Université de Guyane
Introduction
Il n’y a pas une définition de l’Internet qui fasse l’unanimité. Aucune phrase ne
couvre les différents aspects sous lesquels on peut le percevoir.
L’Internet, bien que constitué par de nombreux réseaux, apparaît comme un seul
grand réseau.
Le réseau est immense par le nombre d’utilisateur mais aussi par le débit (4
millions de caractères par seconde en France).
Tous les ordinateurs peuvent être connectés à l’Internet. Aucun modèle aux
constructeurs n’est imposé. Il faut néanmoins que ces machines parlent le même
langage pour communiquer. Cette langue est appelée protocole de communication.
Les distances et les frontières semblent abolies. Ainsi si un utilisateur sur un
campus, interroge une machine en Australie ou dans le bureau d’à côté, cela se
présente généralement de la même manière.
Une égalité des ordinateurs et des individus. Avec le nom d’une station on ne
peut pas savoir s’il s’agit d’un Atary ou d’un Cray. Munis de l’adresse électronique
d’un utilisateur, on ne peut pas en déduire sa place dans l’organigramme de la
société. Il n’y a pas de signes extérieurs de richesse ou de religion.
1 Historique
1.1 II.A. Qu'est ce qu'un réseau ?
On peut connecter de nombreuses choses à un ordinateur, et de nombreuses
façons, mais ces configurations ne sont pas toutes des réseaux. Pour avoir un
réseau informatique, il faut qu’au minimum 2 systèmes informatiques complets
soient capables d’échanger des données produites ou stockées sur l’un ou l’autre
des systèmes.
La caractéristique essentielle des ordinateurs qui constituent un réseau c’est
qu’ils sont autonomes ou bien capable de l’être. Ils peuvent tous fonctionner, sans
en référer aux autres, de manière indépendante. Il n’est pas non plus nécessaire
que les ordinateurs puissent communiquer directement, les messages peuvent
transiter par d’autres calculateurs avant d’atteindre leur destinataire.
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Pour que 2 calculateurs dialoguent, il y a un certain nombre de problème à
surmonter. On y parvient en définissant un ensemble de règles ou de protocoles
auxquels les communications doivent obéir. L’objectif de tout protocole est
d’assurer une réception sans erreur des communications, dans un ordre correct
et à une vitesse acceptable, pour tous les équipements utilisés.
Dès que la réalisation de réseaux a commencé à se développer, on s’est aperçu
qu’ils seraient utiles seulement si les calculateurs de constructeurs différents,
travaillant avec des systèmes d’exploitations différents, étaient capables de
communiquer. De par ce fait on peut communiquer avec un même protocole sur
des systèmes aussi différents que le Macintosh et le P.C.
En résumé, un réseau informatique est un ensemble d’ordinateurs où chacun peut
communiquer avec tous les autres. Il n’est pas nécessaire qu’ils soient connectés
en permanence, ni que ces connexions soient directes
1.2 II.B. Un peu d'histoire (titre 2)
On peut considérer, sous l’angle technique que l’internet est né aux Etats Unis.
Au début des années 70 quand l’ARPA décida de relier ses principaux centres de
recherches pour échanger des données et du courrier. Ce réseau qui démarra
avec 4 nœuds fut appelé ARPANET et utilisa tout d’abord un protocole similaire
au X25.
Le but était de concevoir un réseau qui résiste à des attaques militaires telles
que les bombardements. Ainsi il ne devait pas y avoir de points névralgiques dans
le réseau, dont l’arrêt aurait provoqué le blocage complet de celui-ci. Les données
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devaient pouvoir automatiquement prendre un chemin différent en cas de
rupture de liaison.
C’est en 1972 que l’on voit apparaître les protocoles TCP/IP avec l’expérience de
l’usage du X25 sur ARPANET.
Les deux créateurs, Vinton Cerf et Robert E. Kahn, de ce nouveau protocole sont
maintenant considérés comme les principaux architectes d’Internet. L’IP peut
voyager sur tous les supports : lignes du réseau téléphonique, fibre optique,
canaux radio, liaison satellite ou câble sous-marin cela en fait une de ces
principales forces. Il équipe notamment les sous-marins nucléaires et les
navettes spatiales pour ne citer que cela. En 1983 le TCP/IP remplace
complètement le X25.
Au cours des années 70, 80 on assista à la création de différents réseaux,
interconnectant les centres de recherche, les régions, les associations
phénomène qui ne fit qu’augmenter au file des années. Ainsi au milieu des années
80 la défense américaine décida d’arrêter de financer le réseau sous prétexte
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qu’il ne servait plus qu’aux chercheurs, c’est alors que la National Science
Foundation a pris le relais.
C’est ainsi que du réseau ARPANET on est vite passé à l’internet. Depuis ces
années aux Etats-Unis l’évolution de l’internet continua sur ces bases techniques
sans remise en questions et sans véritable concurrence.
1.3 II.C. Et en France (titre 2)
En France, l’histoire des réseaux de la recherche a été beaucoup plus
mouvementée. Cela a commencé par un projet nommé Cyclades qui fut une
expérience réussie d’interconnexion de centres de recherche, mais ce projet
resta sans suite pour les chercheurs.
Ultérieurement, plusieurs tentatives de mise en place d’un réseau national de la
recherche restèrent sans succès. Ces échecs étaient surtout dus à l’absence d’un
réel besoin d’interconnexion massive, car l’informatique était alors concentrée
dans quelques centres de calcul qui avaient déjà des liaisons entre eux. Un des
gros problèmes était aussi l’absence d’un modèle de réseau et d’un protocole qui
fassent l’unanimité.
Après ces tentatives échouées de créer du neuf, l’idée fut de construire avec
l’existant. C’est alors que l’on a vu apparaître REUNIR. Cette association très
active à la fin des années 80 ne créa rien de neuf mais utilisa les quelques
liaisons qui existaient entre les centres de calculs et certains laboratoires, afin
d’améliorer le niveau de conductivité selon le modèle de l’internet.
Malheureusement comme tout ces cites n’avaient que très peu de choses en
commun sur le plan informatique (protocole différent, financement divers,
utilisateurs multiples ...) la tache fut trop lourde. Toutefois l’association REUNIR
regroupa un grand nombre d’ingénieur réseau du monde et permit l’échange de
point de vue ce qui augmenta globalement les expériences de chacun. De plus les
principales fonctions désirées à cette époque, notamment la messagerie, étaient
assurées par EARN.
En effet à partir de 1984 IBM finança presque entièrement la mise en place d’un
réseau européen : EARN basé sur des protocoles propres à IBM. En France de
nombreuses installations furent effectuées dans les centres de recherche et de
calculs, IBM fit même dons d’ordinateurs sur certain cite. Ce réseau connu un
très grand succès, mais il avait des lacunes énormes sur les équipements à
mettre en œuvre et les logiciels sont très chers, l’administration lourde et
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centralisée, nombre de connexions réduites, ainsi qu’un manque de services et
une impossibilité d’évolution.
En 1988 quand IBM se désengagea financièrement, certaines factures furent
très lourdes à payer. De plus l’arrivé des réseaux régionaux et de Renater rendit
superflus l’EARN. Il est toutefois intéressant de noter que les différents
réseaux français ne se faisaient pas la guerre entre eux et que les principaux
dirigeants de ceux-ci se rencontraient souvent pour échanger leurs expériences.
A la même époque, une troisième structure a monté un autre type de réseau. En
réunissant au départ les centres de recherche en informatique, ce réseau, avec
peu de liaisons et peu de moyens, s’est développé en utilisant les protocoles
TCP/IP, et en offrant des services de messageries et de diffusion de news. Ils
furent connus sous le nom de FNET. Ce réseau a ainsi joué le rôle de précurseur
et a été le premier pas de l’Internet en France. Malheureusement la communauté
de la recherche publique s’est détournée de FNET, comme pour l’EARN, au profit
de Renater, financé au niveau national et disposant de beaucoup plus de liaison
que FNET.
Une association vit aussi le jour durant cette période : ARISTOTE. Avec des
objectifs plus prospectifs elle se permit de faire découvrir et de faire émerger
de nouvelles technologies de réseaux et de nouvelles applications.
Comme on peut le voir, les initiatives à la fin des années 80 ne manquèrent pas,
ce qui est le signe du réel besoin. Mais malgré le grand nombre de moyen de
communication le confort n’était pas le même qu’à l’heure actuelle pour les
raisons de débits des lignes.
A la fin des années 80 il y eut une transformation radicale dans le monde de
l’informatique. Celle-ci n’était plus uniquement parquée dans la salle des machines
du centre de calcul mais elle arrivait sur les bureaux de tous les utilisateurs. Les
laboratoires et les campus installèrent alors des réseaux Ethernet pour assurer
les échanges d’informations entre ces stations et pour faciliter l’accès à des
serveurs plus puissants. Le protocole TCP/IP fut rapidement très dominant. Par
la suite du fait de l’éclatement des campus et le besoin de communiquer avec
d’autres universités, des réseaux régionaux se sont mis en place dans certaines
régions. Il manquait alors l’échelon national et international pour parfaire le tout.
Le besoin de construire un réseau national, en se basant sur les infrastructures
régionales, devint une priorité pour les organisateurs de recherche. Le protocole
TCP/IP fut le support plébiscité à l’unanimité, de même que d’interconnecter les
réseaux et de confier l’exploitation à France Télécom. Lorsque Renater fut mis
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en exploitation, des milliers de chercheurs français se sont ainsi rendus compte
qu’ils faisaient magiquement partie du plus grand réseau du monde informatique,
L’INTERNET.
Comme on l’a vu dans cet historique, en France, l’internet c’est construit par le
bas en commençant par les laboratoires et les universités puis par les régions,
avant de passer au niveau national. De nos jours l’expansion d’Internet se fait au
niveau des particuliers, mais cela va sûrement s’effectuer beaucoup moins vite
que pour les entreprises.
Les standards de protocoles TCP/IP, de par leur origine peu conventionnelle ont
été longtemps rejetés par les opérateurs publics de télécommunications qui ont
leurs propres standards, et par la communauté européenne. Comme au début de
l’internet tout c’est décidé au Etats-Unis les industries européennes étaient loin
de tout çà, donc absente des marchés. D’où la réticence des européens à utiliser
ce protocole. C’est ainsi qu’en Europe on a longtemps essayé de prôner et de
pousser à l’utilisation des protocoles OSI qui sont une solution de remplacement.
Cela a donné lieu à des polémiques sanglantes qui sont maintenant éteintes grâce
au ras de marée du système Unix qui intègre le protocole TCP/IP dans son noyau.
2 Qui s'en sert et Pourquoi ?
La plupart des applications du réseau sont développées par les usagers
d'Internet selon une démarche personnelle ou collective, ou encore dans le cadre
de projets de recherche.
Les besoins fondamentaux d'un utilisateur concernent principalement :
- la messagerie
- le transfert de fichiers
- la connexion à distance
- la consultation des bases de données
Avec l'Internet vous pouvez entretenir des "conversations" avec d'autres
utilisateurs tout autour de la planète en temps réel (autrement dit, le message
que vous tapez sur votre écran apparaît sur l'écran de la personne à qui il est
destiné dès que vous vous l'envoyez). Vous pouvez également participer à des
jeux de rôles multiutilisateurs, faire une partie d'échecs avec d'autres
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utilisateurs ou des programmes d'intelligences artificielles en temps réel, et
vous joindre à des simulations de guerres ou d'événements politiques.
La livraison de documents (l'émission et la réception de fichiers de données
textuelles) de façon rapide, même immédiate, est devenue un service commun.
Les journaux électroniques et les bases de données informationnelles se
développent selon un taux de croissance extraordinaire. Ce phénomène constitue
un enjeu fantastique pour les chercheurs, bibliothécaires et scientifiques de
l'information.
Quel est donc le portrait type de l’Internaute ? Les utilisateurs d'Internet sont
des bibliothécaires, des professeurs, des scientifiques, des ingénieurs, des
étudiants, mais également des employés d'entreprises privées ou publiques.
2.1 III.A. Le monde de l'enseignement et de la
recherche
La recherche et l'enseignement utilisent ce réseau pour faciliter :
- les moyens de communication (messagerie)
- l'exploitation d'une masse importante d'informations
- la possibilité pour un laboratoire de réduire les dépenses de téléphone, de fax
et de courrier
- l'amélioration de la communication interne et externe pour chaque laboratoire
- De nombreux chercheurs dans le domaine médical s'échangent des images à
résonance magnétique et à rayons X via e-mail dans le but d'obtenir des avis
professionnels ou des expertises.
De plus le réseau permet d'accéder à des ressources d'usage rare, que l'on ne
pourrait se payer seul. Par exemple, lorsque la découverte de la fusion à froid
(aujourd'hui réfutée) fut annoncée en 1991, les scientifiques impatients purent
passer outre à la procédure normale de validation pour en étudier l'idée. Leur
solution ? Des téléconférences sur Internet, les discussions allèrent de bon train
jour et nuit, alimentées par de nouvelles informations que les participants purent
aussitôt analyser. Il s'agissait là d'un tout nouveau système interactif que les
personnes impliquées trouvèrent extrêmement utile.
Internet redistribue l'information d'une manière beaucoup plus souple.
Découvertes, travaux en cours et informations de toutes sortes peuvent être
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immédiatement partagés. A l'aide des améliorations NREN proposées et des
futures liaisons de communications vidéo et autres multimédias, Internet promet
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d'être un outil fondamental pour la communauté scientifique.
Dans le domaine de l'éducation, Internet est une source d'information
fantastique, autant pour les étudiants que pour les enseignants. Les étudiants
effectuant des recherches universitaires peuvent y trouver toutes sortes
d'informations dans tous les domaines possibles.
Dans de nombreuses universités, les étudiants, ainsi que l'ensemble du personnel
universitaire, peuvent avoir accès à Internet, ce qui n'est pas sans conséquence
sur l'éducation.
Un des aspects les plus intéressants d'Internet est son incidence
démocratisante sur ce qui est communiqué. Un étudiant peut échanger des idées
d'égal à égal avec une haute autorité. Des recherches de groupe et des
collaborations internationales sur des travaux universitaires peuvent s'accomplir
sans que quiconque sache qui est étudiant et qui est enseignant.
Ce qui importe dans ce forum est le contenu des communications et non les titres
et statuts des personnes impliquées.
Les forums et discussions qui ont lieu sur Internet permettent aux
professionnels de s'informer quotidiennement des évolutions dans leurs
domaines et aux étudiants d'observer, d'apprendre et de participer à
l'élaboration de règles et de solutions.
En supprimant les barrières géographiques, les étudiants peuvent utiliser des
sources d'informations de lieux qui leur seraient autrement inaccessibles. Pour
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un étudiant Parisien, des informations aux Etats-Unis ou au Canada sont aussi
proches que des informations situées en Grande-Bretagne ou à Marseille.
Au cours de la tentative de putsch de 1991 en Union Soviétique, des étudiants
américains utilisèrent les services du projet RAIN de Santa Barbara en
Californie pour communiquer avec d'autres étudiants à Moscou et Saint-
Pétersbourg. L'impact pédagogique fut immense. Plutôt que d'apprendre ce qui
se passait par l'intermédiaire du journal télévisé, des adolescents discutaient
quotidiennement avec d'autres des villes directement touchées par la crise.
L'incidence d'Internet sur l'enseignement continu et à distance est
considérable. Des experts situés aux quatre coins du monde peuvent participer à
des cours regroupant des dizaines, centaines ou milliers d'étudiants. En outre,
ces cours peuvent être suivis au rythme de chacun.
Les bibliothécaires aussi utilisent les réseaux et le partage depuis fort
longtemps. Vers le milieu des années 60, la bibliothèque du Congrès développa
une norme d'enregistrement bibliographique appelée format MARC (Machine-
Readable Cataloging). Cette norme, qui permettait de consulter les archives
d'une bibliothèque via un ordinateur, marqua le début informatique entre les
bibliothèques. Ce partage de ressources créa de très grandes, voire d'énormes,
de gigantesques, bases de données bibliographiques. Ces bases de données
furent immédiatement dotées de nouveaux outils de navigation. Des utilitaires
bibliographiques, tels que OCLC et WLN, devinrent très tôt des leaders dans le
domaine des réseaux américains et mondiaux de bases de données
bibliographiques.
Aujourd'hui, des centaines de catalogues de bibliothèques universitaires sont
accessibles sur Internet, et les bibliothécaires constituent leurs plus fervents
utilisateurs. Les catalogues de bibliothèques universitaires font généralement
partie d'un système d'information plus vaste, appelé Campus-Wide Informations
Server (CWIS). Ces types de serveurs hébergent souvent d'autres bases de
données, des informations de type scolaire, un répertoire téléphonique, des
emplois du temps, et de nombreuses autres sources d'informations locales.
Ne l'oublions pas, à l'origine, Internet a été développé pour permettre le
partage de ressources entre la science et la recherche. Sans aucun doute, les
communications sous forme de courrier électronique et de groupes de discussion
ont fait de l'ombre au partage de ressources.
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Bien que les méthodes traditionnelles de communications pédagogiques
(conférences, journaux, etc...) n'aient pas été supprimées, elles répondent plus
aux besoins actuels de la recherche.
2.2 III.B. Utilisation par l'entreprise et les
particuliers
Un des principes fondamentaux de l'Internet est celui de " payer localement en
communiquant mondialement". En payant l'accès à Internet, l'entreprise
bénéficie d'une communication avec le monde entier.
Les principales opportunités dont dispose l'entreprise :
- réduction des communications interpersonnelles avec le courrier électronique
qui remplace le téléphone et le fax.
- réduction des coûts de transmission entre ses différentes agences dans le
monde. Elle ne payera que les infrastructures télécoms locales, ainsi que
l'abonnement à l'opérateur Internet.
La diversité des moyens d'accès et les faibles coûts par rapport aux services
permettent à des petites entreprises de communiquer avec ses partenaires,
clients et fournisseurs à travers le monde.
Une P.M.E. peut se procurer de nombreuses publications scientifiques et
développer des relations avec des laboratoires de recherches situés à l'autre
bout du monde.
Beaucoup d'entreprises estiment que leurs employés utilisant l'Internet sont
souvent mieux informés que les autres, car communiquant avec un groupe plus
vaste de personnes ils bénéficient de l'expérience collective de leurs confrères,
ils sont plus à même de saisir de nouvelles opportunités ou de résoudre plus
rapidement certains problèmes. Ils apprennent et se forment eux-mêmes.
Une aide au recrutement (titre 3)
L'Internet est un excellent moyen d'être en contact avec une communauté
d'utilisateurs et d'experts. Grâce à ces contacts, certaines entreprises
disposent d'un nouveau moyen pour recruter et pour trouver des profils
adéquats. Beaucoup de petites structures s'intéressent à l'Internet comme un
moyen de recrutement rapide, bon marché et pouvant donner de bons résultats.
Depuis plusieurs mois sont également apparus des serveurs WWW regroupant
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curriculum vitae et offres de postes. Cependant leur utilisation reste encore
limitée mais nous assistons probablement à un nouveau moyen de recrutement.
2.2.1 Une aide à la commercialisation et à la vente (titre 3)
Les entreprises utilisent l'Internet pour distribuer et vendre des biens ou des
services. On peut dorénavant y acheter des fleurs, des disques compacts, des
informations financières, des logiciels ou des oursons en peluche. Certaines
entreprises ont échouées en ayant suivit l'objectif de cette vente d'un nouveau
genre. Cependant il en existent d'autres ayant connues de vrais succès, par
exemple, Costa Travel On-line qui a annonce un chiffre d'affaires de 250 000
$US en neuf mois, ce chiffre d'affaire comporte uniquement la transposition
des offres des billets d'avions à prix réduits.
Il est difficile de définir ce qui fait le succès ou l'échec de ces entreprises. Si
ce n'est que, comme pour tout autre moyen de vente, la compréhension du
marché des utilisateurs de l'Internet.
Certaines entreprises utilisent les news pour faire des analyses de tendances ou
de produits. Elles peuvent évaluer la perception de leurs produits par les clients,
ainsi que celle des produits concurrents en créant des formulaires et des
questionnaires.
L'Internet facilite donc le rapprochement entre secteur privé et secteur public.
3 Comment s'y connecter?
Pour accéder aux multiples ressources dont regorge internet, il faut disposer
d'un ordinateur, d'un modem ou d'une carte réseau, d'un kit de connexion
internet, d'un abonnement auprès d'un opérateur Internet ou d'un accès à un
réseau local lui-même relié à internet.
3.1 L'ordinateur
Il existe trois types d'ordinateurs pour pouvoir se connecter à internet :
-La station de travail exploitant UNIX (reservé aux professionnel)
-Le minitel (seules la messagerie et la consultation des News sont possibles).
-Le micro-ordinateur : Amiga, atarie, PC.
Nous n'allons parler que du PC pour une simple raison, c'est que 80% des
personnes sillonnant internet possèdent un PC.
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La configuration de votre PC dépend beaucoup de ce que vous comptez faire sur
internet.
Si vous n'êtes intéressé que par la messagerie, un 386 avec 4 mégaoctets de
mémoire et un disque dur de 100 mégaoctets suffira. En revanche, si vous
souhaitez flâner sur le réseau des réseaux, il est nettement préférable d'opter
pour un micro beaucoup plus puissant du type Pentium 75.
Dans un cas comme dans l'autre, mieux vaut ne pas lésiner sur la mémoire.
Si la majorité des logiciels internet nécessitent 8Mo de RAM pour fonctionner,
retenez qu'il ne s'agit là que d'un minimum.
En réalité, pour ne pas trop souffrir de la lenteur d'internet, optez de
préférence pour une configuration disposant de 16Mo de mémoire. Cela vous
permettra d'ouvrir plusieurs applications Internet en même temps (messagerie,
transfert de fichiers, Web...) et de voguer en toute liberté sur le Net.
En termes de capacité de stockage, il vous faudra prévoir pas moins de 60Mo de
disque dur pour installer et faire fonctionner vos applications internet (30 Mo
pour les applications proprement dites, 15 Mo à réserver pour le téléchargement
des fichiers et 10 à 15 Mo pour la mémoire cache). Le débit de transfert de
votre disque dur constitue également un facteur important, ne serait-ce que
pour accélérer au maximum l'accès à la mémoire cache. Alors si vous possédez
une carte contrôleur VLB, PCI ou PCMCIA (pour les portables), c'est bien. Et si
vous avez la chance de disposer d'un ordinateur doté de la technologie Fast
SCSI-2 (qui offre un débit de 40 Mo/s au maximum), c'est parfait.
Pour vous connecter à Internet, deux solutions existent :
-Soit via un réseau local : auquel cas il vous faudra équiper votre micro-
ordinateur d'une carte réseau (VLB, PCI ou PCMCIA de préférence), en général
Ethernet.
-Soit via un modem : dans ce cas, votre port série doit pouvoir supporter la
vitesse dudit modem, surtout si ce dernier est appelé à compresser les données.
Certains PC anciennes générations possèdent un port série lent, inadapté aux
hauts débits. Le composant qui gère ce dernier s'appelle UART. Si votre UART
est un 16550AF, vous n'avez pas de souci à vous faire. Sinon, vous devrez
acheter soit une carte série rapide, soit un modem interne.
Pour connaître le modèle de votre port série, employez l'utilitaire MSD.EXE sous
DOS.
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Internet devenant de plus en plus multimédia, une carte son compatible Sound
Blaster est nécessaire, ainsi que des haut-parleurs ou une chaîne hi-fi. Un
lecteur de cd-rom double vitesse s'avérera également très utile.
En effet, de plus en plus de kits de connexion à internet sont disponibles sur ce
support.
Enfin, un écran 14 pouces S-VGA couleur constitue un minimum en la matière.
L'idéal serait de disposer d'un ordinateur de 17 ou même 21 pouces pour
afficher simultanément toutes les applications sans que votre écran ne se
retrouve trop encombré.
Enfin, pour disposer de performances correctes en termes d'affichage des
pages WEB, optez au minimum pour une carte graphique VLB ou PCI avec 2Mo de
mémoire.
En résumé, voici les caractéristiques de la station d'accès à internet idéale :
-un pentium 75
-un bus rapide du type VLB ou PCI
-Une carte graphique du type VLB ou PCI avec 2Mo de mémoire
-un écran 17 pouces S-VGA
-Une carte contrôleur de disques VLB, PCI ou Fast SCSI-2
-un disque dur de 250 Mo non compressé
-un port série rapide et/ou une carte Ethernet (VLB, PCI ou PCMCIA).
Le système d'exploitation pour internet :
Si vous êtes un utilisateur invétéré de windows 3.x, optez de préférence pour un
système d'exploitation adopté au travail en réseau (il s'agit des versions
Windows pour Workgroups) et laissez de côté les moutures 3.1 et 3.11 de
Windows qui ne conviennent pas vraiment aux communications séries ou réseaux.
Vous disposerez ainsi de tous les pilotes nécessaires à la mise en place de votre
station d'accès à internet et pourrez pleinement tirer parti de la vitesse de
votre port série et de votre modem.
Si vous venez d'adopter Windows 95 ou travaillez sous environnement OS/2
Warp, vous êtes paré pour internet.
En effet, ces deux systèmes fournissent en standard tout le nécessaire pour se
connecter à internet. On y trouve une couche TCP/IP 32 bits ainsi que tous les
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outils nécessaires à l'exploitation d'internet (E-mail, un navigateur web, un client
FTP, etc.)
3.2 Les logiciels pour accéder à internet
Pour accéder à toutes les fonctionnalités d’Internet, il faut disposer d’une
palette de logiciels. Lorsque vous faites appel à un fournisseur d’accès pour vous
connecter à Internet, ce prestataire de services vous fournit dans la plupart des
cas un kit d’accès (constitué de logiciels freewares). S’il est de bonne facture, ce
dernier doit comprendre au minimum :
- un dialer (autrement dit, une application qui vous permet de vous connecter à
l’opérateur en utilisant votre modem);
-une messagerie électronique (E-Mail);
- un visionneur de forums (News);
- une application de téléchargement (FTP);
- un navigateur multimédia (Web).
Dans certains cas, toutes ces applications (sauf le dialer) sont regroupées en un
seul programme. C’est le cas de Netscape Navigator et d’Emissary de Wollongong
qui sont des intégrés Internet. Mais il existe également des suites Internet,
telles que Chameleon de Net-Manage, OnNet de FTP Software ou Internet In A
Box de Spry, lesquelles réunissent un ensemble complet d’applications Internet.
Retenez enfin que si vous débutez avec Internet, vous avez tout intérêt à
acquérir un logiciel commercial (les produits susdits existent en version
commerciale). Vous disposerez ainsi de toute la documentation qui les
accompagne.
4 Le piratage (titre 1)
4.1 Pourquoi se protéger? (titre 2)
Internet commence a être connu du grand publique grâce aux médias. Médias qui
mettent au grand jour les affaires à scandale d’Internet (images
pornographiques, livres a scandales...). Pour les informaticiens, ces problèmes ou
ces dangers ne sont pas de réels problèmes. Pour eux il faut avant tout
préserver leur site de toute intrusion malveillante.
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Les 38 millions d’utilisateurs potentiels de l’internet dispose de la possibilité de
se connecter sur n’importe quel poste informatique du réseau. Cette ouverture,
qui fait d’Internet un outil très puissant et performant pour la recherche, peut
être aussi la porte ouverte à des actions mal intentionnées. Il faut limiter les
risques. Impossible, on ne peut pas garantir la bonne conduite de 38 millions
d’utilisateurs (dont 6 sur 10000 sont des délinquants potentiels), ni l’absence de
bogues dans les programmes.
Les CERT veillent donc à limiter l’envergure et le nombre d’attaques
malveillantes, en organisant les moyens de défense et de réaction.
4.2 Origine du CERT (titre 2)
Le 2 novembre 1988, des milliers d’ordinateurs connectés sur l’internet aux
Etats-Unis étaient attaqués par un programme qui se propageait
automatiquement sur le réseau en utilisant des bogues sur ces systèmes. Ce
logiciel ne provoqua aucune destruction, mais des milliers de personnes furent
privées de leur outil de travail pendant plusieurs heures. Des experts trouvèrent
rapidement des techniques d’immunisation et l’épidémie s’arrêta.
Suite à cette catastrophe des secours furent très sérieusement étudiés, car
déjà a cette époque, l’internet était devenu un outil indispensable. Une première
mesure fut prise : en Décembre 1988, la DARPA créait le premier CERT.
4.3 Les fonctions du CERT (titre 2)
La mission d’un CERT est d’assister ses adhérents en matière de sécurité
informatique, et notamment dans le domaine de la prévention, détection et
résolution d’incidents. Sa fonction première est d’être LE point de contact, c’est
a dire la structure que l’on appelle à l’aide et qui organise les secours en cas
d’incidents. Afin d’organiser les secours efficacement, un CERT doit gérer une
liste de responsables-sécurité des instances gouvernementales, des organismes
sur le réseau, des autorités de police et des autres CERT.
Un CERT doit s’entourer de techniciens permanents et d’experts externes pour
pouvoir faire une première analyse technique du problème et le cas échéant, avec
l’aide des constructeurs, trouver la parade. Là encore, un bon carnet d’adresses
s’impose.
Quand une parade est trouvée à un trou de sécurité le CERT diffuse très
largement un avis public et détaille la correction ou les méthodes de protection.
L’internet ne connaît pas de frontières. Que pourra faire un site français victime
d’une attaque, et qui soupçonne un site hollandais ? Il pourra : Essayer de
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contacter directement un responsable du site hollandais ? Mais souvent ce site
hollandais n’est qu’un tremplin pour un attaquant venu d’ailleurs. La démarche
qu’impose la prudence et l’efficacité est d’avertir le Responsable sécurité de son
organisation qui, lui même, contacte le CERT de sa communauté. Ce dernier
contacte le CERT hollandais.
Ce circuit, peut paraître long, mais possède des avantages :
- s’organiser autour d’une chaîne humaine de responsable se reconnaissant
mutuellement un certain degré de confiance ;
- globaliser l’information au niveau le plus haut de façon à favoriser tout
recoupement avec d’autres incidents récents. Cela permet notamment de
faciliter la résolution des cas d’attaques internationales ;
-garantir un meilleur suivi des incidents et de l’information auprès des sites
membres.
Les CERT, grâce à leur expérience, établissent des recommandations générales
et font de la sensibilisation auprès des responsables et des utilisateurs.
Un rôle, également important, est la pression mise sur les constructeurs pour
qu’ils corrigent rapidement des erreurs grossières de sécurité dans la conception
de certains logiciel ou matériels. Les CERT ne se substituent jamais aux
autorités des organismes, encore moins aux autorités de police, mais
maintiennent des liens de coopération avec ces autorités. Un CERT sert une
communauté définie, mais ne refuse jamais d’aider des personnes extérieures à
celle-ci.
Un CERT est une petite équipe, moitié administrative, moitié technique, avec
très peu de permanents. Il lui faut avoir le téléphone, le fax, le courrier
électronique, un carnet d’adresses d’experts et de correspondants bien rempli.
Le financement d’un CERT provient de la communauté qu’il sert.
5 Conclusion (titre1)
Les utilisateurs sont accueillants, prêts à donner des conseils aux nouveaux
venus et à faire partager leurs expériences.
Personnes ne contrôlent ou surveillent les services qui sont utilisés. C’est un
réseau totalement ouvert du point de vue de ce qu’il transporte.
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Université de Guyane
Généralement, dans les forums, la liberté totale d’expression est pratique
courante.
Les infos proviennent directement de la source et sont diffusées sans réécriture
ni filtrage. Si un événement est annoncé sur l’Internet c’est par un participant à
l’événement qui décrit ce qu’il a vu.
Tout semble gratuit car beaucoup de base de donné sont public et il n’y a
généralement pas de facturation.
Certaines mauvaises surprises peuvent attendre le nouvel arrivant sur l’Internet
et peuvent donner lieu à un rejet total.
C’est un labyrinthe, il n’y a pas de guide et l’on risque de se perdre. Le labyrinthe
est bien réel, et il n’y a pas de recettes miracles, il faut de la pratique. Il est
nécessaire d’apprendre à utiliser correctement les outils informatiques dont on
a besoin, de repérer les listes utiles, les adresses clés et les sites pour trouver
les solutions à nos problèmes. Pour cela il est primordial d’avoir un initiateur qui a
les mêmes pôles d’intérêt.
Il y a tout et n’importe quoi comme informations. Comme les informations qui
circulent ne sont pas contrôlées et qu’il est très simple d’en émettre, certaines
ne présentent aucun intérêt, ne sont pas triées et obsolètes, voir fausses. Cela
est choquant mais un kiosque à journaux est-il différent ?
Le service n’est pas garanti concrètement, un jour, un utilisateur peut lire une
information et le lendemain, il ne peut plus y accéder car l’administrateur du
service a changé l’organisation des infos sur la machine ou l’a retiré. Ces petits
ennuis sont très horripilants mais les utilisateurs s’y habituent.
Malgré les impressions du monde académique, l’Internet n’est pas gratuit, il y a
d’abord le prix des services tels que la consultation de bases de données ou les
coûts d’utilisations de serveurs distants. Pour ce qui est des réseaux, c’est le
fournisseur du service qui facture directement les utilisateurs. L’autre
facturation vise à couvrir l’achat et l’entretien des équipements de
communication, la location des liaisons, ainsi que le salaire des opérateurs.
Toutes ces composantes constituent le réseau des réseaux et fera partie
courante de notre vie, qu’on le veuille ou non, dans quelques années.
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