonais-français Franchir Co., Ltd.

(2) Deuxième étude sur place


(explication sur la première version du Rapport de l’étude préparatoire)

M. Syunji SUGIYAMA Chef du mission Conseiller senior de la JICA


M. Sei KIMURA Gestion du Projet Départment du
développement rural, JICA
M. Toru FUJIKI Chef du Consultant / OAFIC Co., Ltd.
recherche et développement
aquacole / plan de gestion et
de maintenance
M. Tohru TACHIKI Architecture et dessin des OAFIC Co., Ltd.
installations

A-1
Annexe 2

Programme de la mission

(1) Première étude sur place


Programme (membres gouvernementaux, consultants)
N° Date J
Membres gouvernementaux, consultant i)et vi) Consultants ii) et v) Consultants iii) et iv)
1er
1 S Départ : Narita 21h55 => Paris 03h05 (AF277)
mars
2 Paris 07h20 => Casablanca 09h25 (AF1896)
2 D
mars Déplacement à Rabat en voiture, préparation des enquêtes commissionnées à un prestataire marocain
Discussion avec la JICA au Maroc et avec expert ISHIKAWA
3
3 L Visite de courtoisie à l’Ambassade du Japon au Maroc, visite de courtoisie et discussion sur le programme d’étude au Ministère de
mars
l’Agriculture et de la Pêche Maritime (MAPM) (Rabat)
iii) Comme le consultant i)
4 Déplacement, visite à Amsa et à M’diq iv) Étude des conditions naturelles,
4 M Comme le consultant i)
mars (M’diq) préparatif des enquêtes
commissionnées
iii) Comme le consultant i)
5 Visite à Amsa et à M’diq, déplacement à Rabat iv) Étude des conditions naturelles,
5 M Comme le consultant i)
mars (Rabat) préparatif des enquêtes
commissionnées
AM : Visite de courtoisie à l’ANDA iii) Comme le consultant i)
6
6 J PM : Déplacement à Casablanca, visite de Comme le consultant i) iv) Étude socio-environnementale
mars
courtoisie à l’INRH (Casablanca) (Rabat)
iii) Étude des conditions naturelles
7 (Amsa)
7 V Discussion à l’INRH (Casablanca) Comme le consultant i)
mars iv) Étude socio-environnementale
(Amsa)
iii) Étude des conditions naturelles
8 Étude sur la pêche et l’aquaculture des bivalves ii) Comme le consultant i) (Amsa)
8 S
mars (Casablanca) v) Étude de la situation de fourniture iv) Étude socio-environnementale
(Amsa)
9
9 D Réunion interne (Casablanca) Réunion interne Réunion interne
mars
Discussion à l’INRH iii) Étude des conditions naturelles
10 Déplacement à Rabat (Rabat) ii) Étude d’infrastructure (Amsa)
10 L
mars Narita 11h00 => Paris 15h45 (AF271) v) Étude de la situation de fourniture iv) Étude des besoins des pêcheurs
Paris 19h40 => Rabat 21h30 (AF1358) (Amsa)
AM : Réunion interne, discussion avec la JICA
ii) Étude d’infrastructure iii) Étude des conditions naturelles
au Maroc
11 v) Concertation avec les autorités (Amsa)
11 M PM : Visite de courtoisie et discussion au
mars concernées de la province de Tétouan iv) Étude des besoins des pêcheurs
Département de la Pêche Maritime (DPM) du
(incendie, environnement) (Amsa)
MAPM et à l’ANDA (Rabat)
AM : Rabat => Casablanca
ii) Étude de développement de la périphérie
Visite de courtoisie et discussion à l’INRH iii) Étude des conditions naturelles
du site de projet
12 PM : Casablanca => Oualidia (Amsa)
12 M v) Concertation avec les autorités
mars Concertation avec l’AMA et l’UNAM) iv) Étude des besoins des pêcheurs
concernées de la province de Tétouan
Visite à la Station du RSSL de l’INRH à (Amsa)
(incendie, environnement)
Oualidia (Oualidia)
AM : Oualidia => Casablanca => Rabat => ii) Étude de développement de la périphérie
Tanger du site de projet iii) Étude des conditions naturelles
13 PM : Visite au Centre de la recherche en v) Concertation avec les autorités (Amsa)
13 J
mars pathologie des animaux aquatiques de l’INRH concernées de la province de Tétouan (eau iv) Soutien à l’organisation de la
à Tanger de ville, électricité, télécommunication, réunion des parties prenantes (Amsa)
Déplacement à M’diq (M’diq) égout)
AM : Visite de courtoisie et discussion à la
ii) Étude de développement de la périphérie
province de Tétouan
du site de projet iii) Étude des conditions naturelles
Visite au Centre Spécialisé en Aquaculture de
14 v) Concertation avec les autorités (Amsa)
14 V l’INRH à M’diq et au marché aux poissons à
mars concernées de la province de Tétouan (eau iv) Soutien à l’organisation de la
M’diq
de ville, électricité, télécommunication, réunion des parties prenantes (Amsa)
PM : Visite au site de projet prévu
égout)
(M’diq)
15
15 S M’diq => Casablanca Réunion interne
mars
16 Réunion interne pour l’élaboration du
16 D Classement des documents collectés
mars procès-verbal
ii) Étude de développement de la périphérie iii) Étude des conditions naturelles
17 AM et PM : Discussion sur le procès-verbal du site de projet (Amsa)
17 L
mars (Casablanca) v) Étude des fondations du site pour iv) Participation à la réunion des parties
construction prenantes (Amsa)

A-2
AM et PM : Discussion sur le procès-verbal
iii) Étude des conditions naturelles
(Casablanca) ii) Confirmation des lois et règlements
18 (Amsa)
18 M (L’expert SUGIYAMA participera concernés et du système d’autorisation
mars iv) Étude socio-environnementale
partiellement au comité d’un autre projet v) Étude de concessionnaires sur place
(Amsa)
concernant les pélagiques.)
ii) Confirmation des lois et règlements iii) Étude des conditions naturelles
AM et PM : Discussion sur le procès-verbal
19 concernés et du système d’autorisation (Amsa)
19 M (Casablanca)
mars v) Collecte de documents et données sur iv) Étude socio-environnementale
Déplacement à Rabat
l’INRH (plan du siège, etc.) (Amsa)
AM : Signature du procès-verbal ii) Confirmation des lois et règlements iii) Étude des conditions naturelles
20
20 J PM : Rapport à la JICA au Maroc et à concernés et du système d’autorisation (Amsa)
mars
l’Ambassade du Japon v) SOCOTEC / Bureau Veritas iv) Étude socio-environnementale (Amsa)
Rabat 07h55 => Paris 11h50 (AF1359) iii) Étude des conditions naturelles
ii) Confirmation des lois et règlements
21 Paris 13h40 (AF276) => (Amsa)
21 V concernés et du système d’autorisation
mars iv) Étude socio-environnementale
i) Étude sur l’offre et la demande en bivalves v) SOCOTEC / Bureau Veritas
(Amsa)
22 => Narita, Japon 09h30
22 S Réunion interne
mars
23
23 D Classement des documents collectés
mars
ii) Discussion sur les installations construites (Casablanca) iii) Discussion sur les installations et
24 i) Étude sur l’offre et la
24 L v) Établissement de la liste des consultants en construction équipements fournis (Casablanca)
mars demande en bivalves
(Rabat, Casablanca) iv) Étude socio-environnementale (Rabat)
ii) Discussion sur les installations construites (Casablanca) iii) Discussion sur les installations et
25 i) Étude sur l’offre et la
25 M v) Étude des coûts d’entreprises de construction (Rabat, équipements fournis (Casablanca)
mars demande en bivalves
Casablanca) iv) Étude socio-environnementale (Rabat)
ii) Discussion sur les installations construites (Casablanca) iii) Discussion sur les installations et
26 i) Étude sur l’offre et la
26 M v) Étude des coûts d’entreprises de construction (Rabat, équipements fournis (Casablanca)
mars demande en bivalves
Casablanca) iv) Étude socio-environnementale (Rabat)
ii) Discussion sur les installations construites (Casablanca) iii) Discussion sur les installations et
27 i) Étude sur l’offre et la
27 J v) Étude des fournisseurs de matériaux de construction équipements fournis (Casablanca)
mars demande en bivalves
(Rabat, Casablanca) iv) Étude socio-environnementale (Rabat)
ii) Discussion sur les installations construites (Casablanca) iii) Discussion sur les installations et
28 i) Étude sur l’offre et la
28 V v) Étude des fournisseurs de matériaux de construction équipements fournis (Casablanca)
mars demande en bivalves
(Rabat, Casablanca) iv) Étude socio-environnementale (Rabat)
29 iii) Casablanca => Paris =>
29 S Réunion interne
mars
30 iii) Arrivée à Narita, Japon
30 D Classement des documents collectés
mars
31 i) Discussion au siège INRH sur le ii) Comme le consultant i)
31 L iv) Étude socio-environnementale (Rabat)
mars plan de gestion et de maintenance v) Discussion avec le consultant en construction
er
1 i) Discussion au siège INRH sur le ii) Comme le consultant i)
32 M iv) Étude socio-environnementale (Rabat)
avr plan de gestion et de maintenance v) Discussion avec le consultant en construction
i) Discussion au siège INRH sur
2 ii) Comme le consultant i)
33 M l’impact du projet auprès des iv) Étude socio-environnementale (Rabat)
avr v) Discussion avec le consultant en construction
bénéficiaires
3 i) Discussion au siège INRH sur la ii) Comme le consultant i)
34 J iv) Casablanca => Paris =>
avr contribution de la partie marocaine v) Discussion avec le consultant en construction
4 i) Discussion au siège INRH sur la ii) Comme le consultant i)
35 V iv) Arrivée à Narita, Japon
avr contribution de la partie marocaine v) Étude des coûts d’entreprises de construction
5
36 S Réunion interne
avr
6
37 D Classement des documents collectés
avr
i) Discussion au siège INRH sur la
7 contribution de la partie marocaine ii) Comme le consultant i)
38 L
avr et la formation du personnel v) Étude des coûts d’entreprises de construction
fournie par la partie japonaise
i) Discussion au siège INRH sur la
8 contribution de la partie marocaine ii) Comme le consultant i)
39 M
avr et la formation du personnel v) Étude des coûts d’entreprises de construction
fournie par la partie japonaise
9
40 M Rapport à la JICA au Maroc et au MAPM
avr
10
41 J Casablanca => Paris =>
avr
11
42 V Arrivée à Narita au Japon
avr
Consultant i) Chef du Consultant / recherche et développement aquacole / plan de gestion et de maintenance,
ii) Architecture et dessin des installations,
iii) Plan des installations aquacoles,
iv) Considérations socio-environnementales,
v) Plan d’exécution / plan de fourniture / estimation des coûts
vi) Interprète japonais- français

A-3
Consultants iv)
1 4 D Départ : Haneda => Paris 04h00 (AF293)
mai
2 5 L Paris 07h15 => Casablanca 09h20 (AF1896)
mai Discussion à l’INRH (Casablanca)
3 6 M Déplacement à Rabat
mai Discussion à la JICA et la DPM (Rabat)
4 7 M Déplacement à Amsa (M’diq)
mai
5 8 J Étude des conditions naturelles (M’diq)
mai
6 9 V Étude des conditions naturelles (M’diq)
mai Soutien à l’organisation de la réunion des parties prenantes (M’diq)
7 10 S Étude des conditions naturelles (M’diq)
mai
8 11 D Étude des conditions naturelles (M’diq)
mai
9 12 L Soutien à l’organisation de la réunion des parties prenantes (M’diq)
mai
10 13 M Participation à la réunion des parties prenantes (M’diq)
mai
11 14 M Étude des conditions naturelles (M’diq)
mai
12 15 J Étude des conditions naturelles (M’diq)
mai Déplacement à Rabat (Rabat)
13 16 V Rapport à la INRH
mai Casablanca 15h40(AF1597) => Paris 22h20 (AF284)
14 17 S Arrivée à Narita 16h55
mai

(2) Deuxième étude sur place (explication sur la première version du Rapport de l’étude préparatoire)

Programme (membres gouvernementaux, consultants)


N° Date J
Membres gouvernementaux Consultant i) et ii)
17
1 Jan
S Départ : Tokyo 10h30 (EK319/EK751)=>
Départ : Tokyo 00h30 (AF293/AF1896)=>
18 => Arrivée à Casablanca12h40
2 Jan
D Arrivée à Rabat09h20
Déplacement à M’diq en voiture (M’diq)
Déplacement à M’diq en voiture (M’diq)
19 Etude des projet site
3 Jan
L Comme les membres gouvernementaux
Discussion à l’INRH M’diq (M’diq)
20 Discussion à l’INRH M’diq (M’diq)
4 jan
M Comme les membres gouvernementaux
Déplacement à Rabat (Rabat)
21
5 Jan
M Discussion sur le procès-verbal au siège de l’INRH (Rabat) Comme les membres gouvernementaux
22
6 Jan
J Signature du procès-verbal au siège de l’INRH (Rabat) Comme les membres gouvernementaux
23 Discussion avec la JICA au Maroc
7 Jan
V Comme les membres gouvernementaux
Visite de courtoisie à l’Ambassade du Japon au Maroc (Rabat)
24 Déplacement à M’diq
8 Jan
S Discussion à l’INRH (Casablanca)
Étude supplémentaire sur le site(M’diq)
25
9 Jan
D Départ : Rabat07h55 (AF1359/ AF294)=> Classement des documents collectés(M’diq)
26
10 Jan
L => Arrivée à Tokyo Étude supplémentaire INRH M’diq (M’diq)
27 Étude supplémentaire
11 jan
M
(C.R.I Tanger-Tetouan) (M’diq)
28 Étude supplémentaire
12 jan
M
(C.R.I Tanger-Tetouan) (M’diq)
29 Discussion à l’INRH M’diq
13 jan
J
Déplacement à Casablanca (Casablanca)
30 Discussion à l’INRH
14 jan
V
Départ : Casablanca14h30 (EK318/EK752) =>
31
15 jan
S => Arrivée à Narita
Consultanti) Chef du Consultant / recherche et développement aquacole / plan de gestion et de maintenance,
ii) Architecture et dessin des installations,

A-4
Annexe 3

Liste des parties concernées

(MAPM))
Ms. Zakia DRIOUICH (Secrétaire Général)
Mr. Mohamed Yassine EL AROUSSI(Chef du bilateral Cooperation Service)
Ms. Zahra ROCHDI (Directrice de la Cooperation et des Affaires Juridiques)
Mr. Bourhior Aomar(Homologue expert)

(INRH)
Dr. Abdelamalek FARAJ (Directeur Général)
Mr. Mohamed IDHALLA(Chef URD Aquaculture)
Mr. Nalaha Hassane(Chef du Centre M’diq)

(ANDA)
Mr. Ali Ait Ali (Chef de Department de l’Integenierie des Projets Aquacoles)
Mr. Anass Karzazi (Chef du Service de la Promotion et de la Communication)
Mr. Salaheddine Boussetta (Charge de l’Appul Technique)

(Région de Tanger Tetouane)


Mr. Hassan Salmi Mrabet (Chef du Division, Center Regional Investment)

(Bureau de développement urbain de Tetouane)


Mr. Abdelaaziz EL KOUFFI(Directeur de la Recherche et Developpement Urbain Bureau )

(AMSA Commmune)
Mr. Ebrahim Bensabeh(Maire du Village Amsa)

A-5
Annexe 4

Procés verbal des discussions

A-6
A-7
A-8
A-9
A-10
A-11
A-12
A-13
A-14
A-15
A-16
A-17
A-18
A-19
A-20
A-21
A-22
A-23
A-24
A-25
A-26
A-27
A-28
A-29
A-30
A-31
A-32
A-33
A-34
A-35
A-36
A-37
A-38
A-39
A-40
A-41
A-42
A-43
Annexe 5

l’assistance technique (Soft Component)

A-44
1 Contexte de planification de l’assistance technique (Soft Component)

(1) Contexte et nécessité de l’assistance technique (Soft Component)


Suite à la requête du gouvernement du Maroc, le Japon a décidé de réaliser une étude préparatoire à
une coopération pour un Projet de construction d’installations de recherche, dont l’objet sera de
développer des espèces conchylicoles adaptées à l’environnement marin marocain, et d’établir les
technologies aquacoles concernées (y compris la recherche et le développement sur les techniques de
production de naissains nationaux d’excellence). En mars 2014, le Japon a donc envoyé au Maroc une
équipe pour cette étude préparatoire. L’équipe d’étude a confirmé le contenu de la requête auprès de la
Département de la Pêche Maritime (DPM) du Ministère de l’Agriculture et de la Pêche Maritime
(MAPM), qui est l’organisme responsable, et de l’Institut National de Recherche Halieutique (INRH),
qui est l’organisme d’exécution. L’équipe d’étude a également examiné en détail la nécessité, la
pertinence et l’urgence de la coopération japonaise pour cette requête, ainsi que mené des études et des
concertations concernant l’état du site, le plan d’exploitation et de maintenance, le plan pour les
installations, le plan pour les équipements, les considérations environnementales et sociales et les
conditions naturelles. En résultat, l’équipe d’étude a formé un jugement global sur le plan d’activités
fondamentales du Maroc pour la recherche conchylicole, et concernant l’échelle, les quantités et les
spécifications des installations, elle a obtenu la confirmation et l’approbation du Maroc pour la
réalisation d’une conception adéquate ne reprenant pas nécessairement le contenu de la requête
initiale.

Le centre en question sera une installation d’essais et de recherche spécialisée en recherche


conchylicole, planifiée pour mettre en œuvre l’élevage de géniteurs, les technologies de production et
d’élevage des naissains indispensables à la conchyliculture, ainsi que des recherches biologiques sur
les mollusques et des cultures pilotes en mer. Le Maroc compte des installations d’essais et de
recherche aquacoles à proximité du site du Projet, et leurs chercheurs et personnels techniques
disposent d’une expérience et de connaissances abondantes en matière d’élevage de poissons. Les
ressources humaines nécessaires à l’exploitation du centre pourront être assurées au moyen de
mutations de ces chercheurs et personnels, ainsi que par le recrutement d’étudiants diplômés de
l’université, étudiants de troisième cycle inclus. L’exploitation de ces installations, et leurs activités de
recherche technologique et de développement, sont donc possibles à moyen et long terme. Toutefois,
aucune de ces personnes n’a d’expérience des considérations de prévention des épidémies dans une
installation de recherche consacrée aux mollusques, ainsi que des essais et recherches sur la
production en masse de phytoplancton, qui est leur nourriture vivante. C’est pourquoi l’INRH a
formulé une requête auprès du Japon, souhaitant la mise en œuvre, dans le cadre de la coopération
financière non remboursable, d’une assistance technique sur deux points : i) la prévention des
épidémies et la gestion de l’hygiène, et ii) les technologies de production de phytoplancton.

Considérant très sérieusement les maladies et dommages dus au virus de type herpès de l’huître apparu
récemment en Europe, l’INRH reconnaît fortement l’importance de mettre en place, au démarrage des
recherches sur la production interne de naissains, un système de prévention des épidémies dans les
installations d’élevage, et un système de gestion de l’hygiène de ces installations basé sur l’approche
HACCP (Hazard Analysis and Critical Control Point : Analyse des risques – points critiques pour leur
maîtrise). Toutefois, en raison de son expérience mesurée dans ces domaines, l’INRH a requis des
conseils techniques à ce sujet pour le fonctionnement du Centre. Concernant « i) prévention des
épidémies et gestion de l’hygiène » (désignées ci-après le « plan pour la gestion »), qui étaient incluses
dans la requête de l’INRH, il est nécessaire que l’ensemble du personnel travaillant à l’exploitation du
centre, et pas seulement les chercheurs, comprenne l’importance d’un système de prévention des
épidémies. Si ce système est négligé, il y a risque d’introduction de pathogènes ou de survenue d’une
maladie dès les étapes initiales du fonctionnement du centre, avec des problèmes pour le démarrage
fluide du Projet. La mise en œuvre d’une prévention des épidémies et d’une gestion de l’hygiène
adéquates, dès la mise en service des installations, permettra un lancement satisfaisant du Projet. Il est
souhaitable que l’assistance technique pour la prévention des épidémies et la gestion de l’hygiène soit
introduite assez tôt, et sa mise en œuvre est possible à partir de juste avant l’achèvement des

A-45
installations. Quant à « ii) technologies de production de phytoplancton» (désignées ci-après le « plan
pour le phytoplancton »), les chercheurs prévus pour être affectés à ce domaine disposent de
connaissances et d’une expérience de base en production de phytoplancton, et leur formation
universitaire indique également un fort potentiel en tant que chercheurs. Toutefois, pour renforcer les
technologies de culture du phytoplancton, qui est le fondement de la conchyliculture, dans la
perspective d’une production en masse, il est nécessaire que des conseils et avis soient apportés à
travers la coopération, au sujet des essais et recherches sur la sélection des espèces et lignées
adéquates, ainsi que sur la longueur d’onde et la quantité adéquates de lumière employée pour la
culture. Ceci sera une contribution supplémentaire en vue d’assurer la durabilité des résultats. La mise
en œuvre de l’assistance technique aux technologies de production de phytoplancton demande que les
installations soient en état de fonctionner complètement. Par conséquent, il est souhaitable que cette
mise en œuvre se place juste après leur achèvement.

Ainsi que décrit ci-dessus, la mise en œuvre d’une assistance technique, au moyen de la coopération
financière non remboursable, sera efficace pour renforcer les effets de la coopération elle-même.

(2) Objet et contenu de l’assistance technique


La mise en œuvre de l’assistance technique a pour objet les deux points suivants.

i ) Lancer le Projet avec fluidité au moyen de conseils aux chercheurs, aux techniciens et au
personnel administratif, portant sur une gestion/exploitation des installations consciente du
système interne de prévention des épidémies et du système HACCP.
ii ) Garantir une durabilité minimum pour la manifestation des effets et résultats de la coopération, au
moyen de conseils techniques aux chercheurs portant sur les méthodes de conservation en
conditions stériles des souches de phytoplancton, leur reproduction et leur culture par étapes.

Les principaux contenus de l’assistance technique sont les suivants.

1) Plan pour la gestion


i ) Conseils sur le système de prévention des épidémies dans les installations d’élevage
ii ) Conseils pour la formulation d’un manuel (1re version) de prévention des épidémies et de gestion
de l’hygiène dans les installations d’élevage
iii ) Concertations et conseils sur la gestion/l’exploitation des installations

2) Plan pour le phytoplancton


i ) Appui à la collecte d’informations relatives au phytoplancton
ii ) Appui concernant la fourniture de souches de phytoplancton
iii ) Conseils concernant les recherches sur la culture du phytoplancton

2 Objectifs de l’assistance technique

L’assistance technique a pour objectifs « que les capacités en technologie et recherche du centre de
recherche et de technologies conchylicoles soient renforcées, qu’un système d’exploitation des
installations soit mis en place, et que commencent les activités de recherche et l’exploitation des
installations au moyen des installations construites et des équipements fournis ». L’atteinte des
objectifs est visée environ un an après le début de l’exploitation, étant donné qu’un travail pratique
sera réalisé conformément au plan de recherche sur la culture de phytoplancton et au manuel de
prévention des épidémies et de gestion de l’hygiène, formulés sur la base de l’assistance technique.

3 Résultats de l’assistance technique

Les résultats de l’assistance technique sont fixés comme indiqué ci-dessous.

A-46
[Plan pour la gestion]
i ) Le niveau de compréhension de la prévention des épidémies est renforcé.
ii ) Un manuel de prévention des épidémies et de gestion de l’hygiène est formulé, et l’exploitation
des installations commence.

[Plan pour le phytoplancton]


i ) Un plan de recherches relatives aux technologies de culture du phytoplancton est formulé par les
chercheurs.
ii ) Les recherches sur la culture du phytoplancton commencent.

4 Méthode de vérification du degré d’atteinte des résultats.

Le tableau suivant indique les résultats dans chaque domaine, ainsi que les éléments de confirmation
de leur degré d’atteinte et leurs indicateurs. Le manuel (1re version) de prévention des épidémies et de
gestion de l’hygiène placé comme indicateur dans le tableau sera rédigé principalement par le
personnel du centre, avec les conseils du consultant japonais, à travers une formation sur le tas. Le
niveau de compréhension de la prévention des épidémies sera mesuré au moyen de listes de contrôle
préparées pour chaque niveau respectif : chercheurs, techniciens et personnel général.

Élément de confirmation du niveau


Domaine Résultats Indicateurs
d’atteinte (état des résultats)
Une ∙ Manuel (1re version)
1 Un manuel (1re version) de prévention
gestion/exploitation de prévention des
des épidémies et de gestion de
des installations épidémies et de
l’hygiène est formulé.
Plan pour la consciente du système gestion de l’hygiène.
gestion de prévention des 2 Niveau de compréhension de la
épidémies et de prévention des épidémies (vérification ∙ Score de la liste de
l’approche HACCP est du niveau de compréhension au contrôle.
mise en œuvre. moyen d’une liste de contrôle).
1 Des connaissances et des données ∙ Nombre de
suffisantes sont collectées. documents collectés.
Les recherches sur la ∙ Nombre de souches
Plan pour le culture du 2 Un fournisseur de souches est obtenu. dont la fourniture est
phytoplancton phytoplancton sont planifiée.
mises en œuvre. 3 Un plan détaillé de recherches sur la ∙ Plan de recherches /
culture du phytoplancton est formulé et comptes-rendus
les activités de recherche commencent. d’essais.

5 Plan des activités de l’assistance technique

1) Plan pour la gestion [2,0 HM (hommes/mois)]


i) Conseils sur le système de prévention des épidémies dans les installations (proposition)
Les points à considérer lors de la livraison, depuis l’extérieur, de nouveaux géniteurs pour les
installations d’élevage du centre seront triés et classifiés, et des conseils seront donnés pour que le
système de prévention des épidémies soit formulé principalement par les chercheurs. Le public sera
constitué par les chercheurs, les techniciens et les opérateurs en mer.

ii) Conseils pour la formulation d’un manuel (1re version) de prévention des épidémies et de
gestion de l’hygiène dans les installations
Sur la base du plan de masse et du plan des équipements des installations d’élevage, les points
demandant une gestion prioritaire dans une optique de prévention des épidémies seront clarifiés, et une

A-47
1re version du manuel de prévention des épidémies et de gestion de l’hygiène sera formulé. Le public
sera constitué par les chercheurs, les techniciens et les opérateurs en mer.

iii) Concertations sur la gestion/l’exploitation des installations


Une reconnaissance et une conscience communes de la gestion/l’exploitation du centre dans une
optique de prévention des épidémies seront renforcées au moyen des documents formulés en i) et ii)
ci-dessus. Le public sera constitué par l’ensemble du personnel travaillant dans le centre.

2) Plan pour le phytoplancton [1,5 HM]


i) Appui à la collecte d’informations relatives au phytoplancton
Des informations sur le phytoplancton utile comme nourriture vivante seront collectées et classifiées,
et serviront de base à la proposition de plan de recherche. Des informations seront recueillies en
particulier sur le phytoplancton apparaissant en Méditerranée, et les espèces utilisables comme
nourriture vivante dans l’aquaculture dans des régions à conditions maritimes similaires. Le public
sera constitué par les chercheurs.

ii) Appui concernant la fourniture de souches de phytoplancton


Des sources et méthodes d’approvisionnement possibles au Maroc pour le phytoplancton destiné à la
nourriture seront recherchées et étudiées, et un appui technique sera donné à la fourniture. Les
possibilités d’approvisionnement en souches depuis les organismes de recherche au Japon seront
explorées, et le transport de souches par le consultant japonais, lorsqu’il embarquera pour le Maroc,
sera également étudié. Le public sera constitué par les chercheurs.

iii) Conseils concernant la recherche sur la culture du phytoplancton


Les technologies de culture de la nourriture vivante (phytoplancton) donnée aux naissains, qui
constitue le fondement de la conchyliculture, sont le thème de recherche le plus important. Des
conseils seront donnés pour les essais et recherches sur la méthode de conservation en condition stérile
des souches de phytoplancton, la culture primaire, la sélection et l’ajustement de la solution de culture,
la température adéquate de culture et sa gestion, et l’intensité et la longueur d’onde de la lumière
employée pour la culture. Le public concerné sera les chercheurs.

6 Méthode de fourniture des ressources de mise en œuvre de l’assistance technique

Pour la mise en œuvre de l’assistance technique, l’introduction de consultants en chef d’OAFIC Co.,
Ltd., ainsi que l’emploi de chercheurs ou d’anciens chercheurs des organismes d’essais et de
recherches aquacoles japonais, ou de chercheurs de fermes aquacoles privées au Japon, seront
considérés.

A-48
7 Calendrier d’exécution de l’assistance technique

(1) Calendrier d’ensemble


Le travail commencera à partir du lancement du système d’exploitation, préalablement à l’achèvement
du centre. Le calendrier de mise en œuvre de l’assistance technique au Maroc est indiqué ci-dessous.
Le plan prévoit une mise en œuvre sur un calendrier de 90 jours, en incluant le chevauchement des
deux domaines sur environ 2 semaines pendant l’exécution.

1 mois 2 mois 3mois


Contenu du travail
Achèvement et livraison ▲
Plan pour la gestion (60 jours)
 Orientation
 Conseils pour la formulation du
système de prévention des épidémies
 Conseils pour la formulation d’un
manuel de prévention des épidémies
et de gestion de l’hygiène (1re
version)
 Concertations concernant la gestion
des installations et vérification du
niveau de compréhension
 Formulation du rapport
Plan pour le phytoplancton (45 jours)
 Appui à la collecte d’informations
relatives au phytoplancton
 Appui concernant la fourniture de
souches de phytoplancton
 Conseils concernant les recherches
sur la culture du phytoplancton
 Formulation du rapport

(2) Proposition de calendrier de travail

1) Plan pour la gestion


i) Travail sur place (60 jours, 2,0 HM)

2) Plan pour le phytoplancton


i) Travail sur place (45 jours, 1,5 HM)

8 Produits livrables de l’assistance technique

Outre le Rapport d’achèvement soumis à l’organisme d’exécution de la partie marocaine et à la partie


japonaise, les produits livrables de l’assistance technique seront les suivants.

Produits livrables :
i ) Manuel de prévention des épidémies et de gestion de l’hygiène dans les installations (1re
version) : en anglais et en français
ii ) Plan de recherches sur la culture du phytoplancton (1re version) : en anglais et en français

9 Responsabilités de l’organisme d’exécution du pays partenaire

En principe, l’assistance technique sera mise en œuvre par formation sur le tas (OJT) à travers un
travail conjoint avec les homologues marocains du Projet, c’est-à-dire le personnel du centre, dont les
chercheurs. L’INRH affectera en permanence les homologues nécessaires au moyen du budget
marocain, et prendra en charge les frais nécessaires à l’exploitation du centre. L’INRH mettra aussi en
place un système d’exploitation nécessaire pour une exploitation/gestion des installations adéquate et
durable, conformément au Manuel de prévention des épidémies et de gestion de l’hygiène formulé à
cette occasion.

A-49
Annexe 6

Références
(Les considérations environnementales)

A-50
Plan de gestion de l'environnement
Eléments
environnem Effets environnementaux négatifs Mesures à améliorer
entaux
Pollution Durant la construction, Durant la construction:
de l'air Possibilité de production de la poussière, Arrêt du moteur au ralenti de l'engin de construction, eau
augmentation des gaz d'échappement des par aspersion pour le chantier de construction par les
engins de construction entrepreneurs.
Pollution de Au cours de la planification:
l'eau Planification de l'installation d'un centre adéquat
concernant le traitement de l'eau pour l'assainissement et
l'évacuation de l'eau remplissant les normes marocaines.

Durant la construction: Durant la construction:


La possibilité de produire la pollution d'eau Pour utiliser l'engin de construction approprié et la
dans ou près du chantier de construction. clôture d'huile etc. pour minimiser la pollution de l'eau
par les entrepreneurs.

Après la provision: Après la provision:


Possibilité de produire la pollution de l'eau Pour effectuer le nettoyage la fosse de traitement par
depuis l'[Link] et l'évacuation de l'INRH, si nécessaire, sur la base de l'observation de
l'eau de l’installation. traitement de l'eau.
Pollution du Durant la construction: Durant la construction:
sol La possibilité de produire la pollution du sol Eviter les fuites de lubrifiants des engins de construction
dans / autour du chantier de construction par par un entretien propre et clarifier la question de la
des fuites des lubrifiants provenant des engins pollution aux ouvriers du chantier par les entrepreneurs.
de construction.
Déchets Après la provision: Après la provision:
Possibilité de produire des déchets généraux INRH confiera la collecte des ordures à une société
du centre. commerciale.
Bruit/vibrati Durant la construction: Durant la construction:
ons La possibilité de produire du bruit/vibration Pour éviter le bruit/ vibrations, utiliser des engins de
dans/ près du chantier de construction par les construction avec un bruit limité ou bas et aussi limiter le
engins lourds de construction. Il n'ya a travail pendant la nuit par les entrepreneurs.
aucune maison habitée à 150 m de rayon au
chantier de construction.
Odeur Après la provision: Après la provision:
Possibilité de produire des odeurs des déchets INRH confiera la collecte des ordures à une société
généraux par un traitement inapproprié de la commerciale.
poubelle.

Environnem Durant la construction: Durant la construction :


ent de Possibilité de produire un accident dans / près Pour éviter un accident pendant les travaux de
travail du chantier de construction. construction, les entrepreneurs doivent donner des lignes
directives aux ouvriers de construction.
Accident Durant la construction: Durant la construction :
Possibilité de produire un accident de Afin d'éviter un accident, les entrepreneurs doivent
circulation dans / près du chantier de donner des instructions propres aux ouvriers de
construction. construction.

A-51
Forme de surveillance environnementale
(1) Forme de plan pour la surveillance environnementale durant la construction

①Qualité de l'eau de mer


Eléme Unité En Mai Norme Marocaine Norme internationale Lieu/Fréquence
nt 2014 *1 *2
pH - 7.7-8.0 5–9 7.8‐8.3 Lieux:total 4 lieux;
COD mg/l <30、48 <30 <2 2 lieux, Mer en face du chantier
2 lieux, à la fin du boucau de la
DO mg/l 5.03~6.19 >3 >7.5 baie d'Amsa
ECo MPN/100ml ND <2000 <1000 Fréquence:
SS mg/l 26~37 <50 <2mg/L Chaque 3 mois, pour marée noire
pour SS artificiel à la surface de l'eau de mer par
une vérification visuelle.
Huile mg/l ND - ND
*1:Arrêté conjoint du ministre chargé de l’aménagement du Territoire, de l’eau et de l’environnement n°2027-03 du 5
novembre 2003 fixant les normes de qualité des eaux piscicoles.
*2:Norme de qualité de l'eau pour la pêche (par l'Association japonaise pour la préservation des ressources halieutiques)

②Qualité de l'air
Elément But Elément à surveiller Valeur En Mai Lieux/Fréquence
s 2014
Poussièr Suivi de l'effet de Etat de la poussière Poussière Lieu :Chantier
e, gaz la poussière et du dispersée. (par vent Fréquence: Quand il ya un vent
d'échapp gaz État de nuisibilité pour les fort) fort et des grands camions en
ement d'échappement sur résidents qui vivent à service.
l'air par engin de proximité du lieu de
construction. construction

③Bruit/vibration
Elément But Elément à contrôler Valeur En Mai Valeur Lieu/Fréquence
2014 standard
Bruit / Pour contrôler Etat du bruit / vibration. Sons <85dB Lieu :Chantier
Vibratio l'effet du bruit / État de nuisibilité pour les naturels Fréquence: Quand il ya
n vibrations par résidents qui vivent à (vent et des grands camions et
engin de proximité du lieu de vagues) des engins de
construction. construction. 50 ~ 70 construction en service.
dB

④ Pollution du sol
Elément But Elément à Value En Mai 2014 Lieu/Fréquence
contrôler
Huile Contrôler la fuite Huile, Pas d'huile et marée Lieu :Chantier
d'huile provenant marée noire noire observées Fréquence: Chaque mois, Quand il ya
des engins de des grands camions et des engins de
construction construction en service.

⑤Mesures d'Anti pollution


Elément à surveiller Surveillance Fréquence
Contrôle de la poussière, le bruit et les vibrations dans le Confirmer le contrôle et Chaque 3 mois
chantier de construction, éclaircissement du l'éclaircissement de l'activité
fonctionnement de la sécurité des engins de construction et
la prévention des accidents

A-52
(2) Forme du plan pour la surveillance environnementale après la provision

①Qualité de l'eau de mer


Elément Unité Valeur En Mai Norme Norme Lieu/Fréquence
2014 Marocaine *1 Internationale *2
pH - 7.7-8.0 5–9 7.8‐8.3 Leu:total 4 lieux;
DO mg/l 5.03~6.19 >3 >7.5 2 lieux, Mer en face du
centre
SS mg/l 26~37 <50 <2mg/L 2 lieux, à la fin du
Pour SS artificielboucau de la baie d'Amsa
ECo MPN/100ml ND <2000 <1000 Fréquence:
Chaque 6 mois
*1:Arrêté conjoint du ministre chargé de l’aménagement du Territoire, de l’eau et de l’environnement n°2027-03 du 5
novembre 2003 fixant les normes de qualité des eaux piscicoles.
*2:Norme de qualité de l'eau pour la pêche (par l'Association japonaise pour la préservation des ressources halieutiques)

②Déchets
Elément But Elément à Valeur En Mai 2014 Lieu/Fréquence
surveiller
Elimination Contrôler l'état Interview avec ND Lieu:Centre
des déchets d'élimination des personnel du centre Fréquence: Chaque 6
déchets mois.

③Odeur
Elément But Elément à Valeur En Mai 2014 Lieu/Fréquence
surveiller
Odeur Contrôler l'odeur depuis Interview avec les ND Lieux:Autour du centre
le centre résidents à Fréquence: Chaque 6
proximité du centre mois.

A-53
Plan de surveillance environnementale

Eléments
Eléments Lieu Fréquence Société responsable
environnementaux

【Durant la construction】

Dans/autour du
Poussière, nuisible à la INRH
Pollution l'air chantier de Mensuel
santé Le Contractant
construction
Mer en face du INRH
Pollution de l'eau ph、COD、ECo、SS、DO Chaque 3 mois
chantier Le Contractant
Dans/autour du Chaque mois et chaque
INRH
Pollution du sol Huile, marée noire chantier de fois l'engin de
Le Contractant
construction construction est utilisé
Dans/autour du Chaque mois et chaque
INRH
Bruit/Vibration Bruit, nuisible à la santé chantier de fois l'engin de
Le Contractant
construction construction est utilisé

【Après la provision】

Chaque 6 mois
La mer en face (pendant 2 ans, après
Pollution de l'eau pH、DO、SS、ECo INRH
du centre l'achèvement de la
construction)
Chaque mois
À l'intérieur du (pendant 2 ans, après
Déchets quantité INRH
centre l'achèvement de la
construction)
Chaque mois
(pendant 2 ans, après
Odeur Puanteur Autour du centre INRH
l'achèvement de la
construction)

A-54
Liste de contrôle environnemental
Catégorie

Points à Prise en compte des considérations


Principaux points à vérifier
contrôler environnementales et sociales

(1) EIE et (a) Les rapports d'EIE ont-ils été achevés ? (a) Les rapports d'EIE ne ont pas été
attestations (b) Les rapports d'EIE ont-ils été approuvés par les prepare.
1 Permis et autorisations , explications

environnementa autorités du pays partenaire ?
 (b) Les rapports d'EIE ne ont pas été
les (c) Les rapports d'EIE ont-ils été approuvés sans approuvés.
condition ? Si leur approbation était conditionnelle, (c)Après la remise des rapports de
les conditions requises sont-elles remplies ? l'EIE, le résultat de l'enquête publique
(d) Outre ces approbations, les autres permis sera également soumise.
environnementaux requis ont-ils été obtenus auprès (d) Après l'obtention du permis
des autorités
compétentes du pays partenaire ? environnemental, aucun autre permis
environnemental sera nécessaire.
(2)Explications (a) La nature du projet et les impacts potentiels (a) La réunion des personnes
au public sont-ils suffisamment expliqués aux parties prenantes concernées a eu lieu le 13 Mai 2014. Le
locales sur la base de procédures appropriées, y projet a été expliqué pour les habitants
compris la communication d'informations ? La locaux ainsi que pour les pêcheurs. Tout
compréhension des parties prenantes locales est-elle le monde était d'accord sur le Projet.
obtenue ?
 L'enquête publique aura lieu durant
(b) Les commentaires émanant de la population l'étude de l'EIE.
locale ont ils été pris en compte dans la planification (b) Parties prenantes ont demandé en
du projet ? ce qui concerne l'apparence des
installations et la considération de
l'environnement, en particulier le
drainage et l'assainissement du centre ,
la forme de bouche de entrée d'eau de
mer, et le paysage autour du centre.
Le Centre sera installé déchargées
installations de traitement de l'eau et la
conception forme appropriée de bouche
de entrée d'eau de mer, et conçus en
compte du paysage
(3) Examen des (a) Des plans alternatifs du projet ont-ils été examinés (a) Les quatre sites du projet et le plan
alternatives (y compris l'examen des aspects environnementaux et alternatif on été examinés.
sociaux) ?

A-55
Catégorie
Points à Prise en compte des considérations
Principaux points à vérifier
contrôler environnementales et sociales

(1) Qualité de (a) Les polluants atmosphériques qui sont (a) Aucune question de pollution
2 Mesures anti- pollution

l'air rejetées par les infrastructures et les atmosphérique ne sera relevée du centre. Quoi
installations auxiliaires, etc. (oxydes de qu’un peu de poussière soit élevé par des
soufre (SOx), les oxydes d'azote (NOx), de engins lourds de constructions ou par des vents
poussière moyenne, etc.), conformes des forts etc. Dans un cas pareil, un dispositif d'eau
normes d'émission du pays ou des normes par aspersion adéquat sera nécessaire.
environnementales , etc.
(2) Qualité de (a) Les effluents ou les infiltrations d'eau (a) Un réseau d'assainissement approprié sera
l'eau provenant notamment des infrastructures installé dans le centre basé sur les normes
installées et des installations auxiliaires marocaines.
sont-ils conformes aux normes d'effluents et (b) L'eau de drainage évacuée depuis le centre
aux normes environnementales du pays ? ne sera pas polluée parce que l'activité du
centre est limitée à la recherche de la
(b) La prévention de la pollution de la zone conchyliculture et aussi le centre a installé une
hydrographique proche par des effluents, fosse septique appropriée pour le traitement de
provenant notamment des infrastructures l'eau.
est-elle prise en compte ? Y a-t-il un cadre Ainsi, après la mise à disposition du centre, la
établi pour déterminer des normes sécurité de la qualité de l'eau de mer en face du
appropriées d'utilisation, notamment des centre sera assurée par les normes
aliments, des produits de environnementales Marocaines en vigueur.
traitement/antibiotiques, et pour diffuser Le centre n'utilise ni apporte aucun poison ou
largement l'information ? substance chimique. L'INRH fournira des
clarifications aux personnels du centre
concernant la méthodologie de manipulation
des produits chimiques.
(3)Les Déchets (a) Ou déchets des infrastructures et des (a) L'INRH confiera la manutention et
installations annexes sont correctement traités l'évacuation à une société civile. L'INRH
et éliminés conformément aux dispositions du fournira des clarifications aux personnels
pays. concernant la question environnementale.
(4) la (a) Drainage des infrastructures et des (a) Un réseau d'assainissement approprié doit
contamination installations annexes, par lessivage de l'eau, être installé au centre basé sur la norme
des sols etc., ou être tenu de prendre des mesures qui marocaine. Les fuites d'huile des engins de
ne polluent pas le sol et les eaux souterraines. construction seront prévenues par le bon
entretien de la machine. En outre, des
éclaircissements pour les ouvriers de la
construction sur la pollution du sol seront
fournis par l'Entrepreneur.
(5) Bruits et (a) Les bruits et les vibrations sont-ils (a) Il n'y a aucune maison habitée à 150 m
vibrations conformes aux normes du pays (en particulier rayon du chantier de construction.
dans le cas des installations de Le bruit et les vibrations seront produits par la
transformation) ? construction. Pour éviter des ennuis par le bruit
et les vibrations, les heures de construction
devraient être au moment de la journée.
(6)Le (a) Lors d'une grande quantité de pompage de (a) Le projet ne prévoit pas le pompage de l'eau
affaissement du l'eau souterraine, il ya une possibilité que du terrain, ainsi le projet ne provoquera pas des
sol l'affaissement du sol peut se produire. affaissements du terrain.
(7) Odeurs (a) Y a-t-il des sources d'émission d'odeurs (a) L'INRH confiera la manutention et
insalubres insalubres ? Des mesures de contrôle l'évacuation à une société civile. L'INRH
appropriées sont-elles prises (en particulier éclairera la question environnementale aux
dans le cas des installations de personnels.
transformation) ?

A-56
Catégorie
Points à Prise en compte des considérations
Principaux points à vérifier
contrôler environnementales et sociales

(1) Zones (a) Le site du projet est-il situé dans des zones (a) Le site du projet ne se situe pas dans des
protégées protégées par les lois du pays ou par des zones protégées désignées par des lois
3 Environ- nement naturel

conventions internationales ? Le projet peut-il nationales ou des conventions et des traités


affecter ces zones protégées ? internationaux. Il n'ya aucune possibilité
que le projet affecte les zones protégées.
(2) Ecosystème (a) Le site du projet comprend-il des forêts (a) Il ne comprend pas des habitats
primaires, des forêts tropicales naturelles, des écologiquement importants
habitats écologiques de valeur
(récifs coralliens, (b) Le site du projet ne fait partie de la zone
marécages à palétuviers, wadden, etc.) ?
 protégée du danger par les lois Marocaines
(b) Le site du projet comprend-il des habitats de ou des conventions et des traités
valeur protégés par les lois du pays ou par des internationaux
conventions internationales ?
 (c) Aucun impact écologique significatif est
(c) Si des impacts importants sur l'écosystème prévu.
sont attendus, des mesures appropriées sont-elles (d) Le projet utilisera l'eau de puits, mais
prises pour réduire ces impacts ?
 l'utilisation de l'eau de puits est limitée.
(d) Le projet peut-il avoir un impact négatif sur Ainsi, cela ne sera pas nuisible à
les organismes aquatiques ? Si c'est le cas, des l'environnement aquatique.
mesures sont-elles prises ?
 (e) L'utilisation d'une petite quantité
(e) Le projet peut-il avoir un impact négatif sur la d'aliments dans le centre de l'aquaculture et
flore et la faune ? Si c'est le cas, des mesures la production des mollusques n'est pas en
sont-elles prises ?
 grande quantité. Ainsi, la marée rouge et
(f) Les organismes aquatiques et les poissons ne l'eutrophisation seront presque inexistantes.
sont-ils pas surexploités ? Des pratiques de pêche (f) Les espèces exotiques et les insectes
à faible impact sur l'écosystème sont-elles nuisibles n'immgrent pas dans le site, et ne
utilisées? L'abandon dans l'eau d'instruments de désorganisent pas l'écosystème.
pêche peut-il avoir un impact sur l'écosystème ?


(3) Hydrologie (a) Les modifications du réseau hydrographique (a) Le projet ne nuira pas à l'écoulement des
entraînées par l'installation de bassins de eaux de ruissellement et des eaux
pisciculture à l'intérieur des terres ou en zone souterraines.
côtière peuvent-elles avoir un impact négatif sur
les flux des eaux de surface et des eaux
souterraines ?
(4) Topographie (a) Des installations en zone côtière peuvent-elles (a) Le projet ne nuira pas à la topographie
et
géologie entraîner une altération importante des /la géographie.
caractéristiques topogaphiques et des structures
géologiques autour de la zone du projet, des
affaissements de terrain ou la disparition de
plages naturelles ?


A-57
Catégorie
Prise en compte des
Points à considérations
Principaux points à vérifier
contrôler environnementales et
sociales

(1) (a) La mise en oeuvre du projet implique-t-elle une réinstallation (a) (b) (c) (d) (e) (f) (g)
Réinstallation forcée ? Si oui, des efforts sont-ils entrepris pour atténuer les impacts (h) (i) (j)
de la réinstallation ? Le projet ne nuira pas à la
Environ- nement social

(b)Des explications appropriées sur la réinstallation et réinstallation.


l'indemnisation sont-elles fournies aux personnes déplacées avant la
réinstallation ?
(c)La réinstallation fait-elle l'objet d'une étude, et un plan de
réinstallation, comprenant une indemnisation juste et le
rétablissement de la base économique des personnes déplacées, est-il
établi ?
(d) Le paiement des indemnités a-t-il lieu avant la réinstallation ?
(e) Les principes relatifs au versement des indemnités sont-ils
mentionnés par écrit ?
(f) Le plan de réinstallation accorde-t-il une attention particulière aux
groupes ou aux personnes vulnérables, comprenant les femmes, les
enfants, les personnes âgées, les personnes vivant dans la pauvreté,
les minorités ethniques et les populations autochtones ?
(g) L'accord des personnes déplacées est-il obtenu avant la
réinstallation ?
(h) Existe-t-il un cadre organisationnel pour bien mettre en oeuvre la
réinstallation ? Les capacités de mise en oeuvre et les moyens
financiers sont-ils assurés ?

(i) Un suivi des impacts de la réinstallation est-il prévu ?

(j) Une structure de gestion des réclamations a-t-elle été mise en
place ?
(2) Conditions (a) Le projet peut-il avoir un impact négatif sur la vie des populations (a) Le projet ne sera pas
de 
 vie et de locales ? Si nécessaire, des mesures sont-elles envisagées pour nuisible à la réinstallation
subsistance atténuer cet impact ? et aux conditions de vie
des gens.
(3) Patrimoine (a) Le projet peut-il endommager des sites du patrimoine (a) Le projet ne nuira pas
culturel archéologique, historique, culturel ou religieux ? Des mesures au patrimoine local
sont-elles (envisagées pour protéger ces sites en conformité avec les archéologique, historique,
lois du pays ? culturel, et religieux.
(4)Paysage (a) Le projet peut-il avoir un impact négatif sur le paysage (a) Le plan
nécessitant une prise en compte particulière ? Les mesures d'infrastructure prendra en
nécessaires sont-elles? considération
(b) Se il ya une possibilité que le paysage est affaiblie par de grande l'environnement des
hauteur d'hébergement et de bâtiments à grande échelle. espaces verts.
(b) Le centre de
l'aquaculture est un
batiment de deux étages.
Cependant l'espace vert
ne sera pas affecté.
(5) Minorités (a) Des moyens de réduire les impacts sur la culture et le mode de vie (a)(b) Le projet ne nuira
ethniques et des minorités ethniques et des populations autochtones sont-ils pas à la culture et le mode
populations envisagés ? de vie des minorités
autochtones (b) Le projet respecte-t-il les droits des minorités ethniques et des ethniques et des
populations autochtones sur les terres et les ressources ? populations autochtones.
(6) Conditions (a) Le cadre juridique en vigueur dans le pays relatif aux conditions (a)(b)(c)(d) Les accidents
de Travail de travail est-il respecté lors de la mise en oeuvre du projet ? seront évités par la mise
(b) Des mesures appropriées sont-elles prévues et mises en place en place d'une clôture, un
pour la sécurité des personnes travaillant sur le projet, notamment gardien de sécurité pour la
l'installation d'équipements de protection visant à prévenir les circulation, affichage de
accidents industriels ou la gestion de matières dangereuses ? la période de construction,
(c) Des mesures appropriées sont-elles prévues et mises en place pour et fournir les ouvriers de
l'élaboration d'un programme de santé et de sécurité, ou des construction avec les
formations à la sécurité destinées à la main d'oeuvre (sécurité clarifications concernant
routière, santé publique, etc) ? la gestion de sécurité dans
(d) Des mesures appropriées sont-elles prises pour s'assurer que le le chantier de
personnel de gardiennage impliqué dans le projet ne porte pas atteinte construction.
à la sécurité des personnes travaillant sur le projet ou de la population
locale?

A-58
Catégorie

Prise en compte des


Points à
Principaux points à vérifier considérations
contrôler
environnementales et sociales

(1) Impacts (a) Des mesures appropriées sont-elles envisagées pour (a) Pendant les travaux de
5 Autres

pendant la mise réduire les impacts pendant les travaux (bruits, vibrations, construction, mesures
en œuvre du turbidité de l'eau, poussières, gaz d'échappement, déchets, d'atténuation seront mises en
projet etc.) ? œuvre pour contrôle le bruit, la
(b) Les travaux peuvent-ils avoir un impact négatif sur vibrations, l’eau trouble, et la
l'environnement naturel (écosystème) ? Des mesures contamination des sols.
appropriées sont-elles envisagées (pour réduire cet impact ? (b) Construction du centre ne
(c) Les travaux peuvent-ils avoir un impact négatif sur sera pas avoir un impact négatif
l'environnement social ? Des mesures appropriées sont-elles sur l'environnement naturel
envisagées pour réduire ces impacts ? (écosystème).
(c) Construction du centre ne
sera pas avoir un impact négatif
sur l'environnement social.
(2) Suivi (a) Le promoteur du projet élabore-t-il et met-il en oeuvre un (a) Les éléments de suivi sont
programme de suivi pour les points à contrôler précités relatifs à la qualité de l'eau de
susceptibles d'avoir un impact ? mer, la bruits, vibrations, la
(b) De quelle façon les différents points, méthodes et contamination des sols, les
fréquences de suivi que comporte ce plan sont-ils retenus ? déchets et les odeurs.
(c) Le promoteur du projet établira-il un cadre de suivi (b) Le plan de suivi (éléments,
approprié (notamment organisation, personnel, équipement, les méthodes, la fréquence) est
budget approprié pour assurer ce cadre) ? évalué selon le cas.
(d) La production des rapports de suivi du promoteur du (c) L'INRH prendra toutes les
projet aux autorités administratives, notamment la méthode et dispositions relatives au
la fréquence, est-elle réglementée ? personnel nécessaire et au
budget à allouer.
(d) L'INRH effectuera le suivi
basé sur l'EIE.
Catégorie

Prise en compte des


Points à
Principaux points à vérifier considérations
contrôler
environnementales et sociales

Référence aux (a) Si nécessaire, il faudra en outre évaluer les points (a) Il n'y a pas d'effet, la
6 Notes

autres listes de pertinents de la liste de contrôle des projets de routes, de vérification n'est pas nécessaire.
contr ôle chemins de fer et des ponts. (b) Il n'y a pas d'effet, la
environnementa (b) Si nécessaire, il faudra en outre évaluer les points vérification n'est pas nécessaire.
l pertinents de la listes de contrôle des projets de transmission
et distribution d'électricité.
Note sur (a) Si nécessaire, il faudra également vérifier l'impact sur les (a) Il n'y a pas d'effet, la
l'utilisation de la problèmes environnementaux dépassant les frontières vérification n'est pas nécessaire.
liste de contrô le nationales ou les problèmes mondiaux (notamment pour les
environnementa projets susceptibles de contenir des éléments en rapport avec
l les problèmes de gestion
transfrontalière des déchets, les
pluies acides, la destruction de la couche d'ozone ou le
réchauffement climatique)

A-59

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