Transformateur Lebel
Transformateur Lebel
TRANSFORMATEURS DE PUISSANCE
MANUEL DE FORMATION
Cours EXP-SE150
Révision 0
Formation Exploitation
Électricité
Transformateurs de puissance
ÉLECTRICITÉ
TRANSFORMATEURS DE PUISSANCE
SOMMAIRE
1. OBJECTIFS .....................................................................................................................5
2. NOS TRANSFOS ............................................................................................................6
2.1. CAUSES DE PANNES..............................................................................................6
2.2. PRINCIPAUX PARAMETRES D’UN TRANSFORMATEUR .....................................8
2.3. TRANSFORMATEUR DE TYPE SEC –ENROBE...................................................10
2.4. TRANSFORMATEUR IMMERGE ...........................................................................12
2.4.1. Transfo étanche à remplissage total (ERT) jusqu’à 10 MVA ...........................12
2.4.2. Transfo respirant avec conservateur ...............................................................13
2.5. PUISSANCE OPTIMALE D’UN TRANSFORMATEUR ...........................................14
2.5.1. Détermination de la puissance ........................................................................14
2.5.2. Détermination de Pi, Pu et Sa (première partie)..............................................15
[Link]. Calcul de la puissance installée Pi .............................................................15
[Link]. Calcul de puissance utilisée Pu..................................................................15
[Link]. Calcul de la puissance appelée Sa ............................................................16
2.5.3. Détermination de Pc et Pm (deuxième partie).................................................19
[Link]. Détermination de Pc...................................................................................19
[Link]. Détermination de Pm .................................................................................20
[Link]. Passage à la puissance appelée correspondante......................................20
2.5.4. Choix final de la puissance du transformateur.................................................21
2.6. SURCHARGES DE PUISSANCE ...........................................................................22
2.6.1. Prise en compte des surcharges .....................................................................22
2.6.2. Surcharges cycliques journalières ...................................................................23
2.6.3. Surcharges brèves ..........................................................................................24
3. TRANSFORMATEURS DE COURANT .........................................................................25
3.1. GENERALITES .......................................................................................................25
3.2. CARACTERISTIQUES............................................................................................25
3.2.1. Grandeurs à spécifier ......................................................................................25
[Link]. Primaire......................................................................................................26
[Link]. Secondaire .................................................................................................26
3.2.2. Définitions........................................................................................................28
3.2.3. Réponse d’un TC à l’état saturé ......................................................................30
3.3. APPLICATIONS PARTICULIERES.........................................................................30
3.3.1. Mesure des courants différentiels résiduels ....................................................30
3.3.2. Mesure du courant homopolaire (Io) ...............................................................31
3.3.3. Détection de défaut .........................................................................................32
3.4. RISQUES PARTICULIERS .....................................................................................32
3.4.1. Précautions d’utilisation...................................................................................32
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6. P.C.B. ............................................................................................................................68
6.1. HISTORIQUE DE L’UTILISATION DES TRANSFORMATEURS PCB ...................68
6.2. TRANSFORMATEURS PCB EN SERVICE ............................................................69
6.2.1. Précautions .....................................................................................................69
6.2.2. Maintenance....................................................................................................69
6.3. TRANSFORMATEURS PCB ENDOMMAGES .......................................................70
6.4. REMPLACEMENT DES TRANSFORMATEURS PCB............................................70
7. GLOSSAIRE ..................................................................................................................73
8. SOMMAIRE DES FIGURES ..........................................................................................74
9. SOMMAIRE DES TABLEAUX .......................................................................................75
1. OBJECTIFS
Avec le cours EXP-EQ170 « Les Transformateurs », l’électricien (ou le futur électricien) de
maintenance a déjà pris connaissance d’un bon nombre d’informations. Il faut, bien
évidemment, voir ce cours avant celui-ci.
Sa technologie
…etc…
2. NOS TRANSFOS
Voir également : GS EP ELE 141 (Power Transformers), sur l’intranet Total.
En termes de fréquence de panne, le transformateur est classé parmi les éléments ayant
un taux relativement élevé, dans le réseau de distribution électrique. Le taux de
défaillance d'un transformateur immergé (dans l'huile) est 0,0062 défaut / unité année.
Un taux de défaillance de 0,0062 signifie que le transformateur sera en défaut dans les
prochaines 160 années…. Par conséquent, au sein d'un groupe de 10 transformateurs,
l’un d’entre eux aura un problème dans les prochains 16 ans, le taux d'échec augmente en
proportion du nombre de transformateurs. Sur un site Total, il y a une moyenne d’une
dizaine de transfos, vous avez donc de fortes chances « d’expérimenter » un transfo qui
« s’envoie en l’air ».
Sachez aussi que, statistiquement, remplacer un transfo demande quatre fois moins de
temps d’arrêt que de devoir réparer / remplacer un transfo pour lequel on a attendu le
moment où il « claque ».
Pour tous les types confondus (grande ou petite puissance, isolement huile ou air, avec ou
sans plots de réglage tension, etc.……
Défaut d’isolement, avec pour principale cause l’humidité, l’entrée d’eau dans les
enroulements, ou dans le fluide d’immersion
Sur les sites Total, je n’ai jamais rencontré de transfo équipé de OLTC… (On Load
Tap Changer or Step-Voltage adjustment).
Voir dans les chapitres suivants pour les caractéristiques de tests du diélectrique.
Voici ci-après sous forme de tables, tout ce que l’on doit trouver comme possibilités de
paramètres / caractéristiques pour un transformateur.
paramètres spécifiques
sec enrobé immergé
d'une technologie
Sec enrobé dans la résine Huile minérale (autre sur
diélectrique
époxy ignifugée. demande).
type de ERT (étanche remplissage
Enrobé et moulé sous vide
moulage/remplissage total) ou respirant
Classe thermique A, soit au
classe thermique et Classe thermique F, soit au
maxi. : enroulements 65 °C,
échauffement maxi. : enroulements 100 °C.
diélectrique. 60 °C.
refroidissement naturel AN (air natural) ONAN (oil natural air natural)
refroidissement forcé AF (air forced) ONAF (oil natural air forced)
raccordement HT boulonné Sur plages.
raccordement HT
Sur parties fixes embrochables HN 52 S 61.
embrochable
Système de verrouillage du
panneau HTA sans serrure.
accessoires HT
Parties mobiles embrochables sur bornes HN 52 S 61
système de verrouillage des embrochables sans serrure.
Par traversées porcelaine ou
raccordement BT Sur jeux de barres ou autre
passe -barres.
Capot BT (si prises
accessoires BT
embrochables côté HTA)
Sonde PT 100 ou PTC DGPT2, thermostat,
accessoires de protection
associée à convertisseur thermomètre, relais Buchholz
interne
électronique. + assécheur d'air.
Doigt de gant.
autres accessoires Vanne de vidange (standard si
P u 800 kVA).
Transfo. nu avec passe -
barres BT et bornes HTA
porcelaine : IP 00.
protection contre les Transformateur nu : IP 00,
Transfo. avec passe -barres
contacts directs avec enveloppe : IP 31-5.
BT
capoté et bornes HTA
embrochables : IP 21-0.
Panneaux mobiles et bornes
verrouillage
embrochables
Même s’il y n’y en a pas sur les sites, ils existent obligatoirement dans les immeubles
(Total ?) IGH (Immeuble Grande Hauteur), car la réglementation impose ce type de
transfo.
L’isolation des enroulements des transformateurs de type sec enrobé (ou encapsulé) est
réalisée par des isolants secs. Le refroidissement est donc assuré par l’air ambiant sans
liquide intermédiaire.
Ce système d’enrobage à trois composants confère aux transformateurs secs les niveaux
d'exigence les plus élevés des normes sur les transformateurs secs récemment
harmonisées aux niveaux Européen et Français.
Ainsi, les normes NF C 52-115 et 52-726 définissent les types de risques et les classes de
comportement suivantes :
La classification E0, C1, F1 est imposée comme classe minimum par la norme NF C 52-
115.
condensation fréquente
pollution élevée.
En outre ces transformateurs assurent une excellente protection contre les contacts
directs par une enveloppe ayant un degré de protection IP 3X, conforme aux exigences du
décret de protection n° 88-10-56 du 144-11-88.
Le liquide le plus souvent utilisé comme diélectrique dans les transformateurs immergés
est l’huile minérale.
L’huile minérale étant inflammable, il est obligatoire de prendre des mesures de sécurité
(voir cours opérateurs sur les transformateurs et chapitre ‘protections’ ci après) avec une
protection par relais DGPT2 (détecteur de gaz, pression et température 2 niveaux). En cas
d’anomalie, il donne l’ordre de mise hors service du transformateur avant que la situation
ne devienne dangereuse.
Le transformateur est garanti avec un seuil de PCB-PCT ≤ 2 ppm, car le seuil de mesure
actuel est 2 ppm.
Sur demande, l’huile minérale peut être remplacée par un autre diélectrique liquide en
adaptant le transformateur et en prenant d’éventuelles précautions complémentaires.
La technique du remplissage total (ERT) "sans matelas gazeux" des cuves étanches des
transformateurs immergés a été adoptée par EDF en 1972. Toute oxydation du
diélectrique liquide par contact avec l’air ambiant est évitée.
Tous les avantages semblent être du côté du transfo type ERT. Personnellement, j’ai eu
l’occasion de voir un certain nombre de transfo ERT ayant « gonflé » et même explosé,
problème jamais rencontré sur le type respirant.
C’est le job du projet, bien entendu, mais si vous avez un doute, si vous avez des
extensions, vous pouvez être amené à faire une estimation de puissance.
vieillissement prématuré des isolants pouvant aller jusqu’à la mise hors service
du transformateur ; la norme CEI 354 signale qu’un dépassement permanent de
température du diélectrique de 6 °C réduit de moitié la durée de vie des
transformateurs immergés.
Aussi, pour définir la puissance optimale d’un transformateur, il est important de connaître
le cycle de fonctionnement saisonnier ou journalier de l’installation alimentée : puissance
appelée simultanément ou alternativement par les récepteurs dont les facteurs de
puissance peuvent varier dans des proportions considérables d'un récepteur à l'autre et
selon l'utilisation.
Première partie
On établit un bilan des puissances pour déterminer la puissance appelée (ou absorbée)
sur le réseau. On calcule successivement :
• des coefficients d’utilisation maximale des récepteurs (car ils ne sont pas en
général utilisés à pleine puissance)
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• des rendements.
Deuxième partie
Il faut prendre en compte tous les récepteurs installés alimentés par le transformateur,
sans oublier les prises de courant sur lesquelles peuvent être raccordés des récepteurs
mobiles
Pi (kW) = Σ Pr(kW)
(Prise en compte des facteurs d’utilisation maximale et/ou de simultanéité des récepteurs)
La puissance installée donne en général une valeur trop élevée par rapport au besoin réel,
car tous les récepteurs ne fonctionnent pas en même temps ni à pleine charge. Aussi, on
applique aux puissances des récepteurs des coefficients qui tiennent compte de leur
régime de fonctionnement :
• facteur de simultanéité (ks < 1) qui tient compte du fait que des groupes de
récepteurs ne fonctionneront pas forcément simultanément. Déterminer des
facteurs de simultanéité implique la connaissance détaillée de l’installation et des
conditions d’exploitation. On ne peut donc pas donner de valeurs générales. Les
normes UTE 63-410 et NF C 15-100 donnent cependant quelques valeurs,
indiquées dans le tableau ci-après. Exemple : 5 pompes installées, 3 en
fonctionnement permanent, une en stand-by et une en réserve (ou prévue en
entretien), soit ks = 0,6 pour l’ensemble des pompes
On calcule la puissance utilisée totale à partir des valeurs de puissance installées des
divers récepteurs corrigées de
Pu(kW) = Σ Pr(kW) x Ku x Ks
η rendement du récepteur
cos φ du récepteur (ou FP, facteur de puissance, pour un récepteur non linéaire).
On appliquera le cos φ :
cos φ du
Nombre de kvar à prévoir par kW de charge pour relever le cos φ à
récepteur
0,86 ,088 0,90 0,92 0,94 0,96 0,98
0,40 1,688 1,750 1,805 1,861 1,924 1,998 2,085
0,41 1,625 1,687 1,742 1,798 1,860 1,935 2,021
0,42 1,564 1,626 1,681 1,738 1,800 1,874 1,961
0,43 1,507 1,569 1,624 1,680 1,742 1,816 1,903
0,44 1,441 1,503 1,558 1,614 1,677 1,751 1,837
0,45 1,380 1,442 1,501 1,561 1,626 1,695 1,784
0,46 1,329 1,391 1,446 1,502 1,567 1,636 1,725
0,47 1,280 1,342 1,397 1,454 1,519 1,588 1,677
0,48 1,226 1,288 1,343 1,400 1,464 1,534 1,623
0,49 1,180 1,242 1,297 1,355 1,420 1,489 1,578
0,50 1,182 1,194 1,248 1,303 1,369 1,441 1,529
0,51 1,086 1,148 1,202 1,257 1,323 1,395 1,483
0,52 1,044 1,106 1,160 1,215 1,281 1,353 1,441
0,53 1,000 1,062 1,116 1,171 1,237 1,309 1,397
0,54 0,959 1,021 1,076 1,130 1,196 1,268 1,356
0,55 0,919 0,981 1,035 1,090 1,156 1,228 1,316
0,56 0,885 0,947 0,996 1,051 1,117 1,189 1,277
0,57 0,842 0,904 0,958 1,013 1,079 1,151 1,239
0,58 0,805 0,857 0,921 0,976 1,042 1,114 1,202
0,59 0,768 0,830 0,884 0,939 1,005 1,077 1,165
0,60 0,734 0,796 0,849 0,905 0,971 1,043 1,131
0,61 0,699 0,761 0,815 0,870 0,936 1,008 1,096
0,62 0,665 0,727 0,781 0,836 0,902 0,974 1,062
0,63 0,633 0,695 0,749 0,804 0,870 0,942 1,030
0,64 0,600 0,662 0,716 0,771 0,837 0,909 0,997
0,65 0,589 0,631 0,685 0,740 0,806 0,878 0,966
0,66 0,538 0,600 0,654 0,709 0,775 0,847 0,935
0,67 0,508 0,570 0,624 0,679 0,745 0,817 0,905
0,68 0,479 0,541 0,595 0,650 0,716 0,788 0,876
0,69 0,449 0,511 0,565 0,620 0,686 0,758 0,840
0,70 0,420 0,482 0,536 0,591 0,657 0,729 0,811
0,71 0,392 0,454 0,508 0,563 0,629 0,701 0,783
0,72 0,363 0,425 0,479 0,534 0,600 0,672 0,754
0,73 0,336 0,398 0,452 0,507 0,573 0,645 0,727
0,74 0,309 0,371 0,425 0,480 0,546 0,618 0,700
0,75 0,282 0,344 0,398 0,453 0,519 0,591 0,673
0,76 0,255 0,317 0,371 0,426 ,482 0,564 0,652
0,77 0,229 0,291 0,345 0,400 0,466 0,538 0,620
0,78 0,203 0,265 0,319 0,374 0,440 0,512 0,594
0,79 0,176 0,238 0,292 0,347 0,413 0,485 0,567
0,80 0,150 0,212 0,266 0,321 0,387 0,459 0,541
0,81 0,124 0,186 0,240 0,295 0,361 0,433 0,515
0,82 0,098 0,160 0,214 0,269 0,335 0,407 0,489
0,83 0,072 0,134 0,188 0,243 0,309 0,381 0,463
0,84 0,046 0,108 0,162 0,217 0,283 0,355 0,437
0,85 0,020 0,082 0,136 0,191 0,257 0,329 0,417
0,86 0,062 0,109 0,167 0,230 0,301 0,390
0,87 0,083 0,141 0,204 0,275 0,364
0,88 0,054 0,112 0,175 0,246 0,335
0,89 0,028 0,086 0,149 0,230 0,309
0,90 0,058 0,121 0,192 0,281
Table 7 : Nombre de kvar à prévoir en cas de compensation
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Approximation
[Link]. Détermination de Pc
Pour tenir compte des pics de consommation éventuels, il faut déterminer la journée la
plus chargée de l’année, c’est-à-dire celle où, en plus des récepteurs habituels, viennent
s’ajouter des appareils de chauffage et/ou de climatisation à leur charge maximum.
Il convient de découper cette journée en différentes tranches horaires et, pour chaque
tranche horaire ainsi définie, de faire le bilan de la puissance des récepteurs fonctionnant
simultanément pendant cette période.
[Link]. Détermination de Pm
Si Pu, la puissance maximale utilisée, et Pc, la puissance maximale consommée ont des
valeurs du même ordre de grandeur, on choisit la valeur la plus élevée, soit Pm,
Si Pu et Pc ont des valeurs très différentes, il est souhaitable de vérifier depuis le début
les estimations faites.
soit :
soit :
facteur de puissance : il doit être ramené, côté entrée réseau, à 0,928 pour éviter
les pénalités appliquées par le distributeur d’énergie :
SkVA = PkW/0,928.
A noter également que l’abonné dispose d’un an pour modifier le contrat passé
avec le distributeur d’énergie. Dans le cas, bien entendu, où le site ne possède
pas sa propre centrale et dépend d’un « fournisseur » extérieur.
Les courbes qui suivent permettent de déterminer les surcharges journalières ou brèves
admissibles en fonction de la charge habituelle du transformateur.
Les courbes sont données pour la température ambiante normale qui correspond selon la
CEI 76 à :
Exemple :
De même lors des manœuvres des récepteurs, des surcharges brèves mais très
importantes peuvent apparaître (par exemple : démarrage de moteur).
Elles sont également admissibles sous réserve qu’elles ne dépassent pas les limites
indiquées par les courbes ci-après.
Exemple :
Pour un transformateur sec chargé toute l'année à 70 % on lit sur la courbe correspondant
au coefficient 0,7 une surcharge brève admissible d'environ 10 In pendant 10 secondes ou
encore, 5,2 In pendant 30 secondes.
3. TRANSFORMATEURS DE COURANT
Nous avons déjà abordé les transformateurs de puissance et les transformateurs de
courant dans le cours opérateur ; étudions de plus près les transformateurs de courant.
3.1. GENERALITES
Pour des raisons d’ordre technique, économique et de sécurité, ces données ne peuvent
pas être obtenues directement à partir de l’alimentation électrique des équipements haute
tension ; les dispositifs intermédiaires suivants sont nécessaires :
isolation galvanique,
3.2. CARACTERISTIQUES
Pour fabriquer un TC, plusieurs grandeurs doivent être spécifiées. Certaines de ces
grandeurs ont des valeurs normalisées.
Pour les TC devant avoir une précision spécifiée en régime transitoire, il faut se rapporter
soit à la norme IEC 44-6, soit aux spécifications d’entreprises.
L’énumération ci-après ne concerne que les TC fonctionnant dans le cadre d’un régime
permanent.
[Link]. Primaire
Les réglementations pour la profession veulent que le courant nominal du réseau sur
lequel est installé un TC soit compris entre 40 et 100% du courant primaire assigné du TC.
[Link]. Secondaire
La fonction, mesure ou protection, du secondaire doit être précisée. Elle entraîne des
contraintes et des spécifications différentes.
Dans les deux cas, il faut spécifier le courant secondaire assigné (1 ou 5 A).
Mesure
Note : le facteur de sécurité est le rapport entre le courant primaire pour lequel l’erreur de
rapport de transformation est supérieure ou égale à 10%, et le courant primaire assigné.
Les différentes classes de précision (0,5 / 1 / 1,5 / 2 / 2,5 / etc.) et les contraintes en
découlant sont données dans les normes du fabricant.
Protection
3.2.2. Définitions
Figure 10 : Intégration d’un TC dans un circuit et schéma de principe (type à flux nul)
Légende de la figure
I1 = courant à mesurer,
I2 = courant du circuit secondaire,
CM = circuit magnétique,
Z = impédance de charge, généralement de faible valeur,
A = amplificateur de courant,
ES = enroulement secondaire,
SD = enroulement de détection de flux nul pilotant l’amplificateur A.
Tension du TC
Comme pour les autres équipements, les paramètres suivants sont aussi définis :
par ex. : pour une tension nominale de 24 kV, le TC doit résister à une tension de
50 kV pendant 1 min à 50 Hz et à une tension de tenue au choc de 125 kV.
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C’est le rapport entre les valeurs efficaces assignées des grandeurs primaires et
secondaires, I1/I2.
Le courant secondaire est généralement de 5 ou de 1 A.
Précision
Elle est définie par l’erreur composée pour le courant limite de précision.
Puissance de précision
Puissance secondaire au courant nominal pour lequel le niveau de précision est garanti.
Exprimée en VA, elle indique la puissance que le secondaire peut fournir pour le courant
assigné, tout en respectant la classe de précision nominale.
Exprimé en rms kA, le courant maximum admissible pour 1 seconde (Ith) (le secondaire
étant court-circuité) représente la résistance du TC à la surintensité de courant. Le TC doit
avoir la capacité de résister à un courant de court circuit pendant le temps requis (1 s).
La tenue électrodynamique (Idy) exprimée en kA de crête est au moins égale à 2,5 x Ith.
Il faut également prendre en compte les éléments associés au type de montage, les
caractéristiques du site (température), la fréquence du réseau, etc.
Tension de coude
Dans les réseaux de distribution BT, la protection des personnes se fait fréquemment par
la surveillance de la valeur du courant différentiel résiduel. Cette protection, généralement
assurée par un dispositif intégré au disjoncteur BT, est souvent autonome : l’énergie
nécessaire à son fonctionnement est fournie par le TC de détection des courants
différentiels résiduels.
La mesure du courant de défaut (courant de fuite à la terre) est aussi une application des
transformateurs de courant. Voir cours EXP-EQ170, paragraphe 8.3.3, Relais de mise à la
terre d’un réservoir, et paragraphe 8.3.4., Transformateur homopolaire. Ces deux
exemples montrent l’utilisation d’un TC comme détecteur de courant de défaut.
En ce qui concerne le système de détection de courant résiduel, qui fait appel à un “tore”
et est associé à des disjoncteurs BT, il s’agit plus (à mon avis) d’une mesure du “courant
homopolaire” décrit dans le paragraphe suivant, avec la méthode de sommation des flux .
C’est le courant résultant de la somme vectorielle des trois courants de phase d’un circuit
triphasé. Cette somme peut être réalisée de deux façons.
Dans les réseaux de distribution HTA, l’emploi des détecteurs de défauts facilite la
localisation rapide de ces derniers, permettant ainsi une minimisation de la partie de
réseau non alimentée et de la durée de la coupure.
La signalisation du passage du courant de défaut, donnée par ces détecteurs, peut être
envisagée de deux manières :
par voyants mécaniques ou électriques placés en des lieux d’accès aisés aux
personnels chargés de l’exploitation (cas des postes MT / BT en réseau urbain
ou rural souterrain) ;
Ces détecteurs de défauts sont alimentés par des TC qui ne sont régis par aucune
norme : ce sont les ensembles TC – détecteur de défaut qui sont spécifiés par les
exploitants.
N1 × I 1 − N 2 × I 2 = Ε ( Ε = force magnétomotrice)
Si le circuit secondaire est ouvert pendant que le TC est en service, I2 devient nul, donc :
Ε = N1 I1
Ainsi, il se produit une forte induction dans le circuit magnétique, qui provoque :
une forte augmentation des pertes dans le noyau, causant une importante
surchauffe (saturation du circuit magnétique) ;
15
i secondary La saturation sera atteinte avec x10 = 6
15 VA
25
fois In au lieu de 10 fois.
10
15 x = 18.7 VA
8
Test de saturation
Si le facteur limite de précision n’est pas connu, il peut être mesuré grâce à un test de
saturation consistant à injecter une tension au secondaire (us), le primaire n’étant pas en
service, et en notant le courant consommé
(is). us
Exemple : TC 50/5 - 15 VA
15
Un = = 3V
5
Us 45
Us = 45V ⇒ k = = = 15
Un 3
Note
VA (consommés) Sections
0,6 S = 1,5 mm²
0,36 S = 2,5 mm²
0,23 S = 4 mm²
0,15 S = 6 mm²
4. PROTECTIONS
4.1.1. Identifications
Nous avons vu les systèmes de protection électrique des transformateurs dans le cours
Opérateur. Nous allons les aborder à nouveau plus en détail (relais de protection et
déclencheurs), avec toutes les possibilités et normes existantes.
51G
3 TC 50
Déclencheur
52P
51
1 (tore)
ou 3 TC 50G
Déclencheurs
51G 52P et 52S
49
63
Défaut terre
réservoir
Limiteur de Déclencheur
surtension 50
52S
Un sur
neutre 51
ou 3 sur Relais type Sepam
triphasé de Schneider ou
Déclencheur 52S
équivalent
52S
52S : secondaire
En ce qui concerne les valeurs des seuils, les calculs des niveaux de déclenchement, la
détermination du point de consigne, etc., consulter les fiches commissioning disponibles
sur votre site. Et si vous n’arrivez pas à trouver ce que vous voulez, il ne devrait pas être
(trop) difficile de recalculer, par exemple, un réglage de surtension.
Symbole Code
Désignation du dispositif ou relais Commentaires
graphique ANSI
T> 38 - 49T Relais thermique de transformateur Thermostat dans transformateur
P> 63 Manostat Sur le transformateur
DGPT et/ou Buchholz Interrupteur(s) sur transformateur
En HT avec plusieurs TC et des
52P Disjoncteur primaire
relais de protection
En BT, généralement équipé de
protections indépendantes
52S Disjoncteur secondaire (autonomes) thermiques et
magnétique pour protection du
réseau BT
Protection contre les surcharges
49 Adaptée sur le relais ou autonome
thermiques
Relais de surintensité de courant
I> 50 Détection sur une phase
de phase à action instantanée
Relais de surintensité de courant Détection sur une phase – la
I> 51
de phase dépendant du temps temporisation peut être spécifiée
I> Relais de surintensité de courant
50 ou 51 (instantané ou dépendant)
I >> de phase à 2 réglages
Détection de courant sur phase
Protection instantanée contre les
IN > 50N primaire et secondaire à terre ou
défauts de terre
sur 3 phases (tore ou homopolaire)
Protection dépendant du temps Idem ci-dessus, mais dépendant du
IN > 51N
contre les défauts de terre temps
Protection instantanée contre les Cuve mise à la terre (peut aussi
IG > 50G
défauts de terre être identifiée comme 50N)
Protection dépendant du temps
IG > 51G Idem ci-dessus, retardée
contre les défauts de terre
Protection directionnelle contre les En cas de courant inverse dans les
I← 67
surcharges phases (court-circuit)
Protection directionnelle contre les Courant de défaut de terre associé
IN ← 67N
défauts de terre à direction de ce courant
Vous devez avoir prévu dans votre programme de maintenance du temps pour vérifier le
calibrage de tous les relais de protection : nous vous donnons juste ci-dessous un outil
expliquant l’utilisation des différents relais et systèmes de protection pour les équipements
des transformateurs.
Les fonctions de protection sont assurées par des relais ou des dispositifs multifonctions.
A l’origine, les relais de protection avaient une seule fonction et étaient de type
analogique.
Les relais de protection sont des dispositifs qui surveillent en permanence le réseau
électrique (courant, tension, fréquence, puissance, impédances...) avec des seuils
prédéterminés et qui effectuent une action automatique (généralement ouverture d’un
coupe-circuit) ou déclenchent une alarme.
Le rôle des relais de protection est de détecter tout phénomène anormal susceptible de se
produire sur un réseau électrique comme un court-circuit, une variation de tension, le
dysfonctionnement d’une machine, etc.
TRANSFOR
DISJONCTEUR MATEUR DE
COURANT
RELAIS DE
PROTECTION
COMMANDE
DISJONCTEUR TRANSFOR
MATEUR DE
COURANT
RELAIS DE
COMMANDE PROTECTION
ENERGIE
AUXILIAIRE
Elle est activée si un, deux ou trois des courants concernés excèdent la valeur
correspondant au seuil fixé.
Zone d’intervention
Is seuil de fonctionnement du courant
(seuil de courant)
T retard de déclenchement de la
protection (temporisation)
La temporisation dépend de la
relation entre le courant mesuré
et le seuil de déclenchement.
Is : seuil de fonctionnement du
courant correspondant à
l’asymptote verticale de la courbe
T : temporisation pour 10 Is
La protection à temps dépendant est définie par les normes CEI 255-3 et BS 142.
Par exemple, le Sepam 2000 de Schneider propose les courbes (graphe ci-après) pour
une temporisation réglée à 1 seconde (temporisation d’1 seconde pour I = 10 Is).
extrêmement inverse
très inverse
L’utilisation d’un relais à temps inverse est parfois préférable, dans les circonstances
suivantes :
les lignes de sortie du côté secondaire du transformateur sont protégées par des
fusibles ou un autre relais à temps inverse ;
Cette protection sert à détecter les défauts de mise à la terre. Elle est activée si le courant
résiduel Irsd = I1 + I2 + I3 dépasse le seuil fixé pendant une durée égale à la
temporisation choisie.
En l’absence de défaut de terre, la somme des trois courants des trois phases est toujours
zéro.
Le courant résiduel donne la mesure du courant qui passe à la terre pendant le défaut.
Ф1, Ф2 et Ф3 sont proportionnels aux phases de courant I1, I2 et I3, Фrsd est
donc proportionnel au courant résiduel.
La tresse de mise à la terre des câbles à écran montrés sur la figure 6 doivent
passer à l’intérieur du toroïde pour que l’on puisse détecter un éventuel défaut
interne des câbles (écran de phase).
par trois transformateurs de courant dont les neutres et les phases sont
connectés ensemble (principe de l’homopolarité)
Du côté primaire, le courant résiduel est souvent mesuré à l’aide des trois TC
d’alimentation (c’est le cas pour un relais simple phase ou pour les relais de surcharge
homopolaires et les relais de défaut de terre). Dans ce cas, ces relais doivent remplir les
deux conditions ci-dessous :
Souvent, cette limitation conduit à un réglage trop élevé par rapport au courant maximal
de défaut à la terre disponible et par conséquent à une perte de sensibilité.
On peut aussi ajouter une protection à haute impédance pour défaut de terre restreint. Elle
compare le courant qui circule dans la connexion neutre-terre à la somme des trois
courants de phase secondaire (obtenue à partir de la connexion résiduelle des 3 TC).
Cette protection est destinée à protéger un transformateur contre les défauts internes
entre un enroulement et la masse.
Elle est recommandée dès que la puissance du transformateur atteint 5 MVA (mais
installée pour des puissances bien inférieures sur les sites).
Il s’agit d’une protection contre les surcharges. Elle est installée sur la connexion de mise
à la terre de la masse du transformateur.
Elle impose l’isolement de la cuve du transformateur par rapport au sol, de manière que le
courrant de défaut traverse la protection.
connexion de mise à la
Cette protection est sélective car terre (masse du
elle est sensible uniquement au transformateur)
défaut de terre concernant la masse
du transformateur.
supports
pour
Figure 24 : protection de la cuve du isolement
transformateur
Protections contre les défauts de terre des cuves de transformateurs : pour les
transformateurs respirants, faire attention aux accessoires qui doivent aussi être isolés –
remettre les joints d’isolement / isolation, cales d’espacement, tampons de caoutchouc,
etc. installés à l’origine.
(Code ANSI 87 T)
courant de démarrage,
Principe de fonctionnement
Si le transformateur n’est pas mis à la terre, la protection différentielle peut aussi servir à
protéger des défauts de terre.
Cependant, lorsque le courant de défaut est limité par l’impédance, il est souvent
impossible de régler le seuil de courant à une valeur inférieure à celle du courant de
limitation.
Afin d’éviter les risques de déclenchement intempestif pour les courants de défaut
importants d’origine extérieure dans la zone protégée, les protections différentielles des
transformateurs sont à pourcentage.
i1 + i2
- Dans le second enroulement : = ia
2
Caractéristiques de la protection
a) au besoin d’avoir des transformateurs de courant dont les erreurs sont similaires,
malgré les différences de courant et de tension ;
c) aux variations du rapport des courants dans le cas d’un transformateur avec OLTC ;
Le système de protection se
comporte alors de la façon suivante :
la protection P2 est activée, parce qu’elle est traversée par un courant circulant
dans la direction de sa détection. La protection ouvre le disjoncteur D2, le courant
Icc2 est coupé ;
(Code ANSI 67 N)
FONCTIONNEMENT
La protection contre les surcharges de terre directionnelles est activée si les deux
conditions suivantes sont réunies pendant une période égale à la temporisation choisie :
le courant résiduel est supérieur au seuil d’ajustement (détecté par des systèmes
toroïdes ou homopolaires) ;
zone de
déclenchement
angle caractéristique
Le courant Irsd, A active la protection alors que le courant Irsd, B ne l’active pas.
Ce système de protection est utilisé lorsqu’un transformateur non équipé d’une protection
différentielle est en parallèle avec une autre source d’énergie. Il faut alors utiliser une
protection capable de commencer par séparer le réseau, après quoi on peut procéder au
retrait sélectif des équipements défectueux.
Voici une liste des points les plus importants à vérifier au moins une fois par an, comme
recommandé ci-dessous, ou selon les besoins ou en fonction de votre programme de
maintenance particulier.
9. S’assurer qu’il n’y a pas d’outils ou autres objets oubliés dans ou sur le
transformateur.
Elles permettent aussi de connaître l’état de séchage d’un transformateur ou de son huile.
Précautions -
Avant de prendre les mesures, assurez-vous que les bornes sont propres et
sèches, car la porcelaine encrassée peut donner des mesures trop basses.
Des mesures du facteur de puissance doivent être prises pour chaque enroulement, ers
les autres enroulements et vers la terre.
HT : BT, GND
BT : HT, GND
Résistance minimale de
Résistance de l’isolement : correction de température
l’isolement à 20°C
Température Température
du Facteur de du Facteur de
Classe kV Mégohms
transformateur correction transformateur correction
°C °C
1,2 32 95 89,0 35 2,5
2,5 68 90 66,0 30 1,8
5 135 85 49,0 25 1,3
8,66 230 80 36,2 20 1,0
15 410 75 26,8 15 0,73
25 670 70 20,0 10 0,54
34,5 930 65 14,8 5 0,40
45 1240 60 11,0 0 0,30
69 1860 55 8,1 -5 0,22
50 6,0 - 10 0,16
45 4,5 - 15 0,12
Les mesures de facteur de puissance sont les plus fiables pour déterminer la sécheresse
et doivent être préférées aux mesures de résistance de l’isolement, en particulier pour les
transformateurs de grande dimension à tension élevée.
En général, à mesure que le séchage avance, à température constante, le facteur de
puissance d’isolement diminue.
Finalement, il se stabilise et reste à peu près constant lorsque le transformateur est sec.
Dans certains cas, le facteur de puissance peut augmenter pendant une courte période,
au début du séchage.
Lorsque le séchage se fait sous vide, il peut être plus difficile d’obtenir des mesures du
facteur de puissance et de la résistance de l’isolement à des températures commodes.
Mais ces inconvénients ne disqualifient pas la valeur de cette méthode de séchage des
transformateurs. Il est recommandé, en cas de résultats douteux, d’envoyer le relevé des
mesures du facteur de puissance et de la résistance de l’isolement, avec temps et
températures, à l’usine de fabrication pour recueillir ses commentaires. Ajouter à ces
informations le numéro de série du transformateur, la description des instruments de
mesure utilisés, la procédure de séchage, les méthodes de mesure de la température et
toute autre donnée pertinente.
Les transformateurs peuvent présenter des défaillances dans les circuits électrique,
magnétique ou diélectrique.
Symptôme Cause
Circuit électrique
Surcharge permanente
Courts-circuits
Surcharges permanentes
Coup de foudre
Court-circuit
Déclenchement des
disjoncteurs ou ouverture Surcharge
des fusibles
Courant d’appel interne ou externe
Circuit magnétique
Basse fréquence
Basse fréquence
Courts-circuits
Circuit diélectrique
Fonctionnement du limiteur
Défaut d’isolement
de pression
Isolement brûlé, coup de
foudre, bornes, taps ou Perturbation sur interrupteurs ou câbles
arrêts cassés
Coupe-circuit ou fusibles
Défaut d’isolation
ouverts
Mécanique
Si l’un des symptômes ci-dessus est observé, le transformateur doit être immédiatement
mis hors service. Une réaction rapide peut éviter une grosse facture de réparations. La
plupart du temps, le problème peut être déterminé rapidement et le transformateur remis
en service. Si la panne ne peut pas être réparée, le transformateur doit être mis hors
service jusqu’à ce que la cause soit trouvée.
Il peut être nécessaire d’enlever le couvercle du trou d’homme / de main pour examiner
l’appareil de plus près. Si aucun défaut apparent n’est trouvé, on peut retirer le noyau et
les bobinages pour procéder à une inspection détaillée. Cette opération se fait
habituellement en usine ou dans un atelier de dépannage. Comme il faudra remplacer de
nombreuses pièces lors du remontage, il est conseillé de signaler la panne à l’usine avant
de retirer le noyau et les bobinages.
Une fois encore, l’avis de l’usine peut permettre d’économiser d’importantes dépenses de
réparation. Si l’échange se fait par écrit, décrire la nature du dysfonctionnement,
l’importance et la nature des dommages et donner toutes les informations figurant sur la
plaque signalétique.
Thermographie
Si une campagne de thermographie est menée dans votre installation, n’oubliez pas
d’examiner vos transformateurs, cela vous donnera des renseignements sur les points
chauds (externes) qui peuvent se trouver du côté des connexions BT, par exemple.
La thermographie n’est pas le seul test possible pour les transformateurs ; elle ne permet
pas de “voir” les points chauds internes et pas systématiquement les ruptures d’isolement
(formation d’arcs électriques) dans les bushings et/ou les connexions HT.
Il convient d’utiliser un flacon en matière plastique transparente (ou en verre) à large col
muni d’un couvercle pour recueillir les échantillons d’huile de transformateurs.
Avant d’utiliser ce flacon, le nettoyer au xylène ou avec un autre solvant qui ne laisse pas
de traces et bien le sécher.
Rincer le récipient plusieurs fois avec l’huile à tester avant de recueillir l’échantillon. Si l’on
doit procéder uniquement à un test diélectrique, 20 cl de liquide de transformateur
suffiront ; mais, s’il faut faire d’autres tests, en prélever un demi-litre. Pour un
échantillonnage DGA, se servir d’une seringue pour prélever l’échantillon d’huile.
Pour prélever les échantillons à tester, il faut attendre que l’huile soit stabilisée. Ce temps
d’attente varie de huit heures pour un baril à plusieurs jours pour un transformateur de
grande taille. L’huile froide se stabilise plus lentement et moins complètement que l’huile
chaude.
Même s’il n’y a pas suffisamment d’eau pour qu’elle forme un dépôt, il peut y avoir une
quantité considérable d’humidité en suspension dans l’huile. Il faut donc tester la
résistance diélectrique de cette dernière. Faire attention à ne pas contaminer l’échantillon
d’huile une fois qu’il a été prélevé. Il est préférable de le prélever par temps clair et sec,
quand l’huile est à une température égale ou supérieure à celle de l’air ambiant. Une petite
quantité d’humidité due à de la condensation ou à d’autres causes peut compromettre la
qualité du test.
La contamination par l’humidité est l’une des causes les plus courantes de la détérioration
des propriétés isolantes de l’huile. Cette contamination peut être éliminée par une
purification. Une caractéristique plus rapide mais moins grave de la détérioration, la
formation d’acides et de dépôts, est provoquée par l’oxydation. Ainsi, il est de toute
première importance d’exclure l’oxygène.
Le taux d’oxydation dépend également de la température de l’huile : plus elle est élevée,
plus rapide est la dégradation par oxydation. Ce fait souligne l’importance qu’il y a à éviter
la surcharge des transformateurs, en particulier en été. L’oxydation provoque dans l’huile
d’isolement la formation
d’acides et
de dépôts.
Une désémulsification a lieu lorsque les minuscules gouttelettes s’unissent pour former
des gouttes plus grosses qui coulent au fond et forment une flaque d’eau libre. L’eau
émulsifiée ou l’eau à l’état libre peut facilement être éliminée par filtrage ou traitement
centrifuge ; la filtration peut éliminer partiellement l’eau dissoute si les papiers des filtres
sont minutieusement séchés avant la filtration et remplacés souvent.
La quantité d’humidité qui peut se dissoudre dans l’huile augmente rapidement avec la
température. Par conséquent, une huile d’isolement purifiée à une température trop élevée
peut perdre un important pourcentage de sa résistance diélectrique en refroidissant car
l’humidité dissoute se change alors en émulsion.
Dans les transformateurs, les dépôts adhèrent aux surfaces à travers lesquelles la chaleur
devrait se dissiper ; ils forment une barrière qui empêche l’écoulement de la chaleur de
l’huile vers le réfrigérant et du noyau et des bobines vers l’huile de refroidissement. Si on
les laisse se former trop longtemps, ces dépôts peuvent même bloquer l’écoulement de
l’huile dans les conduits de refroidissement. En conséquence, l’isolation du transformateur
devient trop chaude et est endommagée, en particulier entre les spires des enroulements.
La détérioration de l’isolation des spires peut même conduire à des courts-circuits entre
les spires et à la défaillance du transformateur.
Lorsque l’oxydation en est au point où les dépôts sont précipités, la première mesure à
prendre devrait être de les éliminer à l’aide d’un jet d’huile sous haute pression et de
changer l’huile ou de la traiter à l’argile activée pour enlever les précurseurs d’acides et de
dépôts. Un traitement complet de l’huile est généralement moins coûteux que son
remplacement par de l’huile neuve.
Quatre tests de base à pratiquer sur l’huile d’isolement, pris collectivement, donnent un
diagnostic raisonnablement précis de l’aptitude au service d’une huile d’isolement.
test diélectrique,
test d’acidité,
Le test diélectrique mesure la tension à laquelle l’huile n’est plus fonctionnelle. Cette
tension indique la quantité de contaminant (généralement humidité) contenue dans l’huile
et doit être contrôlée souvent.
Les méthodes de test ASTM doivent donner au moins 35 kV pour l’huile neuve. Même si
la résistance diélectrique est bonne, cela ne signifie pas nécessairement que l’huile est en
bon état car ce test ne donne pas d’indication sur la présence d’acides et de dépôts.
Godets à huile
Générateur haute tension pouvant être
utilisé sur site, alimenté en CA 220 V
et fournissant jusqu’à 60 kV (800VA)
pour tester la résistance diélectrique
de l’huile dans les godets à huile.
Il est avéré que les dépôts commencent à se former quand l’indice d’acidité atteint ou
dépasse 0,4, ce chiffre étant considéré comme la limite de service normal.
Les nouvelles huiles ont un indice d’acidité inférieur à 0,05. Cet indice (auparavant appelé
indice de neutralisation) est égal aux milligrammes de KOH (hydroxyde de potassium)
nécessaires pour neutraliser l’acide contenu dans 1 gramme d’huile.
Manuel de formation EXP-SE150-FR
Dernière Révision: 15/07/2009 Page 59 de 75
Formation Exploitation
Électricité
Transformateurs de puissance
On peut se demander si une huile qui est détériorée au point que son indice d’acidité
dépasse 0,6 peut être remise en état durablement par une seule régénération. Il est
presque certain que deux régénérations ou plus, espacées de 6 mois à 1 an, seront
nécessaires.
Il est recommandé de fixer une limite supérieure de 0,2 pour la régénération d’une huile,
car dans ce cas une seule opération sera probablement suffisante pour remettre cette
huile en très bon état d’utilisation. L’huile présentant un indice d’acidité de 0,15 ou plus
sera certainement sujette à la formation accélérée d’acides.
Des essais ont été réalisés indiquant que l’acidité est proportionnelle à la quantité
d’oxygène absorbée par l’huile. On estime que 0,0015 m3/l (0,2 ft3/gal) d’oxygène absorbé
par l’huile cause une acidité d’environ 0,4 mg de KOH, soit presque l’indice d’acidité
auquel les dépôts commencent à se former.
Sur cette base, et en fonction des cycles de tests de charge égaux et d’autres hypothèses,
on estime que des dépôts apparaîtraient dans les différents types de transformateurs au
bout des périodes de temps suivantes :
Bien que ces périodes puissent ne pas correspondre exactement à ce qui se passe dans
la réalité en raison de conditions de charge différentes de celles prises comme
hypothèses, elles donnent une idée des temps de bon fonctionnement des différents types
de transformateurs.
Le facteur de puissance d’une huile d’isolement est égal au cosinus de l’angle de phase
entre une tension de courant alternatif appliqué à une huile et le courant qui en résulte. Il
indique la perte diélectrique d’une huile et, par conséquent, son chauffage diélectrique. Le
test du facteur de puissance est très utilisé comme essai de réception et test de
maintenance préventive de l’huile d’isolement. Les tests de facteur de puissance de l’huile
sur site se font généralement avec un appareil MH ou M2H de type Doble, conjointement
aux tests de facteur de puissance des équipements à bain d’huile.
Le facteur de puissance des huiles neuves ne doit pas excéder 0,05% à 25°C. Un facteur
de puissance élevé pour une huile usagée révèle une détérioration, une contamination ou
les deux avec humidité, carbone, vernis, glyptal, savons de sodium ou autres produits de
détérioration.
Une huile usagée présentant un facteur de puissance dépassant 0,5% doit subir une
analyse complémentaire en laboratoire qui permettra de déterminer la cause de ce facteur
de puissance élevé. Une huile ayant un facteur de puissance dépassant 2,0% peut
présenter un danger opérationnel. Elle doit être analysée et remise en état ou remplacée.
Si le test d’acidité seul détermine les conditions dans lesquelles peuvent se former des
dépôts, il n’indique pas forcément qu’il existe réellement des conditions favorables à leur
formation.
Le test de tension interfaciale est utilisé pour indiquer les caractéristiques favorables à la
formation de dépôts de l’huile d’isolement des transformateurs de puissance. C’est un test
de tension interfaciale de l’eau par rapport à l’huile ; cette tension est différente de la
tension de surface en ce que la surface de l’eau est en contact avec l’huile et non avec
l’air.
L’attraction entre les molécules d’eau à l’interface est influencée par la présence de
molécules polaires dans l’huile de telle façon que, plus il y a de composés polaires, plus la
tension interfaciale est basse. Ce test mesure la concentration des molécules polaires en
suspension et en solution dans l’huile, ce qui donne une mesure précise des précurseurs
de dépôts dissous dans l’huile longtemps avant que les dépôts ne soient précipités.
Il est établi qu’un test de tension interfaciale inférieur à 0,015 N/m (15 dynes/cm) indique
presque invariablement la présence de dépôts. Un test de 0,015 à 0,022 N/m (15 à 22
dynes/cm) indique un état incertain et une valeur supérieure à 0,022 N/m (22 dynes/cm)
indique généralement qu’il n’y a pas de dépôts. Les huiles de transformateurs dont le test
de tension interfaciale se situe entre 0,015 et 0,022 N/m (15 à 22 dynes/cm) doivent faire
l’objet d’un programme de régénération, quelles que soient les valeurs d’acidité.
L’état de l’huile et les conditions de charge doivent déterminer s’il convient d’appliquer un
programme annuel, semestriel ou plus fréquent. Théoriquement, des tests d’acidité, de
tension interfaciale, de facteur de puissance et des tests diélectriques doivent être réalisés
sur les équipements électriques majeurs au moins une fois par an. Des registres
permanents de tous les résultats des tests doivent être conservés. Si ces résultats
indiquent une détérioration accélérée, il faut effectuer des tests plus fréquemment afin
d’anticiper les problèmes.
Les équipements à bain d’huile non utilisés peuvent aussi accumuler l’humidité et doivent
être testés au moins une fois par an. Les bobines de refroidissement des transformateurs
à réfrigération par eau développent parfois des fuites et de l’eau peut pénétrer dans l’huile
si rapidement que même des tests diélectriques hebdomadaires ne pourraient pas
détecter le problème. Le meilleur révélateur de cet état de choses est une élévation du
niveau d’huile du transformateur.
Cette perte est indiquée par la baisse du niveau d’huile du transformateur. Le niveau
d’huile est donc une caractéristique importante et doit être vérifié fréquemment. Les
transformateurs de distribution n’ont pas besoin d’être testés plus d’une fois par an, sauf
s’ils alimentent des charges critiques importantes comme les moteurs auxiliaires et
l’éclairage d’une centrale électrique.
Il convient de prélever des échantillons d’huile dans les disjoncteurs pour effectuer des
tests diélectriques après une défaillance grave ou une série de défaillances et dans les
deux types d’équipements (disjoncteurs et régulateurs de tension progressifs) au moins
deux fois par an. Si un échantillon d’huile est noir à cause de la suspension de carbone,
l’huile doit être filtrée ou centrifugée, même si le test diélectrique est bon.
Ces questions reviennent souvent : “Qu’est-ce que les furannes ? L’analyse des furannes
présente-t-elle un intérêt pour mon plan de maintenance préventive existant ?”
Les furannes produits par les montées en température sont détectés de deux façons :
l’une est une zone localisée de chaleur intense et de détérioration du papier, l’autre une
surchauffe globale du transformateur tout entier. Une détection précoce de la dégradation
de l’isolation en papier peut éviter des dégâts considérables ou une défaillance du
transformateur de puissance.
Avant l’analyse des furannes, l’analyse des gaz dissous dans l’huile était le seul test non
invasif réalisé sur les transformateurs qui permettait de signaler les problèmes internes.
On pensait pouvoir déterminer l’état du papier en contrôlant le rapport CO/CO2 dissous
dans l’eau.
Une analyse des furannes doit être incluse dans les programmes annuels de tests de
l’huile et des méthodes développées pour contrôler l’état du papier.
Des dégâts causés à des quantités aussi minimes que quelques grammes de papier
peuvent être discernés dans un échantillon d’huile, même pour des transformateurs de
grande dimension.
Couleur Interprétation (de jaune clair à brun foncé, voire noir de charbon)
L’huile à cette place dans la classification assure son rôle d’isolant et de réfrigérant
et protège efficacement les autres classes d’isolation de la détérioration.
BON
Refaire le test un an plus tard.
Des dépôts sont en solution et au stade où se produit le « take out » initial. Le vide
existant dans les papiers de l’isolation est probablement rempli de dépôts. Des
MOYEN acides gras ont commencé à recouvrir les parties internes du transformateur. C’est
le moment optimal pour faire l’entretien de l’huile d’un point de vue coût et pour
éviter d’endommager l’isolation du transformateur.
….J’ai déjà vu une huile de cette couleur, mais heureusement dans un très vieux
modèle de transformateur (qui n’avait jamais été entretenu) auquel d’anciennes
techniques pouvaient apporter un minimum de refroidissement et une isolation
externe (fournis par cette huile) grâce à une quantité de matériaux…
INACCEPTABLE Lorsque l’huile du transformateur atteint cet état, l’éventualité d’une défaillance est
(plus que) vraisemblable et il faut procéder à la régénération de cette huile en
mettant le transformateur hors tension ; étant donné la grande quantité de dépôts
et la forte teneur en acide, la meilleure méthode consiste à vidanger l’huile usée.
Rincer les parties internes du transformateur avec de l’huile chaude, remplir à
nouveau avec de l’huile neuve puis procéder à un nettoyage thermique du
transformateur avec de l’huile neuve.
Ce test peut révéler seulement deux choses : la résistance momentanée d’un échantillon
de liquide au passage de courant et la quantité relative d’eau libre, de poussières ou de
particules conductrices présentes dans l’échantillon. Bien que les normes varient d’un
système à l’autre, la plupart des systèmes acceptent du 27 KV ou plus. Toute rupture à
une valeur inférieure indique la présence d’humidité ou d’impuretés dans l’huile.
Une fragilisation est généralement le résultat des attaques de peroxydes sur la cellulose.
Une isolation fragilisée ne peut pas résister au choc mécanique produit par les sautes de
tensions et la vie utile du transformateur diminue à mesure que la fragilisation s’accentue.
Il est généralement admis dans l’industrie que, lorsque l’indice de neutralisation dépasse
0,10 mg KOH par gramme d’huile, il est temps de prendre des mesures correctives pour
l’huile.
6. P.C.B.
Les sites Total ont utilisé (et utilisent encore) de nombreux transformateurs ayant du PCB
(Poly Chlorinated Biphenyl, diphényle polychloré) comme fluide diélectrique. Au moment
de leur installation, on ne savait pas que le PCB était une substance toxique.
Si l’on avait suivi les directives gouvernementales officielles (du moins celles des pays
occidentaux), les transformateurs PCB auraient déjà dû être tous remplacés.
Les PCB liquides que l’on trouve sur le marché sont donnés dans le tableau ci-dessous
sous leur nom commercial, pour les plus courants. Cette liste est loin d’être exhaustive.
Les raisons d’utiliser le PCB comme fluide diélectrique sont les suivantes :
il est ininflammable ;
Les transformateurs PCB utilisés ayant déjà plus de 20 ans (certains atteignent presque la
fin de leur vie... normalement….), la politique de maintenance doit être celle décrite ci-
dessous, déjà appliquée sur certains sites.
Et, s’il n’y a pas de transformateur PCB sur votre installation, ne cherchez pas à en
obtenir.. ; de toutes façons, il est actuellement impossible de s’en procurer de nouveaux,
sauf d’occasion ou au marché noir. Dans certains pays, des transformateurs PCB sont
encore mis en service sur des installations « neuves »... (cours écrit en 2007)….
Tous les transformateurs contenant du PCB comme fluide diélectrique doivent être
conservés tels quels.
6.2.1. Précautions
une protection contre les surcharges doit être installée côté primaire et
secondaire et testée régulièrement ;
une cuve doit être prévue pour la rétention du volume total du PCB et sera testée
contre les fuites ;
il est interdit de rejeter le PCB à l’environnement (le PCB inutilisé doit être remis
au département Sécurité qui sait - ou devrait savoir - comment s’en débarrasser.
6.2.2. Maintenance
La maintenance des transformateurs contenant du PCB doit être la même que celle des
autres types de transformateurs. Au cas où un transformateur PCB aurait besoin d’être
rempli, le liquide doit être pris sur un transformateur en réserve en stock ou mis hors
service en magasin.
Les précautions suivantes doivent être prises pendant la maintenance des transformateurs
PCB :
En fait, le PCB, en conditions normales, ne présente pas plus de danger que les autres
fluides diélectriques. Il devient dangereux quand il est chauffé et mortel quand il brûle.
Inhaler des fumées de PCB en combustion vous envoie directement à la mort, à plus ou
moins long terme, selon la quantité absorbée.
Manuel de formation EXP-SE150-FR
Dernière Révision: 15/07/2009 Page 69 de 75
Formation Exploitation
Électricité
Transformateurs de puissance
Seveso (Italie = 40 morts) et Bophal (Inde = 10 000 morts officielles) sont les villes dont
les habitants ont “reçu” le nuage de fumée de l’usine de PCB en feu…
Les transformateurs PCB doivent être remplacés lorsqu’ils sont endommagés ou lorsqu’ils
ont atteint la fin de leur cycle de vie.
Le responsable Maintenance, les services Sécurité, Achats, etc., doivent être informés de
l’existence du ou des transformateurs PCB, du danger et des risques qu’ils représentent et
des besoins (directives !) de remplacement.
Les transformateurs PCB doivent être détruits dans une usine spécialisée et accréditée et
stockés (en attendant la destruction) dans un lieu sûr, comme sur la photo ci-dessous...
Hydrocarbure
Huile Huile au à poids Ester Ester
minérale silicone moléculaire synthétique naturel
élevé
Viscosité (cSt)
Demande biologique en
6 0 6 24 250
oxygène (ppm)
7. GLOSSAIRE