Évaluation d'Impact ERP à l'OMMP
Évaluation d'Impact ERP à l'OMMP
Parcours : PME
Sujet :
Entreprise d’accueil :
Soutenu le 27/05/2019
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Remerciement
Je tiens à remercier madame Narjess Hedhili, pour avoir acceptée de m’encadrer pour mon
projet de fin d’étude. L’enthousiasme, l’intuition scientifique dont elle fait preuve, ainsi que la
Je la remercie aussi de m’avoir initié à la technique d’évaluation d’impact qui est un domaine
d’une grande importance. Qu’elle trouve à travers ces mots l’expression de ma profonde
gratitude.
Je tiens à remercier aussi toutes les personnes qui ont contribué au succès de mon projet.
Tout d’abord, j’adresse mes remerciements au directeur financier de l’OMMP Monsieur
Mohamed Kouraich Blouza, et au chef de division de la comptabilité centrale Monsieur
Mahmoud El Amir Thabet pour leur grand apport.
Je veux exprimer ma gratitude envers tous ceux en qui leurs présences, leurs soutiens et leurs
disponibilités m’ont donné le courage afin d’accomplir ce projet que ce soient mes collègues à
l’OMMP ou mes amis.
Enfin je tiens à remercier et à témoigner toute ma reconnaissance à tous les enseignants de
l’Université Virtuelle de Tunis pour leurs dévouements et leurs assistantes tout au long de nos
études.
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Dédicaces
Je dédie ce travail avec un grand amour, sincérité et fierté, à mes chers parents qui ont sacré
leur existence à bâtir la mienne, pour leur soutien et patience, pour leurs encouragements.
Je leur confirme mon attachement et mon profond respect.
A ma chère femme pour son soutien précieux, pour son grand cœur, pour sa présence, ses
encouragements et pour la confiance qu’elle m’a toujours accordée. Toutes mes
reconnaissances.
A mes chers enfants dont je trouve mes forces pour leurs compréhensions et sacrifices durant
toutes ces années.
Je veux vous dire mes chers « je voudrais juste que vous preniez conscience que l’on ne peut
pas réaliser le rêve de sa vie si l’on n’est pas prêt à faire des efforts et, si nécessaire, quelques
sacrifice » (L’homme qui voulait être heureux – Laurent gounelle).
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Introduction générale
Les évaluations d’impact s’inscrivent dans la vaste tendance internationale croissante qui
accorde une attention particulière aux extrants et aux résultats de tout projet de changement au
niveau de l’organisation visant l’amélioration de la qualité, de l’efficience et de l’efficacité.
Cette étude d’impact est de plus en plus requise des responsables pour justifier les allocations
budgétaires et orienter les décisions.
Les fonctionnaires ont souvent besoin de prouver à leurs supérieurs que les projets produisent
des résultats afin d’obtenir les allocations budgétaires nécessaires à la poursuite ou
l’amplification des dits projets. L’information produite par les systèmes de suivi et d’évaluation
indique si un projet donné a effectivement atteint les objectifs espérés. Et cette information est
mise à la disposition des décideurs.
Une évaluation d’impact permet d’identifier la relation causale entre un projet, un programme
et les résultats à l’étude.
Cette étude d’impact permet de fournir des données convaincantes et exhaustives qui peuvent
être utilisées pour orienter les décisions.
C’est dans ce cadre que s’insère mon projet de fin d’études qui vise la mise en place d’une
matrice contenant des critères significatifs et représentatifs pour évaluer l’impact du système
ERP sur le fonctionnement des processus de l’OMMP.
Nous nous proposons dans une première étape de présenter le cadre du projet et dans une
deuxième étape de présenter les livrables de la démarche de construction de la matrice d’étude
d’impact.
5
Section 1
Présentation de l’entreprise et du cadre du projet
La chaine portuaire tunisienne s’étend sur une côte de 1300 km et est composé de sept (7) ports :
Goulette, Rades, Bizerte, Sousse, Sfax, Gabes et Zarzis, ouverts au trafic international. La
diversité des activités de ces ports, leur complémentarité et leur localisation permet d’accueillir
tous les types de navires et de traiter toute sorte de marchandise.
L’OMMP est donc habilitée à constater les infractions à la législation maritime et à l’instruction
des enquêtes maritimes. Aussi, le champ d’action de l’OMMP s’étend désormais aux ports de
pêche et de plaisance, en plus des activités des ports de commerce.
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B] Contexte de l’intervention
L’OMMP dispose actuellement d’un système d’information disparate et obsolète comportant
un nombre important d’application, peu intégrées et dont la maintenance est très consommatrice
de moyens et d’efforts et qui risquerait d’être inadapté dans le cadre de son développement.
- la nécessité de disposer d’un SI intégré, évolutif et calibré pour répondre aux futurs besoins.
- la structuration des référentiels et des processus de gestion
- le renforcement de l’intégration et de la sécurité des SI
- la fiabilisation et la facilité du déploiement au sein de toutes les structures relevant de
l’OMMP.
- l’automatisation d’un certain nombre des taches à faible valeur ajoutée (ex : saisie,
vérification/contrôle de données) afin de dégager du temps des équipes pour les activités
d’analyse et d’apport de valeur
- la fluidification de la production des reporting de gestion et des tableaux de bord de pilotage
de son activité
Pour atteindre ces objectifs, et en vue de garantir la réussite de ses projets informatiques et
d’assurer l’impulsion et la coordination nécessaire au développement de son système
d’information de gestion, la direction générale de l’OMMP se propose d’entreprendre la refonte
de son système comptable et financier pour qu’il puisse répondre aux besoins aussi bien des
utilisateurs que de la direction générale. L’OMMP a conclu un contrat avec l’intégrateur
ORADIST pour l’acquisition et la mise en œuvre de la solution ERP « oracle e-business suite ».
Le besoin d’acquisition d’une solution logicielle pour la gestion financière a été exprimé par
l’Office de la marine marchande et des ports depuis 2008 vu la multiplicité des opérations
effectuées manuellement, les doubles saisies et les contraintes au contrôle.
Un bureau d’études a guidé l’Office dans cette phase de sélection ce qui a abouti finalement au
choix de l’ERP Oracle e-business, avec ses modules suivants :
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- AR (gestion des clients),
- CE (gestion de la trésorerie),
- GL (comptabilité générale, comptabilité analytique et budgétisation),
- PO (gestion des achats),
- FA (gestion des immobilisations),
- IM (gestion du stock).
Le choix était volontaire et adaptatif et la mise en place est toujours en cours de réalisation.
D’autre part l’OMMP utilise à peu près 30 applications indépendantes, développées en interne
par les moyens propres de la direction informatique, qui vont être interfacé avec l’ERP, et ce
qui minimisera le risque de redondance des données et facilitera le contrôle.
C] Problématique
L’OMMP dispose actuellement d’un système d’information disparate comportant un nombre
important d’application, moins intégrées et dont la maintenance est très consommatrice de
moyens et d’efforts et qui risquerait d’être inadapté dans le cadre de son développement. Ce qui
a causé plusieurs problèmes :
- Coût supplémentaires
- Le non-respect des délais de paiement des fournisseurs
- Diminution des choix des fournisseurs lors des consultations
- Erreurs au niveau de la comptabilisation
- Instances bancaires importantes non comptabilisées.
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décideurs, car c’est elle qui définit s’il sera possible ou non d’utiliser les résultats de l’évaluation
pour juger de l’opportunité d’étendre le projet.
D] Objectif
Cette étude va nous permettre de comparer ce qui se passe à ce qui devrait se passer, elle
consiste à étudier les activités et à estimer si les objectifs ont été atteints ou non par ce nouveau
système ERP, c’est-à-dire à minimiser les coûts supplémentaires, respecter les délais, avoir la
confiance des fournisseurs et clients.
Mais notre étude d’impact ne va pas se limiter à un volet uniquement fonctionnel de l’ERP et
visera l’étude de l’impact sur tous les aspects organisationnels.
Rappelons que les évaluations d’impact sont structurées autour d’un type particulier de
question : quel est l’impact (ou l’effet causal) d’un projet sur un résultat donné ? La dimension
causale est primordiale. Nous nous intéressons alors à étudier l’impact organisationnel du projet
d’implémentation d’un ERP, à savoir les changements des résultats causés directement par
celui-ci. L’évaluation d’impact vise ainsi à déterminer quels changements peuvent être attribués
directement et exclusivement au projet ERP. Notre travail se limitera à phase conception de
l’étude d’impact c’est-à-dire la construction de la matrice d’évaluation de l’impact, qui
constituera le levier de l’étape de calcul et d’évaluation de l’impact. La conception d’une
évaluation d’impact contribue à mieux définir les objectifs du projet, parce qu’elle exige
d’établir des mesures pour juger de l’efficacité de ce dernier.
9
Section 2
Démarche de mise en place
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Les évaluations d’impact peuvent être regroupées en deux catégories : les évaluations
prospectives et les évaluations rétrospectives. Les évaluations prospectives sont prévues dès la
conception du projet et font partie intégrante de sa mise en œuvre. Les données de l’enquête de
base (ou enquête de référence) sont collectées avant la mise en place du projet tant pour le
groupe de traitement que pour le groupe de comparaison. Les évaluations rétrospectives portent,
quant à elles, sur l’impact du projet après la mise en œuvre de celui-ci, les groupes de traitement
et de comparaison étant définis ex-post.
En général, les évaluations d’impact prospectives donnent des résultats plus solides et plus
fiables, et ce pour trois raisons :
- En premier lieu, la collecte préalable de données de base (ou enquête de référence) permet
d’assurer la mesure des résultats à l’étude.
- En deuxième lieu, la définition de mesures pour juger du succès d’un projet dès sa
conception permet d’axer non seulement l’évaluation, mais aussi le projet sur les résultats
espérés.
Nous nous proposons dans le cadre de ce projet d’opter pour l’étude d’impact prospective dans
la mesure où l’implémentation de l’ERP n’a pas été finalisée et généralisée.
C] Présentation de la démarche
La première phase concernera la formulation précise d’objectifs et de questions aux résultats
espérés, la deuxième phase présentera la formulation de la théorie du changement, est définie
et articulée au sein d’une forme de modèle logique, la chaîne de résultats. La troisième phase
identifiera les critères de mesure d’impact ou indicateur de mesure de l’impact.
En effet, cette démarche sous-entend une logique couvrant six aspects d’une évaluation
d’impact :
- Préciser quelles sont les valeurs pour l’évaluation : qu’est-ce qui sera, ou ne sera pas,
considéré comme souhaitable pour ce qui est des processus, des impacts et de la distribution
des bénéfices ?
- Élaborer et/ou tester une théorie de la manière dont l’intervention est censée fonctionner :
on parle parfois de théories du changement, de modèles logique ou de théories de
programme.
- Mesurer ou décrire les impacts et autres variables importantes, comme les processus et le
contexte.
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- Expliquer si l’intervention a causé les impacts observés.
- Synthétiser les données probantes pour en tirer un jugement évaluatif général.
- Rendre compte des résultats et en appuyer l’utilisation.
Compte tenu du fait que nous allons nous limiter à la partie conception de l’étude d’impact nous
nous arrêtons au niveau des deux premiers aspects. La concrétisation de ces deux aspects se
fera via une démarche synthétisée dans le tableau suivant :
Notons que lors de l’application des 4 étapes de la démarche nous avons utilisé les méthodes
de collecte des données qualitatives. Nous avons opté essentiellement pour les données
qualitatives engageant des entretiens semi directif réalisés auprès des responsables et partie
prenante du projet. Nous avons recouru à des entrevues avec certains bénéficiaires et d’autres
personnes susceptibles de fournir des informations .Bien que les points de vue et opinions issus
de ces entretiens et des groupes focaux ne puissent être considérés comme représentatifs de
l’opinion de l’ensemble des bénéficiaires du programme, ils sont particulièrement utiles au
cours quatre étapes de l’évaluation d’impact.
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Cette étape précisera à quelles questions l’évaluation d’impact veut-elle répondre ?
Une évaluation d’impact devrait essayer de répondre seulement à un petit nombre de questions
clés. L’évaluation s’intéresse à des questions de haut niveau, pas à des questions particulières
qui pourraient être posées dans un entretien ou un questionnaire.
Les entretiens réalisés avec les responsables fait ressortir que l’objectif de cette étude d’impact
est de traiter la question de quels sont les impacts de ce projet de mise en place d’un ERP sur
les résultats de l’OMMP et sur son organisation. En fonction de la réponse apportée une
décision sera prise quant à la généralisation de ce projet sur tous les sites et prendre en compte
les principales modifications entre un état présent A et un état futur B.
Axes Explication
Les incidences sur la motivation,
Homme les compétences et le style de
management.
Les conséquences sur le système
Système d’information, les décisions et
d’animation.
Les effets sur l’organisation du
Structure travail, les processus et les
métiers.
Mission, objectifs
Stratégies de l’entreprise
stratégiques,…
Théorie du changement
CE (Gestion de trésorerie)
bancaires.
GL (Comptabilité Faciliter la préparation des états
générale) d’exploitation
Synchronisation avec les
GL (Comptabilité
modules clients, fournisseurs et
Analytique)
système externe.
GL (Comptabilité Suivie très claire et globale de la
Budgétaire) consommation budgétaire
Clarification des besoins pour les
services acheteurs compte tenus
PO (Gestion des achats)
des processus, règles et
fonctions.
FA (Gestion des Automatisation de la création
immobilisations) des immobilisations.
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Une théorie du changement peut être formalisée de différentes manières, par exemple par des
modèles théoriques, des modèles logiques ou de chaînes de résultats1. Tous ces modèles
comprennent les éléments fondamentaux d’une théorie du changement. En d’autres termes, ils
articulent tous une chaîne causale, des conditions et des influences extérieures, et des
hypothèses de base. Dans le cadre de ce projet, nous allons utiliser les chaînes de résultats. Elle
constitue, selon nous, le modèle le plus simple et le plus clair pour élaborer une théorie du
changement dans le contexte opérationnel des projets de développement.
Rappelant qu’une chaine de résultat est formalisée par un processus mettant en relation: intrants,
activités, produits, résultats à court terme, résultats à plus long terme et impacts. Cette chaîne
établit une logique causale du début à la fin du projet, depuis la mise à disposition des ressources
jusqu’aux objectifs à long terme. La formalisation de la chaine de résultat se fait à l’aide des
éléments suivants :
Nous avons élaboré 13 chaines de résultat pour les différents axes présentés ci-dessus. Nous
nous sommes basés sur les entretiens comme précisé ci-dessous et sur une étude documentaire
portant sur les différents modules de l’ERP qui sont au nombre de 9 modules.
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a. Chaîne de résultats de l’ERP dans OMMP en générale :
Résultats Résultats
Intrants Activités Extrants
intermédiaires Finaux
*Budget du *Gestion *Cadres formés *Suivies du *Augmentation
nouveau comptable *Agents formés programme par de la rentabilité
projet Mise en place *Manuel de les cadres ainsi des services
*Personnels de de l’ERP procédure de que tous les financiers
toutes les *Formation des L’ERP agents *Diminution des
directions cadres *Satisfaction au erreurs
financières intermédiaire et travail *Prise de
dans tous les supérieurs en *Information décision rapide
ports phase de test et bien traité *Meilleure
validation *Système productivité
*Formation de d’information *réduction des
tous les agents Fiable coûts.
des services
financiers dans
tous les ports
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c. Chaîne de résultats de l’ERP selon l’axe «Système »
17
e. Chaîne de résultats de l’ERP selon l’axe AP : «Gestion des fournisseurs»
18
g. Chaîne de résultats de l’ERP selon l’axe CE : «Gestion de Trésorerie»
19
*Ouverture et
fermeture de
périodes
*Consultation et
audit des soldes
comptables
20
j. Chaîne de résultats de l’ERP selon l’axe GL « Comptabilité Budgétaire »
Résultats Résultats
Intrants Activités Extrants
intermédiaires Finaux
*La Clé *Définition et Manuel de *Consultation et *Après chaque
Comptable maintenance des procédure audit des soldes transaction
flexible budgets et contenant tous les budgétaires (modules PO,
*La devise de organisations processus *Consultation et AP, GL et
comptabilisatio budgétaires. détaillés audit des écarts ultérieurement
n, les taux de *Intégration des budgétaires IM et FA), le
change y budgets à partir *Mise en place système
compris les de systèmes des options de effectue une
taux externes contrôle mise à jour des
journaliers, les *Saisie des budgétaire soldes du
taux montants et disponible
périodiques et pièces budgétaire
historiques budgétaires *Un système
*Le calendrier *Définition et appelé
des périodes génération des Contrôle
comptables. formules et budgétaire
répartitions bloquant pour
budgétaires. les
dépassements
> à la tolérance
de 20%.
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l. Chaîne de résultats de l’ERP selon l’axe FA « Gestion des Immobilisations »
Résultats Résultats
Intrants Activités Extrants
intermédiaires Finaux
*Référentiel *Définir les Manuel de *Le *Gestion des
des articles. organisations procédure réapprovisionnem inventaires
*Mouvement logistiques, les contenant tous les ent des stocks physiques
de réception magasins et les processus *Présentation du La méthode
*Demande emplacements détaillés. différent Min-Max.
interne *Création et mise mouvement de Cette méthode
à jour du stocks de planification
*Réception PO référentiel des *Contrôle permet de
articles. quantitatif et déterminer
*Effectuer le qualitatif. quand et
suivi et la combien
consultation des commander en
stocks fonction des
*Saisie des niveaux de
différents stock
mouvements de maximum et
stock minimum
*Gestion et suivi définis par
des transferts l'utilisateur.
*Gestion des (Voir Annexe 2)
réceptions des
articles stockés et
saisie des frais
annexes sur
achat.
22
*Gestion de la
planification & le
réapprovisionne
ment du stock
Pour une meilleure visibilité des résultats escomptés, selon les entretiens semi directifs, du
projet ERP sur les 6 axes organisationnels retenus, nous avons synthétisé les résultats ressortant
des 18 chaines de résultats élaborés dans le tableau suivant :
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FA (gestion des -Etudes
immobilisations) -Amortissements
IM (gestion du -La méthode Min-Max
stock).
Sur la base des résultats finaux, nous allons mener une réflexion sur les critères et indicateurs
de mesure de l’impact.
Cette étape consiste à préciser les critères de mesure de l’impact ou indicateur qui sous-tendront
le système d’évaluation de l’impact.
En effet les résultats de l’étape précédente nous permettront d’identifier les indicateurs à
mesurer pour suivre et évaluer la performance du projet ERP. Ces indicateurs portent aussi sur
l’évaluation des résultats du projet ERP. Là encore, il est utile d’associer l’ensemble des parties
prenantes à l’identification des indicateurs afin qu’elles fournissent une mesure adéquate de
l’impact.
Il est important de définir des indicateurs tout au long de la chaîne de résultats sans se limiter
aux résultats, de manière à pouvoir faire le suivi de toute la logique causale du projet. Même
dans le cadre d’une évaluation d’impact, il est essentiel d’examiner les indicateurs de mise en
œuvre des interventions pour s’assurer qu’elles ont été menées comme prévu, qu’elles ont
touché les bénéficiaires visés et qu’elles ont été réalisées au moment opportun. Faute
d’indicateurs couvrant toute la chaîne des résultats, l’évaluation d’impact risque de devenir une
« boîte noire » qui se limite à indiquer si les résultats attendus se sont matérialisés ou pas sans
pour autant pouvoir expliquer pourquoi.
Dans cette logique de recherche des indicateurs ou critères d’évaluation de l’impact nous avons
suivi la démarche de construction des tableaux de bord.
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Axe Résultats Mesure clé de succès Critères
Nombre de saisie
Nombre de saisie de
pendant 1mois de
différentes pièces
Rapidité au travail l’année N / Nombres
Homme
Nombre
Réduction des coûts de Nombre d’intervention des d’intervention/
maintenance techniciens par jour Nombre de
réparation standard
Nombre des
investissements
Accélération des Nombre des réalisés en référence
investissements investissements pris de l’ERP/
Stratégie de l’entreprise
Nombre de
fournisseurs
AP : gestion
25
Nombre des clients
AR : gestion des clients qui ont payés leurs
factures à l’échéance
Accès rapide aux
Nombre des clients qui ont en N (ERP)/
informations sur les
payés leurs factures pour N Nombre des clients
clients et conclusion
à l’échéance. qui ont payés leurs
détaillé sur eux.
factures à l’échéance
en N-1 (Ancien
système)
Nombres des
CE : gestion de la Trésorerie
écritures comptables
Nombres d’envoie des réalisés en référence
Diminution des
lettres d’informations aux de l’ERP/
instances bancaires
ports avant la clôture du Nombres des
trimestre. écritures réalisés en
référence de l’ancien
système
Diminution de l’erreur Nombres des écritures Nombre des erreurs/
réalésée au port comptables réalisés sans Nombre des
fautes écritures comptables
Nombre des
Réalisation des états
mouvements au
d’exploitation et
GL : comptabili-té
Nombre
*Etats par Activité
Nombre d’affectation d’affectation directe
Analytique
*Etats de
directe aux niveaux des erronée en référence
rapprochement par
modules auxiliaires par de l’ERP/Nombre
rapport à la
rapport aux applications d’affectation erronée
comptabilité générale
externes de l’ancien système
Qui doivent être dans
les délais
*Un système appelé Nombre de saisie ou Nombre de
Budgétaire
comptabili
té
26
*Après chaque
transaction (modules Nombre
PO, AP, GL et Nombre d’imputation des d’imputation des
ultérieurement IM et pièces budgétaires pièces budgétaires/
FA), le système (validation) Nombre des
effectue une mise à jour transactions aux
des soldes du niveaux des modules
disponible budgétaire
Processus appelé
PO : Gestion des Achats
27
4. Etape 4 : Formalisation des indicateurs de mesure d’impact retenus
Outre l’identification des critères de mesure d’impact ou indicateurs, il est également important
de définir d’où proviennent les données requises à la mesure des indicateurs de mesure de
l’impact
Le tableau suivant récapitule les éléments de base d’un plan de suivi et évaluation ainsi que les
modalités à suivre pour générer des indicateurs de manière fiable et opportune. La formalisation
des indicateurs passe par l’identification des éléments suivants
Éléments
Valeur cible
Mode de calcule
Source des données
Fréquence des données
Interprétation
Indicateu
Objectif
Fréquenc Source
AXE
cible
Chef
Nombre de saisie pendant service de Si IH1>0 donc il
1mois de l’année N/ la
IH1 1 mois n’y a aucun
Nombres de saisie du comptabil
=0 impact
même mois de N-1 ité
générale
Nombre des erreurs par Chef
mois en référence de service de
la Si IH1< 1 donc il
l’ERP /
Homme
IH2 1 mois
comptabil <1 y a un impact
Nombre des erreurs de ité
l’ancien système générale
28
Si IS1<1 donc il y
Temps écoulé/ Chef
a un impact
service de
IS1 Temps standard 1 mois Si IS1> 1 pas
l’informat <1
Système
ique d’impact
investissements réalisés la
d’impact
avec l’ancien système trésorerie
Nombre de décision en
référence de l’ERP/ Directeur
IT2 6 mois Si IT2> 1 on a un
Nombre de décision en technique
>1 impact, sinon pas
référence de l’ancien d’impact
système
Nombre de fournisseurs Chef de
des fournisse-
AP : gestion
29
Nombre des
Chef
GL : comptabilité Générale
mouvements au niveau
service de
des modules auxiliaires la
et des applications comptabil
IGL externes/Nombre des ité >1
6 mois générale Si IGL1> 1 on a
1 mouvements en un impact, sinon
référence de l’ancien pas d’impact
système
référence de la
IGL Si IGL2< 1 on a
l’ERP/Nombre 6 mois comptabil
2 un impact, sinon
d’affectation erronée de ité <1
pas d’impact
l’ancien système Analytiqu
e
GL: comptabilité Budgétaire
Chef
Nombre de chargement service de
des montants la
IGL Si IGL3< 1 on a
budgétaires/ 1 an comptabil
3 un impact, sinon
Nombre limite du ité
<1 pas d’impact
Analytiqu
budget
e
PO : Gestion des Achats
Nombre de commandes
réalisé en référence de
l’ERP/ Chef
IPO Nombre standard des 1 an service de
1 l’exploitat
commandes réalisé Si IPO1> 1 on a
avec l’ancien système ion >1 un impact, sinon
pas d’impact
FA : Gestion des
Immobilisations
30
Gestion des stocks
Nombre des Chef
mouvements d’entrées service de
Si IIM1< 1 on a
IIM la
IM :
31
2. Nous calculons la différence de résultat (Y) entre la situation avant et après pour le groupe
de comparaison (D ¬ C).
3. Nous calculons ensuite la différence entre la différence de résultats pour le groupe de
traitement (B − A) et la différence pour le groupe de comparaison (D − C), soit :
DD = (B − A) − (D − C). La double différence est notre estimation d’impact.
Calcul Analyse
Axes Sans
Indicateur Groupe de Après Ava
Différence
Imp
travail nt act impact
participants B A B-A
Non
Homme IH1 et IH2 D C D-C
participants
DD=
Différence B –D A-C
(B-A)-(D-C) =0 >0
participants B A B-A
Non
IS1 et IS2 D C D-C
Système participants
DD=
Différence B –D A-C
(B-A)-(D-C) >1 <1
participants B A B-A
Non
Stratégie de D C D-C
participants
l’entreprise IT1 et IT2 DD=
Différence B –D A-C
(B-A)-(D-C) >1 <1
participants B A B-A
Non
AP : D C D-C
IAP1 et participants
gestion des
IAP2
fournisseurs DD=
Différence B –D A-C
(B-A)-(D-C) >1 <1
participants B A B-A
Non
IAR 1 D C D-C
AR : participants
gestion des
DD=
clients Différence B –D A-C
(B-A)-(D-C) >1 <1
ICE 1 et
participants B A B-A
ICE 2
32
CE : Non
gestion de la D C D-C
participants
Trésorerie
DD=
Différence B –D A-C
(B-A)-(D-C) >1 <1
participants B A B-A
GL :
comptabilité Non
IGL 1 D C D-C
Générale participants
DD=
Différence B –D A-C
(B-A)-(D-C) >1 <1
participants B A B-A
Non
GL: comptabilité D C D-C
participants
Analytique
IGL 2
DD=
Différence B –D A-C
(B-A)-(D-C) >1 <1
participants B A B-A
GL: Non
D C D-C
comptabilité participants
Budgétaire IGL 3
DD=
Différence B –D A-C
(B-A)-(D-C) >1 <1
participants B A B-A
PO : Non
Gestion des D C D-C
participants
Achats IPO 1
DD=
Différence B –D A-C
(B-A)-(D-C) >1 <1
participants B A B-A
FA :
Non
Gestion des D C D-C
participants
Immobilisations
IFA 1
DD=
Différence B –D A-C
(B-A)-(D-C) >1 <1
33
participants B A B-A
IM :
Gestion des Non
D C D-C
stocks participants
IIM 1
DD=
Différence B –D A-C
(B-A)-(D-C) >1 <1
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CONCLUSION GENERALE
Le projet de mise en place d'un ERP ne peut être réussi que s'il est considéré un projet
d'entreprise auquel tous les employés adhèrent et participent .C’est pour cela que nous avons
décidé de mener une étude d’impact du projet de mise en place du système de gestion intégrer
ERP financier car l'intérêt d'intégrer des applications et particulièrement un ERP est de
permettre aux managers de l'entreprise de pouvoir prendre plus rapidement des décisions.
Et puisque jusqu’au nos jours la mise en place du système n’a pas était réalisé on a choisi de
réaliser une évaluation prospective, réaliser des chaines de valeurs des différents modules
intégré dans l’ERP traduisant les résultats escomptés de ce projet, identifier des indicateurs de
mesures qui nous permettront de comprendre l’efficacité de l’ERP et concevoir une matrice
d’évaluation de l’impact de l’ERP selon la logique de calcul en se basant sur la méthode de la
double différence.
Certes notre travail s’est limité à la conception faute de temps , il y a deux autres phases qui
permettent de mesurer et d’évaluer cet impact, à savoir, la collecte des données et le calcul des
doubles différences permettant une meilleure analyse des résultats.
35
Bibliographie
Fernandez, A. (2000). Les nouveaux tableaux de bord des décideurs. Les éditions de
l’organisation,
Gertler, P. J., Martinez, S., Premand, P., Rawlings, L. B., & Vermeersch, C. M.
(2011). L'évaluation d'impact en pratique. The World Bank.
Chambers, R., Karlan, D., Ravallion, M., & Rogers, P. (2009). Méthodologie de l’évaluation
d’impact: présentation de différentes approches. Working Paper 4 (In French), Initiative
Internationale pour l’évaluation d’impact-3ie
36
.Annexe 1
Explication du processus Procure To Pay-PTP- d’Oracle :
37
Oracle Purchasing est une solution complète de gestion des achats de l’expression du besoin à
la réception.
En intégration natale avec les modules Oracle Payables et Oracle GL, le processus « P2P »
Procure to Pay est couvert en totalité. Le processus d’achat est géré au niveau Oracle PO, le
règlement et la facturation sont gérés dans Oracle AP et tous les événements comptables,
analytiques et budgétaires sont centralisés au niveau du module centralisateur d’Oracle :
General Ledger (GL).
Demander :
Le processus d’approvisionnement génère et gère les demandes d’achat de marchandises.
Le besoin qui mène à l’achat des articles peut être un événement occasionnel ou se reproduire
à intervalles prévisibles ou aléatoires.
Sélectionner l’origine :
Le processus de sélection d’origines couvre les activités de recherche, qualification et sélection
de fournisseurs pour les marchandises et les services demandés via les propositions de prix (les
devis) et les appels d’offre.
Commander :
Le processus de commande d’approvisionnement comprend l’émission d’une commande
d’achat par l’organisation acheteur et l’exécution de la commande par l’organisation
fournisseur.
Recevoir :
Le processus de réception n’atteste qu’une commande d’achat a été dûment exécutée. Pour les
commandes de marchandises physiques, ce processus comprend généralement la réception et
le contrôle des marchandises ainsi que leur mise à disposition dans le stock ou dans tout autre
lieu désigné.
Pour les commandes de services, il s’agit pour le demandeur ou l’approbateur de notifier que
le service a été exécuté comme convenu.
Payer :
Le processus de payement comprend toutes les activités qui aboutissent au payement des
marchandises ou services commandés
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Annexe 2
Explication de la méthode Min-Max de réapprovisionnement du stock :
La méthode de planification qui sera utilisée dans le cas de l’OMMP est la méthode Min-Max.
Cette méthode de planification permet de déterminer quand et combien commander en fonction
des niveaux de stock maximum et minimum définis par l'utilisateur.
Quand commander ? :
Vous devez effectuer une commande lorsque la situation suivante se présente : (quantité en
stock – demande) + (quantité commandée) < quantité minimum. La quantité commandée est
égale à la somme des quantités des commandes d'achat, des demandes d'approvisionnement et
des livraisons en transit.
Combien commander ?
L’équation suivante permet de déterminer la quantité à commander : Quantité de commande=
(quantité maximum) – [(quantité en stock) + (quantité commandée)].
La méthode de planification Min-Max peut être utilisée au niveau organisation logistique et au
niveau magasin. Pour chaque niveau de planification, il y a lieu de préciser la source de
réapprovisionnement qui peut être soit interne (un autre magasin de la même organisation
logistique ou un magasin d’une autre organisation logistique), soit externe (fournisseur).
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