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Introduction aux séries de Fourier

Ce document introduit les séries de Fourier comme outil pour étudier les fonctions périodiques. Il présente les définitions et propriétés des séries trigonométriques et de Fourier, ainsi que les coefficients de Fourier.

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Séries de Fourier

3 décembre 2022

1 Introduction
Les séries de Fourier constituent un outil fondamental dans l’études des
fonctions périodiques.
On s’intéresse à l’étude du problème suivant : Une fonction périodique f de
période T peut-elle s’exprimer comme une série trigonométrique
X 2π
(an cos nωx + bn sin nωx) avec ω =
n
T

2 Fonctions périodiques
Une fonction f est dite périodique de période T > 0 si
∀x, f (x + T ) = f (x)
La plus petite valeur réelle T est appelée période de f . On dit que f est
T −périodique.

EXEMPLE
— sin x a pour période 2π, 4π, ..., T = 2π
— sin nx a pour période T = 2π
n

Propriété 2.1. Soit fonction f est dite périodique de période T et intégrable


sur l’intervale [0, T ]. Alors pout tout αα ∈ R, on a
Z T Z α+T
f (t)dt = f (t)dt.
0 α

Preuve 2.2. La relation de Chasles nous permet d’écrire :


Z α+T Z 0 Z T Z α+T
f (t)dt = f (t)dt + f (t)dt + f (t)dt
α α 0 T
R α+T
Dans l’intégrale T
f (t)dt, on fait le changement de variables y = t − T :
Z α+T Z α Z α
f (t)dt = f (y + t)dt = f (y)dy
α 0 0

et donc Z α+T Z T
f (t)dt = f (t)dt.
α 0

1
3 Séries trigonométriques
Définition 3.1. On appelle série trigonométrique réelle, toute série de fonctions
de la forme
a0 X
+ (an cos nωx + bn sin nωx) (1)
2 n

avec x ∈ R, ω > 0, an , bn ∈ R, pour tout n ∈ N.


Remarque 3.2. Si la série (1) converge, posons S telle que
a0 X
S(x) = + (an cos nωx + bn sin nωx)
2 n

Sachant que pour tout n ∈ N et k ∈ Z


2kπ
cos nω(x + ) = cos(nωx + 2nkπ) = cos nωx
ω
et
2kπ
sin nω(x + ) = sin nωx
ω
donc si la série (1) converge, alors
2kπ
S(x + ) = S(x)
ω
et par suite la fonction S est périodique de période T = 2kπ
ω .
En conclusion, les propriétés suivantes sont équivalentes :
1- La série trigonométrique (1) converge dans R
2- La série trigonométrique (1) converge dans [0, 2kπ
ω ]
3- La série trigonométrique (1) converge dans [α, α + 2kπ
ω ], ∀α ∈ R
P P
Théorème 3.3. Si les séries numériques n an et n bn sont absolument
convergentes, alors la série trigonométrique (1) est normalement convergente
sur R, donc absolument et uniformément convergente sur R.
Preuve 3.4. On a

|an cos nωx + bn sin nωx| ≤ |an | + |bn | ∀x ∈ R


P P P
or n |an | et n |bn | convergent, donc n (an cos nωx + bn sin nωx) convergent
normalement.
Théorème 3.5. Si les suites numériques an et bn sont décroissantes et tendent
vers 0, alors la série trigonométrique (1) est convergente tout x 6= 2kπ
ω , où k ∈ Z
.
P
Preuve
P 3.6. Il suffit d’appliquer le théorème d’Abel pour les séries n an cos nωx
et n bn sin nωx :
an est décroissante et limn−→∞ an = 0.
De même, bn est décroissante et limn−→∞ bn = 0,
n
X 1 2kπ
| cos pωx| ≤ ∀n, x 6=
p=1
| sin( ωx
2 )| ω

2
n
X 1 2kπ
| sin pωx| ≤ ωx ∀n, x 6=
p=1
| sin( 2 )| ω

Remarques 3.7. 1- On a convergence pour tout x ∈ R, x 6= 2kπ ω et donc


convergence sur ]0, 2kπ
ω [.
Cette série converge uniformément sur tout compact [a, b] ⊂]0, 2kπ
ω [.

n
X 1 1
| cos pωx| ≤ ≤
p=1
| sin( ωx
2 )| | sin( ωα
2 )|

(α est Ple point où le sin P


atteint son minimum sur [a, b]).
Donc, n an cos nωx et n bn sin nωx convergent uniformément sur [a, b] ⊂
]0, 2kπ
ω [.
2- la série trigonométrique est uniformément convergente et
a0 X
S(x) = + (an cos nωx + bn sin nωx)
2 n

est 2π
ω périodique. On peut donc l’intégrer terme à terme sur l’intervalle
]0, 2kπ
ω [.

4 Séries de Fourier
Définition 4.1. Soit f une fonction réelle de variable réelle, intégrable sur tout
intervalle compacte de R, de période 2kπ
ω .
On appelle série de Fourier associée à cette fonction, la série trigonométrique :
a0 X
Sf (x) = + (an cos nωx + bn sin nωx)
2 n

dont les coefficients appelés coefficients de Fourier sont donnés par ;


Z 2kπ
ω ω
an = f (x) cos nωxdx, n ≥ 0
π 0

Z 2kπ
ω ω
bn = f (x) sin nωxdx, n ≥ 1
π 0

Proposition 4.2. Si la série de Fourier est normalement convergente sur


[0, 2kπ 2kπ
ω ], alors sa somme Sf est ω périodique.

Remarque 4.3.

Z Z α+ 2π
ω ω ω ω
an = f (x) cos nωxdx = f (x) cos nωxdx, ∀α ∈ R
π 0 π α


Z Z α+ 2π
ω ω ω ω
bn = f (x) sin nωxdx = f (x) sin nωxdx, ∀α ∈ R
π 0 π α

3
Cas particuliers
Si ω = 1, alors f est 2π périodique et

1 2π 1 π
Z Z
an = f (x) cos nxdx = f (x) cos nxdx n ≥ 0, α = −π
π 0 π −π
Z 2π Z π
1 1
bn = f (x) sin nxdx = f (x) sin nxdx n ≥ 1, α = −π
π 0 π −π

Remarque 4.4. 1- Si f est une fonction paire alors

2 π
Z
an = f (x) cos nxdx et bn = 0, ∀n ≥ 1
π 0

2- Si f est une fonction impaire alors

2 π
Z
bn = f (x) sin nxdx et an = 0, ∀n ∈ N
π 0

Preuve 4.5. 1- Si f est paire alors f (x) sin nx est impaire et bn = −π f (x) sin nxdx =
0 ( intégrale d’une fonction impaire sur un domaine symétrique par rap-
port à 0)
Z π Z 0 Z π
1 1 1
an = f (x) cos nxdx = f (x) cos nxdx + f (x) cos nxdx
π −π π −π π 0
Z 0 Z π Z π
1 1 2
an = − f (−x) cos(−nx)dx+ f (x) cos nxdx = f (x) cos nxdx
π π π 0 π 0

2- Si f est impaire alors f (x) cos nx est impaire et an = 0

1 π 2 π
Z Z
bn = f (x) sin nxdx = f (x) sin nxdx.
π −π π 0

4
Exemple

Soit f , 2π-périodique, telle que f (x) = x, −π ≤ x < π.

On sait que toute fonction monotone sur [a,b] est intégrable sur
cet intervalle. f est monotone par morceau ⇒ f est intégrable sur
tout borné fermé.
f est impaire, donc an = 0, ∀n ≥ 0.

1 π 2 π
Z π
− cos nx o
Z Z
2 n cos nx π
bn = x sin nxdx = x sin nxdx = −x 0
− dx .
π −π π 0 π n 0 n

2n1 1  sin nx π o
bn = (−π cos nπ + 0) + 0
.
π n n n
d’où
2
bn = (−1)n+1 .

On a donc la série de Fourier de f

2 X (−1)n+1
Sf (x) = sin nx.
π n
n≥1

5
Exemple

Soit f , 2π-périodique, définie par



f (x) = 0, si − π < x ≤ 0;
f (x) = x, si 0 < x ≤ π.

La fonction f n’est ni paire ni impaire.

1 π
Z 0 Z π
1 π2
Z
1  π
a0 = f (x)dx = 0dx + xdx = = .
π −π π −π 0 π 2 2

1 π 1 π
Z Z
an = f (x) cos nxdx = f (x)x cos nxdx
π −π π −π
Z π
1 n sin nx sin nx o 1  cos nx π
an = x − dx = 0
.
π n 0 n nπ n
donc, 
1 n 0, n pair ;
an = ((−1) − 1) = 2 .
π − n2 π , n impair.
1 π 1 π
Z π
− cos nx o
Z Z
1 n cos nx π
bn = f (x) sin nxdx = x sin nxdx = −x 0
− dx .
π −π π 0 π n 0 n
1 1  sin nx π (−1)n+1
bn = − (−1)n + 0
= .
n nπ n n

π 2 cos 3x cos nx
Sf (x) = − (cos x + + ··· + + ···)
4 π 32 n2
sin x sin 2x sin 3x (−1)n sin nx
+ ( + + + ··· + + ···)
1 2 3 n n
Remarque 4.6. On a écrit a20 + n an cos nx + n bn sin nx car chacune des
P P
deux séries est convergente (Abel)
On se pose deux questions :
— La série de Fourier associée à f est-elle convergente ?
— En cas de convergence, peut-on dire que la série converge vers
f?
Le théorème de Dirichlet répond à ces deux questions.

Dans la suite on prend T = 2π.


Définition 4.7. Une fonction f admet une discontinuité de première espèce en
un point x0 si les limites à droites et à gauche de x0 existent.

6
EXEMPLE
On reprend l’exemple

f (x) = 0, si − π < x ≤ 0;
f (x) = x, si 0 < x ≤ π.
f est discontinue en xk = (2k + 1)π, k ∈ Z
lim f (x) = π, lim f (x) = 0
< >
x−
→(2k+1)π x−
→(2k+1)π
On a une discontinuité de première espèce.
Définition 4.8. Une fonction f admet une dérivée à droite (resp. à gauche) en
un point x0 , si la limite suivante existe et est finie.
f (x0 + h) − f (x0 ) f (x0 + h) − f (x0 )
lim+ resp. lim−
h→0 h h→0 h
ou bien
f (x) − f (x0 ) f (x) − f (x0 )
lim resp. lim
h→x+
0
x − x0 h→x−
0
x − x0
Théorème 4.9. Théorème de Dirichlet ( théorème fondamental)
Soit f : R → R une fonction périodique de période T = 2π, satisfaisant aux
conditions suivantes ( appelées conditions suivantes) :
1. Les discontinuité de f ( si elles existent) dans tout intervalle borné sont
de première espèce et en nombre fini.
2. f admet en tout point une dérivée à droite et une dérivée à gauche.
Alors la série de Fourier associée à f est convergente et on a :

f (x), si f est continue ;
sf (x) = f (x+0)+f (x−0)
2 , si f est discontinue en x.
De plus, la convergence est uniforme en tout intervalle où la fonction f est
continue.
Remarque 4.10. Les notation f (x + 0) ( ou f (0+ )) et f (x − 0) ( ou f (0− ))
représentent respectivement les limites à droite et à gauche de f au point x.
exemple
f :] − π, π[→ R une fonction période, T = 2π définie par f (x) = x
— Les discontinuités de f sont les points de la forme xk = (2k +
1)π, k ∈ Z et sont de première espèce car f (π+0) = −π et f (π+0) =
π
— f est dérivable sauf aux points xk . En ces points nous avons
f (x) − f (π) f (x) − f (π)
lim = 1 et lim = −1
x−→π − x−π x−→π + x−π
f vérifie les conditions de Dirichlet, donc développable en série de
Fourier.
la fonction f est impaire donc a0 = 0 et an = 0, ∀n ≥ 1
1 π 2 π (−1)n+1
Z Z
bn = x sin nxdx = x sin nxdx = 2 .
π −π π 0 n

7
Alors la série de Fourier associée à f est convergente et on a :
( n+1
f (x) = 2 n≥1 (−1)n
P
sin nx, si x 6= xk = (2k + 1)π
f (xk +0)+f (xk −0) P (−1)n+1
2 = 2 n≥1 n sin nx, si x = xk

Autre formulation du théorème


Définition 4.11. Soit f : [a, b] −→ R. la fonction f est dite continue (resp. de
classe C p ) par morceaux sur s’il existe une subdivision
a = a0 < a1 < · · · < an = b
et des fonctions fi continues (resp. de classe C p ) sur ]ai , ai+1 [ telles que f soit
égale à fi sur l’intervalle ]ai , ai+1 [.
Théorème 4.12. Théorème de Dirichlet
Soit f : R −→ R une fonction périodique de période T , de classe C 1 par mor-
ceaux. Alors, pour tout x ∈ R, la série de fourier associée à f est convergente
et on a :

f (x), si f est continue ;
sf (x) = f (x+0)+f (x−0)
2 , si f est discontinue en x.
De plus, la convergence est uniforme en tout intervalle où la fonction f est
continue.
Théorème 4.13. Théorème de Jordan
Soit f : R → R une fonction périodique et de période T = 2π), vérifiant les
conditions suivantes
1. Il existe une constante M > 0 telle que |f (x)| ≤ M , ∀x ∈ R i.e. f est
bornée.
2. On peut partager l’intervalle [α, α + π] en sous intervalles
[α1 , α2 [, [α2 , α3 [, · · · , [αn−1 , αn ]
avec α1 = α et αn = α + 2π et tel que la restriction
f|[αj ,αj+1 [
soit monotone et continue.
Alors la série de Fourier associée à f est convergente et on a :

f (x), si f est continue ;
sf (x) = f (x+0)+f (x−0)
2 , si f est discontinue en x.
De plus, la convergence est uniforme en tout intervalle où la fonction f est
continue.
exemple
f :] − π, π[→ R une fonction période, T = 2π définie par f (x) = |x|
— |f (x)| ≤ M , M = π, ∀x ∈ R
— f|[−π,0[ est décroissante et continue et f|[0,π[ est croissante et
continue
donc f vérifie les conditions de Jordan.

8
Egalité de Parseval
Théorème 4.14. Soit f une fonction développable en série de fonctions et de
période T = 2π)
ω > 0, alors on a pour α réel quelconque

2π)
α+
a20 ) X 2
Z ω
+ an + b2n = f 2 (x)dx
2 α
n≥1

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