Marianne Tenand
Microéconomie 1 (2016 - 2017) - Département d'économie ENS
TD 4
L'arbitrage travail-loisir et l'ore de travail
Correction
On considère un individu dont la fonction d'utilité U a pour arguments un bien de
consommation agrégé, c, et du loisir, l, telle que U = U (c, l). Cette fonction d'utilité est
supposée continue, et représenter des préférences rationnelles. Par ailleurs, on suppose
que :
1. U (.) est strictement quasi-concave ;
∂U (c,l) ∂U (c,l)
2. Uc′ (c, l) = ∂c >0 et Ul′ (c, l) = ∂l > 0;
3. liml→0 T M Sc,l (c, l) = +∞ et limc→0 T M Sc,l (c, l) = 0 (en dénissant :
Ul′ (c,l)
T M Sc,l (c, l) = Uc′ (c,l) ).
On suppose également que l'individu touche un revenu R>0 indépendamment de
tout travail (il peut s'agir de revenus du capital, d'une bourse, d'un transfert parents-
étudiant, etc.). On suppose qu'il peut allouer une durée maximale quotidienne T de son
temps au travail et au loisir, et qu'il touche un salaire horaire w s'il décide de travailler.
On note p le prix du bien de consommation. On note m le revenu total de l'individu (soit
la somme de son revenu exogène R et de son éventuel revenu du travail). Evidemment,
m dépend de w (m = m(w)).
Enn, on fait l'hypothèse que l'agent alloue son temps disponible, T, entre le travail
et le loisir de manière à maximiser son utilité.
Les hypothèses sur la fonction d'utilité
1. Que signient les hypothèses faites sur la fonction d'utilité ? Qu'impliquent-elles
pour le PMU ?
1
Réponse : La rationalité et la continuité des préférences impliquent que le PMU
admet une solution.
Pour rappel, la quasi-concavité de la fonction objectif U (.) et la quasi-convexité des
fonctions-contraintes sont les conditions susantes pour qu'un panier de consom-
mation vériant les conditions de premier ordre soit solution au PMU. L'hypothèse
de stricte quasi-concavité de U (.) signie que le PMU aura une unique solution.
L'hypothèse sur les dérivées partielles premières de U (.) signique que l'utilité est
strictement croissante en le loisir et en la consommation, donc que les préférences
sont monotones. A l'optimum, la contrainte budgétaire sera donc saturée (loi de
Walras).
La dernière hypothèse indique que les courbes d'indiérence, représentées dans le
plan (l, c), ne croisent pas les axes. Il y n'y aura pas de solution en coin telle que
∗ ∗
c =0 ou l = 0.
La contrainte budgétaire
(a) En notant h le nombre d'heures travaillées, écrire et interpréter la contrainte
budgétaire de cet individu en fonction de p, c, w, l, R et T.
Indice: en plus des contraintes de non-négativité classiques, la contrainte se
déécline en deux inéquations.
Réponse : La contrainte budgétaire met en relation la quantité de biens qui
peut être consommée, le revenu indépendant du travail (R) et le revenu salar-
ial. Cette contrainte budgétaire doit s'écrire en tenant compte du fait que
l'individu est soumis à une contrainte temporelle : l'individu ne peut allouer
davantage d'heures au travail que ce dont il dispose (24h dans un jour, 7 jours
dans un mois, etc.). Les contraintes sont donc les suivantes :
p.c ≤ w.(T − l) + R
l≤T
c≥0
l≥0
Comme l dénote le temps non travaillé, (T −l) correspond au nombre d'heures
travaillées.
2
(b) Quel est le prix du loisir dans ce modèle ?
Réponse : Remarquez que la première contrainte peut se réécrire comme suit :
p.c + w.l ≤ wT + R. Dans ce modèle, le prix du loisir est égal au salaire horaire.
Il correspond au coût d'opportunité du loisir : si vous désirez une heure de
loisir de plus, vous devrez renoncer à une heure de travail, et donc renoncer à
w euros.
(c) Représentez graphiquement la contrainte budgétaire dans le plan (l, c). Que
remarquez-vous au point l=T ?
Réponse :
Figure 1: La contrainte budgétaire
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On a ce qu'on appelle un contrainte budgétaire coudée, représentée à la Figure
1. Le coude est induit par la contrainte temporelle.
3
Au point où l = T, l'individu décide d'allouer tout son temps disponible au
loisir. Il ne peut consommer que parce qu'il dispose d'une source de revenu
R
exogène. La consommation atteint un minimum : cmin = p.
Au point où l = 0, l'individu décide d'allouer tout son temps disponible au
travail : la consommation atteint donc un niveau maximum, cmax = T. wp + R
p.
Mais ce point correspond à une solution en coin que nous avons exclue du fait
de la forme de la fonction d'utilité.
Le Programme de maximisation de l'utilité (PMU)
(a) Ecrire le programme de maximisation de l'agent qui permet de déterminer les
niveaux optimaux de consommation c∗ et de loisir l∗ . Posez proprement les
conditions de Kuhn et Tucker.
Réponse : Le PMU de l'agent s'écrit ainsi :
max U (c, l)
c,l
s.c. pc + wl ≤ wT + R
l≤T
c ≥ 0, l≥0
La première inégalité peut se réécrire comme une égalité, puisque les carac-
téristiques de la fonction d'utilité conduisent à ce que la contrainte budgétaire
soit saturée à l'optimum.
De même, comme on a exclu les solutions en coin du type c = 0 ou l = 0, on peut
réécrire les conditions de non-négativité comme des conditions d'inégalités
strictes.
Le Lagrangien s'écrit :
L(c, l, λ, δ) = U (c, l) + λ(wT + R − (pc + wl)) + δ(T − l)
où λ est le multiplicateur de Lagrange associé à la contrainte budgétaire et δ
est le multiplicateur de Lagrange associé à la contrainte temporelle.
4
Les CPO peuvent donc s'écrire comme suit :
∂L(∗)
= 0 ⇐⇒ Uc′ (c∗ , l∗ ) − λ∗ p = 0
∂c
∂L(∗)
= 0 ⇐⇒ U ′ (c∗ , l∗ ) − λ∗ w − δ ∗ = 0
∂l
∂L(∗)
≥0
∂λ
∂L(∗)
≥0
∂δ
∗
λ ≥0
δ∗ ≥ 0
pc∗ + wl∗ = wT + R
δ ∗ (T − l∗ ) = 0
(b) A quelle condition sur le T M Sc,l (c∗ , l∗ ) le PMU admet-il une solution sur le
∗
coude telle que l =T ?
Réponse : Dans le cas des solutions intérieures telles que l∗ < T , l'optimum
est tel que :
Ul′ (c∗ , l∗ ) w
T M Sc,l (c∗ , l∗ ) = = = λ∗
Uc′ (c∗ , l∗ ) p
Donc :
Uc′ (c∗ , l∗ ) Ul′ (c∗ , l∗ )
=
p w
Le rapport entre le gain d'utilité apporté par la consommation d'une unité
de bien supplémentaire et la somme à dépenser pour avoir cette unité supplé-
mentaire est la même pour les deux biens, la consommation et le loisir.
En revanche, lorsqu'on a une solution sur le coude telle que l∗ = T , le rapport
entre le gain d'utilité apporté par une heure de loisir en plus et le prix horaire
du loisir est supérieur à ce même rapport pour la consommation, de sorte que
l'individu aimerait substituer du loisir à la consommation - mais il bute sur
sa contrainte temporelle. Formellement, en utilisant les deux premières CPO,
on trouve que :
Ul′ (c∗ , l∗ ) − δ Uc′ (c∗ , l∗ )
=
w p
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Comme δ ∗ ≥ 0, on a donc :
Ul′ (c∗ , l∗ ) Uc′ (c∗ , l∗ )
≥
w p
U ′ (c∗ , l∗ ) w
T M Sc,l (c∗ , l∗ ) = l′ ∗ ∗ >
Uc (c , l ) p
(c) Représentez graphiquement dans le plan (l, c) les deux types de solution pos-
sibles.
Réponse :
Figure 2: Solutions intérieure et sur le coude
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(d) Comment déduit-on le nombre optimal d'heures travaillées h∗ ?
Réponse : On a simplement h∗ = T − l∗ .
2. Caractérisez le salaire de réserve de l'individu, w, qui se dénit comme la valeur
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du salaire telle que l'individu est parfaitement indiérent entre travailler et allouer
tout son temps au loisir (ou encore, comme la valeur du salaire en deçà de laquelle
l'individu préfère allouer tout son temps disponible au loisir plutôt que de tra-
vailler).
Réponse : Le salaire de réserve correspond au salaire au-delà duquel on entre sur
1
le marché du travail . C'est donc le niveau de salaire tel que l'individu se retrouve
dans la solution de coin : w est tq l∗ = T , donc tel que :
Ul′ (R/p, T ) w
T M Sc,l (R/p, T ) = =
Uc′ (R/p, T ) p
⇐⇒ w = p.T M Sc,l (R/p, T )
L'eet des variations de salaire horaire
∗
(a) On suppose que les conditions d'existence d'une condition intérieure (h <
∗
T ) sont réunies. On note xl (p, w, m(w)) la demande marshallienne de loisir
et hl (p, w, u) la demande hicksienne de loisir de l'individu. On suppose que
le loisir est un bien normal. En utilisant l'équation de Slutsky, montrer que
l'eet du salaire horaire sur la demande (marshallienne) de loisir s'écrit, en
notant u = v(p, w, m(w)) :
∂xl (p, w, m(w)) ∂hl (p, w, u) ∂xl (p, w, m)
= + [T − xl (p, w, m)]
∂w ∂w ∂m
Réponse : Ici, il faut bien comprendre, c'est que le revenu, noté ici m, dépend
du salaire horaire. m est donc une fonction de w.
Commençons par voir ce que nous dit l'équation de Slutsky. Dans le cas
général, où on a deux biens, x1 et x2 de prix p1 et p2 , un revenu xe m et
un niveau d'utilité u tel que u = v(p, m), l'équation de Slutsky nous donne :
∂x1 (p, m) ∂h(p, u) ∂x1 (p, m)
= − x2 (p, m)
∂p2 ∂p2 ∂m
1
Stricto sensu, dénir le salaire de réserve comme le salaire en deçà duquel il est optimum pour
l'individu de ne pas travailler ou comme le salaire au-delà duquel l'individu entre sur le marché du
travail n'est pas équivalent dans le cas général où les préférences ne sont pas nécessairement strictement
convexes. Dans le cas présent, les deux dénitions sont équivalentes.
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Dans notre cas, on applique l'équation de Slutsky sur un seul bien (x1 = x2 ),
qui est le loisir l ayant pour prix unitaire le salaire horaire, w. Le revenu
m est égal à wT + R. Attention, il n'est pas égal à w(T − l) + R, puisqu'il
faut considérer le loisir comme un bien dont la consommation a un prix (coût
d'opportunité). On cherche le revenu économique ou potentiel m tel que
pc + wl = m (soit la dépense engagée à l'optimum).
L'équation de Slutsky appliquée au bien loisir nous dit donc :
∂xl (p, w, m) ∂hl (p, w, u) ∂xl (p, w, m)
= − xl (p, w, m)
∂w ∂w ∂m
Or ce n'est pas exactement l'eet qui nous intéresse. Ce qu'on veut, c'est
l'impact d'un changement marginal du salaire horaire sur la quantité de loisir
consommée à l'optimum lorsque le revenu varie avec le salaire horaire. Ce
qui nous intéresse donc, c'est la dérivée de la demande marshallienne de loisir
exprimée comme une fonction du prix du loisir, du prix de la consommation
et du revenu, qui est en fait une fonction du salaire horaire (et non une simple
variable) : m = m(w) = wT + R. On peut utiliser la règle de dérivation en
chaîne pour déterminer l'eet d'une variation marginale de salaire horaire sur
la consommation de loisir :
∂xl (p, w, m(w)) ∂xl (p, w, m) ∂p ∂xl (p, w, m) ∂w ∂xl (p, w, m) ∂m(w)
= + +
∂w ∂p ∂w ∂w ∂w ∂m ∂w
∂xl (p, w, m) ∂xl (p, w, m) ∂xl (p, w, m)
= ×0+ ×1+ ×T
∂p ∂w ∂m
∂xl (p, w, m) ∂xl (p, w, m)
= +T
∂w ∂m
On voit que l'eet d'une variation de salaire horaire sur la consommation de
loisir a deux eets :
● L'eet direct de la variation de salaire sur la consommation de loisir, a
priori négatif puisqu'il correspond à l'eet sur la consommation du bien
loisir de l'augmentation de son prix ;
● Un eet indirect agissant en sens opposé, proportionnel au temps total
disponible, qui s'explique par le fait qu'une augmentation du salaire ho-
raire augmente le revenu économique , ou potentiel .
On peut maintenant aller plus loin, et décomposer le premier eet en utilisant
8
l'équation de Slutsky dérivée plus haut :
∂xl (p, w, m(w)) ∂xl (p, w, m) ∂xl (p, w, m)
= +T
∂w ∂w ∂m
∂hl (p, w, u) ∂xl (p, w, m) ∂xl (p, w, m)
=[ − xl (p, w, m) ]+T
∂w ∂m ∂m
∂hl (p, w, u) ∂xl (p, w, m)
= + [T − xl (p, w, m)]
∂w ∂m
∂hl (p, w, u) ∂xl (p, w, m)
= + xh (p, w, m)
∂w ∂m
Ainsi, lorsque le revenu dépend du salaire horaire, l'eet d'une variation de
salaire horaire sur la demande marshallienne de loisir peut se décomposer
entre un eet de substitution et un eet revenu, ce dernier étant d'autant plus
important que le nombre d' heures travaillées à l'optimum h∗ , xh (p, w, m), est
grand.
On peut aussi interpréter cette expression en disant qu'il y a, pour le bien
qu'est le loisir, deux eets-revenu :
● Un eet-revenu classique,−xl (p, w, m) ∂xl (p,w,m)
∂m , qui joue négativement
sur la demande de loisir (lorsque le prix d'un bien augmente à la marge,
sa demande tend à diminuer du fait du rétrécissement de l'espace de bud-
get) ;
● Un eet-revenu additionnel, égal à T
∂xl (p,w,m)
∂m , qui lui joue positivement
sur la demande de loisir, puisqu'il correspond au relâchement de la con-
trainte budgétaire induit par l'augmentation du revenu, à heures de loisir
(et donc de travail) inchangées.
(b) h∗ = xh (p, w, m(x)) correspond à l'ore de travail de l'individu. Utiliser
la question précédente pour déterminer l'eet d'une variation du salaire ho-
raire sur l'ore de travail. Accompagnez votre réponse d'une représentation
graphique qui met en évidence les diérents eets en jeu.
Réponse : xh (p, w, m(w)) = T − xl (p, w, m(w)); donc :
∂xh (p, w, m(w)) ∂xl (p, w, m(w))
=−
∂w ∂w
∂hl (p, w, u) ∂xl (p, w, m)
=− − xh (p, w, m)
∂w ∂m
9
Lorsque le salaire horaire augmente, le prix du loisir augmente : l' eet de sub-
stitution conduit le consommateur à diminuer la consommation de loisir, donc à
augmenter à l'inverse le nombre d'heures travaillées (cela semble assez logique : le
travail rapportant davantage, l'individu est prêt à travailler plus). En parallèle,
toutefois, l' eet revenu joue : le loisir étant un bien normal, la hausse du revenu
conduit à une augmentation de la demande de loisir, donc à une diminution de
l'ore de travail (c'est aussi assez logique : si l'individu gagne davantage par heure
travaillée, il devra travailler moins pour atteindre un niveau donné de consomma-
tion). Ce dernier eet est d'autant plus fort que le nombre d'heures travaillées est
élevé.
Les deux eets sont donc de sens opposés : l'un ou l'autre peut l'emporter, selon
la variation de prix considérée, et selon la forme de la fonction d'utilité.
3. Dans quelle mesure ce modèle permet-il d'expliquer que l'augmentation des salaires
au cours du XX
ème siècle se soit accompagnée simultanément de :
(a) une diminution du nombre d'heures travaillées par les hommes ?
(b) une augmentation de la participation des femmes au marché du travail ?
Réponse : On parle d'augmentation de l'ore de travail à la marge intensive lorsque,
pour un individu déjà sur le marché du travail, le nombre d'heures travaillées aug-
mente. On parle d'augmentation de l'ore de travail à la marge extensive lorsqu'un
individu décide d'entrer sur le marché du travail.
Pour les hommes, qui travaillaient en moyenne un nombre d'heures élevé, l'eet
revenu l'a emporté : la hausse de leurs salaires horaires les a conduits à diminuer
le nombre d'heures travaillées.
Au contraire, pour les femmes, la hausse des salaires a plutôt conduit à ce que
le salaire de marché auquel elles peuvent accéder devienne plus élevé que leur
salaire de réserve, les poussant à entrer sur le marché du travail. Par ailleurs, pour
celles qui étaient sur le marché du travail, mais y consacraient peu d'heures (temps
partiel notamment), c'est l'eet de substitution qui l'a emporté (l'eet revenu étant
d'autant important que les heures travaillées sont élevées initialement, cet eet
revenu a joué faiblement pour les femmes). Globalement, plus les salaires ont
augmenté et plus le coût d'opportunité de l'activité domestique a augmenté.
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Figure 3: Ore de travail, eet revenu et eet de substitution
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On notera que parallèlement, l'extension des systêmes de garde subventionnés -
crêches municipales et d'entreprises, emploi à domicile bénéciant d'avantages s-
caux - a permis d'augmenter le taux de salaire horaire net des frais induits par
l'exercice d'une activité professionnelle.
Evidemment, pour les femmes comme pour les hommes, des changements dans
les préférences ont eu leur rôle : les normes sociales ont évolué de sorte que la
préférence des hommes pour le loisir (qui englobe, par sa dénition, les activités
domestiques) s'est accentuée, tandis que la préférence des femmes pour le loisir
(là encore, qui est une préférence socialement construite) a diminué.
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