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RDM Cours

Ce document présente le plan d'un cours sur la résistance des matériaux. Il aborde plusieurs sujets fondamentaux dont les principes de la statique, les notions de contrainte et de loi de Hooke, l'extension, la compression, le cisaillement, la torsion et la flexion.

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Ce document présente le plan d'un cours sur la résistance des matériaux. Il aborde plusieurs sujets fondamentaux dont les principes de la statique, les notions de contrainte et de loi de Hooke, l'extension, la compression, le cisaillement, la torsion et la flexion.

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Résistance des Matériaux:

Plan du cours
1. Principes fondamentaux de la statique
2. Notion de contrainte. Loi de Hooke
3. Extension, compression
4. Cisaillement simple
5. Torsion simple
6. Flexion plane simple
Chap. 1 : Principe fondamental de la
statique

1. Système matériel et équilibre


a) Définition
Un système matériel est une quantité de matière définie
de façon purement conventionnelle. Cela peut être un
solide, un ensemble de plusieurs solides liés ou non, une
partie de solide ou une de ses particules élémentaires ;
cela peut être aussi en tout ou partie un certain volume
de liquide ou de gaz
Sa frontière d’isolement doit être définie clairement.
b) Principe fondamental de la dynamique
Il existe au moins un repère R, appelé repère galiléen
tel que pour tout système matériel (S), en équilibre par
rapport à ce repère, les actions mécaniques extérieures
appliquées à (S) vérifient la relation suivante :


• (S) désigne le système matériel dont on étudie
l’équilibre.
• ( S ) est une notation conventionnelle qui signifie :
tout ce qui est extérieur à (S)
Les déments de réduction, en un point A quelconque,
du torseur s’écrivent :

c) Traduction analytique du principe fondamental


2. Modélisation des actions
mécaniques
a) Recensement des forces extérieures
Le milieu extérieur agit sur le système matériel par des
forces dites extérieures.
Ces forces peuvent être soit :
• Des forces à distance
• Des forces de contact
Les forces de contact peuvent être :
• Des forces concentrées
• Des forces réparties
b. Examen des forces inconnues ou liaisons
• Appui simple
La direction de la force est connue
• Articulation
La direction et l’intensité de la
réaction est inconnue
• Encastrement
Tout déplacement est empêché.
La résultante de la réaction, ainsi que le
couple d’encastrement sont inconnus.
5. Systèmes isostatiques.
Systèmes hyperstatiques
Un système est dit en équilibre isostatique si les
composantes inconnues du torseur d’action
mécanique qui lui sont appliquées peuvent être
déterminées par les seules équations de la
statique. Dans le cas contraire, le système est dit
hyperstatique.
Chap. 2 : Notion de contrainte.
Loi de Hooke
1. Eléments de réduction des efforts de
cohésion dans une section droite
a) Définitions, notion de coupure
Définition : On appelle poutre (fig. 3.1) un solide
engendré par une surface plane (S) dont le centre de
surface G décrit une courbe plane appelée ligne
moyenne.
• La ligne moyenne est droite ou son rayon de
courbure est grand par rapport aux dimensions
de la section.
• La section droite (S) de centre de surface G est
constante ou varie progressivement.
• La poutre a une grande longueur par rapport aux
dimensions transversales.
• La poutre possède un plan de symétrie.
• Les points disposés de façon identique sur les
sections droites jouissent de certaines propriétés
communes ; on dit qu’ils appartiennent à des
fibres.
• La ligne moyenne ou fibre moyenne possède des
propriétés particulières.
Supposons provisoirement que la poutre (E) ait
une ligne moyenne droite (fig. 3.2).

La coupure fictive par le plan (P) qui définit la


section (S) de centre de surface (G), partage la
poutre (E) en deux tronçons (E1) et (E2).
On appellera (E1 ) le tronçon dont le volume
croît.
b) Equilibre de la poutre (E)

c) Equilibre du tronçon (E1)


2. Composantes des éléments de
réduction en G des efforts de cohésion
• Effort normal N : c'est la projection de R sur la
normale extérieure (G, x).
• Effort tranchant T: c’est la projection de R sur
le plan de la section droite (G, ÿ,
• Moment de torsion Mt : c'est la projection de
MG sur la normale extérieure (G, x).
• Moment de flexion Mf : c'est la projection de
MG sur le plan de la section droite (G, y, z ).
c) Relation entre effort tranchant et moment
fléchissant

3. Vecteur contrainte en un point


Expression de la contrainte en fonction de
l’orientation de la facette
D’où
4. Directions principales. Contraintes
principales
Une contrainte est dite principale lorsque sa direction est
normale au plan de la facette. Sur la figure 3.15. la condition
pour que C(M,n) soit contrainte principale est que τnt = 0.
Cette condition permet de définir l'angle ϕ pour qu'il en soit
ainsi. Soit ϕ1 cette valeur particulière de ϕ. D’après (3) :
Calcul des contraintes principales
4. Cercle de Mohr
(X,n)=ϕ alors

Cercle de centre et de rayon


5. Loi de Hooke
a) Essai de traction

OA : phase élastique
Re=Fe/S : limite élastique
Zone élastique linéaire : ou Loi de Hooke
avec σ=F/S et ε=Δl/l
b) Loi de Hooke
Considérons une plaque rectangulaire de faible épaisseur
soumise à une extension selon une direction principale de
contrainte
c) Extension suivant deus directions
perpendiculaires
Considérons une plaque rectangulaire soumise à des actions
mécaniques réparties sur ses 4 faces perpendiculaires.
Appliquons F1

Appliquons F2

Superposons F1+F2
D’où
d) Etat de cisaillement pur
e) Loi de Hooke généralisée
Chap. 3 : Extension. Compression
1. Traction simple
a) Définition
On dit qu'une poutre (E) travaille en extension simple quand les
torseurs associés aux actions mécaniques de liaison, auxquelles
sont soumises chacune de ses extrémités, se réduisent au centre
de surface de ses sections extrêmes à une résultante axiale.
b) Torseur des efforts de cohésion

N>0 traction ;
N<0 compression
c) Hypothèses de la RDM
Hypothèse de Barré de Saint-Venant
Les résultats de la résistance des matériaux ne s'appliquent
valablement qu'à une certaine distance de la région d'application
des charges concentrées.
Hypothèse de Navier et Bernoulli
Les sections planes, normales aux fibres avant déformation,
demeurent planes et normales aux fibres après.
d) Contrainte dans une section droite
e) Contrainte dans une section oblique

f) Condition de résistance

avec s : coefficient de sécurité


f) Allongement
N ( x)
Si S  S ( x) ou N  N ( x)  l  
l
dx
0 ES ( x)
2. Exemples
a) Cas d’une envelope cylindrique

b) Cas d’une envelope sphérique


Chap. 4 : Cisaillement simple
1. Définitions
a) Etat de cisaillement pur
Dans une section (S) de normale n, l'état de
cisaillement pur est caractérisé en tout point
de cette section par une contrainte normale
nulle et une répartition uniforme de la
contrainte tangentielle.
b) Etat de cisaillement simple
Une section droite (S) d’un solide (E) est
sollicitée au cisaillement simple si la
réduction au centre de surface G de (S) du
torseur des forces de cohésion est telle que
2. Exemples
a) Action d’une cisaille

b) Rivets
3. Etude expérimentale

• la zone OA des déformations


élastiques ou domaine élastique ;
• la zone ABC des déformations
permanentes ou domaine plastique.
4. Etude des contraintes
a) Contrainte moyenne de cisaillement

b) Contrainte limite élastique et contrainte


pratique de cisaillement

c) Condition de résistance au cisaillement


5. Exemples d’application
a) Rivet
P = 30 kN, d = 10 mm
τ=?

b) Cisaillement d’un joint de colle


P = 4000 daN
Hauteur joint : 5 cm
Largeur : 4 cm
τ=?
Chap. 5 : Torsion simple
1. Définition et hypothèses
a) Définition
La section droite (5) de E est sollicitée en torsion simple si les
éléments de réduction du torseur de cohésion s'expriment
par :

b) Hypothèses
• Le solide est un cylindre de révolution.
• Le poids du solide est négligé.
• La surface du cylindre est parfaitement polie.
2. Etude expérimentale
a) Essai de torsion simple
Le solide de forme cylindrique de révolution est parfaitement
encastré à son extrémité gauche suivant la section droite (S1)
de centre de surface (G1), et soumis à un moment de torsion
MG2 à son extrémité gauche.
On constate que :
• toute section plane et normale à l’axe du
cylindre reste plane et normale à l’axe ;
• La rotation de la section est telle que
b) Angle unitaire de torsion

3. Etude des contraintes


a) Effort de cohésion
b) Loi de Hooke

c) Répartition des contraintes


4. Déformation de torsion

5. Condition de résistance
6. Cercle de Mohr
7. Exemple

s = 3 ; θlim = 0,5°/m
Chap. 7 : Flexion plane simple
1. Différents types de flexion
a) Flexion pure

b) Flexion plane

c) Flexion plane simple

d) Flexion déviée
2. Hypothèses de la flexion plane simple
• la poutre admet un plan de symétrie longitudinal ;
• toutes les forces appliquées à la poutre sont perpendiculaires
à la ligne moyenne et sont situées dans le plan de symétrie
longitudinal ;
• au cours de la déformation, les sections droites restent planes
et perpendiculaires à la ligne moyenne (hypothèse de Navier
et Bernoulli).
3. Etude expérimentale
a) Essai de flexion simple

b) Etude des déformations longitudinales


• les fibres situées en dessous du plan (G, x, z ) s'allongent ;
• les fibres appartenant au plan (G, x, z) ne changent pas de longueur ;
• les fibres situées au-dessus du plan (G, x, z) se raccourcissent ;
• les allongements et les raccourcissements relatifs sont proportionnels
à la distance y de la fibre considérée au plan (G, x, z).
4. Etude et répartition des contraintes
a) Nature des contraintes
• σx : contrainte normale dans une section droite. Son signe ne
dépend que de la position du point M par rapport au plan
neutre.
• τxy : contrainte tangentielle transversale dans une section
droite.
• τyx : contrainte tangentielle longitudinale.
Théorème de Cauchy :
b) Etude des contraintes normales
Chap. 6 : Caractéristiques
géométriques des surfaces planes
1. Moment statique par rapport à un axe
a) Définition
Le moment statique W(0, x) de la surface plane (S) par
rapport à l’axe (O, x) de son plan est défini par la relation :

De même,
b) Centre de gravité G
Soit G(xG,yG), alors :
2. Moment quadratique par rapport à un axe
1. Définition
Le moment quadratique I(0, x) de la surface plane (S) par
rapport à l’axe (O, x) de son plan est défini par la relation :
. De même,

2. Propriété
3. Moment quadratique polaire par rapport à
un point
a) Définition
Le moment quadratique polaire IO de la surface plane (S) par
rapport au point O de son plan est défini par la relation :

b) Propriété
4. Moment produit par rapport à 2 axes
a) Définition
Le moment produit I(0; x, y) de la surface plane (S) par
rapport aux axes (0, x) et (O, y) de son plan est défini par la
relation :
b) Cas particulier
Si les axes (O, x) et (O, y) sont orthogonaux et si l’un d’eux est
axe de symétrie de (S), on obtient alors :
c) Propriété
5. Changement de direction des axes
On considère une surface plane (S) et deux systèmes d’axes
(O, x, y) et (O, X, Y) de son plan tels que
On démontre que :
6. Axes principaux. Axes centraux.
a) Définition
Les deux axes rectangulaires passant par O et situés dans le plan
de la surface plane (S) pour lesquels le moment quadratique de
(S) est maximal pour l’un et minimal pour l'autre sont appelés
axes principaux en O de la surface (S).
Les axes principaux au centre de surface G de (S) sont appelés
axes centraux.
Les valeurs extrêmes Imax et Imin
sont obtenues pour
b) Propriété
Les axes rectangulaires (O, X) et (O, Y) situés dans le plan de la
surface plane (S) sont les axes principaux en O si et seulement
si le moment produit I(0, X, Y) est nul.
7. Calcul des moments quadratiques maximal et
minimal

8. Exemple
Calculons :
1. Le centre de gravité G
2. Les moments quadratiques
3. La position des axes principaux
4. Imax et Imin

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