INTRODUCTION
Dans ce monde de grandes douleurs, la poésie s'avère être le genre le
plus expressif pour traduire nos peurs, nos angoisses, nos états d'âme. Nos
prières surtout ! Il s'agit pour l'humanité de tisser une nouvelle alliance avec
les divinités, et la poésie est le langage des dieux. Job ne parlait à Dieu qu'en
déclamant des poèmes ! La poésie pourrait bien être le reflet de notre
société en décrépitude car, comme le disait Mme de Staël, « la douleur est
féconde ».
I. BIOGRAPHIE DE L’AUTEUR
Brice Konink est un jeune écrivain (poète, nouvelliste, romancier et
conteur). Il a fait son entrée dans le monde littéraire, à travers Un
Préservatif au couvent (Nouvelle). Ce recueil a octroyé à JD Éditions le prix
de meilleur éditeur, au Salon International du Livre d'Abidjan (SILA 2019).
C'est depuis les années 1990, que, grâce à une émission littéraire sur
Fréquence 2, consacrée à la poésie, la passion pour la poésie de Brice
Konink va s'accroitre. Et, il en sera fort bien récompensé par plusieurs prix :
1er prix du concours de poésie de l'émission « Une voix dans la nuit
(Fréquence 2), en 1994, avec Une amie pour la vie ;
1er prix d'un concours de poésie, initié par le quotidien Fraternité
matin en 2003, avec Adjoba, ma femme de vie ;
En 2010, Adjoba, ma femme de vie, fut primé par l'hebdomadaire Go
magasine.
Brice Konink est aussi l'auteur de Souffle (poésie,2020, JD Éditions), au
programme scolaire pour les classes de Première.
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II. DESCRISPTION DE L’ŒUVRE
Ce recueil de poèmes, qui plonge le lecteur, à la fois dans le monde du
réel et de l'irréel, où le rythme, l'harmonie et l'image sont maîtres et
souverains, est aussi un hommage à la femme et à tous ceux qui œuvrent au
bien-être de notre commune Humanité. Cette œuvre est parue le 16 avril
2021.
Un recueil de 64 poèmes dans lequel des vers, chargés d’âme, forts et
éloquents, ont été couchés par écrit par Brice KONINK, afin de toucher les
cordes sensibles du lecteur. Un recueil qui montre que son auteur a une
bonne connaissance et un fort ancrage dans la tradition africaine.
III. LES POEMES QUI TRAITENT LE THEME « ETERNITE » ET
« LA MORT » DANS L’ŒUVRE
1. Le thème « Éternité »
18. Eternité
Je fixe ces mots dans l'airain de l'éternité
Quand les sables mouvants de l'oubli
Auront avalé jusqu'aux traces de mon nom
De la tête de ceux qui prétendaient m'aimer !
Je fixe ces mots pour les générations futures
Pour que ceux qui naîtront demain
Dans la fraîcheur de la vie qui s'écoule,
Intarissable source, dans le sillon des siècles
Car l'amour meurt quand meurt son objet,
Mais l'art ne meurt jamais !
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2. Le thème la « Mort »
3. Vanité
J’ai perdu mon âme à jamais
Dans la quête frénétique du matériel
J'ai marché sur les rêves des faibles
Les spoliant de leurs justes gains,
Mes greniers croulent sous les biens des autres
Que j'ai arrachés pour mieux jubiler
Pour mieux étaler ma grandeur orgueilleuse !
J'ai renié mon Dieu
Dans la poursuite inlassable du bien-être
Et des plaisirs éphémères des sens
J'ai fait de l'abondance ma loi et ma foi
Que me restera-t-il demain
Quand passera le Grand Souffle égalisateur ?
Que me restera-t-il dans le dénuement de ma tombe
Quand les vers auront rongé ma peau ?
IV. LE RESUME DE CHAQUE POEME METTANT EN EXERGUE
LES DIFFERENTS THEMES
1. L’éternité
Dans ce poème, l’auteur au travers de ces vers montre que l’artiste ne
meurt jamais. Les notes, les paroles, la réflexion qu’il laisse après lui sont la
continuité de son être et de sa manière d’être. Son corps ne peut que se
reposer. Quant à son âme, elle ne s’arrête jamais de vivre…
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Cependant, il lance un appel systématique à la progéniture future de faire
fi des travers de la société en vue d’un monde où il fait bon vivre.
2. Vanité
Ici l’auteur fustige les maux qui gangrènent la société actuelle plus
précisément les personnes odieuses qui pillent les biens des plus faibles
pour montrer leur autorité. Aussi, il fait la promotion de la remise en cause
perpétuelle pour faire prendre conscience à ces sanguinaires afin que quand
viendra la mort, ils aient une âme sainte et non une âme souillé devant la
face de Dieu.
CONCLUSION
Au terme de notre étude, il est bien de noter qu’il faut des poètes, comme
une lampe éternelle pour éclairer de rayons lumineux ; les côtés baignés
d'ombres, des cœurs, des esprits, des âmes. Il faut des poètes, pour habiller
en vers le verbe nu pour pleurer et regretter notre monde mourant, à défaut
de le ressusciter dans le souffle créateur des mots.
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