INTRODUCTION
Le petrole et le gaz naturel peuvent être extraits en milieu terrestre ou marin. Avant d être
livres aux consommateurs ces corps subissent plusieurs étapes de transformation. Ils sont
d’abord extrait des profondeurs de la terre, transportés jusqu’ aux usines de traitement ou l’on les
débarrasse des corps étrangers. C’est après ces opérations que ces produits peuvent être utilisés
par les consommateurs. Plus bas, nos recherches nous dirons comment s’est fait la mise en place
de ces corps? Comment procède-t-on pour les extraire des profondeurs terrestres et qu’elle est
leur importance dans le quotidien des hommes?
I- LE PETROLE
Le petrole (est un liquide d’origine naturelle, une huile minérale composée d’une multitude de
composés organiques, essentiellement des hydrocarbures, piégé dans des formations géologiques
particulières. Il en existe sous plusieurs formes.
A- Les différents types de pétrole
1. Le pétrole non conventionnel
Le pétrole non conventionnel est un pétrole produit ou extrait en utilisant des techniques autres
que la méthode traditionnelle de puits pétroliers, ou impliquant un coût et une technologie
supplémentaires en raison de ses conditions d’exploitation plus difficiles. Les productions de
type non-conventionnel comprennent: l’exploitation de sables bitumeux, de pétrole lourd, de
schiste bitumineux, en offshore profond, en conditions polaires. Si les deux derniers types de
pétrole ne sont pas matériellement différents du pétrole conventionnel, en revanche les trois
premiers, bien qu’ayant la même origine, ont eu une genèse différente.
2. Les pétroles lourds et les sables bitumeux
Les pétroles lourds et les sables bitumeux se retrouvent partout sur le globe, mais les deux plus
importants sites sont situés au Canada (aux bord du lac Athabasca) et au Venezuela (sur les rives
de l’Orénoque). L’hydrocarbone contenu dans ces champs est sous forme de bitume, qu’il est
possible de transformer en carburant Orimulsion. Le pétrole extra-lourd vénézuélien est différent
des sables bitumeux canadiens car il est moins visqueux à température ambiante et peut donc être
extrait avec des techniques d’écoulements à froid, même si le rendement est moindre qu’avec les
techniques canadiennes (environ 8% comparé à plus de 90% pour les mines à ciel ouvert ou 60%
pour les forages gravitationnels assistés par vapeur SAGD en anglais).
Les compagnies pétrolières ont estimé que les champs de l’Athabasca et de l’Orénoque
représentent deux tiers du total mondial des gisements de pétrole. Cependant ils n’ont été
considérés que récemment en tant que réserves pétrolières prouvées grace à la chute du prix de
production du baril dans les mines de Suncor et Syncrude à moins de 15 $ par baril alors que le
cours du pétrole atteignait 70 $ le baril.
Une autre préoccupation majeure aujourd’hui: les ressources nécessaires à la production de
chaleur et d’électricité, générées actuellement en partie via le fioul et le charbon, lui-même en
restriction. Une unité de valorisation du bitume est en cours de construction à Fort McMurray
dans l’Alberta pour fournir du gaz de synthèse afin de remplacer le gaz naturel.
B- Les avantages du pétrole
Les avantages du pétrole sont les suivants:
- C’est une énergie disponible sur un peu tous les continents,
- Son transport est facile et peu couteux par les bateaux,
- La chimie du pétrole est très riche. En effet, grâce au pétrole, on peut obtenir des gaz tels que le
méthane, le propane et le butane, des carburants tels que l’essence, le kérosène, le gazole et le
fioul et des composés aromatiques,
- C’est la forme d’énergie liquide la plus concentrée disponible actuellement.
C- Les inconvénients du pétrole
Les inconvénients du pétrole sont les suivants:
- La recherche d’un nouveau gisement de pétrolier est une activité de plus en plus difficile qui est
très couteux,
- Son transport est à l’origine de nombreux polluants, en particulier des « marées noires ».
- Comme pour le charbon, sa combustion produit du dioxyde de carbone, qui libéré dans
l’atmosphère, participe à l’accroissement de l’effet de serre.
D- La formation du pétrole
Le pétrole (ou huile de pierre) est issu de la décomposition de matières organiques végétales et
animales. Ces particules se décomposent en même temps qu’une sorte de boue.
C’est au fond des lacs, lagunes deltas, des mers et des océans que ces réactions de décomposition
ont lieu. Ces milieux étant peu oxygénés des réactions réductrices transforment la matière
organique en KEROGENE.
Au fur et à mesure du recouvrement de cet ensemble (boue et kerogène), la transformation en
hydrocarbures commence. Elle débute vers 60°C, ce qui correspond à un enfouissement
d’environ 1500 à 2000 mètres.
La vitesse de la transformation augmente jusqu’à 100°C pour des profondeurs allant jusqu’ à
3000 m. au delà de cette limite, cette vitesse diminue.
Le kérogène va se trouver prisonnier d’une roche mère et sous l’effet de la chaleur, il va subir
une décomposition d’origine technique: la pyrolyse.
Dans un premier temps, cette décomposition expulse de l’eau, du dioxyde de carbone CO2, du
kérogène.
Ensuite les températures devenant croissantes avec le temps, le kérogène expulse des
hydrocarbures liquides et gazeux: c est le pétrole et le gaz naturel.
En tout état de cause, ces transformations sont très lentes et il faut quelques millions d’années
pour que le kérogène se transforme partiellement sous l’effet de la chaleur en pétrole, en gaz, en
dioxyde de carbone CO2 et en eau.
NB: au cours de la transformation du kérogène en pétrole, il se dégage du gaz naturel mais en
faible quantité
II- LE GAZ
A. Les différents types de gaz
Il existe plusieurs formes de gaz naturel, se distinguant par leur origine, leur composition et le
type de réservoirs dans lesquels ils se trouvent. Néanmoins, le gaz est toujours composé
principalement de méthane et issu de la désagrégation d’anciens organismes vivants.
1. Gaz conventionnel non associé
C’est la forme la plus exploitée de gaz naturel. Son processus de formation est similaire à celui
du pétrole. On distingue le gaz thermogénique primaire, issu directement de la pyrolyse du
kérogène, et le gaz thermogénique secondaire, formé par la pyrolyse du pétrole. Le gaz
thermogénique comprend, outre le méthane, un taux variable d’hydrocarbures plus lourds,
pouvant aller jusqu’à l’heptane (C7H16). On peut y trouver aussi du dioxyde de carbone (CO2),
du sulfure d’hydrogène appelé aussi « gaz acide » (H2S), et parfois de l’azote (N2) et de petites
quantités d’hélium (He), mercure (Hg) et argon (Ar).
C’est principalement ce type de gaz conventionnel non associé qui alimente le marché
international du gaz naturel et ses réseaux de transport par gazoducs et méthaniers.
2. Gaz associé
Il s’agit de gaz présent en solution dans le pétrole. Il est séparé lors de l’extraction de ce dernier.
Pendant longtemps, il était considéré comme un déchet et détruit en torchère, ce qui constitue un
gaspillage de ressources énergétiques non renouvelables et une pollution inutile. Aujourd’hui,
une partie est soit réinjectée dans les gisements de pétrole (contribuant à y maintenir la pression
et à maximiser l’extraction du pétrole), soit valorisée. La destruction en torchère représentait
toujours 150 Gm3 par an en 2007.
3. Gaz biogénique
Le gaz biogénique est issu de la fermentation par des bactéries de sédiments organiques. À
l’instar de la tourbe, c’est un combustible fossile mais dont le cycle est relativement rapide. Les
gisements biogéniques sont en général petits et situés à faible profondeur. Ils représentent
environ 20 % des réserves connues de gaz conventionnel. Le gaz biogénique a moins de valeur
par mètre cube que le gaz thermogénique, car il contient une part non négligeable de gaz non
combustibles (notamment du dioxyde de carbone) et ne fournit pas d’hydrocarbures plus lourds
que le méthane.
4. Gaz de charbon
Le charbon contient naturellement du méthane et du dioxyde de carbone dans ses pores.
Historiquement, ce gaz a surtout été connu pour la menace mortelle qu’il présente sur la sécurité
des mineurs – il est alors resté dans la mémoire collective sous le nom de grisou. Cependant, son
exploitation est en plein développement, en particulier aux États-Unis. L’exploitation porte sur
des strates de charbon riches en gaz et trop profondes pour être exploitées de façon
conventionnelle. Il y a eu des essais en Europe également, mais la plupart des charbons
européens sont assez pauvres en méthane. La Chine s’intéresse également de plus en plus à
l’exploitation de ce type de gaz naturel.
5. Gaz de schiste
Certains schistes contiennent aussi du méthane piégé dans leurs fissurations. Ce gaz est formé
par la dégradation du kérogène présent dans le schiste, mais, comme pour le gaz de charbon, il
existe deux grandes différences par rapport aux réserves de gaz conventionnel. La première est
que le schiste est à la fois la roche source du gaz et son réservoir. La seconde est que
l’accumulation n’est pas discrète (beaucoup de gaz réuni en une zone restreinte) mais continue
(le gaz est présent en faible concentration dans un énorme volume de roche), ce qui exige une
technique spécifique. La technique actuellement (2011) retenue consiste à utiliser
l’hydrofracturation association avec le forage horizontal, qui permet d’atteindre un plus grand
volume de roche avec un seul forage. L’hydrofracturation consiste en la fracturation des poches
de gaz par injection d’un liquide constitué d’eau et d’additifs, dont certains peuvent être
toxiques. Chaque puits peut être fracturé plusieurs dizaines de fois, chaque fracturation
consomme entre 7 et 28 millions de litres d’eau dont une partie seulement est récupérée. On a
constaté, notamment aux États-Unis, que cette pratique mettait en péril l’éco-système.
L’utilisation de produits toxiques risque de polluer les nappes phréatiques, lorsque ce n’est pas le
gaz lui-même qui présente un risque sanitaire pour toute personne vivant près d’une source
d’extraction.
6. Les Hydrates
Les hydrates de méthane sont des structures solides contenant du méthane prisonnier. Ils sont
issus de l’accumulation relativement récentede glace contenant des déchets organiques, la
dégradation est biogénique. On trouve ces hydrates dans le pergélisol ou sur le plancher
océanique. Le volume de gaz existant sous cette forme est inconnu, variant de plusieurs ordres de
grandeur selon les études. Aucune technologie rentable ne permet actuellement d’exploiter ces
ressources.
B. La formation du gaz naturel
Plus le kérogène est en profondeur plus sa transformation en gaz est importante car il fait plus
chaud et la pyrolyse dure plus longtemps, décomposant plus fortement le kérogène ainsi que les
hydrocarbures liquides en vapeur: C’est le gaz naturel.
C- Les 13 avantages du gaz naturel
- Le gaz naturel est le combustible fossile le moins polluant; c’est ainsi qu’à chaleur égale,
il produit au minimum 25% de CO² en moins que les autres combustibles fossiles.
- L’approvisionnement en gaz naturel est direct, permanent et garanti à long terme.
- Le prix du gaz naturel varie moins et est fixé par le Comité de Contrôle sous l’autorité du
Ministre des Affaires [Link] le gaz naturel, vous avez une seule énergie et le
même prix pour toutes vos utilisations : cuisson, eau chaude, chauffage.
- La facturation périodique permet un étalement de vos paiements sans immobilisation de
votre capital.
- Sur votre compteur de gaz vous pouvez vérifier votre consommation à tout moment et de
façon très simple.
- Le gaz naturel ne demande pas de stockage chez vous (gain de place et d’investissement,
pas de risque de pollution).
- Le gaz naturel arrive chez vous par un tuyau enterré: pas de livraisons par charroi, avec
toutes les pollutions et gênes qui en résultent.
- En fonctionnement, les appareils au gaz naturel sont propres, silencieux, inodores.
- Les labels de qualités HR+ et HR TOP vous offrent des appareils d’utilisation dont la
sécurité, l’économie d’énergie, la fiabilité et le service après-vente sont pleinement
garantis.
- L’entretien de vos appareils au gaz naturel est réduit au strict minimum.
- Un « installateur habilité gaz naturel » a obtenu un label de qualité reconnu par les
autorités et les entreprises gazières ; il a suivi une formation spécifique et ses réalisations
sont contrôlées périodiquement par échantillonnage ; il est apte à réaliser ou à modifier
votre installation dans des conditions optimales de compétence et de sécurité.
- Le gaz naturel est utilisé pour produire de l’électricité, est une alternative à l’essence,
peut être utilisé pour générer de l’hydrogène et les aide à créer l’engrais. C’est tout
naturel de préférer le gaz naturel
D- Les inconvénients du gaz naturels
Alors qu’il est un combustible propre, le gaz naturel peut encore contribuer au réchauffement
climatique. Le méthane, l’un des principaux composants du gaz naturel, est 21 fois plus
efficacement la chaleur que le dioxyde de carbone, selon l’Energy Information Administration.
Alors que le méthane ne représente environ 1,1 pour cent des émissions américaines de gaz à
effet de serre, en raison de son potentiel de réchauffement global, il compte pour 8,5 pour cent
des émissions, rapporte l’Association approvisionnement en gaz naturel. Comme les autres
combustibles fossiles, il est une ressource non renouvelable qui prend des milliers d’années à se
former. De même, il est dangereux car il peut devenir explosif lorsque certaines conditions de
concentration et de température sont remplies. Le gaz est incolore et inodore. Il est donc
indétectable par les sens humains, il est par nature, peu dense.
CONCLUSION
Aujourd’hui, le constat est que le gaz et le pétrole sont au centre de toutes les activités
industrielles et commerciales. Cependant le rythme auquel est soumis leur exploitation fait
penser à une crise très proche car ses sources d’énergie sont dites non renouvelables. Il faudra
alors interpeller les populations les sur l’utilisation de ces produits et prévoir dans le même
temps l’élaboration et l’utilisation de nouvelles sources d’énergie.