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N° d’ordre : 01 / 2013 – M / GC

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

UNIVERSITE DES SCIENCES ET DE LA TECHNOLOGIE « HOUARI BOUMEDIENE »

FACULTE DE GENIE CIVIL

MEMOIRE
Présenté pour l’obtention du diplôme de MAGISTER
EN : Génie Civil
Spécialité : Construction
Par : ADJOU Naima
Sujet
INVESTIGATION NUMERIQUE SUR LES SYSTEMES
D’ISOLATION SISMIQUE DES STRUCTURES
CONTREVENTEES PAR PORTIQUES AUTOSTABLES
EN BETON ARME

Soutenue publiquement le 03 Mars 2013 devant le jury composé de :

Fattoum KHARCHI Professeur à l’USTHB Présidente


Djilali BENOUAR Professeur à l’USTHB Directeur de Mémoire
Mounir NAILI Maître de Recherche Classe A au CGS Examinateur
Hakim BECHTOULA Maître de Recherche Classe A au CGS Examinateur
Mohamed BELAZOUGUI Directeur Général de CGS Invité
Remerciements

Je tiens à remercier en premier lieu mon directeur de thèse Pr Djilali BENOUAR, Professeur
à l’Université des Sciences et de la Technologie de Houari Boumediene USTHB pour ses
conseils et sa confiance.

C’est avec une profonde reconnaissance et considération particulière que je remercie


Dr Mounir NAILI, Maître de Recherche classe A au Centre National de Recherche
Appliquée en Génie Parasismique CGS de m’avoir fait profiter de son expérience et de son
savoir dans le domaine du génie parasismique.

Un grand merci à Pr Fattoum KHARCHI, Professeur à l’Université des Sciences et de la


Technologie de Houari Boumediene USTHB, d’avoir accepté de présider le jury de ce
mémoire.

Mes remerciements vont également à tous les membres de mon jury de thèse :
Dr Hakim BECHTOULA, Maître de Recherche classe A au Centre National de Recherche
Appliquée en Génie Parasismique CGS, Dr Mohamed BELAZOUGUI, Directeur Général
du Centre National de Recherche Appliquée en Génie Parasismique CGS, de m’avoir fait
l’honneur d’assister à ma thèse.

Je remercie toute personne ayant contribué à élaborer ce travail, et particulièrement CHEIKH


Ben Azouz Doctorant au Centre National de Recherche Appliquée en Génie Parasismique
CGS pour son aide et ses conseils.

Une pensée reconnaissante va enfin à ma famille, en particulier à ma chère mère, mes amis
et mes collègues de travail de COSIDER Construction, qui ont su me soutenir durant cette
période.
RESUME

Durant ces dernières décennies, plusieurs séismes de différentes intensités ont frappé
plusieurs pays et ils ont occasionné des pertes considérables en vies humaines et d’importants
dégâts matériels. Ces taux de dégâts ont encouragé les chercheurs dans le domaine de génie
parasismique à chercher des solutions afin de réduire ce risque sismique. L’isolation sismique
est une technique nouvelle dans le génie parasismique, elle consiste à découpler le
mouvement du sol du mouvement de la structure dans le but de réduire les forces transmises à
cette dernière.

Ce travail présente l’étude de deux types de structures, conventionnelles et isolées à la base,


par deux méthodes d’analyse non linéaire. La première méthode est la procédure statique non-
linéaire (Pushover). La deuxième méthode est la méthode dynamique non linéaire. Le but de
ce travail est d’évaluer la contribution des appuis parasismiques dans la réduction des effets
sismiques sur la construction.

SAMMURY

In recent decades, several earthquakes of different intensities hit several countries and have
caused considerable loss of life and extensive damage. These rates of damage have
encouraged researchers in the field of earthquake engineering to find solutions to reduce the
seismic risk. The seismic isolation is a new technique in earthquake engineering; it is to
decouple the motion of the ground motion of the structure in order to reduce the forces
transferred to the latter.

This work presents a study of two types of structures, conventional and base isolated, by two
methods of nonlinear analysis. The first method is the nonlinear static procedure (Pushover).
The second method is the nonlinear dynamics. The purpose of this study was to evaluate the
contribution of seismic restraints in reducing seismic effects on construction.
‫ﻣﻠﺨﺺ‬

‫ﺧﻼﻝ ﺍﻟﺴﻨﻮﺍﺕ ﺍﻷﺧﻴﺮﺓ‪ ،‬ﺍﻟﻜﺜﻴﺮ ﻣﻦ ﺍﻟﺒﻠﺪﺍﻥ ﺗﻌﺮﺿﺖ ﻟﻌﺪﺓ ﺯﻻﻝ ﻣﺨﺘﻠﻔﺔ ﺍﻝﺷﺪﺓ‪ ،‬ﺗﺴﺒﺒﺖ ﻫﺪﻩ ﺍﻟﺰﻻﻝ ﻓﻲ‬
‫ﺧﺴﺎﺋﺮ ﻛﺒﻴﺮﺓ ﻓﻲ ﺍﻷﺭﻭﺍﺡ ﻭ ﺃﺿﺮﺍﺭ ﻭﺍﺳﻌﺔ ﺍﻟﻨﻄﺎﻕ‪.‬ﻩ ﺫﻩ ﺍﻟﺨﺴﺎﺋﺮ ﺷﺠﻌﺖ ﺍﻟﺒﺎﺣﺜﻴﻦ ﻓﻲ ﻣﺠﺎﻝ ﻫﻨﺪﺳﺔ ﺍﻟﺰﻻﺯﻝ‬
‫ﻟﻺﻳﺠﺎﺩ ﺣﻠﻮﻝ ﻟﻠﺤﺪ ﻣﻦ ﻣﺨﺎﻁﺮ ﺍﻟﺰﻻﺯﻝ‪.‬‬

‫ﺍﻟﻌﺰﻟﺔ ﺍﻟﺰﻟﺰﺍﻟﻴﺔ ﻫﻲ ﺗﻘﻨﻴﺔ ﺟﺪﻳﺪﺓ ﻓﻲ ﻫﻨﺪﺳﺔ ﺍﻟﺰﻻﺯﻝ‪ ،‬ﺗﺘﻤﺜﻞ ﻩ ﺫﻩ ﺍﻟﺘﻘﻨﻴﺔ ﻓﻲ ﺍﻟﻔﺼﻞ ﺑﻴﻦ ﺣﺮﻛﺔ ﺍﻷﺭﺽ‬
‫ﻭﺣﺮﻛﺔ ﺍﻟﻬﻴﻜﻞ ﺑﻐﻴﺔ ﺧﻔﺾ ﻧﻘﻞ ﺍﻟﻘﻮﻯ ﺇﻟﻰ ﻫﺬﺍ ﺍﻷﺧﻴﺮ‪.‬‬

‫ﻫﺬﺍ ﺍﻟﻌﻤﻞ ﺗﻌﺮﺽ ﺇﻟﻰ ﺩﺭﺍﺳﺔ ﻧﻮﻋﻴﻦ ﻣﻦ ﺍﻟﻬﻴﺎﻛﻞ‪ ،‬ﻫﻴﺎﻛﻞ ﺗﻘﻠﻴﺪﻳﺔ ﻭﻫﻴﺎﻛﻞ ﻣﻌﺰﻭﻟﺔ ﺍﻷﺳﺎﺱ‪ ،‬ﺑﻄﺮﻳﻘﺔ ﺍﻟﺘﺤﻠﻴﻞ‬
‫ﺍﻟﺜﺎﺑﺖ ﻏﻴﺮ ﺍﻟﺨﻄﻲ ﻭ ﻁﺮﻳﻘﺔ ﺍﻟﺘﺤﻠﻴﻞ ﺍﻟﺤﺮﻛﻲ ﻏﻴﺮ ﺍﻟﺨﻄﻲ‪.‬‬

‫ﺍﻟﻐﺮﺽ ﻣﻦ ﻫﺪﻩ ﺍﻟﺪﺭﺍﺳﺔ‪ ،‬ﺗﻘﻴﻴﻢ ﻣﺴﺎﻫﻤﺔ ﺍﻟﺰﻟﺰﺍﻟﻴﺔ ﻓﻲ ﺍﻟﺤﺪ ﻣﻦ ﺃﺛﺎﺭ ﺍﻟﺰﻻﺯﻝ ﻋﻠﻰ ﺍﻟﺒﻨﺎﻳﺎﺕ‪.‬‬
SOMMAIRE

INTRODUCTION GENERALE ...................................................................................... 1

CHAPITRE I : L’ISOLATION SISMIQUE................................................................. 5

I.1. Introduction............................................................................................................................ 6
I.2. Aperçu historique................................................................................................................... 7
I.3. Objectif de l’isolation sismique............................................................................................. 8
I.4. Principe de l’isolation sismique............................................................................................. 9
I.5. Positionnement du système d’isolation.................................................................................. 9
I.6. Condition d’application des appuis parasismiques................................................................ 9
I.7. Les différents types de dispositifs d’isolation...................................................................... 13
I.7.1. Appui en élastomère EB (Elastomeric Bearing)…......................................................... 15
I.7.2. Appui en élastomère fretté avec un taux d’amortissement élevé HDRB (High Damping
Rubber Bearing)……………………………………………………………………………... 16
I.7.3. Appui en élastomère fretté avec un amortisseur en barreau de plomb LRB (Lead
Rubber Bearing)………………………….………………………………………...................18
I.7.4. Système de pendule à friction FPS …………………………….................................... 19
I.8. Dimensionnement des appuis parasismiques....................................................................... 22
I.8.1. Appuis HDB …………….…..……………………………………............................... 22
I.8.2. Appuis LRB ……………...………………………..…………...................................... 31
I.8.3. Pendule glissant...........................................................…............................................... 38

CHAPITRE II:THEORIQUE DE BASE DE L’ISOLATION SISMIQUE.40

II.1. Introduction......................................................................................................................... 41
II.2. Modélisation mathématique des systèmes d’isolation........................................................ 42
II.2.1. Système en caoutchouc fretté RB (Rubber Bearing)…..................................................42
II.2.2. Système en caoutchouc avec amortisseur en barreau de plomb LRB............................43
II.2.3. Système à frottement pur PF (Pure Friction) .................................................................45
II.2.4. Système résistant par frottement R-fbi ( Resilient-friction base isolator)…..................46
II.3. Formulation des équations du mouvement des structures isolées...................................... 47
II.3.1. Structure isolée à deux degrés de liberté…....................................................................47
II.3.2. Structure isolée à n degrés de liberté…..........................................................................57

CHAPITRE III : METHODE D’EVALUATION SISMIQUE........................ 62

III.1. Introduction....................................................................................................................... 63
III.2. Méthode de spectre de capacité CSM (Capacity Spectrum Method)…............................ 64
III.3. La courbe de capacité PUSHOVER…….......................................................................... 65
III.3.1. Définition et objectif.....................................................................................................65
III.3.2. Formulation de l’analyse Pushover...............................................................................67
III.3.3. Les différents modèles de chargement latéral...............................................................69
III.3.3.1. Distribution pseudo charge latérale ELF (Equivalent Lateral Force) ..................69
III.3.3.2. Distribution sous forme du mode fondamental.....................................................69
III.3.3.3. Distribution SRSS (Square Root of the Sum of Squares) ....................................70
III.3.3.4. Distribution uniforme............................................................................................71
III.3.4. Comportement non linéaire...........................................................................................71
III.3.4.1. Modèles globaux...................................................................................................71
III.3.4.2. Modèles locaux......................................................................................................72
III.3.4.3. Modèles semi-globaux .........................................................................................73
III.3.5. Détermination des lois de comportement......................................................................73
III.3.5.1. Evaluation des moments et courbures vis-à-vis de M et N..................................74
III.3.5.2. Evaluation des moments et courbures vis-à-vis de M .........................................77
III.3.5.3. Rotation de la corde...............................................................................................78
III.4. Construction du diagramme de capacité.............................................................................81
III.5. Conversion du spectre au format ADRS............................................................................85
III.6. Point de performance......................................................................................................... 86
III.6.1. La procédure A (Approche en amortissement) ............................................................65
III.7. Méthode de spectre de capacité améliorée ICSM (Improved CSM)…………………… 88
III.7.1. Construction du spectre de ductilité constante..............................................................89
III.7.2. La procédure A (Approche en ductilité) ......................................................................90
ETUDE PARAMETRIQUE

CHAPITRE IV : ANALYSE STATIQUE NON LINEAIRE........................... 91

IV.1. Introduction....................................................................................................................... 92
IV.2. Description des structures étudiées .................................................................................. 93
IV.3. Programme de calcul ........................................................................................................ 95
IV.4. Analyse non linéaire.......................................................................................................... 96
IV.4.1. Lois de Comportement (Rotules non linéaires) .......................................................... 96
IV.4.2. Lois de Comportement des appuis............................................................................... 98
IV.5. Modèle de chargement...................................................................................................... 99
IV.6. Résultats de calcul et interprétations................................................................................. 99
IV.6.1. Périodes et Facteurs de contribution modale cumulée..................................................99
IV.6.2. Courbe de capacité (Pushover) ..................................................................................101
IV.6.3. Profils de déplacements..............................................................................................104
IV.6.4. Evaluation de la demande sismique............................................................................105
IV.6.4.1. Courbe de capacité..............................................................................................106
IV.6.4.2. Conversion des courbes Pushover en format ADRS...........................................106
IV.6.4.3. Evaluation du point de performance...................................................................106
IV.6.5. Mécanisme de rupture .............................................................................................110
IV.6.6. Effort tranchant à la base..........................................................................................111
IV. 7. Conclusion....................................................................................................................113

CHAPITRE V : ANALYSE DYNAMIQUE NON LINEAIRE...................... 114

V.1. Introduction...................................................................................................................... 115


V.2. Description des structures étudiées .................................................................................. 116
V.3. Analyse dynamique non linéaire…………………………………...................................117
V.4. Résultats de calcul et interprétations ............................................................................... 120
V.4.1. Les courbes hystérésis .................................................................................................120
V.4.2. Les Déplacement max des appuis parasismiques ........................................................128
V.4.3. Comparaison des énergies absorbées...........................................................................130
V.4.4. Comparaison des déplacements...................................................................................132
V.4.5. Comparaison des accélérations....................................................................................135
V.5. Conclusion.........................................................................................................................139

CONCLUSION GENERALE ....................................................................................... 140

ANNEXE

I. Représentation graphique des structures étudiées.......................................................144


II. Périodes et Facteurs de contribution modale cumulée................................................145
III. Dimensionnements, ferraillages, et lois de comportements........................................151
IV. Dimensionnements et lois de comportements des appuis parasismiques...................158

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES.....................................................................159
LISTE DES FIGURES
Figure I.1 : Construction sans sous-sol.
Figure I.2 : Construction avec sous-sol.
Figure I.3 : Les appuis en élastomère EB.
Figure I.4 : L’isolateur en élastomère fretté avec un taux élevé d’amortissement HDRB.
Figure I.5 : Appui en élastomère fretté avec un amortisseur en barreau de plomb LRB.
Figure I.6 : Système de pendule de frottement FPS.
Figure I.7 : La surface chargée A et la surface libre ‫ ݂ܣ‬Ǥ
Figure I.8 : Appui sous charge sismique.
Figure I.9 : Organigramme de dimensionnement HDR.
Figure I.10 : Organigramme de dimensionnement LRB.
Figure II.1 : Modèle mathématique d’une structure à n ddl montée sur un système en
caoutchouc fretté.
Figure II.2 : Modèle mathématique d’une structure à n ddl montée sur un système en
caoutchouc avec amortisseur en barreau de plomb.
Figure II.3 : Modèle mathématique d’une structure à n ddl montée sur système à frottement
pur.
Figure II.4 : Modèle mathématique d’une structure à n ddl montée sur un système résistant par
frottement.
Figure II.5 : Les paramètres de la structure isolée.
Figure II.6 : Modèle mathématique de la structure isolée.
Figure II.7 : Déplacements absolus et relatifs.
Figure II.8 : La forme des modes propres de la structure isolée à deux degrés de libertés.
Figure II.9 : Les paramètres des deux structures.
Figure II.10 : Modèle mathématique.
Figure III.1 : Courbe Pushover.
Figure III.2 : Le principe de la procédure Pushover.
Figure III.3 : Comportement cyclique d’un mur en béton armé.
Figure III.4 : Distribution des déformations et des contraintes.
Figure III.5 : Distribution des déformations et des contraintes.
Figure III.6 : Illustration de la rotation de la corde sur divers éléments de construction.
Figure III.7 : Rotation de plastification de la corde ө‫ ݕ‬d’un élément de construction.
Figure III.8 : Rotation de la corde à la rupture ߠ‫ ݑ‬d’un élément de construction.
Figure III.9 : Conversion de la courbe de capacité au format ADRS.
Figure III.10 : Modèle bilinéaire équivalent.
Figure III.11 : Schéma du comportement idéalisé d’un oscillateur pour le calcul de
l’amortissement.
Figure III.12 : Variation du facteur de modification en fonction de l’amortissement.
Figure III.13 : Conversion du spectre.
Figure III.14 : Application de la méthode ICSM.
Figure III.15 : Système elastoplastique.
Figure III.16 : Spectres de réponse de ductilité constante.
Figure IV.1 : Représentation graphique des structures.
Figure IV.2 : Exemple de la loi de comportement non-linéaire.
Figure IV.3 : Catégories des lois de comportement.
Figure IV.4 : Loi de comportement d’un appui.
Figure IV.5 : Courbes Pushover des structures conventionnelles et isolées.
Figure IV.6 : Diagrammes de capacité des structures conventionnelles et isolées.
Figure IV.7 : Déplacements inter-étages des structures conventionnelles et isolées.
Figure IV.8 : Courbes de capacité des structures à 5 niveaux encastrée et isolée.
Figure IV.9 : Diagramme de capacité des structures à 5 niveaux encastrée et isolée.
Figure IV.10 : Diagramme de demande sismique.
Figure IV.11 : Spectre de réponse inélastique.
Figure IV.12 : Evaluation du point de performance des deux structures à 5 niveaux.
Figure IV.13 : Mécanisme de rupture de la structure conventionnelle.
Figure IV.14 : Mécanisme de rupture de la structure isolée.
Figure IV.15 : Effort tranchant à la base des deux structures.
Figure V.1 : Représentation graphique de structure isolée à la base.
Figure V.2 : Les accélérogrammes utilisés dans l’analyse dynamique.
Figure V.3 : Contenu fréquentiel des accélérogrammes utilisés.
Figure V.4 : Analyse dynamique non linéaire des appuis parasismiques.
Figure V.5 : Déplacements max des appuis parasismiques.
Figure V.6 Énergie absorbée par le système d’isolation dans les structures de 3, 7 et 10
niveaux
Figure V.7 : Comparaison des déplacements de la structure isolée à 4 niveaux
Figure V.8 : Comparaison des déplacements de la structure isolée à 7 niveaux
Figure V.9 : Comparaison des déplacements de la structure isolée à 10 niveaux
Figure V.10 : Comparaison des accélérations de la structure isolée à 4 niveaux
Figure V.11 : Comparaison des accélérations de la structure isolée à 7 niveaux
Figure V.12 : Comparaison des accélérations de la structure isolée à 10 niveaux
LISTE DES TABLEAUX

Tableau I.1 : Conditions de convenance des structures à l’isolation sismique.


Tableau I.2 Valeur de coefficientܰ.
Tableau I.3 Valeur de coefficient ܵ‫ܫ‬
Tableau I.4 Valeur de ‫ܧ‬ǡ ‫݇ݐ݁ܩ‬.
Tableau I.5 Valeur de facteur‫ ܦܤ‬.
Tableau III.1 Limites des déplacements inter-étages pour les niveaux de performances.
Tableau IV.1 Distribution des éléments structuraux dans les catégories
Tableau IV.2 Comparaison des périodes et facteurs de contribution modale cumulés.
Tableau IV.3 Résultat de la méthode CSM
Tableau V.1 les caractéristiques des accélérogrammes utilisés dans l’analyse dynamique
Tableau V.2 Déplacements max des appuis parasismiques
INTRODUCTION GENERALE
Introduction générale

I. INTRODUCTION

Durant ces dernières décennies, plusieurs séismes de différentes intensités ont frappé
plusieurs pays et ils ont occasionné des pertes considérables en vies humaines et d’importants
dégâts matériels. Ces taux de dégâts ont encouragé les chercheurs dans le domaine de génie
parasismique à chercher des solutions afin de réduire ce risque sismique. Le principe de base
du calcul parasismique consiste essentiellement à assurer un degré de sécurité acceptable
permettant de réduire les risques relatifs aux défaillances, aux catastrophes et aux pertes de
vie.
Dans la pratique courante de calcul, de conception et de dimensionnement aux séismes des
éléments de structures en béton armé, les règles parasismiques Algériennes dans leur versions
originelles (RPA81, RPA83, RPA88) ou récentes RPA99 et RPA99/version 2003 tentent à
travers les objectifs assignés à conférer aux structures une résistance suffisante afin d’éviter
l’effondrement totale, et une ductilité adéquate à même d’absorber l’énergie sismique par
déformations post-élastiques en acceptant un niveau de dommage admissible au niveau des
éléments non structuraux. Ces objectifs peuvent être atteints en assurant une bonne mise en
œuvre et exécution et un meilleur contrôle de qualité des matériaux. Cependant, il n’en
demeure pas moins que les dommages et les pertes en vies humaines occasionnés suites aux
récents tremblements de terre viennent confirmer à chaque fois les insuffisances de nos
pratiques et l’inadéquation de notre processus de contrôle.
Une des approches récentes pour mieux protéger les structures et qui à tendance à se
généraliser dans les pays à grand risque sismique et particulièrement au Japon, aux états unis,
en Italie et en Chine est le recours aux techniques d’isolation sismique des structures à la base.
Cette approche consiste à maîtriser les déplacements et les accélérations induits dans les
ouvrages, et par conséquent, à réduire les sollicitations dans les éléments de structures en les
maintenant dans le domaine élastique.
L’isolation sismique à la base consiste à découpler le mouvement du sol du mouvement de la
structure dans le but de réduire les forces transmises à cette dernière. En outre, les
déplacements imposés à la construction par les mouvements du sol se localisent
principalement au niveau des appuis, conçus pour les supporter sans dommages. Grâce à la

2
Introduction générale

faible rigidité horizontale de ces appuis, la période propre de la construction s’allonge et la


vitesse d’oscillation diminue, de même que les accélérations transmises à la superstructure.
En outre, ce mécanisme d’isolation de la base peut être utilisé en association avec des
amortisseurs parasismiques dans le but de contrôler la déformation du système d’isolation et
le déplacement absolu de la superstructure située au dessus de l’interface d’isolation.
Malgré l’absence d’un cadre réglementaire idoine, cette technique a été introduite à titre
promotionnel et éducatif pour la première fois en Algérie pour la construction et la réalisation
de l’agence de contrôle technique de construction de Ain Defla en utilisant les isolateurs
sismiques. Or en dépit des avantages liés à cette technique, l’agence de Ain Defla n’a été
réalisée qu’en R+2 avec un système constructif mixte, ie ; portique autostable en béton armé
avec voiles. En d’autres mots, en se restreignant aux exigences fondamentales des Règles
Parasismiques Algériennes interdisant l’utilisation des systèmes constructifs en portiques
autostables en béton armé en zone III.
Ce travail est motivé par diverses questions qui se posent sur l’utilisation des isolateurs
sismiques dans la réalisation des structures contreventées par des portiques autostables en
béton armé édifiées en zone de moyenne et de haute sismicité dans le cadre des Règles
Parasismiques Algérienne, RPA 99/2003. De ce fait, les principaux objectifs assignés sont
résumés comme suit :

§ La limitation du nombre de niveaux ou de hauteur des structures pour les systèmes 1.a
et 1.b telle que stipulé dans le paragraphe 3.4 des RPA 99/2003.
§ Le niveau de performance sismique atteint en utilisant cette technique.

II. METHODOLIGIE

Afin d’atteindre les objectifs assignés à cette étude, on a procédé à une série de simulation
numérique sur deux types de structures ; conventionnelles (encastrées à leur base) et isolées à
la base, par des méthodes d’analyse non linéaires. Les structures sont contreventées par
portiques autostables en béton armé. Les bâtiments sont de forme carrée, bi-symétriques,
réguliers en plan et en élévation. Le dimensionnement des éléments structuraux a été fait en se
basant sur les règles du RPA99/Version 2003 et le CBA 93. Les lois de comportement non
linéaire des éléments structuraux et des appuis parasismiques ont été calculés manuellement et
insérés comme donnés dans le programme de calcul ETABS V9. Ce dernier est l’un des

3
Introduction générale

programmes sophistiqués qui permettent l’analyse des structures avec une interface
graphique puissante et une facilité d'utilisation.
Dans un premier temps on utilisé la méthode de spectre de capacité (CSM, capacity spectrum
method) dans l’analyse des structures conventionnelles et isolées, La CSM est l'une des
méthodes utilisées pour l'évaluation des performances sismiques, elle a été développé par
Freeman en 1975. Son principe consiste à superposer une courbe qui représente la capacité de
la structure issue d’une analyse statique non linéaire (Pushover), avec une courbe
représentative de la sollicitation apportée par le séisme. L’intersection de ces deux courbes
représente le point de performance qui permet d’évaluer le déplacement maximal de la
structure dans le domaine plastique.
Ensuite on a utilisé la méthode dynamique non linéaire dans l’analyse des structures isolées à
la base, ce calcul est réalisé en imposant directement les mouvements sismiques à la base des
structures, pour cela on a sélectionné huit accélérogrammes.

Le mémoire est divisé en deux parties, La première partie est l’étude bibliographique qui
comporte trois chapitres, la deuxième partie est l’étude paramétrique qui comporte deux
chapitres :
La 1er Partie : Etude Bibliographique

- Le premier chapitre comporte une recherche bibliographique sur l’isolation sismique,


son historique, un aperçu sur les différents types de dispositifs d’isolation sismiques et la
méthodologie de dimensionnements des différents appuis parasismiques.
- Le deuxième chapitre expose la théorie de base de l'isolation sismique et décrit
brièvement quelques modèles mathématiques simples des principaux systèmes d’isolation
afin d’arriver à mieux comprendre l’analyse dynamique du système combiné.
- Le troisième chapitre présente une des méthodes de conception basée sur la
performance, c’est la méthode de spectre de capacité CSM.

La 2eme Partie : Etude Paramétrique

- Le quatrième chapitre comporte une application numérique de la méthode statique non


linéaire, la méthode de spectre de capacité CSM, sur deux types de structures,
conventionnelles et isolées à la base.
- Le Cinquième chapitre comporte une application numérique de la méthode dynamique
non linéaire sur les structures isolées à la base.

4
CHAPITRE I

L’ISOLATION SISMIQUE
L’isolation sismique

I. 1 Introduction

Le séisme transmet à la structure une grande quantité d’énergie qui cause des dommages aux
éléments structurels ainsi qu’à ses équipements. Les stratégies de la conception parasismique
classique, qui insèrent des murs en béton armé ou d’autres systèmes traditionnels de
contreventement pour résister aux séismes, n’ont pas protégé les structures contre les séismes
violents. Cependant, les chercheurs pensent qu’être flexible contre les tremblements de terre,
est la meilleure solution pour absorber une grande quantité de l’énergie sismique. Cette idée
peut être réalisée avec succès en utilisant une nouvelle technologie, appelée l’isolation
sismique.

Le concept d’isolation sismique est une technique nouvelle dans le génie parasismique, son
principe est assez simple, il consiste à créer une discontinuité entre la fondation et la
superstructure, de sorte que l’énergie sismique ne peut pas être entièrement transmise dans la
structure. Ce résultat à une réduction significative de l’accélération du sol et du déplacement
inter-étages [1]. Cela protège les composants de la structure et son contenu précieux contre les
dommages, ce qui explique pourquoi les bâtiments stratégique sont les premiers bâtiments
réalisés avec cette technique.

Les conceptions parasismiques classiques comptent sur la résistance et la ductilité des


éléments structuraux pour résister aux forces sismiques induites et pour dissiper l’énergie
sismique, ce qui empêche l’effondrement des structures en cas de tremblement de terre. En
revanche, l’approche de l’isolation à la base réduit l’endommagement dû aux forces
horizontales sismiques transmises à la structure [2].

6
L’isolation sismique

I. 2 Aperçu historique

La technique de l’isolation sismique est relativement jeune comparée aux méthodes classiques
de prévention contre les tremblements de terre, son apparition remonte au début du 20éme
siècle, Cependant les premières applications modernes dans le monde ont été réalisées après
les années 70. Cela est dû à l’évolution des techniques de calcul sur support informatique,
ainsi qu’à la disponibilité des équipements d’essais tel que les simulateurs sismiques.

La première application de l’isolation sismique a été réalisée sur une école élémentaire à
Skopje (ex-Yougoslavie) dont la réalisation a été achevée en 1969.

En Amérique, la première application remonte à 1984. Après les épreuves de l’efficacité de


ces systèmes d’isolation pour protéger les bâtiments contre les séismes, plus de 5000
structures (bâtiments et ponts) ont été construites sur des appuis parasismiques dans les
régions sensibles aux risques sismiques [3].

Au Japon, Le premier grand bâtiment à base isolée a été accompli en 1986 [4]. Les Japonais
ont donné beaucoup d’importance à la recherche scientifique sur le problème d’isolation
sismique, Après le séisme de Kobe 1995, la totalité des ponts au Japon utilisent actuellement
les systèmes d’isolation alors qu’ils ne représentaient que 5 % dans le passé [3].

En Nouvelle Zélande, les recherches ont commencé en 1967. La réalisation d’immeubles de


bureaux et de grandes usines conçus avec l’isolation sismique, a commencé au début des
années 80 [5].

En France, les premières réalisations remontent à la fin des années 70. Le lycée de Lambesc
construit en 1977 a été réalisé par la technique de l’isolation parasismique. Des appuis, qui
portent le nom de l’EDF (Electricité de France), développés par des chercheurs français ont
été employés pour la centrale nucléaire de koeberg en Afrique du sud. Il est à noter que la
centrale nucléaire de Cruas -Meysse dans la vallée du Rhône, dont les travaux ont commencé
à la même époque, a aussi utilisé les systèmes d’isolation sismiques [6].

7
L’isolation sismique

En Chine, beaucoup de recherches théoriques et expérimentales ont été menées ces dernières
années. Ainsi, il y a plusieurs bâtiments qui sont construits avec l'isolation sismique.
La majorité de ces bâtiments sont bien comportés lors des tremblements de terre de 1994
et 1995 [7].

En Italie, les recherches ont commencé en 1988, pour développer cette technique et son
utilisation assurée dans la réalisation des constructions civiles et industrielles [6].

En Algérie, Le CTC-Chlef a été le premier à introduire la technique d’isolation sismique des


structures à travers la construction du siège de son agence à Ain-Defla, située dans une zone à
forte sismicité, le projet de la grande mosquée d’Alger, qui est en phase de réalisation, sera
construit par la technique d’isolation sismique.

Les appuis parasismiques constituent actuellement une avance technologique bien établie et
acceptée dans plusieurs pays exposés au risque sismique tel que le Japon où plus de 1300
bâtiments ont été isolés et le nombre continue d'augmenter chaque année.

I. 3 Objectif de l’isolation sismique

L’isolation sismique à la base consiste à découpler le mouvement du sol du mouvement de la


structure dans le but de réduire les forces transmises à cette dernière. Les forces sismiques
exercées sur la structure isolée sont typiquement de l’ordre de 3 à 10 fois plus petites que la
demande en force sur la structure non isolée. L’isolateur capte les déformations (inélastiques)
et filtre les accélérations (hautes fréquences) de sorte que la superstructure isolée (au dessus)
se déplace essentiellement comme un corps rigide et subit de faibles accélérations et presque
pas de déformations [8]. Par conséquent, les forces d’inertie transmises aux éléments de
fondations sont limitées et restent en dessous de la capacité élastique de ces éléments.

8
L’isolation sismique

I. 4 Principe de l’isolation sismique

Le principe fondamental de l'isolation à la base consiste à modifier la réponse du bâtiment, en


modifiant sa période de vibration de manière à ce que la valeur de cette dernière soit
différente de la valeur de la période d’excitation prédominante du séisme. Les accélérations
transmises à la structure, et par conséquent les forces d’inertie, sont considérablement réduites
de même que la vitesse d’oscillation de la superstructure.

En revanche, l’augmentation de la période engendre des déplacements importants, qui


peuvent arriver jusqu'à 15 cm ou plus selon l’importance du séisme, ce qui entraine un
disfonctionnement au niveau de la stabilité globale du bâtiment. Ce problème est posé
particulièrement dans le cas des structures légères. Par ailleurs ces déplacements peuvent être
réduits en additionnant aux appuis parasismiques des dispositifs appelés amortisseurs qui ont
pour rôle la dissipation de l’énergie. Cette solution est aujourd’hui fréquemment utilisée par
les spécialistes afin de contrôler les déplacements et d’arriver à un compromis convenable
entre la réduction de la force et l’accroissement du déplacement.

I. 5 Positionnement du système d’isolation

La configuration la plus commune est d’installer un diaphragme immédiatement au-dessus de


l'isolateur, il permet de distribuer la charge du séisme sur les isolateurs suivant leurs raideurs.
Pour une construction sans sous-sol, les isolateurs sont installés en tête de la fondation et la
structure sera construite au-dessus comme il est illustré sur la figure I.1, l’espace crawl est
nécessaire pour permettre le contrôle et la possibilité de changement des isolateurs,
généralement il est de l’ordre de 1.2 à 1.5m [9].

9
L’isolation sismique

Figure I.1 : construction sans sous-sol.

Pour les constructions ayant un sous-sol, les isolateurs sont installés en tête, pied ou à
mi- hauteur de colonnes de sous-sols et murs, figure I.2 [9].

Figure I.2 : Construction avec sous-sol.

I. 6 Condition d’application des appuis parasismiques

Les appuis parasismiques peuvent être utilisés pour n’importe quel type de structure que l’on
désire protéger efficacement contre les dommages dus aux séismes. Particulièrement, pour les
bâtiments stratégiques qui doivent demeurer opérationnels suite d’un séisme majeur tel que
les hôpitaux et les centres de gestion des catastrophes, ainsi les bâtiments à forte densité de
population. Sachant toujours que le recours à la technique d’isolation sismique est préférable
lorsque cette dernière fournit des avantages technico-économiques face à d’autres techniques
de protection.

10
L’isolation sismique

L’efficacité des appuis parasismiques augmente avec la différence entre leur rigidité
horizontale et celle de la superstructure. Dans ce contexte, on déduit qu’il est préférable que la
structure soit suffisamment rigide pour se déplacer sur les appuis comme un bloc rigide quasi
indéformable. Les appuis parasismiques conviennent donc le mieux pour les bâtiments bas et
rigides pour lesquels la période fondamentale de vibration sans isolation est de moins d’une
seconde [10], car une structure très flexible (une tour par exemple) est souvent exposée à une
amplification des accélérations dues à la participation des modes supérieurs de vibration dans
le mouvement global.

Pour obtenir une isolation efficace, nous devons réaliser une longue période de réponse. La
période est proportionnelle à la racine carrée de la masse m et inversement proportionnelle à
la racine carrée de la rigidité ݇

݉
ܶ ൌ ʹߨට
݇

Cette relation montre que l'isolation fonctionne mieux avec des masses pesantes qui allongent
la période. Par conséquent, les bâtiments très lourds sont relativement simples pour les isoler
à une longue période de 2,5 à 3,0 secondes. Dans le cas des structures très légères, il sera
difficile de les isoler aux périodes plus grandes que 1,0 à 1,5 secondes. Une petite masse doit
être associée à une valeur faible de rigidité afin de réaliser une période donnée d’isolation,
néanmoins il est difficile de concevoir un système d'isolation avec une rigidité très faible, Par
exemple, les appuis en élastomère nécessitent un diamètre minimum pour assurer leur stabilité
sous les mouvements sismiques, cette dimension minimale nécessite une rigidité pratique
minimale. Par conséquent il y a peu de systèmes proposés pour isoler les bâtiments légers
[11].

Un des aspects qui touche profondément le système d’isolation correspond à l’effet du plan de
la faille sur les constructions voisines, qui est caractérisé par des valeurs très élevées
d’accélération et de vitesse. Par conséquent, le système d’isolation ne fonctionne pas bien si la
structure est située à moins de 5 km de la faille. En réalité, l’isolation est employée pour
n'importe quelle structure proche d’une faille, mais avec un coût plus important et une
évaluation plus complexe [11].

11
L’isolation sismique

Une autre considération pour l'évaluation de la convenance d'une structure pour l'isolation
sismique est l'état du sol. Généralement, plus le sol est ferme, plus l'isolation est efficace. La
forme du mouvement du séisme engendrée à la base d'une structure peut être modifiée par les
propriétés du sol. Dans le cas des sols meubles (alluvions et sédiments peu consolidés), le
contenu de hautes fréquences du mouvement peut être filtré en dehors et ils transmettent
principalement les basses fréquences, c’est-à-dire les oscillations de longue période.

De plus, le système d’isolation rallonge la période de la structure, ce qui peut induire la


résonance. Toutefois, ces emplacements meubles n’éliminent pas l'isolation en elle-même,
mais l'efficacité sera réduite [10].

Le tableau récapitulatif ci-dessous donne une meilleure façon pour évaluer la convenance des
structures à l’isolation sismique par une simple lecture.

Tableau I.1 : Conditions de convenance des structures à l’isolation sismique.

Facteur Condition de convenance

Période de la structure < 1seconde


Hauteur de la structure Faible
Poids de la structure Lourd
Distance de la structure > 5 km
Type de sol Ferme
Une rigidité horizontale plus faible que celle de
la structure, une grande rigidité verticale et
Système d’isolation
effectuer un control de conformité avant mise en
place.

12
L’isolation sismique

I. 7 Les différents types de dispositifs d’isolation

Ils existent deux catégories de systèmes d’isolation largement utilisées. La première catégorie
englobe la famille des appuis en élastomère, dans laquelle on trouve le système d’appui fretté
en élastomère à haut taux d’amortissement HDRB (High Damping Rubber Bearing system), le
système d’appui en élastomère fretté avec amortisseur en barreau de plomb LRB (Lead
Rubber Bearing system) et d’autres systèmes. Dans cette catégorie, le bâtiment ou la
structure est dissociée des composantes horizontales du mouvement sismique en interposant
une couche de faible rigidité horizontale entre la structure et sa fondation.

La deuxième catégorie comprend la famille des appuis de glissement, dans laquelle on trouve
le système de pendule à friction FPS (Friction Pendulum System) et le système d’appuis de
glissement sans recentrage SI (Sliding bearing system). L’isolateur de cette catégorie travaille
en limitant le transfert de cisaillement à la structure à travers l’interface d’isolation. De
nombreux systèmes de glissement ont été proposés et certains systèmes ont été utilisés. Le
système de pendule à friction est un système de glissement composé d’un matériau spécial
glissant sur l’acier inoxydable, ce système a été utilisé dans plusieurs projets dans le monde, à
la fois pour les nouvelles et les anciennes constructions.

Les systèmes d’isolation sismique doivent répondre aux trois exigences suivantes [12]:

• Souplesse horizontale suffisante afin d’augmenter la période de la structure et la demande


spectrale, à l’exception des sites à sol très mou.

• Capacité de dissipation d’énergie suffisante pour limiter les déplacements des isolateurs
sismique;

• Rigidité adéquate pour que le bâtiment isolé soit identique au bâtiment à base fixe sous les
charges de service.

13
L’isolation sismique

En outre, d’après Kelly J. M. et al. [13], les exigences de base d’un système d’isolation
sismique sont les suivantes:

• Les appuis doivent supporter la charge propre de la structure, et ils doivent posséder une
grande rigidité verticale.

• La rigidité horizontale des appuis doit fournir une fréquence naturelle horizontale assez
faible afin d’éviter la réponse de la structure aux composantes destructrices du mouvement
du sol.

• Certaines énergies sismiques se produisent toujours à ou près de la fréquence naturelle


horizontale, Par conséquent le système doit comporter un amortissement suffisant pour
limiter le mouvement de translation à un niveau acceptable.

• Le système des appuis d’isolation sismique doit empêcher tout mouvement excessif de
l’immeuble sous la charge du vent. Il est évident que cette exigence n’est pas pour des
raisons de sécurité, parce que le système est conçu pour prévenir les dommages dus à des
effets beaucoup plus graves, mais surtout pour le confort des occupants que même un
mouvement de balancement léger peut être déconcertant.

Tous les systèmes d’isolation sismique qui existent peuvent satisfaire les exigences ci-dessus.
Conceptuellement, ces systèmes doivent accomplir les objectifs de performance suivants:

· Flexibilité.
· Amortissement.
· Résistance aux charges de service.

14
L’isolation sismique

I. 7.1 Appui en élastomère EB (Elastomeric Bearing),

La figure I.3 montre les appuis en élastomère EB qui se composent de couches alternées
d’élastomère (caoutchouc) et de plaques minces en acier. Les couches de caoutchouc sont
vulcanisées et collées sur les plaques d’acier sous l’effet de la pression et de la chaleur. Les
plaques de renforcement réduisent le gonflement latéral de l’appui et augmentent sa rigidité
verticale. Ces dispositifs possèdent deux épaisses plaques en acier à leurs deux extrémités
inférieures et supérieures.

Figure I.3 : Les appuis en élastomère EB.

Le caoutchouc a un module d’élasticité faible, par contre il est presque incompressible. Les
couches alternées d’élastomère et de plaques métalliques, limitent la déformation latérale du
caoutchouc soumis à une charge verticale. Cette procédure entraîne une déformation verticale
très petite et fournit une capacité portante verticale importante. La déformation d’un appui
causée par une force horizontale est contrôlée par le module d’élasticité du caoutchouc lui-
même (déformation apparente due au cisaillement). En conclusion, ce procédé peut produire
un dispositif qui présente une rigidité verticale et une flexibilité latérale.

15
L’isolation sismique

La surélévation d’épaisseur totale de l’appui, en augmentant le nombre de couches,


occasionne une grande capacité de déformation latérale. Mais au même temps, elle provoque
une réduction de la capacité portante verticale, et plus la dépendance entre la rigidité latérale
et la force verticale est marquée. En outre, le choix de la forme de l’appui peut engendrer des
isolateurs avec des caractéristiques différentes.

Les appuis en élastomère frettés avec un faible taux d’amortissement LDRB (the Low
Damping Rubber Bearing) ont été utilisés au Japon en assemblage avec des dispositifs
d’amortissement complémentaires, tels que les amortisseurs visqueux, barreaux de plomb, etc.
où le caoutchouc est vulcanisé et lié à l’acier en une seule opération dans un moule sous
l’effet de la pression et de la chaleur. Les plaques en acier empêchent le gonflement du
caoutchouc et fournissent une grande rigidité verticale, mais ils n’ont aucun effet sur la
rigidité horizontale de l’appui, qui est contrôlée par le module de cisaillement de l’élastomère.
L’amortissement varie de 2 à 3%.

I. 7.2 Appui en élastomère fretté avec un taux d’amortissement élevé HDRB (High
Damping Rubber Bearing).

Pour éliminer la nécessité d’ajouter des éléments complémentaires d’amortissement, les


chercheurs malaysiens de l’Association de Recherche des Producteurs de Caoutchouc
(MRPRA, Malaysian Rubber Producers Research Association) du Royaume-Uni en 1982
ont développé un caoutchouc naturel avec un amortissement inhérent important.
L’amortissement est augmenté par l’ajout de bloc de carbone extra-fin, d’huiles ou de résines,
et d’autres produits. L’amortissement est agrandi à des niveaux qui varient entre 10 à 20%.
C’est l’appui en élastomère fretté avec un taux élevé d’amortissement HDRB.

16
L’isolation sismique

Figure I.4: l’isolateur en élastomère fretté avec un taux élevé d’amortissement HDRB.

L’énergie est dissipée par le caoutchouc au cours des cycles de déformation horizontale de
l’isolateur. Après un tremblement de terre le bâtiment retourne à sa position initiale grâce aux
excellentes propriétés de rétablissement des couches de caoutchouc. Une structure isolée avec
HDRB a particulièrement une période fondamentale large due à la flexibilité du système
d’isolation, ce qui rend la structure vulnérable à l’action du vent avec des fréquences
dominantes à proximité de la fréquence fondamentale [14]. Cependant, puisque les HDRB
sont beaucoup plus rigides lorsqu’ils sont soumis à des petites déformations qu’à des
déformations importantes, la performance durant les séismes relativement faibles (mais
fréquents) peut causer des complications, parce qu’il ya un risque que les systèmes d’isolation
à la base augmentent la réponse du bâtiment [15].

17
L’isolation sismique

I. 7.3 Appui en élastomère fretté avec un amortisseur en barreau de plomb LRB (Lead
Rubber Bearing)

L’appui en élastomère fretté avec amortisseur en barreau de plomb LRB est un autre type de
système d’isolation d’absorption d’énergie récemment développé. D’abord le LRB a été
développé et utilisé en Nouvelle-Zélande [16], il est composé de plusieurs couches
d’élastomère renforcé à l’aide des plaques d’acier et un barreau de plomb inséré dans son
centre comme le montre la figure I.5.

Figure I.5 Appui en élastomère fretté avec un amortisseur en barreau de plomb LRB.

Le barreau de plomb est bien pressé dans un trou au centre de l’appui. Ainsi, lorsque l’appui
en élastomère se déforme horizontalement, les plaques d’acier forcent le plomb à se déformer
en cisaillement pur. En une seule unité compacte, l’appui en élastomère fretté avec
amortisseur en barreau de plomb LRB offre les fonctionnalités combinées, de support de
charge verticale, flexibilité horizontale et la capacité d’absorption d’énergie nécessaire pour
l’isolation à la base des structures contre les séismes et également contre les charges du vent.

18
L’isolation sismique

Lorsque l’appui LBR est soumis à des faibles charges latérales (comme les séismes mineurs et
le vent) il devient rigide verticalement et latéralement. La rigidité latérale résulte de la rigidité
élastique élevée du barreau de plomb et la rigidité verticale résulte de la combinaison acier-
caoutchouc de l’appui. À des niveaux de chargements plus élevés, une réduction considérable
de la rigidité latérale de l’appui LRB est constatée. Ceci entraine une modification de la
période caractéristique du système d’isolation à la base. Puisque l’appui est recyclable à des
grands déplacements, tels que les déplacements dus aux séismes modérés et les grands
séismes, la déformation plastique de plomb absorbe l’énergie sismique en tant que
hystérétique d’amortissement. L’amortissement visqueux équivalent produit par l’hystérésis
est une fonction de déplacement et il est généralement compris entre 15% et 35%.

L’avantage majeur de l’appui LRB est qu’il rassemble les fonctions de la rigidité aux niveaux
des charges de service, la flexibilité aux niveaux des charges sismiques et l’amortissement en
une seule unité compacte. Ces propriétés rendent le LRB le type d’isolateur le plus utilisé
quand les niveaux d’amortissement élevés sont requises (dans les zones à forte activité
sismique) ou pour les structures où la rigidité sous les charges de service est importante (pour
les ponts par exemple).

I. 7.4 Système de pendule à friction FPS

Une autre approche pour augmenter la flexibilité dans une structure est de prévoir une surface
de glissement ou de frottement entre la fondation et la base de la structure. La seule force
transmise à la superstructure à travers l’interface d’isolation est limitée par la force de
frottement statique, qui est égale au produit du coefficient de frottement par le poids de la
superstructure. Le coefficient de frottement est généralement considéré plus faible qu’en
pratique. Toutefois, il doit être suffisamment élevé pour créer une force de frottement qui peut
supporter les vents forts et les légers tremblements de terre sans glissement. Le problème
particulier avec les structures glissantes est les déplacements résiduels qui se produisent après
les séismes majeurs. Pour résoudre ce problème, la surface de glissement est souvent concave
de manière à offrir une force de recentrage. C’est l’idée derrière le dispositif de friction le plus

19
L’isolation sismique

populaire, que l’on appelle le système de pendule à friction FPS, qui utilise une surface
sphérique concave, comme la montre la figure I.6. Afin de s’assurer qu’une structure glissante
peut revenir à sa position initiale, d’autres mécanismes, tels que les ressort à haute tension et
les appuis en élastomère, peuvent être utilisés comme un système auxiliaire dans le but de
générer les forces de rappel.

Les systèmes d’isolation glissants ont été utilisés avec succès pour les centrales nucléaires, les
réservoirs d’eau destinée aux incendies, de grands réservoirs de produits chimiques et d’autres
structures importantes [1].

Le système FPS est un système d’isolation sismique innovant qui parait offrir des
améliorations de la résistance, la longévité, la polyvalence, la facilité d’installation, et le coût
par rapport aux systèmes antérieurs. En outre, l’approche ajoute plusieurs avantages de
performance.

Le système FPS propose une approche simple pour augmenter la résistance d’une structure
aux séismes. Le concept de FPS est basé sur une nouvelle méthode qui consiste à réaliser un
mouvement de pendule. La figure I.6 illustre schématiquement comment les FPS réalisent la
réponse de pendule pour un bâtiment appuyé. Le bâtiment répond aux mouvements sismiques
avec une petite amplitude de mouvements du pendule. Effectivement l’amortissement par
friction absorbe l’énergie sismique. Le résultat est une réponse sismique simple, prévisible et
stable.

Comparativement aux appuis en élastomère et LRB, la plupart des systèmes de frottement ont
l’avantage qu’ils ne sont pas liés ni à la fréquence naturelle de la structure isolée ni au contenu
fréquentiel du tremblement de terre. Le coefficient de frottement est le paramètre clé qui
détermine si le glissement aura lieu dans le système ou pas. Cependant, la plupart des
systèmes de frottement ont l’inconvénient d’être incapable de retourner la structure à sa
position initiale. Il est probable qu’un décalage permanent peut exister entre les parties
coulissantes du système après un séisme majeur [1].

20
L’isolation sismique

Figure I.6: système de pendule de frottement FPS.

21
L’isolation sismique

I. 8 Dimensionnement des appuis parasismiques

Le dimensionnement des appuis parasismique est divisé en trois étapes,

§ Collecte des données ;


§ Calcul des paramètres ;
§ Vérification.

I. 8.1 Appuis HDR

Les étapes de dimensionnement sont les suivantes :

I. 8.1.1 Collecte des données :

1- Choisir la période de conception ܶ‫ ܦ‬de la structure isolée.


2- Proposer la déformation angulaire ߛ݉ܽ‫ ݔ‬et le coefficient d’amortissement effectif ߦ݂݂݁ de
l’appui.
3- Déterminer les coefficients caractérisant le site comme suit :
ܼ: Coefficient d’accélération de zone sismique.
ܰ: Coefficient dépendant de la proximité de la faille active. (Tableau I.2).
ܵ‫ ܫ‬: Coefficient caractérisant le type de sol (Tableau I.3).

4- Choisir la qualité du caoutchouc et ses constants E (module de Young), G (module de


cisaillement) et k (constante de matière) qui sont données dans le tableau I.4

Tableau I.2 Valeur de coefficientܰ

Distance à la Magnitude
faille ൒ ͺǤͲ ൌ ͹ǤͲ ൑ ͸ǤͲ
൒ ͳͷ‫݉ܭ‬ 1.0 1.0 1.0
ൌ ͳͲ‫݉ܭ‬ 1.2 1.0 1.0
൑ ͷ‫݉ܭ‬ 1.5 1.3 1.1

22
L’isolation sismique

Tableau I.3 Valeur de coefficient 

Type de sol 1.0


Sol ferme S1 1.0
Sol moyen S2 1.4
Sol meuble S3 2.3
Sol très meuble S4 2.7

Tableau I.4 Valeur de ‫ܧ‬ǡ ‫݇ݐ݁ܩ‬.

Qualité du caoutchouc Facteur de modification


Module de Young Module de cisaillement
E (N/cm²) G (N/cm²)
IRHDേ2 k
30 92 30 0.93
35 118 37 0.89
40 150 45 0.85
45 180 54 0.8
50 220 64 0.73
55 325 81 0.64
60 445 106 0.57
65 585 137 0.54
70 735 173 0.53
75 940 222 0.52

I. 8.1.2 Calcul des paramètres :

1. Rigidité effective :
 ʹɎ ʹ
 ‡ˆˆ ൌ ൬ ൰ ሺ Ǥ ͳሻ
‰ 

: Charge verticale de la combinaison (G+Q).

‰: Pesanteur.
23
L’isolation sismique

2. Déplacement de conception de l’appui :


‰ 
 ൌ  ቀ ʹቁ ሺ Ǥ ʹሻ
ͶɎ 

 : Facteur d’amortissement (Tableau I.5)

Tableau I.5 Valeur de facteur‫ ܦܤ‬.

Amortissement effectif ȾΨ Facteur d’amortissement 


൑ ʹΨ 0.8
ͷΨ 1.0
ͳͲΨ 1.2
ʹͲΨ 1.5
͵ͲΨ 1.7
ͶͲΨ 1.9
ͷͲΨ 2.0

3. Hauteur totale du caoutchouc – ” :


–” ൌ ሺ Ǥ ͵ሻ
ɀƒš

4. Choisir le facteur de forme S qui doit vérifier la condition suivante :


… 
˜ –” … ሺͳ ൅ ʹ ʹ ሻ
ൌ ൌ ൌ ൒ ͶͲͲ’‘—” ൐ ͳͲሺ Ǥ Ͷሻ



–”

Où :

 ˜ : La rigidité verticale de l’appui.

 Š : La rigidité horizontale de l’appui.

… : Le module de compression de l’ensemble (caoutchouc- frette), … ൌ ሺͳ ൅ ʹ ʹ ሻ

A : L’air de la section transversale (la surface chargée) de l’appui (voir figure I.7).

24
L’isolation sismique

k : Facteur de modification. S : Facteur de forme,  ൌ Τˆ

ˆ : L’air de la surface latérale (la surface libre) de l’appui (voir figure I.7).

Figure I.7 La surface chargée A et la surface libre ‫ ݂ܣ‬Ǥ

5. La surface transversale de l’appui :

a- La surface transversale effective Ͳ :

 
ɐ… ൌ ൑ ͹ǤͺͶ ʹ ሺ Ǥ ͷሻ
Ͳ 
Où :
ɐ… : La contrainte admissible.

b- la surface transversale effective ͳ :

 ɂ„
ɀ… ൌ ͸ɂ… ൌ ͸ ൑ ሺ Ǥ ͸ሻ
… ͳ ͵

ߝܾ : L’allongement du caoutchouc à la rupture.


ߝܿ : Déformation verticale due à la compression.

 
ɂ… ൌ ൌ
– ” … 

25
L’isolation sismique

c- la surface transversale effective ‫ ʹܣ‬:

 ‡ˆˆ – ”
•ˆ ൌ ሺ Ǥ ͹ሻ

Où : •ˆ est la surface transversale minimale.

Utiliser •ˆ pour déterminer les dimensions de l’appui, puis calculer la surface transversale
effective ‫ ʹܣ‬:

ʹ ൌ ሺ െ ሻ‘—”—ƒ’’—‹”‡…–ƒ‰—Žƒ‹”‡Ǥ

†ʹ
ʹ ൌ ሺȾ െ •‹ Ⱦሻ‘—”—ƒ’’—‹…‡”…—Žƒ‹”‡Ǥ
Ͷ

Avec :


Ⱦ ൌ ʹ …‘• െͳ ൬ ൰
†

Où :

‫ܮ‬ǡ ‫ܤ‬: Les dimensions en plan de l’appui perpendiculaire et parallèle au déplacement


respectivement.

d-  ൌ ƒšሺͲ ǡ Ͳ ǡ ʹ ሻሺ Ǥ ͺሻ

6. L’épaisseur d’une seule couche de caoutchouc t et N le nombre des couches de


caoutchouc :

a- Utiliser le facteur de forme S et les dimensions de l’appui pour déterminer l’épaisseur


d’une seule couche de caoutchouc t :


‘—”—ƒ’’—‹”‡…–ƒ‰—Žƒ‹”‡ ൌ  
ʹሺ ൅ ሻ–

26
L’isolation sismique

†
‘—”—ƒ’’—‹…‹”…—Žƒ‹”‡ ൌ  
Ͷ–

b- Déterminer le nombre de couches de caoutchouc N :

–”
ൌ ሺ Ǥ ͻሻ
–

7. L’épaisseur d’une seule frette d’acier ‫ ݏݐ‬:

ʹሺ– ‹ ൅ – ‹൅ͳ ሻ


–• ൒ ሺ Ǥ ͳͲሻ
”‡  •

Où : – ‹ ǡ – ‹൅ͳ : Les épaisseurs des couches de caoutchouc situées en dessous et en dessus d’une
frette d’acier.

• ൌ Ͳǡ͸ › 

›  : La limite élastique des frettesሺ › ൌ ʹ͹ͶǢ ͶȀʹ ሻ.

8. Tous les paramètres déterminés de l’appui doivent vérifier les conditions de


résistance au cisaillement et de stabilité expliquées ci-dessus. Si cette vérification n’est pas
satisfaisante, il faut refaire toutes les étapes.

I. 8.1.3 Vérification

L’appui calculé doit satisfaire les conditions suivantes :

1- La résistance au cisaillement sous la charge verticale ܲ :

 ɂ„
ɀ… ൌ ͸ɂ… ൌ ͸ ൑  ሺ Ǥ ͳͳሻ
…  ͵

27
L’isolation sismique

2- la stabilité au flambement :


ɐ… ൌ ൏ ɐ…” ሺ Ǥ ͳʹሻ


ߨ‫݀ܵܩ‬
‘—”—ƒ’’—‹…‡”…—Žƒ‹”‡Ǥ
ʹξʹ‫ݎݐ‬
ߪܿ‫ݎ‬ ൌ 
ߨ‫ܮܵܩ‬
 ‘—”—ƒ’’—‹”‡…–ƒ‰—Žƒ‹”‡
ξ͸‫ݎݐ‬

Avec

ɐ… : La contrainte de compression appliquée sur l’appui.

ɐ…” : La contrainte critique de flambement.

3- La résistance au cisaillement sous un séisme :

ɀ•… ൅ ɀ‡“ ൅ ɀ•” ൌ Ͳǡ͹ͷɂ„ ሺ Ǥ ͳ͵ሻ

Avec :


ɀ•… ൌ ͸ ሺ Ǥ ͳͶሻ
… ”‡

ɀ‡“ ൌ ሺ Ǥ ͳͷሻ
–”

ʹ Ʌ
ɀ•” ൌ ሺ Ǥ ͳ͸ሻ
ʹ–– ”

ͳʹ‫݁ܦ‬
•ƒ…Šƒ–“—‡ߠ ൌ 
ܾʹ ൅ ݀ʹ

28
L’isolation sismique

Où :

ɀ•… : Le cisaillement dû à la compression.

• : Charge verticale de la combinaison sismique.

ɀ‡“ : Cisaillement dû au séisme.

ɀ•” : Cisaillement dû à la rotation.

Ʌ: Angle de rotation de l’appui produit par le séisme.

e : Excentricité. ݁ ൌ ͷΨ‫ݔܮ‬

š ǡ › : Les dimensions en plan de la structure.

4- Condition de non roulement :

• 
 ൑ Ɂ”‘ŽŽ െ‘—– ൌ ሺ Ǥ ͳ͹ሻ
• ൅  ‡ˆˆ Š

Où :

h : La hauteur totale de l’appui.

L : la plus petite dimension en plan de l’appui


rectangulaire ou le diamètre d de l’appui circulaire.

ߜ‫ ݈݈݋ݎ‬െ‫ ݐݑ݋‬: Déplacement de l’appui sous charge


sismique.

Figure I.8 Appui sous charge sismique.

Š ൌ ǃ• ሺ െ Ɂ”‘ŽŽ െ‘—– ሻ‡– ൌ  ‡ˆˆ Ɂ”‘ŽŽ െ‘—– ሺ Ǥ ͳͺሻ

: Force de cisaillement agissant sur l’appui.

29
L’isolation sismique

Les étapes de dimensionnement sont résumées dans l’organigramme suivant :

Analyse statique sous Structure isolé


charges verticales Période prédéterminé TD
(structure à base fixe) Déplacement prédéterminé

Système d’isolation
 ‡ˆˆ ǡ Ɍ‡ˆˆ ‡–
La charge verticale de
conception
Estimer ɀƒš

Calculer ‫ݎݐ‬

Calculer ‫ Ͳܣ‬ǡ ‫ͳܣ‬ Calculer ‫ʹܣ‬

 ൌ ƒš༌
ሺͲ ǡ ͳ ǡ ʹ ሻ

Déterminer –

Déterminer – •

Résistance au cisaillement sous la Non


charge statique 

Analyse dynamique
Oui
Déterminer ܲ‫ݏ‬

Résistance au cisaillement sous la


charge sismique •

Fin

Figure I.9 : Organigramme de dimensionnement HDR. 30


L’isolation sismique

I. 8.2 Appuis LRB

Les étapes de dimensionnement sont les suivantes :

I.8.2.1. Collecte des données :

1. Choisir la période de conception  de la structure isolée.


2. Proposer la déformation angulaire ɀƒš et le coefficient d’amortissement effectif Ɍ‡ˆˆ
de l’appui.
3. Déterminer les coefficients caractérisant le site comme suit :
ܼ: Coefficient d’accélération de zone sismique.
ܰ: Coefficient dépendant de la proximité de la faille active. (Tableau I.2).
ܵ‫ ܫ‬: Coefficient caractérisant le type de sol (Tableau I.3).
4. Choisir la qualité du caoutchouc et ses constants E (module de Young), G (module de
cisaillement) et k (constante de matière) qui sont données dans le tableau I.4

I.8.2.2. Calcul des paramètres :

1. Rigidité effective :
 ʹɎ ʹ
 ‡ˆˆ ൌ ൬ ൰ ሺ Ǥ ͳͻሻ
‰ 

: Charge verticale de la combinaison (G+Q).

‰: Pesanteur.

2. Déplacement de conception de l’appui :

‰ 
 ൌቀ ቁ ሺ Ǥ ʹͲሻ
ͶɎʹ 

 : Facteur d’amortissement (Tableau I.5)

31
L’isolation sismique

3. Force élastique † :

Ɏ
† ൌ   ‡ˆˆ Ⱦ‡ˆˆ ሺ Ǥ ʹͳሻ
ʹ

4. Rigidité élasto-plastique horizontale de LBR:


 † ൌ   ‡ˆˆ െ ሺ Ǥ ʹʹሻ


5. Surface du barreau de plomb ’ :


’ ൌ ሺ Ǥ ʹ͵ሻ
ˆ’›

Où ˆ’› : Contrainte élastique du barreau de plomb.

6. Hauteur totale du caoutchouc – ” :


–” ൌ ሺ Ǥ ʹͶሻ
ɀƒš

7. Choisir le facteur de forme S qui doit vérifier la condition suivante :

… 
˜ – … ሺͳ ൅ ʹ ʹ ሻ
ൌ ” ൌ ൌ ൒ ͶͲͲ’‘—” ൐ ͳͲሺ Ǥ ʹͷሻ



–”
Où :

‫ ݒܭ‬: La rigidité verticale de l’appui.

 Š : La rigidité horizontale de l’appui.

… : Le module de compression de l’ensemble (caoutchouc- frette), … ൌ ሺͳ ൅ ʹ ʹ ሻ

A : L’air de la section transversale (la surface chargée) de l’appui (voir figure I.7).

k : Facteur de modification. S : Facteur de forme,  ൌ Τˆ

ˆ : L’air de la surface latérale (la surface libre) de l’appui (voir figure I.7).
32
L’isolation sismique

8. La surface transversale de l’appui :


a. La surface transversale effective ‫ Ͳܣ‬:
 
ɐ… ൌ ൑ ͹ǤͺͶ ʹ ሺ Ǥ ʹ͸ሻ
Ͳ 
Où :
ɐ… : La contrainte admissible.

b. la surface transversale effective ͳ :

 ɂ„
ɀ… ൌ ͸ɂ… ൌ ͸ ൑ ሺ Ǥ ʹ͹ሻ
… ͳ ͵

ɂ„ : L’allongement du caoutchouc à la rupture.


ɂ… : Déformation verticale due à la compression.

‫ܦ‬ ܲ
ߝܿ ൌ ൌ 
‫ܣ ܿܧ ݎݐ‬

c. la surface transversale effective ‫ ʹܣ‬:

” –”
•ˆ ൌ ሺ Ǥ ʹͺሻ

Où :
•ˆ : La surface transversale minimale.

 ” : La rigidité élastique de l’appui ,  ” ൌ  † ቀͳ ൅ ͳʹ  ቁ
Ͳ

Utiliser •ˆ pour déterminer les dimensions de l’appui, puis calculer la surface transversale
effective ʹ :

ʹ ൌ ሺ െ ሻ‘—”—ƒ’’—‹”‡…–ƒ‰—Žƒ‹”‡Ǥ

†ʹ
ʹ ൌ ሺȾ െ •‹ Ⱦሻ‘—”—ƒ’’—‹…‡”…—Žƒ‹”‡Ǥ
Ͷ

33
L’isolation sismique

‫ܦ‬
Avec : ߚ ൌ ʹ …‘•െͳ ቀ ቁ
݀

Où : ‫ܮ‬ǡ ‫ܤ‬: Les dimensions en plan de l’appui perpendiculaire et parallèle au déplacement


respectivement.

d. ‫ ܣ‬ൌ ƒšሺ‫ Ͳܣ‬ǡ ‫ ͳܣ‬ǡ ‫ ʹܣ‬ሻሺ Ǥ ʹͻሻ

9. L’épaisseur d’une seule couche de caoutchouc t et N le nombre des couches de


caoutchouc :
a. Utiliser le facteur de forme S et les dimensions de l’appui pour déterminer l’épaisseur
d’une seule couche de caoutchouc t :


‘—”—ƒ’’—‹”‡…–ƒ‰—Žƒ‹”‡ ൌ  
ʹሺ ൅ ሻ–

†
‘—”—ƒ’’—‹…‹”…—Žƒ‹”‡ ൌ  
Ͷ–

b. Déterminer le nombre de couches de caoutchouc N :

–”
ൌ ሺ Ǥ ͵Ͳሻ
–

10. L’épaisseur d’une seule frette d’acier ‫ ݏݐ‬:

ʹሺ– ‹ ൅ – ‹൅ͳ ሻ™


–• ൒ ሺ Ǥ ͵ͳሻ
”‡  •

Où : ‫ ݅ݐ‬ǡ ‫݅ݐ‬൅ͳ : Les épaisseurs des couches de caoutchouc situées en dessous et en dessus d’une
frette d’acier.

‫ ݏܨ‬ൌ Ͳǡ͸‫ ݕܨ‬

‫  ݕܨ‬: La limite élastique des frettesሺ‫ ݕܨ‬ൌ ʹ͹ͶǢ Ͷ‫ܰܯ‬Ȁ݉ʹ ሻ.

34
L’isolation sismique

Tous les paramètres déterminés de l’appui doivent vérifier les conditions de résistance au
cisaillement et de stabilité expliquées ci-dessus. Si cette vérification n’est pas satisfaisante, il
faut refaire toutes les étapes.

I.8.2.3. Vérification

L’appui calculé doit satisfaire les conditions suivantes :

1. La résistance au cisaillement sous la charge verticale  :

 ɂ„
ɀ… ൌ ͸ɂ… ൌ ͸ ൑
…  ͵

2. la stabilité au flambement :

ܲ ‫ܮܵܩ‬
ߪܿ ൌ ൏ ߪܿ‫ ݎ‬ൌ
‫ܣ‬ ʹǤͷ‫ݎݐ‬

Avec :

ߪܿ : La contrainte de compression appliquée sur l’appui.

ߪܿ‫ ݎ‬: La contrainte critique de flambement.

3. La résistance au cisaillement sous un séisme :

ɀ•… ൅ ɀ‡“ ൅ ɀ•” ൌ Ͳǡ͹ͷɂ„

Avec :

•  ʹ Ʌ ͳʹ‡
ɀ•… ൌ ͸ ǡ ɀ‡“ ൌ ǡ ɀ•” ൌ •ƒ…Šƒ–“—‡Ʌ ൌ ʹ 
… ”‡ –” ʹ–– ” „ ൅ †ʹ

35
L’isolation sismique

Où :

ߛ‫ ܿݏ‬: Le cisaillement dû à la compression.

ܲ‫ ݏ‬: Charge verticale de la combinaison sismique.

ߛ݁‫ ݍ‬: Cisaillement dû au séisme.

ߛ‫ ݎݏ‬: Cisaillement dû à la rotation.

ߠ: Angle de rotation de l’appui produit par le séisme.

e : Excentricité. ݁ ൌ ͷΨ‫ݔܮ‬

‫ ݔܮ‬ǡ ‫ ݕܮ‬: Les dimensions en plan de la structure.

4. Condition de non roulement :

ܲ‫ܮ ݏ‬
‫ ܦ‬൑ ߜ‫ ݈݈݋ݎ‬െ‫ ݐݑ݋‬ൌ
ܲ‫ ݏ‬൅ ‫݄ ݂݂݁ܭ‬

Où :

h : La hauteur totale de l’appui.

L : la plus petite dimension en plan de l’appui rectangulaire ou le diamètre d de l’appui


circulaire.

5. Vérification du diamètre du barreau

‫݌ܪ‬
ͳǤʹͷ ൑ ൑ ͷ
݀‫݌‬

Avec :

‫ ݌ܪ‬: Hauteur du barreau.

݀‫ ݌‬: Diamètre du barreau.

36
L’isolation sismique

Les étapes de dimensionnement sont résumées dans l’organigramme suivant :

Analyse statique sous Structure isolé


charges verticales Période prédéterminé TD
(structure à base fixe) Déplacement prédéterminé

Système d’isolation
 ‡ˆˆ ǡ Ɍ‡ˆˆ ǡ ‡–’ 
La charge verticale de
conception

Estimer ɀƒš

Calculer – ”

Calculer Ͳ ǡ ͳ Calculer ʹ

 ൌ ƒš༌
ሺͲ ǡ ͳ ǡ ʹ ሻ

Déterminer –

Déterminer – •

Résistance au cisaillement sous la


charge statique  Non

Oui
Analyse dynamique
Déterminer ܲ‫ݏ‬

Résistance au cisaillement sous la


charge sismique ܲ‫ݏ‬
Non

Diamètre du barreau
37
Fin

Figure I.10 : Organigramme de dimensionnement LRB.


L’isolation sismique

I. 8.3 Pendule glissant

Les étapes de dimensionnement sont les suivantes :

I.8.3.1. Collecte des données :

1. Choisir la période de conception  de la structure isolée.


2. Déterminer les coefficients caractérisant du site :

ܼ: Coefficient d’accélération de zone sismique.


ܰ: Coefficient dépendant de la proximité de la faille active. (Tableau I.2).
ܵ‫ ܫ‬: Coefficient caractérisant le type de sol (Tableau I.3).

3. Proposer le déplacement de conception‫ܦ‬.


4. Coefficient de frottementߤ.

I.8.3.2. Calcul des paramètres :

1. Rayon de la surface sphérique ܴ‫ ܵܲܨ‬:


 ʹ
  ൌ ‰ ൬ ൰ ሺ Ǥ ͵ʹሻ
ʹɎ

Avec :

‰: La pesanteur.

2. Rigidité effective de l’appui  ‡ˆˆ :

 Ɋ
෍  ‡ˆˆ ൌ ൅ ሺ Ǥ ͵͵ሻ
  

σ  ‡ˆˆ
 ‡ˆˆ ൌ ሺ Ǥ ͵Ͷሻ

38
L’isolation sismique

Avec ܹܶ : Poids totale de la structure.


݊: Nombre d’appui.

3. Amortissement effectif de l’appui Ɍ‡ˆˆ :

ʹɊ
Ɍ‡ˆˆ ൌ ሺ Ǥ ͵ͷሻ
ɎሺɊ ൅ Τ  ሻ

4. Déplacement vertical de l’appui ࢾ࢜ : 


઼‫ ܞ‬ൌ ሺ Ǥ ͵͸ሻ
ʹ 

5. Diamètre de la surface sphérique d :



݀ ൐ ʹ‫ܦ‬


I.8.3.3. Vérification :

 
‡ ൌ  ൒ ˆ ൌ Ɋ ՜  ൒ Ɋሺ Ǥ ͵͹ሻ
   

Avec

‡ : Force de rappel.
 ˆ : Force de frottement.

Cette condition assure le retour de l’appui à sa position originale, par conséquent le recentrage
de la structure isolée.

39
CHAPITRE II

THEORIE DE BASE DE
L’ISOLATION SISMIQUE
Théorie de base de l’isolation sismique

II.1. Introduction

De nombreux dispositifs d’isolation sismique ont été développés au cours des dernières
années dans beaucoup de pays, où ce concept semble avoir une attraction irrésistible pour
beaucoup d’inventeurs. Cependant, il y a peu d’études comparatives sur la performance
sismique des divers systèmes d’isolation qui sont soumis à des essais expérimentaux pour
nous fournir beaucoup d'informations selon les besoins et développer des modèles
mathématiques décrivant leur comportement dynamique [17].

En effet, la schématisation des systèmes d’isolation par des modèles mathématiques est une
étape essentielle dans l’étude dynamique des structures isolées, elle permet l’établissement
des relations théoriques de leur comportement. Par conséquent, une bonne schématisation des
systèmes d’appuis parasismiques par des modèles mathématiques qui permettent la
formulation des équations du mouvement est très intéressante pour l’analyse du
comportement des systèmes combinés (le système d’isolation et la superstructure).

Dans le présent chapitre, nous allons décrire brièvement quelques modèles mathématiques
simples des principaux systèmes d’isolation afin d’arriver à mieux comprendre l’analyse
dynamique du système combiné.

41
Théorie de base de l’isolation sismique

II.2. Modélisation mathématique des systèmes d’isolation

II.2.1. Systèmes en caoutchouc fretté RB (Rubber Bearing)

Ces systèmes d’appuis sont développés principalement pour une application spécifique aux
ponts. Plus récemment, leurs utilisations ont été prolongées à l'isolation sismique des
bâtiments et d'autres structures. Ils sont composés de couches alternées de caoutchouc et
d'acier. En raison du frottement interne d’élastomère, l’appui agit comme un amortisseur
visqueux.

Les caractéristiques mécaniques des appuis en élastomères telles que les rigidités horizontales
et verticales, ont été étudiées durant des décennies. Alors que les analyses exactes employant
les techniques non linéaires sont encore assez difficiles à étudier. Il existe des prédictions
simples basées sur la théorie élastique qui ont été développées par beaucoup de chercheurs et
plus récemment vérifiées par des essais expérimentaux au laboratoire et par analyse
numérique.

Le modèle mathématique est donné par la Figure II.1.

Figure II.1. Modèle mathématique d’une structure à n ddl montée sur un système en caoutchouc fretté

42
Théorie de base de l’isolation sismique

Le système est soumis à l’accélération du sol. L’équation du mouvement d’une structure


montée sur ce système est donnée comme suit :

  

൭„ ൅ ෍  ൱ —ሷ „ ሺ–ሻ ൅ „ —ሶ „ ሺ–ሻ ൅  „ —„ ሺ–ሻ ൅ ෍  —ሷ  ሺ–ሻ ൌ െ ൭„ ൅ ෍  ൱ —ሷ ‰ ሺ–ሻሺ Ǥ ͳሻ


ൌͳ ൌͳ ൌͳ

Où ‫ ܾܥ‬et ‫ ܾܭ‬sont respectivement les coefficients d’amortissement et de rigidité du système


d’isolation.

II.2.2. Systèmes en caoutchouc avec amortisseur en barreau de plomb LRB

Le système d’appuis en caoutchouc fretté peut ne pas pouvoir résister aux déplacements
produits par les mouvements sismiques. De ce fait, une insertion d’un amortisseur en barreau
de plomb s’avère avantageuse pour fournir une dissipation d’énergie et supporter les
déplacements prévus. En outre, ce dispositif peut soutenir la structure verticalement et fournir
la flexibilité dans la direction horizontale.

Pour déterminer les propriétés du système LRB, le modèle bilinéaire de la courbe


caractéristique est employé. L’équation du mouvement d’une structure montée sur ce système
emploie les valeurs de rigidité effective et d’amortissement équivalent, elle est énoncée
comme suit :

—ሷ „ ሺ–ሻ ൅ ‡“  —ሶ „ ሺ–ሻ ൅  ‡ˆˆ —„ ሺ–ሻ ൅ ෍  —ሷ  ሺ–ሻ ൌ െ—ሷ ‰ ሺ–ሻሺ Ǥ ʹሻ
ൌͳ

Avec :

‫ ܯ‬ൌ ܾ݉ ൅ ෍ ݉݊
݊ൌͳ

43
Théorie de base de l’isolation sismique

‫ ݂݂݁ܭ‬: Rigidité effective du système d’isolation.

‫ ݍ݁ܥ‬: Coefficient d'amortissement équivalent linéaire donné par :

‡“ ൌ ʹɌ‡“ ඥ ‡ˆˆ ሺ Ǥ ͵ሻ

Ɍ‡“ : Rapport d'amortissement équivalent linéaire donné par :

ο
Ɍ‡“ ൌ ሺ Ǥ Ͷሻ
ʹɎ‫ ʹ݂݂݁ܭ‬

ο: L’énergie totale dissipée

‫ ܦܦ‬: Le déplacement de conception

Le modèle mathématique est donné par la Figure II.2

Figure II.2 : Modèle mathématique d’une structure à n ddl montée sur un système en caoutchouc avec
amortisseur en barreau de plomb

44
Théorie de base de l’isolation sismique

II.2.3. Système à frottement pur PF (Pure Friction)

Ce système d’isolation est considéré comme le dispositif le plus simple parce qu'il supporte
le glissement par un frottement. Le modèle mathématique est montré sur la Figure II.3. Quand
il y a un glissement dans les plaques de frottement, le système limite l'accélération maximale
transmise à la structure selon le coefficient de frottement. D’un autre coté, il peut y avoir une
déformation résiduelle dans la surface de frottement après l'événement sismique, parce que le
système n'a aucune force de rappel. Pour ces raisons, ce système est employé en association
avec le système en caoutchouc fretté.

Néanmoins, le système peut être employé d’une manière économique dans le cas des
structures simples à faible hauteur.

Figure II.3: Modèle mathématique d’une structure à n ddl montée sur système à frottement pur

L’équation du mouvement d’une structure montée sur ce système est la suivante :

—ሷ „ ሺ–ሻ ൅ Ɋ‰•‰ሾ—ሶ „ ሺ–ሻሿ ൅ ෍  —ሷ  ሺ–ሻ ൌ െ—ሷ ‰ ሺ–ሻሺ Ǥ ͷሻ


ൌͳ

Avec :

‫ ܯ‬ൌ ܾ݉ ൅ ෍ ݉݊
݊ൌͳ

45
Théorie de base de l’isolation sismique

ߤ: Coefficient de frottement

݃ : Accélération de pesanteur

•‰ሾ—ሶ „ ሺ–ሻሿ: Le signe de la direction de la vitesse du dispositif.

La condition de glissement est donnée par la formule :

อ—ሷ ‰ ሺ–ሻ ൅ ෍  —ሷ  ሺ–ሻอ ൏ Ɋ‰ሺ Ǥ ͸ሻ


ൌͳ

II.2.4. Système résistant par frottement R-fbi (Resilient- friction base isolator)

Le système de R-fbi est constitué par des plaques concentriques qui sont en contact les unes
avec les autres et reliées par un ou plusieurs noyaux en caoutchouc dont le rôle est de
distribuer le glissement sur la hauteur du système d’isolation. A la différence du système de
frottement pur, ce système a une force de rappel après le glissement.

Le modèle mathématique est donné par la Figure II.4 :

Figure II.4 : Modèle mathématique d’une structure à n ddl montée sur un système résistant par
frottement

46
Théorie de base de l’isolation sismique

L’équation du mouvement d’une structure montée sur ce système s'écrit sous la forme :

—ሷ „ ሺ–ሻ ൅ „ —ሶ „ ሺ–ሻ ൅ Ɋ‰•‰ሾ—ሶ „ ሺ–ሻሿ ൅  „ —„ ሺ–ሻ ൅ ෍  —ሷ  ሺ–ሻ ൌ െ—ሷ ‰ ሺ–ሻሺ Ǥ ͹ሻ


ൌͳ

La condition de glissement est donnée par la formule :

อ—ሷ ‰ ሺ–ሻ ൅  „ —„ ሺ–ሻ ൅ ෍  —ሷ  ሺ–ሻอ ൏ Ɋ‰ሺ Ǥ ͺሻ


ൌͳ

II.3. Formulation des Equations du mouvement des structures isolées

II.3.1. Structures isolée à deux degrés de liberté

Pour bien comprendre le comportement des structures isolées à (n+1) degrés de liberté, il est
utile de faire une analyse d’une structure à un seul niveau monté sur un système d’isolation en
caoutchouc fretté par exemple, ce qui fait un modèle à deux degrés de liberté.

On considère le modèle simplifié à deux masses comme le montre la figure II.5

Figure II.5 Les paramètres de la structure isolée.

47
Théorie de base de l’isolation sismique

Les paramètres de la structure conventionnelle sont définit comme suit :

݉ : Masse concentrée.

 : Rigidité latérale.

… : Amortissement latérale.

ω• : Fréquence propre.

• : Période propre.

ߦ‫ ݏ‬: Coefficient d’amortissement.

Sachant que :

 ʹς …
ω• ൌ ඨ • ൌ ξ• ൌ 
 ω• ʹω•

Comme le montre la Figure II.5 le bâtiment à un étage est monté sur une dalle de masse
ܾ݉ ǡqui à son tour repose sur le système d’isolation à la base, avec une rigidité latérale ܾ݇ et
un amortissement linéaire visqueux ܾܿ Ǥ Deux paramètres, ܾܶ et ߦܾ , sont introduits pour
caractériser le système d’isolation :

„
ω„ ൌ ඨ ሺ Ǥ ͺሻ
 ൅ „

ʹς
„  ൌ ሺ Ǥ ͻሻ
ω„

…„
ξ„ ൌ ሺ Ǥ ͳͲሻ
ʹሺ ൅ „ ሻω„

48
Théorie de base de l’isolation sismique

Le modèle mathématique de la structure isolée (Figure II.5) est représenté dans la Figure II.6

Figure II.6 Modèle mathématique de la structure isolée

Figure II.7 Déplacements absolus et relatifs

Comme il est monté dans la figure II.7 :

—„ ǡ —• : sont les déplacements absolus de ܾ݉ ǡ ݉respectivement.

ɋ„ ǡ ɋ• : sont les déplacements relatifs de ܾ݉ ǡ ݉respectivement.

Où:
ɋ„ ൌ —„ െ —‰ ‡–ɋ• ൌ —• െ —„ ሺ Ǥ ͳͳሻ

49
Théorie de base de l’isolation sismique

La structure est excitée par un séisme d’accélération‫ݑ‬ሷ݃ , Les équations du mouvement du


modèle structural en termes de déplacements absolus sont:

—ሷ • ൅ …ሺ—ሶ • െ —ሶ „ ሻ ൅ ሺ—• െ —„ ሻ ൌ Ͳሺ Ǥ ͳʹሻ

„ —ሷ „ ൅ —ሷ • ൅ …„ ൫—ሶ „ െ —ሶ ‰ ൯ ൅  „ ൫—„ െ —‰ ൯ ൌ Ͳሺ Ǥ ͳ͵ሻ

D’où en termes de déplacements relatifs, les équations (II.12) et (II.13) deviennent :

ɋሷ • ൅ ɋ„ሷ ൅ …ɋሶ • ൅ ɋ• ൌ െ—‰ሷ ሺ Ǥ ͳͶሻ

ሺ„ ൅ ሻɋሷ „ ൅ ɋሷ • ൅ …„ ɋሶ „ ൅  „ ɋ„ ൌ െ—‰ሷ ሺ Ǥ ͳͷሻ

On aboutit au système matriciel suivant :

ሺ„ ൅ ሻ  ɋሷ „ … Ͳ ɋሶ „  Ͳ ɋ„ ሺ ൅ ሻ  ͳ
ቂ ቃ൜ ൠ ൅ ቂ „ ቃ൜ ൠ ൅ ቂ „ ቃቄ ɋ ቅ ൌ ቂ „ ቃ ቄ ቅ—ሷ ‰ ሺ Ǥ ͳ͸ሻ
  ɋሷ • Ͳ … ɋሶ • Ͳ  •   Ͳ

ሷ ൅ ሶ ൅  ൌ െɇ—‰ሷ ሺ Ǥ ͳ͹ሻ

Avec :

‫ ܯ‬: Matrice masse.

‫ ܥ‬: Matrice amortissement.

‫ ܭ‬: Matrice rigidité.

ܸ : Vecteur déplacement.

ܸሶ : Vecteur vitesse.

ܸሷ : Vecteur accélération.

ߡ: Vecteur d’influence.

50
Théorie de base de l’isolation sismique

ሺܾ݉ ൅ ݉ሻ ݉ ܿ Ͳ ݇ Ͳ ߥܾ ͳ
‫ܯ‬ൌቂ ቃ ǡ‫ ܥ‬ൌ ቂ ܾ ቃ ǡ‫ ܭ‬ൌ ቂ ܾ ቃ ǡܸ ൌ ቄ ߥ ቅ ݁‫ ߡݐ‬ൌ ቄ ቅ
݉ ݉ Ͳ ܿ Ͳ ݇ ‫ݏ‬ Ͳ

Les fréquences propres de vibration sont déterminées par la relation suivante :

 െ ɘʹ ሺ„ ൅ ሻ െɘʹ 


†‡–ሺ െ  ɘʹ ሻ ൌ Ͳ ֜  ฬ „ ฬ ൌ Ͳሺ Ǥ ʹͲሻ
െɘʹ   െ ɘʹ 

 ɘʹ„ 
‘’‘•‡ ‫ ׷‬ɀ ൌ ǡ  ൌ „ ൅ ‡–ɂ ൌ
„ ൅  ɘʹ• 
Où ɂ varie entre ͳͲെͳ etͳͲെʹ vu que ɘ„ ‫ ا‬ɘ•

L’équation caractéristique est un polynôme de deux degré en ߱݊ʹ avec deux racines
uniquesɘͳ ‡–ɘʹ .

ሺͳ െ ɀሻɘͶ െ ൫ɘʹ„ ൅ ɘʹ• ൯ɘʹ ൅ ɘʹ„ ɘʹ• ൌ Ͳሺ Ǥ ʹͳሻ

Les solutions de cette équation sont alors :

ͳ
ɘͳʹ ൌ ൛൫ɘʹ„ ൅ ɘʹ• ൯ െ ሾ൫ɘʹ„ ൅ ɘʹ• ൯ െ Ͷሺͳ െ ɀሻɘʹ„ ɘʹ• ሿͳȀʹ ൟሺ Ǥ ʹʹሻ
ʹሺͳ െ ɀሻ

ͳ
ɘʹʹ ൌ ൛൫ɘʹ„ ൅ ɘʹ• ൯ ൅ ሾ൫ɘʹ„ ൅ ɘʹ• ൯ െ Ͷሺͳ െ ɀሻɘʹ„ ɘʹ• ሿͳȀʹ ൟሺ Ǥ ʹ͵ሻ
ʹሺͳ െ ɀሻ

La plus petite valeur des deux racines ɘͳ et ɘʹ représente la fréquence d’isolation translatée,
et l’autre valeur représente la fréquence modifiée de la structure.

Après développement des deux équations (II.22) et (II.23), on trouve :

ɘʹ„ 
ɘͳʹ ൌ ɘʹ„ ቆͳ െ ɀ ቇ  ൌ  ɘʹ„ ሺͳ െ ɀɂሻሺ Ǥ ʹͶሻ
ɘʹ• 

ɘʹ„  ɘʹ•
ɘʹʹ ൌ ɘʹ• ቆͳ െ ɀ ʹ ቇൌ ሺͳ ൅ ɀɂሻሺ Ǥ ʹͷሻ
ɘ•  ͳെɀ

51
Théorie de base de l’isolation sismique

Du fait que ߝ est de l’ordre de ͳͲെʹ ǡ il peut être suffisamment précis dans beaucoup de cas de
prendre comme approximation pourɘͳ ‡–ɘʹ , les premiers termes :

ɘͳʹ ൌ ɘʹ„ ሺ Ǥ ʹ͸ሻ

ɘʹ•
ɘʹʹ ൌ ሺ Ǥ ʹ͹ሻ
ͳെɀ

Les modes propres de vibration de la structure associés aux fréquences approximatives de des
équations (II.26) et (II.27) sont déterminés par l’équation suivant :

ሺሾሿ െ ɘʹ ሾሿሻሼԄ ሽ ൌ Ͳሺ Ǥ ʹͺሻ

 „ െ ɘʹ  െɘʹ  Ԅ„ Ͳ


൤ ൨ ൜  ൠ ൌ ቄ ቅሺ Ǥ ʹͻሻ
െɘʹ  ʹ
 െ ɘ  Ԅ• Ͳ

Le premier mode ߶ͳ est donné par :

ሺɘʹ„ െ ɘͳʹ ሻԄͳ„ ൅ ሺെɀɘͳʹ ሻԄͳ•  ൌ Ͳ


ቊ ሺ Ǥ ͵Ͳሻ
െɘͳʹ Ԅͳ„  ൅ ሺɘʹ• െ ɘͳʹ ሻԄͳ• ൌ Ͳ

ͳ
Posant ߶ܾͳ ൌ ͳǡ on trouve ߶ͳ ൌ ቄ ቅ
ߝ

Le deuxième mode ߶ ʹ est donné par :

ሺɘʹ„ െ ɘʹʹ ሻԄʹ„ ൅ ሺെɀɘʹʹ ሻԄʹ•  ൌ Ͳ


ቊ ሺ Ǥ ͵ͳሻ
െɘʹʹ Ԅͳ„  ൅ ሺɘʹ• െ ɘʹʹ ሻԄʹ• ൌ Ͳ

ͳ
Posant ߶ܾʹ ൌ ͳǡ on trouve Ԅʹ ൌ ቊെ ͳെሺͳെɀሻɂ ቋሺ Ǥ ͵ʹሻ
ɀ

52
Théorie de base de l’isolation sismique

Figure II.8 : La forme des modes propres de la structure isolée à deux degrés de libertés

Dans le premier mode l’isolateur subit des déformations, malgré cela la structure se comporte
comme un corps rigide, pour cette raison ce mode est appelé mode de l’isolation. La
fréquence de ce mode est presque égale à la fréquence propre de l’isolateur.

Dans le deuxième mode le système d’isolation et la structure subissent des déformations,


néanmoins la déformation de la structure est plus importante, pour cela ce mode est appelé
mode de structure, la fréquence de ce mode est significativement plus faible que la période de
la structure à base fixe.

Après la détermination des deux modes propre ߶ͳ et߶ ʹ , les déplacements relatifs ߥܾ et ߥ‫ݏ‬
peuvent êtres écris comme suit :

ɋ„ ൌ “ͳ Ԅͳ„ ൅ “ ʹ Ԅʹ„ 
ቊ ሺ Ǥ ͵͵ሻ
ɋ• ൌ “ͳ Ԅͳ• ൅ “ͳ Ԅʹ•

“ͳ et “ ʹ sont des coefficients modaux dépendants du temps

L’équation (II.33) peut s’écrire :

ɋ„ Ԅͳ Ԅʹ„ “ͳ
 ൌ ቄ ɋ ቅ ൌ ቈ ͳ„ ቉ቄ ቅሺ Ǥ ͵Ͷሻ
• Ԅ• Ԅʹ• “ ʹ

53
Théorie de base de l’isolation sismique

Où :

ɋŒ ൌ ෍ ԄŒ‹ “ ‹ ሺ Ǥ ͵ͷሻ


‹ൌͳ

En substituant l’équation (II.35) dans l’équation (II.17), on trouve :

ʹ ʹ ʹ

 ෍ ԄŒ‹ “ሷ ‹ ൅  ෍ ԄŒ‹ “ሶ ‹ ൅  ෍ ԄŒ‹ “ ‹ ൌ െɇ—‰ሷ ሺ Ǥ ͵͸ሻ


‹ൌͳ ‹ൌͳ ‹ൌͳ

En multipliant les deux membres de cette équation par߶݆݅‫  ݐ‬, on aura :

ʹ ʹ ʹ

Ԅ–Œ‹  ෍ ԄŒ‹ “ሷ ‹ ൅ Ԅ–Œ‹  ෍ ԄŒ‹ “ሶ ‹ ൅ Ԅ–Œ‹  ෍ ԄŒ‹ “ ‹ ൌ െԄ–Œ‹ ɇ—‰ሷ ሺ Ǥ ͵͹ሻ
‹ൌͳ ‹ൌͳ ‹ൌͳ

Après le développement et l’élimination des termes nuls de cette équation grâce aux
propriétés d’orthogonalité des modes de vibration, on obtient :

Ԅ–Œ‹ ԄŒ‹ Ԅ–Œ‹ ԄŒ‹ Ԅ–Œ‹ ɇ


“ሷ ‹ ൅ “ሶ ‹ ൅ “ ‹ ൌ െ —‰ሷ ሺ Ǥ ͵ͺሻ
Ԅ–Œ‹ ԄŒ‹ Ԅ–Œ‹ ԄŒ‹ Ԅ–Œ‹ ԄŒ‹

On définit alors les nouveaux paramètres relatifs au mode de vibration i par :

Ԅ–Œ‹ ԄŒ‹
ൌ ʹɌ‹ ɘ‹
Ԅ–Œ‹ ԄŒ‹

Ԅ–Œ‹ ԄŒ‹
ൌ ɘʹ‹ ሺ Ǥ ͵ͻሻ
Ԅ–Œ‹ ԄŒ‹

Ԅ–Œ‹ ɇ
ൌ ‹
Ԅ–Œ‹ ԄŒ‹

Ԅ–Œ‹ ԄŒ‹ ൌ ‹

54
Théorie de base de l’isolation sismique

L’équation (II.38) s’écrit donc :

“ሷ ‹ ൅ ʹɌ‹ ɘ‹ “ሶ ‹ ൅ ɘʹ‹ “ ‹ ൌ െ‹ —‰ሷ ሺ Ǥ ͶͲሻ

Donc on a :

ʹ
“ሷ ͳ ൅ ʹɌͳ ɘ‹ “ሶ ͳ ൅ ɘͳ “ͳ ൌ െͳ —‰ሷ 
ቊ  ሺ Ǥ Ͷͳሻ
ʹ
“ሷ ʹ ൅ ʹɌʹ ɘʹ “ሶ ʹ ൅ ɘʹ “ ʹ ൌ െʹ —‰ሷ

D’après l’équation (II.38), les facteurs de participation du premier et de deuxième modes dans
la réponse (ͳ et ʹ ) sont donnés par :

  ͳ
ሺͳǡ ɂሻ ቂ 
Ԅ–Œͳ ɇ ቃቄ ቅ ͳ ൅ ɀɂ
  Ͳ
ͳ ൌ – ൌ ൌ ሺ Ǥ Ͷʹሻ
ԄŒͳ ԄŒͳ ሺͳǡ ɂሻ ቂ  ͳ
ቃቄ ቅ ͳ ൅ ʹɀɂ
  ɂ

ͳ െ ሺͳ െ ɀሻɂ   ͳ
Ԅ–Œʹ ɇ ሺͳǡ െ ሻቂ ቃቄ ቅ ሺͳ െ ɀሻɂ
ɀ   Ͳ
ʹ ൌ ൌ ൌ ሺ Ǥ Ͷ͵ሻ
Ԅ–Œʹ ԄŒʹ ͳ ሺͳ െ ɀሻሾͳ െ ʹሺͳ െ ɀሻɂሿ
ͳ െ ሺͳ െ ɀሻɂ  
ሺͳǡ െ
ɀ
ሻቂ ቃ ൝ ͳ െ ሺͳ െ ɀሻɂൡ ɀ
  െ ɀ

ߝ est de l’ordre de ͳͲെʹ , après développement les équation (II.41) et (II.42) deviennent :

ͳ ൌ ͳ െ ɀɂሺ Ǥ ͶͶሻ

ʹ ൌ ɀɂሺ Ǥ Ͷͷሻ

γ < 1 et ߝ est de l’ordre de ͳͲെʹ , le facteur de participation dans la réponse pour le deuxième
mode qui entraîne la déformation dans la structure (ʹ ) est très petit.

Les rapports d’amortissements modaux pour la structure et le système d’isolation sont


calculés par l’équation (II.39) :

Ԅ–Œͳ ԄŒͳ
ʹɌͳ ɘͳ ൌ ൌ ʹɌ„ ɘ„ ሺͳ െ ʹɀɂሻ
Ԅ–Œͳ ԄŒͳ

͵
Ɍͳ ൌ Ɍ„ ൬ͳ െ ɀɂ൰ሺ Ǥ Ͷ͸ሻ
ʹ

55
Théorie de base de l’isolation sismique

Ԅ–Œʹ ԄŒʹ ͳ
ʹɌʹ ɘʹ ൌ ൌ ሺʹɌ• ɘ• ൅ ʹɀɌ„ ɘ„ ሻ
Ԅ–Œʹ ԄŒʹ ͳെɀ

ͳ
Ɍʹ ൌ ൫Ɍ ൅ ɀɌ„ ɂͳȀʹ ൯ሺ Ǥ Ͷ͹ሻ
ሺͳ െ ɀሻͳȀʹ •

Les composantes modales “ͳ et “ͳ sont données par :

ͳ ‫ݐ‬
‫ ͳݍ‬ൌ න ‫ݑ‬ሷ ሺ‫ ݐ‬െ ߬ሻ݁ െɘ ͳ Ɍ ͳ ɒ •‹ ɘͳ ɒ†ɒሺ Ǥ Ͷͺሻ
ɘͳ Ͳ ݃

ʹ ‫ݐ‬
‫ ʹݍ‬ൌ െ න ‫ݑ‬ሷ ሺ‫ ݐ‬െ ߬ሻ݁ െɘ ʹ Ɍ ʹ ɒ •‹ ɘʹ ɒ†ɒሺ Ǥ Ͷͻሻ
ɘʹ Ͳ ݃

Les valeurs maximales de “ͳ et “ͳ sont données par :

ȁ‫ ͳݍ‬ȁ݉ܽ‫ ݔ‬ൌ ͳ  ሺɘͳ ǡ Ɍͳ ሻሺ Ǥ ͷͲሻ

ȁ‫ ʹݍ‬ȁ݉ܽ‫ ݔ‬ൌ ʹ  ሺɘʹ ǡ Ɍʹ ሻሺ Ǥ ͷͳሻ

Où  ሺɘ‹ ǡ Ɍ‹ ሻ est le déplacement spectral du mouvement du sol, à la fréquence ɘ‹ et au


facteur d’amortissement Ɍ‹ .

Les valeurs maximales du déplacement du système d’isolation et du déplacement de la


structure (le déplacement relatif entre les deux masse ms et mb) sont ensuite obtenues par la
superposition de toutes les réponses modales (méthode SRSS):

ȁߥܾ ȁ݉ܽ‫ ݔ‬ൌ ሾሺ߶ܾͳ ȁ‫ ͳݍ‬ȁ݉ܽ‫ ݔ‬ሻʹ ൅ ሺ߶ܾʹ ȁ‫ ʹݍ‬ȁ݉ܽ‫ ݔ‬ሻʹ ሿͳȀʹ ሺ Ǥ ͷʹሻ

ȁߥ‫ ݏ‬ȁ݉ܽ‫ ݔ‬ൌ ሾሺ߶‫ ͳݏ‬ȁ‫ ͳݍ‬ȁ݉ܽ‫ ݔ‬ሻʹ ൅ ሺ߶‫ ʹݏ‬ȁ‫ ʹݍ‬ȁ݉ܽ‫ ݔ‬ሻʹ ሿͳȀʹ ሺ Ǥ ͷ͵ሻ

56
Théorie de base de l’isolation sismique

II.3.2. Structure isolée à n degrés de liberté :

On considère une structure à n niveaux reposée sur un système d’isolation, ce qui fait un
modèle à (n+1) degrés de liberté.

Figure II.9 Les paramètres des deux structures.

La figure (II.8a) montre un bâtiment à n étages encastrée à la base. En revanche la figure


(II.8b) montre ce même bâtiment monté sur une dalle de masse ܾ݉ ǡqui à son tour repose sur
un système d’isolation à la base qui a une rigidité latérale ܾ݇ et un amortissement linéaire
visqueux ܾܿ Ǥ Deux paramètres, ܾܶ et ߦܾ , sont introduits pour caractériser le système
d’isolation :

ʹς „
„ ൌ ƒ˜‡…ω ൌ ඨ 
ω„ „
 ൅ „

…„
ξ„ ൌ 
ʹሺ ൅ „ ሻω„

„ : Période propre de vibration du système d'isolation avec le bâtiment supposé être rigide.

Ɍ„ : Coefficient d’amortissement du système d'isolation avec le bâtiment supposé être rigide.

57
Théorie de base de l’isolation sismique

Le modèle mathématique de la structure isolée (Figure II.9) est représenté dans la figure
(II.10)

Figure II.10 Modèle mathématique.

—„ ǡ —‹ : sont les déplacements absolus de ܾ݉ ǡ ݉݅ respectivement.

ɋ„ ǡ ɋ‹ : sont les déplacements relatifs de ܾ݉ ǡ ݉݅ respectivement.

Où: ɋ„ ൌ —„ െ —‰ ‡–ɋ‹ ൌ —‹ െ —„ ሺ Ǥ ͷͶሻ

La structure est excitée par un séisme d’accélération‫ݑ‬ሷ ݃ , Les équations du mouvement du


modèle structural en termes de déplacements absolus sont:

L’équation de la masse „ :

„ —ሷ „ ൅ ͳ —ሷ ͳ ൅ ʹ —ሷ ʹ ൅ ‫ ڮ‬൅ ‹ —ሷ ‹ ൅ ‫ ڮ‬൅  —ሷ  ൅ …„ ൫—ሶ „ െ —ሶ ‰ ൯ ൅  „ ൫—„ െ —‰ ൯ ൌ Ͳሺ Ǥ ͷͷሻ

L’équation de la masse‹ :

‹ —ሷ ‹ ൅ …‹ ൫—ሶ ‹ െ —ሶ ‰ ൯ ൅  ‹ ሺ—‹ െ —„ ሻ ൌ Ͳሺ Ǥ ͷ͸ሻ

D’où en termes de déplacements relatifs, les équations (II.55) et (II.56) deviennent :

ሺ„ ൅ ͳ ൅ ʹ ൅ ‫ ڮ‬൅ ‹ ൅ ‫ ڮ‬൅  ሻɋሷ „ ൅ ሺͳ ɋሷ ͳ ൅ ‫ ڮ‬൅  ɋሷ  ሻ ൅ …„ ɋሶ „ ൅  „ ɋ„


ൌ െሺ„ ൅ ͳ ൅ ‫ ڮ‬൅  ሻ—ሷ ‰ ሺ Ǥ ͷ͹ሻ

‹ ɋሷ „ ൅ ‹ ɋሷ ‹ ൅ …‹ ɋሶ ‹ ൅  ‹ ɋ‹ ൌ െ‹ —ሷ ‰ ሺ Ǥ ͷͺሻ

58
Théorie de base de l’isolation sismique

Avec :

 

…‹ ൌ ෍ …Œ‹ ‡– ‹ ൌ ෍  Œ‹ ሺ Ǥ ͷͻሻ


Œൌͳ Œൌͳ

On aboutit au système sous forme matricielle suivant :

 ‫ כ‬ሷ ‫ כ‬൅ ‫ כ‬ሶ ‫ כ‬൅  ‫ כ  כ‬ൌ െ ‫ כ‬ɇ‫‰— כ‬ሷ ሺ Ǥ ͸Ͳሻ

Avec :

 ൅ „ ͳ ʹ ‹ ‫ ڮ‬
‫ ۍ‬ ͳ Ͳ Ͳ Ͳ Ͳ‫ې‬
ͳ
‫ ێ‬ ‫ۑ‬
ʹ Ͳ ʹ Ͳ Ͳ Ͳ‫ۑ‬  ൅  ɇ– •
 ‫ כ‬ൌ  ‫ێ‬  ՜   ‫ כ‬ൌ ൤ „ ൨
‫ێ‬  ‹ Ͳ Ͳ ‹ Ͳ Ͳ ‫ۑ‬ ɇ• •
‫ڭ  ێ‬ Ͳ ‫ڮ‬ Ͳ ‫ۑ Ͳ ڰ‬
‫Ͳ Ͳ  ۏ‬ Ͳ Ͳ  ‫ے‬

Sachant que :

ͳ Ͳ Ͳ ͳ ͳ ɋ„
Ͳ Ͳ ‫ۓ‬ ۗ ‫ۓ‬ ۗ ‫ۓ‬ ɋͳ ۗ
‫ Ͳۍ‬ Ͳ ‫ې‬ Ͳ ͳ
ʹ Ͳ Ͳ ۖ ۖ ۖ ۖ ۖ ɋʹ ۖ
‫ێ‬ ‫ۑ‬
• ൌ  ‫Ͳ ێ‬ Ͳ ‹ Ͳ Ͳ ‫ ۑ‬Ǣɇ‫ כ‬ൌ  Ͳ Ǣ ɇ ൌ  ͳ ‡– ‫ כ‬ൌ  ɋ‹  
‫Ͳ Ͳ ڭ ێ‬ ‫ڰ‬ Ͳ‫ۑ‬ ‫ۘͲ۔‬ ‫ۘͳ۔‬ ‫۔‬ ۘ
ۖ‫ۖڭ‬ ۖ‫ۖڭ‬ ۖ ‫ۖ ڭ‬
‫Ͳ Ͳ Ͳ ۏ‬ Ͳ  ‫ے‬ ‫ۙͲە‬ ‫ۙͳە‬ ‫ ە‬ɋ ۙ

…ͳ ൅ …ʹ െ…ʹ  ‫ڮ‬ Ͳ


…„ Ͳ െ…ʹ …ʹ ൅ …‹  െ…‹ Ͳ
‫ כ‬ൌ  ൤ ൨ ƒ˜‡…• ൌ ൦ െ…‹  …‹ ൅ …‹൅ͳ ൪
Ͳ • ‫ڭ‬ ‫ڭ‬
Ͳ Ͳ ‫ڮ‬ …

ͳ ൅  ʹ െ ʹ  ‫ڮ‬ Ͳ
 Ͳ െ ʹ  ʹ ൅  ‹  െ ‹ Ͳ
 ‫ כ‬ൌ  ൤ „ ൨ ƒ˜‡… • ൌ ൦ ൪
Ͳ • ‫ڭ‬ െ ‹   ‹ ൅  ‹൅ͳ ‫ڭ‬
Ͳ Ͳ ‫ڮ‬ 

݉ ൌ ͳ ൅ ʹ ൅ ‫ ڮ‬൅ ‹ ൅ ‫ ڮ‬൅ 

‫ ݏܯ‬ǡ ‫ ݏܭݐ݁ ݏܥ‬: Les matrices de masse, d’amortissement et de rigidité respectivement d’ordre
(nxn) de la structure dans le cas classique.

59
Théorie de base de l’isolation sismique

Si on pose :

˜ ൌ ሺߥͳ ǡ ߥʹ ǡ ǥǡ ߥ݊ ሻ‫ ݐ‬,l’équation (II.59) peut s’écrire sous la forme de deux équations
suivantes :

ሺ„ ൅ ሻɋሷ „ ൅ ɇ– • ˜ሷ ൅ …„ ɋሶ „ ൅  „ ɋ„ ൌ െሺ„ ൅ ሻ—ሷ ‰ ሺ Ǥ ͸ͳሻ

• ɇɋሷ „ ൅ • ˜ሷ ൅ • ˜ሶ ൅  • ˜ ൌ െ• ɇ—ሷ ‰ ሺ Ǥ ͸ʹሻ

Pour l’analyse modale de cette structure à n ddl, on suppose que les modes propres de la
structure encastrée sont connus et ils sont notés߶ ݅ .

Les fréquences propres sont déterminées par la relation suivante :

†‡–ሺ • െ  ɘʹ ‫ ݏܯ‬ሻ ൌ Ͳ

L’équation caractéristique est un polynôme de n degré en ߱݊ʹ avec n racines


uniquesܾ߱ ǡ ߱ͳ ǡ ߱݅ ǡ ǥǡ ߱݊ .

A chaque fréquence propre de vibration ߱݅ (valeur propre) correspond un mode propre ሼ˗݅ ሽ
(vecteur propre) déterminé par la relation suivante:

ሺ • െ  ߱݅ ʹ ‫ ݏܯ‬ሻሼ˗݅ ሽ ൌ  ሼͲሽ

Le déplacement de chaque degré de liberté de la structure peut être représenté en fonction de


modes propres ߶ ݅ comme suit :

˜ ൌ ෍ Ԅ‹ “ ‹ ሺ Ǥ ͸͵ሻ
‹ൌͳ

En substituant l’équation (II.62) dans les équations (II.58) et (II.59), on trouve :

෍ ɇ– • Ԅ‹ “ሷ ‹ ൅ ሺ„ ൅ ሻɋሷ „ ൅ …„ ɋሶ „ ൅  „ ɋ„ ൌ െሺ„ ൅ ሻ—ሷ ‰ ሺ Ǥ ͸Ͷሻ


‹ൌͳ

  

෍ • Ԅ‹ “ሷ ‹ ൅ ෍ • Ԅ‹ “ሶ ‹ ൅ ෍  • Ԅ‹ “ ൌ െ• ɇሺ—ሷ ‰ ൅ ɋሷ „ ሻሺ Ǥ ͸ͷሻ


‹ൌͳ ‹ൌͳ ‹ൌͳ

60
Théorie de base de l’isolation sismique

En multipliant les deux cotés de l’équation (II.64) par ߶݅‫ ݐ‬, on aura :

  

߶݅‫ݐ‬ ‹
෍ • Ԅ “ሷ ‹ ൅ ߶݅‫ݐ‬ ‹
෍ • Ԅ “ሶ ‹ ൅ ߶݅‫ݐ‬ ෍  • Ԅ‹ “ ൌ െ߶݅‫ • ݐ‬ɇሺ—ሷ ‰ ൅ ɋሷ „ ሻሺ Ǥ ͸͸ሻ
‹ൌͳ ‹ൌͳ ‹ൌͳ

Après développement et élimination des termes nuls de cette équation grâce aux propriétés
d’orthogonalité des modes de vibration, on obtient :

߶݅‫ • ݐ‬Ԅ‹ ߶݅‫ •  ݐ‬Ԅ‹ ߶݅‫ • ݐ‬ɇ


“ሷ ‹ ൅ ‫ݐ‬ “ሶ ൅ “ൌെ ‫ݐ‬ ሺ—ሷ ൅ ɋሷ „ ሻሺ Ǥ ͸͹ሻ
߶݅ • Ԅ‹ ‹ ߶݅‫ • ݐ‬Ԅ‹ ߶݅ • Ԅ‹ ‰

Posons :

߶݅‫ • ݐ‬Ԅ‹


ൌ ʹɌ‹ ɘ‹
߶݅‫ • ݐ‬Ԅ‹

߶݅‫ •  ݐ‬Ԅ‹
ൌ ɘʹ‹ ሺ Ǥ ͸ͺሻ
߶݅‫ • ݐ‬Ԅ‹

߶݅‫ • ݐ‬ɇ


ൌ ‹
߶݅‫ • ݐ‬Ԅ‹

L’équation (II.67) s’écrit donc :

“ሷ ‹ ൅ ʹɌ‹ ɘ‹ “ሶ ‹ ൅ ɘʹ‹ “ ‹ ൌ െ‹ ሺ—ሷ ‰ ൅ ɋሷ „ ሻሺ Ǥ ͸ͻሻ

De même, l’équation (II.62) devient :


‹ ߶݅‫ • ݐ‬Ԅ‹ …„ „
෍ “ሷ ‹ ൅  ɋሷ „ ൅ ɋሶ „ ൅ ɋ ൌ െ—ሷ ‰ ሺ Ǥ ͹Ͳሻ
„ ൅  „ ൅  „ ൅  „
‹ൌͳ

Donc l’équation (II.70) devient :


‹ ‹
෍ “ሷ ൅  ɋሷ „ ൅ ʹɌ„ ɘ„ ɋሶ „ ൅ ɘʹ„ ɋ„ ൌ െ—ሷ ‰ ሺ Ǥ ͹ͳሻ
„ ൅  ‹
‹ൌͳ

61
CHAPITRE III
METHODE D’EVALUATION
SISMIQUE
Méthode d’évaluation sismique

III.1. INTRODUCTION

Les forces et les déplacements induits par le mouvement sismique peuvent franchir le seuil de
l'élasticité des éléments structuraux. Du point de vue de la conception, la façon traditionnelle
pour la prise en compte de la non-linéarité de la structure est associée à une réduction des
forces provenant d'une analyse élastique. Les déplacements sont en suite vérifies d'une façon
approchée. C'est la méthode de conception basée sur les forces.
La conception avec la prise en compte directe des déplacements et l'évaluation précise du
comportement non-linéaire attendue sur chaque élément structural, s’appelle la méthode de
conception basée sur la performance. Dans ce chapitre on présente une des méthodes de
conception basée sur la performance, c’est la méthode de spectre de capacité CSM, (Capacity
Spectrum Method).

63
Méthode d’évaluation sismique

III.2. METHODE DE SPECTRE DE CAPACITE CSM (Capacity Spectrum


Method)

La méthode de spectre de capacité CSM est une méthode d’analyse des structures basée sur
la performance, elle a été présentée pour la première fois par Freeman et al. (1975) comme un
moyen rapide de l’estimation sismique des bâtiments, par la suite elle a été acceptée comme
un outil de conception sismique. Son principe consiste à superposer une courbe qui représente
la capacité de la structure issue d’une analyse statique non linéaire (Pushover), avec une
courbe représentative de la sollicitation apportée par le séisme. L’intersection de ces deux
courbes représente le point de performance qui permet d’évaluer le déplacement maximal de
la structure dans le domaine plastique, [18].
Les étapes de la méthode sont décrites comme suit [19]:

1- Construction de la courbe de capacité à partir de la courbe Pushover de la structure ;

Figure III.1 Courbe Pushover

2- Conversion de la courbe Pushover au format ADRS (Acceleration Deplacement


Response Specrta), diagramme de capacité ;
3- Conversion du spectre de réponse élastique au spectre de demande (format ADRD) ;
4- Détermination du point de performance de la structure.

Les étapes de cette méthode seront détaillées dans la suite de ce chapitre.

64
Méthode d’évaluation sismique

III.3. La courbe de capacité PUSHOVER :

III.3. 1. Définition et objectif

L’analyse Pushover est une procédure statique non-linéaire dans laquelle les charges
horizontales sont incrémentées suivant un certain schéma prédéfini semblable à celui des
déplacements du mode fondamental de vibration. Cette analyse consiste à établir la courbe de
capacité de la structure étudiée. La figure.1 montre graphiquement le principe de la procédure
[20]. L’effort tranchant à la base est représenté en fonction du déplacement au sommet.

Figure III.2 Le principe de la procédure Pushover

Plusieurs niveaux d’endommagement (I, II, III et IV) peuvent être distingués à travers cette
représentation graphique [21]:
- Le premier niveau (I) correspond au comportement élastique de la structure et représente le
niveau de conception habituel. Il indique par conséquent un état d’endommagement
superficiel.
Le deuxième niveau (II) correspond à un niveau de dommage contrôlé. La stabilité de la
structure n’est pas en danger mais un endommagement mineur est susceptible de se
développer.
Le troisième niveau (III) représente un état d’endommagement avancé caractérisant une
sécurité réduite de la structure, sa stabilité étant en danger.
Quatrième niveau (IV) correspond à l’état de ruine.

65
Méthode d’évaluation sismique

Le but de l’analyse Pushover est de décrire le comportement réel de la structure et d’évaluer


les différents paramètres en termes de sollicitations et déplacements dans les éléments de la
structure.

L’analyse Pushover fournit des informations sur plusieurs caractéristiques de la réponse qui
ne peuvent être obtenues par une simple analyse élastique [21], on cite :

§ L’estimation des déformations dans le cas des éléments qui doivent subir des
déformations inélastiques afin de dissiper l’énergie communiquée à la structure par le
mouvement du sol.
§ La détermination des sollicitations réelles sur les éléments fragiles, telles que les
sollicitations sur les assemblages de contreventements, les sollicitations axiales sur les
poteaux, les moments sur les jonctions poteau-poutre, les sollicitations de cisaillement.
§ Les conséquences de la détérioration de la résistance des éléments sur le
comportement global de la structure ce qui permet de déterminer les points forts et les
points faibles de notre structure.

§ L’identification des zones critiques dans lesquelles les déformations sont supposées
être grandes.
§ L’identification des discontinuités de résistance en plan et en élévation qui entraînent
des variations dans les caractéristiques dynamiques dans le domaine inélastique.
§ L’estimation des déplacements inter-étage qui tiennent compte des discontinuités de la
rigidité et de la résistance qui peut être utilisés dans le contrôle de l’endommagement.

66
Méthode d’évaluation sismique

III.3. 2. Formulation de l’analyse Pushover

L’analyse Pushover est basée sur l’hypothèse que la réponse de la structure peut être reliée à
la réponse d’un système équivalent à un seul degré de liberté. Plusieurs recherches ont montré
que le déplacement d’un système à plusieurs degrés de liberté peut être approximativement
égal à celui d’un système à un seul degré de liberté quand la réponse dominante est celle du
premier mode [22].
La formulation du système équivalent à un seul degré de liberté n’est pas unique mais la
supposition fondamentale commune à toutes les approches est que la forme de la déformée du
système à plusieurs degrés de liberté peut être représentée par un vecteur propre ሼԄሽqui reste
constant durant toute l’analyse indépendamment du niveau de déformation.
Acceptant cette hypothèse et définissant le vecteur du déplacement relatif  d’un système à
plusieurs degrés de liberté par  ൌ  ሼ˓ሽš– (š– : déplacement au sommet de la structure),
l’équation différentielle du système à plusieurs degrés de liberté peut être écrite sous la forme
[22]:

ሼ˓ሽš–ሷ ൅ ሼ˓ሽš–ሶ ൅ ൌ െሼ ሽš‰ሷ ሺ Ǥ ͳሻ

Avec :
 ‫ ׷‬Matrice de masse
 ‫׷‬Matrice d’amortissement
‫ ׷‬Vecteur de forces
š‰ሷ ǣAccélération du sol

En définissant le déplacement équivalent du système SDOF, (système à un seul degré de


liberté) š ‫ כ‬par :

ሼԄሽ ሼԄሽ
š‫ כ‬ൌ ሺ Ǥ ʹሻ
ሼԄሽ ሼ ሽ

67
Méthode d’évaluation sismique

Et en multipliant l’équation (1) parሼԄሽ , et en substituant l’équation (2) dans l’équation (1)
on obtient l’équation différentielle du système équivalent SDOF

 ‫š כ‬ሷ ‫ כ‬൅ ‫š כ‬ሶ ‫ כ‬൅ ‫ כ‬ൌ െ ‫‰š כ‬ሷ ሺ Ǥ ͵ሻ

Où :  ‫ כ‬ǡ  ‫ כ‬et ‫ כ‬sont les propriétés du système équivalent SDOF à un seul degré de liberté

 ‫ כ‬ൌ ሼԄሽ ሼ ሽሺ Ǥ Ͷሻ

‫ כ‬ൌ ሼԄሽ ሺ Ǥ ͷሻ

‫כ‬
ሼԄሽ ሼ ሽ

 ൌ ሼԄሽ ሼԄሽ ሺ Ǥ ͸ሻ
ሼԄሽ ሼԄሽ

Présumant que le vecteur propre ሼԄሽ est connu, la relation force-déformation ‫ כ‬-š ‫ כ‬du
système équivalent à un seul degré de liberté peut être déterminée à partir des résultats de
l’analyse incrémentale non linéaire du système à plusieurs degrés de liberté MDOF, qui
résulte la courbe de capacité (effort tranchant à la base en fonction du déplacement au
sommet).

68
Méthode d’évaluation sismique

III.3. 3. Les différents modèles de chargement latéral

La distribution des charges latérales peut être choisie parmi les modèles adoptés par le
FEMA356 [23]. Actuellement plusieurs répartitions des charges latérales sont recommandées
dans FEMA356 pour l’analyse statique non linéaire [23], on peut citer :

III.3.3. 1. Distribution pseudo charge latérale ELF (Equivalent Lateral Force)

Cette distribution est utilisée seulement quand plus de 75% de toute la masse participe dans le
mode fondamental dans la direction considérée.
Ce modèle défini dans le FEMA356, est donné par :

‹ Š‹
 ‹ ൌ ሺ Ǥ ͹ሻ
σ ‹ Š‹ 

Š‹ : Hauteur du niveau i
 : Coefficient considérant les effets des modes supérieurs
ሺ ൌ ͳ’‘—”ͳ ൑ ͲǤͷ•ሻǤ ሺ ൌ ʹ’‘—”ͳ ൑ ʹǤͷሻ
‹ : Masse du niveau i

III.3.3. 2. Distribution sous forme du mode fondamental

Cette distribution verticale est proportionnelle à la forme du mode fondamental dans la


direction considérée dans l étude. L’utilisation de cette distribution est autorisée seulement
quand plus de 75% de la masse totale participe à ce mode [24].

‹ Ԅ‹
 ‹ ൌ ሺ Ǥ ͺሻ
σ ‹ Ԅ‹

‹ : Masse du niveau i
Ԅ‹ : Amplitude du niveau i au premier mode.

69
Méthode d’évaluation sismique

III.3.3. 3. Distribution SRSS (Square Root of the Sum of Squares)

Une distribution verticale proportionnelle à la distribution des efforts des niveaux est calculée
par la combinaison des réponses modales de l’analyse modale spectrale du bâtiment, en
utilisant suffisamment de modes pour capturer au moins 90% de la masse totale du bâtiment.
Cette distribution des efforts est utilisée lorsque la période du mode fondamentale excède 1.0
seconde. Le modèle des charges latérales considère les effets des modes supérieurs élastiques
de vibration pour une longue période et les structures irrégulières. La force latérale dans
chaque niveau est calculée par la combinaison (SRSS) pour les distributions des charges
obtenues à partir de l'analyse modale des structures comme suit :

1. Calculer la force latérale à tous les niveaux pour le °‡ mode par l'équation suivante [24]:
‹ ൌ Ȟ ‹ Ԅ‹  ሺ Ǥ ͻሻ

Tels que :
Ȟ : Coefficient de participation modal pour le mode n
Ԅ‹ : Amplitude du niveau i au mode n
 : Pseudo̽accélération pour le mode n du système élastique SDOF

2. Calculer l’effort tranchant des niveaux

‹ ൌ ෍ Œ ሺ Ǥ ͳͲሻ


Œ൒‹

: Nombre total des niveaux

3. Combiner les charges modales des niveaux par l'utilisation du SRSS

‹ ൌ ඨ෍ ሺ‹ ሻʹ ሺ Ǥ ͳͳሻ




4. Calculer les forces latérales des niveaux, ‹ pour tous les niveaux par la combinaison des
efforts tranchants des niveaux.
5. Normaliser les charges latérales des niveaux par l’effort tranchant à la base pour la
convenance.
‹
‹Ԣ ൌ ሺ Ǥ ͳʹሻ
σ ‹

70
Méthode d’évaluation sismique

III.3.3. 4. Distribution uniforme

Le modèle de charge uniforme est basé sur une distribution uniforme des forces latérales à
chaque niveau proportionnelle à la masse totale de chaque niveau.

‹
 ‹ ൌ ሺ Ǥ ͳ͵ሻ
σ ‹

Où :
‹ : Force latérale au niveau i
‹ : Masse de niveau i

III.3. 4. COMPORTEMENT NON – LINEAIRE

Le calcul des spectres de réponse linéaire suppose un comportement visco-élastique des


oscillateurs. Dans la réalité, les matériaux et en particulier le béton armé exhibent un
comportement non linéaire en raison de la fissuration et de l’écrasement du béton ainsi que de
la plastification de l’acier. Ces non linéarités peuvent être prises en compte par des lois de
comportement monotone (ou cyclique) qui peuvent se diviser suivant l’échelle de leur
représentation en trois grandes catégories : les modèles globaux, les modèles locaux et les
modèles semi-locaux (modèles à fibre ou modèles multicouches) [25].

III.3.4. 1. MODELES GLOBAUX

Les modèles globaux reproduisent le comportement d’un élément de structure complet


comme une poutre, un poteau, un mur ou même un étage complet de la structure.
Les lois de comportement globales sont généralement uni-axiales et relient une déformation
généralisée comme la courbure, l’allongement ou la distorsion et son effort généralisé associé
(M, N ou T).

71
Méthode d’évaluation sismique

Elles traduisent le comportement non linéaire cyclique des sections, et représentent


généralement [25] :

· un comportement linéaire pour de faibles amplitudes de déplacement,


· une diminution de raideur induite par la fissuration du béton,
· une limitation de l’effort maximal correspondant à l’apparition des non linéarités au-
delà d’un certain seuil de déplacement (plastification des aciers, adoucissement en
compression du béton),
· des boucles d’hystérésis traduisant une dissipation d’énergie.

Ce comportement est illustré sur la figure III.3 issue de tests réalisés sur une maquette en
béton armé.

Figure III.3 : Comportement cyclique d’un mur en béton armé.

III.3.4. 2. MODELES LOCAUX

A ce niveau de modélisation, chaque matériau constitutif des éléments de structure étudiés


peut être décrit (acier, béton, liaison acier ̽ béton, maçonnerie͐), l’association de ces lois
permet de représenter le comportement de l’élément mais la lourdeur des calculs associés à
ces modèles limite leur utilisation à des chargements simples. Il reste que l’utilisation de ces
modèles pour identifier les paramètres des modèles globaux cités précédemment permet
l’étude de structure complète sous chargement sismique [25].

72
Méthode d’évaluation sismique

III.3.4. 3. MODELES SEMI – GLOBAUX

La modélisation semi̽globale permet d’accéder à la loi de comportement globale d’un


élément, relation entre la déformation axiale, de cisaillement ou la courbure et les contraintes
généralisées associées, effort normal, tranchant ou moment fléchissant, à partir d’une
description géométrique de la section basée sur des éléments bidimensionnels et des lois de
comportement uni-axiales décrites précédemment. Ce type de modèle dit modèle à fibre ou
modèle multicouche est basé sur une description géométrique à deux dimensions d’une
section de poutre supposée se comporter sur le plan cinématique suivant les différentes
théories de poutre (poutre de Bernoulli sans déformation de cisaillement et poutre de
Timoshenko avec déformation de cisaillement) [25]. La cinématique de type poutre est
associée à des lois de comportement uni-axiales locales permettant de déterminer les
contraintes axiales puis en intégrant sur chaque section les efforts généralisés (moments,
efforts normaux et efforts tranchants).

III.3. 5. DETERMINATION DES LOIS DE COMPORTEMENT

La courbe Pushover peut s’obtenir à partir d’un calcul statique non linéaire avec un modèle
éléments finis comportant des lois de comportement similaires à celles décrites dans les
paragraphes III. Ces calculs non linéaires sont parfois difficiles à réaliser en raison des
problèmes de convergence ainsi que par la lourdeur des modèles, il est parfois plus simple et
moins coûteux d’utiliser des méthodes simplifiées basées sur une suite de calculs linéaires
élastiques et des lois de comportement élastique parfaitement plastique.
Dans ce travail, nous avons choisi des lois bilinéaires (modèle global), elles reproduisent le
comportement d’un élément de structure complet comme une poutre, un poteau, un mur. La
même loi uni-axiale élastoplastique avec écrouissage cinématique est utilisée pour relier la
courbure ȍy au moment de flexion MY. Ce choix est justifie par :

- La loi bilinéaire peut être utilisée soit pour les éléments de poutre de Bernoulli, soit
pour la poutre de Timoshenko.
- Simplicité du modèle.
- La méthodologie utilisée dans ce travail est basée sur les méthodes en déplacement
(Analyse Pushover), et les programmes utilisés acceptent des lois bilinéaires, (le choix
du modèle hystérétique n’a donc pas d’influence sur les résultats).

73
Méthode d’évaluation sismique

III.3.5. 1. Evaluation des moments et courbures des sections rectangulaires vis-à-vis


de M et N

III.[Link] Détermination du moment et de la courbure à la limite élastique

Figure III.4 Distribution des déformations et des contraintes.

La limite élastique de déplacement est définie, pour la section droite d'un élément de
contreventement, comme l'état où les armatures d'acier tendues atteignent leur déformation
élastique maximale.
ˆ›
ɂ• ൌ ሺ Ǥ ͳͶሻ

L'équilibre de la section, montrée en Figure III.4 permet d'écrire les équations données en
supposant un diagramme rectangulaire équivalent des contraintes dans le béton.

La déformation de traction dans l'acier est:


ˆ› ͶͲͲ
ɂ• ൌ ൌ ൌ ʹ ൈ ͳͲെ͵ ሺ Ǥ ͳͷሻ
• ʹͲͲͲͲͲ

74
Méthode d’évaluation sismique

D'après le BAEL 91 modifié 99 on a:

› ൌ െ• ˆ• ൅ Ԣ• ˆ•ǡ ൅ ͲǤͺ„›ˆ„— ሺ Ǥ ͳ͸ሻ

Le moment à l'état limite élastique est comme suit:

Š
› ൌ Ԣ• ˆ•ǡ ሺ† െ †Ԣ ሻ ൅ ͲǤͺ„›ˆ„— ሺ† െ ͲǤͶ›ሻ െ — ൬† െ ൰ሺ Ǥ ͳ͹ሻ
ʹ

La courbure à la limite élastique est:

ɂ• ɂ„—
ʣ› ൌ ൌ ሺ Ǥ ͳͺሻ
†െ› ›

Avec :
•… : Section des aciers comprimés.
•– : Section des aciers tendus.
„ : Largeur de la section de poteau.
† : Hauteur utile.
†Ԣ : Enrobage.
ˆ„— Résistance du béton.
› Distance entre l̓axe neutre et le bord supérieur de la section du poteau.

75
Méthode d’évaluation sismique

III.[Link] Détermination du moment et de la courbure à l'état ultime de résistance

Figure III.5 Distribution des déformations et des contraintes.

La limite de résistance est définie comme la limite pour laquelle la fibre la plus comprimée de
la section droite de l’élément de contreventement atteint sa déformation maximaleሺɂ„— ൌ
͵ǤͷΩሻ, alors que les armatures d’acier tendues atteignent leur contrainte maximale ˆ› .
Comme pour le cas de l’état élastique, la courbure ainsi que le moment fléchissant sont
obtenus en exprimant les équations d’équilibre de la section droite. Après développement des
équations d̓équilibre, on aboutit aux expressions suivantes pour la courbure et le moment
respectivement :

— ൌ െ• ˆ• ൅ Ԣ• ˆ•ǡ ൅ ͲǤͺ„›ˆ„— ሺ Ǥ ͳͺሻ

Le moment à l'état limite ultime est comme suit:

Š
— ൌ Ԣ• ˆ•ǡ ሺ† െ †Ԣ ሻ ൅ ͲǤͺ„›ˆ„— ሺ† െ ͲǤͶ›ሻ െ — ൬† െ ൰ሺ Ǥ ͳͻሻ
ʹ

La courbure à la limite ultime est:

ɂ• ɂ„—
ʣ— ൌ ൌ ሺ Ǥ ʹͲሻ
†െ› ›

76
Méthode d’évaluation sismique

III.3.5. 2. Evaluation des moments et courbures des sections rectangulaires vis-à-vis de

III.[Link] Détermination du moment et de la courbure à la limite élastique


L'équilibre de la section permet d'écrire les équations données en supposant un diagramme
rectangle équivalent des contraintes dans le béton. La déformation de traction dans l'acier est:

ˆ› ͶͲͲ
ɂ• ൌ ൌ ൌ ʹ ൈ ͳͲെ͵ ሺ Ǥ ʹͳሻ
• ʹͲͲͲͲͲ

D'après le BAEL 91 modifié 99 on a :

Le moment à l'état limite élastique est comme suit:


› ൌ Ԣ• ˆ•ǡ ሺ† െ †Ԣ ሻ ൅ ͲǤͺ„›ˆ„— ሺ† െ ͲǤͶ›ሻሺ Ǥ ʹʹሻ

La courbure à la limite élastique est:


ɂ• ɂ„—
ʣ› ൌ ൌ ሺ Ǥ ʹ͵ሻ
†െ› ›

III.[Link] Détermination du moment et de la courbure à l'état ultime de


résistance
Après développement des équations d’équilibre, on aboutit aux expressions suivantes pour la
courbure et le moment respectivement :

Le moment à l'état limite élastique est comme suit:


— ൌ Ԣ• ˆ•ǡ ሺ† െ †Ԣ ሻ ൅ ͲǤͺ„›ˆ„— ሺ† െ ͲǤͶ›ሻሺ Ǥ ʹͶሻ

La courbure à la limite élastique est:


ɂ• ɂ„—
ʣ— ൌ ൌ ሺ Ǥ ʹͷሻ
†െ› ›

77
Méthode d’évaluation sismique

III.3.5. 3. Rotation de la corde

La rotation de la corde est définie selon la figure III.6 comme l'angle formé par la tangente à
L’axe de l’élément de construction au niveau de la rotule plastique (endroit du moment
maximal) et la corde reliant celle-ci à l'extrémité de la portée de cisaillement (point de
moment nul) [26].

Figure III.6 Illustration de la rotation de la corde sur divers éléments de construction.

III.[Link] Rotation élastique

Malgré les non-linéarités dues au développement progressif de la fissuration, il est admis que
le comportement d’un élément de construction jusqu’à la rotation de plastification de la corde
Ʌ› est linéaire-élastique. La courbure au début de la portée de cisaillement ˜ atteint alors la
valeurʣ› (courbure nominale de plastification) et la répartition de la courbure le long de la
portée de cisaillement est linéaire (voir figure III.7). Sur la base des relations ressortant de la
figure 2.18, la rotation de plastification de la corde Ʌ› peut être calculée comme le rapport
entre le déplacement nominal de plastification Ǽy et la portée de cisaillement˜ , Elle vaut
d'après Park et Paulay [26] :

Ʌ › ൌ ʣ› ሺ Ǥ ʹ͸ሻ
͸

78
Méthode d’évaluation sismique

Figure III.7 Rotation de plastification de la corde ̋‫ ݕ‬d’un élément de construction.

III.[Link] Rotation non – élastique

La répartition effective de la courbure le long d’un élément de construction plastifié est donc
relativement compliquée et peut être simplifiée pour des raisons de calcul tout en incluant le
concept de la rotule plastique. La rotule plastique est une dimension fictive qui permet le
calcul simplifié des déformations d̓un élément de construction en cours de plastification.
Plusieurs possibilités permettant de définir la longueur de la rotule plastique, nous présentons
l’hypothèse de Paulay et Priestley 1992 [26] qui a été retenue (Eq III.26) avec une correction
au moyen du facteur ƒ•– pour tenir compte de la capacité d̓écrouissage réduite des aciers
européens.

’Ž ൌ ƒ•–  ሺͲǤͲͺ˜ ൅ ͲǤͲʹʹˆ• †„Ž ሻ‡ሾሿሺ Ǥ ʹ͹ሻ


avec:
ƒ•– Coefficient de nuance d’acier. ƒ•– ൌ ͲǤͺ pour les aciers d’armature avec ሺˆ–Ȁˆ•ሻ ൏ ͳǤͳͷ et
ƒ•– ൌ ͳǤͲ pour les aciers d’armature avec ሺˆ–Ȁˆ•ሻ  ൒ ͳǤͳͷ
˜ Portée de cisaillement ˜ ൌ —Ȁ—‡ሾሿ
ˆ• Limite d̓écoulement de l’armature longitudinal, en [MPa]
ˆ– Résistance à la traction de l’armature longitudinal, en [MPa]
†„Ž Diamètre de l̓armature longitudinale, en [mm]

79
Méthode d’évaluation sismique

Figure III.8 Rotation de la corde à la rupture ߠ‫ ݑ‬d’un élément de construction.

D'après l'ATC40 la rotation plastique peut être obtenue par la relation suivante [27]:

Ʌ’ ൌ ൫ʣ— െ ʣ› ൯’Ž ሺ Ǥ ʹͺሻ

80
Méthode d’évaluation sismique

III.4. Construction du diagramme de capacité

La courbe de capacité de la structure subit une conversion vers le diagramme de capacité


comme il est montré dans la figure (III.9) [27] :

Figure III.9 Conversion de la courbe de capacité au format ADRS

Avec :

—”
ൌ ሺ Ǥ ʹͻሻ
Ȟͳ Ԅ”ͳ


ൌ ሺ Ǥ ͵Ͳሻ
ͳ‫כ‬

σŒൌͳ Œ ԄŒͳ
Ȟͳ ൌ ቈ  ቉ሺ Ǥ ͵ͳሻ
σŒൌͳ Œ ԄʹŒͳ

ʹ
ൣσŒൌͳ Œ ԄŒͳ ൧
ͳ‫כ‬ ൌ ሺ Ǥ ͵ʹሻ
ൣσŒൌͳ Œ ԄʹŒͳ ൧





81
Méthode d’évaluation sismique


ͳ‫ כ‬ǣMasse modale effective au premier mode
Ȟͳ ǣFacteur de participation modal du premier mode
Œ : Masse du Œ°‡ niveau
ԄŒͳ ǣAmplitude du niveau j au mode fondamentale
 : Nombre de niveaux
Ԅ”ͳ ǣAmplitude du premier mode au niveau du toit

Ils existent plusieurs techniques pour obtenir la demande de déplacement. Le principe général
de toutes les techniques est le même, construire une approximation bilinéaire pour le
diagramme de capacité, apporter le spectre de réponse élastique du séisme au format ADRS et
chercher l'intersection entre les deux courbes selon un schéma itératif. La représentation
bilinéaire du diagramme de capacité permet de calculer le rapport de ductilité Ɋ ainsi que
l'amortissement équivalent qui comprend l'amortissement visqueux et l'amortissement
hystérétique [27] .
La courbe bilinéaire équivalente s'appuie sur un critère d'équivalence d'énergie. Pour une
valeur de déformation maximale†’‹, l'aire sous le diagramme de capacité doit être égale à
celle sous la courbe bilinéaire (énergie de déformation), autrement dit, les aires ȳͳ ൌ ȳͳ sur
la figure (III.9). Sur la même figure, ƒ› et ƒ’‹ sont les accélérations de la limite d'élasticité et
maximale; †› et †’‹ sont les déplacements correspondant aux accélérations ƒ› et ƒ’‹
respectivement [27].

Figure III.10 Modèle bilinéaire équivalent

82
Méthode d’évaluation sismique

La rigidité de la portion élastique ‡ peut être exprimée en fonction de la période élastique:


ƒ› ʹɎ ʹ
‡ ൌ ൌ ൬ ൰ ሺ Ǥ ͵͵ሻ
†› ‡

L'accélération maximale peut être exprimée en fonction de la ductilité en déplacement


† ’‹
Ɋ ൌ et la réduction de rigidité Ƚ:
†›

ʹɎ
ƒ’‹ ൌ ƒ› ൅ Ƚ ൬ ൰ ൫†’‹ െ †› ൯ ൌ ƒ› ሺͳ െ Ƚ ൅ ȽɊሻሺ Ǥ ͵Ͷሻ

En gardant une période élastique constante‡, la sélection des différentes valeurs de ƒ’‹
donneront des valeurs différentes pour ƒ› etȽ. En général la valeur de ƒ› ne varie pas
beaucoup selon le choix d’unƒ’‹, par contre la valeur de Ƚ est très sensible à la valeur
choisie.
Une fois l'équivalence bilinéaire établie, on peut calculer les propriétés du système d'un degré
de liberté équivalent.
La période élastique équivalente ‡“:

Ɋ
‡“ ൌ ‡ ඨ ሺ Ǥ ͵ͷሻ
ͳ െ Ƚ ൅ ȽɊ

L'amortissement total du système Ɍ‡ˆˆ  (d'après Chopra et Goel, 1999) [28]:

ͳ  ʹ ሺͳ െ ȽሻሺɊ െ ͳሻ
Ɍመ‡“ ൌ Ɍ‡ ൅ Ɍ‡“ ൌ  Ɍ‡ ൅  ൌ  Ɍ‡  ሺ Ǥ ͵͸ሻ
ͶɎ •‘ Ɏ Ɋሺͳ െ Ƚ ൅ ȽɊሻ

Où :
Ɍ‡ : L’amortissement visqueux hystérétique
Ɍ‡“ ǣ L’amortissement matériel visqueux inhérent à la structure

 : L’énergie dissipée dans une boucle hystérésis


•‘ : L’énergie de déformation maximale

83
Méthode d’évaluation sismique

Figure III.11 Schéma du comportement idéalisé d’un oscillateur


pour le calcul de l’amortissement

L'équation (III.36) en général surestime l'amortissement développé pendant le chargement


sismique. Le code ATC 40 (1996) propose une correction de type :
Ɍመ‡“ ൌ Ɍ‡ ൅ ɈɌ‡“ ሺ Ǥ ͵͸ሻ

Avec Ɉ ൑ ͳ et Ɍ‡“ ൑ ͶͷΨ


Ɉ : est un facteur de modification pour expliquer le point auquel l'hystérésis réel du bâtiment
est bien représenté par le comportement bilinéaire du spectre de capacité Figure (III.12)

Figure III.12 Variation du facteur de modification en fonction de l’amortissement

84
Méthode d’évaluation sismique

Le facteur de modification de l’amortissementk dépend du comportement par hystérésis du


système, caractérisé par l’un des trois types : le type A indique le comportement par hystérésis
stable, le type C représente les boucles sévèrement serrées et/ou dégradées et le type B
représente l’état intermédiaire entre les deux types A et C [28].

III.5. Conversion du spectre au format ADRS

A partir d'un pseudo-spectre de réponse d'accélérations pour un séisme donné, on peut


construire une représentation équivalente en fonction des accélérations et des déplacements,
comme il est illustré dans la figure (III.13)

Figure III.13 Conversion du spectre

ʹ
 ൌ ʹ ሺ Ǥ ͵͹ሻ
ͶɎ

: Déplacement spectral


: Accélération spectrale
 : Période naturelle

Si le spectre de réponse est en format de vitesse spectrale, alors la conversion doit être faite
par les relations suivantes, [27].
ʹɎ
ൌ  ሺ Ǥ ͵ͺሻ
 ˜

ൌ  ሺ Ǥ ͵ͻሻ
ʹɎ ˜

85
Méthode d’évaluation sismique

III.6. Point de performance

Le code ATC 40 (1996) spécifie trois types de méthodes pour estimer la déformation induite.
Les procédures A et B sont analytiques et peuvent être implémentées directement [27]. La
méthode C est plutôt graphique. En général la méthode A donne des meilleurs résultats. Il est
important d'ajouter que la convergence d'aucune des méthodes n'est garantie, les chances
d'obtenir un résultat dépendent principalement de la courbe de push-over originale.

III.6.1 La procédure A (Approche en amortissement)


Elle suit les étapes suivantes [28]:

1- Tracer le diagramme force-déplacement et le spectre de réponse élastique à 5%


d’amortissement ou spectre de dimensionnement en format ADRS.
2- Estimer la demande en déplacement ‹ et déterminer la pseudo-accélération
correspondante ‹à partir du diagramme de capacité. Initialement supposé
‹ ൌ ሺ ǡ Ɍ ൌ ͷΨሻ.
3- Calculer la ductilitéɊ ൌ ‹ Τ—› .
4- Calculer l’amortissement équivalent Ɍመ‡“ à partir de l’équation (III.36).

5- Tracer le diagramme de la demande pour Ɍመ‡“ déterminé à l’étape 4 et trouver


‹ l’intersection de ce diagramme avec le diagramme de la capacité.
6- Vérifier la convergence : Si ሺŒ െ ‹ሻȀŒ ൑ ͲǤͲͷ donc ൌ Œ , sinon poser ‹ ൌ
Œ(ou une autre valeur) et reprendre les étapes 3 à 6.

En outre, par le développement du CSM, (Chopra et Goel, 1999) [28] ont proposé également
d'utiliser les spectres non élastiques développés par Newmark et Hall, ce qui ouvre le défi
dans ce domaine.

86
Méthode d’évaluation sismique

Après Avoir calculé le point de performance, on doit vérifier les étapes suivantes pour
contrôler notre objectif [27]:

§ Pour assurer la réponse globale du bâtiment, on doit vérifier que :


1- La résistance des forces latérales n'est pas dégradée de plus de 20% de la résistance
maximale.
2- Les limites de déplacement inter-étages doivent satisfaire les limites données dans le
tableau montré ci-dessous.

Tableau III.1 Limites des déplacements inter-étages pour les niveaux de performances

Limite de performances

Occupation Dommage Sécurité Stabilité


Limites de déplacement
immédiate contrôlée de vie structurale
inter-étages

Maximum du déplacement 0.01 0.01 – 0.02 0.02 ͲǤͲ͵‹Ȁ


inter-étage total

Maximum du déplacement 0.005 0.005 – 0.015 Non limité Non limité


inter-étage inélastique

‹ : Effort tranchant total au niveau i


‹: Charge gravitaire totale au niveau i à l’ELS

§ Identifier et classifier les différents éléments du bâtiment.


§ Identifier tous les éléments primaires et secondaires.
§ Pour chaque type d'élément, identifier les composantes et les actions critiques selon le
chapitre 11 de l'ATC-40 [2].
§ Les demandes des forces et des déformations au point de performance doivent être
inférieures ou égales aux capacités définies au chapitre 11 de l'ATC-40 [27].
§ La performance des éléments secondaires doivent être passée en revue pour
l'acceptabilité du niveau de performance indiqué.
§ Les éléments non-structuraux doivent être examinés pour assurer les niveaux de
performance indiquée.

87
Méthode d’évaluation sismique

III.7. METHODE DE SPECTRE DE CAPACITE AMELIOREE ICSM


(Improved Capacity Spectrum Method)

La méthode de spectre de capacité améliorée ICSM a été proposée par Chopra et al. (1999)
elle consiste d’introduire le spectre de conception inélastique de ductilité constante dans la
méthode CSM à la place du spectre élastique d’amortissement. Donc il s’agit toujours de
comparer la courbe de capacité de la structure (Capacité à dissiper de l’énergie) à la demande
(demande en énergie à dissiper) sous la forme du spectre inélastique [28].
L’utilisation des spectres élastiques (approche en amortissement) se différencie de la méthode
basée sur l’utilisation des spectres inélastiques (approche en ductilité) essentiellement par le
calcul de facteur de réduction du spectre de demande élastique permettant l’évaluation des
spectres réduits correspondant [25].

Figure III.14 Application de la méthode ICSM

88
Méthode d’évaluation sismique

III.7.1 Construction du spectre de ductilité constante


La procédure pour construire le spectre de réponse de ductilité constante est proposée par
Chopra, 2000 pour un signal sismique connue —ሷ ‰ ሺ–ሻ [AC] :

1- Sélectionner et fixer le facteur d’amortissementɌ.


2- Sélectionner la valeur de 
3- déterminer la réponse —ሺ–ሻ du système linéaire avec et Ɍ égal aux valeurs
sélectionnés. A partir de —ሺ–ሻ déterminer la déformation maximale —Ͳ et la force
maximaleˆͲ ൌ —Ͳ .
4- Déterminer la réponse —ሺ–ሻ d’un système élasto-plastique avec les même valeurs de
ˆ
 et Ɍ et la force élastiqueˆ› ൌ Ͳ , avec  ൐ ͳǡ c’est le facteur de réduction.


Figure III.15 Système elastoplastique

A partir de —ሺ–ሻ déterminer la valeur maximale de déformation — et le facteur de


ductilité correspondantߤ. Répéter pour plusieurs valeurs de ˆ› de façon à obtenir une
courbe (ˆ›Ǣ Ɋሻ.

5- sélectionner et fixer une valeur de ductilité ߤ et la valeur de ˆ›correspondante.


—›
ˆ› ൌ ˆ‘ ǡ —› est connu, les ordonnées spectrales sont données:
—‘

‫ ݕܦ‬ൌ ‫  ݕݑ‬Ǣ ܸ‫ ݕ‬ൌ ߱݊ ‫  ݕݑ‬Ǣ‫ ݕܣ‬ൌ ߱݊ʹ ‫ ݕݑ‬
Où ‫ ݕܦ‬Ǣ ܸ‫ ݕܣݐ݁ ݕ‬sont les réponses spectrales en déplacement, pseudo-vitesse et
ʹߨ
pseudo-accélération respectivement, ߱݊ ൌ ܶ݊

89
Méthode d’évaluation sismique

La répétition pour plusieurs valeurs de ܶ݊ donne les spectres de réponse pour une valeur
ductilité fixe. Pour obtenir le spectre d'une autre ductilité il suffit de changer la valeur deɊ
dans la dernière étape. Les spectres obtenus ont l'allure de la figure (III.16) pour le cas des
pseudo-accélérations.

Figure III.16 Spectres de réponse de ductilité constante.

III.7.2 La procédure A (Approche en ductilité)

Cette approche suit les étapes suivantes [28]:

1- Tracer le diagramme de capacité et le spectre de réponse élastique à


ͷΨd’amortissement en format ADRS. Et évaluer le déplacement de la limite
élastique —›Ǥ
2- Estimer la demande en déplacement ‹ et déterminer la pseudo-accélération
correspondant ‹ à partir du diagramme de capacité. Initialement, supposé
‹ ൌ ሺ ǡ Ɋ ൌ ͳሻ, déterminé pour  à partir du diagramme de la demande.
3- Calculer la ductilitéɊ ൌ ‹ Τ—› .
4- Comparer la ductilité avec la valeur de la ductilité qui est utilisée dans le spectre
inélastique, et déterminer la demande en déplacement si la valeur de la demande en
ductilité (point de performance) égale à la valeur initiale, sinon voir étape 5.
5- Tracer le diagramme de la demande pour une ductilité Ɋ ൌ ʹǡ ͵ǡ Ͷ ǥ et répéter les
étapes 2 à 4 jusqu’à l’obtention de la demande en ductilité égale à la valeur de la
ductilité utilisée dans le spectre inélastique.

90
ETUDE PARAMETRIQUE
CHAPITRE IV

ANALYSE STATIQUE NON


LINEAIRE
Etude paramétrique

IV.1. INTRODUCTION

La double nécessité, de décrire la performance attendue d’une nouvelle construction soumise


à un séisme et d’évaluer la vulnérabilité sismique d’un bâtiment existant, a conduit entre
autres à développer les méthodes de calcul non linéaire.
Les approches d’évaluation de capacités et de demandes sismiques s’appuient souvent sur une
modélisation du comportement non linéaire de la structure et sur un calcul statique équivalent
non linéaire de la réponse représentée par une courbe reliant l’effort tranchant à la base et le
déplacement au sommet, connue sous le nom de courbe Pushover.

Parmi les méthodes d’analyse statique non linéaires, la méthode de spectre de capacité (CSM,
capacity spectrum method), elle est très utilisée dans les calculs non linéaires, et plusieurs
auteurs ont démontré que cette méthode donne une bonne appréciation des demandes
sismiques.

92
Etude paramétrique

IV.2. Description des structures étudiées :

Dans cette partie on utilise la méthode spectre de capacité CSM, seize structures font l’objet
d’une étude comparative, huit structures à base fixes (conventionnelles) et huit structures
isolées à la base, Les structures considérées sont en béton armé contreventées par cinq
portiques auto-stables dans chaque direction. Elles sont de forme carrée, bi-symétriques,
régulières en plan et en élévation, La hauteur d’un niveau est de 3 m et le nombre de niveaux
varie de 3 à 10.
Les dimensions en plan sont :

§ Longueur : 16 m
§ Largeur : 16 m

Les caractéristiques mécaniques des matériaux sont:

§ Béton : la résistance à la compression à 28 jours est égale à 25 MPa.


§ Module d'élasticité du béton: 3.21 107 KN/m2.
§ Armatures longitudinales et transversales en Acier Fe E400.

Les charges et surcharges sont:

§ Terrasse inaccessible: G= 6.75 KN/m2


Q= 1.00 KN/m2

§ Etage courant: G= 4.20 KN/m2


Q= 1.50 KN/m2

Le dimensionnement des éléments structuraux étant fait en se basant sur les règles
du RPA99/Version 2003 et C.B.A 93, Les dimensions adoptées pour l'ensemble des éléments
de structures analysées et leurs ferraillages, sont présentés en annexe.
Le système d’isolation utilisé dans l’analyse est celui d’élastomère fretté avec un amortisseur
en barreau de plomb LRB (25 appuis), les dimensions adoptées (Diamètre, Hauteur) et les
caractéristiques (Rigidité Horizontale et Verticale) pour l’ensemble des appuis sont présentées
en annexe.

93
Etude paramétrique

Figure IV.1 représentation graphique des structures.

94
Etude paramétrique

IV.3. PROGRAMME DE CALCUL

Plusieurs programmes sont adaptés particulièrement aux structures isolées pour permettre
l'analyse et la conception des divers dispositifs d'isolation. Ils permettent d’effectuer les
étapes de modélisation (définition de la géométrie, conditions aux limites, chargements de la
structure, etc.) de façon totalement graphique, numérique ou combinée et offrent de
nombreuses possibilités d’analyse statique et dynamique.
Notons que le premier programme de calcul développé spécifiquement pour analyser les
structures isolées est le N-PAD [11]. Ce programme modélise d’une manière explicite les
éléments non linéaires du système d’isolation, mais adopte un modèle simplifié pour la
superstructure. La supposition de diaphragme rigide est employée dans la représentation de la
superstructure de sorte que seulement trois degrés de liberté soient représentés à chaque
plancher (deux translations et une rotation). Les inconvénients de ce programme incluent
l'incapacité de capturer entièrement le comportement tridimensionnel de la superstructure et le
manque d'un modèle pour expliquer le raidissement des systèmes élastomères.
En outre, le programme le plus répandu dans l’analyse des structures isolées est 3D-BASIS et
ses versions tels que : 3D-BASIS-M, 3D-BASIS-ME et 3DBASIS-TABS. Il représente la
superstructure avec un modèle élastique linéaire semblable au N-PAD. Le programme
introduit différents modèles de dispositifs d'isolation prévus pour capturer les divers
comportements de ces derniers. Les caractéristiques de base de ce programme sont :

§ Modélisation de la superstructure par un modèle élastique linéaire, ainsi qu’une


modélisation détaillée du système d'isolation avec une distribution spatiale des
éléments d'isolation.
§ Disponibilité d’une bibliothèque des systèmes d’isolation et des dispositifs
d'amortissement.
§ Emploi d’une analyse dynamique des réponses temporelles avec un pas de temps
réglable.
§ Introduction des excitations sismiques dans les trois directions.

Par ailleurs, SAP 2000 et ETABS sont les deux programmes les plus sophistiqués qui
permettent l’analyse des structures isolées avec une interface graphique puissante et une
facilité d'utilisation.

95
Etude paramétrique

Cette facilité est traduite par le fait que la création et la modification du modèle structural,
l'exécution de l'analyse et les résultats obtenus (affichages graphiques) sont faites par cet
interface simple. De même, plusieurs éléments non linéaires tels que les dispositifs d’isolation
et les amortisseurs sont disponibles dans ces deux programmes.
Le programme utilisé dans le cadre de notre travail est ETABS version 9.0. L’analyse statique
non linéaire ou l’analyse Pushover offerte par ce programme est très puissante.

IV.4. ANALYSE NON LINEAIRE

IV.4. 1. Lois de Comportement (Rotules non linéaires)

Le comportement non linéaire d’un élément structural (poteau, poutre) est représenté par la
courbe ci-dessous, cette courbe explique le comportement par le développement des rotules
plastiques dans les éléments.

Figure IV.2Exemple de la loi de comportement non-linéaire

Dans la figure IV.2, le point A correspond à l'état déchargé, le point B représente le


comportement de l'élément dans l'état élastique et le point C représente l'état ultime. La droite
BC présente une pente ߙ prise comme écrouissage total. La droite CD représente l'échec
initial de l'élément. Au-delà de point C, la résistance aux charges latérales est habituellement
incertaine et ne permet aux éléments que de soutenir les charges de pesanteur. Au-delà du
point E, la structure atteinte sa capacité maximum de déformation et les charges de pesanteur
ne peuvent pas être soutenues.

96
Etude paramétrique

§ Lois de comportement (Par défaut)

Le programme ETABS utilise des lois de comportement appelées rigide-plastique par défaut
pour tous les éléments, ces lois sont déterminées par le logiciel en lui donnant la géométrie
des éléments ainsi que la section d’acier qui a été introduite pour le calcul. Ces lois sont
basées sur les critères du FEMA-356 et l’ATC-40.

§ Lois de comportement (déterminée)

Les lois de comportement des éléments barres (poteaux, poutres) peuvent être calculées
comme il a été expliqué dans le chapitre III.
Dans ce travail on a opté pour les lois de comportement déterminées, selon les lois bilinéaires
(moment-rotation) on a calculé les rotules de flexion. Les résultats obtenus sont présentés
dans l’annexe.
La figure IV.3 présente les catégories des poteaux en fonction des efforts normaux de notre
structure.

Figure IV.3 Catégories des lois de comportement

Tableau IV.1 Distribution des éléments structuraux dans les catégories

Catégories Elément

A ͳǡ ͷ ǡ ͳ ǡ ͷ

B ʹǡ ͵ ǡ Ͷ ǡ ʹǡ ͵ ǡ Ͷ

C ʹǡ ͵ ǡ Ͷ ǡ ʹǡ ͵ ǡ Ͷ ǡ ʹǡ ͵ ǡ Ͷ

POUTRE Toutes les poutres

97
Etude paramétrique

IV.4. 2. Lois de Comportement des appuis

Les appuis utilisés dans cette étude sont en élastomère fretté avec un amortisseur en barreau
de plomb LRB (Lead Rubber Bearing)

Figure IV.4 Loi de comportement d’un appui

Les formules utilisé pour calculer les lois de comportement des appuis c’est comme suit :
— ൌ Ƚ†ሺ Ǥ ͳሻ

 † ൌ  ‡ˆˆ െ ሺ Ǥ ʹሻ

Avec :
—Rigidité linéaire
†Rigidité non linéaire
‡ˆˆ Rigidité effective
 Déplacement de conception
† Force élastique

Ɏ
† ൌ ‡ˆˆȾ‡ˆˆሺ Ǥ ͵ሻ
ʹ

› ൌ ሺ Ǥ Ͷሻ
— െ †

› ൌ  — › ሺ Ǥ ͸ሻ

Les lois de comportement non linéaires de tous les appuis parasismique LRB pour les huit
structures étudiés sont récapitulées dans l’annexe.

98
Etude paramétrique

IV.5. Modèle de chargement

Les effets et l’exactitude des modèles des charges latérales utilisés dans l’analyse Pushover
pour prévoir le comportement de la structure vont éclairer dans les courbes de capacité. Dans
cette étude on utilise le modèle ͂MODE̓ parce que la masse modale effective de la
structure dans le premier mode dépasse 75% de toute la masse.

IV.6. Résultats de calcul et interprétations

La phase de calcul se divise en deux parties : calcul linéaire et calcul non linéaire. Selon la
taille du fichier et la précision demandée, cette tâche demande peut ou énormément de temps.
Les résultats de calcul linéaire sont présentés en annexe.

IV.6. 1. Périodes et Facteurs de contribution modale cumulée

Les résultats obtenus pour les deux types de structures sont récapitulés dans le tableau IV.2

Tableau IV.2 Comparaison des périodes et facteurs de contribution modale cumulés.

Facteurs de contribution
Niveaux Type de structure Période Fréquence modale cumulée
Nombre de mode ߟܿ‫ ݈ݑ݉ݑ‬± %
conventionnelle 0.207 4.831 5 95.58
3
Isolée 0.504 1.984 1 97.36
conventionnelle 0.502 1.992 5 93.47
4
Isolée 1.013 0.987 1 95.17
conventionnelle 0.578 1.730 5 90.66
5
Isolée 1.198 0.835 2 97.90
conventionnelle 0.673 1.486 7 92.41
6
Isolée 1.402 0.713 2 98.07
conventionnelle 0.775 1.290 7 92.08
7
Isolée 1.593 0.628 2 98.01
conventionnelle 0.901 1.110 7 91.46
8
Isolée 1.865 0.536 2 98.43
conventionnelle 0.956 1.046 7 90.57
9
Isolée 1.981 0.505 2 98.19
conventionnelle 1.123 0.890 8 91.08
10
Isolée 2.202 0.454 2 98.01

99
Etude paramétrique

§ Périodes fondamentales des structures

Les résultats obtenus montrent que l’effet du système d’isolation est d’assouplir le bâtiment
par le rallongement de la période fondamentale de la structure à une valeur plus grande par
rapport à la valeur obtenue pour les structures encastrées à la base. En effet, le décalage de la
période est la raison primaire de l'efficacité du système d'isolation.

§ Les facteurs de contribution modale

D’après l’article 4.3.4 du RPA99/ Version 2003 le nombre de modes à considérer est tel que
la somme des masses modales effectives pour les modes retenus soit au moins égale à 90% de
la masse totale de la structure. D’après le tableau IV.2 on remarque que les facteurs de
contribution modale cumulés des structures isolées de 3 et 4 niveaux dépassent les 95% en 1er
mode de vibration et pour les structures isolées de 5 à 10 niveaux, les facteurs de contribution
modale cumulés dépassent les 98% pour la somme du 1er et du 2ème mode.
En revanche pour les structures conventionnelles, les facteurs de contribution modale des
structures est de 90% avec les 5 premiers modes pour les structure de 3 à 5 niveaux, et 90%
avec les 7 premier modes pour les structures de 6 à 9 niveaux. Par conséquent, on peut dire
que la réponse des structures isolées est contrôlée par le premier mode, en d’autres termes la
contribution des modes supérieurs dans la réponse des structures isolées est négligeable ce qui
est le contraire dans le cas des structures conventionnelles.

100
Etude paramétrique

IV.6. 2. Courbe de capacité (Pushover)

Les courbes Pushover (Effort tranchant à la base-déplacement au sommet) sont les enveloppes
des forces-déplacements des structures et représentent la réponse globale de la structure.
Les courbes de capacité obtenues en utilisant le modèle de chargement MODE pour les deux
types de structures, conventionnelles et isolées, sont présentées dans la figure IV.5. Ces
courbes Pushover, illustrent le comportement proche du comportement réel des structures en
question.

Les courbes des structures conventionnelles sont caractérisées d’abord par une partie élastique
puis elle s’incline en décrivant le comportement de la structure dans sa phase inélastique, et à
la fin on remarque une dégradation importante de la rigidité latérale de l’ossature jusqu’à la
rupture par formation d’un mécanisme de ruine.
En revanche les courbes de capacité des structures isolées présentent un changement faible
entre les deux phases élastique et plastique.
Ces courbes montrent l’influence des appuis parasismiques sur la capacité des structures. Les
structures conventionnelles présentent une rigidité initiale supérieure à la rigidité des
structures isolées, mais présentent un déplacement maximum inférieur à celui de la structure
isolée.

Les accélérations spectrales des structures isolées à 8, 9 et 10 niveaux sont très grandes par
rapport à celles des structures conventionnelles à des déplacements égaux, la différence des
accélérations peut être expliqué par la diminution de l’efficacité des appuis parasismiques, par
conséquent on peut constater que l’effet des appuis parasismique est défavorable pour les
structures élancée à des niveaux supérieurs ou égale à 8.

101
Etude paramétrique

Figure IV.5 Courbes Pushover des structures conventionnelles et isolées.

102
Etude paramétrique

Figure IV.6 Diagrammes de capacité des structures conventionnelles et isolées.

103
Etude paramétrique

IV.6. 3. Profils de déplacements

La détermination des déplacements inter-étages des structures est indispensable pour


l’évaluation des performances sismiques car les dommages structuraux sont liés directement
aux déplacements inter-étages. Les résultats des profils de déplacements inter-étages sont
représentés dans les figures IV.7 :

Figure IV.7 Déplacements inter-étages des structures conventionnelles et isolées.

104
Etude paramétrique

La détermination des déplacements inter-étages des structures est indispensable pour


l’évaluation des performances sismiques car les dommages structuraux sont liés directement
aux déplacements inter-étages.
D’après la figure IV.7, on remarque que les déplacements inter-étages des structures isolées à
la base sont très faibles par rapport aux déplacements inter-étages des structures à base fixe.
Cette différence s’explique par la contribution des appuis parasismiques dans la réduction des
déplacements inter-étage des structures.
On remarque aussi que dans les structures isolées de 5 à 10 niveaux les déplacements inter-
étages sont négligeables donc on peut dire que ces structures se déplacent comme un corps
rigide, par contre les déplacements inter-étages dans les structures isolées de 3 et 4 niveaux
sont relativement importants, par conséquent on constate que les appuis parasismiques dans
ces structures non pas travailler convenablement, de ce fait on peut conclure que les appuis
parasismique sont moins efficaces dans le cas des structures légers ou les structures inférieurs
à 5 niveaux.

IV.6. 4. Evaluation de la demande sismique

Dans cette partie, on étudié deux types de structures à 5 niveaux, conventionnelle et isolée, en
utilisant la méthode basée sur la performance CSM (Capacity Spectrum Method), les étapes
de calcul sont résumées comme suit :

1- Détermination de la courbe de capacité des deux structures.


2- Conversion des courbes Pushover en format ADRS.
3- Conversion de spectre de demande en format ADRS.
4- Evaluation du point de performance.

105
Etude paramétrique

IV.6.4. 1. Courbe de capacité

Les courbes Pushover (Effort tranchant à la base – déplacement au sommet) sont les
enveloppes des forces – déplacements des structures et représentent la réponse globale de la
structure. Le modèle de chargement choisi dans l’analyse Pushover est le chargement MODE.
Les courbes de capacité des deux types de structures sont présentées dans la figure IV.8

Figure IV.8 Courbes de capacité des structures à 5 niveaux encastrée et isolée

IV.6.4. 2. Conversion des courbes Pushover en format ADRS

Les courbes de capacité des deux structures subissent une conversion vers les diagrammes de
capacité (figure IV.9), cette conversion est détaillée précédemment dans le chapitre III.

Figure IV.9 Diagramme de capacité des structures à 5 niveaux encastrée et isolée.

106
Etude paramétrique

IV.6.4. 3. Evaluation du point de performance

Pour déterminer le point de performance, on utilise la procédure A (Approche en ductilité), il


s’agit de comparer la courbe de capacité de la structure (capacité à dissiper l’énergie) et la
demande (demande en énergie à dissiper) sous la forme d’un spectre inélastique.
Le spectre inélastique est établi en réduisant le spectre de conception élastique par des
facteurs liée à la ductilité et à la période.
Le spectre de réponse utilisé dans notre travail est présenté dans les figures IV.10 et IV.11

Figure IV.10 Diagramme de demande sismique.

Figure IV.11 Spectre de réponse inélastique.

107
Etude paramétrique

Les étapes de la procédure A sont détaillée précédemment dans le chapitre III, les résultats
obtenus pour les deux types de structures à 5 niveaux sont présentés dans le tableau IV.3 et
illustrées dans la figure IV.12.

Tableau IV.3 Résultat de la méthode CSM

Structure encastrée à la base Structure isolée à la base


µ µ
µ Dy (cm) Ay (g) D (cm) µ Dy (cm) Ay (g) D (cm)
calculé calculé
1.00 1.75 0.26 3.90 2.23 1.00 - - - -
1.20 1.70 0.25 3.50 2.06 1.50 0.55 0.13 7.40 13.45
1.30 1.10 0.27 2.25 2.05 2.00 0.55 0.12 6.50 11.82
1.40 1.10 0.23 1.80 1.64 2.50 0.60 0.11 5.80 9.67
1.50 1.10 0.22 1.65 1.50 3.00 0.50 0.11 5.00 10.00
3.50 0.50 0.07 2.10 4.20
3.80 0.50 0.06 2.05 4.10
4.00 0.50 0.06 2.00 4.00

Figure IV.12 Evaluation du point de performance des deux structures à 5 niveaux

108
Etude paramétrique

Au point de performance, la demande est égale à la capacité, et correspond à un état de


dommage bien défini, il correspond aussi à un déplacement maximum et à un état spécifique
de l’énergie à dissiper.

L’état de dommage correspond à l’ensemble des déformations de tous les éléments de la


structure. Il faut alors revenir à la notion de « critères acceptables », en fonction des niveaux
de performance de la structure choisi par le maître d’ouvrage.

La figure IV.12 montre une comparaison entre les deux spectres de capacités en format
ADRS, les deux structures présentent un point de performance caractérisé par un déplacement
spectral, une accélération spectrale et ductilité (voir tableau IV.3), on remarque que le
déplacement spectral dans la structure isolée est plus grand que celui de la structure
conventionnelle, et l’accélération spectrale dans la structure isolée est moins importante que
l’accélération spectrale dans la structure conventionnelle, en d’autre terme on constate une
réduction des demandes sismiques qui rend le niveau de performance de la structure plus
avantageux.

Les résultats obtenus sont résumés comme suit :

§ Une augmentation du déplacement spectral d’environ 21 % qui représente le


déplacement de système d’isolation.
§ Une diminution de l’accélération spectrale d’environ 73 % qui représente la réduction
de la demande en termes de sollicitations apportées par le séisme.
§ La structure avec système d’isolation dissipe plus d’énergie que la structure
conventionnelle.

La capacité de dissipation d’énergie est une caractéristique essentielle dans la conception


parasismique. En effet, la flexibilité qu’elle présente l’ossature isolée, sous déformations
excessives, conduit à la formation d’un mécanisme de rupture moins important que celui de la
structure encastrée.

109
Etude paramétrique

IV.6. 5. Mécanisme de rupture

Dans les systèmes hyperstatiques et sous un chargement croissant, la fissuration du béton


provoque d’abord une redistribution des sollicitations dans les différentes pièces de la
structure, puis certaines zones entrent dans le domaine post élastique d’où l’apparition des
rotules plastiques qui contribuent à la formation d’un mécanisme de rupture qui doit être
statiquement stable pour être retenu comme représentant de la capacité portante du système
étudié.
En effet une structure peut avoir plusieurs mécanismes de rupture et dans ce cas le concepteur
doit choisir celui le plus critique et cela pour des raisons de sécurité. L’hypothèse
d’intervention simultanée de plusieurs mécanismes et, certes dans le sens de la sécurité car
elle ne tient pas compte de la probabilité de cette simultanéité.

Les figures IV.13 et IV.14 ci-dessous représentent le mécanisme de rupture ultime pour les
conventionnelles et les structures isolées respectivement.

Figure IV.13 Mécanisme de rupture de la structure conventionnelle.

110
Etude paramétrique

Figure IV.14 Mécanisme de rupture de la structure isolée.

IV.6. 6. Effort tranchant à la base

Les efforts tranchants à la base des deux structures, conventionnelles et isolées, pour chaque
étape sont illustrés dans la figure IV.15.
D’après cette figure, les structures conventionnelles présentent des efforts tranchants à la base
supérieurs aux efforts tranchant des structures isolées, en d’autre terme le système d’isolation
réduit les efforts tranchants à la base et par conséquent réduit les efforts tranchants dans les
niveaux supérieurs des structures. Ceci est dû au rallongement de la période et à l’influence
du système d’isolation sur le contenu fréquentiel des structures, qui se traduit par une
translation vers les basses fréquences.

111
Etude paramétrique

Figure IV.15 Effort tranchant à la base des deux structures.

112
Etude paramétrique

IV.7. CONCLUSION

Les résultats numériques obtenus par l’étude statique non linéaire sur l’efficacité des
structures isolées nous a permet de déduire que :

§ Les périodes des structures isolées sont allongées par rapport aux périodes des
structures à base fixe, ce décalage de la période est la raison primaire de l'efficacité du
système d'isolation.
§ Les accélérations de la structure isolée sont moins importantes par rapport aux
accélérations de la structure encastrée.
§ Les accélérations spectrales dans les structures isolées de 8,9 et 10 niveaux sont
importantes, de ce fait on constate que l’effet des appuis parasismique est défavorable
pour les structures élancées à des niveaux supérieurs à 8.
§ Les déplacements inter étages des structures isolées à la base sont presque nuls cela
veut dire que ces structures vibrent presque comme un corps rigide.
§ Les déplacements inter étages des structures isolées de 3 et 4 niveaux sont
relativement importantes, par conséquent les appuis parasismiques sont moins
efficaces dans le cas des structures légers ou les structures inférieurs à 5 niveaux.
§ La détermination du point de performance pour chaque structure à 4 niveaux montre
une augmentation du déplacement spectral d’environ 21 % qui représente le
déplacement de système d’isolation, une diminution de l’accélération spectrale
d’environ 73 % qui représente la réduction de la demande en termes de sollicitations
apportées par le séisme.
§ Le système d'isolation réduit les efforts tranchants à la base et par conséquent réduit
les efforts tranchants aux niveaux supérieurs.

113
CHAPITRE V

ANALYSE DYNAMIQUE NON


LINEAIRE
Etude paramétrique

V.1. INTRODUCTION

La forme la plus complète d’analyse des structures dont le comportement est non linéaire sous
action sismique est le calcul dynamique temporel non linéaire. Cette méthode tient compte du
caractère non linéaire du comportement des éléments structurels en fournissant en données les
lois de comportement non linéaires de ces éléments. Le calcul s’effectue pas à pas sur le
temps et peut durer longtemps, même pour des structures simples, elle nécessite un calcul
numérique.

Dans ce chapitre on a utilisé la méthode dynamique non linéaire dans l’analyse des structures
isolées à la base, ce calcul est réalisé en imposant directement les mouvements sismiques à la
base des structures, pour cela on a sélectionné huit accélérogrammes.

115
Etude paramétrique

V.2. Description des structures étudiées :

Dans cette partie on étudie les mêmes structures isolées à la base présentées précédemment
dans le chapitre IV, en utilisant la méthode d’analyse dynamique non linéaire. La hauteur
d’un niveau est de 3 m et le nombre de niveaux varie de 3 à 10 niveaux.
Les dimensions en plan sont :

§ Longueur : 16 m
§ Largeur : 16 m

Les dimensions adoptées pour l'ensemble des éléments et structures analysées et leurs
ferraillages, sont présentés en annexes. Les étudiées structures sont représentés dans la figure
V.1

Figure V.1 représentation graphique de la structure isolée à la base.

116
Etude paramétrique

V.3. ANALYSE DYNAMIQUE NON LINEAIRE

L’analyse dynamique des réponses temporelles (par accèlèrogrammes) est utilisée dans cette
partie de l’étude paramétrique. La méthode dynamique par accélérogrames est plus précise
que la méthode statique non linéaire pour analyser le comportement non linéaire du système
d’isolation et étudier les réponses des structures en fonction du temps.
Le programme utilisé pour l’analyse dynamique non linéaire est le programme ETABS v9.
Les d’accèlèrogrammes utilisés dans l’analyse sont ceux du séisme du 21 mai 2003 de
Boumerdès enregistrés à la station de Dar El Beida, Keddara et Tizi Ouzou. En plus les
accélérogrammes de Northridge 1994 (Station Sylmar), El-Centro 1940, El-Centro 1979,
Loma Prieta 1989 (Station d'Hollister) et Northridge 1994 (Station de Newhall).

Les caractéristiques de ces accélérogrammes sont récapitulées dans le tableau V.1

Tableau V.1 les caractéristiques des accélérogrammes utilisés dans l’analyse dynamique

Accélérogramme PGA (g) PGV (cm/s) PGD (cm)


Boumerdes 2003 (Station de Dar El Beida) 0.55 41.9 18.3
Boumerdes 2003 (Station de Kaddara) 0.34 18.9 4.6
Boumerdes 2003 (Station de Tizi Ouzou) 0.20 9.0 2.0
Northridge 1994 (Station de Sylmar) 0.84 128.88 32.55
El-Centro 1940 (N/S) 0.32 36.14 21.34
El-Centro 1979 0.436 108.71 55.16
Loma prieta 1989 (Station d'Hollister) 0.37 62.779 30.18
Northridge 1994 (Station de Newhall) 0.59 94.72 30.47

117
Etude paramétrique

Les accélérogrammes utilisés dans cette étude sont illustrés dans la figure V.2

Figure V.2 Les accélérogrammes utilisés dans l’analyse dynamique.

118
Etude paramétrique

Les contenus fréquentiels des accélérogrammes utilisées sont représentés dans la figure V.3

Figure V.3 Contenu fréquentiel des accélérogrammes utilisés.

119
Etude paramétrique

V.4. Résultats de calcul et interprétations

V.4. 1. Les courbes hystérésis

Les figures V.3 représentent le comportement hystérétique des appuis parasismiques dans les
huit structures étudiées :

Séisme de Boumerdes 2003 (Station de Dar El Beida)

Figure V.4 Analyse dynamique non linéaire des appuis parasismiques.

120
Etude paramétrique

Séisme de Boumerdes 2003 (Station de Kaddara)

Figure V.4 Analyse dynamique non linéaire des appuis parasismiques (suite).

121
Etude paramétrique

Séisme de Boumerdes 2003 (Station de Tizi Ouzou)

Figure V.4 Analyse dynamique non linéaire des appuis parasismiques (suite).

122
Etude paramétrique

Northridge 1994 (Station de Sylmar)

Figure V.4 Analyse dynamique non linéaire des appuis parasismiques (suite).

123
Etude paramétrique

El Centro 1940

Figure V.4 Analyse dynamique non linéaire des appuis parasismiques (suite).

124
Etude paramétrique

El Centro 1979

Figure V.4 Analyse dynamique non linéaire des appuis parasismiques (suite).

125
Etude paramétrique

Loma Prieta 1989 (Station de Hollister)

Figure V.4 Analyse dynamique non linéaire des appuis parasismiques (suite).

126
Etude paramétrique

Northridge 1994 (Station de Newhall)

Figure V.4 Analyse dynamique non linéaire des appuis parasismiques (suite).

127
Etude paramétrique

V.4. 2. Les Déplacement max des appuis parasismiques

Les déplacements max des appuis parasismiques pour les huit structures de 3 jusqu’à 10
niveaux, sous l’effet des séismes sont résumées dans le tableau V.2 et représentés dans la
figure V.5

Tableau V.2 Déplacements max des appuis parasismiques

Les déplacements max des appuis parasismiques (m)


Structure de
n niveaux ELECENTO DARELBEIDA ELECENTO HOLLISTER KEDDARA NEWHAL SYLMAR TIZIOUZOU
1979 2003 1940 1989 2003 1994 1994 2003
10 0.0014 0.0041 0.0919 0.007 0.0008 0.0233 0.0063 0.0014
9 0.0065 0.005 0.0757 0.0055 0.0007 0.018 0.0038 0.0013
8 0.0064 0.0035 0.0686 0.0052 0.0007 0.0134 0.0029 0.0009
7 0.0051 0.0029 0.0566 0.0044 0.0007 0.0101 0.0034 0.0009
6 0.0059 0.0021 0.0551 0.0034 0.0005 0.0085 0.0043 0.0009
5 0.0037 0.0018 0.0455 0.0025 0.0005 0.0063 0.0049 0.0007
4 0.0055 0.0013 0.05 0.0028 0.0006 0.0052 0.0032 0.0006
3 0.0071 0.0008 0.0249 0.0026 0.0002 0.0039 0.0045 0.0004

Figure V.5 Déplacements max des appuis parasismiques

128
Etude paramétrique

El Centro 1940

Figure V.5 Déplacements max des appuis parasismiques (suite)

D’après les figures V.4 et V.5, on rearque que le déplacement max des appuis parasismiques
est important sous les l’effet du séisme de Northridge 1994 (Station de Newhall), et que ce
déplacement augmente au fur et à mesure que la hauteur de la structure isolée augmente, il est
à noter que le séisme de northridge est un séisme fort, caractérisées par des amplitudes
importantes à des fréquences basses, d’après la figure V.2 on remarque sur l’acélérogramme
de Newhall plusieurs pic d’amplitudes dans l’intervalle 0.5 à 1.8 Hertz, cet intervalle coïncide
avec l’intervalle qui contient les fréquences propres des structures isolées (de 0.54 à 1.98
Hertz) ce qui explique ces grands déplacement, de ce fait on constate que les isolateurs
sismiques travaillent convenablement sous l’effet des séismes de forte intensité et qui possède
un contenu fréquentiel riche en basse fréquence.
En revanche les déplacements des appuis parasismiques sont très faible sous les l’effet du
séisme de Boumerdes 2003 (Station de Keddara et Tizi Ouzou), le déplacement max est
presque le même pour toutes les structure de 3 à 10 niveaux. Ces séismes sont caractérisés par
de faibles amplitudes, la fréquence propre de ces structures varie entre 0.54 et 2 Hertz dans
cet intervalle les amplitudes enregistrés sont très faible, c’est la raison pour laquelle les
isolateurs parasismique pratiquement n’ont pas, par conséquent on conclue que les isolateurs
ne sont pas efficace sous l’effet des séismes faibles.
On remarque aussi que sous l’effet des séismes de Loma prieta (Hollister), Northridge
(Sylmar) et El centro, les appuis parasismiques ont travaillé d’une façon modérée, leurs
déplacements max varient selon la hauteur de la structure (fréquence propre de la structure) et
le contenu fréquentiel de ces séismes.

129
Etude paramétrique

V.4. 3. Comparaison des énergies absorbées

La figure V.6 montre une comparaison entre l’énergie absorbée par le système d’isolation
dans les structures de 4, 7 et 10 niveaux, sous l’effet de huit séismes.

Figure V.6 Énergie absorbée par le système d’isolation dans les structures de 3, 7 et 10 niveaux

130
Etude paramétrique

Le système d’isolation dissipe l’énergie induite par les séismes avant que cette énergie ne soit
transférée à la structure, d’après la figure V.6 on remarque que l’énergie dissipé par les
isolateurs parasismiques varie d’un séisme à l’autre.
Pour les accélérogramme de Keddara et de Tizi Ouzou, l’énergie dissipée dans les structures
de 4, 7 et10 niveaux est très faible ce qui implique que les isolateurs n’ont pas travaillé.
Pour les accélérogramme de Sylmar et d’Hollister, les énergies dissipées par les isolateurs
sont moyenne, cette énergie varie légèrement entre les structures de 7 et 10 niveaux, ceci
indique que ces isolateurs ont travaillé de la même façon sous deux demandes différentes,
donc on peut dire que le système d’isolation dans ce cas est moins efficace dans les structures
élances.
Pour les accélérogramme d’Elcentro et d’Newhall, les énergies dissipées par les isolateurs
sont importantes, cette énergie varie proportionnellement avec la hauteur des structures
isolées, plus la hauteur augmente plus la demande sismique augmente et plus les isolateurs
dissipent de l’énergie, dans ce cas les isolateurs ont travaillé d’une façon progressive, donc
on constate que le système d’isolation dissipe mieux l’énergie induite par les séismes de forte
intensité.

131
Etude paramétrique

V.4. 4. Comparaison des déplacements

Dans le but de comparer les déplacements des deux derniers niveaux, on a choisi les trois
structures isolées à 4, 7 et 10 niveaux.
Les figures V.7 à V.9 illustrent les déplacements en fonction du temps des deux derniers
niveaux des structures considérées.

§ Structure à 4 niveaux

Figure V.7 Comparaison des déplacements des deux niveaux de la structure isolée à 4 niveaux

132
Etude paramétrique

§ Structure à 7 niveaux

Figure V.8 Comparaison des déplacements des deux niveaux de la structure isolée à 7 niveaux

133
Etude paramétrique

§ Structure à 10 niveaux

Figure V.9 Comparaison des déplacements des deux niveaux de la structure isolée à 10 niveaux

134
Etude paramétrique

V.4. 5. Comparaison des accélérations

Les figures V.10 à V.12 illustrent les accélérations en fonction du temps des deux derniers
niveaux des structures isolées à 4, 7 et 10 niveaux.

§ Structure à 4 niveaux

Figure V.10 Comparaison des accélérations des deux niveaux de la structure isolée à 4 niveaux

135
Etude paramétrique

§ Structure à 7 niveaux

Figure V.11 Comparaison des accélérations des deux niveaux de la structure isolée à 7 niveaux

136
Etude paramétrique

§ Structure à 10 niveaux

Figure V.12 Comparaison des accélérations des deux niveaux de la structure isolée à 10 niveaux

137
Etude paramétrique

D’après les figures V.6, V.7 et V.8 on remarqué que le déplacement inter-étages est faible
dans les structures isolées à 3 et 7 niveaux cela veut dire que ces structures vibrent presque
comme un corps rigide et subissent moins de déformations du fait que les déplacements
horizontaux de ces structures isolées sont approximativement identique sur toute la hauteur, Il
en résulte que les amplifications des déplacements sont considérablement réduites, par contre
pour les structures isolées à 10 niveaux le déplacement inter-étage devient plus important, les
structures isolées vibrent d’un coté à l’autre avec des amplification dans les déplacements ce
qui provoque l’endommagement de ces structures. De même d’après les figures V.9, V.10 et
V.11 on remarqué que les accélérations dans le dernier niveau est presque égale à
l’accélération dans l’avant dernier niveau pour les structures isolées à 4 et 7 niveaux, par
contre pour les structures isolées à 10 niveaux les accélérations dans les deux derniers niveaux
sont différentes, ceci est dû à une amplification des accélérations. En plus on remarque bien
que le système d’isolation devient plus efficace dans le cas des mouvements sismiques forts,
car en se déformant il réduit l’amplification des accélérations et par conséquent
l’amplification des déplacements dans les structures isolées. Par contre, dans le cas des
mouvements sismiques d’intensités modérées ou faibles, la déformation du système
d’isolation est petite et par conséquent les structures subissent des amplifications des
accélérations dans les niveaux supérieurs et des déplacements relatifs important entre les
niveaux. Ceci est dû au rallongement de la période et à l’influence du système d’isolation sur
le contenu fréquentiel de la structure, qui se traduit par une translation vers les basses
fréquences.

138
Etude paramétrique

V.5. CONCLUSION

La comparaison des réponses des bâtiments isolées sous l’effet des différents séismes permet
d’avoir une idée générale de l’influence du contenu fréquentiel. D’après les résultats
numériques obtenus par l’étude dynamique non linéaire on peut déduire que :

§ les isolateurs sismiques travaillent principalement sous l’effet des séismes de forte
intensité et qui possède un contenu fréquentiel riche en basse fréquence.
§ les isolateurs sismiques ne sont pas efficaces sous l’effet des séismes faibles.
§ les déplacements maximaux des appuis parasismiques varient selon la hauteur de la
structure (fréquence propre de la structure) et le contenu fréquentiel des séismes.
§ la réponse globale des bâtiments isolées diminue en mesure que la période
prédominante du séisme diminue par rapport à celle du bâtiment isolé
§ le système d’isolation dissipe mieux l’énergie induite par les séismes de forte intensité.
§ le système d’isolation est moins efficace dans le cas des structures élances.
§ L’amplification des accélérations et des déplacements relatifs entre les deux derniers
niveaux est faible dans les structures à 4 et 7 niveaux.
§ Pour les structures élancées (structure à 10 niveaux), on constate une amplification
des accélérations et des déplacements relatifs entre les deux derniers, donc on peut
dire que l’effet des appuis parasismique est défavorable dans le cas des structures
élancées.
§ le système d’isolation est plus efficace dans le cas des mouvements sismiques forts
que dans le cas des séismes modéré ou d’intensité faible.

139
CONCLUSION GENERALE
Conclusion générale

CONCLUSION GENERALE

L’objectif principal de ce mémoire était de mettre en évidence le rôle des appuis


parasismiques dans la réduction des effets sismiques sur les structures contreventées par des
portiques autostables dans le cadre des Règles Parasismiques Algérienne RPA99/2003.
Le concept d’isolation sismique est une technique nouvelle dans le génie parasismique. Son
principe assez simple, consiste à créer une discontinuité entre la fondation et la superstructure,
de sorte que l’énergie sismique ne peut pas être entièrement transmise dans la structure. Dans
le présent travail, une recherche bibliographique sur l’isolation sismique à été faite, où son
historique, un aperçu sur les différents types de dispositifs d’isolation sismiques ainsi que la
méthodologie de dimensionnements des différents appuis parasismiques a été passée en revue.
Ensuite, la théorie linéaire de base des structures isolées a été développée en utilisant la
méthode d’analyse modale spectrale dans le cas des structures à 2 degré de liberté et à
plusieurs degrés de liberté. D’après cette théorie, la réponse sismique des structures isolées est
fortement dominée par le premier mode de vibration qui entraîne la déformation seulement
dans le système d'isolation. En dernier lieur, on a exposé une des méthodes de conception
basée sur la performance ; à savoir la méthode de spectre de capacité CSM, présentée par
Freeman et al en 1975. Son principe consiste à superposer une courbe qui représente la
capacité de la structure issue d’une analyse statique non linéaire (Pushover) avec une courbe
représentative de la sollicitation apportée par le séisme. L’intersection de ces deux courbes
représente le point de performance qui permet d’évaluer le déplacement maximal de la
structure dans le domaine plastique.
Dans le présent travail on a étudie plusieurs structures par deux méthodes d’analyse
différentes. A cet effet, on a divisée la partie étude paramétrique en deux chapitres.
Une application de la méthode Pushover a été réalisée sur les structures de 3 à 10 niveaux
avec et sans le système d’isolation, et une étude d’évaluation des demandes sismiques a été
faite en utilisant la procédure A de l’ATC40 (approche en ductilité).
L’étude comparative effectuée sur la structure avec et sans le système d’isolation nous a
permis de mettre en évidence l’influence des appuis parasismiques sur la réduction des
demandes sismiques, les principaux résultats peuvent être énumérés comme suit :

- Les périodes des structures isolées sont allongées par rapport aux périodes des
structures à base fixe.

141
Conclusion générale

- l’effet des appuis parasismique est défavorable pour les structures élancées à des
niveaux supérieurs à 8.

- Les déplacements inter-étages des structures isolées à la base sont négligeables.

- les appuis parasismiques sont moins efficaces dans le cas des structures légers ou les
structures inférieurs à 4 niveaux.

- Les accélérations de la structure isolée sont moins importantes par rapport aux
accélérations de la structure encastrée.

- Le système d'isolation réduit les efforts tranchants à la base

Par la suite, une application de la méthode dynamique non linéaire par accélérogrammes a été
entreprise sur des structures isolées à la base de 3 à 10 niveaux. La comparaison des réponses
de ces structures sous l’effet des différents séismes nous a permis d’avoir une idée générale de
l’influence du contenu fréquentiel des séismes sur les réponses sismiques des structures
isolées. Les principaux résultats sont :

- les isolateurs sismiques travaillent principalement sous l’effet des séismes de forte
intensité et qui possèdent un contenu fréquentiel riche en basse fréquence.

- le système d’isolation est plus efficace dans le cas des mouvements sismiques forts
que dans le cas des séismes modéré ou d’intensité faible.

- la réponse globale des bâtiments isolés diminue en mesure que la période


prédominante du séisme diminue par rapport à celle du bâtiment isolé.

- le système d’isolation dissipe mieux l’énergie induite par les séismes de forte intensité.

- le système d’isolation est moins efficace dans le cas des structures élances.

Finalement, nous estimons avoir répondu en grande partie aux objectifs assignés à cette étude.
On est parvenu à éclairer l’influence de l’isolation à la base sur la réduction des demandes
sismiques, et à conclure qu’il faudrait limiter le nombre de niveaux des structures isolées entre
4 et 8 niveaux afin d’avoir une meilleure performance.

142
Conclusion générale

L’évolution dans le domaine de l’utilisation de la technique d’isolation, nous pousse à


suggérer l’adoption de cette nouvelle technique dans les futurs règlements parasismique

143
ANNEXE
Annexe

I. Représentation graphique des structures étudiées

Catégories Elément

A ͳǡ ͷ ǡ ͳ ǡ ͷ

B  ʹǡ ͵ ǡ Ͷ ǡ ʹǡ ͵ ǡ Ͷ

C ʹǡ ͵ ǡ Ͷ ǡ ʹǡ ͵ ǡ Ͷ ǡ ʹǡ ͵ ǡ Ͷ

POUTRE Toutes les poutres

144
Annexe

II. Périodes et Facteurs de contribution modale cumulée

II. 1. Structures conventionnelles

§ Structure à 3 niveaux
Mode Période (s) ߟ‫ݔ‬ሺΨሻcumulé ߟ‫ݕ‬ሺΨሻcumulé SumRZ
1 0.207 0.029 83.179 0.000
2 0.207 83.208 83.208 0.000
3 0.200 83.208 83.208 83.133
4 0.069 89.922 88.864 83.133
5 0.069 95.578 95.578 83.133
6 0.066 95.578 95.578 95.540
7 0.038 96.302 99.276 95.540
8 0.038 100.000 100.000 95.540
9 0.037 100.000 100.000 100.000

§ Structure à 4 niveaux
Mode Période (s) ߟ‫ݔ‬ሺΨሻcumulé ߟ‫ݕ‬ሺΨሻcumulé SumRZ
1 0.502 0.720 80.337 0.000
2 0.502 81.057 81.057 0.000
3 0.455 81.057 81.057 81.052
4 0.164 87.720 86.812 81.052
5 0.164 93.475 93.475 81.052
6 0.148 93.475 93.475 93.404
7 0.092 95.311 95.608 93.404
8 0.092 97.445 97.445 93.404
9 0.083 97.445 97.445 97.429
10 0.063 99.734 97.711 97.429

§ Structure à 5 niveaux
Mode Période (s) ߟ‫ݔ‬ሺΨሻcumulé ߟ‫ݕ‬ሺΨሻcumulé SumRZ
1 0.578 6.619 72.356 0.000
2 0.578 78.975 78.975 0.000
3 0.532 78.975 78.975 79.002
4 0.191 88.955 80.677 79.002
5 0.191 90.658 90.658 79.002
6 0.174 90.658 90.658 90.576
7 0.107 95.447 90.905 90.576
8 0.107 95.693 95.693 90.576
9 0.097 95.693 95.693 95.623
10 0.069 96.807 97.036 95.623

145
Annexe

§ Structure à 6 niveaux
Mode Période (s) ߟ‫ݔ‬ሺΨሻcumulé ߟ‫ݕ‬ሺΨሻcumulé SumRZ
1 0.673 61.650 15.413 0.061
2 0.673 77.074 77.108 0.061
3 0.624 77.120 77.120 77.218
4 0.225 86.325 79.421 77.219
5 0.225 88.627 88.627 77.219
6 0.206 88.627 88.627 88.537
7 0.127 92.409 89.572 88.539
8 0.127 93.354 93.355 88.539
9 0.116 93.356 93.355 93.317
10 0.083 95.786 93.963 93.318

§ Structure à 7 niveaux
Mode Période (s) ߟ‫ݔ‬ሺΨሻcumulé ߟ‫ݕ‬ሺΨሻcumulé SumRZ
1 0.775 61.380 15.345 0.070
2 0.775 76.738 76.779 0.070
3 0.725 76.792 76.792 77.039
4 0.263 86.017 79.098 77.039
5 0.263 88.323 88.323 77.039
6 0.242 88.323 88.323 88.261
7 0.148 92.079 89.262 88.262
8 0.148 93.019 93.019 88.262
9 0.136 93.020 93.020 92.949
10 0.099 95.347 93.601 92.950

§ Structure à 8 niveaux
Mode Période (s) ߟ‫ݔ‬ሺΨሻcumulé ߟ‫ݕ‬ሺΨሻcumulé SumRZ
1 0.901 60.842 15.210 0.031
2 0.901 76.058 76.075 0.031
3 0.840 76.081 76.081 76.510
4 0.312 85.326 78.392 76.510
5 0.312 87.638 87.638 76.510
6 0.287 87.638 87.638 87.622
7 0.178 91.464 88.595 87.624
8 0.178 92.421 92.422 87.624
9 0.163 92.423 92.423 92.356
10 0.118 94.615 92.971 92.356

146
Annexe

§ Structure à 9 niveaux
Mode Période (s) ߟ‫ݔ‬ሺΨሻcumulé ߟ‫ݕ‬ሺΨሻcumulé SumRZ
1 0.956 60.118 15.030 0.033
2 0.956 75.154 75.172 0.033
3 0.911 75.178 75.178 75.698
4 0.332 84.447 77.495 75.699
5 0.332 86.765 86.766 75.699
6 0.309 86.766 86.766 86.742
7 0.189 90.572 87.717 86.742
8 0.189 91.523 91.524 86.742
9 0.175 91.524 91.524 91.452
10 0.127 93.648 92.055 91.452

§ Structure à 10 niveaux
Mode Période (s) ߟ‫ݔ‬ሺΨሻcumulé ߟ‫ݕ‬ሺΨሻcumulé SumRZ
1 1.123 59.528 14.882 0.009
2 1.123 74.411 74.416 0.009
3 1.058 74.418 74.418 75.208
4 0.397 83.891 76.786 75.210
5 0.397 86.260 86.262 75.210
6 0.368 86.262 86.262 86.319
7 0.226 90.121 87.226 86.319
8 0.226 91.084 91.084 86.319
9 0.209 91.084 91.084 91.021
10 0.151 93.309 91.641 91.021

147
Annexe

II. 2. Structures isolées à la base

§ Structure à 3 niveaux
Mode Période (s) ߟ‫ݔ‬ሺΨሻcumulé ߟ‫ݕ‬ሺΨሻcumulé SumRZ
1 0.504 97.365 1.256 0.000
2 0.504 98.620 98.620 0.000
3 0.471 98.620 98.620 98.448
4 0.165 99.974 98.636 98.448
5 0.165 99.989 99.989 98.448
6 0.154 99.989 99.989 99.985
7 0.072 99.991 99.998 99.985
8 0.072 100.000 100.000 99.985
9 0.068 100.000 100.000 100.000
10 0.040 100.000 100.000 100.000

§ Structure à 4 niveaux
Mode Période (s) ߟ‫ݔ‬ሺΨሻcumulé ߟ‫ݕ‬ሺΨሻcumulé SumRZ
1 1.013 2.417 95.169 0.000
2 1.013 97.586 97.586 0.000
3 0.909 97.586 97.586 97.555
4 0.318 99.892 97.621 97.555
5 0.318 99.926 99.926 97.555
6 0.285 99.926 99.926 99.923
7 0.156 99.995 99.928 99.923
8 0.156 99.997 99.997 99.923
9 0.140 99.997 99.997 99.997
10 0.094 100.000 99.997 99.997

§ Structure à 5 niveaux
Mode Période (s) ߟ‫ݔ‬ሺΨሻcumulé ߟ‫ݕ‬ሺΨሻcumulé SumRZ
1 1.198 77.540 20.358 0.000
2 1.198 97.898 97.898 0.000
3 1.081 97.898 97.898 97.793
4 0.359 97.980 99.838 97.793
5 0.359 99.919 99.919 97.793
6 0.325 99.919 99.919 99.915
7 0.179 99.985 99.929 99.915
8 0.179 99.995 99.995 99.915
9 0.162 99.995 99.995 99.994
10 0.109 100.000 99.995 99.994

148
Annexe

§ Structure à 6 niveaux
Mode Période (s) ߟ‫ݔ‬ሺΨሻcumulé ߟ‫ݕ‬ሺΨሻcumulé SumRZ
1 1.402 78.456 19.614 0.018
2 1.402 98.074 98.085 0.018
3 1.274 98.089 98.089 97.892
4 0.411 99.549 98.454 97.892
5 0.411 99.914 99.915 97.892
6 0.376 99.915 99.915 99.903
7 0.206 99.977 99.930 99.903
8 0.206 99.993 99.993 99.903
9 0.189 99.993 99.993 99.992
10 0.127 99.998 99.994 99.992

§ Structure à 7 niveaux
Mode Période (s) ߟ‫ݔ‬ሺΨሻcumulé ߟ‫ݕ‬ሺΨሻcumulé SumRZ
1 1.593 78.409 19.602 0.015
2 1.593 98.014 98.023 0.015
3 1.447 98.026 98.026 97.849
4 0.463 99.518 98.399 97.849
5 0.463 99.891 99.891 97.849
6 0.424 99.891 99.891 99.882
7 0.235 99.970 99.911 99.882
8 0.235 99.990 99.990 99.882
9 0.216 99.990 99.990 99.989
10 0.147 99.997 99.992 99.989

§ Structure à 8 niveaux
Mode Période (s) ߟ‫ݔ‬ሺΨሻcumulé ߟ‫ݕ‬ሺΨሻcumulé SumRZ
1 1.865 78.741 19.685 0.014
2 1.865 98.429 98.437 0.014
3 1.714 98.440 98.440 98.199
4 0.469 99.536 98.714 98.199
5 0.469 99.810 99.810 98.199
6 0.438 99.810 99.810 99.788
7 0.245 99.941 99.843 99.788
8 0.245 99.974 99.974 99.788
9 0.230 99.974 99.974 99.972
10 0.159 99.992 99.978 99.972

149
Annexe

§ Structure à 9 niveaux
Mode Période (s) ߟ‫ݔ‬ሺΨሻcumulé ߟ‫ݕ‬ሺΨሻcumulé SumRZ
1 1.981 78.545 19.636 0.008
2 1.981 98.183 98.188 0.008
3 1.811 98.190 98.190 97.947
4 0.564 99.541 98.528 97.947
5 0.564 99.879 99.879 97.947
6 0.522 99.879 99.879 99.862
7 0.288 99.964 99.900 99.862
8 0.288 99.986 99.986 99.862
9 0.269 99.986 99.986 99.984
10 0.183 99.995 99.988 99.984

§ Structure à 10 niveaux
Mode Période (s) ߟ‫ݔ‬ሺΨሻcumulé ߟ‫ݕ‬ሺΨሻcumulé SumRZ
1 2.202 78.408 19.602 0.006
2 2.202 98.011 98.015 0.006
3 2.012 98.016 98.016 97.811
4 0.653 99.489 98.401 97.811
5 0.653 99.874 99.874 97.811
6 0.598 99.874 99.874 99.850
7 0.331 99.961 99.896 99.850
8 0.331 99.983 99.983 99.850
9 0.309 99.983 99.983 99.981
10 0.209 99.994 99.986 99.981

150
Annexe

III. Dimensionnements, ferraillages, et lois de comportements

§ Structure à 3 niveaux
M élastique φ élastique M plastique φ plastique
Niveaux Groupe Coffrage Ferraillage
[KNm] [m¯¹] [KNm] [m¯¹]
De 1 à 3 Poutre 30x40 3 T12 +3 T12 31.1800 0.0058 42.3300 0.0297

A 35x35 (cm²) 93.4036 0.0083 99.9260 0.0385

3 B 35x35 (cm²) 16 T12 95.9707 0.0084 103.9346 0.0389

C 35x35 (cm²) 94.8556 0.0084 102.2491 0.0387

A 35x35 (cm²) 103.5486 0.0089 116.0599 0.0403

2 B 35x35 (cm²) 16 T12 107.7227 0.0091 122.9910 0.0411

C 35x35 (cm²) 105.6677 0.0090 119.7036 0.0407

A 40x40 (cm²) 160.5843 0.0078 183.2431 0.0350


1 B 40x40 (cm²) 16 T12 167.3469 0.0080 193.4973 0.0364

C 40x40 (cm²) 163.8446 0.0079 188.8285 0.0355

§ Structure à 4 niveaux
M élastique φ élastique M plastique φ plastique
Niveaux Groupe Coffrage Ferraillage
[KNm] [m¯¹] [KNm] [m¯¹]
De 1 à 4 Poutre 30x40 3 T12 +3 T12 31.1800 0.0058 42.3300 0.0297

A 35x35 (cm²) 93.4036 0.0083 99.9260 0.0385

4 B 35x35 (cm²) 16 T12 95.9707 0.0084 103.9346 0.0389


C 35x35 (cm²) 94.8556 0.0084 102.2491 0.0387

A 35x35 (cm²) 103.5486 0.0089 116.0599 0.0403

3 B 35x35 (cm²) 16 T12 107.7227 0.0091 122.9910 0.0411

C 35x35 (cm²) 105.6677 0.0090 119.7036 0.0407

A 40x40 (cm²) 160.5843 0.0078 183.2431 0.0350

2 B 40x40 (cm²) 16 T12 167.3469 0.0080 193.4973 0.0364

C 40x40 (cm²) 163.8446 0.0079 188.8285 0.0355

A 40x40 (cm²) 171.8142 0.0082 199.3324 0.0327

1 B 40x40 (cm²) 16 T12 180.1068 0.0086 209.4712 0.0273

C 40x40 (cm²) 175.5769 0.0084 204.3264 0.0299

151
Annexe

§ Structure à 5 niveaux
M élastique φ élastique M plastique φ plastique
Niveaux Groupe Coffrage Ferraillage
[KNm] [m¯¹] [KNm] [m¯¹]
De 1 à 5 Poutre 30x40 3 T12 +3 T12 31.1800 0.0058 42.3300 0.0297

A 35x35 (cm²) 93.4036 0.0083 99.9260 0.0385

5 B 35x35 (cm²) 16 T12 95.9707 0.0084 103.9346 0.0389

C 35x35 (cm²) 94.8556 0.0084 102.2491 0.0387

A 35x35 (cm²) 103.5486 0.0089 116.0599 0.0403

4 B 35x35 (cm²) 16 T12 107.7227 0.0091 122.9910 0.0411

C 35x35 (cm²) 105.6677 0.0090 119.7036 0.0407

A 40x40 (cm²) 160.5843 0.0078 183.2431 0.0350

3 B 40x40 (cm²) 16 T12 167.3469 0.0080 193.4973 0.0364

C 40x40 (cm²) 163.8446 0.0079 188.8285 0.0355

A 40x40 (cm²) 171.8142 0.0082 199.3324 0.0327

2 B 40x40 (cm²) 16 T12 180.1068 0.0086 209.4712 0.0273

C 40x40 (cm²) 175.5769 0.0084 204.3264 0.0299

A 45x45 (cm²) 224.5770 0.0071 262.3164 0.0291

1 B 45x45 (cm²) 4 T14 + 12 T12 236.1132 0.0074 276.3985 0.0244

C 45x45 (cm²) 229.5176 0.0072 268.8914 0.0268

152
Annexe

§ Structure à 6 niveaux
M élastique φ élastique M plastique φ plastique
Niveaux Groupe Coffrage Ferraillage
[KNm] [m¯¹] [KNm] [m¯¹]
De 1 à 6 Poutre 30x40 3 T12 +3 T12 31.1800 0.0058 42.3300 0.0297

A 35x35 (cm²) 93.4036 0.0083 99.9260 0.0385

6 B 35x35 (cm²) 16 T12 95.9707 0.0084 103.9346 0.0389

C 35x35 (cm²) 94.8556 0.0084 102.2491 0.0387

A 35x35 (cm²) 103.5486 0.0089 116.0599 0.0403

5 B 35x35 (cm²) 16 T12 107.7227 0.0091 122.9910 0.0411

C 35x35 (cm²) 105.6677 0.0090 119.7036 0.0407

A 40x40 (cm²) 160.5843 0.0078 183.2431 0.0350

4 B 40x40 (cm²) 16 T12 167.3469 0.0080 193.4973 0.0364

C 40x40 (cm²) 163.8446 0.0079 188.8285 0.0355

A 40x40 (cm²) 171.8142 0.0082 199.3324 0.0327

3 B 40x40 (cm²) 16 T12 180.1068 0.0086 209.4712 0.0273

C 40x40 (cm²) 175.5769 0.0084 204.3264 0.0299

A 45x45 (cm²) 224.5770 0.0071 262.3164 0.0291

2 B 45x45 (cm²) 4 T14 + 12 T12 236.1132 0.0074 276.3985 0.0244

C 45x45 (cm²) 229.5176 0.0072 268.8914 0.0268

A 45x45 (cm²) 237.1638 0.0074 277.4606 0.0241

1 B 45x45 (cm²) 4 T14 + 12 T12 250.2738 0.0078 291.1750 0.0203

C 45x45 (cm²) 242.4799 0.0076 283.6670 0.0223

153
Annexe

§ Structure à 7 niveaux
M élastique φ élastique M plastique φ plastique
Niveaux Groupe Coffrage Ferraillage
[KNm] [m¯¹] [KNm] [m¯¹]
De 1 à 7 Poutre 30x40 3 T12 +3 T12 31.1800 0.0058 42.3300 0.0297

A 35x35 (cm²) 93.4036 0.0083 99.9260 0.0385

7 B 35x35 (cm²) 16 T12 95.9707 0.0084 103.9346 0.0389

C 35x35 (cm²) 94.8556 0.0084 102.2491 0.0387

A 35x35 (cm²) 103.5486 0.0089 116.0599 0.0403

6 B 35x35 (cm²) 16 T12 107.7227 0.0091 122.9910 0.0411

C 35x35 (cm²) 105.6677 0.0090 119.7036 0.0407

A 40x40 (cm²) 160.5843 0.0078 183.2431 0.0350

5 B 40x40 (cm²) 16 T12 167.3469 0.0080 193.4973 0.0364

C 40x40 (cm²) 163.8446 0.0079 188.8285 0.0355

A 40x40 (cm²) 171.8142 0.0082 199.3324 0.0327

4 B 40x40 (cm²) 16 T12 180.1068 0.0086 209.4712 0.0273

C 40x40 (cm²) 175.5769 0.0084 204.3264 0.0299

A 45x45 (cm²) 224.5770 0.0071 262.3164 0.0291

3 B 45x45 (cm²) 4 T14 + 12 T12 236.1132 0.0074 276.3985 0.0244

C 45x45 (cm²) 229.5176 0.0072 268.8914 0.0268

A 45x45 (cm²) 237.1638 0.0074 277.4606 0.0241

2 B 45x45 (cm²) 4 T14 + 12 T12 250.2738 0.0078 291.1750 0.0203

C 45x45 (cm²) 242.4799 0.0076 283.6670 0.0223

A 50x50 (cm²) 325.5254 0.0065 381.0715 0.0227

1 B 50x50 (cm²) 16 T14 342.8282 0.0068 399.8987 0.0192

C 50x50 (cm²) 332.1778 0.0066 389.1504 0.0211

154
Annexe

§ Structure à 8 niveaux
M élastique φ élastique M plastique φ plastique
Niveaux Groupe Coffrage Ferraillage
[KNm] [m¯¹] [KNm] [m¯¹]
De 1 à 8 Poutre 30x40 3 T12 +3 T12 31.1800 0.0058 42.3300 0.0297

A 35x35 (cm²) 93.4036 0.0083 99.9260 0.0385

8 B 35x35 (cm²) 16 T12 95.9707 0.0084 103.9346 0.0389

C 35x35 (cm²) 94.8556 0.0084 102.2491 0.0387

A 35x35 (cm²) 103.5486 0.0089 116.0599 0.0403

7 B 35x35 (cm²) 16 T12 107.7227 0.0091 122.9910 0.0411

C 35x35 (cm²) 105.6677 0.0090 119.7036 0.0407

A 40x40 (cm²) 160.5843 0.0078 183.2431 0.0350

6 B 40x40 (cm²) 16 T12 167.3469 0.0080 193.4973 0.0364

C 40x40 (cm²) 163.8446 0.0079 188.8285 0.0355

A 40x40 (cm²) 171.8142 0.0082 199.3324 0.0327

5 B 40x40 (cm²) 16 T12 180.1068 0.0086 209.4712 0.0273

C 40x40 (cm²) 175.5769 0.0084 204.3264 0.0299

A 45x45 (cm²) 224.5770 0.0071 262.3164 0.0291

4 B 45x45 (cm²) 4 T14 + 12 T12 236.1132 0.0074 276.3985 0.0244

C 45x45 (cm²) 229.5176 0.0072 268.8914 0.0268

A 45x45 (cm²) 237.1638 0.0074 277.4606 0.0241

3 B 45x45 (cm²) 4 T14 + 12 T12 250.2738 0.0078 291.1750 0.0203

C 45x45 (cm²) 242.4799 0.0076 283.6670 0.0223

A 50x50 (cm²) 325.5254 0.0065 381.0715 0.0227

2 B 50x50 (cm²) 16 T14 342.8282 0.0068 399.8987 0.0192

C 50x50 (cm²) 332.1778 0.0066 389.1504 0.0211

A 50x50 (cm²) 339.6391 0.0068 396.5089 0.0198

1 B 50x50 (cm²) 16 T14 358.8090 0.0072 414.3210 0.0167

C 50x50 (cm²) 346.6527 0.0069 403.9926 0.0184

155
Annexe

§ Structure à 9 niveaux
M élastique φ élastique M plastique φ plastique
Niveaux Groupe Coffrage Ferraillage
[KNm] [m¯¹] [KNm] [m¯¹]
De 1 à 9 Poutre 30x40 3 T12 +3 T12 31.1800 0.0058 42.3300 0.0297

A 35x35 (cm²) 93.4036 0.0083 99.9260 0.0385

9 B 35x35 (cm²) 16 T12 95.9707 0.0084 103.9346 0.0389

C 35x35 (cm²) 94.8556 0.0084 102.2491 0.0387

A 35x35 (cm²) 103.5486 0.0089 116.0599 0.0403

8 B 35x35 (cm²) 16 T12 107.7227 0.0091 122.9910 0.0411

C 35x35 (cm²) 105.6677 0.0090 119.7036 0.0407

A 40x40 (cm²) 160.5843 0.0078 183.2431 0.0350

7 B 40x40 (cm²) 16 T12 167.3469 0.0080 193.4973 0.0364

C 40x40 (cm²) 163.8446 0.0079 188.8285 0.0355

A 40x40 (cm²) 171.8142 0.0082 199.3324 0.0327

6 B 40x40 (cm²) 16 T12 180.1068 0.0086 209.4712 0.0273

C 40x40 (cm²) 175.5769 0.0084 204.3264 0.0299

A 45x45 (cm²) 224.5770 0.0071 262.3164 0.0291

5 B 45x45 (cm²) 4 T14 + 12 T12 236.1132 0.0074 276.3985 0.0244

C 45x45 (cm²) 229.5176 0.0072 268.8914 0.0268

A 45x45 (cm²) 237.1638 0.0074 277.4606 0.0241

4 B 45x45 (cm²) 4 T14 + 12 T12 250.2738 0.0078 291.1750 0.0203

C 45x45 (cm²) 242.4799 0.0076 283.6670 0.0223

A 50x50 (cm²) 325.5254 0.0065 381.0715 0.0227

3 B 50x50 (cm²) 16 T14 342.8282 0.0068 399.8987 0.0192

C 50x50 (cm²) 332.1778 0.0066 389.1504 0.0211

A 50x50 (cm²) 339.6391 0.0068 396.5089 0.0198

2 B 50x50 (cm²) 16 T14 358.8090 0.0072 414.3210 0.0167

C 50x50 (cm²) 346.6527 0.0069 403.9926 0.0184

A 55x55 (cm²) 467.2660 0.0060 545.2467 0.0192

1 B 55x55 (cm²) 16 T16 491.9069 0.0064 569.7280 0.0161

C 55x55 (cm²) 475.8621 0.0061 555.0047 0.0179

156
Annexe

§ Structure à 10 niveaux
M élastique φ élastique M plastique φ plastique
Niveaux Groupe Coffrage Ferraillage
[KNm] [m¯¹] [KNm] [m¯¹]
De 1 à 10 Poutre 30x40 3 T12 +3 T12 31.1800 0.0058 42.3300 0.0297

A 35x35 (cm²) 93.4036 0.0083 99.9260 0.0385

10 B 35x35 (cm²) 16 T12 95.9707 0.0084 103.9346 0.0389

C 35x35 (cm²) 94.8556 0.0084 102.2491 0.0387

A 35x35 (cm²) 103.5486 0.0089 116.0599 0.0403

9 B 35x35 (cm²) 16 T12 107.7227 0.0091 122.9910 0.0411

C 35x35 (cm²) 105.6677 0.0090 119.7036 0.0407

A 40x40 (cm²) 160.5843 0.0078 183.2431 0.0350

8 B 40x40 (cm²) 16 T12 167.3469 0.0080 193.4973 0.0364

C 40x40 (cm²) 163.8446 0.0079 188.8285 0.0355

A 40x40 (cm²) 171.8142 0.0082 199.3324 0.0327

7 B 40x40 (cm²) 16 T12 180.1068 0.0086 209.4712 0.0273

C 40x40 (cm²) 175.5769 0.0084 204.3264 0.0299

A 45x45 (cm²) 224.5770 0.0071 262.3164 0.0291

6 B 45x45 (cm²) 4 T14 + 12 T12 236.1132 0.0074 276.3985 0.0244

C 45x45 (cm²) 229.5176 0.0072 268.8914 0.0268

A 45x45 (cm²) 237.1638 0.0074 277.4606 0.0241

5 B 45x45 (cm²) 4 T14 + 12 T12 250.2738 0.0078 291.1750 0.0203

C 45x45 (cm²) 242.4799 0.0076 283.6670 0.0223

A 50x50 (cm²) 325.5254 0.0065 381.0715 0.0227

4 B 50x50 (cm²) 16 T14 342.8282 0.0068 399.8987 0.0192

C 50x50 (cm²) 332.1778 0.0066 389.1504 0.0211


A 50x50 (cm²) 339.6391 0.0068 396.5089 0.0198

3 B 50x50 (cm²) 16 T14 358.8090 0.0072 414.3210 0.0167

C 50x50 (cm²) 346.6527 0.0069 403.9926 0.0184

A 55x55 (cm²) 467.2660 0.0060 545.2467 0.0192

2 B 55x55 (cm²) 16 T16 491.9069 0.0064 569.7280 0.0161

C 55x55 (cm²) 475.8621 0.0061 555.0047 0.0179

A 55x55 (cm²) 346.6527 0.0069 403.9926 0.0184

1 B 55x55 (cm²) 16 T16 510.1995 0.0066 584.4614 0.0144

C 55x55 (cm²) 492.2204 0.0064 570.5167 0.0160

157
Annexe

IV. Dimensionnements et lois de comportements des appuis parasismiques

LRB (Lead Rubber Bearing)

Rigidité effective
Rigidité verticale
Niveaux Diamètre D (cm) Hauteurs H (cm) horizontale
 ˜ [KN/m]
 ‡ˆˆ [KN/m]

3 38.00 18.00 2547.33 2096720.79

4 40.00 23.00 1963.55 1597224.97

5 44.00 28.00 1688.23 1546113.78

6 44.00 34.00 1431.21 1344446.76

7 44.00 37.00 1287.55 1022223.98

8 46.00 42.00 1138.58 881227.57

9 46.00 52.00 1048.51 828677.90

10 50.00 55.00 950.45 998265.61

158
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