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PREMIERE PARTIE : ECRITURE JOURNALISTIQUE

PRINCIPES DE L’ECRITURE JOURNALISTIQUE

-1-
I. PRESENTATION GENERALE
I.1. PRESENTATION DU MODULE "ECRITURE JOURNALISTIQUE"
Le métier de journaliste fait partie d'un des débouchés ouverts aux titulaires de la licence
professionnelle en information et communication des entreprises. Les apprenants LPICE sont donc
encouragés à réaliser des pratiques journalistiques en travaillant avec la presse locale, régionale,
nationale ou internationale.
Par ailleurs, les entreprises, les ministères et les organismes régionaux, nationaux et
internationaux travaillent de près avec les services médias, en l'occurrence les presses écrite,
radiodiffusée, télévisée, les e-journaux et les forums en ligne.
Dans ce sens, le présent document leur présente les points les plus importants de l'écriture
journalistique tirés des meilleurs ouvrages techniques et enrichis des expériences de journalistes-
formateurs professionnels.
Faisant l'objet de critiques fréquentes, l'écriture journalistique constitue une grammaire très
exigeante, et forme la charpente des échanges et des expériences d'une part entre professionnels
d'autre part entre professionnels, chercheurs et enseignants. Ce document englobe l'ensemble des
repères permettant d'écrire correctement pour la presse, la radio, la télévision et les nouveaux médias (
newsletter en ligne… ). Il traite également les courants et tendances générales vécues par l'expression
journalistique.

I.2. OBJECTIFS
I.2.1. OBJECTIFS PRINCIPAUX
- Acquérir les bases de l'écriture journalistique que les apprenants peuvent directement appliquer à
leur journal, à leur site web, à leur newsletter, etc.
- Comprendre l'importance de l'organisation du contenu d'un article journalistique
- S'approprier de la technique de l'organisation de l'information selon la règle des "5 questions"
- Maîtriser les règles du texte informatif.
I.2.2. OBJECTIFS SECONDAIRES
- Former l'esprit critique des apprenants et leur apprendre à réfléchir sur un sujet précis ( sujet
d'actualité, sujet spécifique à une région, etc. )
- Améliorer le niveau de compréhension et d'expression des apprenants d'une manière pédagogique
et ludique en les motivant différemment à la lecture ( documents livresques, documents en ligne,
… ) et à l'écriture ( coloris, style, travail d'équipe, travail en groupe, etc.
I.2.3. OBJECTIFS SPECIFIQUES
Former des futurs spécialistes en communication d'entreprise ayant des capacités techniques
suffisantes pour :
- continuer des hautes études en Master 1 es Information et Communication des Entreprises,
- assurer un premier poste de responsabilité dans le métier de "Information et Communication
d'Entreprise " : Chef de cellule, chef de département,etc.,
– élaborer des fiches techniques de travail et de directives cognitivistes favorables à la
recherche, tirées des connaissances acquises et des recherches proposées.

II. LES 8 PRINCIPALES AXES DE L'ECRITURE JOURNALISTIQUE ET JOURNAL EN LIGNE


II.1. DEFINIR OU ET COMMENT TROUVER UN SUJET D'ARTICLE ?
Deux étapes s'illustrent dans le travail d'un journaliste :
- la recherche d'informations ( contact avec l'émetteur, démarche d'enquête,…),
- la rédaction des articles ( transmission des informations recueillies au récepteur).

-2-
II.1.1. ECRIRE UN ARTICLE A PARTIR D'INFORMATIONS PRECISES
En général, un article s'écrit à partir de deux ou plusieurs sources d'information. Il s'ensuit qu'à des
fins d'enrichissement et de recoupement, le journaliste est amené à choisir des sources différentes parmi
les sources disponibles.

Fig.1.1. La nécessité de savoir retenir les sources adéquates à partir des sources disponibles

Lister les
Définir un sujet sources diverses

Journal radio diffusé,


télévisé ou en ligne - Milieu scolaire
- Centres d’études

- Quotidien
- Services spécialisés - Périodique - Milieu des affaires
en données statistiques - Groupement économie
- Enquêtes sur terrain

- sources orales - E-mail


- Reportage - Téléphone
- Bibliothèques
- Forum
- site Web

Services d'ordre
Milieu spécifique public et assimilés
au sujet à traiter

Lister les sources retenues

Savoir retenir les sources en relation avec le sujet forme donc une des garanties de la
pertinence du thème traité.
Elles peuvent être des :
- sources collectées de manière directe ( enquête... ) ou indirecte ( fichier téléchargé… )
- sources écrites ( livres…) ou orales ( tradition, interview…)
- sources plus ou moins crédibles :
- à caractère public : source officielle ou autorisée ( communiqué institutionnel,
statistiques annuelles, dépêche d'agence, médias, etc. )
- à caractère privé : de la source sûre à la source "informée" des observateurs et des
témoignages fiables

-3-
II.1.2. DEFINIR UN SUJET A TRAITER EN TENANT COMPTE D'UN PUBLIC CIBLE
Ecrire un article, c'est en partie faire plaisir aux personnes que vous interviewez, et à vos
chefs hiérarchiques mais surtout, c'est répondre à une demande d'informations d'un public cible
précis. Dans un journal, on écrit pour un public.
Le métier de journaliste consiste à chercher l'information et à la faire comprendre à ses
lecteurs. Le journaliste s'érige comme passeur d'information entre l'émetteur ( la / les source(s)
d'information ) et le récepteur ( le lecteur ).
Fig.1.2. Schéma de la triade Information-Journaliste-Public cible

Sources Emetteur d'information

Journaliste Passeur de l'information

Public cible Récepteur de l'information


( grand public, public privilégié )

Ainsi, aussi bien tout au long de la définition et de la recherche d'un sujet d'article que durant
la rédaction d'un article, le journaliste doit toujours penser aux futurs lecteurs.

-4-
II.2. DETERMINER LE MESSAGE ESSENTIEL A PARTIR DES QUESTIONS : QUI ? QUOI ? QUAND ?
OU ? POURQUOI ?
Définir le message essentiel revient à écarter l'accessoire et à identifier en fonction de l'angle
choisi, ce qui est le plus important et/ou le plus nouveau pour le lecteur en général, pour le public cible
privilégié en particulier. C'est aussi, en se concentrant sur le sujet, répondre aux questions générales
"quoi de neuf ?" "Quoi d'intéressant ?"
Réussir son message essentiel, c'est :
- bien définir par où commencer,
- écarter les accessoires et faire une bonne partie du chemin vers le titre et le chapeau de
l'article,
- établir un bon guide pour le plan efficace.
Précisément, déterminer le message essentiel, c'est répondre aux six "questions de référence".

Questions de référence Exemple d’ ébauche de l'article


Qui ? Des hommes cagoulés

Quand ? le 17 octobre 2005 vers 15 heures

Quoi ? ont cambriolé une station d'essence

Où ? à l'Est de la ville

Pourquoi ? ils ont volé quelque Ar 10 000 000

Comment ? en braquant des pistolets semi-automatiques sur


les vendeurs

Les quatre premières questions décrivent les faits et leur ordre n'est pas fixe. Par contre, les
questions "comment ?" et "pourquoi" viennent en général après les quatre premières. Elles apportent
une première explication du message essentiel.

-5-
II.3. IDENTIFIER L'ANGLE ET LES INFORMATIONS
Traiter un sujet, c'est déterminer avant l'écriture de l'article :
• un thème qui constitue un aspect du sujet sur lequel sera basé l'article
• un angle d'attaque qui forme un point de vue, une approche, un balisage de la conduite du
développement de l'article
Par exemple :
Sujet : Les travailleurs des cheminots face à la privatisation
Thème : Conflit social entre patronat et travailleurs
Angle d'attaque :
Le conflit social entre patronat et travailleurs des cheminots peut être traité du point de vue :
- des pouvoirs publics
- d'un syndicat
- des usagers
- des partis politiques, etc.

Nous avons ici 4 angles d'attaque possibles. Si le journaliste veut défendre les travailleurs, il retiendra
l'angle d'attaque "point de vue d'un syndicat",…

Exemple de sujet Les travailleurs face


Traiter un sujet à la privatisation

Exemple de thème Conflit entre patronat


Définir le thème et travailleurs des
cheminots

Choisir un angle d'attaque Un point de vue

Angle Angle Angle Angle


"Pouvoirs publics" "Syndicat" "Voyageurs et usagers" "Partis politiques"

-6-
II.4. CHOISIR UN TITRE ET UN CHAPEAU "ACCROCHEURS"
Il faut donner un titre et un chapeau à un texte pour le transformer en un véritable article de
presse. On parle de "habiller un texte".
L'habillage doit être fidèle aux informations apportées.
Le titre, le chapeau et le texte de l'article contiennent chacun le message essentiel plus ou moins
développé. Le texte d'un article ne doit pas être la suite du titre ou du chapeau. Titre, chapeau et article
sont autonomes et doivent pouvoir se comprendre séparément.
Fig.1.3. La relation Titre - Chapeau -Texte de l’article

Titre Le message essentiel

Chapeau Le message essentiel


un peu plus développé

Texte de l'article Le message essentiel


encore plus développé

II.4.1. LE TITRE
Un bon titre donne, d'un côté, une idée de son contenu et aide, d'un autre côté, le lecteur à repérer
l'article y afférent dans une page d'un journal.
Donnant le point le plus important du message essentiel, un titre répond à trois ou quatre des six
questions de référence ( de préférence, "qui?", "quoi?", "où?", "quand?" ). Un bon titre ou le cas échéant
la photo doit pousser à lire tel article plutôt que tel autre.
De 8 à 9 mots maximum, il doit être clair, très précis et facilement compréhensible par tous. Un très
bon titre forme un titre "sur mesure" par rapport à l'article.
Le titre a deux fonctions : attirer l'attention du lecteur et délivrer un message.
Deux sortes de titre sont à distinguer : le titre informatif qui donne simplement le message
essentiel et le titre incitatif qui fournit le message essentiel sous une forme drôle ou poétique.
Pour trouver un titre, lister les mots clés du message essentiel, puis les emboîter dans un sens ou
dans un autre pour aboutir à une "foire aux idées".
Un titre s'écrit en dernier lieu.

-7-
II.4.2. LA TITRAILLE : LES ELEMENTS D'UN TITRE
Le surtitre et le sous-titre constituent un mot ou une phrase nominale placé(e) respectivement,
avant et après le titre.
Le surtitre répond le plus souvent aux questions "où?", ou "quand?" ou donne le contexte du
message essentiel alors que le sous-titre répond plutôt aux questions "comment?" ou "pourquoi?". Le
surtitre est beaucoup plus utilisé que le sous-titre. Le surtitre et le sous-titre forment des compléments du
titre.

Titraille Questions de référence


correspondantes

Surtitre Répond à
"où?" ou "quand?"

Répond à trois ou quatre des six


Titre questions de référence

De préférence : "qui?", "quoi?",


"où?", "quand?"

Sous-titre Répond à
"comment?" ou "pourquoi?"

NB : le but apparaît très clair : plonger le lecteur immédiatement dans le vif du sujet en précisant que « les
immondices s’amoncellent dangereusement un peu partout ».
La titraille peut être un surtitre, un titre et un sous-titre mais rarement les trois ensemble.
II.4.3. LE CHAPEAU
Texte de quelques lignes entre le titre et l'article, le chapeau confirme le message essentiel, mais
de manière plus développée que le titre.
Il s'emploie surtout quand l'article est long ( plus de 3000 signes ). Il s'écrit juste avant le titre car
ce dernier s’écrit en principe en dernier lieu. L’écriture d’un article ( Article, Chapeau, Titre) s’écrit donc
en sens inverse de la lecture ( Titre, Chapeau, Article )
Il existe deux types de chapeaux : Informatif, il donne le message essentiel. Incitatif, il pique la
curiosité.
Tableau 1.4. Ordre d’écriture des 3 principaux corps d’un article

Ordre Corps de l’ article

1 Ecrire l'article

2 Ecrire le chapeau

3 Ecrire le titre

-8-
Cas pratique de surtitre, titre, sous-titre et chapeau
Exemple 1 : Article sur la promotion de l’art contemporain

Source : Les Nouvelles Samedi 10 Février 2006 P. 18

Décomposition de l’article
Titre : L’association Vaika, pour la promotion de l’art contemporain

Chapeau : L’art contemporain commence à prendre racine et à bien pousser. S’il y a près
de cinq ans, la route était encore immense, aujourd’hui, grâce aux efforts que ses adeptes
ont accomplis, elle se taille une belle part dans le paysage culturel et artistique local. En
dressant un bilan et en traçant l’avenir, on les sent confiants par rapport à l’avenir.

Texte de l'article : Andry Anjoanina, membre… pour sa médaille d’argent. Une fierté qui
fait de leur association une plaque tournante de l’art contemporain local, où les plus
curieux viennent assouvir leur soif de connaissances.
◊ Exemple2 : Article avec un surtitre sur le pillage de l’église catholique d’Ambodivona
Source :


- Surtitre : Ambohitrimanjaka ( Répond à Où ? )
-9-
- Titre : Pillage de l’église catholique d’Ambodivona ( Répond à Quoi ?, Qui ? Où ? )
- Chapeau : L’Eglise Catholique Romaine d’Ambodivona-Ambohitrimanjaka a été
victime d’un pillage dans la nuit du dimanche. Les auteurs de ce sacrilège ont emporté deux
amplificateurs et l’une des enceintes qui se trouvaient à l’intérieur de l’église, celle-ci est
pourtant gardée par un gardien qui dormait à l’intérieur de l’église. On ignore encore
comment les voleurs ont pénétré à l’intérieur.

Exemple 3 : Article avec un sous-titre sur Tana et ses ordures


Source :

- Titre : Tana sous les ordures ( Répond à Qui?, Quoi?)


- Sous-titre : La sale invasion
- Chapeau : C’est un problème récurrent, presque banal. L’entreprise principale
chargée de l’enlèvement des ordures de la capitale accuse des défaillances, au niveau de
son équipement et son matériel. Résultat : les immondices s’amoncellent dangereusement
un peu partout.
I.4.4. L'ATTAQUE :
Elle forme les premières lignes de l'article ( 3 à 8 lignes ), l'attaque doit convaincre le lecteur qu'il a
bien fait de lire l'article. Le but est de plonger le lecteur immédiatement dans le vif du sujet en donnant le
message essentiel de manière vivante.
Exemple1 : Article sur la construction routière à Madagascar source :
"A part les reprises de travaux sur les routes nationales 2 et 44, deux grands travaux routiers
marqueront cette année 2006. il s’agit de la réhabilitation de la RN6 ainsi que des RN 12, 25, 45".
Les 5 types d'attaque :
. Attaque citation : Généralement utilisée pour décrire les portraits, la citation choisie doit
refléter le message essentiel.

- 10 -
Exemple : Article sur une artiste intègre
Surtitre : Titane Pigny
Titre : Une artiste qui vit de son art
Attaque citation : Titane Pigny, une jeune femme épanouie de 40 ans, mère de trois
enfants, médecin généraliste de formation et fervente catholique, est une femme qui
aime la vie et qui fait tout ce qu’elle entreprend avec passion.

Source :
. Attaque chiffrée : l'attaque chiffrée résume aussi le message essentiel en n'employant
qu'un chiffre très significatif.
Exemple 1 : Attaque chiffrée utilisant un pourcentage : 65% de réussite ont été observés
à l'examen du Bac 2005 pour l’ensemble des centres urbains secondaires de l’Ile des
Traidors.
Chiffre significatif utilisé : 65%
Exemple 2 : Attaque chiffrée utilisant un nombre frappant : « L’année 2005 a été un
succès sur tous les plans pour Orange Madagascar. C’est ce qui a été révélé hier, lors
d’une rencontre avec la presse au domicile du directeur général, Patrice Pezat, à Ivandry.
- 11 -
L’année dernière, le réseau a été renforcé pour le maintien de sa qualité. 86 communes
ont été couvertes dont Fandriana est la dernière depuis le 23 Décembre 2005. »
Chiffre significatif utilisé : 86 communes

Source :
Exemple 3 : Article sur les investissements financiers d’Orange Madagascar pour 2006
- Surtitre répondant à Qui ? : Orange Madagascar
- Titre :: 15 millions d’Euros d’investissement pour 2006
- Attaque chiffrée utilisant un classement : Numéro un en termes de
couverture, numéro un en termes de qualité. Orange Madagascar a
travaillé et travaillera encore dans cette perspective. C’est ce qui ressort de
la conférence de presse donnée hier par Patrice Pezat, directeur général
de cette société de téléphonie mobile à son domicile à Ivandry.
- Chiffre significatif : « Numéro un »

- 12 -
Exemple 4.

. Attaque photographique : Technique utilisée pour les reportages, l'attaque


photographique transporte le lecteur sur les lieux.
Exemple : 19h, une foule en liesse accueille les 15 Makis de Madagascar à l'Aéroport
d'Ivato.
. Attaque formule : poétique, anecdotique, un peu mystérieuse (l'explication vient juste
derrière), l'attaque formule soulève un paradoxe.
. Attaque imagée ou attaque comparaison forte :
Choisissant le paradoxe, la poésie, l'événement, …, une attaque imagée et une attaque
comparaison forte doivent éviter les considérations générales et les évidences.
II.4.5. LA CHUTE
Moins indispensable que l'attaque, la chute forme la dernière information donnée par l'article. La
chute permet de laisser une bonne impression.
On distingue quatre principaux types de "chute" :
- une chute retour à l'attaque : elle s'avère possible quand on traite la même idée que
dans l'attaque mais racontée différemment,
- une chute réponse à l'attaque ou une suite de la citation présentée en attaque,
- une chute ouverture sur un autre angle que celui déjà traité dans l'article,
- une chute porteuse de bonne information. Au cas où vous n'avez pas d'idée
particulière, finissez l'article sur une bonne information.

- 13 -
II.4.6. LES INTER-TITRES
Un texte long doit être jalonné de mots ou de courtes phrases. Des extraits de textes concrets,
imagés frappants à fonction purement incitative pourraient se retrouver dans le paragraphe suivant qui
donneraient l'envie de lire l'article. Ils relancent la lecture et ne constituent point des titres de chapitre.
II.5. CONSTRUIRE UN PLAN DE REPORTAGE
II.5.1. PRINCIPE A LA BASE DE L'ELABORATION DU PLAN
Un article se construit selon un plan. Ce dernier pousse le lecteur à suivre votre fil d'idée et lui
facilite la compréhension.
Avant l'écriture de l'article, il faut déterminer un plan qui hiérarchise l'information suivant la règle
des "5W".
Destinés à tous publics de toutes tendances, les articles de presse, sont rédigés selon un plan
construit traitant en priorité de l'important, de l'intéressant, du nouveau, de l'original, de l'événement
explosif, des faits à grand intérêt pour la population, etc.
Un article de presse répond aux 5 questions de références hiérarchisées de l'information ou règle
des "5W".
1. de qui s'agit-il ? ( Qui ? )
2. quand cela s'est-il passé ? ( Quand ? )
3. où cela s'est-il passé ? ( Où ? )
4. à propos de quoi s'est centré l'essentiel ? ( Quoi ? )
5. pourquoi cela s'est-il passé et comment cela s'est-il passé ? ( Pourquoi ? ; Comment ? )
- En anglais : les "5W". Who ? When ? Where ? What ? Why ? How ?
- En français : les "5W" : Qui ? Quand ? Où ? Quoi ? ( à propos de quoi ) Pourquoi ? Comment ?
Cette règle des "5W", appliquée par les agences anglo-saxonnes dès le dix-neuvième siècle, met
en pratique une logique de l'information formulée au premier siècle de notre ère par Quintilien ( un
rhéteur latin ).
Le respect de cette règle a pour objectif :
- d'une part d'aller à l'essentiel,
- d'autre part de donner :
- l'information la plus précise possible,
- le plus d'informations possibles,
- l'information le plus rapidement possible. La séance débute par la présentation des
"5 questions" (5W)
En journalisme, faire un plan consiste à hiérarchiser l'information en fonction du message essentiel
qui se trouve toujours en tête de l'article. Pas de suspense en journalisme, l'information principale est
donnée d'entrée de jeu. Le lecteur s'intéresse au neuf et au plus récent, le plus ancien vient à la fin.
Hiérarchiser les informations revient à aller :
1) du plus important au moins important
2) du plus concret au plus abstrait
3) du particulier au général
4) du présent au passé
Donc, allant de l'essentiel vers l'accessoire, le plan d'un article s'oppose à celui employé par l'école
en général.
Le plan scolaire forme un plan pyramidal, partant de l'accessoire pour aller à l'essentiel, tandis que
le plan de presse constitue un plan en pyramide inversée. Il se rapproche du commentaire composé ou
du résumé du texte.

- 14 -
1. Plan scolaire : Plan pyramidal
Accessoire
( Du moins important )

Introduction

I. Thèse

II. Antithèse
Développement
III. Synthèse

Conclusion
Essentiel
( Au plus important)

2. Plan d'un article : Plan en pyramide inversée


Essentiel
( Du plus important, du
Lead ou Conducteur du texte
plus concret, du particulier,
(Ce n'est pas une introduction)
du présent )
Qui ? Où ? Quand ? Quoi ? ( à propos de quoi ? )

I. Pourquoi ?

II. Comment ?

III. Détails et annexes Accessoire


( Au moins important, au plus
abstrait, au général, au passé )

- 15 -
Exemple de traitement de texte suivant les deux approches.

• Plan pyramidal
Introduction: La ville de Vohitsara, sise à 1km de la région aurifère dite "Vallée d'or" est devenue une
destination phare des basses couches sociales immigrantes.
Thèse : S'enrichir vite et construire des maisons pour soi deviennent le leitmotiv des nouveaux
immigrants du centre urbain secondaire de Vohitsara
Antithèse : La chasse à l'or se raréfie de plus en plus au fur et à mesure que le mouvement
migratoire vers Vohitsara s'intensifie. A l'espoir d'une splendide maison de résidence, se
substitue un appauvrissement continu de la population de Vohitsara :
- les canaux d'évacuation des eaux usées ne couvrent que 15% de la ville,
- seuls 35% des maisons d'habitation disposent de WC et assimilés
- les maisons en bois représentent 60% des constructions à usage "habitation"
- 95 % des bâtiments et locaux à usage commercial ne respectent pas les espaces
minimaux requis qui les séparent des routes communales
- de nombreuses petites cases pour le petit commerce jonchent le long de l'arcade de
la ville.
Synthèse : La prolifération des constructions anarchiques et des habitations à bas marché s'est suivi
de l'apparition d'un centre urbain secondaire dichotomique à la fois rural et moderne. Ces
dernières ne forment pas uniquement des abris pour la population du centre urbain
secondaire, mais s'érigent petit à petit, un des supports indéniables de l'armature de
l'économie locale de Vohitsara face au tarissement croissant de la vallée d'Or.
Conclusion :
Depuis 2002, la pauvreté grandissante de la population ne permet pas au Maire de procéder à la
démolition des petites cases à usage "habitation" ou "commercial". Les efforts de modernisation de la
ville se heurtent à une colère violente de la grosse partie de la population de Vohitsara qui menacent
d'organiser des manifestations de rue.
• Pyramide inversée
Sujet : Développement régional
Titre : L'application du plan d'urbanisme de Vohitsara ville devient un sérieux problème pour le maire.
Thème : Plan d'urbanisme et réticence de la population.
Angle : socio-économique
Plan : pyramide inversée
Qui : Les couches sociales pauvres formant la grosse partie de la population de Vohitsara,
Où : de Vohitsara, sis à 1 Km de la "Vallée d'Or"
Quand : depuis 2002
Quoi : s'opposent à la réalisation du plan d'urbanisme défendu par le Maire local.
Pourquoi : L'appauvrissement continu d'une frange grandissante de la population s'est suivi d'un
phénomène à grande échelle de ruralisation de la ville :
- les canaux d'évacuation des eaux usées ne couvrent que 15% de la ville,
- seuls 35% des maisons d'habitation disposent de WC et assimilés
- les maisons en bois représentent 60% des constructions à usage "habitation"
- 95 % des bâtiments et locaux à usage commercial ne respectent pas les espaces
minimaux requis qui les séparent des routes communales
- de nombreuses petites cases pour le petit commerce jonchent le long de l'arcade de
la ville.
Comment : en menaçant d'organiser des manifestations de rue.
Détails : L'économie locale s'est greffée sur une ville secondaire à visage controversé, à la fois rurale
et semi-moderne.
Chute : Appliquer le plan d'urbanisme revient ainsi à détruire :
- le monde du petit commerce et ses nombreuses petites cases jonchant le long de l'arcade de la
ville,
- 95% des bâtiments et locaux à usage commercial.
- 16 -
II.5.2. LES PARAGRAPHES, DES OUTILS POUR UNE MEILLEURE STRUCTURATION DE VOTRE ARTICLE
Les paragraphes ne sont pas des chapitres qui ont la même valeur : les informations de chaque
paragraphe ont des valeurs décroissantes.
Les paragraphes aident à organiser les idées et à les hiérarchiser sans revenir en arrière donc
sans répétition. Un paragraphe standard fait 10 à 12 lignes. Quand on aborde une idée, il faut la traiter
complètement avant de passer à une autre. Le seul cas où l'on peut revenir sur un paragraphe, c'est à la
fin de l'article.
II.5.3. LES CLES D'UN PLAN REUSSI SELON SON TYPE
La réussite d'un article s'axe sur la triade :
- hiérarchiser les informations,
- regrouper les informations,
- enchaîner les informations.
Plusieurs plans sont possibles en journalisme mais ils conservent tous le même principe de base :
le message essentiel est toujours en tête de l'article.
• le plan pyramide inversée pour traiter le sujet d'actualité.
- du plus important au moins important
- du plus concret au plus abstrait
- du particulier au général
- du plus récent au plus ancien et du présent au passé
• le plan flashback pour expliquer le déroulement de l'événement en marche arrière.
L'article débute par le message essentiel, primo pour arriver à celui qui se passe aujourd'hui,
secundo pour retourner dans le passé ( il y avait cinq mois, deux ans, 10 ans, etc. ). Il consiste
à expliquer le déroulement des faits, "comment en est on arrivé à la situation actuelle ?"

Exemple :

aujourd'hui grève des travailleurs déflatés des banques

avant hier paiement d'une partie des dûs prévus par l'arrêté d'application
n° ..…. permettant le départ volontaire des travailleurs

la semaine passée rencontre entre délégués et responsables des banques…

le mois passé une plateforme de suivi de l'application de l'arrêté comprenant


travailleurs – Etat – Patronat est mise sur place pour résoudre le
problème

aujourd'hui le représentant de la banque est sur place pour relancer le


dialogue avec les délégués des travailleurs

Un plan flashback permet de donner de la vie à un article dont le plus grand nombre
d'informations se situe dans le passé.
• Le plan démonstratif : L'article part de la situation d'aujourd'hui ( c'est la réponse à "quoi de
neuf ?" ), pour ensuite analyser les causes à l'origine de cette situation, et envisager la
solution à apporter.
Exemple :

Quoi de neuf ? Grève des travailleurs constat : la situation actuelle

analyse des causes de la grève Non paiement des acquis financiers des agents
déflatés

identification des solutions Paiement à court terme d'une première tranche des
aides financières à verser aux agents déflatés

- 17 -
• Le plan reportage : Beaucoup plus personnel, le plan reportage permet de raconter une
visite sur le terrain et / ou de donner son impression sur un sujet donné. Il se base sur
l'alternance du "chaud" et du "froid". Le chaud, concerne tous les éléments de narration (
décor, atmosphère, attitude des personnes rencontrées, citations … ). Le froid couvre
toutes les informations techniques collectées ( chiffres, explications graphiques, abstraites,
… ). Alterner ces deux types d'informations permet au lecteur de ne pas se lasser et de
vivre les réalités sur terrain à travers un récit.
II.6. COUPER UN ARTICLE POUR L'AMELIORER
Les lectures des newsletter, des forums, des e-journaux, des différents sites webs, des journaux et
magazines s'avèrent utiles pour étoffer la consistance d'un article.
II.7. REECRIRE UN ARTICLE PENDANT LA REDACTION FINALE
L'application des règles "5 W" ne vous donne que l'ébauche de l'article. Il faut alors la réécrire selon
les normes requises pour aboutir à un article facilement compréhensible et attractif.
Il faut ensuite relire l’article puis demander aux confrères de contrôler si les qui ?, quand ?, où ?,
quoi ?, comment ?, pourquoi ? sont bien précis.
. Employer les mots courts simples, usuels mais précis,concrets et imagés.
Le message doit être clair, simple, précis et en style imagé

Dans la forme des verbes Forme active à l'indicatif et au présent


1. Claire,
Courtes, de moins de 20 mots. Suppression des
simple, Dans la structure des conjonctions et formules inutiles.
phrases Le type "sujet / verbe / complément" est indiqué.
et précise

Avec des verbes explicites, compréhensibles, précis et


Dans le lexique visuels mais ni pauvres ni vagues

. Le plus récent des événements d'abord.


Une Dans le temps . Pas d'écrit de type structure du récit renvoyant le
information dénouement à la fin.

2. Hiérarchisée Sujet démarré d'emblée. L'essentiel de l'information en


tête : l'ordre spécifique respecte la règle des "5 W"
Dans son agencement Ne pas hésiter à aller à la ligne pour organiser le
discours.

Dans sa véracité et son L'adéquation information collectée / information


objectivité rapportée doit être respectée. Le choix du journaliste
peut tronquer l'information mais ne doit en aucun cas la
dénaturer.

3. au style imagé Langage qui donne à voir, anime et facilite la lecture.


concis
Employer le mot juste à la juste place et éviter les
répétitions.
Présenter une attaque originale qui accroche le lecteur,
qui suscite d'emblée son intérêt, éveille son attention,
et approprié stimule sa réaction et qui provoquera sa réflexion.

. Limiter les mots scientifiques et techniques : essayer de transmettre l'information aux lecteurs
avec toutes les précisions en évitant de se camoufler derrière des mots techniques.
. Retenir les chiffres les plus significatifs. Privilégier un pourcentage à un chiffre brut car il
permet de comparer et transformer les chiffres en image :
2
Exemple : Le Groenland avec une superficie de 2 186 000 km est presque quatre fois plus
grand que Madagascar.

- 18 -
. Construire des phrases courtes d'une vingtaine de mots : sans redondance, sans adverbe,
sans adjectif n'apportant pas d'information et ne donner qu'une seule information par phrase.
. Alterner les phrases les plus longues avec les phrases courtes pour donner du rythme à
l'article. Des phrases sans verbe peuvent aussi relancer la lecture.

II.8. METTRE EN PAGE L'ARTICLE SOUS UN LOGICIEL DE DEVELOPPEMENT WEB ( DREAMWEAVER


... )

- 19 -
DEUXIEME PARTIE : LES PRINCIPAUX GENRES JOURNALISTIQUES
II.1. GENRES JOURNALISTIQUES
Selon son intention et son objectif principal, le journaliste choisit le genre approprié, c'est-à-dire la façon
dont il va traiter une information, plus simplement un point de vue qui orientera le contenu de l'article.
En possession de toutes les informations, un choix rédactionnel s'impose avant de rédiger l'article.
Définir le genre journalistique revient à faire ce choix rédactionnel.

Bonjour ! Je vais créer un journal Bonjour ! As-tu déjà réfléchi au


explosif. J'ai un sujet et des genre dans lequel tu vas le traiter
informations qui vont bouleverser ?
l'ordre politique intérieur.

Pour relater les faits dans le cas des informations rapportées


II.1.1. LE COMPTE-RENDU : le journaliste rapporte dans l'ordre chronologique les points essentiels d'une
réunion, d'un événement, d'une manifestation.
Dans un style indirect, neutre, dense et synthétique, un compte-rendu relate des faits et des
événements de manière objective et précise.

Chronologique, thématique ou mixte, un compte-rendu comprend l'objet, le lieu de l’événement, l'ordre


du jour éventuel, les personnes présentes et absentes ou excusées, les différents paragraphes, etc.

Exemple de compte-rendu de réunion

Source : [Link]

Compte rendu de la Journée de Rencontre Locale du 12/01/2004

Groupe 72-4 : Lecture et échanges de pratiques professionnelles.


- 20 -
Rapporteurs du groupe : Corinne Blin et Anne-Marie Guitton.

E-mail : [Link]@[Link]

Ordre du jour :

1. L’Espace Numérique des Savoirs (ENS).


2. Les apprentissages documentaires en 3e – Liaison 3e/2nde.
3. Coups de coeur.
4. Ordre du jour des prochaines rencontres.

*************************

1. L Espace Numérique des Savoirs (ENS) :

Catherine Dugousset, documentaliste au C.D.I. de l’I.U.F.M. du Mans, nous a présenté l’Espace Numérique des
Savoirs, puis nous l’avons consulté librement par petits groupes. L’accès à l’ENS est gratuit jusqu’à la fin de son
expérimentation, i.-e jusqu’en juin 2004.

L’utilisateur n’est pas autorisé à :

- le diffuser dans un cadre hors-enseignement.


- en faire commerce.
- s’en servir pour enrichir le fonds documentaire sur papier du C.D.I..
- modifier des informations.

Le fonctionnement de l’ENS est précisé sur le site Educnet.

Constat :
- L’ENS est lourd d’accès et d’utilisation.
- Base littéraire très franco-française.
- Nous craignons que l’abonnement futur soit trop onéreux.
- Le contenu concerne plutôt le niveau lycée.
- La sélection de quotidiens est trop limitée : 3 en presse nationale (l’Humanité, Les Echos, La Croix) et pas le
Ouest France, en presse régionale.

2. Les apprentissages documentaires en 3e Liaison 3e/2nde :

Travail préparé par Isabelle Baussan et Muriel Goussault.

Lecture et commentaires des documents suivants :

- Progression des compétences documentaires au collège. Site [Link].


in Dispositif 02A0160262 - module 3757 – Apprentissages documentaires de la 6e à la Terminale – 2003.
- Recherche documentaire et maîtrise de l’information. Ed. CRDP de Haute-Normandie.
- 21 -
- Bilan compétences documentaires en fin de collège. GDI Documentalistes de l’Yonne (89) – Collèges-Lycées
– 2002-2003. In Indicateurs collèges-grille d’analyse.
Site [Link]
- Compétences attendues en seconde. GDI Documentalistes de l’Yonne (89) – Collèges-Lycées – 2002-2003.
Site [Link]

3. Coups de coeur :

- ouvrages documentaires :

- Stop de Laurent Bartilla et Simon Retallack. Ed. du Seuil.


- Comment survivre à l’école de Roland Beller et Bernadette Costa. Ed. Albin Michel.
- Comment survivre en famille quand on a 10 ans de Catherine Mathelin et Bernadette Costa. Ed. Albin
Michel.
- L’avenir de la Terre de Yann Artus-Bertrand. Ed. de La Martinière.
- Revue mensuelle « Micro pratique ».

- ouvrages de fiction :

- Sur les terres d’Horus. Meresankh ou le choix de Seth. T.2 d’Isabelle Dethan. Ed. Delcourt.
- Brooklyn Babies de Janet Macdonald. Ed. Thierry Magnier, coll. Roman.
- Le garçon qui avait perdu la face de Louis Sachar. Ed. L’Ecole des loisirs, coll. Neuf.
- Le secret du feu de Bruno Pilorget et Henning Mankell. Ed. Flammarion, coll. Castor poche junior (Histoires
d’ailleurs)
- Kosovo, mon pays en guerre d’Alice Mead. Ed. Flammarion, coll. Castor poche junior (Histoires d’ailleurs)
- Le voyage de Parvana de D. Ellis. Ed. Hachette jeunesse, coll. Le livre de poche jeunesse.
- Le bourreau de la pleine lune de Michel Honaker. Ed. Gallimard jeunesse, coll. Hors-Piste.
- Le garçon qui voulait courir vite de Pierre Bottero. Ed. Flammarion, coll. Castor poche (La vie en vrai)
- Sobibor de Jean Molla. Ed. Gallimard jeunesse, coll. Scripto (à pour des élèves de 3e)
- Confessions d’une grosse patate de Susie Morgenstern. Ed. de la Martinière, coll. Confessions.
- Le journal de Ma Yan de Ma Yan et Pierre Haski. Ed. Hachette jeunesse.
- Le sursis (T2) de Gibrat. Ed. Dupuis, coll. Aire libre.
- Le vol du corbeau (T1) de Gibrat. Ed. Dupuis, coll. Aire libre.
- 35 kilos d’espoir d’Anna Gavalda. Ed. Bayard jeunesse, coll. Les Littéraires.
- Quatre filles et un jean. T2, le deuxième été de Ann Brashares. Ed. Gallimard jeunesse.
- L’apprenti de L. S. Park. Ed. Flammarion, coll. Castor poche junior.
- Le clan des Otori. T1, Le chant du rossignol de Lian Hearn et Philippe Giraudon. Ed. Gallimard, coll. Folio.

- 22 -
4. Ordre du jour des prochaines rencontres :

Lundi 15/03/2004 :

- La Presse.
- Bilan des stages suivies par certaines d’entre nous (notamment « Poésie et lecture à voix haute »).
- Les actions de promotion de la lecture (Prix des lecteurs, Kioscalire 6e, Prix des
Incorruptibles, Les Embouquineurs, …).
- Coups de c ur.

Vendredi 11/06/2004 :

- Cercle Europe.
- Le racisme.
- La poésie.
- Bilan de compétences documentaires à l’entrée en 6e. Etablir un QCM.

Exemple 1 de compte-rendu d’une manifestation. Le cas d’une manifestation à Metz


Source : [Link]
CPE – Compte-rendu manifestation Metz

20 000 personnes à Metz et jusqu’au bout malgré la pluie. 2 personnes arrêtées à mi-parcours pour un jet de canette (en
alu) vide sur le virgin et un pétard (ceux qui font du bruit). Un SO face aux manifestants qui n’a rien fait (et dont
certains n’ont rien vu car les flics étaient derrière eux).

Fin de manif banale près de la préfecture et sempiternelle ritournelle creuse de l’intersyndicale qui a refusée de laisser le
micro aux étudiants qui invitaient à une AG interpro après la manif. Mais comme des tracts avaient été diffés dans la
manif il y eut du monde et le politburo de la CGT metz qui a osé se pointer dans l’amphi, s’en est pris pour son grade.

Résultat, une lettre ouverte aux OS pour les pousser à la grève générale et illimitée, des diffs de tracts dans les boites
pour appeler les salariés à une nouvelle AG interpro vendredi soir, des actions prévus cette semaine.

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Mis en ligne par : Tiny le 28 mars 2006 @ 21.35.02

- 23 -
Exemple2 de compte-rendu d une manifestation : le cas du Salon du Jouet, du jeu et du modélisme. Lyon 19, 20,
21 novembre 2004
Source : [Link]

Compte rendu :

Retour Liste manifestations

• LYON Salon du Jouet, du jeu et


19,20 et 21 Novembre
EUREXPO du modélisme

1000 personnes transportées sur 3 jours

Voici la vidéo réalisée le dimanche 21 Novembre 2004

Voir d'autres photos dans l'album photo

Exemple de formulaire de mise en ligne de compte-rendu d évènement

- 24 -
II.1.2. L'INTERVIEW : c'est un entretien ou une série d'entretiens avec une seule personne de qui le
journaliste attend une information exclusive selon le mode questions-réponses, caractéristique de ce
genre.
- 25 -
Différents types d'interview :
a) L'interview d'information : le journaliste recueille le témoignage de la personne qui a vécu
l'événement.
Exemple : Interview de Michel Segonzac sur la galathée yéti
Source : [Link]
La découverte de la galathée yéti
Interview de Michel Segonzac :

© Ifremer / Jean-Yves Quintin


Michel Segonzac, avec dans ses mains, la galathée yéti

Dans quelles circonstances, cet animal a-t-il été découvert ?

En mars 2005, je suis invité par Robert Vrijenhoek, de Californie, à participer à la campagne de plongées
qu'il organise avec le navire de recherche Atlantis pour récolter, avec leur sous-marin Alvin, des espèces
hydrothermales dont son équipe étudie la génétique, en les récoltant le long de la dorsale du Pacifique
oriental. Un des objectifs, c'est aussi d'explorer, à 38°S (plus de1000 km au sud de l'île de Pâques) un site
inconnu. C'est lors d'une plongée à 2300 m de profondeur, que j'aperçois, à travers le hublot du sous-marin,
un crustacé blanc, entouré d'une sorte de halo, facilement visible sur le basalte noir. Je demande alors au
pilote de récolter cet animal qui ne ressemble à rien de connu. Mais avec mon anglais un peu rural et son
ignorance complète du français, je ne sais pas du tout s'il a compris. Certes, ma compagne de plongée, Cindy
Van Dover, remarque bien l'intérêt de cet animal, mais elle est trop occupée par l'objectif de sa plongée, qui
est de trouver rapidement les colonies de moules qu'elle étudie. A l'arrivée à bord du bateau, juste avant la
réunion au cours de laquelle on présente aux collègues le déroulement de la plongée, le pilote me montre,
"sur un plateau", l'animal récolté. C'est le choc ! Assurément, l'espèce est nouvelle.

Que représente cette découverte pour un scientifique ?

L'intérêt est double. D'une part, cette découverte accroît notre connaissance de la biodiversité de notre
planète. Certes, c'est peu de chose comparé au nombre élevé d'espèces restant à découvrir, mais celle-ci
compte beaucoup. D'autre part, elle est un élément important de la phylogénie du groupe auquel elle
appartient. La phylogénie des espèces correspond à la généalogie des humains très à la mode en ce moment.
La galathée yéti constitue un maillon important pour la compréhension de l'évolution du groupe auquel elle
appartient. D'autres études permettront aux scientifiques de savoir qui est l'ancêtre de qui, actuel ou fossile.

- 26 -
Pourquoi cette découverte a-t-elle déclenchée un engouement médiatique ?

Difficile de comprendre. Le sujet a d'abord été refusé en "brief communication" par les revues Nature et
Science. Et dans un premier temps, les journalistes ne semblaient pas intéresser.

b) L'interview de description : le journaliste recueille le témoignage de la personne qui a


assisté à l'événement.
c) L'interview d'analyse : la personne interviewée parle de l'événement en répondant à la
question POURQUOI.
d) L'interview de commentaire : avec la question "Qu'en pensez-vous", l'avis de la personne
qui interprète l'événement est sollicité, elle en tire des conclusions, des conséquences
probables.
Exemple : Interview du sénateur Jean Clément, Madagascar tribune du 09/02/06
P. 03

e) L'interview d'opinion ( ou encore interview de controverses ) : l'interviewé ( politicien,


homme d'affaires, homme de la rue, … ) discute sur un sujet qui lui a été proposé.
Exemple : Interview d'opinion d'un professionnel sur le métier de l'Information et de la
Communication

- 27 -
[Link]

Interview d'Armelle Thomas


par Jean-Michel Rauzier
Novembre 2004

JMR :
Quel a été votre parcours professionnel ?
AT :
Mon parcours est assez inhabituel pour un professionnel de l'information. Je viens en effet du monde du
marketing et de la communication, après être passée par une école de commerce : j'ai notamment travaillé
plusieurs années dans une compagnie d'assurances, une chambre de commerce, un groupe d'immobilier, et
même comme attachée de presse dans un théâtre ! Ce n'est qu'en 1997 que je me suis formée en
documentation à l'INTD, et en 99 que j'ai réellement commencé à travailler à mon compte.
Mais je pense que cette vie antérieure m'a été fort utile. D'abord parce que la communication fait de plus en
plus partie des compétences requises pour les gestionnaires de l'information. Et ensuite par la connaissance de
l'entreprise que cette expérience m'a donnée, pour exercer mon métier de consultante
JMR :
Quel attrait le métier a exercé sur vous dans vos fonctions antérieures ? Quel attrait exerce-t-il dans
votre situation présente ?
AT :
Aujourd'hui, je ne regrette absolument pas mon choix : j'ai le sentiment d'exercer un métier passionnant, un de
ceux qui offrent le plus de potentialités, d'innovation, de créativité, tout en s'appuyant sur de la technique J'ai
fait beaucoup de choses différentes, de la formation au journalisme en passant par les conférences, de la
surveillance de rumeurs dans l'automobile à la synthèse sur les produits bio en passant par des recherches sur
des sociétés indiennes, du cahier des charges pour une base de données partagée à celui destiné à mettre en
place un outil de surveillance web, de l'animation de réunions pour cibler des actions de veille aux tests d'outils
des heures durant, du travail sur un bookmark spécialisé sur les matériaux à celui sur une base de laboratoires
de recherche dans le domaine de l'entreprise étendue (Non, pas de ratons laveurs !)
Bref, je ne me suis jamais ennuyée, même si je me suis certes un peu abîmé les yeux par un surf intensif. Mais
le jeu en vaut vraiment la chandelle, et je ne pense pas avoir de sitôt envie de changer d'activité.
JMR :
En quoi notre métier apporte-t-il une valeur ajoutée dans une organisation ?
AT :
La valeur ajoutée de nos métiers se joue à mon avis notamment dans nos capacités à être des cartographes de
sources, dans nos compétences à pré-baliser les territoires informationnels occupés par les organisations pour
leur en faciliter l'accès et la compréhension, dans notre connaissance des clés d'une recherche d'information
réussie. Elle s'illustre dans nos compétences à proposer des produits d'information et de veille pertinents, à
gérer une intermédiation intelligente, même si elle reste parfois invisible aux yeux de l'utilisateur final, à
faciliter la circulation des flux d'information dans l'organisation, à être une force de proposition aussi

JMR :
Comment vous semble se dessiner l'évolution à court terme de la fonction documentaire et celle de
l'appellation des professionnels de ce secteur ?
AT :
C'est sans doute là que se joue l'évolution de la fonction documentaire : dans sa capacité à se rapprocher de la
stratégie (ou tout au moins à fonctionner en meilleure synergie avec ses clients internes), à maîtriser des
fonctions d'animation et de communication, à travailler sur des "matériaux informationnels" de plus en plus
diversifiés, et à profiter de la vague "web sémantique". Pour ce qui est de l'appellation des professionnels, je
pense qu'il faudra finir par abandonner le terme de documentaliste, aujourd'hui trop connoté. En effet, l'image
induite ne favorise pas un positionnement optimal dans les rouages des organisations. Puisque tout le monde
s'accorde à reconnaître la valeur stratégique de la maîtrise de l'information, il est paradoxal de ne pas donner à
la fonction dédiée une valeur tout aussi stratégique ! Je suis persuadée que la terminologie a son rôle à jouer,
maintenant
JMR :
Qu'attendez-vous d'une association professionnelle comme l'ADBS ?
AT :
Une association professionnelle, c'est un peu la "maison" de ceux qui exercent le métier. C'est essentiel, et je
pense que l'ADBS joue bien ce rôle de carrefour, même si certains points peuvent toujours être améliorés (à
quand, par exemple, une lettre d'info hebdomadaire, voire journalière qui devienne une vraie référence dans le
monde des technologies de l'information ?), et certains métiers mieux investis. La visibilité de l'association à
l'extérieur de nos métiers devient une nécessité absolue.

f) L'interview de personnalité : une rencontre avec une personne célèbre.


Exemple 1 : Interview du Monseigneur Odon Razanakolona, Express du 09/02/06
P. 02

- 28 -
Exemple 2 : Interview d'une personnalité en e-journal
[Link]

Interview d'une personnalité

Nicole Notat, Vigeo et la notation responsable


La notation sociale et environnementale, le développement durable, l'investissement
socialement responsable… étaient au c ur de l'intervention de Nicole Notat,
présidente directrice générale de Vigeo, agence européenne de notation sociale, lors
de l'avant-première d'Enjeux qui s'est tenue en novembre.

- 29 -
Un parcours professionnel sous le signe
de l'engagement

Née un 26 juillet à Chatrice, dans la Marne,


Nicole Notat a fait ses études à l'École
normale d'instituteurs. Cette figure du
monde syndical adhère à la Confédération
française démocratique du travail (CFDT) en
1969. Elle devient secrétaire du Syndicat
général de l'Éducation nationale (Sgen)-
CFDT Meuse en 1970, puis membre de la
commission exécutive régionale Sgen
Lorraine en 1972. En 1978, elle occupe le
poste de secrétaire générale régionale Sgen
Lorraine et entre au conseil de l'Union
régionale CFDT Lorraine. En 1982, elle est
membre de la Commission exécutive
confédérale et secrétaire nationale chargée
du secteur éducation puis, en 1985, chargée
du secteur emploi/formation professionnelle.
De 1988 à 1992, elle est secrétaire générale
adjointe, chargée de la politique
revendicative, de la négociation collective et
du temps de travail, des relations
intersyndicales et de l'égalité hommes-
femmes dans les entreprises. Élue
secrétaire générale de la CFDT en 1992,
réélue en 1995 et en 1998, Nicole Notat ne
se représente pas en 2002.

Elle occupe parallèlement différentes fonctions à l'Unedic : présidente du conseil (1992 à 1994), secrétaire
du conseil d'administration (1994 à 1996) et présidente du conseil d'administration (1996 à 1998). En juillet
2002, elle crée Vigéo, société européenne d'évaluation des performances sociales et environnementales
des entreprises.
Jean-Claude Tourneur : Présentez-nous Vigeo, l'agence de notation sociale et environnementale que
vous avez créée, et ses deux offres de services, la notation sollicitée et la notation déclarative.
Nicole Notat : Les entreprises sont aujourd'hui confrontées à de nouvelles réalités, de nouvelles
responsabilités, et pressées de rendre compte des impacts environnementaux, sociaux et sociétaux de leurs
activités. Une multinationale est un acteur global, puissant financièrement, dont on attend de plus en plus
qu'elle se préoccupe des intérêts des parties intéressées par son action. Ce mouvement est irréversible : les
entreprises intègrent des objectifs de développement durable… et seront amenées à faire évaluer leurs
résultats par un organisme tiers : l'auto-évaluation, pour nécessaire qu'elle soit, est insuffisante car elle ne
garantit pas la crédibilité.
Vigeo propose deux produits distincts pour deux segments de clientèle, la notation sollicitée et la notation
déclarative, qui permettent de mesurer le niveau de prise en compte par l'entreprise des enjeux de
responsabilité sociale.
La notation sollicitée est effectuée à la demande d'une entreprise qui souhaite une évaluation objective de
ses pratiques et résultats. C'est une évaluation approfondie de la façon dont elle conçoit, met en uvre et
rend compte de sa politique en matière de responsabilité sociale. Nous convenons avec l'entreprise du
périmètre et passons un contrat sur les termes de la mission.
La notation déclarative est destinée aux gestionnaires d'actifs, aux investisseurs qui souhaitent connaître
l'entreprise du point de vue de ses performances environnementales, sociales et sociétales, pour
sélectionner des valeurs de portefeuille orientées investissement responsable, éthique… Une société de
gestion n'a pas les moyens de réunir toute l'expertise requise : c'est le rôle des agences de notation. Le
marché français familiarisé à cette offre est encore émergent, mais en croissance.
J.-C. T. Vous venez de lancer un nouveau modèle d'analyse, Equitics.
N. N. : La notation déclarative est un besoin pour l'investissement socialement responsable (ISR) aux yeux

- 30 -
des gérants et investisseurs. En développant Equitics, nous avons construit un modèle d'analyse solide,
intégrant trois principes : opposabilité, robustesse et transparence. La méthodologie de Vigeo s'appuie sur
un référentiel opposable qui compte trente-neuf critères au nom desquels nous allons évaluer l'entreprise.
Nous avons extrait ces critères des textes, conventions et autres déclarations de portée internationale (OIT,
OMS, OCDE, Onu…)(*) qui incitent les entreprises à agir dans un certain nombre de directions. Nous avons
identifié ces principes d'action pour en faire des critères d'évaluation. La robustesse est nécessaire pour
éviter l'arbitraire, la subjectivité, le parti-pris. Deux analystes travaillant sur la même entreprise doivent
aboutir à un résultat quasi identique. Enfin, une entreprise qui évalue d'autres entreprises doit elle-même
être transparente. Nous présentons notre modèle à nos clients et devons être capables de dire que telle
position, tel score attribué, sont justifiés par tels types d'informations et de faits rassemblés.
Ces analyses mobilisent des compétences : quinze analystes utilisent Equitics pour noter 450 entreprises de
l'Eurostoxx ; quatre chargés d'informations assurent la collecte des données. Quant au département de la
notation sollicitée, il compte six auditeurs.

Le rating (évaluation) effectué par Vigeo permet de mesurer le niveau de prise en compte par l'entreprise
des enjeux de responsabilité sociale. Le modèle d'analyse passe en revue six domaines (droits humains,
ressources humaines, environnement, engagement sociétal, clients/fournisseurs, gouvernement
d'entreprise) à partir de trente-neuf critères de responsabilité, évaluant le comportement de l'entreprise au
regard d'environ trois cents indicateurs.
Chaque critère fait l'objet d'une analyse dite LDR (pour leadership, déploiement et résultats) : le modèle de
Vigeo guide l'analyste pour " scorer " (c'est-à-dire attribuer une note sur 100) la politique de l'entreprise sur
un critère donné, puis ses efforts en termes de moyens mis en uvre pour déployer cette politique, enfin
les résultats qu'elle obtient en la matière.
Le scoring du leadership, du déploiement et des résultats de chaque critère s'appuie sur la valorisation
d'indicateurs qualitatifs et quantitatifs. La consolidation de ces scores permet de délivrer un score à chaque
critère, puis, à nouveau par consolidation, à chaque domaine passé en revue.
Enfin, la comparaison des scores des entreprises d'un même secteur permet d'attribuer un rating à
l'entreprise pour chaque domaine.
M.C.B

J.-C. T. : Comment vous procurez-vous les informations sur les entreprises ? Comment les
décryptez-vous ?
N. N. : L'information que les entreprises nous fournissent constitue notre matière première. Dans un premier
temps, nous collectons tout ce qui est relatif aux trente-neuf critères répertoriés dans le référentiel, que
l'entreprise communique ou que d'autres communiquent sur elle. Puis, après un premier traitement de cette
information, nous établissons un questionnement ciblé en direction de l'entreprise et des parties prenantes
concernées pour recueillir les compléments d'information nécessaires à l'analyse. Ces allers-retours entre
l'analyste, l'entreprise et ses parties prenantes permettent de rassembler le maximum d'informations.
L'absence d'information est en elle-même une information, intégrée à Equitics.
J.-C. T. : Les entreprises peuvent vouloir utiliser les résultats
N. N. : Oui, certaines les rendent publics dans leur rapport d'activité, ou, en France, de développement
durable. Nous nous assurons que la communication sur les six domaines d'analyse (droits humains,
ressources humaines, environnement, relations clients/fournisseurs, gouvernement d'entreprise et
engagement sociétal) soit fidèle.
J.-C. T. : Menez-vous des analyses dans les enceintes de recherche pour faire progresser cette
matière nouvelle ?
N. N. : Dès la création de Vigeo, j'ai tenu à assurer l'existence d'une direction de la recherche. Vigeo est en
permanence dans une situation de veille, d'écoute, de réactivité par rapport à ce qui se passe dans son
environnement. Nous sommes en contact avec les laboratoires de recherches, les universités. Si l'on
s'intéresse à la relation entre une entreprise responsable et sa performance boursière, on a besoin d'études
qui s'inscrivent dans la durée pour évaluer le lien réel. Nous sommes nous-mêmes capables, à la demande
d'une institution, de réaliser une étude ciblée de nos analyses, par exemple les pratiques de responsabilité
sociale, sur les entreprises françaises ou européennes dans telle région du monde. Nous pouvons tirer des
éléments de synthèse de cette nature.
J.-C. T. : Comment tenir compte des incertitudes et des effets induits dans cet univers ? Par
exemple, l'énergie nucléaire ne génère pas d'effet de serre, mais produit des déchets. Les
délocalisations détruisent des emplois en même temps qu'elles en créent
N. N. : C'est pourquoi il est utile d'avoir un référentiel pour notre analyse. Existe-t-il, au niveau international,
un texte stipulant que nulle entreprise ne doit produire du nucléaire ? Non. Une entreprise nucléaire n'est
pas par nature irresponsable aux yeux de Vigeo. De même, il n'existe pas d'interdiction de s'implanter dans
une région du monde. Nous ne jugeons pas sur ces critères. Les vraies questions sont : l'entreprise qui
s'implante dans telle partie du monde va-t-elle se comporter en entreprise responsable ? Va-t-elle se situer
au minium minimorum côté salaires ? Ou être un outil d'évolution des conditions de vie et de travail ? On est
là au c ur de la responsabilité sociale.
J.-C. T. : Les entreprises les plus en vue sont sous le feu des notations. Que font les autres ? Et quid de la
fonction publique ou des collectivités locales ?

- 31 -
N. N. : On crée le mouvement avec les entreprises qui sont susceptibles de le tirer. Aujourd'hui, les
multinationales sont en première ligne. Elles craignent pour leur réputation, elles redoutent les campagnes
de presse sur tel principe devenu sensible… Mais elles font aussi de la responsabilité sociale un élément de
différenciation et de compétitivité. Le business demeure la motivation essentielle.
Les multinationales sont en relation avec des fournisseurs et peuvent discuter avec eux. Des fournisseurs de
jouets, de vêtements font travailler des enfants dans le monde. Nike a déclaré être conforme à tous les
principes fondamentaux d'une entreprise responsable… et a fait l'objet d'une campagne de contre-publicité.
L'action de la multinationale a des impacts sur ses fournisseurs et sous-traitants. Une PME aussi est
concernée et doit veiller dans son intérêt à minimiser les impacts négatifs de son activité.
Le développement durable (" capacité des générations présentes à satisfaire leurs besoins tout en
permettant aux générations futures de satisfaire les leurs ") est le concept rassembleur qui réconcilie court et
long terme. Tous les acteurs (puissance publique, organisations internationales, acteurs économiques,
consommateurs…) sont concernés par la traduction des concepts du développement durable en actions
concrètes.
Pourquoi évaluer les entreprises plutôt que les collectivités locales ? L'entreprise est aujourd'hui placée,
compte-tenu de sa fonction agissante dans l'économie, au c ur du développement durable et de la
responsabilité sociale. Son rôle central reste la production de biens et services, mais elle va désormais sur
des terrains dont on disait hier qu'ils relevaient de l'intérêt général, donc des puissances publiques. Les
organisations internationales formulent des recommandations à l'égard des États, mais aussi des
entreprises. Mais les collectivités locales sont elles aussi concernées au plus haut point par le
développement durable.
J.-C. T. : Comment s'inscrit Vigeo dans les structures du développement durable en France ?
N. N. : Il y a un foisonnement d'initiatives, de lieux de rencontres, qui montre que nombre d'acteurs se
sentent concernés par le développement durable. Les concepts ne sont pas encore stabilisés, ni dépourvus
d'illusions. Les acteurs, confrontés à leur responsabilité, vont leur donner sens et consistance. Certains
organismes font du conseil, de l'accompagnement, de la recherche en responsabilité sociale… Vigeo, pour
sa part, se borne à la notation et à l'évaluation et n'effectue ni certification, ni labellisation, ni conseil. Il est
essentiel que chacun sache sur quel segment il se situe.
J.-C. T. : Côté outils, préconisez-vous des solutions " propriétaires ", comme Equitics, ou collectives
?
N. N. : Les outils que nous avons construits prennent appui sur des dispositions publiques. Je ne crois pas
au modèle unique, magique, s'imposant comme la référence. La responsabilité sociale suppose que
l'entreprise rapporte ces principes d'action à sa réalité sectorielle. Nul ne peut lui dicter le mode d'emploi
précis de sa responsabilité sociale, mais quelqu'un d'extérieur peut l'aider à construire un plan d'action. C'est
à elle de donner sens et contenu aux problématiques sociales et sociétales. Le contrôle porte sur le degré
de prise en compte de ces éléments par l'entreprise. Il s'agit de progresser en bonne intelligence entre les
moyens de contrôle privés et publics. Vigeo est un opérateur sur le marché qui agit auprès des autres
opérateurs du marché selon les règles du marché.
J.-C. T. : Quels sont les pays en pointe du côté pour l'ISR ? Les Anglo-Saxons ?
N. N. : La notion d'investissement éthique nous vient des États-Unis, mais nous ne l'entendons pas de la
même façon. Les épargnants des premiers fonds éthiques américains souhaitaient investir dans des
secteurs conformes à leur morale. L'Europe n'est pas dans une logique d'exclusion de secteur mais
davantage dans une logique d'inclusion de la réalité sociale dans tous les secteurs de l'économie. Aucune
entreprise n'est exonérée des objectifs de responsabilité sociale. Aujourd'hui, Vigeo fonctionne au niveau
européen, avec 450 multinationales de l'Eurostoxx.
J.-C. T. : Sur le marché de la notation extra-financière, j'ai noté trente-trois organismes d'analyse
sociétale. Ira-t-on vers un standard commun ?
N. N. : Le marché amènera l'offre de notation à se structurer. Il y avait un foisonnement d'agences
financières au début du siècle, moins aujourd'hui. Il n'y a pas, à cette heure, de standard qui fasse
référence, structure le paysage européen. Le mieux est de mettre les référentiels sur le marché et de tenir
compte des retours.
On se trouve dans un véritable maquis des indices, qui obéissent eux-mêmes à des principes de sélection
qui ne sont pas les mêmes... La question de la lisibilité se pose ! Notre indice sélectionne les 120 entreprises
européennes les plus performantes dans tous les secteurs. Un indice plus sélectif sur les 50 valeurs de
l'Eurostoxx qui arrivent en tête en termes de responsabilité sociale pourrait être utile.
J.-C. T. : Les consommateurs savent-ils vraiment ce que recouvrent l'ISR, le commerce équitable ?
N. N. : L'écart entre les intentions des consommateurs et leurs actes est connu, même si on tend vers plus
de cohérence. Mais il y a des conditions à réunir. Si vous ne trouvez dans les rayons que des produits
classiques, quels moyens avez-vous de mettre en action votre intention ? Il faut que les produits du
commerce équitable soient présents, visibles, repérables.
J.-C. T. : Comment actualisez-vous les analyses ?
N. N. : Les analyses sont actualisées tous les douze/quinze mois. Par ailleurs, il existe, entre deux notations,
un système d'alerte. Des événements peuvent avoir une incidence sur la notation (fusion, crise sociale…).
Nous alertons l'entreprise pour réétudier la situation. Nous ne décidons pas a priori qu'un fait a une
implication négative : nous prenons du recul pour voir si l'entreprise s'est comportée ou non, au regard des
critères, de manière responsable.

- 32 -
J.-C. T. : Le succès de Vigeo dépendra de l'accueil du public
N. N. : En France, le marché de l'investissement socialement responsable (offres et encours) est en
croissance, même si cette donnée est à relativiser au regard de ce qui circule sur les marchés financiers. Ce
marché bénéficie du levier de l'épargne salariale longue (qui appelle la sécurité, donc le besoin d'être
renseigné sur d'autres facettes que la facette financière), des incitations législatives, de la publicité auprès
des épargnants. La vraie question est celle de la relation entre ces placements et leur rentabilité. Des
gestionnaires ont pris cette question à bras le corps. Cette approche de l'investissement va peut-être irriguer
la pratique des investissements classiques… Les recherches sur les relations entre ISR et performances se
développent. Le retour est court, mais certains constatent une meilleure résistance des valeurs en question
quand la conjoncture se retourne. Une entreprise qui respecte ses salariés, ses clients, ses fournisseurs,
l'environnement… a le plus de garanties de pérennité, de performance globale que celle qui n'a comme
perspective que l'intérêt des actionnaires à court terme, avec, comme seul credo, la maximisation de la
valeur.
J.-C. T. : Quelles sont les tendances, en matière de développement durable, que vous voyez poindre ? Le
prochain pilier du Global Compact sera la lutte contre la corruption…
N. N. : La lutte contre la corruption est déjà présente dans les recommandations des organisations
internationales. Le Global Compact reprend des principes qui émanent de l'OIT pour les renforcer et inviter
les entreprises à adhérer à ces principes.
Entre le moment où j'ai eu l'intuition que les entreprises seraient confrontées à cette nouvelle donne et
aujourd'hui, j'ai été frappée de voir comment les choses ont évolué en France. La loi sur les nouvelles
régulations économiques (NRE), qui impose aux entreprises cotées en bourse d'inclure dans leur rapport
annuel des informations concernant l'environnement et les aspects sociaux, a été un levier d'évolution
fantastique. Je soulignerais aussi la forte présence des entreprises françaises à Johannesburg. Pour
certaines, le développement durable est devenu une opportunité pour agir.
J.-C. T. : Comment vivez-vous cette expérience ? Vous sentez-vous " de l'autre côté de la barrière ? "
N. N. : Ce sentiment est relatif... Nous sommes un certain nombre à considérer que l'intérêt des salariés
rejoint l'intérêt de l'entreprise et réciproquement. La conciliation intègre désormais les intérêts d'autres
parties prenantes, les fournisseurs, le milieu naturel… Elle est plus riche, mais elle participe de la même
logique.
Propos recueillis par Marie-Claire Barthet
Source : Enjeux n° 241 - février 2004

g) L'interview à grand thème : les grands problèmes sociaux au cours de l'entrevue.


La façon de présenter l'interview à grand thème dépend du journaliste qui peut :
- suivre chronologiquement le déroulement de la conversation
- regrouper les déclarations selon les thèmes abordés.
h) Interview croisée : deux ou plusieurs personnages répondent aux questions sur un sujet
donné.
Exemple : Interview croisée sur le métier auprès d'une conseillère d'orientation et de deux
documentalistes.
[Link]
Interview croisée d'une conseillère d'orientation et de documentalistes
Le personnel du SIOU parle de son métier
Pourquoi avez-vous demandé à travailler au SIOU ?

Francine GOELDEL (Conseillère d'orientation psychologue) : La maturité du public étudiant, la


richesse de l'enseignement supérieur, la complexité des problèmes d'orientation sont les 3
facteurs qui ont motivé mon choix pour le poste de COP au SIOU.
Quel est votre rôle au SIOU ?

Francine GOELDEL : Une des missions essentielles des COP est d'assurer la liaison
enseignement secondaire/enseignement supérieur. Nous sommes 4 COP à mi-temps sur les
3 sites du SIOU. Au SIOU du Campus Croix-Rouge, je travaille en étroite collaboration avec
les 2 documentalistes. Comme elles, je reçois les étudiants mais je dispose de peu de temps
pour la documentation. Mon rôle est avant tout de me consacrer aux étudiants en grande
difficulté d'orientation que je reçois sur rendez-vous. Intervenant également en lycée, et plus
particulièrement en classe de terminale, la préparation des séances d'information et le
passage auprès des élèves me permet de recueillir leurs préoccupations. La prise en compte
de cette demande permet parfois d'orienter l'élaboration de la documentation du SIOU

- 33 -
Agnès POUMEROL (documentaliste) : Notre rôle consiste plus spécifiquement à constituer, à
gérer et à mettre à jour l'espace documentaire. Il s'agit de mettre à disposition une
documentation claire, à jour, et de rendre l'information accessible aux étudiants. Nous
réalisons pour cela des fiches synthétiques par thème, des dossiers de presse, un bulletin
d'information… L'information sur l'orientation et l'emploi en général se périme très vite et il faut
toujours rester "en veille" sur les nouveaux diplômes, les créations d'écoles, etc…

II.1.3. LA NOUVELLE : matière première de l'information journalistique, la nouvelle met l'accent sur un
événement ou sur un fait d'ordre public. Elle vise à informer sur un événement d'actualité de manière
précise et succincte. Le procédé utilisé consiste à :
- exposer les faits par ordre d'importance décroissant ( voir plan pyramidal inversé )
- annoncer le sujet dans le titre
- résumer l'essentiel de l'événement dans le premier paragraphe selon la règle des 5W
- répondre aux questions comment et pourquoi dans les paragraphes suivants.
Exemple : de "nouvelle"
Source : [Link]

La pègre brésilienne attaque les civils


Le crime organisé a lancé lundi de nouvelles attaques dans l'Etat de
Sao Paulo contre des objectifs civils et policiers. Depuis vendredi,
180 attaques ont fait 81 morts, dont 39 policiers.

Créé le 15 mai 2006


Mis à jour le 15 mai 2006 à 20h27

Le crime organisé a poursuivi sa démonstration de force lundi dans l'Etat de Sao Paulo en s'attaquant à des banques et
autobus, alors que les attaques contre la police et les mutineries ont déjà fait 81 morts, dont 39 policiers, selon un
nouveau bilan officiel. Les autorités ont recensé 180 attaques au total depuis vendredi dans l'ensemble de l'Etat, a
indiqué le service de presse du gouvernement de l'Etat de Sao Paulo. Parmi les morts figurent quatre passants et 38
délinquants présumés, tandis qu'au moins 48 personnes ont été blessées, dont 33 agents des forces de l'ordre. La
police a arrêté 91 assaillants présumés.

Pour la première fois depuis vendredi, le crime organisé s'est aussi attaqué à des objectifs civils : 56 bus ont été
incendiés dans la nuit. Dix compagnies de bus sur douze ont décidé de suspendre partiellement ou totalement leurs
liaisons, laissant des centaines de milliers de personnes sans moyen de transport dans l'une des plus grandes
mégalopoles du monde. Une station de métro a également essuyé des tirs. Par ailleurs, 13 agences bancaires ont été la
cible d'attaques durant la nuit, selon la Fédération des banques brésiliennes. Enfin, lundi, des mutineries se
poursuivaient dans 45 des 144 prisons de l'Etat le plus riche et le plus peuplé du Brésil, et 195 personnes étaient
détenues en otage par les rebelles.

Cette série d'attaques a été attribuée à l'une des principales organisations criminelles implantées au coeur des prisons,
le Premier Commando de la Capitale (PCC) dont les ramifications s'étendent à l'extérieur des centres de détention.
L'offensive du PCC contre la police et les prisons a été déclenchée selon les autorités par le transfèrement de 765
détenus vers une prison de haute sécurité, dans l'intérieur de l'Etat de Sao Paulo. L'un des chefs du PCC surnommé
"Marcola" aurait déclaré aux autorités que l'offensive déclenchée vendredi soir "ne peut être stoppée", indiquait lundi le
journal électronique Terra Magazine. Selon ce média, des responsables de la police ont rencontré samedi les chefs du
PCC pour tenter - sans succès - de les convaincre de mettre fin au soulèvement

- Sujet traité : fait d'ordre public : les actes du crime organisé qui attaque au Brésil
Titre : La pègre brésilienne attaque les civils
- Etude des paragraphes :
Paragraphe 1 :

5W Texte concerné
Qui ? Le crime organisé
Quoi ? a poursuit sa démonstration de force
Quand Lundi
Où ? Dans l’Etat de Sao Paulo

- 34 -
Comment En s’attaquant à des banques et autobus, en
organisant des mutineries et en attaquant la police
Pourquoi Pour tuer et blesser

Paragraphe 2 : Détails répondant à "Comment le crime organisé s'est attaqué aux civils et militaires.
Paragraphe 3 : Répond à la question « Pourquoi les attaques contre la police et les prisons ont-elles
éclatées ».
II.1.4. LE POTIN : l'information est rapportée telle qu'elle a été vue ou entendue, sans vérification
Exemple : Rubrique "Potin" du journal en ligne des étudiants de l’IECS

II.1.5. LA BREVE : Au niveau des quotidiens et assimilés, une brève constitue un texte très concis sans
titre, sur une information, répondant toujours aux questions qui ? quoi ? quand ? où ? En e-journal, les
titres courts illustrent les brèves

Source : 8 Mai 2006

- 35 -
Exemples de brèves présentés par [Link]

- 36 -
Exemple 1 :
Profil d'internaute
Ça y'est, on sait à quoi on ressemble ! Netvalue fait paraître les résultats d'une enquête commencée en août
2000 sur un panel de 2330 internautes (type résidentiel) pour déterminer leurs petites habitudes…Les gros
consommateurs sont évidemment ceux qui restent à domicile. Ils se connectent entre 12 et 31 jours par
mois, 71 % d'entre eux sont des hommes. Les tranches d'âges les plus représentées tous sexes confondus
restent celles des 25-34 ans et des moins de 50 : des cadres ou des étudiants mais pas encore de pêcheurs
ou d'agriculteurs. Les revenus mensuels des gros utilisateurs s'échelonnent entre 1500 et 2500 euros (soit
entre 9000 et 15000 FR). L'emploi ou la bourse en ligne font concurrence aux sites porno. "Y'a plus de
jeunesse !"

Exemple 2 :

Des messages gratuits


Les internautes connectés à [Link] envoient gratuitement des messages à leurs petits copains…
encore mieux, grâce au système Flash, le message s'affiche directement sur le portable sans en encombrer
la mémoire. Le progrès porte un nom : SMS ou short message system. Le site propose d'autres fonctions
intéressantes comme la remise à jour automatique du carnet d'adresses si un numéro de particulier vient à
changer et l'historique qui permet de consulter les 20 derniers messages obtenus. Presque un vrai chat "web
to mobile" !

Exemple 3 :

FTD s'offre [Link]


Il le voulait, il l'a eu ! L'achat d'[Link] par l'éditeur de e-thématiques pour familles nombreuses
s'inscrit dans le cadre d'une stratégie ambitieuse : conseiller les familles avant qu'elles n'investissent. Les
destinations-vacances, le logement universitaire du grand et maintenant la nouvelle voiture de papa ! FTD a
choisi autorevue car le site permet de trouver les tarifs les plus compétitifs pour toute voiture neuve en
Europe et on peut même entrer en contact direct avec le concessionnaire avant de commander.

Exemple 4. Les brèves du "Fil Info" de Place Publique

Les brèves du "Fil Info" de Place Publique

La Fondation de France soutient les "dynamiques collectives"(4 mai 2004)

http ://[Link]/[Link]

Elections européennes : pour qui voter ?(3 mai 2004)

http ://[Link]/[Link]

Sortie du film "Pas Assez de Volume ! (notes sur l’OMC)"(19 avril 2004)

http ://[Link]/[Link]

21 avril : Conférence de rédaction ouverte spécial Europe(8 avril 2004)

http ://[Link]/[Link]

- 37 -
Ce type de brève à titre est appelé "filet".
Exemple 5. Brève en e-journal : le cas du citron-vert. info

Brèves
- 38 -
• A droite se trouvent les titres des brèves. Nous distinguons le développement de la brève intitulée
" Référence et révérence"
• Cliquer sur le titre de la deuxième brève "La critique n’est pas si aisée" pour faire apparaître dans la
partie centrale le développement correspondant.
Notons toutefois que lesdites brèves sont valables pour une courte période après leur mise
( parution ) en ligne. Les nouveaux titres se succèdent les uns après les autres mais le mécanisme
d’accès à la brève correspondante reste "un clic" au-dessus du titre en question.
II.1.6. LA DEPËCHE : Un des premiers genres journalistiques, la dépêche constitue une communication
écrite rapide utilisée tant par les militaires que par la population civile. Jadis, une dépêche connaissait
de multiples émetteurs : porteur, pigeon voyageur, télégramme…
De nos jours, une dépêche forme généralement une information rapide diffusée par une agence.
Exemple 1. Les dépêches de l’e-journal "Le [Link]"

Cliquer sur l’onglet "LES DEPECHES" pour que la rubrique « Dépêche » apparaisse à la 2ème colonne de
l’e-journal

Un aperçu de la première dépêche présentée dans la 2è colonne.

- 39 -
Une présentation détaillée de la dépêche

II.2. POUR EXPLIQUER DANS LE CAS DES INFORMATIONS EXPLIQUEES


II.2.1. LE PORTRAIT : Un portrait constitue soit une représentation imagée, soit une description écrite ou
orale d'un individu, d'un groupe social, d'un fait, d'une habitation, d'un lieu historique, ...
Il peut être fait par un peintre, un artisan, un sculpteur, un photographe, un auteur, un journaliste.
C'est ce dernier groupe de portrait qui nous intéresse dans le présent cas.
Le portrait diffère de la figure qui se limite à la représentation d'un personnage historique, religieux
ou héroïque, - du passé, d'une qualité morale ( vertu, renomée... ) ou d'une muse,
- d'un métier, d'une catégorie sociale ( paysan, citadin... ).
Quant aux genres de portrait, ils restent fortement influencés :
- d'une part par les conventions sociales et culturelles dominantes d'une localité, d'une
région et d'un pays,
- d'autre part, par les acteurs dynamiques de la représentation des conventions culturelles
et sociales d'une époque ( artistes, couches sociales dominantes, catégorie des
commanditaires des portraits ... ).
Ils varient ainsi grandement d'une situation à une autre, d'un commanditaire à un autre, d'un auteur
à un autre. Parmi les plus utilisés, on distingue le portrait caricature, le portrait politique, le portrait
personnage, le portrait d'artiste, le portrait de situation, ....
Le journaliste cherche à travers des éléments d'information de sources diversifiées
(anecdotes, interviews des amis, des voisins – dossiers d'archives…) à découvrir, à comprendre le
portrait d'un sujet (une personne, une entreprise … ).

- 40 -
1. Portrait caricature
Très proche du grotesque, le portrait caricature revêt l'expression la plus évidente de la satire
tant dans la représentation que dans la description d'un individu, d'un groupe humain.
On parle ainsi de :
- portrait caricature en charge quand, dans un portrait politique, on utilise la deformation
physique comme métaphore d'une idée,
- portrait caricature d'artiste, quand l'auteur d'un article se limite à l'exagération des caractères
physiques,
- portrait caricature de situation, quand les moeurs ou le comportement de certains groupes
sociaux sont mis en exergue.
Dans un portrait politique, le journaliste peut s'attaquer à l'apparence physique d'un homme
politique et non aux idées de ce dernier.
Exemple 1 : Portrait caricature politique s'attaquant à l'apparence physique de Léon REY
PORTRAIT DE Léon REY ( i )

Jamais, je crois, je n'ai lu sur les traits d'un homme politique autant d'insincérité cruelle . Un visage dur
et mou à la fois , hardi et veule. (Dans le Midi, nous dirions qu'il a l'air franc comme un derrière de
mule.). Le nez est pointu comme celui d'un mauvais diplomate italien du XVIIe siècle ; les yeux ont la
lueur animée qui traîne dans les regards des coiffeurs pour dames hétérosexuels à prétention
donjuanesque. La bouche est large et molle. Elle réussit ce prodige d'être molle avec des lèvres
minces, légèrement «à plateau» comme si elles attendaient le louche baiser de la gloire. ( Il y a de
l'obscénité en cette bouche.). Le bas du visage est fade, gras, irrémédiablement vulgaire. La voix est
celle d'une intelligence bellâtre qui n'a jamais fréquenté que les médiocres afin de ne jamais douter de
sa suffisance et de n'être jamais effleurée par le sentiment de son odorante vulgarité.

Référence. Jean Cau, portrait de "Léon REY", cité par Marc Angenot, 1982, p. 317.

Explication. Léon REY tête de turc de Jean Cau. Esprit caustique. La prosopographie tend à
l'éthopée. L'adversaire n'est pas attaqué dans ses idées mais dans son apparence physique.

(i) Léon REY n’est qu’un pseudo utilisé sachant que les propos s’avèrent trop virulents

Exemple 2 : Portrait politique de MARINI Philippe


Source : [Link]

MARINI Philippe
Sénateur de l'Oise (Picardie)

Rapporteur Général de la commission des finances, du contrôle budgétaire e


des comptes économiques de la Nation

Membre du Groupe Union pour un Mouvement Populaire

Contacts & site personnel Mél : [Link]@[Link] Site personnel : Cliquez ici

Etat-Civil Né le 28 janvier 1950

Profession Inspecteur des finances en disponibilité

- 41 -
Election Elu le 27 septembre 1992 ;
Réélu le 23 septembre 2001

Travaux Propositions de loi et de résolution


parlementaires Interventions en séance publique
Rapports
Questions

Groupes sénatoriaux Président du groupe France-Québec


d'amitié Président du groupe France-Syrie
Président délégué du groupe France-Djibouti et Corne de l'Afrique (Soudan);
Membre des groupes France-Cambodge et Laos, France-Caucase , France-Corée du
Sud, France-Croatie, France-Egypte, France-Italie, France-Jordanie, France-Libye,
France-Maroc, Groupe d'Informations et de contacts France-Palestine, France-Pologn
France-Roumanie, France-Saint-Siège, France- Serbie et Monténégro, France-Républiqu
de Chine-Taïwan , France-République Tchèque, France-Yémen ;

Mandats locaux Maire de Compiègne

Autres fonctions Secrétaire général de la Section française de l'Assemblée Parlementaire de la


Francophonie
Membre du groupe français de l'Union Interparlementaire
Membre de la Commission de surveillance de la Caisse des dépôts et consignations
Membre de la Conférence économique annuelle (ancienne Commission des compte
et budgets économiques de la nation)
Président de l'association Seine Nord Europe

Fonctions antérieures Membre de l' Office parlementaire d'évaluation des politiques publiques
Conseiller général de l'Oise
Membre du Comité de gestion du fonds d'investissement des transports terrestres
des voies navigables
Membre du Comité national de l'Euro
Membre du Conseil national des assurances
Membre du Conseil national du crédit
Chargé d'une mission temporaire auprès du Premier ministre

Extrait de la table
1999 , 2000 , 2001 , 2002 , 2003 , 2004 , 2005 , 2006
nominative

Exemple 3 : Portrait d'artiste. Le groupe L'ALBA


Source : [Link]

PORTRAIT D'ARTISTE
Vous découvrirez chaque trimestre le portrait d'un artiste insulaire .

découvrez le groupe L'ALBA :

Les membres du groupe L'ALBA sont les héritiers, comme tant d'autres, de la fibre culturelle et identitaire réhabilitée
par les années du "Riacquistu", leur musique est pourtant intemporelle. Enracinée dans leur époque, mais résolument
tournée vers l'avenir. Dépositaires d'une tradition culturelle ancestrale, ils la revendiquent et la subliment. En utilisant
les instruments traditionnels, comme par exemple, a cialambella ou a pirula, ils souhaitent transmettre, partager,
conserver ces traditions, mais ils ne s'en sentent pas prisonniers. Ils aiment à dire que leur tradition n'est pas figée,
mais au contraire, bien vivante, en évolution, en mouvement.

Les sonorités puisées aux sources d'influences méditerranéennes, surprennent et interpellent. Acoustique, sans
surcharge, tout en finesse, leur musique a grandi. Elle est totalement atypique dans l'univers musical insulaire.
Derrière les accords, derrière l'harmonie, on sent l'évolution du groupe. Chaque note est pesée, calculée, travaillée.
L'initié entend ce travail et l'apprécie, le profane, lui, se laisse simplement porter par l'alchimie des sons.

Sur scène, le plaisir qu'ils éprouvent à jouer ensemble est quasi palpable. L'énergie circule. La force qui se dégage de
ce groupe, issue d'une autre forme d'harmonie, envahit la salle et remplit le spectateur d'émotion.

- 42 -
En 1999, ils entrent dans la cour des grands avec leur premier album : "I soli ciuttati".

Du 23 novembre au 6 décembre 2003, ils ont enregistré, dans les studios "Casa" à Pigna, leur deuxième album,
aboutissement de quatre années de travail, de recherche, de progression vocale et instrumentale : "CILVA".

CILVA (la cité qui se trouve au-delà du miroir). Des tranches de vies, crues, dans leur réalité froide et dure. C'est cela
qui fait de CILVA, plus une cité universelle qu'une cité imaginaire.
ALBA nous décrit des instants que chacun de nous a pu vivre et connaître un jour, des instants d'un quotidien qui peut
paraître trivial, mais que la musique sublime, qu'elle met en perspective et à qui elle rend sa profondeur.

Dans ce disque, les chansons et les musiques forment une unité qui est, elle-même, message. De ce fait, on y trouve
plusieurs niveaux de lecture, qui permettront aux âmes poétiques de lire entre les lignes, aux musiciens d'entendre
entre les notes et d'identifier les connexions entre chansons, sans laisser de côté le public le moins averti, qui sera
touché par les mélodies et par la variété des styles, de la ballade au tribal !

Le groupe a élargi ses sources et ses références, de nouveaux instruments font leur apparition pour apporter une
touche d'originalité et marquer la différence avec le premier album.
L'album tout entier donne à entendre une recherche musicale pointue et un énorme travail de préparation, d'affinage,
pour que chaque chose soit à sa place. De très beaux textes de Pascal Ottavi, Jean-François Vega et Cédric Savelli, et
des musiques signées Jean-François Vega, Cédric Savelli et Ceccè Guironnet.

Le groupe se compose de talentueux chanteurs et musiciens :

Cedric Savelli (22 ans) Cetera, violon, mandole, guitare, voix


edric Savelli (22 ans) Cetera, violon, mandole, guitare, voix

Jean-Sebastien Orsini (21 ans) voix

Stéphane Serra (21 ans) Voix

Thomas Moscardini (28 ans) Percussions

Franck Nello-Acquaviva (35 ans) Percussions

Jean-François Vega (26 ans) Cetera, guitare, violon, voix

Laurent Lafarge (29 ans) Accordéon, voix

Sebastien Lafarge (23 ans) Flûtes traditionnelles, voix

Ceccè Guironnet (27 ans) Flûtes traditionnelles, clarinette, clarinette basse, voix

pour vous inscrire : association

- 43 -
Exemple 4 : Portrait d'artiste. Un modèle de présentation en ligne
Source : [Link]

Cliquez sur l'une des rubriques présentées pour accéder à la liste des artistes et auteurs y
correspondants.

- 44 -
Adnil Linda, Anderson Magali, ... forment les auteurs présentés dans le présent site. En cliquant
sur Linda Adnil, vous aurez l'autoportrait ci-dessous.

Bonjour

Chacun a sa façon de s’exprimer. L’écriture est tout d’abord une passion. Rêve depuis
longtemps, je consacre la majorité de mon temps libre à la lecture et l’écriture. Il fallait que je
fasse un choix dans mes loisirs suite à mon agenda déjà chargé pour les activités
professionnelles.

Je vous invite sur mon site pour plus de détails. J’y tiens de le mettre à jour régulièrement suivant
les évènements.

Vous pouvez également me joindre par e-mail.

Linda Adnil

Exemple 5 : Portrait de personnage de type court.


Source : Travail de groupe. Pédagogie ia84

MONDO
Personne n’aurait pu dire d’où venait Mondo. Il était arrivé un jour par hasard, ici dans notre ville
sans qu’on s’en aperçoive, et puis on s’était habitué à lui. C’était un garçon d’une dizaine
d’années avec un visage tout rond et tranquille, de beaux yeux noirs un peu obliques. Mais c’était

- 45 -
surtout ces cheveux qu’on remarquait, des cheveux brun cendré qui changeaient de couleur
selon la lumière, et qui paraissaient presque gris à la tombée de la nuit….
Il marchait, seul, l’air décidé en regardant autour de lui. Il était habillé tous les jours de la même
façon, un pantalon bleu en denim, des chaussures de tennis, et un T-shirt un peu trop grand pour
lui.
Quand il arrivait vers vous, il vous regardait bien en face, il souriait et ses yeux étroits devenaient
deux fentes brillantes. C’était sa façon de saluer…..
LE CLEZIO, MONDO
Exemple 6 : Portrait de personnage de type long.
Source : [Link]

Journal littéraire n°20 (avril 2002) ISSN 1639-6111

L’ uvre de Dumas père (1/2)


Alexandre Dumas naquit à Villers-Cotterêts en 1802. Restée veuve en 1806 et réduite aux
modiques ressources que lui concédait le titre de son mari, Mme Dumas ne put faire donner au fils
issu de cette union qu’une éducation extrêmement sommaire et incomplète. L’enfant tenait, par
contre, de son père, une constitution athlétique, une aptitude naturelle à tous les exercices du corps et
une santé robuste. Les premiers chapitres de ses « Mémoires » renferment de nombreuses preuves
de ce triple privilège, dont Dumas se montre presque aussi fier que de ses dons intellectuels et qui
favorisèrent singulièrement les frasques de son adolescence, longuement contées aux mêmes pages.
D’abord clerc d’avoué à Villers-Cotterêts, puis à Crépy-sur-Oise, il vint en 1823 à Paris solliciter l’appui
des anciens compagnons d’armes de son père, ralliés, pour la plupart, à la Restauration. Éconduit de
divers côtés, il ne fut accueilli avec bienveillance que par un membre de l’opposition, le général Foy
qui, aussi frappé de ses talents de calligraphe qu’affligé de son ignorance, lui procura une place
d’expéditionnaire dans les bureaux de la chancellerie du duc d’Orléans. Le jeune homme, qui se
proposait bien un jour de vivre de sa plume, se trouva néanmoins fort heureux de devoir à son écriture
un traitement de 1200 francs qui lui permettait de ne plus être à la charge de sa mère et lui laissait
assez de loisirs pour apprendre tout ce qu’il ne savait pas et nommément l’histoire de France. Bientôt
il osa faire imprimer ses premiers essais : une « Élégie sur la mort du général Foy » (1825) ; un «
Dithyrambe en l’honneur de Canaris » (1826) et un petit volume de « Nouvelles contemporaines »
(1826). En même temps, il collaborait à deux vaudevilles : « La Chasse et l’Amour » (Ambigu-
Comique, 22 septembre 1825) et « La Noce et l’Enterrement » (Porte-Saint-Martin, 21 novembre
1826), tous deux signés Davy et dont il partagea les minces profits avec son camarade de jeunesse,
Adolphe de Ribbing (de Leuven), James Rousseau, Lassagne et Gustave Vulpian. D’autres tentatives
dramatiques plus sérieuses, tirées de la conjuration de Fiesque ou de l’épisode des Gracques,
demeurèrent alors inédites, tandis qu’un passage d’Anquetil lui inspirait le drame d’où datent ses
véritables débuts : « Henri III et sa cour » (cinq actes, en prose), représenté au Théâtre-Français le 11
février 1829, et demeuré longtemps au répertoire, lui valut de véritables ovations ; le duc d’Orléans,
bien que fort peu sympathique à son subordonné, ne dédaigna pas de donner lui-même le signal des
applaudissements et le nomma bibliothécaire adjoint aux appointements annuels de 1500 francs.
Alexandre Dumas avait écrit avant « Henri III » un autre drame reçu dès le 30 avril 1828 par le comité
du même théâtre et dont diverses circonstances avaient fait ajourner la représentation : ce drame,
c’était « Christine » ou plutôt, pour lui donner le titre sous lequel il fut définitivement joué à l’Odéon le
30 mars 1830, « Stockholm, Fontainebleau et Rome », trilogie en cinq actes et en vers, avec prologue
et épilogue. Son succès ne fut pas moins vif que celui de « Henri III », et Dumas se vit dès lors
considéré comme l’émule de Victor Hugo ; mais cette rivalité n’avait pas encore altéré leurs bons
rapports personnels. Convié par Hugo à une lecture de « Marion Delorme », alors arrêtée par la
censure, il avoua hautement son admiration ; de son côté, dit-on, Victor Hugo aurait, aidé d’Alfred de
Vigny, retoucher une centaine de vers de « Christine », mal accueillis le soir de la première
représentation.
Dumas avait depuis quelques mois dit pour toujours adieu à la vie administrative et travaillait à
plusieurs drames lorsque éclata la révolution de 1830. Il fit le coup de feu parmi les insurgés et, sur
l’ordre de La Fayette, se rendit en hâte à Soissons où, avec le concours de quelques habitants, il
protégea une importante poudrière et en assura la possession au parti vainqueur. Puis il partit pour la
Vendée avec mission d’y provoquer la formation d’une garde nationale chargée de défendre le pays
contre une nouvelle chouannerie que tout pouvait faire craindre. Admis au retour à faire connaître au
roi lui-même son impression sur l’état des esprits, Dumas ne lui dissimula pas combien le remède lui
semblait dangereux et insista sur la nécessité d’ouvrir à travers le Bocage et le Marais des voies de

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communication qui rendraient plus difficile la guerre civile qu’on redoutait. Bien que le second de ses
conseils ait été suivi plus tard, le résultat de l’enquête ne raffermit point le crédit de Dumas auprès de
Louis-Philippe ; son élection de capitaine dans l’artillerie de la garde nationale parisienne, devenue
l’un des foyers de l’opposition à la monarchie du 9 août, une visite intempestive aux Tuileries avec
l’uniforme de ce corps supprimé par décret la veille même, le refus de prestation de serment exigé
pour la remise du brevet et des insignes de la croix de Juillet, la présence de Dumas aux obsèques du
général Lamarque, prélude des journées des 5 et 6 juin 1832, tels sont les principaux épisodes de
cette période de politique militante à laquelle, par bonheur, Dumas ne tarda pas à renoncer, mais qu’il
fallait rappeler sommairement ici.
Une violente passion conçue pour Mme Mélanie Waldor (fille de Villenave), et à laquelle celle-ci,
mariée à un officier, ne pouvait légalement répondre, inspira à Dumas ce drame où, sous le nom d’«
Antony », il s’est peint lui-même, a-t-il dit, « moins l’assassinat » et où il a peint, sous le nom d’Adèle
Hervey, la maîtresse adorée, « moins la fuite », et qui, merveilleusement interprété par Bocage et
Mme Dorval (Porte-Saint-Martin, 3 mai 1831), obtint alors une centaine de représentations. En 1834, il
fut question de le transporter à la Comédie-Française, mais un article du Constitutionnel le dénonça
comme immoral ; l’interdiction, alors prononcée par le ministre de l’intérieur, fut levée seulement à la
fin du second Empire, et, vers 1885, « Antony » a repris sa place dans la série des matinées
classiques organisées par l’Odéon. De 1831 à 1843, et sans préjudice des autres uvres qui seront
rappelées plus loin, Dumas occupa les diverses scènes de Paris avec les pièces suivantes : «
Napoléon Bonaparte ou Trente Ans de l’histoire de France », drame en six actes (Odéon, 10 janvier
1831), écrit en huit jours chez Harel qui retenait l’auteur en chartre privée ; « Charles VII chez ses
grands vassaux », tragédie en cinq actes (Odéon, 20 octobre 1831), mal accueillie du public, malgré
des beautés de premier ordre ; « Richard Darlington », drame en trois actes et en prose avec un
prologue (Porte-Saint-Martin, 10 décembre 1831), dû à la collaboration de Beudin et de Goubaux qui
en avaient fourni à Dumas l’idée première, empruntée aux « Chroniques de la Canongate » de Walter
Scott, et où Frédérick Lemaître déploya un talent prodigieux ; « Térésa », drame en cinq actes
(Opéra-Comique, Théâtre-Ventadour, 6 février 1832) dont le scénario primitif était d’Anicet-Bourgeois
; « Le Mari de la Veuve », comédie en un acte et en prose (Théâtre-Français, 4 avril 1832), avec la
collaboration d’Anicet-Bourgeois et de Durrieu qui ne furent point nommés sur le titre de la brochure ;
« La Tour de Nesle », drame en cinq actes et neuf tableaux (29 mai 1832), l’un des succès les plus
retentissants et les plus prolongés du théâtre vers 1885, mais qui souleva entre Frédéric Gaillardet,
auteur du texte primitif, Jules Janin qui l’avait retouché et Dumas qui avait presque entièrement récrit
la pièce, une polémique terminée par un duel avec le premier et par un procès ; « Catherine Howard
», drame en cinq actes (Porte-Saint-Martin, 2 avril 1834), tiré par Dumas d’un autre drame resté inédit
et intitulé « Edith aux longs cheveux » ; « Angèle », drame en cinq actes (Porte-Saint-Martin, 28
décembre 1833), avec la collaboration d’Anicet-Bourgeois ; « Don Juan de Maraña ou la Chute d’un
ange », mystère en cinq actes, musique de Paccini (Porte-Saint-Martin, 30 avril 1836), imité en partie
des « Âmes du Purgatoire » de Prosper Mérimée ; « Kean », comédie en cinq actes et en prose
(Variétés, 31 août 1836), autre grand succès de Frédérick Lemaître qui se renouvela plus tard à
l’Ambigu et à la Porte-Saint-Martin ; « Piquillo », opéra-comique en trois actes avec Gérard de Nerval,
musique de Monpou (Opéra-Comique, 31 octobre 1837) ; « Caligula », tragédie en cinq actes et en
vers avec prologue (Théâtre-Français, 26 décembre 1837), dont la chute rappela celle de « Charles
VII » et n’est pas mieux justifiée ; « Paul Jones », drame en cinq actes (Panthéon, 8 octobre 1838),
représenté contre le gré de l’auteur qui avait laissé le manuscrit à l’agence dramatique Porcher en
nantissement d’un prêt ; « Mademoiselle de Belle-Isle », drame en cinq actes et en prose (Théâtre-
Français, 2 avril 1839), resté au répertoire ; « L’Alchimiste », drame en cinq actes en vers
(Renaissance, 10 avril 1839), auquel, selon Quérard, Gérard de Nerval et Cordellier-Delanoue
auraient collaboré ; « Bathilde », drame en trois actes et en prose (salle Ventadour, 14 janvier 1839),
avec Auguste Maquet (seul nommé sur l’affiche et sur la brochure) et Cordellier-Delanoue ; « Un
Mariage sous Louis XV », comédie en cinq actes, avec Leuven et Brunswick (Théâtre-Français, 1er
juin 1841), restée longtemps au répertoire ; « Lorenzino », drame en cinq actes et en prose, avec les
mêmes collaborateurs (Théâtre-Français, 24 février 1842) ; « Halifax », comédie en trois actes en
prose avec prologue (Variétés, 2 décembre 1842) ; « Les Demoiselles de Saint-Cy »r, comédie en
cinq actes et en prose, avec Leuven et Brunswick (Théâtre-Français, 25 juillet 1843), qui provoqua
entre le principal auteur et Jules Janin une polémique violente et qui, mal accueillie le soir de la
première représentation, trouva un peu plus tard et garda le succès dont elle était digne ; « Louise
Bernard », drame en cinq actes et en prose, avec Leuven et Brunswick (Porte-Saint-Martin, 18
novembre 1843) ; « Le Laird de Dumbicky », comédie en cinq actes et en prose, avec les mêmes
(Odéon, 30 décembre 1843) ; « Le Garde forestier », comédie en deux actes en prose avec les
mêmes (Variétés, 15 mars 1845). En dépit de sa longueur, cette liste ne renferme que les pièces
signées par Dumas, avouées par lui ou réimprimées dans les deux éditions collectives de son Théâtre
(1834-1836), mais non celles qu’il tira de la plupart de ses romans.

- 47 -
Il nous faut maintenant revenir en arrière et rappeler les titres des principaux récits qui ont tour à
tour distrait, ému ou charmé plusieurs générations et qui se subdivisent en impressions de voyages,
en romans et en chroniques historiques.
Dumas a lui-même raconté comment, après l’insurrection de juin 1832 et une atteinte de choléra,
dont il se ressentit d’ailleurs une partie de sa vie, les médecins et ses amis lui conseillèrent de quitter
Paris durant quelques mois. De cette première excursion à travers la Bourgogne et la Suisse datent
ces fameuses Impressions de voyage qui forment l’une des parties les plus attrayantes de son uvre
et qui ont si légitimement contribué à sa popularité. Ce sont, dans l’ordre chronologique : «
Impressions de voyage » [en Suisse] (1833) ; « Excursions sur les bords du Rhin » (1841) ; « Une
année à Florence » (1840) ; « Nouvelles impressions de voyage » [Midi de la France] (1841) ; « Le
Speronare » (1842), voyage en Sicile avec le peintre Jadin et son bouledogue Mylord ; « Le Corricolo
» (1843) et « La Villa Palmieri » (1843), relatifs au même séjour dans le sud de l’Italie ; « De Paris à
Cadix » (1848) ; « Le Véloce ou Tanger, Alger et Tunis » (1848) qui forme la suite du précédent ; « Le
Caucase » (1859) ; « De Paris à Astrakan » (1860), réimprimés sous le titre collectif de « En Russie ».
À cette série se rattachent, sans en faire cependant partie : l’ouvrage intitulé « Quinze jours au Sinaï »
(1839), rédigé sur les notes du peintre Dauzats, ainsi que « L’Arabie heureuse », pèlerinage d’Hadji-
Abd-el-Hamid-Bey [Du Couret] (1855) ; « Les Baleiniers, journal d’un voyage aux Antipodes par le Dr
Félix Maynard » (1861) et « le Journal de Mme Giovanni à Taïti, aux îles Marquises et en Californie »
(1855), présentés comme revus et mis en ordre par Alexandre Dumas, sans que sa collaboration soit
parfaitement établie.
C’est par de courtes nouvelles que débuta le romancier qui devait entreprendre et mener à leur fin
les plus longues et les plus captivantes inventions de la littérature moderne. « Le Cocher de cabriolet
», « Blanche de Beaulieu » (déjà publiée dans les « Nouvelles contemporaines »), « Cherubino et
Celestini », « Antonio », « Maria », et « Le Bal masqué », « Jacques Ier » et « Jacques II » ont été
réimprimés sous le titre de « Souvenirs d’Antony » (1835) ; « Pauline » et « Pascal Bruno » ont reçu le
titre collectif de « La Salle d’armes » (1838). Viennent ensuite des uvres de plus longue haleine : «
Le Capitaine Paul » (1838), dont, si l’on en juge par un ex-dono de Dumas, l’idée première
appartiendrait à Dauzats ; « Acté », suivi de « Monseigneur Gaston de Phebus » (1839) ; « Aventures
de John Davy » (1840) ; « Le Capitaine Pamphile » (1840) ; « Maître Adam le Calabrais » (1840) ; «
Othon l’Archer » (1840) ; « Aventures de Lyderic » (1842) ; « Praxède », suivi de « Don Martin de
Freytas » et de « Pierre le Cruel » (1841) ; « Georges » (1843), dont, selon Mirecourt, Félicien
Malefille aurait pu revendiquer la paternité ; « Ascanio » (1843), sur lequel, toujours d’après le même
pamphlétaire, M. Paul Meurice aurait pu faire valoir les mêmes droits ; « Le Chevalier d’Harmental »
(1843), d’où date l’alliance intime, féconde et hautement avouée par le premier, de Dumas et de
Maquet à laquelle on a dû successivement : « Sylvandire » (1844) ; « Les Trois Mousquetaires »
(1844), le plus amusant et le plus célèbre des romans de cape et d’épée et ses deux suites dignes de
leur aîné : « Vingt ans après » (1845) et « Dix ans plus tard ou le Vicomte de Bragelonne » (1848-
1850) ; « Le Comte de Monte-Cristo » (184-1845), dont Fiorentino réclamait une part formellement
niée par Dumas et restée inconnue à Maquet ; « Une Fille du Régent » (1845) ; « La Reine Margot »
(1845) ; « La Guerre des femmes » (1845-1846) ; « Le Chevalier de Maison-Rouge » (1846) ; « La
Dame de Monsoreau » (1846) ; « Le Bâtard de Mauléon » (1846) ; « Mémoire d’un médecin » (1846-
1848) et ses deux suites : « Ange Pitou » (1853) et « La Comtesse de Charny » (1853-1855) ; « Les
Quarante-Cinq », suite et fin de « La Dame de Monsoreau » (1848). Alexandre Dumas, qui se flattait «
d’avoir des collaborateurs comme Napoléon a eu des généraux », eut recours encore à Hippolithe
Auger pour « Fernande » (1844), à M. Paul Meurice pour « Amaury » (1844), à Paul Lacroix pour «
Les Mille et un fantômes » (1849), « La Femme au collier de velours » (1851), et pour « Olympe de
Clèves » (1852), etc. Parfois même il lui est arrivé de mettre ou de laisser mettre son nom sur la
couverture de livres qu’il n’avait pas même lus, ainsi qu’il l’a reconnu plus tard pour « Les Deux Diane
» de M. Paul Meurice (1846-1847), ou pour « Le Chasseur de Sauvagine » de M. G. de Cherville
(1859), où sa part effective se réduisit, dit-il, à mettre un point sur l’i du dernier mot du titre. En
revanche, on ne lui a jamais disputé plusieurs autres romans moins célèbres, il est vrai, que ceux dont
les titres sont rappelés plus haut : « Gabriel Lambert » (1844) ; « Le Château d’Eppstein » (1844) ; «
Cécile » (1844) ; « Les Frères Corses » (1845), émouvant récit, dédié à Prosper Mérimée.

II.2.2. LE REPORTAGE : le genre met l'accent sur le contexte social d'une situation. Le journaliste
doit se documenter, faire des recherches et il doit se rendre sur place pour :
- observer tous les aspects de la situation,
- interviewer,
- enregistrer des sons, des images.

- 48 -
Ainsi, la situation est décrite à travers ce qu'en a expérimenté le journaliste.
Dans bien des cas, des journalistes reporters travaillant pour les presse, magazine, radio et
télévision entendent par reportage, toute information impliquant le déplacement d'une équipe
technique. Ils confondent ainsi les simples nouvelles ( reportage d'enquête, reportage de nouvelle,
reportage d'évènement ... ) à un vrai reportage.
En effet, dans un véritable reportage :
- des recherches tant documentaires que sur le terrain doivent précéder la réalisation du
travail,
- une attention particulière doit être accordée sur le contexte ( social, culturel, humain,
environnemental,... ) du fait ou de l'évènement rapporté,
- le style à adopter est la narration et le récit.
Les faits plus complets et plus détaillés qu'une nouvelle sont à présenter selon la triade
« Introduction ou préambule – corps ou développement - conclusion ».
Pour présenter un reportage, il faut :
- une introduction qui rappelle les faits ou soulève une question importante
- un développement qui relate les faits dans l'ordre chronologique dans un style
narratif
- une conclusion dont les formes et contenus varient en fonction du sujet traité, de
l'objectif et de la durée du reportage, du style du reporter, des conditions de
réalisation du reportage ( technique, matérielle, temporelle, financière,
organisationnelle, ...).
Disposant d'espace plus importante que les nouvelles, un reportage s'accompagne souvent
d'éléments illustratifs ( photos ... ) et de témoignages ( objets spéciaux ... ).
Ces derniers doivent attirer non seulement l'attention des lecteurs mais aussi toucher leur
émotion et leur conception dans le domaine concerné par l'évènement rapporté.
A l'opposé des clips et film fiction, le reportage est fortement lié à la morale et l'équipe est
tenue à une éthique professionnelle impéccable.
Un reportage peut s'intéresser aux divers faciès de la vie sociale, culturelle, économique et
environnementale des sociétés présentes et passées, du plus évident au plus secret : le mariage
d'un homme politique célèbre, la vie d'une mère célibataire avec enfant(s), ou celle des filles de
joie, la vie cachée d'un ancien président de la République, la vie d'une communauté rurale
donnée, les réalités de la vie en colocation, l'enfer d'un criminel, auteur de génocide à la Cour
Internationale de la Justice, le secret et l'utilisation pratique d'une technologie de pointe, les
aventures et les risques dans le sport nautique, dans la vie des motards ...
Le contenu d'un reportage doit en lui-même prouver la pertinence de l'évènement objet du
reportage. Pour ce faire, le reporteur doit être objectif depuis la conception jusqu'au montage final
d'un reportage.
Le reportage d'actualité ou reportage de nouvelle, le reportage de magazine et le reportage
historique font partie des genres les plus utilisés en matière de journalisme traditionnel.
Comme le reportage constitue une discipline bien adaptée à la vidéo, l'e-journalisme
bénéficie, en outre, des atouts des reportages photo / vidéo invitant le lecteur à vivre en différé les
ambiances ou les horreurs des faits et évènements vécus sur terrain.
Exemple 1 :
Source : Matthieu COLIN, photographe reporter

Reportages photo pour la presse magazine.

- 49 -
Exemple 2 : Reportage sans photo
Source : [Link]
Tindouf-Sahara : Reportage d'un journal belge sur les prisonniers

le 30/10/2003

Le quotidien belge "Le Soir" consacre mercredi une page entière à la situation des prisonniers de guerre
marocains détenus dans les camps de Tindouf et au détournement de l'aide humanitaire destinée aux
populations séquestrées dans le sud-est algérien.

Plus de 900 prisonniers de guerre marocains détenus dans les camps de Tindouf, dans le sud-est algérien,
continuent d'être systématiquement torturés et de subir des traitements inhumains, écrit le journal.

Détenus depuis plus de 20 ans et gravement malades, ces quelque 900 prisonniers essayent de "survivre"
autour des camps du sud-est algérien et les "tentatives d'évasion sont réprimées avec violence", ajoute le
journal dans un reportage réalisé à Tindouf.

Citant le rapport publié récemment par "France Libertés", le quotidien souligne que les détenus sont soumis
au travail forcé et "enfermés la nuit dans des containers ou des tranchées".

Le Soir évoque aussi l'appel lancé par "France Libertés" aux bailleurs de fonds, dont l'UE via son office
d'aide humanitaire "Echo", pour enquêter sur le "détournement de l'aide alimentaire vendue ou échangée
dans le sud de l'Algérie" et dans des pays frontaliers.

Le rapport de "France Libertés" ne fait que "confirmer ce que nous savions déjà et nous conforte dans nos
exigences vis-à-vis de nos partenaires ONG", ajoute le quotidien citant l'Office européen.

Le Soir fait état également des "importants détournements constatés depuis 1998" par Echo, soulignant que
celui-ci a procédé à une "réduction drastique" de l'aide, qui est passée de "15 à 5 millions d'Euros" en 2003,
et ce à cause du "manque de garanties quant à un contrôle indépendant sur la distribution de l'aide dans les
camps".

Suite aux "conclusions accablantes d'un audit réalisé cette année, l'organisation européenne pourrait
d'ailleurs revoir la liste de ses partenaires ONG afin d'assurer davantage de professionnalisme" dans
l'acheminement de l'aide, affirme Le Soir.

Echo "réorienterait aussi son aide vers des produits mieux contrôlables", souligne le quotidien affirmant que
l'office européen demanderait que la surveillance de la distribution faite par certaines ONG ne soit plus
entravée et que le personnel envoyé par Echo (puisse) circuler librement, sans se voir imposer chauffeur et
véhicule" dans les camps.

Les enfants séquestrés qui veulent poursuivre leurs études doivent le faire en Algérie ou à Cuba. Mais,
"impossible de quitter le pays sans passeport algérien, seul reconnu", explique la journaliste reporter,

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Béatrice Petit, expliquant que le "Polisario" entend garder les séquestrés sous sa coupe.

Les "sahraouis savent qu'il n'y a pour eux de solution durable qu'à travers un accord politique, scellé de la
légalité internationale", commente la journaliste. En attendant, ajoute-t-elle, les séquestrés "vivent sous
perfusion de la communauté internationale".

La journaliste rapporte aussi un bref entretien avec Mohamed, un jeune né dans un camp et qui y a passé
toute sa vie "dans l'attente de la terre promise".

"Je suis fatigué", dit-il. "Comment est ton pays ?, reprend la journaliste. "On m'a dit qu'il était beau, répond-
il à son interlocutrice qui entrevoit dans ses yeux "un sourire à peine esquissé sur toile de lassitude"

Source : MAP

Exemple 2 : Reportage avec photos


Source : [Link]

MOTOcasion Reportage, TEAM 18

- 51 -
Pendant les compétitions d'endurance de 2000 le public voit apparaître sur les pistes un nouvel équipage qui attira tout de suite la sympathie.
Le Team 18. C'est à cette époque que deux sapeurs pompiers professionnels de Limoges créent cette équipe qui représentera les sapeurs
pompiers de France dans les grandes compétitions d'endurance. Une fois n'est pas coutume, des sapeurs pompiers, au lieu de l'éteindre,
s'étaient donné pour objectif de “ mettre le feu ” sur les circuits, ce qui fut fait par cette équipe composée de soldats du feu professionnels ,
volontaires et militaires venus de toute la France.

DES DEBUTS DIFFICILES


Les trois premières années le Team, malgré toutes les bonnes volontés, connu des moments cahotiques et les résultats s'en font quelque peu
sentir. Il est déjà difficile de réunir une équipe, car les personnes composant le team ne sont pas détachées du service et doivent jongler avec
leurs jours de repos, ce qui n'est pas toujours évident en pleine saisons! (interventions, feux de forêts etc...) Toute structure engagée dans la
compétition sait qu'à un moment ou un autre, il faut introduire une dose de professionnalisme pour pouvoir progresser, et malheureusement,
fin 2003, aprés une saison calamiteuse la structure implose en fin d'année. Cette belle aventure aurait pu se terminer là, mais c'est bien connu, un
pompier n'abandonne jamais....

UNE ANNEE DE TRANSITION


Cette équipe avait tout de suite susciter un intérêt dans le monde des courses, et devant les nombreux encouragements et soutiens qui affluent,
Olivier Guionnet et Yannick Bureau, les deux fondateurs de l'équipe, décident d'oublier le passé et font renaître de ces cendres ce projet qui
avait tant susciter d'enthousiasme. Mais au lieu de repartir les yeux fermés, ils décident d'analyser les erreurs passées, en faisant abstraction
des courses de la saisons 2004 et préfèrent profiter de cette année pour restructurer l'association. Il n'y a pas le feu ! Pendant cette période ils en profite
pour renforcer les liens avec leurs partenaires et surtout retaper le camion atelier.

UN NOUVEAU DEPART
Les 24 heures du Mans 2005 furent l'occasion du grand retour de "l'équipe des pompiers" comme tout le monde les appelle. Recommencer
par l'épreuve d'endurance la plus prestigieuse provoque une certaine nervosité au sein du Team 18. De plus TF1 a décidé de les suivres pendant
toute la durée de la course pour son émission Auto-Moto, ce qui n'aide pas à les relaxer! Aprés des débuts difficiles et une chute au bout de
16 minutes (!), la numéro 18 fait une remontée fantastique depuis la dernière place et termine, cela ne s'invente pas, à la ... 18° place. Aprés
leur folle remontée du Mans, les organisateurs du championnat du monde les invitent aux 8 heures d'Albacete, épreuve du championnat du monde.
Aprés quelques déboires, ils décrochent une 6° place au général et la première place en superproduction!!! Là, toute l'équipe se rendit compte des réell
qualités sportives qu'ils pouvaient développer et que tout le travail de reconstruction avait porté ses fruits. La saison se termina moins
bien, car malgré une 16° place en qualification au Bol d'Or 2005, la moto chuta lourdement vers 20h et contraint l'équipage à l'abandon.

UNE SAISON 2006 PROMETEUSE


L'année 2005 fut trés enrichissante et confirme à l'ensemble de l'équipe qu'elle est sur la bonne voie et que le potentiel est là. L'hiver permit de
consolider les liens avec les partenariats existants. Tous les partenaires ainsi que leur histoire sont disponibles sur leur site [Link].
Ils tiennent aussi à remercier Suzuki pour leur soutient indéfectible. Vous pourrez donc de nouveau les applaudir et les encourager sur les
circuits en 2006, et toute l'équipe MOTOcasion leur souhaite d'enflammer le public à chacune de leurs prestations!

Des pompiers ne pouvaient pas pratiquer la moto sans mettre en avant la sécurité. C'est dans ce but qu'ils organisent des "journées circuit-sécurité
routière" sur le circuit du Val de Vienne(86) et accueille nt 140 motards par journée. Cela permet à de nombreux motards de découvrir le circuit,
et de “s'éclater” en toute sécurité. L'année derniére plus de 800 motards participèrent à ces journées. Alors si vous êtes intéressé, ne faites pas le 18,
tapez [Link]

- 52 -
Jose Olivares Journal MOTOcasion reportage du n°120

Remerciements à Olivier Guionnet et Yannick bureau pour leur concours

Exemple 4 : Vidéo reportage en e-journal d'une entreprise


Source : [Link]
dd&searchAll=true&currentYear=2004&fromDate=2004-07-01&toDate=2004-09-30

1. La présentation de la page d'accueil


Mardi 17 Août 2004
- L'industrie du disque, reportage sur la TSR - dulrich - [Link]

La TSR (Télévision Suisse Romande) vient de rediffuser un reportage sur les protections anti-copie des
CDs, dans le cadre de son émission consommateur ABE (A Bon Entendeur). L'iTMS y a sa part belle, et
les tests des protections CD ont été effectués sur Mac et PC. On peut également y voir une
représentante des maisons de disques tentant de justifier ces protections.

Le reportage est ICI. ( Vous n'avez qu'à cliquer sur ICI pour accéder à la série de reportage vidéo du
site web ).

- 53 -
2. La présentation des matériels requis pour la visualisation du reportage

II.2.3. L'ANALYSE : le journaliste rapporte les faits, les analyse, les met en relation avec d'autres
événements, il cherche à mettre en évidence des liens fondés sur une solide documentation
pour en tirer une ou des conclusions dans le but de provoquer la réflexion du lecteur.
Illustration : Analyse de l’événement CPE Français par ??
• Actualité : CPE : J. Chirac choisit la stratégie du désordre
" Le Parlement, les élus de la Nation, ont voté la loi sur l'égalité des chances et le
Conseil constitutionnel vient de juger cette loi en tout point conforme aux principes
et aux valeurs de la République. En démocratie, cela a un sens et doit être respecté.
C'est pourquoi j'ai décidé de promulguer cette loi mais aussi parce que je pense
que le contrat première embauche peut être un instrument efficace pour l'emploi.
Mais j'ai entendu également les inquiétudes qui s'expriment, chez de nombreux
jeunes et chez leurs parents. Et je veux y répondre. C'est pourquoi je demande au
Gouvernement de préparer immédiatement deux modifications de la loi sur les
points qui ont fait débat. La période de deux ans sera réduite à un an. En cas de
rupture du contrat, le droit du jeune salarié à en connaître les raisons sera inscrit
dans la nouvelle loi. Enfin, je demande au Gouvernement de prendre toutes les

- 54 -
dispositions nécessaires pour qu'en pratique, aucun contrat ne puisse être signé sans intégrer
pleinement l'ensemble de ces modifications".

Le discours présidentiel du 31 mars a-t-il une chance d'apaiser la rue ? Dès le 31 au soir des
manifestations spontanées, hostile au CPE, ont éclaté dans les grandes villes françaises. Le Monde
publie les réactions, "irritées", des organisations syndicales. Pour l'éducation retenons celles-ci.
"Ubuesques", c'est l'adjectif utilisé par la FCPE pour qualifier les propos présidentiels. "Après
avoir récusé toute idée de retrait d'une loi votée par le Parlement au motif du respect des
institutions, le Président de la République promulgue la loi en demandant qu'elle ne soit pas
appliquée". L'association de parents d'élèves appelle donc les parents à manifester le 4 avril. Pour
le Snes, "le Président de la République ne répond pas à l attente des millions de jeunes, de
salariés et de citoyens qui sont dans l action pour le retrait du CPE. Décidant de promulguer la
loi, il rejette l exigence portée massivement par le mouvement en cours. Il a même développé un
nouveau plaidoyer en faveur du CPE. De façon contradictoire, il propose de ne pas appliquer la
loi et de la modifier immédiatement ! Pourquoi alors promulguer ce texte ?". Pour Karl Stoeckel,
de l'UNL, premier syndicat lycéen, ""cette promulgation va renforcer la mobilisation et la
radicalisation du mouvement On continue, le gouvernement reste isolé et Jacques Chirac est
déconnecté de la jeunesse et de la population".

Les syndicats organisateurs de la journée d'action du 4 avril, Unef, Cé, Unl, Fidl, Cfdt, Cfe Cgc,
Cftc, Cgt, Fo, Fsu, Solidaires, Unsa, maintiennent l'appel à manifester et à faire grève le 4 avril. Ils
doivent se rencontrer lundi 3 avril.

II.2.4. LE DOSSIER : le genre vise à projeter une vue d'ensemble d'un problème ou d'une situation à
travers plusieurs approches en parallèle : des éléments de reportage, d'analyse – des interviews –
des portraits … peuvent se retrouver dans un dossier.
Dossier [Link]
Chimie

Mère Nature, muse des chimistes

À Pessac, près de Bordeaux, des chimistes font appel à leur imagination ou s'inspirent de la nature
pour fabriquer de nouveaux polymères, avec des fonctions originales, comme ceux capables de
délivrer des médicaments. Visite.

[Cadre21]

Au Laboratoire de chimie des polymères organiques (LCPO)1, situé sur le campus de sciences de
l'université de Bordeaux, les quatre-vingts chimistes partagent tous le même objectif : enchaîner des
molécules de monomères2 pour en faire des polymères. En déambulant dans les couloirs, on voit les
chercheurs en blouse blanche s'affairer derrière des murs vitrés. Certains synthétisent en réacteur les
longues chaînes macromoléculaires. D'autres déterminent leur forme, leur taille et surtout leur fonction,
à l'aide d'appareils de spectrométrie, de calorimétrie ou d'imagerie. « Polystyrènes, polyuréthanes,
polyesters, les polymères sont partout, et sous des architectures, des formulations et des fonctions très
diverses, commente Yves Gnanou, directeur du LCPO. Ces matériaux, relativement récents, représentent
aujourd'hui 40 % du volume et du chiffre d'affaires de l'industrie chimique. » Et il semble que de
nombreux aspects, tant du point de vue de leur synthèse que de leurs applications, n'aient pas encore
été explorés C'est bien ce qui anime ici les chercheurs et la cinquantaine de postdoctorants et
doctorants la force vive du laboratoire bordelais qui ne manquent pas d'idées pour fabriquer ces
polymères de façon plus écologique et plus économique, et pour leur trouver de nouvelles fonctions.
Un polymère est une macromolécule formée de l'enchaînement de milliers de monomères. Pour la
fabriquer, il faut répéter des milliers de fois la même réaction, qui consiste à ajouter un monomère à
chaque extrémité de la molécule de départ. Cette réaction en chaîne dite de « polymérisation » est
l'objet d'étude de nombreux chercheurs du LCPO. Ils essaient ainsi de peaufiner l'acte d'addition d'une
unité monomère, autrement dit d'augmenter la probabilité pour que la réaction ait lieu avec un taux
minimal d'erreurs pour obtenir le polymère souhaité. « Nous étudions les trois types de réactions en
chaîne utilisées actuellement pour fabriquer les polymères : les réactions de polymérisation ionique,
radicalaire3 et Ziegler-Natta. Cette dernière permet de polymériser des molécules particulières »,
commente Yves Gnanou.

- 55 -
Une inspiration verte
Mais on ne se contente pas dans ce laboratoire d'étudier les réactions « classiques ». Alain Deffieux et
Frédéric Peruch, eux, ont choisi d'observer la nature et de s'en inspirer. « Dans le contexte actuel de
raréfaction des ressources pétrolières, il devient urgent de trouver de nouvelles solutions pour fabriquer
les polymères non plus à partir du pétrole mais de matières premières renouvelables », explique Alain
Deffieux. Pour cela, ils se sont intéressés au caoutchouc naturel, produit par l'Hevea brasiliensis à partir
du pyrophosphate d'isopentényle. Dans l'industrie, ce polymère est fabriqué à partir de l'isoprène, un
dérivé du pétrole. Nature et industrie : les réactions mises en jeu sont vraiment très différentes. « Mais
nous relevons le défi de parvenir à synthétiser le caoutchouc en copiant la voie choisie par la nature,
commente le chimiste. Nous essayons donc de reproduire fidèlement le site actif de l'enzyme produite
par l'hévéa qui polymérise le pyrophosphate d'isopentényle en caoutchouc. L'avancée de nos travaux sur
la compréhension du mécanisme nous a déjà permis de produire de petites quantités de polymères à
partir d'analogues du pyrophosphate. » Si pour le moment, la structure du polymère obtenu n'est pas
tout à fait celle du caoutchouc naturel, la démarche est très prometteuse et pourrait, selon les
chercheurs, être appliquée à bon nombre d'autres polymères !

II.2.5. L'ENQUËTE : c'est l'étude approfondie d'un problème dont les répercussions sont importantes
pour la société. Le journaliste "crée la nouvelle" à partir d'une information ( "tuyau" ) pouvant
remettre en cause le bien-fondé d'une action, d'une opinion. Son enquête consiste à rechercher
des informations, à formuler des hypothèses, à les vérifier et à tirer des conclusions. Les
reportages et les interviews sont ses moyens d'investigations. Il doit vérifier la solidité de ses
sources avant d'informer le public d'un scandale.

Exemple :

Etats-Unis : un faux tour de table de 11 millions de dollars Deux Américains ont monté une société fantôme
de consulting pour aider à la création de start-up. Ils ont levé 11 millions de dollars auprès de 1.600
investisseurs. Le FBI et le fisc mènent l'enquête. (07/07/2004)
u Etats-Unis, deux hommes sont dans le colimateur du FBI pour une escroquerie sur Internet. Il sont accusés
d'avoir récolté durant les 17 derniers mois pas moins 11 millions de dollars auprès de quelque 1.600
investisseurs privés trop naïfs. L'arnaque porte sur des produits factices et une société d'e-Commerce fantôme.
En effet, un rapport du FBI accuse les deux acolytes, Scott Louis Guenther et Frank Richard Hendricks, d'avoir
berné des investisseurs via leur société fantôme, Pacific Achievements International (PAI), constituée en août
2002. Selon les enquêteurs, les deux hommes auraient ciblé sur Internet des clients prêts à investir et par ce biais
auraient rapidement levé de grosses sommes.

Hendricks et Guenther auraient offert des services d'expertise et de consulting en ligne pour des opportunités de
business émergeant. Les détails sur leurs produits restent flous. En échange d'une contribution initiale de 5.859
dollars, sensée aider au financement de start-up, les deux compères auraient garanti aux investisseurs des profits
mensuels allant de 2.017 dollars à 1 millions de dollars.
Le FBI a ouvert une enquête en septembre 2003 suite à des rapport transmis par plusieurs banques sur les
activités suspectes de PAI. Par exemple, un compte au nom de PAI aurait été ouvert en août 2003 à la Bank of
America avec un premier dépôt de 50 dollars, suivi d'un deuxième dépôt de plus de 6 millions de dollars deux
mois plus tard. Selon les enquêteurs, l'argent levé par les deux compères aurait été investi dans l'achat de biens
immobiliers. 2,2 millions de dollars au total ont été rendus aux investisseurs. Ces derniers pensaient ainsi toucher
les premiers dividendes de leurs investissements initiaux.

Les rapports des banques notent que de gros retraits ont été effectués par les deux titulaires des comptes, incluant
de nombreux transferts en faveur d'une banque à Nassau, d'une société de prêt hypothécaire et une de négoce
internationale. En août 2002, Scott Guenther a acheté une propriété dans l'Etat de Washington pour 688.000
dollars. Frank Hendricks s'est offert une maison en Floride d'un montant de 650.000 dollars.
Le parquet américain tente aujourd'hui de saisir les biens immobiliers achetés par les deux acolytes avec les
rendements de leur arnaque. Treize plaintes contre PAI ont été déposées auprès du département de justice de
l'Oregon puis transmises aux autorités fédérales. Aucune charge n'est pour le moment retenue contre Guenther et
Hendricks. Le FBI et le fisc américain essaient aujourd'hui de réunir des preuves contre les deux escrocs afin de
constituer un dossier solide pour la justice.

- 56 -
II.3. POUR COMMENTER DANS LE CAS DES INFORMATIONS COMMENTEES
II.3.1. LE BILLET : c'est un article d'opinion très court présentant de façon humoristique voire
sarcastique un événement d'actualité, selon le point de vue très subjectif du journaliste.
Exemple :
[Link]
Dapper Drake retardée de six mois !

Compte-tenu des objectifs fixés, Dapper Drake serait en retard de non pas six semaines... mais six
mois !

II.3.2. LA CARICATURE : une situation controversée est représentée graphiquement avec humour.
Un message verbal très incisif accompagne habituellement la caricature.
Exemple 1 : Caricatures sans message de Jyllands
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Exemple 2 : Caricatures avec message

Caricatures_Jyllands-[Link] (29 Ko, type MIME : image/jpeg)

II.3.3. LA CRITIQUE : Exprimant la conception et le jugement de l'auteur sur un fait, un événement,


un livre, un écrivain, un monument historique, un film, ..., une critique doit comprendre à l'entrée
de jeu une présentation rapide et objective du sujet traité. Le domaine des arts et de la culture
et celui des sports intéresse ce genre journalistique.

- 57 -
II.3.4. LA CHRONIQUE : (column en anglais ) elle constitue le genre journalistique le plus libre. Très
subjective, elle est l'expression non seulement de la conception de la réalité par le journaliste
mais aussi de sa façon de voir les événements et actualité. Elle occupe une position fixe et
régulière dans le journal.
Exemple 1 : chronique écrite par Alain Lefebvre
[Cadre29]

L'avantage inattendu de l'Open Source


par Alain Lefebvre
Chroniqueur et conférencier (27 août 2003)

- 58 -
Jusqu'à présent on connaissait les avantages traditionnels des logiciels Open Source comme la
fiabilité, la pérennité ou encore la transparence (important dans le cadre de la sécurité).
Aujourd'hui, un autre avantage commence à se faire de plus en plus déterminant : le confort de
l'utilisateur.

Maintenant que l'utilisation de l'Internet est devenu quotidienne et indispensable, le confort et la


facilité d'utilisation n'ont pas tellement progressé par rapport aux premières années. Certes, on
va plus vite grâce aux connexions à haut débit, mais aussi, on est de plus en plus pollué, harcelé
et même espionné.

[Cadre30] Les fenêtres pop-up intrusives et le spam (messages e-mail non-sollicités) sont
devenus des nuisances qui ne sont plus anecdotiques mais envahissantes, permanentes et
insupportables.
Dans le même temps, que font les logiciels commerciaux pour lutter contre ces éléments qui
pertubent et même ruinent le confort des utilisateurs ?
Rien !

Au contraire : le plus souvent, les éditeurs (en fait, surtout Microsoft et AOL) ont des intérêts
qui ne sont pas ceux des utilisateurs dans ce cas précis. Car ils sont aussi les producteurs de
sites Web bardés de pop-up et recourant au spam pour leurs promotions.
Bref, c'est pas de ce côté qu'on doit désormais attendre les vrais progrès en matière de confort
d'utilisation...

Alors que les observateurs considèrent que le domaine des navigateurs Web est figé pour
longtemps avec une écrasante domination d'Internet Explorer de Microsoft, c'est au contraire de
ce côté là que des nouveautés réjouissantes apparaissent !
En effet, Mozilla (voir à [Link]) progresse en permanence alors qu'IE stagne depuis
un moment. Encore mieux, le dynamisme du projet Mozilla engendre même des sous-projets
particulièrement intéressants comme Firebird.
Firebird (voir à [Link] est un dérivé de Mozilla concentré sur les
aspects les plus importants et les plus innovants de la navigation web : affichage multisite par
tabulations, barre de recherche Google intégrée et surtout, blocage efficace des pop-ups...

Je n'ai pas peur d'affirmer que Firebird est le browser Web tel qu'ils devraient tous être : léger,
propre, bien fait, focalisé sur ce qui est utile et raisonnablement personnalisable. La fonction de
blocage des pop-ups n'est pas anecdotique, elle est tout à fait significative de l'avantage majeur
que possèdent désormais les projets Open Source par rapport aux équipes commerciales : ils ne
sont pas entravés par des conflits d'intérêts et eux travaillent vraiment à améliorer le confort de
l'utilisateur.

Pareil pour le filtre anti-spam : c'est une fonction qui est devenue indispensable mais qui est
encore trop négligée par les éditeurs dominants. Ici aussi, le vrai progrès se trouve du côté de la
dernière version de Mozilla et du module email de Firebird : Thunderbird (voir à
[Link]

En plus de toutes ces nuisances qui sont peu combattues, les logiciels commerciaux ont une
facheuse tendance à vous surveiller en permanence et en profondeur. Ce flicage est de plus en
plus pénible et de plus en plus flagrant.

Enregistrements précoces et obligatoires, changements de configurations


prohibés, connexions silencieuses aux sites de l'éditeur et autres. Il est de plus
en plus difficile de ne pas se sentir surveillé quand on travaille avec des
logiciels commerciaux.
Une fois de plus, on a l'impression que les éditeurs font tout ce qu'ils peuvent
pour scier la branche sur -laquelle
59 -
ils sont assis...

Plus tard, avec le recul du temps, c'est peut-être ici qu'on situera le moment où
Exemple 2 . Chronique signée de Jean-Pierre Rives
Le Monde du Rugby. Numéro d’été. #47. Août 2002.

II.3.5. L'EDITORIAL : c'est un texte d'opinion où l'éditorialiste argumente son point de vue personnel
sur une information.
La ligne éditoriale forme une ligne de conduite, une base de travail et de principes cadrant
les articles et genres journalistiques présentés dans un journal en tenant compte du lectorat
retenu. Donc, en travaillant dans un journal, un journaliste, en l'occurence un rédacteur accepte de
respecter la ligne éditoriale, ses contraintes et ses interdits sur le choix des sujets à traiter, du ton à
adopter ( humoristique, grave, analytique, intimiste, critique... ).

- 60 -
De même, un lecteur qui achète un journal est implicitement en accord avec la ligne
éditoriale.
La ligne éditoriale peut comprendre :
- des considérations philosophiques, politiques ou religieuses,
- les types d'informations qui seront traités,
- les différentes rubriques à développer,
- les compétences des membres de l'équipe éditoriale,
- les possibilités d'interactivité,
- la responsabilité éditoriale.

Assez court, l’éditorial exprime un message fort d’actualité comme un enjeu politique, social,
environnemental, culturel, etc.

Généralement rédigé par le rédacteur en chef de la publication, il indique l’orientation générale du


journal et du magazine. La catégorie d’éditorial varie selon le ton adopté et le type d’approche et
d’analyse utilisé.

Editorial argumentatif

Le rédacteur prend position et cherche à faire partager son point de vue au lecteur. Il présente des
faits et des arguments en faveur de son point de vue.

Editorial informatif

Apportant une analyse objective sur la signification et la portée d’un événement, un éditorial informatif
cherche à mieux informer le lecteur.

Editorial portrait

Lorsqu’il se consacre à un individu, l’éditorial fait des éloges ou des critiques à ladite personne. On
parle d’ Editorial portrait.

L’éditorial portrait peut revêtir des formes diverses :


- éditorial portrait classique retraçant les principales étapes d’une carrière lors des nominations,
- éditorial portrait intime ou psychologique mettant en exergue la valeur morale et spirituelle d’un
individu,
- éditorial portrait-reportage comportant des anecdotes, des images et des citations relatives à la
personnalité et à l’action d’un individu, etc.

Editorial à registre spirituel

Un éditorial est dit humoristique, satirique, sarcastique lorsqu’il développe respectivement de


commentaires humoristiques, satiriques ou sarcastiques sur une situation, un fait, des propos, etc.
Exemple 1 :

- 61 -
Exemple 2 :

- 62 -
(i)

- 63 -
Exemple 3 :
L'Editorial de Jacques Tillier - 19/11/2005
"Le Département tourne à vide "
du9 - L'autre Bande Dessinée - Chronique: Le Journal d un Loser de ...Chroniques et tribunes de JDN Solutions
Nos élites, la tête dans les nuages, encordées au plus haut sommet de l État, pas franchement gênées par la télé du voisin,
ni par les cages d escalier transformées en pissotières, leurs voitures au garage, la concierge à son poste, un flicard
devant l entrée de l immeuble, les enfants dans le privé, continuent de blablater, de jeter un il dubitatif sur les
banlieues et de s étonner en découvrant cette fois... la polygamie sauvage pratiquée par nos concitoyens d origine
maghrébine ou africaine et tout ce qui va avec, les tripotées de gosses, la structure familiale inexistante, l échec
scolaire... Vous verrez qu un de ces quatre, au lendemain d un autre drame, ils finiront par découvrir les harkis et le
triste sort de leurs enfants et petits-enfants, ni français, ni d ailleurs. Les harkis, ces soldats de l armée française,
abandonnés, égorgés comme des moutons en vertu des sinistres accords d Évian ou parqués depuis la fin de la guerre
Algérie dans des camps de métropole, vomis, couverts de boue par les révisionnistes patentés, seuls habilités à
commenter, à noircir les pages peu glorieuses de cette histoire de France. Cela dit, les banlieues se calment, la guérilla
urbaine s apaise et c est tant mieux. En apparence du moins vu qu il y a désormais, en marge du couvre-feu, de l état
urgence, une censure officielle sur les événements des banlieues, comme pendant la guerre d Algérie... Plus de chiffres,
rien, oualou, si l on peut dire bien évidemment. Mais des solutions. Ah ça oui.

Chronique Alain Lefebvre: "L'avantage inattendu de l'Open Source"


Ce livre n’est pas un journal intime, il est plutôt la chronique (lyonnaise) ... Une soirée magnétoscope, par exemple, ne se fait
plus autour d’un film ...
[Link]/article.php3?id_article=410 - 21k - En cache - Pages similaires

Lettre à Gilles - Journal d'un avocat

[Cadre21] le blog/journal : Bob Dylan guest star

[Cadre22]
RTL Info Chroniques
[Cadre23]

Chroniques et tribunes Régulièrement, JDN Solutions ouvre ses colonnes à des contributeurs ... Solutions, Voir un exemple.
Journal du Net, Voir un exemple ...
[Link]/conseils/[Link] - 87k - 1 avr 2006 - En cache - Pages similaires

PS: j'ai rédigé cette chronique sur le traitement de texte d'OpenOffice (voir à ... Solutions, Voir un exemple. Journal du Net,
Voir un exemple ...
[Link]/0308/030827_chro_lefebvre.shtml - 73k - 1 avr 2006 - En cache - Pages similaires

- 64 -
Exemple 4 :
Source : [Link]

Exemple 5 :
Éditorial du Jerusalem Post du 2 juin 2004 :
La fabrication de victimes civiles
Itamar Marcus & Barbara Crook
L'appel à la participation de "tous les citoyens - femmes, enfants et vieillards" aurait pu être une invitation à une réunion festive.
Mais le lieu du rendez-vous était tout sauf hospitalier. La réunion en question était dangereuse et les conséquences mortelles.

Deux jours avant que quatre civils palestiniens soient tués et d'autres blessés lors des récents combats à Rafah, l'Autorité
Palestinienne avait appelé les femmes, enfants et les vieillards à faire face aux bulldozers de Tsahal qui étaient à la recherche
des tunnels de contrebande d'armes entre Gaza et l'Égypte.
Cette zone était infestée de terroristes et d'importants combats s'y sont déroulés entre Tsahal et des Palestiniens armés. Au lieu
d'ordonner aux civils de rester en sécurité à l'écart, l'AP les a envoyé intentionnellement en première ligne dans une zone où la
guerre faisait rage.

Selon les termes du quotidien officiel de l'AP, cet appel devait aboutir à la création "d'une barrière infranchissable pour les
bulldozers de l'occupation" et devait "empêcher leur progression vers les quartiers de Rafah." Selon le journal Al Ayyam du 17
mai, le directeur d'une école à Rafah "a appelé tous les citoyens, femmes, enfants et vieillards à y participer."
L'appel a été entendu. Des milliers de civils se sont dirigés vers le coeur de la zone des combats. Cela n'est malheureusement
pas la première fois que l'AP précipite des civils au milieu du champ de bataille. Cela fait partie d'un schéma constant et
inquiétant. Depuis le début des violences en octobre 2000, l'AP a poussé les civils, et plus particulièrement les enfants, à
abandonner la sécurité de leurs foyers pour prendre part aux combats.
Les enfants ont été entraînés dans les combats au moyen de vidéos musicales manipulatrices diffusées durant des heures tous
les jours à la télévision officielle de l'AP et qui dépeignent les jeunes combattants comme des héros.
Une de ces vidéos, diffusée continuellement par l'AP, montre des jeunes garçons et des jeunes filles en uniforme de l'armée
prenant part à une danse de guerre sauvage ainsi que des scènes dans lesquelles des enfants participent aux violences sur le
champ de bataille. La chanson qui accompagne les images est un appel musical aux armes pour les enfants :
"Oh, les jeunes : Secouez la terre, levez les pierres.
"Vous ne serez pas sauvés, O Sionistes, du volcan des pierres de mon pays.
"Vous êtes la cible de mes yeux, je tomberai même volontiers comme shahid [martyr pour Allah].
"Allah Akbar! Oh, les jeunes!"
La télévision palestinienne guide les enfants vers la ligne de front et les incite à "tomber volontiers" comme martyrs. Dans cette
glorification de la guerre pour les enfants, même un bambin qui peut à peine se tenir debout est filmé en train de casser des
pierres pour les enfants plus âgés.
Une autre vidéo, diffusée continuellement de 2000 à 2002, ordonne aux très jeunes enfants d'attaquer les soldats avec des
pierres et leur parle de leur force et de leur invincibilité supposées.

- 65 -
"N'aie pas peur," un enfant de 10 ans chante-t-il à un autre enfant de cinq ans. "La pierre dans leurs mains se transforme en
fusil."
Tous les adultes savent que les pierres ne peuvent pas rivaliser avec les fusils. Mais la direction palestinienne hypnotise ses
enfants par le biais de musiques et de danses, tout en leur inculquant la notion fantaisiste que "la pierre dans leurs mains se
transforme en fusil", et qu'ils devraient donc être dehors en train de combattre les fusils de Tsahal avec leurs pierres.
Comme ils l'ont fait à de nombreuses reprises par le passé, les Nations unies et les médias internationaux se sont précipités
pour condamner Israël pour la mort de civils durant l'Opération Arc-en-ciel. Mais très peu d'observateurs sont allés au-delà de
ces morts regrettables pour poser les questions cruciales : Pourquoi l'AP envoie-t-elle des civils, particulièrement des enfants,
en première ligne et pourquoi les encourage-t-elle à rechercher la mort?
Quel genre de dirigeants politiques envoient leurs enfants de cinq ans, leurs "femmes, enfants et vieillards," en première ligne
dans une zone de guerre?
Il y a quelques années, Yasser Arafat a apporté une réponse à la Télévision Palestinienne. Lorsqu'on lui a été demandé quel
message il voulait faire passer aux enfants palestiniens, Arafat a répondu : "Cet enfant, qui empoigne une pierre, faisant face à
un tank, n'est-ce pas le plus grand des messages adressé au monde quand ce héros devient un shahid? Nous sommes fiers
d'eux" (PA TV, 15 janvier 2002).
Lorsque le président de l'AP explique que les enfants morts représentent le plus grand des messages adressé au monde, cela
explique et met en perspective la politique de l'AP.
Les dirigeants palestiniens savent que les images de corps de civils ont un effet très fort et qu'elles accroissent les sentiments
anti-israéliens. Les enfants palestiniens morts font passer les Palestiniens pour des victimes et camouflent ainsi la guerre
terroriste menée par l'AP contre les civils israéliens.
Les photos des enfants palestiniens morts sont utilisées de manière à contre-balancer les photos des civils israéliens tués dans
des pizzerias ou des bus, assassinés par des terroristes palestiniens.
Autrement dit, les enfants palestiniens morts créent l'illusion d'une symétrie morale. Le plus triste dans ce système déformé des
valeurs est de voir combien il est couronné de succès. Les civils palestiniens continuent à affluer vers les lignes de front. Et,
tragiquement, les médias sont tombés dans le piège d'Arafat, permettant ainsi à l'AP de continuer sa guerre de terreur pendant
que le monde se lamente sur le "cycle de violence."
La campagne de propagande d'Arafat, bâtie sur les corps de ces pions civils, continue à duper même les mieux intentionnés
des observateurs qui se concentrent uniquement sur ceux qui touchent par inadvertance la mauvaise cible et non sur ceux qui
ont délibérément placé cette cible en première ligne.
Itamar Marcus est le fondateur et le directeur de Palestinian Media Watch. Barbara Crook est la représentante de PMW en
Amérique du Nord.
Le type de lecteurs cibles, les impératifs commerciaux et les orientations de la direction d’un journal
déterminent généralement le choix des titres de la Une et des rubriques et informations contenues dans le journal.
On parle dans ce cas de choix éditorial.
Exemple 6 : Editorial sur l'e-journal « L'araignée Presse »
Source :
[Link]
=0
L’@raignée Presse
[Cadre1]
L’annonce intervenue en début de mois, faisant état de l’annulation par le G8, groupe des pays les plus industrialisés du
monde, de la dette bilatérale des 18 pays les plus pauvres, révèle qu’il y a des hommes qui sont en avance sur leur époque.
Et feu Thomas Sankara, fait partie de ceux-là. Comment ne pas le lui reconnaître, près de 18 ans après sa mort ?
Le 15 octobre prochain, cela fera exactement 18 ans que le capitaine Thomas Isidore Noël Sankara a été cruellement arraché
à la vie, à son pays, et à l’Afrique. Quelle perte ! Mais malgré les efforts et les manigances de certains esprits retords pour
salir sa mémoire, elle continue de rayonner et d’interpeller. Tant l’homme avait de la suite dans les idées, et s’imposait par le
réalisme de ses opinions, même si à l’époque, sans trop chercher à le comprendre, ses pairs présidents ne voyaient en lui
que le révolutionnaire qui gênait. Et voilà qu’aujourd’hui, en guise de cadeau d’anniversaire anticipé et lui donnant raison à
titre posthume, le G8 annonce l’annulation de la dette de 18 pays dont le nôtre et bien sûr, du Burkina que, de son vivant,
Thomas Sankara décrivait déjà comme étant le concentré de tous les maux de la planète.
Qui a oublié qu’au début des années 80, notamment à un sommet de la défunte Organisation de l’Unité Africaine, Thomas
Sankara, plaidait déjà pour le non paiement de la dette par les pays africains ? « Nous ne devons pas et ne pouvons pas
payer la dette », clamait-il car, « si nous payons, c’est nous qui mourrons et si nous ne payons pas, nos créanciers ne
mourront pas », argumentait-il. Il préconisait d’ailleurs que les pays africains fissent bloc pour ne pas payer, seule solution à
son avis de résister à l’Occident qui nous a endettés en y trouvant largement son compte. Autrement, nos pays seraient
broyés s’ils choisissaient d’aller payer individuellement. Et, il ne manquait pas d’arguments pour démontrer que la dette est
injuste, inique.
A l’époque déjà, il avertissait que sa position ne devait pas être mise sous le coup de la jeunesse ou de la révolution. Mais
bien évidemment, certains n’y virent que des élucubrations d’un jeune révolutionnaire en mal de publicité ou d’agitations. On
se rappelle d’ailleurs que cette proposition de Thomas Sankara avait simplement déclenché des rires chez certains chefs
d’Etat présents dans la salle. D’autres, bien sûr, partageaient cette thèse.
Mais la suite, on la connaît, le bloc ne fut pas constitué et, pendant au moins deux décennies, nos pays ont continué à ployer
sous le poids de leurs dettes, payant au passage des intérêts dont on ne dira pas qu’ils n’étaient pas consistants et qu’ils ne
couvraient pas largement le principal. Et, la seule constatation qui vaille la peine d’être faite aujourd’hui, c’est qu’ils se sont
davantage appauvris ! C’est alors, que nos partenaires à l’endettement, dans leur magnanimité sans borne, dans leur
pusillanimité soudaine, ont décidé de nous soulager du poids de nos dettes. Qu’à cela ne tienne ! Osera-t-on ne pas
reconnaître à présent qu’en se comportant comme il le faisait déjà il y a au moins 20 ans, Thomas Sankara n’avait pas raison
? Comment, face à une telle réalité, ne pas avouer qu’il était en avance sur son époque et sur ses pairs ?
A présent, il convient de marquer une pause, et sans que cela soit une panacée, revisiter la politique de Sankara, y relever

- 66 -
l’essentiel pour l’appliquer à nos Etats, si l’on veut qu’ils aient un avenir. Une révolution sankariste, celle qui donne priorité à
l’éducation (entendez scolarisation) des masses, au respect du bien public, au patriotisme ardent et jamais pris à défaut, c’est,
nous semble-t-il, ce dont l’Afrique a le plus besoin aujourd’hui pour sortir de l’ornière. Vivement alors que les nombreux
Sankara prophétisés par le modèle quelques heures avant sa mort, fassent leur apparition sur la scène politique africaine.

Willéandre HOUNGBEDJI

II.3.6. LE COMMENTAIRE :
Un commentaire se repose sur le principe de la liberté d'échanges d'idées, d'arguments et de points de vue
ainsi que sur la volonté de participer à un débat, sur une opinion, sur une analyse ....
Un commentaire peut s'appliquer :
- d'une part au type même d'article ( commentaire d'opinion, commentaire d'analyse, ... ),
Pareil type de commentaire nécessite une connaissance théorique approfondie de la définition et des règles
requises par catégorie d'article.
- d'autre part au contenu et au fonds d'un article ( commentaire d'appréciation, commentaire de proposition
de solution ... )
Dans les présents exemples, le problème de base reste la question : « Dans quelle limite une opinion devient-
elle une analyse et inversement ? »
Exemple 1 : Commentaire de Sylvain sur la question de « complot »
Source : Forum de [Link]
9/11 et la question du "complot" : y a-t-il un complot pour nier qu'il y a un complot?
Date: 04/06/2006

Il est certain que les démocrates vont s'en prendre à l'administration Bush pour leurs intérêts politiques mais de quelles
manières et quand vont ils s'en [Link] clan Bush va réagir en fonction eux aussi de leurs intérêts, si il n'y a pas complot
ils vont laisser réouvrir l'enquête et se cacher derrière le terrorisme en limitant les conséquences de ce ralentissement
alors que si il y a complot les étatsuniens et les occidentaux vont passer par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel émotionnel
tellement la trahison serait dure à [Link] répondre à philippe sur l'iran beaucoup de discussions sur internet sont
interressantes tant les points de vues dissidents commencent à fleurir et pour moi cela ressemble plus à une démocratie
qu'une thèse officielle et non discutable (qui pourrait aussi se justifier en cas de non complot mais il se fait de plus en plus
difficile de faire confiance à cette politique unilatérale : à débattre).Pour l'Iran cela n'a pas l'air d'être aussi simple que ça, a
cause de l'effet de surprise et puis le peuple en a assez de voir revenir ses enfants les pieds devant, les soldats se posent
des questions quant aux réelles intentions des guerres préventives et les recruteurs rencontrent des difficultés pour
[Link] ne pourront pas forcément attaquer l'Iran sans l'ONU cette fois ou par le biais de l'OTAN ré-orienté de lutte au
communisme vers lutte au terrorisme comme c'est à l'étude actuellement par l'impulsion de Aznar.J'ai l'impression que
nous sommes entrés dans une période de doutes à tous les niveaux de classes et que nous allons naviguer entre la sortie
du complot, du pas complot et de l'on ne peut pas savoir tout ça avec l'effet du temps nous emmenera là où les plus
habiles politiquement nous entrainerons. Vive l'ignorance!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Exemple 2 : Commentaire de Philippe Grasset sur la question de « complot »


Source : Forum de [Link]
9/11 et la question du complot : y a-t-il un complot pour nier qu il y a un complot ?
Date: 30/05/2006
Excellente analyse, les questions que je me pose maintenant sont les suivantes : Les démocrates vont-ils utiliser les
résultats du sondage pour en tirer parti dans la campagne pour les prochaines élections ? Comment l'administration Bush
va-t-elle "sauver les meubles" ? Ce sondage, en plus de celui sur la popularité de Bush et de sa politique, semble
annoncer une "raclée magistrale" pour les Républicains lors des prochaines élections. Mais au fait, un nouveau 9/11
tomberait à point pour justifier l'attaque de l'Iran, et peut-être renverser la tendance des sondages ...

3 principaux points communs unissent le commentaire à l’éditorial :


- Ils forment tous deux des « textes d’opinion »
- Ils s’appuyent sur une série d’argumentation logique
- A prédominance « opinion individuelle », ils ont tendance à oublier le caractère impartial d’un article.
II.3.7. LA REVUE DE PRESSE : elle consiste à montrer comment les journaux traitent les faits et les présentent aux
lecteurs. C'est une comparaison des contenus des journaux qui permet d'appréhender des points de vue différents
ou semblables sur un sujet traité. Les présentateurs de journal tendent généralement à oublier cet aspect
comparatif lors d’une revue de presse.

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Exemple : REVUE DE PRESSE Minalogic

Grenoble, technopole modèle. La Tribune, 31/03/2006


A Grenoble, Minalogic embarque l'Europe dans les puces intelligentes. Les Echos, 23/02/2006
Le consortium européen Artemis chasse 2,7milliards d’euros grâce à
Les Echos, 15/03/2006
Bruxelles
Electronique International Hebdo,
Les Pays-Bas copient le modèle francais-des pôles de compétitivité.
09/03/2006
Pôles de compétitivité : 600 millions de financements demandés Les Echos, 27/02/2006
Quel gilet de sauvetage pour les filières textiles ? Rhône-Alpes : L'innovation
La Tribune, 09/11/2005
pour rendre le textile plus résistant.
Minalogic Partenaires est né.
Le DL, 23/11/2005
Lire l'article
Quel gilet de sauvetage pour les filières textiles ? Rhône-Alpes : L'innovation
La Tribune, 09/11/2005
pour rendre le textile plus résistant.
HP délaisse la «Silicon Valley» de Grenoble.
Les projecteurs braqués sur le désengagement de l'entreprise américaine à Le Figaro Entreprise, 17/10/2005
Grenoble ont fait oublier la croissance de cette «Silicon Valley» française.
Pôles de compétitivité : Grenoble décroche une place de tout premier plan.
Les Nouvelles de Grenoble, Sept 2005
Lire le dossier
Pôle de compétitivité : Rhône-Alpes, le savoir-faire récompensé.
La Tribune, 28/09/2005
Eric Pilaud «Grenoble est un écosystème de pointe... Minalogic...»
Minalogic : un trait d'union entre les nanotechnologies et les industries Electronique International Hebdo,
utilisatrices 22/09/2005
Le Pôle Grenoble-Isère à la fibre logicielle. Minalogic greffe un cerveau aux puces.
Lire l'article en ligne Le DL, 05/09/2005
Grenoble : le coût de l’excellence.
Minalogic, reconnu comme pôle de compétitivité mondial, est l’une des seules
Le Nouvel Observateur, 28/07/2005
structures scientifiques françaises à jouer dans la cour des grands. Lire
l'article en ligne
La France de l'Industrie - Rhône-Alpes : Les nanotechnologies et la santé à
L'Usine Nouvelle, 13/07/2005
l'honneur
PolySpace acteur majeur du pôle de compétitivité Minalogic.
EETimes, 16/07/2005
Lire l'article en ligne
Les pôles de compétitivité dessinent la France de l'innovation. Grenoble :
La Tribune, 13/07/2005
Minalogic au coeur des nanotechnologies
FR3, Journal national 12-14 et 18-20
FR3, 12/07/2005
Pôles de compétitivité : l'exemple de Minalogic.
La création des "pôles de compétitivité", encart sur
l'exemple grenoblois, citation d'André Vallini, président du conseil général de Le Parisien, 11/07/2005
l'Isère.
Christian Blanc : «Il y a de la place en France pour 150 à 200 clusters»....
«Je ne préfère pas les citer mais un au moins est incontestable, c'est Les Echos, 6/07/2005
Grenoble...»
LCI - Journal de L'Economie : reportage consacré à Minalogic.
LCI, 29/06/2005
Lire aussi le dossier en ligne
France bets all on picking winners. Grenoble's magnetic force. The french
Financial Time, 24/06/2005
city presents a challenge to far wealthier 'cluster'.
Minalogic, une nouvelle alchimie
Présences, Juin 2005
Lire l'article en ligne
Grenoble peaufine son image de cité innovante Les Echos, 8/06/2005
Rhône-Alpes dans la course aux pôles de compétitivité
Entreprises Rhône-Alpes, Mai 2005
Lire l'article en ligne
Pôles de compétitivité : Grenoble dans la course au label
Nouvelles de Grenoble, Avril 2005
Lire l'article
Minalogic, un pôle pour les puces intelligentes et communicantes. Comment
Les Echos, 27/04/2005
Grenoble relève le défi high-tech
Grenoble dans la course à l’excellence La Tribune, 24/03/2005
Stratégies de développement local,
Crolles-Grenoble est-il clonable dans les pôles de compétitivité?
02/2005
Le modèle grenoblois dédié aux micro et nanotechnologies Les Echos, 28/02/2005
Grenoble veut figurer dans le peloton de tête des labellisés La Tribune, 09/02/2005
Les pôles de compétitivité ... certains ont de l'avance. C'est le cas de
Le Monde, 08/02/2005
Grenoble... Lire l'article en ligne
Pôles de compétitivité, l’exemple de la région grenobloise.
Lettre de la DiGITIP -01/2005
Lire l'article
Grenoble, capitale des puces Nouvel Observateur, 20/1/2005
- 68 -
- 69 -
TROISIEME PARTIE : GENRES NON JOURNALISTIQUES ET FORMATS MÉDIATIQUES
III.1. GENRES EXPRESSIFS NON JOURNALISTIQUES
Deux autres genres non journalistiques peuvent se trouver dans la presse écrite :
III.1.1. LA LETTRE D'OPINION OU LETTRE OUVERTE
C'est un texte à la première personne qui fait valoir un regard personnel sur un événement d'actualité, sur un
point de vue d'autres personnes, sur un sujet bien déterminé.
N'émanant ni d'un journaliste, ni d'un professionnel du journal, la lettre d'opinion provient des lecteurs.
Elle exprime clairement un point de vue ( une opinion ) suivant un protocole épistolaire et alterne arguments
pertinents et exemples concrets.
D'une manière générale, une lettre d'opinion s'adresse :
- d'un côté aux lecteurs du journal,
- d'un autre côté à une personne ( politique, responsable d'un service donné,... ) ou à un organisme, à une
organisation, etc.
Selon les journaux, revues et périodiques, l'espace réservée aux lettres d'opinion est appelée : « Courrier des
lecteurs », « Tribune du lecteur », « Lettres », « Opinions »...
La / les photographie(s) utilisée(s) et la lettre d'opinion proprement dite doivent être signées par l'auteur.

[Link]
Généralement, les lettres d’opinion publiées dans les journaux ou dans les revues s’adressent, d’une part, à
une personne ou à un organisme en particulier et, d’autre part, aux lectrices et aux lecteurs du journal de la revue.

Cependant, il arrive que certaines lettres d'opinion s'adressent uniquement à la clientèle du journal ou de la
revue.
La structure

En principe, une lettre d'opinion doit ainsi être présentée selon la structure ci-après :
- indication du lieu et de la date ;
- nom, titre et adresse de la ou du destinataire ;
- formule d'appel : formule de salutation comprenant le titre de civilité de la ou du destinataire ;
- corps de la lettre, formant le c ur du texte. Généralement, le corps d'une lettre d'opinion comprend les
parties suivantes :
- le fait, l'événement ou la situation à l'origine de la lettre d'opinion
- le point de vue et l'opinion de l'émettrice ou de l'émetteur qui révèle
- les arguments appuyant l'opinion formulée
- la synthèse de l'opinion émise et l'appel à l'action ;

- formule de salutation finale : ( formule de politesse, de courtoisie clôturant la lettre ) ;

- signature suivie d'un titre et de l'adresse de l'émettrice ou de l'émetteur d'opinion.

Tout émetteur de lettre d'opinion doit vérifier les 6 questions ci-dessous avant de sortir ladite lettre :

1. Est-ce que je tiens compte de mes lecteurs ?

2. Est-ce que mon sujet est clairement défini ?

3. Mon opinion est-elle énoncée de façon claire et précise ? ( La vérification par une autre personne
demeure requise )

4. Mes sources des faits et données font-elles autorité pour appuyer l'opinion ?

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5. Chaque idée est-elle développée dans un paragraphe ?

6. Des indices révèlent-ils l'organisation de la lettre d'opinion ? ( marqueurs de relation efficace, ordre des
arguments, ...)

Dans certains cas, une lettre d'opinion revêt un caractère informel et ne respecte aucune norme de
présentation.
En principe, une lettre doit respecter les règles relatives aux orthographes et syntaxes, au format d'un article (
marges, espacements ), à l'alignement des paragraphes, au protocole de l'émetteur d'opinion, à la formule d'appel et
à la formule de salutation.

[Link]/francais/ressources/educatif/...

Ce document présente ce qu'est la lettre d'opinion ainsi qu'une grille d'autoévaluation pour les élèves. ... La
lettre d'opinion ne provient pas d'un journaliste ou d'un employé du journal, mais du public ... du bas de vignette).
Chaque lettre d'opinion doit être signée de l'auteur ...

[Cadre1]

Exemple 1 : Un citoyen mal accueilli par un agent de l'Etat dans un bureau public exprime sa réaction en
adressant une lettre ouverte au chef hiérarchique de l'agent dans un journal, faute de pouvoir le toucher
particulièrement mais aussi pour alerter et les agents de l'Etat et l'opinion publique de cet état de fait.

Exemple 2 : Lettre d'opinion sur le remboursement de la dette


Source : [Link]
Remboursement de la dette : Sont-ils sérieux ?
Le 17 mars 2006

Comment prendre au sérieux cette annonce par le gouvernement Charest de son intention de
brider la dette du Québec quand il vient tout juste de l augmenter de près de 4 milliards, à la
suite de divers rajustements de nature comptable ?

En effet, dans la Synthèse des opérations financières publiée en décembre dernier, le


gouvernement indique, à l Annexe 2, qu en passant d une comptabilité de caisse à une
comptabilité d exercice dans le traitement des transferts fédéraux, les trop-perçus au chapitre
de la péréquation pour 2002 et 2003 vont se transformer en compte à payer qui va augmenter
la dette nette du gouvernement du Québec de 3228 millions de dollars au 1er avril 2005.

Dans ce même document, le gouvernement signale aussi qu il révise le budget de 2004-2005


pour y imputer un compte à payer, au titre de l équité salariale, qui viendra créer,
rétroactivement, un déficit de 664 millions. Par définition, cette somme va s ajouter à la dette.
il s était abstenu de bidouiller la comptabilité, le gouvernement aurait épargné ces quatre
milliards qu il prétend désormais vouloir rembourser. Au lieu de s en prendre au moulin à vent
de la dette, le duo Don Charest et Sancho Audet ferait mieux d aller visiter d autres châteaux en
Espagne.

Pierre Beaulne

Économiste, CSQ
Exemple 3 : Lettre d'opinion sur l'affaire Radwanski
Source : [Link]
L'affaire Radwanski

- 71 -
Lettre d'opinion de Pierre Séguin, vice-président de la CSQ et responsable du dossier des droits
et libertés, en réponse à l article du Devoir, les samedis 11 et dimanche 12 octobre 2003, (page
B3) : « L affaire Radwanski : les suites », par Hélène Buzzetti

affaire Radwanski, dont faisait état récemment la journaliste Hélène Buzzetti, n est pas sans
nous rappeler les risques sous-jacents à l utilisation du droit de divulgation (WISTLE BLOWING)
ainsi que l urgence d agir pour protéger ceux et celles qui, par sens du devoir, rendent publiques
(WISTLE BLOWER) des situations de malversation du bien public ou de mauvaise gestion de
ressources humaines.

Les personnes qui se retrouvent mêlées à ce genre d affaire sont des employés des secteurs
public et parapublic dont les fonctions d enseignants, de personnel de soutien, de
professionnels, liées à celles de représentants syndicaux, les placent plus souvent qu autrement
dans des situations délicates et très inconfortables.

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) s est prononcée sur cette question lors de son
congrès de juin dernier et nous constatons qu il n existe pas encore de mesures susceptibles
offrir des conditions de sécurité adéquates aux personnes qui, témoins d actes répréhensibles,
décident contre vents et marées de se commettre. Cela est tout simplement inacceptable. C est
pour cette raison que nous demandons aux gouvernements fédéral et provincial une loi
protégeant les droits de divulgation et les personnes qui exercent ce droit contre toutes
représailles à leur endroit.

17 octobre 2003
Exemple 4 : Exemple de présentation de lettres d'opinion en e-journal
Source : [Link]

Pour accéder au contenu de chaque lettre, cliquez sur l’une des lettres d’opinion présentées ( cf. 2ème colonne ) :
longue vie au service aux collectivités de l’UQAM, Un nouveau pacte social pour l’éducation… .

Prenons le cas de la deuxième lettre d’opinion, un clic gauche sur "Un nouveau pacte social pour l’éducation" , donne
le contenu de la lettre y correspondante ( cf. 2ème colonne ) :

- 72 -
Ci-dessous, le contenu complet de la lettre d’opinion intitulée « Un nouveau pacte social... »
Source : [Link]
Lettres d'opinion

Un nouveau pacte social pour l éducation


Lettre d'opinion de Réjean Parent, président de la CSQ, publiée dans Le Soleil du 25 mai 2006

Le système d éducation québécois est devenu, au fil des ans, profondément inégalitaire. Il
évolue, en pratique, en sens contraire de la démocratisation souhaitée. Les élèves de milieux
pauvres accèdent aux contextes éducatifs les moins efficaces alors que les mieux nantis
profitent de meilleures conditions d enseignement et d apprentissage.

est pourquoi nous devons agir dès maintenant pour recentrer l éducation sur le bien commun.
En suivi à son Congrès, qui aura lieu en juin 2006, la Centrale des syndicats du Québec entend
proposer à ses membres et à la population québécoise un ensemble de mesures constituant un
nouveau pacte social pour l éducation. Ce nouveau pacte s appuie sur la recherche d une plus
grande égalité, d une meilleure intégration sociale et d une plus grande justice scolaire. Il
suppose d abord l adoption de politiques visant à mettre fin à l apartheid scolaire actuel en
renforçant le caractère public et commun de l éducation.

Les propositions que nous avançons sont regroupées autour de trois grandes thématiques :
favoriser une plus grande mixité sociale, ethnique et scolaire durant la scolarité de base; mettre
le cap sur la réussite éducative ; favoriser une scolarisation accrue.

Pour une plus grande mixité sociale, ethnique et scolaire

Rappelons que le Québec est la seule société en Amérique du Nord qui subventionne aussi
généreusement l école privée, même si cette dernière accueille principalement des élèves issus
de familles déjà bien nanties et même si elle n est pas soumise aux mêmes exigences que
école publique en matière d accessibilité, d accueil et de rétention des élèves en difficulté et de
francisation des immigrants. C est pourquoi nous proposons un retrait progressif de tout
financement public de l enseignement privé tout en assurant l intégration des élèves et du
personnel touchés au réseau public. Cela favoriserait aussi une plus grande mixité sociale et
ethnique à l école.

Il faut également encadrer beaucoup plus étroitement le choix de l école et mettre en place des
politiques favorisant l hétérogénéité des classes. De nombreuses recherches internationales
- 73 -
démontrent que c est là la meilleure politique à suivre pour améliorer la réussite du plus grand
nombre sans pour autant affecter négativement les élèves plus performants.

De façon générale, on observe que les élèves plus faibles gagnent à fréquenter une classe
hétérogène, alors que les classes homogènes les enfoncent souvent dans une spirale de l échec,
tellement le climat d apprentissage est défavorable. Par contre, les élèves plus forts ne perdent
pas à la fréquentation de classes hétérogènes. Il n y aurait pas « d effet Robin des bois », c est-
à-dire que la classe hétérogène ne prend pas aux plus riches pour donner aux plus pauvres.

Actuellement, la situation est pour le moins paradoxale. Alors que les politiques encouragent,
parfois à outrance, l intégration en classe ordinaire des élèves en difficulté, on en retire les bons
élèves pour les diriger vers des projets particuliers sélectifs, lorsqu ils n ont pas déjà opté pour
un établissement privé tout aussi sélectif.

Par ailleurs, plus de 60 % des élèves d origine immigrante sont scolarisés dans des écoles
comptant une concentration ethnique supérieure à 50 %, une « scolarisation ségréguée » qui va
en augmentant et qui rend plus difficile la nécessaire francisation.

Mettre le cap sur la réussite éducative

Offrir une formation de base de qualité à l ensemble des élèves représente la fondation sur
laquelle doit reposer l ensemble du système d éducation. Or, sur ce point, le système
éducation québécois échoue toujours auprès d un jeune sur quatre. Tout invite à agir dès la
petite enfance, à prendre les mesures nécessaires pour assurer la réussite des élèves les plus
vulnérables et à favoriser une école solidaire de sa communauté.

La prévention et l intervention précoce comptent parmi les stratégies les plus efficaces en
éducation. Actuellement, ce sont les enfants qui auraient le plus besoin de services de garde de
qualité qui en bénéficient le moins. Il faudrait renforcer les interventions auprès des enfants les
plus vulnérables, notamment les enfants pauvres et ceux issus de l immigration et tout mettre
en uvre pour qu ils fréquentent en plus grande proportion des services de garde de qualité.

Une fois arrivés à l école, ces enfants ont accès à différents programmes de soutien comme
École montréalaise et la stratégie d intervention Agir autrement. Toutefois, rien ne garantit la
pérennité de ces mesures. Il faut donc envisager une permanence de la présence de ressources
humaines supplémentaires adaptées aux besoins, éviter l éparpillement et agir tôt au début du
primaire et du secondaire.

La poursuite d une politique de diminution de la taille des classes pour l éducation préscolaire et
pour les premières années du primaire pourrait aussi favoriser une plus grande égalité des
chances. Il faudrait toutefois prévoir une diminution importante et agir de façon ciblée. Des
recherches indiquent qu une réduction à 15 élèves par classe pour les premiers degrés dans les
écoles de milieux pauvres serait une politique des plus efficaces.

Favoriser une scolarisation accrue

Au Québec, les objectifs fixés en 1997 visaient à ce que, d ici 2010, 85 % des élèves obtiennent
un diplôme du secondaire avant l âge de 20 ans, 60 % un diplôme d études collégiales et 30 %
un baccalauréat universitaire. Or, à quelques années de l échéance, la situation n est pas
rassurante. Le taux d obtention d un diplôme du secondaire est à la baisse, alors que le taux
obtention d un diplôme collégial se maintient autour de 39 %. Quant à l université, le taux
obtention d un baccalauréat chez les jeunes Québécois est inférieur de 5 points à la moyenne
des pays de l OCDE.

Il ne fait pas de doute que, tant pour le développement des personnes que pour celui de la
société québécoise, une amélioration de la scolarisation s impose. La croissance économique
devra aussi compter sur des travailleurs plus éduqués et qualifiés. Par conséquent, une
revalorisation de la formation professionnelle et technique, un enseignement supérieur
largement accessible et une formation continue diversifiée deviennent des priorités.

En conclusion, j ai la conviction qu il est possible de renverser la vapeur et de mettre un frein

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aux dérives éducatives en cours. Il suffit d un peu de courage et de volonté afin de redonner à
éducation ses lettres de noblesse. L enjeu est de taille, car l école, c est pour la vie !

Réjean Parent
Président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ)

III.1.2. L'ARTICLE D'OPINION ET D'ANALYSE : ce type de texte fortement argumenté, appuyé sur une expérience et des
connaissances spécialisées, fait valoir un point de vue sur un sujet ou un événement.
Un article d'analyse développe un sujet en profondeur.
Il peut être présenté soit par un journaliste soit par des spécialistes extérieurs au personnel d'un journal.
Exemple 1 : Un spécialiste en pédagogie analyse la situation actuelle de l'enseignement et fait état de ses
opinions dans un journal pour sensibiliser l'opinion publique et les responsables.
Exemple 2 : Analyse de Philippe Grasset sur « L'Europe-puissance »
Source : [Link]
Europe-puissance, par inspiration
Date de publication : 07/04/2005 - Rubrique : Analyse
Europe-puissance, par inspiration
Par Philippe Grasset (*)

1). C’est un lieu commun fondamental de dire que nous vivons dans un étrange temps historique. Les
événements, qui semblent parfois des illusions tant ils semblent n’être que des impulsions du système de la
communication globale, se bousculent à une vitesse sensationnelle. Ils semblent procéder à la fois d’une
manipulation complètement humaine et d’une absence complète de contrôle humain. Ce temps historique est un
temps d’une rupture d’une telle intensité qu’il semble par instant mettre une civilisation en jeu.

2). De telles conditions ne permettent pas d’écarter l’hypothèse écrasante d’une Europe qui évoluerait sous la
pression des événements extérieurs. C’est cette hypothèse que nous allons privilégier pour suggérer que
l’Europe-puissance est une fatalité de notre temps historique.

3). Pourtant, l’Europe-puissance, qui est un concept dont tout le monde parle, est en même temps un concept
refusé par l’écrasante majorité des membres de l’UE. Seule la France en parle avec une certaine faveur mais
aussi une prudence certaine. La France est consciente que l’Europe-puissance représente un concept
ressuscitant sous une forme postmoderne qui se voudrait séduisante une vieille idée française de faire l’Europe
pour faire faire à l’Europe la politique que la France seule ne peut pas faire pour le bien de l’Europe.

4). A cause de cet isolement français sur cette idée d’Europe-puissance, celle-ci n’a raisonnablement aucune
chance de se faire. Elle a pourtant toutes les chances de se réaliser. Nous vivons dans un temps historique non
seulement étrange mais paradoxal, ou bien étrange parce que paradoxal, et de toutes les façons totalement hors
de l’emprise de la raison humaine.

5). Pour bien apprécier le problème, il faut le placer dans son contexte de ce monde en bouleversement accéléré.
L’erreur ontologique et sans surprise des théoriciens de l’Europe est celle de tout théoricien : concevoir l’Europe
en théorie, c’est-à-dire hors de son contexte qui est ce monde où nous nous trouvons.

Définition du temps historique que nous vivons

6). Le temps historique dont nous parlons en le qualifiant de paradoxal et de déraisonnable se caractérise
principalement, sur le plan de la structure politique et psychologique, par une rupture décisive entre la
puissance et l’autorité.

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7). Il y a une accumulation extraordinaire de puissances dans des systèmes donnés. Il y a de nombreux
exemples. Nous citerons principalement, pour ne pas rater le point principal du catéchisme de notre conformisme
de pensée et aussi pour faire progresser notre hypothèse, l’accumulation de puissance des Etats-Unis.

8). Ce cas d’accumulation de puissance, comme les autres, n’est nullement accompagné du renforcement de
l’autorité, bien au contraire, parce que cette accumulation de puissance n’est nullement accompagnée de la
légitimité qui donne l’autorité. Les USA perdent chaque jour davantage leur légitimité. Ils sont détestés dans le
reste du monde, leur modèle est chaque jour plus perverti par une obsession pathologique de la sécurité, leur
pouvoir est irrésistiblement corrompu par de multiples pressions centrifuges à Washington, entre les industries et
les puissances d’argent qui l’achètent et le subventionnent, les groupes idéologiques qui l’influencent, les
différentes bureaucraties, agences, ministères qui ont chacun leur politique, enfin un président qui semble avoir
été taillé sur mesure pour ce cas de la puissance sans l’autorité terrestre puisqu’il nous présente une
détermination appuyé sur la communication divine et qu’il s’avère définitivement indifférent aux événements réels
du monde.

9). Pour autant, nul n’a récupéré cette autorité pulvérisée parce que le poids de la puissance interdit toute
initiative de ce genre. Nous sommes dans un monde de puissance, sans autorité générale, sans pouvoir global.
Un monde de désordre, où le désordre pourrait devenir chaos.

Cadre où évolue la potentialité d’une Europe-puissance

10). Précisons notre propos. Dans le cadre où se place la potentialité d’une Europe-puissance, deux événements
jouent un rôle fondamental, influant évidemment sur l’évolution de l’Europe. Le premier, c’est l’élargissement de
l’Europe à 25 ; le second c’est la politique extérieure des États-Unis, que nous appellerions plutôt “agitation
extérieure”.

11). L’élargissement à 25 interdit définitivement toute intégration européenne. Nous avons dépassé le point où
une organisation de bon sens et de juste droit, basée sur la tradition historique et la proximité culturelle, favorise
le rapprochement. Au contraire, l’ensemble des 25 évolue vers un phénomène de bureaucratisation renforcée et
de ‘babelisation’, c’est-à-dire, là aussi, une puissance sans autorité parce que l’autorité se désagrège entre des
concurrences internes, des incompréhensions et des cloisonnements sans nombre. L’Europe a perdu tout espoir
d’une maîtrise structurelle, conceptuelle et bureaucratique de sa puissance.

12). Le second événement est que la politique extérieure US est devenue une sorte d’interprétation idéologique
constante et constamment en cours de radicalisation, justifiant et accélérant sans cesse une agitation extérieure
massive. (Il faut apprécier en plus que cette tendance est naturelle à l’évolution de cette puissance en décadence
psychologique et morale aujourd’hui accélérée par rapport à ses origines dans l’arène internationale, ce qui
renforce le processus en le justifiant en apparence.) Le résultat est une énorme puissance lancée à une vitesse
folle, sans but raisonnable et de plus en plus incontrôlable. Par son dynamisme destructeur et déstructurant, ce
phénomène règle aujourd’hui tout le reste dans les relations internationales, y compris l’évolution de l’Europe.

Quelle est la situation de puissance de l’Europe aujourd’hui ?

13). Dans ce contexte, quelle est la situation de l’Europe? Divers centres de puissance existent, sans lien
dynamique et politique entre eux : l’euro, les capacités technologiques, la puissance commerciale, le
développement de la PESD. La structuration de l’Europe depuis 1956 est la cause de la création de ces centres
de puissance mais l’incapacité de les transformer en une politique cohérente est la marque de l’absence de
légitimité et de souveraineté de ces structures.

14). L’évolution à prévoir est le développement naturel de ces centres de puissance avec l’extension de leurs
ramifications jusqu’à ce qu’ils s’interconnectent entre eux. Dans ce processus dynamique apparaît leur dimension
politique potentielle. Observez l’affaire de la levée de l’embargo des armes européennes vers la Chine,
aujourd’hui freinée par l’intervention des USA mais qui n’est pas finie. On part d’une idée économique assez
banale et vaguement diplomatique et on aboutit rapidement à une situation stratégique fondamentale. Elle a été
évoquée brutalement ces dernières semaines par les Américains, accusant les Européens d’évoluer vers le choix
d’un partenariat stratégique fondamental de l’Europe avec la Chine aux dépens de celui que l’Europe a
prétendument avec les Etats-Unis. Ainsi, des domaines de puissance très séparés et sans ambition à l’origine se
sont très rapidement élargis et se sont connectés entre eux pour poser une question stratégique et politique

- 76 -
fondamentale. On peut compter sur ce qui est devenu une “politique d’humiliation” des USA vis-à-vis de l’Europe
pour pousser et exacerber ce processus jusqu’à son terme d’efficacité paradoxale (pour l’Europe).

15). C’est autour de cette évolution que le “pouvoir européen” doit se mettre en place, d’une façon assez
naturelle, par la “nature des choses” et la “force des choses” (concept cher à de Gaulle). Un pouvoir émerge des
divers centres de puissance conduits à se coordonner sous la pression des circonstances. Ce qui donnera sa
légitimité et donc sa cohérence à cette puissance disparate et fractionnée, et transformera sa coordination forcée
en une politique créatrice, ce n’est pas une structure de plus, une bureaucratie de plus, un exécutif de plus, dont
on a vu qu’ils enfantent impuissance et illégitimité; non, ce qui lui donnera sa légitimité, c’est l’inspiration d’une
politique conforme aux intérêts et à la tradition européenne. Nous nommons effectivement cela “une inspiration”
pour en marquer le caractère haut et non dénué de spiritualité.

16). Vous comprenez évidemment que la France est idéalement mise, qu’elle est le seul État-membre qui puisse
donner cette inspiration. Nullement par sa supposée vertu ou son universalité trop souvent affirmée ; ni par
volonté politique ni par un calcul dont elle est bien incapable. Simplement parce qu’elle est le seul État-membre à
disposer d’une structure, d’une politique, d’une position générale et, surtout, d’une psychologie, lui permettant
d’accéder naturellement à l’inspiration d’une politique, — bonne ou mauvaise c’est un autre propos, — fondée sur
la souveraineté et la légitimité. Un exemple de cette inspiration française est d’ores et déjà visible au niveau de la
PESD. Tous les autres pays européens sont tributaires d’un passé caractérisé par un enchaînement que nous
qualifierions de psychologique et de politique à une inspiration étrangère (bonne ou mauvaise, là encore question
de jugement). Seule la France est capable de se penser libre dans l’ensemble européen, donc elle en sera
l’inspiratrice. (Cela n’est pas une vertu, c’est un fait et c’est parfois un fardeau.)

17). Tout cela, je le précise pour conclure, n’a rien d’optimiste ni ne prévoit une gloire universelle et apaisée pour
l’Europe-puissance, et pour la France inspiratrice. La rapidité de cette évolution que j’envisage est fonction de la
rapidité des événements internationaux entraînée par la rapidité de la course de la puissance incontrôlée des
USA, à la fois déstabilisante et déstructurante. L’évolution européenne, directement connectée aux événements
du monde, se fait sous la pression formidable d’une époque de rupture. Et cela n’est pas une simple figure de
rhétorique : je ne vois pas comment nous ferions, du côté américain, et très rapidement, l’économie d’une rupture
fondamentale, représentée par un ou des événements véritablement bouleversants. J’ignore comment, quand, et
quel type d’événement. La seule certitude intuitive que je vous propose est que cette évolution vers l’Europe-
puissance est inéluctable parce que directement liée à cette évolution à tendance déstructurante, voire même
catastrophiste du désordre mondial emmené par la course américaniste.

18) En forme de post-scriptum à cette conclusion, ceci : j’ai parlé plus haut d’un monde de désordre se
transformant en chaos. Le chaos porte en lui une potentialité créatrice, alors que le désordre est un état
fondamentalement nihiliste. C’est une petite note d’espoir, un peu idéaliste j’en conviens mais pas dénuée
d’arrière-pensées.

(*) Cette intervention a été faite aux 7ième Journées Européennes, organisées par l’Institut des Relations
Internationales et Stratégiques (IRIS), à Lille le 7 avril 2005.
Exemple 3 : Article d'analyse
Source : [Link]
Date de publication : 30/05/2006 - Rubrique : Analyse
9/11 et la question du “complot” : y a-t-il un complot pour nier qu’il y a un complot ?

L’idée et la matière politiques du complot excitent particulièrement les esprits. Depuis qu’existent la puissance politique et l’enjeu du
pouvoir, la question du complot est posée. Il y a ceux qui en voient partout, jusqu’à implicitement en faire une théorie ; il y a ceux qui
dénoncent cette théorie, accusant les théoriciens de voir des complots partout… Pour le journaliste et le chroniqueur se pose la
question : que faire du complot?

Aujourd’hui, l’idée du complot trouve sa concrétisation la plus complète dans l’attaque du 11 septembre. Chaque fois qu’on publie
une information ou une analyse sur l’attaque du 11 septembre 2001, la même question ressurgit, la même opposition s’exprime entre
ceux qui affirment la thèse du complot et ceux qui dénonce une obsession qualifiée par le néologisme de “complotiste”.

Martin Sheen est-il bizarre?

- 77 -
Récemment, la question a donc été soulevée à nouveau. Il y eut, le 20 mars, l’intervention de l’acteur américain Charlie Sheen. Il
exprima lors d’une émission télévisée de type talk show les doutes qu’il entretient et documente depuis longtemps sur l’attaque du 11
septembre 2001.

Malgré la notoriété de l’acteur et l’importance de la diffusion de ses déclarations, la réaction des médias a été hésitante et erratique,
et d’une façon générale plutôt négative. Une fois de plus s’est imposé le constat que le fait même de poser une question à propos de
cet événement, d’envisager une révision plus ou moins importante de la version officielle, représente pour beaucoup de
commentateurs une démarche totalement insupportable. Il y a presque une réaction inconsciente, pavlovienne, comme si l’idée du
complot était aussi insupportable qu’une éruption d’acné insupportable. Certains des commentaires, employant des termes comme
“bizarre” ou bien “I know all about Charlie Sheen and I don't care what he says” pour décrire la démarche de l’acteur, impliquent que
le fait même de la mise en question relève de la santé mentale.

Un complot contre le complot

Cette question de la validité de l’attaque du 11 septembre, officiellement fixée, — peut-être le terme “figée” est-il plus approprié ? —
dans la version d’une attaque terroriste, est le sujet qui fait le plus l’objet de spéculations. La polémique fait montre d’une endurance
exceptionnelle si l’on tient compte du “blackout” que lui oppose la grande presse officielle. Cette endurance finit par constituer un
événement en soi, jusqu’à sembler imposer une certaine légitimité à la recherche de versions alternatives à l’événement.

La question de la conspiration, du complot est évidemment le c ur de cette démarche mais l’on ignore de plus en plus son objet réel.
La question est devenue, au fil des mois et des années : a-t-on le droit de mettre en cause la version officielle ou bien risque-t-on
l’embastillement ou l’internement ? Les réactions à l’interview de Martin Sheen pourraient nous faire penser qu’il y a complot, certes,
et qu’il est du côté des médias officiels.

Comment un artefact devient un fait historique

Il existe désormais la possibilité que tout soit sur le point de basculer. Un grand événement est survenu dans ce sens le 23 mai, qui
va dans ce sens. Nous l’avons présenté et commenté dans notre Bloc Notes de ce même jour.

La question du “complot-9/11”, considérée jusqu’alors par l’appréciation officielle comme un artefact douteux fabriqué par des
cerveaux malades, est brusquement devenu un fait sociologique et historique. Si 45% d’Américains (contre 47% pensant le contraire)
jugent comme tout à fait acceptable l’idée qu’il faut rouvrir une enquête sur l’attaque 9/11, et 42% (contre 48%) jugent effectivement
qu’il y a eu complot (cover up) de la part des autorités fédérales pour dissimuler la vérité, on se trouve devant un événement
sociologique et historique incontestable.

Il s’agit du premier sondage sur cette question aux USA. C’est comme si l’on avait craint jusqu’alors de découvrir cette terrible vérité
du doute fondamental qui habite une partie importante de la population ; comme si, d’autre part, la vérité officielle était quelque chose
qu’il était inconcevable de soumettre au processus de la mise en question statistique.

Auparavant, nous avions constaté qu’une personnalité académique, l’un des très rares experts dans la délicate question des réseaux
Gladio, le Dr. Ganser, considère que l’attaque du 11 septembre 2001 est l’objet d’une étude académique constante selon trois
hypothèses a priori aussi crédibles les unes que les autres, et dont une est la version officielle et les deux autres des versions
accréditant une forme ou l’autre de complot.

L’idée du “complot” n’est plus marginale

Ces événements impliquent que la thèse d’une opération manipulée est devenue, au fil des événements, bien autre chose qu’une
“thèse de complot”. L’événement du 23 mai nous conduit même au constat révolutionnaire, notamment explicité par le même RAW
Story, que l’idée d’un complot est devenue une position standard d’une partie substantielle de l’opposition à l’establishment,
regroupant pas loin de la moitié des opinions aux Etats-Unis. Cela détruit définitivement, en bonne et simple logique, la thèse selon
laquelle cette idée est marginale, et donc négligeable, — et donc, surtout, laissée à l’index, dans le placard maudit des choses
“démonisées”.

Le complot permanent de l’information officielle

Par ailleurs (voir notre rubrique Notre bibliothèque), nous présentons deux textes sur la question du complot. L’intérêt de ces textes
n’est pas d’intervenir en faveur de l’une ou l’autre interprétation, dans l’une ou l’autre thèse “complotiste”, mais bien de travailler à la
mise en perspective de la notion de “complot” dans la réalité informationnelle présente.

- 78 -
La notion de “complot”, avant d’être condamnée expéditivement sous l’étiquette d’“obsessionnelle”, est définie par une perception
d’extrême relativité. Par essence, tous les facteurs constituant une thèse de complot sont soumis à une évaluation avec plusieurs
interprétations, jusqu’aux plus contradictoires. Le complot est le domaine de l’extrême relativité, et, enfin, le domaine de la
contingence absolue, — si cette expression en forme d’oxymore ne vous décourage pas… Rien, absolument rien n’y est assuré.

Mais ce constat ne disqualifie plus le complot, et encore moins, et surtout plus aujourd’hui. Le phénomène qu’on peut juger comme le
plus exceptionnel de notre époque est le caractère d’extrême relativité de l’information d’une part, de l’analyse d’autre part (l’analyse
elle-même est soumise à ce phénomène de relativité, en plus de se nourrir à des informations elles-mêmes “relativisées”). Ce
phénomène marque au degré le plus élevé possible l’information officielle. Chaque jour nous montre que l’information officielle,
surtout d’origine anglo-saxonne (celle qui domine la sphère de l’information), est un “complot permanent”. Le virtualisme, autre
aspect de cette ‘information officielle anglo-saxonne’ sinon sa définition même aujourd’hui, l’est encore plus systématiquement, —
c’est un “complot permanent contre la réalité”.

Que vaut dans ce cas la critique permanente portée contre le complot, critique d’invraisemblance et d’obsession ? L’affaire toute
chaude des “étoiles jaunes” des députés iraniens juifs, répercutée en 48 heures par deux Premiers ministres (canadien et australien)
et un porte-parole (département d’État, USA) respectivement de trois gouvernements anglo-saxons jugés honorables, tout cela
démenti dans les 24 heures qui suivent, est une démonstration impérative de cette situation. Les questions qui viennent évidemment
à l’esprit sont cruelles : où est le complot ? Où trouve-t-on invraisemblance et obsession? N’ayez pas la cruauté d’attendre des
réponses.

Le complot dans une époque contingente

Procédons par constats négatifs : dans l’affaire 9/11, il est manifeste que les “autorités” ne veulent pas qu’on s’interroge sur le fait
qu’il y a complot ; que toute personne qui s’interroge sur le fait qu’il y a complot est soupçonnée dans l’équilibre de son activité
mentale plus que sur le produit de son activité mentale, et ainsi de suite… Il en résulte qu’au départ, la discussion porte sur ce qui
devrait être la conclusion.

Le diagnostic vient en premier : la thèse du complot est le produit d’une psychologie malade, laissons-là de côté ; puis, en remontant
à mesure que l’objet s’entête : le “complotiste” est fou. En dernière analyse, si l’entêtement persiste : examinons la thèse du complot
puisqu’il le faut et qu’il nous reste du temps, mais en sachant fort bien qu’elle n’est pas sérieuse … Pour découvrir, divine surprise,
que cette thèse est folle ! Retour à la case départ et ainsi de suite.

La démarche de déni du complot est elle-même un complot, — mais un complot inconscient et involontaire, acté collectivement, et
donc mesure d’un déséquilibre collectif de l’activité mentale. Cela ne signifie pas qu’il y a stricto sensu “complot pour étouffer la thèse
du complot” avec réunion dans des lieux sombres en manteaux gris couleur de muraille mais que ceux qui dénient cette thèse le font
en général d’une façon obsessionnelle qui signale un état psychologique aggravé. Leur démarche de déni est de type pavlovien,
effectivement instrumentée par une psychologie obsessionnelle. On leur dit “complot”, ils salivent et ils crient : “Au fou !” Puis ils
retournent à la niche, parler des valeurs occidentales.

Dans ce cadre, les 45%-42% d’Américains qui veulent une nouvelle enquête (45%) et qui se disent convaincus qu’il y a eu “cover
up” (42%) des autorités (« supporting the idea of a deliberate coverup », c’est-à-dire, objectivement considéré : complot, soit pour
dissimuler la vérité, soit pour dissimuler la vérité qui impliquait ceux-là même qui la dissimulent), — ces chiffres sont un coup de
tonnerre. On n’en a guère parlé officiellement ni dans notre grande presse officielle. C’est le signe qu’effectivement l’affaire est grave.

La thèse du complot est désormais authentifiée par une minorité significative du peuple américain. (Inutile de barguigner là-dessus :
nos démocraties ne vivent sous perfusion que grâce aux sondages ; seuls les sondages leur donnent l’apparence de dynamisme qui
fait qu’un ministre en passant peut avancer sans bégayer qu’il y a encore de la vie là-dedans ; on ne peut repousser un sondage,
surtout venant de Zogby [maison honorable], le sondage dit par conséquent le vrai ; nous voilà coincés.) C’est très justement dit, ce
mot de “striking” qui définit la force du choc (intraduisible en français mais grosso modo : quelque chose qui vous met KO) : « This
rough balance in opinions is itself a striking finding. It suggests that doubts about the officials accounts of 9/11, far from representing
an extreme fringe position, have become a standard component of anti-establishment attitudes. »

Requiem pour la “vérité officielle”

Ces événements divers nous éclairent moins sur les circonstances de l’attaque du 11 septembre (là-dessus, la documentation est
fournie, dès l’origine) que sur le sort de ce qu’on nommerait “la vérité officielle”. L’événement se situe dans le courant de la perte de
légitimité des pouvoirs démocratiques en Occident. L’activité inouïe de la “communication” officielle, c’est-à-dire de “l’interprétation
officielle” des événements par les autorités officielles, accélère cette perte de légitimité en faisant des autorités officielles des parties
dans le grand jeu politique.

- 79 -
L’attaque du 11 septembre est l’événement fondateur de cette période d’accélération décisive de la situation que nous décrivons. Le
crédit de l’information officielle, qui n’est plus soutenu par la légitimité perdue corps et bien des autorités, dépend par conséquent
d’une version du récit de l’attaque. Mais en aucun cas on ne peut envisager, justement, que ce soit une version : ce ne peut être que
la vérité officielle. Il s’agit moins de protéger d’éventuels comploteurs ou de soutenir l’argument de la légitimité de la guerre contre la
terreur. Il s’agit de tenter de faire survivre un substitut (“9/11-ce-n’est-pas-un-complot”) à la légitimité officielle qui s’est effondrée.
L’enjeu va bien au-delà de la discussion autour du complot. La version “9/11-ce-n’est-pas-un-complot” est devenu un nouveau
catéchisme de notre religion démocratico-américaniste. Impie, relaps et sacrilège celui qui en doute, — mais 42% du peuple de la
puissante et vertueuse Amérique ?!

La découverte que la puissance de l’enjeu, avec tous les moyens mis autour pour le protéger, n’empêche pas 42%-45% de la
population US de douter de “la vérité” ou de la contester radicalement est une terrible nouvelle. Elle est bien plus catastrophique que
l’attaque elle-même, — l’attaque selon la version officielle, s’entend.

Exemple 4 : Médianalyses, une lettre d'analyse publiée par le cabinet Scholè Marketing
Source : [Link]
Médianalyses, une lettre d'analyse publiée par le cabinet Scholè Marketing

Lundi 27 Février 2006


Le point sur le Wimax
L'Europe, pour compléter les accès haut débits filaires, ne jure que par le Wimax, Worldwide
Interoperability for Microwave Access, technologie qui assure, nous dit-on, des débits élevés (jusqu'à 75
Mbps) sur un large rayon (50 à 70 km).
A ce jour, plus d'une centaine d'expérimentations WiMax sont menées dans le monde. La plupart d'entre
elles se déroulent dans des régions à faible pénétration du haut débit : pays en voie de développement et
zones rurales, notifiant ainsi que le Wimax est essentiellement vu comme un complément des
technologies traditionnelles d'accès haut débit.
L'appel à candidature récent pour des licences régionales Wimax témoigne de l'intérêt porté par cette
technologie en France : 35 candidatures pour 22 régions métropolitaines, plus les départements et
régions d'outre-mer.
Qu'en est-il de cette technologie ? Est-elle promise à un brillant avenir ? Quels sont les obstacles à son
déploiement ?

Le Wimax, une norme mondiale


Le WiMax est un dérivé du Wi-Fi fonctionnant dans une bande de fréquence située entre 2 et 6 Ghz.
Contrairement à celui-ci, il permet des débits élevés et une couverture beaucoup plus large : plusieurs
kilomètres contre quelques dizaines de mètres. Il se pose ainsi en alternative à l'ADSL ou au GSM dans
les régions qui sont mal couvertes. Le Wimax a fait l'objet d'une normalisation mondiale au sein de l'IEEE
(Institute of Electrical and Electronics Engineers), qui prévoit deux normes distinctes :
• 802.16d : Wimax fixe
• 802.16e : Wimax mobile
Version fixe 802.16d Version mobile 802.16e
• Finalisée le 1/10/2004 • Finalisée le 7/12/2005
• Débit théorique maximum 75Mbps. • Débit théorique maximum de 30 Mbps
• Débit réel 12Mbps • Portée de 2 à 4 km sans obstacle
• Portée de 50 à 70 km sans obstacles ; 3 à 10 km en • Usage services mobile haut débit
ville
• Usage fixe haut débit

Le Wimax présente l'intérêt de fonctionner sur une large bande de fréquence (2-66 Ghz). Afin de
permettre une importante propagation du signal, mais aussi dans un contexte d'harmonisation de
l'utilisation des fréquences, il sera utilisé en Europe sur la bande des 3,5 Ghz.

Expérimentations de la version fixe du Wimax en Vals de


Saintonge
En France, le Pays des Vals de Saintonge procède à partir de 2005 à une expérimentation de la
technologie Wimax. Le Pays des Vals de Saintonge occupe tout le nord-est de la Charente-Maritime :
avec près du quart de l'espace départemental pour seulement 9% de la population (53 000 personnes),
c'est un territoire à dominante rurale, où l'agriculture est encore très présente, avec un tissu dense de
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villages et de bourgs, qui s'articulent autour de la ville-centre de Saint-Jean d'Angély. Seule la capitale,
St-Jean d'Angély, est raccordée à l'ADSL grâce à France Télécom.

Illustration 1: Pays des Vals de Saintonge

Expérimentation Wimax en Pays des Vals de Saintonge


Objectifs Expérimenter le Wimax, dans le cadre du programme d'expérimentation Territoire Numérique Expérimental,
en vue d'un déploiement à l'ensemble du territoire (53.000 habiutants, 25 % du territoire du département de la
Charente-Maritime et 9 % de sa population).
Tester, dans un environnement rural peu dense, les performances réelles de la technologie Wimax encore
émergente : portée en ligne de vue et non ligne de vue, options de qualité de services, souplesse de
fonctionnement, montée en charge, etc.
Couverture territoriale visée Deux stations de base et une trentaine de sites de test permanents (entreprises, collectivités et quelques
particuliers), répartis autour des deux stations.
Maîtrise d'ouvrage Pays des Vals de Saintonge
(collectivités)
Maîtrise d'oeuvre Alvarion, TDF, e-Qual, Intel

Budget Environ 150 000 euros pour l'expérimentation


Date de lancement du projet Janvier 2002 : appel à projets du Conseil Régional Poitou-Charentes en faveur du développement numérique
des territoires.
Juillet 2002 : candidature du Pays des Vals de Saintonge à l'expérimentation.
Janvier 2003 : le Pays est retenu comme pays expérimental pour la Charente-Maritime.
Décembre 2004 : le projet est sélectionné dnas le cadre du 3ème appel à projets "technologies alternatives" de
la DATAR
Avril 2005 : démarrage de l'expérimentation

Date prévue de fin des travaux 31 août 2005.


Le déploiement est prévu pour 2006.
Financement 50 % Europe, 25 % Etat-région, 25 % Pays des Vals de Saintonge.
DATAR : 80.000 euros
Modèle économique Sera défini pendant l'expérimentation.
URL [Link]

Tableau 1: Caractéristiques de l'expérimentation Wimax en Pays des Vals de Saintonge


Source : Pays des Vals de Saintonge, Datar d'après Journal du Net
Les résultats issus de l'expérimentation permettent de fournir une première lumière sur les résultats
technico-économiques du Wimax.
1. L'étude a mis en évidence une « fiabilité globale du service ».
2. Cependant, les tests ont également souligné la complexité à couvrir une zone selon ses
caractéristiques. Font obstacles les bois et forêts, le caractère accidentel ou non du terrain, la

- 81 -
visibilité, etc. Ceci n'est pas sans rappeler les problèmes de réception que l'on connaît avec les
téléphones mobiles.
3.

4. Les tests font également remarquer que les performances constatées sont « plus limitées que
celles annoncées, surtout en portée ». Bien que ce résultat ne soit pas systématique, il ressort de
l'étude qu'« il y a couverture de 10 km à 15 km seulement si on est en ligne de vue ». Au delà, la
couverture n'est pas toujours assurée. On est donc loin des 50 à 70 km annoncés en milieu rural.
Bien qu'il analyse les performances de la version fixe du Wimax, le rapport d'étude émet plusieurs
réserves sur sa compatibilité avec la version mobile du Wimax et les évolutions à apporter sur les
infrastructures :
• Incompatibilité des couches réseaux
• Changement des stations de base
• Densité du maillage plus important
• Le spectre de fréquences proposées n'offre pas de mobilité
Au total, une technologie qui semble remplir ses promesses : une station de base 90° coûte environ
10 000 € (soit 40 000 € pour 360°) et délivre 12 Mbps de débit garanti ; soit un maximum de 200 à 250
1
utilisateurs pour un service « best effort » de 1 Mbps. L'investissement en terme de station apparaît
proche de celui de l'ADSL (DSLAM) ; le Wimax peut donc jouer le rôle de technologie de complément. En
revanche, les équipements de réception demeurent encore très couteux : 700 € en 2004, 400 € en 2005,
200 € à fin 2006.

L'appel à candidature pour des licences Wimax


L'utilisation des fréquences allouées pour le Wimax nécessite une licence, au même titre que l'UMTS
pour les réseaux mobiles.
Dans ce cadre, l'ARCEP (Autorité de Régulation des Communication Electroniques et des Postes) a
publié un appel à candidature en août 2005 pour l'attribution de deux licences par région. 35 candidats
ont ainsi déposé leur dossier définitif le 1er février 2006, dont 7 opérateurs uniquement pour la Guyane
et/ou Mayotte. Avec notamment 6 candidatures sur plus de 18 régions, la multiplicité des prétendants
dans la totalité des régions contribue à la rareté des fréquences et nécessite une sélection par le
régulateur.
Région Candidats
Alsace Bolloré Télécom, Clearwire France SAS, Comium Services Ltd, Conseil Régional Alsace, France Télécom, HDRR Multi Régions,
Maxtel, Société du Haut Débit
Aquitaine Bolloré Télécom, Clearwire France SAS, Comium Services Ltd, Conseil Régional Aquitaine, e-Qual, France Télécom, HDRR Multi
Régions, [Link], Maxtel, Shaktiware, Société du Haut Débit
Auvergne Bolloré Télécom, Clearwire France SAS, Conseil Régional Auvergne, France Télécom, HDRR Multi Régions, Maxtel, Société du Haut
Débit
Basse-Normandie Bolloré Télécom, Clearwire France SAS, France Télécom, HDRR Multi Régions, [Link], Maxtel, Nomotech, Société du
Haut Débit
Bourgogne Bolloré Télécom, Clearwire France SAS, Conseil Régional Bourgogne, France Télécom, HDRR Multi Régions, [Link],
Maxtel, Société du Haut Débit
Bretagne Bolloré Télécom, Clearwire France SAS, Comium Services Ltd, Conseil Régional Bretagne, e-Qual, France Télécom, HDRR Multi
Régions, [Link], Maxtel, Société du Haut Débit
Centre Bolloré Télécom, Clearwire France SAS, Conseil Régional Centre, e-Qual, France Télécom, HDRR Centre Est SAS,
[Link], Maxtel, Société du Haut Débit, Champagne-Ardenne Bolloré Télécom, France Télécom, HDRR Multi Régions,
Maxtel, Société du Haut Débit
Corse Bolloré Télécom, Collectivité Territoriale de Corse, France Télécom, HDRR Multi Régions, Maxtel, Shaktiware, Société du Haut Débit
Franche-Comté Bolloré Télécom, Clearwire France SAS, Conseil Régional Franche-Comté, France Télécom, HDRR Multi Régions, Maxtel, Société du
Haut Débit
Haute-Normandie Bolloré Télécom, Clearwire France SAS, Conseil Régional Haute Normandie, France Télécom, HDRR Multi Régions, Maxtel, Société
du Haut Débit
Ile-de-France Bolloré Télécom, Clearwire France SAS, Comium Services Ltd, France Télécom, HDRR Ile de France, Maxtel, Shaktiware, Société du
Haut Débit
Languedoc-Roussillon Bolloré Télécom, Clearwire France SAS, Comium Services Ltd, Conseil Régional Languedoc Roussillon, France Télécom, HDRR
Multi Régions, [Link], Maxtel, Shaktiware, Société du Haut Débit
Lorraine Bolloré Télécom, Clearwire France SAS, Conseil Régional Lorraine, France Télécom, HDRR Multi Régions, [Link],
Maxtel, Société du Haut Débit
Midi-Pyrénées Bolloré Télécom, Clearwire France SAS, Comium Services Ltd, e-Qual, France Télécom, HDRR Multi Régions, [Link],
Maxtel, Shaktiware, Société du Haut Débit
Nord-Pas-de-Calais Bolloré Télécom, Clearwire France SAS, Comium Services Ltd, France Télécom, HDRRMulti Régions, [Link], Maxtel,
Société du Haut Débit
Pays-de-la-Loire Bolloré Télécom, Clearwire France SAS, e-Qual, France Télécom, HDRR Multi Régions,[Link], Maxtel, Société du Haut
Débit
Picardie Bolloré Télécom, Conseil Régional Picardie, France Télécom, HDRR Multi Régions, [Link], Maxtel, Société du Haut Débit
Poitou-Charente Bolloré Télécom, Clearwire France SAS, Conseil Régional Poitou-Charente, e-Qual, France Télécom, HDRR Multi Régions, Maxtel,
Société du Haut Débit
Provence-Alpes-Côted'Azur Bolloré Télécom, Clearwire France SAS, Comium Services Ltd, France Télécom, HDRRMulti Régions, [Link], Maxtel,

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Région Candidats
Shaktiware, Société du Haut Débit
Rhône-Alpes Bolloré Télécom, Clearwire France SAS, Comium Services Ltd, Conseil Régional Rhône-Alpes, France Télécom, HDRR Multi
Régions, I.M.T.S International Microwaves Telecom Solutions, [Link], Maxtel, Shaktiware, Société du Haut Débit
Guyane France Télécom, Guyatel, Media Overseas, XTS Telecom
Mayotte France Télécom, Guet@li Haut Debit, GULFSAT France, Mediaserv SARL, STOI INTERNET, XTS Telecom

Tableau 2: Candidats Wimax par région


Source : Scholè Marketing d'après ARCEP
Aux termes de l'ARCEP :
• 6 acteurs ont déposé des dossiers de candidature sur plus de 18 régions métropolitaines (dont un
a déposé également un dossier pour la Guyane et pour Mayotte) ;
• 4 acteurs ont déposé des dossiers de candidature sur plus de 5 régions métropolitaines ;
• 18 acteurs ont déposé un dossier de candidature sur une région métropolitaine ;
• 7 acteurs ont déposé des dossiers de candidature concernant uniquement la Guyane et/ou
Mayotte.
A noter que parmi les acteurs : France Telecom fait acte de candidature partout en France au même titre
que Bolloré ; SFR, Neuf-Cegetel et Canal Plus Active se sont regroupés dans un consortium : Société du
Haut Débit ; HDRR rassemble TDF, Axione et LD Collectivités (filiale de Neuf-Cegetel) rejoint par la
RATP (Naxos) en Ile-de-France ; Maxtel regroupe la Société des Autoroutes Paris-Rhin-Rhône et Jean-
Paul Rivière, ancien propriétaire d'Altitude Telecom ; Clearwire, société américaine spécialisée dans le
Wimax s'est associée avec Antalis et les câblo-opérateurs Numéricable / UPC France.
Ces candidatures mettent en évidence le rôle croissant des collectivités locales qui peuvent désormais
devenir opérateur grâce à la « loi pour la confiance dans l'économie numérique ». Elles y voient
l'opportunité de combler la fracture numérique ; en témoigne leur engagement auprès du gouvernement à
couvrir la totalité du territoire en haut débit d'ici fin 2006.
Iliad, maison-mère de Free, détient la seule licence nationale Wimax grâce au rachat de celle-ci
auprès d'Altitude Telecom.
Au terme de cet appel à candidature, deux acteurs par région seront choisis pour distribuer du haut débit.

Enjeux et incertitudes du Wimax


D'après la consultation publique de décembre 2004, le Wimax vise un double objectif : « desservir les
zones d'ombre non couvertes par l'ADSL » et « favoriser le développement d'offres de services
concurrentes aux offres existantes. »
1. Le premier objectif vise à désenclaver le territoire qui n'a pas d'accès de manière égale au haut
débit. En effet, l'ADSL représente la principale solution de haut débit (93% des abonnements fin
2005) et n'offre pas d'accès aux foyers situés à plus de 3,5 km du répartiteur téléphonique. Grâce
à sa portée, le Wimax devrait répondre à ce problème de couverture. Toutefois, le Wimax montre
des caractéristiques souvent comparables à l'ADSL... qui peuvent en faire le concurrent le plus
sérieux. A l'instar de XTS Telecom aux Antilles et à la Réunion, il est possible de distribuer des
offres multiplay sur Wimax.
ADSL WIMAX
Portée - +
Coût infrastructure = =
Solution triple play = =
Equipement d'accès + -
Débit = =
Tableau 3: Brêve comparaison ADSL - Wimax
Source : Scholè Marketing d'après l'étude expérimentale du Pays Vals de Saintonge
2. Par ailleurs, sa version mobile fait du Wimax une technologie particulièrement intéressante
face aux autres technologies de type 3G. En effet, bien qu'elle suscite des interrogations en
terme d'infrastructure, elle pourrait proposer un accès à Internet haut débit en mobilité et
constituer un concurrent sérieux à l'UMTS : les possibilités de mobilité sont moindres, mais les
débits plus élevés. Rappelons que les licences UMTS ont été acquises par les opérateurs mobiles
à plus de 600 millions d'Euros alors que, selon le cabinet Maravedis, « le coût moyen des licences
3G par Hertz est environ mille fois plus élevé que pour le Wimax ». Dès lors, avec un
- 83 -
investissement moindre, le Wimax peut proposer du haut débit mobile, mais aussi de la
VoIP. De quoi sérieusement inquiéter le modèle économique des opérateurs mobiles.
3. Dernier point : le Wimax, s'il représente une menace pour l'ADSL ou les réseaux 3G n'est pas
sans concurrence : le Wifi. Il est de notoriété que les hotspots Wifi se multiplient (100 000 dans le
monde). Qui plus est, il est de plus en plus question de réseaux Wifi de ville : San Francisco,
Portland, Paris, mais aussi Londres. Notons enfin l'initiative espagnole [Link], dans laquelle
Skype et Google ont investi 18 millions de dollars, et qui propose de créer un réseau alternatif en
2
mutualisant les réseaux Wifi (fort nombreux) des utilisateurs . Sans compter qu'IBM annonce du
Wifi à 630 Mbps! Il n'est pas impossible que le développement institutionnel du Wimax soit
doublé par la génération spontanée du Wifi.

Conclusion
La technologie Wimax est attractive : avec des coûts comparables à l'ADSL, elle peut permettre de
combler une fracture numérique qui n'aura de cesse de s'élargir à mesure de la montée en débits.
Mais elle peut être aussi une opportunité pour de nouveaux acteurs de concurrencer tant les opérateurs
DSL que 3G. Dans cas, elle contribuera à accentuer le caractère très concurrentiel du haut débit.
Cependant son coût d'opportunité au coeur des villes risque de s'amoindrir avec le développement des
réseaux Wifi métropolitains, soient qu'ils soient d'initiative publique, soit privée ou qu'ils mutualisent des
réseaux domestiques.
1/ La qualité de service "best effort" est celle qui est fournie traditionnellement par l'Internet : dans chaque
section de réseau, elle traite de façon identique tous les flux qui circulent à chaque instant. Les dégradations
(ralentissements, pertes) dues aux éventuelles surcharges sont réparties à égalité entre tous ces flux.. Le
réseau "fait de son mieux" (best effort) pour tout acheminer le plus efficacement possible, sans s'inquiéter des
besoins spécifiques éventuels des divers flux.
2/ 1/5 des abonnés Internet disposent d'un réseau Wifi domestique, soit plus de 2,5 M d'accès !

- 84 -
Remarque : Souvent d’origine extérieure au journal, l'équipe de l'éditorial décide de la publication ou non des
genres articles d’opinion et d’analyse.
III.2. LES FORMATS MEDIATIQUES
III.2.1. ARTICLE : de longueur variable, c'est un écrit répondant à la règle des 5 W où on retrouve tous les éléments
nécessaires pour une bonne compréhension de l'information.
Exemple :
Source : [Link]
Articles : DADVSI : l'interopérabilité disparait

Le projet de loi sur le droit d'auteur et les droits voisins dans la société de l'information actuellement en discussion au Sénat
vient de connaître un nouveau rebondissement. Tard dans la nuit, les sénateurs ont en effet décidé de supprimer le principe
d'interopérabilité Mardi 9 mai 2006, l'institution a révisé l'article 7. L'amendement 17 rectifié, présenté par M. Thiollière,
rapporteur et sénateur RDSE de la Loire, a été adopté. Cet amendement stipule désormais que "les mesures techniques
efficaces destinées à empêcher ou limiter les utilisations non autorisées d'une oeuvre par les titulaires d'un droit d'auteur
ou d'un droit voisin, sont protégées". En outre, "ces mesures techniques sont réputées efficaces lorsqu'une utilisation est
contrôlée grâce à l'application d'un code d'accès(...)
> Lire l'article (226 commentaires, moyenne: 3.7).

III.2.2. CAHIER SPECIAL : une forme de présentation des différents aspects d'un thème.
Exemple :

III.2.3. CHAPEAU : un court texte, résumé de l'information essentielle, qui précède ou qui "coiffe" un article.

- 85 -
Cf. Illustrations dans ................. chapeau

III.2.4. ENCADRE : court article ( brève ) encadré pour être mis en valeur.
Exemple :

III.2.5. FILET : petite information plutôt courte ( brève ) mais importante, précédée d'un titre. Une brève allongée
comportant un titre donne un "filet"
Exemple sur le piratage musical aux USA (27/01/2006)

- 86 -
Etats-Unis : coup de filet contre le piratage de film
25 personnes appartenant à un groupe baptisé "sites warez" ont été arrêtées jeudi 26 janvier par les
autorités américaines pour avoir piraté des films sur Internet. Mais au total, 13 chefs d'accusation ont
été reconnus contre ces personnes par une chambre d'accusation de San Jose en Californie. Cette
arrestation marque la conclusion d'une enquête démarrée l'an dernier et qui a impliqué les services
judiciaires d'une dizaine de pays sur les continents américain, européen et asiatique.

III.2.6. GRAND FORMAT : l'expression désigne la dimension traditionnelle des quotidiens ( 34,93 cm de largeur sur
54,61 cm de longueur )

III.2.7. MANCHETTE : Le haut de la page de Une forme la manchette d’un journal. Elle contient "l’état civil" du journal :
nom et logo, date du jour, numéro en cours, prix du journal... Le gros titre barrant la Une fait partie de la manchette du
journal.
Exemple1. Manchette standard
Source ; Lakroan’i Madagasikara

Exemple 2. Manchette avec La Une


Source : Quotidien AO Raha. 14 avril 2006

III.2.8. MOUTURE : article regroupant des informations de sources différentes.


Exemple : Et si vous passiez à Open Office ?

La nouvelle mouture de la suite bureautique OpenOffice vient d’être publiée. OpenOffice 2.0 est présenté comme une
évolution majeure du produit, et se positionne plus que jamais comme une alternative à Microsoft Office. Le projet
[Link] est une communauté internationale de volontaires et de sponsors incluant Sun Microsystems, sponsor
financier et premier contributeur. [Link] développe, supporte et promet la suite bureautique open-source
[Link].

De plus en plus d’administrations et de grandes entreprises basculent sur cette suite très stable et fonctionnelle: la
gendarmerie, par exemple, abandonne Microsoft Office fin 2005, et ses 70.000 postes seront équipés d’OpenOffice, une
migration qui devrait lui permettre d’économiser 2 millions d’euros par an. Outre ce gain immédiat, la gestion du parc
devient grandement simplifiée et sa légalité, assurée, puisque les licences disparaissent! La gendarmerie avait sur ce sujet

- 87 -
déclaré à ZDnet que son "maillage d’établissements [est tel] que veiller à la conformité de toutes les licences déployées est
très complexe en terme d’administration.». Ajoutons aussi la sécurité qu’offre un outil logiciel dont les sources sont
disponibles, ce qui permet à tout moment d’ajouter des fonctions, ou encore de faire évoluer l’outil, quel que soit l’avenir de
ses développeurs. Convaincus de ces atouts, la douane, l’Intérieur, le ministère de l’équipement (55 000 postes) sont, eux
aussi, en train de migrer vers Open Office.

[Link] 2.0 est la première suite bureautique open source à offrir un support approfondi au standard Open Document
Format for Office Applications (OpenDocument) OASIS. OpenDocument est un format de fichier XML qui a été développé
par OASIS, l’organisme international pour le développement et la ratification des standards de l’e-Business. Le format
OpenDocument peut être utilisé par n’importe quelle application, sans crainte ni d’un attachement spécifique à un éditeur, ni
de termes et coûts de licences onéreux; et en toute confiance quant à la possibilité de voir, d’éditer, d’imprimer les
documents pour les générations à venir.

La suite offre maintenant un module de base de données, Base, en complément du traitement de texte (Writer), du tableur
(Calc), du module de présentation (Impress) et du module de dessin (Draw). Elle fournit aux utilisateurs tous les outils
nécessaires à la productivité d’un monde moderne. Gratuite pour tous, [Link] offre à chacun la liberté inaliénable
d’utiliser, d’étudier, d’améliorer et de partager le logiciel.

Pour ceux qui souhaitent distribuer des documents dans un format non éditable, la très populaire fonctionnalité d’export PDF,
introduite par [Link] 1.1, a été bien améliorée dans cette version. L’export PDF fournit un meilleur contrôle quant à
la qualité et à la taille des PDF générés, ainsi que l’intégration des liens, index, formulaires, onglets et les effets de transition
dans les présentations.
Avec sa nouvelle interface, [Link] 2.0 est facile à apprendre et à utiliser, même par les moins expérimentés, et est
significativement plus compatible avec les fichiers Microsoft Office que dans les versions précédentes. Aidé par une
douzaine de sociétés, [Link] 2.0 sera disponible dans plus de 60 langues. Capable de fonctionner sur Microsoft
Windows, GNU/Linux, Sun Solaris, Mac OS X (X11) et d’autres plateformes, [Link] devient
III.2.9. OURS : Fiche où sont mentionnées les indications pratiques sur l'éditeur, les rédacteurs et les tarifs de la
publication.
Exemple 1 :
Source : 8 Mai 2006

Exemple 2 : Présentation et contenu de l’ours dans le Newsletter Rienqudesmots


Présentation et contenu de l’ours dans le Newsletter Rienqudesmots
[Link]

- 88 -
- 89 -
[Link]

- 90 -
- 91 -
III.2.10. PAGE DES LECTEURS : page consacrée à la publication des lettres envoyées par les lecteurs.
Dans certaines revues spécialisées, les lettres des lecteurs sont reçues par e-mail et sont reproduites dans la
revue concernée. Des réponses adéquates y sont d’ailleurs apportées à bon nombre d’entre elles.
Exemple :

III.2.11. PAGE EDITORIALE : page consacrée à l'éditorial. On peut y voir selon les journaux une caricature, un
commentaire, un billet, un ours ou un courrier des lecteurs.

- 92 -
III.2.12. PAGE D'INFORMATION EXPLIQUEE : pages réservées aux enquêtes, aux chroniques spécialisées, portant un titre
général et occupant une position fixe dans le journal.
III.2.13. PAGES LOCALES, REGIONALES, NATIONALES, INTERNATIONALES : elles regroupent des nouvelles, des chroniques,
des reportages relatifs à la politique et aux faits divers d'une région, de la nation, des autres nations.
Exemple : pages locales et régionales sur le "Tourisme à l'Himalaya »

Le tourisme, clé du développement durable de la montagne: regard sur l'Himalaya népalais

S.K. Nepal

Sanjay K. Nepal est professeur


adjoint du Programme des activités
récréatives et du tourisme, Université
de la Colombie-Britannique du Nord,
Prince George (Canada).

2002 est aussi l'Année internationale de l'écotourisme - elle est particulièrement indiquée à ce double titre pour
une observation de l'impact du tourisme sur les zones montagneuses.

Randonneurs dans la région de l'Everest du Népal

- S.K. NEPAL

L'année 2002 revêt une importance particulière pour les régions de montagne dans le monde entier, car elle est
non seulement l'Année internationale de la montagne (AIM), mais aussi l'Année internationale de l'écotourisme.
Avec leur beauté distante et majestueuse, les montagnes sont parmi les destinations les plus recherchées de
l'écotourisme et le tourisme de montagne occupe une place centrale dans la finalité de ces deux événements:
améliorer la qualité de vie des populations par des initiatives de développement durable qui associent la
croissance économique à la conservation de l'environnement. Aux plans tant socioéconomique
qu'environnemental, le tourisme pratiqué en montagne présente des avantages et des inconvénients: s'il est
souvent source de problèmes il offre aussi nombreuses occasions de revenu et d'emploi.

- 93 -
Hector Ceballos-Lascurain, qui a le mérite d'avoir introduit le terme «écotourisme» dans le vocabulaire
environnemental, l'a défini comme «le voyage vers des zones naturelles relativement non perturbées ou non
contaminées dans le but spécifique d'en étudier, admirer et apprécier les panoramas et la flore et la faune
sauvages, ainsi que toute manifestation d'une culture passée ou présente rencontrée dans ces zones» (Ceballos-
Lascurain, 1987). La Société de l'écotourisme (1991) englobe dans cette définition l'amélioration de
l'environnement et le bien-être des populations locales; elle estime que l'écotourisme est une forme de «voyage
responsable au sein d'aires naturelles qui conserve l'environnement et améliore le bien-être des populations
locales». De nombreux spécialistes des voyages et du tourisme ont reproché au concept d'écotourisme son
caractère abstrait et vague. Cependant, ses partisans affirment qu'il répond aux problèmes du tourisme de masse
et qu'il est le dernier recours contre la menace d'extinction des espèces, des écosystèmes et de la culture. Malgré
cette controverse, on admet généralement que, s'il est organisé correctement, l'écotourisme peut transformer
favorablement le sort des populations et des lieux situés dans des régions reculées moins développées. Il est
étroitement lié au concept du tou-risme en montagne, notamment pour des pays comme le Népal où la
montagne représente environ 80 pour cent des terres émergées et renferme une importante diversité biologique
et culturelle.

Dans la plupart des cas, les territoires montagneux sont inaccessibles, fragiles et ignorés dans les prises de
décisions politiques et économiques, et ils abritent certaines des populations les plus pauvres du monde. Bien
que leurs pentes escarpées, leur fragilité et leur marginalisation représentent souvent des contraintes, les
exposant à une dégradation incontrôlée, les montagnes offrent aussi des attraits pour les touristes. Le
développement du tourisme est un moyen concret de mettre en valeur de manière durable les montagnes,
notamment là où les autres ressources économiques nécessaires au développement sont limitées.

POSSIBILITÉS DU TOURISME DE MONTAGNE

Le tourisme est l'une des principales industries de l'économie mondiale. L'Organisation mondiale du tourisme
(OMT) prédit que, d'ici 2010, le tourisme intéressera un milliard de personnes et que cette industrie contribuera
pour 11,6 pour cent au produit intérieur brut (PIB) (CMVT, 1999). De même, il est estimé qu'en 2010 environ
250 millions de personnes seront employées dans cette industrie, et que 10,6 pour cent des investissements se
feront dans le secteur touristique (CMVT, 1999). Cette estimation ne tient pas compte de la valeur du tourisme
intérieur, si bien que la valeur économique réelle de l'écotourisme est bien supérieure. S'il est vrai, au vu des
derniers faits qui ont touché le monde récemment, que ces prédictions sont loin d'être fiables, la force de
l'impact et des répercussions du tourisme et de l'écotourisme mondiaux ne peut être ignorée. Selon l'OMT, en
1997 le chiffre d'affaires mondial de l'écotourisme s'élevait à 20 milliards de dollars EU (OMT, 1998).

Il est estimé que le tourisme de montagne constitue de 15 à 20 pour cent du tourisme mondial (Action pour la
montagne, 1999). Même si ce chiffre peut paraître excessif, il ne faut pas oublier que dans les pays développés
(en particulier en Europe de l'ouest) les montagnes sont des destinations appréciées par le tourisme de masse et
caractérisées par le volume des échanges commerciaux et les hauts revenus. C'est ainsi qu'en Autriche, où le
tourisme contribue pour plus de 6 pour cent au PIB et où le revenu annuel par habitant provenant du tourisme
avoisine 1 900 dollars EU, plus de 75 pour cent des ventes totales dans le secteur sont générés par l'industrie du
tourisme alpin (Smeral, 1996).

Dans 65 pays, les territoires de montagne comprennent plus de 475 aires protégées dont la superficie totale
dépasse 264 millions d'hectares. En outre, 140 zones montagneuses ont été désignées comme réserves de
biosphère par l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, les sciences et la culture (UNESCO). Les aires
protégées renferment des parcs nationaux où le tourisme est encouragé et promu. Dans les aires de conservation
du Népal, et dans les réserves cynégétiques de nombreux pays d'Afrique australe, on encourage des formes de
tourisme viable pour promouvoir la conservation de la faune sauvage et pour satisfaire les besoins de
subsistance des populations locales (Nepal, 1997).

- 94 -
Réseau de zones protégées au Népal

Au Népal, le tourisme de montagne absorbe de 20 à 25 pour cent du volume total du tourisme, mais il
représente une importante source de revenu pour de nombreuses collectivités vivant dans des régions
montagneuses populaires ou leurs alentours, comme celles de l'Everest et de l'Annapurna (Nepal, 1999). La
plupart des voyagistes au Népal présentent le tourisme en montagne comme une forme d'aventure et
d'écotourisme; si l'on tient compte des visiteurs qui se rendent dans les parcs nationaux et les réserves
cynégétiques, on peut dire que de 40 à 50 pour cent de tous les visiteurs allant au Népal participent d'une façon
ou d'une autre à l'écotourisme; il s'agit donc d'une importante attraction pour les touristes internationaux.

Etant donné la tendance actuelle à privilégier le tourisme ayant pour cadre la nature et la popularité de la
montagne pour les amants de la nature, il est raisonnable d'en déduire que, dans de nombreuses régions
montagneuses, le tourisme aussi bien international que national connaîtra une forte croissance. Cependant, en
raison précisément de cette industrie, les collectivités montagnardes sont exposées à de graves atteintes
environnementales et voient souvent s'altérer leur culture et leurs traditions, comme dans le cas de nombreuses
zones de montagne dans le monde entier. Il est donc impératif que le tourisme de montagne se fonde sur des
principes de durabilité qui mettent l'accent sur les pratiques environnementales correctes, sur l'équité et sur les
avantages à long terme pour toutes les parties en jeu.

ÉVOLUTION DU TOURISME HIMALAYEN

Au Népal, le tourisme de montagne se concentre principalement dans les régions de l'Annapurna, de l'Everest et
du Langtang qui sont des aires protégées. L'Annapurna est une aire de conservation, définie comme aire où la
conservation de la biodiversité et l'utilisation traditionnelle des ressources reçoivent toutes deux une attention
particulière. Les régions du Langtang et de l'Everest renferment deux parcs nationaux: le parc national du
Lantang et le parc national Sagarmatha. Le tourisme de montagne au Népal privi-légie ces trois zones,
notamment parce qu'elles ont été explorées par les premiers alpinistes étrangers qui ont créé leur renommée
grâce à leurs écrits.

- 95 -
D'autres localités de montagne manquent de points d'accès et d'installations touristiques et sont moins bien
connues des étrangers. Le Gouvernement népalais n'a pu allouer les ressources financières nécessaires au
développement et à la promotion du tourisme dans ces zones, notamment parce qu'au Népal l'industrie du
tourisme est dictée par l'offre, c'est-à-dire qu'elle répond aux exigences des touristes étrangers et n'est pas
présentée comme un produit tout empaqueté visant à susciter la demande.

Le tourisme népalais n'a connu que quelques décennies de développement. Jusqu'en 1950, le Népal était interdit
aux visiteurs étrangers à l'exception de dignitaires ou d'individus étrangers jouissant d'un statut spécial et dont
le voyage se limitait à Katmandou. Il a fallu attendre 1955 pour que l'agence Thomas Cook organise le premier
voyage au Népal à l'intention de touristes étrangers. L'avènement du trekking organisé en montagne à la fin des
années 60 a affirmé sa position de but recherché au plan international. Jusqu'à la fin des années 70, l'Himalaya
népalais était considéré comme une destination exotique, mais son image de paradis terrestre s'est
progressivement détériorée pour devenir celle d'une station touristique populaire, bon marché, rocailleuse et
sale, fréquentée principalement par des randonneurs pédestres armés de matériel de couchage et aux moyens
financiers limités.

Le tourisme anarchique dans l'Himalaya cause l'accumulation de déchets, mais des initiatives locales visent
à s'attaquer à ce problème

- S.K. NEPAL

UN ÉQUILIBRE PRÉCAIRE

Dans les Alpes européennes, le tourisme s'est fait de plus en plus sélectif et réglementé; il est soumis à des
normes strictes et au contrôle de la qualité des services et des installations d'hébergement, ainsi qu'à des
dispositions environnementales réglementant les émissions et la pollution et à des normes régissant l'évacuation
des déchets solides et le traitement des eaux d'égout. En revanche, dans l'Himalaya népalais, le tourisme en
montagne s'est caractérisé par un développement anarchique, incontrôlé et désordonné.

- 96 -
Le trekking soumet à une forte pression les sentiers de montagne comme celui-ci, dégradé, près de Namche

- S.K. NEPAL

L'absence de réglementation a provoqué la dégradation du paysage, la pollution par les déchets et l'extraction
accrue de ressources précieuses comme le bois de feu et le bois d' uvre, contribuant par là à accélérer la perte
de couvert végétal, à faire monter en flèche la valeur de la propriété foncière et les coûts des biens et services
locaux, à éloigner les résidents habituels repoussés par l'afflux de touristes et à provoquer la détérioration des
valeurs traditionnelles (Byers et Banskota, 1992; Stevens, 1993).

Le tourisme procure un revenu non seulement aux porteurs qui accompagnent les touristes, mais aussi à
ceux qui ravitaillent les propriétaires de gîtes et les commerçants travaillant dans les zones touristiques

- S.K. NEPAL

- 97 -
L'explosion du tourisme dans certaines localités de montagne a aggravé de manière inquiétante les problèmes
environnementaux, socioéconomiques et culturels. Dans les régions de l'Everest et de l'Annapurna, le nombre
de touristes a largement dépassé celui des habitants. C'est ainsi qu'au c ur de la saison touristique dans la
région de l'Everest il peut arriver que pour chaque sherpa résident il y ait quatre touristes. La pression humaine
- due tant aux touristes qu'aux travailleurs saisonniers en quête d'emplois - a fait hausser la consommation de
bois de feu dans les villages autrefois petits et traditionnels, d'où une perte accrue de couvert arboré et arbustif
dans les forêts adjacentes. Pendant l'automne de 1997, 9,2 tonnes de bois de feu ont brûlé quotidiennement dans
224 gîtes de la zone de l'Everest (Nepal, 1999). Ce chiffre correspond à 24 pour cent de la consommation totale
de bois de feu de la région.

Un autre problème qui a suscité beaucoup de préoccupations dans la région de l'Himalaya est l'accumulation
des déchets laissés par les randonneurs et les alpinistes, à savoir bouteilles, boîtes de conserve et emballages,
bouteilles d'oxygènes vides, piles déchargées, cordes, etc. Ces objets s'accumulent rapidement créant des
problèmes d'élimination qui se sont tellement aggravés que le circuit de l'Everest a été dénommé «le circuit des
déchets» et la «plus grande décharge du monde». La situation est moins sérieuse dans la région de l'Annapurna,
où les populations locales ont rapidement organisé des services de nettoyage. Dans celle de l'Everest, en 1991,
le Comité de lutte contre la pollution du Sagarmatha, une organisation sans but lucratif gérée par des sherpas, a
été instituée pour s'attaquer à ce problème. Depuis lors, le comité a ramassé 250 tonnes de déchets par an, et les
sentiers de montagne et les villages de l'Everest sont beaucoup plus propres. Des chargements de bouteilles de
bière vides ont été acheminés par voie aérienne en plusieurs occasions jusqu'à Katmandou, et il a été décidé
récemment d'interdire l'introduction de boissons en bouteille.

Parmi les autres problèmes importants figure celui de la détérioration des circuits de montagne causée par
l'intensification du trekking. Une enquête menée en 1996 et 1997, a mis en évidence, parmi les dommages
causés aux sentiers, leur élargissement excessif, la présence de profondes entailles, leur déplacement par
rapport au tracé initial, les écoulements d'eau, l'affleurement de la roche-mère et des sols minéraux, et
l'exposition des racines des arbres. Les dégâts tendent à s'aggraver aux hautes altitudes où la couverture
végétale est rare, sur les pentes raides et dans des zones soumises à une intense circulation de randonneurs et à
une grande concentration d'établissements d'hébergement (Nepal, 1999). Les portions de sentiers nécessitant un
entretien immédiat totalisaient 10 km, soit environ 11 pour cent des principaux circuits touristiques du parc
national Sagarmatha.

Une meilleure connaissance de l'impact nocif du tourisme sur l'environnement stimule des activités telles
que le boisement dans la région de l'Everest

- 98 -
- S.K. NEPAL

UNE SOURCE DE CHANGEMENT SOCIOÉCONOMIQUE

En dépit des problèmes environnementaux mentionnés plus haut, le tourisme dans l'Himalaya népalais a été une
aubaine pour l'économie locale. On ne connaît guère d'exemple de tourisme contrôlé localement meilleur que
celui des régions de l'Everest et de l'Annapurna. La quasi-totalité des propriétaires de gîtes et de restaurants, des
porteurs, des guides et du personnel vient des villages de la zone. Les seules exceptions sont les porteurs de la
région de l'Everest, qui appartiennent à des communes montagnardes népalaises du voisinage, et qui remplacent
de nombreux anciens sherpas locaux qui ont gravi les degrés de l'échelle économique et sont désormais des
propriétaires ou directeurs de gîtes et d'agences de trekking et organisateurs d'expéditions d'alpinisme dans
l'Himalaya. Il est estimé que près de 70 pour cent des agences de trekking dont le siège est à Katmandou
appartiennent en partie ou en totalité à des sherpas de la zone de l'Everest.

Les effets du revenu et de l'emploi d'un tourisme même relativement restreint (mondialement parlant) peuvent
avoir une très grande portée dans un contexte local. Il est estimé qu'au plus fort de la saison touristique 65 000
randonneurs visitant la région de l'Annapurna assurent des emplois saisonniers à plus de 50 000 personnes. En
une seule année, 17 000 randonneurs arrivant dans le parc national Sagarmantha ont procuré des emplois à
14 000 porteurs, 2 500 guides et employés, 2 800 propriétaires de yaks et 14 000 transporteurs de matériel
destiné aux sherpas propriétaires de gîtes et à d'autres commerçants travaillant dans la zone touristique. Dans la
région de l'Annapurna, des populations autochtones comme les Gurungs, les Thakalis et les Magars se sont
enrichies grâce au tourisme.

Cependant, tous ces changements positifs n'ont pas entièrement neutralisé les inconvénients. Le tourisme a
certes amélioré l'économie des villages mais il a accru les disparités de richesse parmi les collectivités
montagnardes. Il a aussi creusé le fossé entre les riches et les pauvres dans les villages, créant une stratification
sociale très évidente. Pour les groupes les plus pauvres de la société, le développement du tourisme a restreint
l'accès à des ressources naturelles autrefois disponibles. Pour les plus riches, il a permis de nouvelles
aspirations, encouragé de nouvelles habitudes de consommation et de nouveaux mode de vie, et donné l'espoir
de perspectives élargies et d'un avenir prospère.

Indicateurs des changements apportés par le tourisme au Népal

LE TOURISME COMME OUTIL DE CONSERVATION

• Retour à la croyance que les populations locales sont à même de gérer durablement leurs ressources

• Amélioration des conditions environnementales - forêts, énergie, déchets, etc.

• Prise de conscience locale des problèmes environnementaux et sociaux

• Efforts de conservation de la biodiversité

• Renforcement de la culture et du patrimoine locaux - musées à Ghandruk, Jomsom, Sikles, musée privé à Namche
Bazaar, restauration de monastères

• Importantes recettes publiques à investir dans la conservation et le développement


- 99 -
• Projets de développement communautaire à l'échelle du village

LE TOURISME COMME CATALYSEUR SOCIAL

• Redressement des catégories sociales les plus défavorisées

• Révision de la structure par classe suivant la participation ou non au tourisme

• Instauration de l'autonomie et de la confiance, et incitation à réaliser le développement communautaire

• Participation populaire accrue aux activités de conservation

• Participation des femmes et des groupes les plus en retrait aux processus de planification

LE TOURISME COMME OCCASION DE REVENU ET D'EMPLOI

• Retour au village des jeunes, par exemple dans l'Annapurna

• Avantages économiques locaux, notamment dans les villages jouissant d'une position stratégique.

• Quelques avantages économiques dans les régions avoisinantes; effet de ricochet

• Quelques impacts dans d'autres secteurs économiques comme le commerce

Source: Nepal, 2000.

LES AVANTAGES L'EMPORTENT SUR LES DÉSAVANTAGES

Plusieurs auteurs ont conclu que, sur le plan du tourisme, la capacité de charge environnementale et sociale de
l'Himalaya népalais a déjà été dépassée (Brown et al., 1997; Shackley, 1996).Cependant, à notre avis, cette
opinion ne se fonde pas sur une analyse approfondie des effets positifs et négatifs du tourisme; en outre, la
capacité de charge se prête à bien des interprétations. Bien que le tourisme dans l'Himalaya népalais n'ait pas
été entièrement positif, quelques changements favorables sont observables dans les moyens d'existence et
l'environnement des habitants de la montagne, changements qui gagneront en importance avec un encadrement
institutionnel et politique approprié et le soutien de la communauté internationale (Nepal, 1999, 2000). Au plan
du développement économique, des régions reculées comme l'Everest et l'Annapurna seraient restées à la traîne
si elle n'avaient pas bénéficié d'un potentiel touristique. Aujourd'hui, ces zones montagneuses sont parmi les
plus prospères de l'Himalaya népalais.

Toutefois, malgré ses avantages matériels, le tourisme a eu un profond impact négatif sur l'environnement,
comme on l'a vu plus haut; sensibilisées à ces problèmes, les collectivités locales mettent désormais le tourisme
et l'environnement au centre de leurs préoccupations. Le tourisme a servi de plate-forme pour la formulation de
politiques et la création d'incitations qui ont permis aux communautés et organisations locales non seulement de

- 100 -
lutter contre la dégradation de l'environnement mais aussi, d'une façon plus générale, de prendre en main sa
gestion aux fins d'un développement durable.

C'est ainsi que le tourisme a déterminé un changement dans le comportement des populations locales vis-à-vis
de la nature et de sa conservation. De nombreux villageois (du moins ceux qui ont bénéficié du tourisme) se
joignent désormais aux activités de conservation de la flore et de la faune sauvages. L'Annapurna Conservation
Area project (ACAP) qui vise la sauvegarde de l'Annapurna a démontré avec succès que la conservation est
réalisable si les programmes sont adaptés aux besoins et à la situation des populations locales. Dans le village
jadis pauvre de Ghandruk, par exemple, le projet pilote de l'ACAP, qui se propose d'intégrer la conservation et
le développement, a permis l'établissement d'excellentes installations communautaires, y compris une école
secondaire modèle, un dispensaire communautaire, un système bien entretenu d'adduction d'eau potable, un
musée Gurung, une boutique gérée par des femmes et un réseau électrique possédé et géré par la communauté.
Toutes les habitations sont dotées de toilettes, les ruelles des villages sont pavées et la plupart des ménages sont
relativement aisés. Une grande partie des terres dénudées de Ghandruk est désormais boisée (Thakali, 1997).

Grâce aux programmes Amatoli (groupements de mères) des villages de Ghandruk et Chomrong dans
l'Annapurna, les femmes se livrent activement à la col-lecte de fonds auprès des touristes et des habitants en
organisant des manifestations culturelles et des festivals, et investissent l'argent recueilli dans des activités
communautaires comme la réparation des pistes, le nettoyage des villages et des programmes d'alphabétisation.
Grâce à ces initiatives qui rehaussent son pres-tige, la femme himalayenne, non plus ménagère ignorée, est
désormais protagoniste du développement villageois. Le tourisme en montagne a donné force et légitimité à
plusieurs institutions villageoises officielles et informelles. Des institutions traditionnelles comme le système
des gardes forestiers qui prévalait parmi les sherpas du Khumbu, et de nouvelles institutions ont été créées pour
améliorer les conditions environnementales. Le tourisme dans l'Himalaya népalais est devenu un outil de
conservation, un catalyseur social et un fournisseur de revenu et d'emplois.

Des programmes novateurs comme l'ACAP, des accords de partenariat entre le gouvernement et différentes
agences non gouvernementales organisant des projets touristiques, des politiques qui renforcent la capacité des
villageois de résoudre leurs propres problèmes locaux et une participation accrue des femmes aux projets de
conservation et de développement ont apporté des changements positifs dans l'Himalaya népalais.

LE TOURISME DURABLE DANS LE CADRE DE L'HIMALAYA

Si le tourisme repose sur des principes de durabilité et d'équité, il peut améliorer les conditions de vie des
communautés montagnardes et accroître leurs enjeux et leurs intérêts dans l'orientation des politiques locales,
régionales et nationales. La durabilité englobe des composantes d'ordre écologique, économique et social. En
matière de développement du tourisme, cela veut dire l'imposition de limites tant au type qu'à l'intensité des
activités touristiques de montagne, et l'assurance que les avantages atteindront le plus grand nombre possible de
personnes. Il est donc nécessaire de surveiller, réglementer et contrôler les activités qui pourraient
compromettre la base de la ressource sur laquelle repose le tourisme de montagne. La surveillance économique
et sociale permet aussi d'éviter que les disparités de revenu et d'emploi créées par le tourisme ne déterminent de
frictions sociales ou des désaccords. Les projets d'écotourisme ne devraient pas se concentrer seulement sur la
conservation des ressources mais tenir compte aussi des questions d'équité, de développement communautaire
et d'harmonie sociale.

Le tourisme de montagne durable comprend trois composantes de base: la conservation des ressources
naturelles dont dépend le tourisme, l'amélioration de la qualité de la vie de la population locale et la satisfaction
accrue du touriste. Pour ce faire, il faudra des politiques et des mécanismes de contrôle efficaces, des
institutions locales et régionales fortes et des compétences en matière de gestion fondées sur des systèmes
d'apprentissage aussi bien modernes que traditionnels. Privé de ces éléments essentiels, le tourisme de
montagne risque de devenir une entreprise au succès éphémère.

- 101 -
Sans un contrôle local adéquat, l'autonomie et une forte participation dans les prises de décisions, le tourisme
finira par ne favoriser que quelques individus riches, souvent des intervenants étrangers, au détriment d'un
segment important et pauvre de la communauté. Les collectivités montagnardes ne disposent souvent que de
ressources financières, techniques et de gestion limitées, ce qui entrave leur capacité de créer et de
commercialiser efficacement les attractions touristiques. Ce sont souvent les agences de tourisme, les
entrepreneurs et les voyagistes étrangers qui possèdent les connaissances et les ressources nécessaires pour faire
du tourisme une entreprise concurrentielle. Les politiques touristiques relatives à la montagne doivent donc être
élaborées avec soin pour harmoniser les intérêts des communautés locales et ceux des parties prenantes
extérieures. Les institutions publiques dotées de la capacité de planifier et de mettre en uvre les projets jouent
un rôle crucial dans le développement durable des régions montagneuses.

Comme l'ont démontré récemment les événements internationaux, le tourisme est vulnérable aux forces
extérieures et il est dangereux que le développement économique soit excessivement tributaire de cette
industrie. Le tourisme de montagne doit faire partie du développement économique régional intégré et
encourager l'investissement dans d'autres activités. En ce qui concerne la montagne, cela veut dire diversifier
l'économie locale en intégrant le tourisme à l'agriculture, au développement de l'élevage et à d'autres formes de
petites entreprises qui pourront stabiliser l'économie villageoise en cas de fléchissement du tourisme. Les
politiques concernant le tourisme de montagne devraient tendre à valoriser et à renforcer ces liaisons.

Les occasions offertes par le tourisme de montagne sont énormes, non seulement dans l'Himalaya mais dans le
monde entier - à condition que les plans et les politiques garantissent un tourisme respectueux de
l'environnement et des valeurs sociales. Pour cela elles devront promouvoir l'utilisation judicieuse des
ressources naturelles (tourisme), la planification à assise communautaire, la prise de conscience et l'autonomie
au niveau local, le renforcement des institutions et la durabilité à long terme des projets touristiques. Le
tourisme de montagne dans l'Himalaya népalais symbolise le dilemme entre la conservation et le
développement qui fait actuellement l'objet de débats dans le cadre du développement durable. Si l'on veut
restaurer l'image mystique, spirituelle et sauvage de l'Himalaya népalais et la valoriser, il faudra promouvoir un
tourisme qui soit durable aux plans écologique, économique et social. L'expérience du tourisme de montagne au
Népal offre des leçons qui peuvent s'avérer utiles pour les communautés montagnardes du monde entier.

Bibliographie

Brown, K., Turner, R.K., Hameed, [Link] Bateman, I. 1997. Environmental carrying capacity and
tourism development in the Maldives and Nepal. Environmental Conservation, 24(4): 316-325.

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Everest. In World heritage twenty years later, p. 105-122. Alliance mondiale pour la nature (UICN),
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Conseil mondial des voyages et du tourisme (CMVT). 1999. Travel and tourism's economic impact.
Bruxelles.

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- 102 -
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development. Berne.

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developing countries. International Journal of Sustainable Development and World Ecology, 4: 123-
135.

Nepal, S.K. 1999. Tourism-induced environmental changes in the Nepalese Himalaya: a comparative
analysis of the Everest, Annapurna, and Mustang regions. Faculté des sciences naturelles, Université de
Berne, Suisse. (Thèse de maîtrise)

Nepal, S.K. 2000. Tourism, environment, and society: development and change in the Nepalese
Himalaya. Rapport succinct du projet d'étude sur le tourisme népalais. (Version préliminaire)

Organisation mondiale du tourisme (OMT). 1998. WTO News. Janvier/février.

Shackley, M. 1996. Too much room at the inn? Annals of Tourism Research, 23: 449-462.

Smeral, E. 1996. Importance and development of Austria's alpine tourism industry. Dans K. Weirmair,
éd. Proceedings - Alpine tourism, sustainability: reconsidered and redesigned, p. 2-11. Université
d'Innsbruck, Innsbruck, Autriche.

Stevens, S.F. 1993. Claiming the high ground. sherpas, subsistence, and environmental change in the
highest [Link] of California Press, Berkeley, Californie, Etats-Unis.

Thakali, S. 1997. Local-level institutions for mountain tourism and local development. (Version
préliminaire).

- 103 -
III.2.14. PAGES OU SECTIONS DIVERSES : pages réservées aux sections des arts et spectacles, des sports, de
l'économie …
Exemple : Midi Madagascar P.9, Jeudi 23 Mars 2006

III.2.15. PHOTO AVEC LEGENDE : une photo accompagnée de quelques lignes explicatives informant par elle-même sur
un fait, une situation, un individu.
Exemple :

- 104 -
LE PREMIER SURVIVANT

ENFERME DANS UN FUT DE BIERE PENDANT 10 JOURS !

John Barrik était venu spécialement d'Angleterre pour fêter le Doudou. Il est devenu le personnage le plus chanceux de
la ducasse de Mons. "C est à ma connaissance la première fois qu un incident de la sorte se produit", insiste Sam Botte,
le patron du Ropieur à Mons Ca parait incroyable mais c est pourtant bel et bien réel. Le Dimanche de la ducasse, en
début de matinée, un client s est retrouvé enfermé dans un tonneau de bière.

Profitant de l absence passagère du patron, John Barrik voulait boire goulûment au tonneau lorsqu'il a glissé et s'est
retrouvé coincé dans le tonneau la tête en bas. John Barrik est le premier survivant connu à ce jour ayant résisté à un
pareil drame. "Au début, je ne comprenais encore rien à ce qui m'arrivait" avoue Monsieur Barrik.

"Je dois ma vie à un réflexe. Ne sachant plus respirer je me suis dis : mon vieux John si tu veux t'en sortir il faut que
de l'air arrive jusqu'au fond du tonneau. C'est alors que je me suis mis à engloutir la bière, litre après litre, jusqu'à ce
qu'un flux d'air ténu traverse le tonneau". "J'étais littéralement épuisé physiquement et moralement par cet effort
mais ce fut pour moi un moment de répit, où j ai commencé à réfléchir et a méditer sur le sens profond de la vie."

John Barrik lors de sa libération : couvert de bière en putréfaction et de liquides corporels mais vivant !

III.2.16. REGROUPEMENT : il peut s'agir :


- des brèves regroupées selon : - le sujet abordé
- la provenance des nouvelles
- des présentations des renseignements pratiques comme les horaires de télévision, les pharmacies de
garde, cliniques et hôpitaux, ambulances, commissariat de police, huissiers de garde, mouvements des
avions, météo …

- 105 -
Exemple : tribune mardi 28 février 2006 page 22

- 106 -
III.2.17. SERIE : une série d'articles présentés régulièrement pour une certaine période de temps. Par exemple, un
reportage, une enquête dont le texte est présenté par tranches. Les articles sont numérotés et terminés par la mention
"A suivre".

III.2.18. SOMMAIRE : la table des matières d'un journal, d'un site web.
Exemple 1. Sommaire du journal en ligne "L’informaticien"

- 107 -
- 108 -
III.2.19. T ABLOID : Tabloïd désigne ainsi les quotidiens et périodiques de petit format.
Né en Grande Bretagne, initialement : "tabloïd" (sans tréma) ; le tabloïd forme un support de presse , composé
de feuilles de dimension 597 mm x 375 mm.
Exemple Tabloïd : la presse féminine "Femme en ville"

La presse féminine et les périodiques se tournent plutôt vers le petit format. Certains journaux de renommée
internationale comme le "Times" le "News of the Word…", ont aussi adopté ledit format.
III.2.20. UNE : la première page, la page couverture du journal. Elle attire le public et incite à l'achat par ses gros titres

- 109 -
Exemple 1. La Une de l’e-journal "Le [Link]"

Exemple 2. Présentation et mécanisme de "La Une" du journal en ligne [Link]/

- 110 -
La Une

- Cliquer sur "La une" pour lire dans la colonne centrale les différents titres présentés dans la rubrique "La une". Dans le présent cas,
"Nouvelle traite" forme le titre du premier article traité dans "La une".

- Cliquer sur :
"Nouvelle traité ( Citron Vert ) et vous obtenez la fenêtre ci-après

Cliquer sur "Nouvelle traite" pour accéder au développement y correspondant ( contenu de l’article )
"A quoi, à qui, dans quel espace doit s’appliquer le droit de "libre circulation" constitue l’attaque correspondante.

QUATRIEME PARTIE : LES DIFFÉRENTS TYPES DE PUBLICITÉ


IV.1. Annonces encadrées ou grandes annonces :
Trois types à distinguer :
- la publicité nationale émise par les producteurs de biens et de services
- la publicité de détail émise par les détaillants
- les avis divers : des appels d'offre, des soumissions.
Exemple : Midi, jeudi 23 Mars 2006 P.3

- 111 -
IV.2. Annonce - Oreille : les "oreilles" de la "Une" : annonce encadrée placée à gauche et / ou à droite du logo du
journal.
IV.3. Bannière publicitaire : emplacement en forme de bande horizontale, appelé également "bas de page", pouvant
occuper toute la largeur d'une page mais limité en hauteur à un nombre précis de lignes.
Exemple : Express, Samedi 11 Mars 2006 P.1

IV.4. Bloc publicitaire : série de messages publicitaires diffusés les uns à la suite des autres
Exemple : vidy varotra n° 217/06 P.7

IV.5. Commandite d'émissions : une émission est présentée par une institution, une firme, un produit. Par exemple :
bulletin météorologique avec PECTO.
IV.6. Mots ambigus ( en anglais weasel words ) : des mots camouflant la vraie nature du produit ou suggérant des
aspects en réalité inexistants.
IV.7. Partipulation : technique publicitaire amenant les consommateurs à faire eux-mêmes, malgré eux, la publicité
d'un produit par des couplets faciles à fredonner, des T-shirt publicitaires.
IV.8. Publicité clandestine ( plug ) : le produit est mentionné subtilement au cours d'une émission.
IV.9. Publicité engagée ( advocacy advertisement ) : une entreprise vante son produit en associant son activité à une
cause d'intérêt général.
IV.10. Publicité invisible ( possessory credits ) : au cours d'un film ou d'une émission, un personnage nomme ou
utilise un certain produit ( savonnette, rasoir, boisson… )
IV.11. Publi-reportage : une émission commanditée par une entreprise pour vanter les mérites de son produit.
Exemple : un publi-reportage tiré du Journal Humanité

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IV.12. Soft-news : des informations toujours positives qui accompagnent la publicité.

Heure de tombée :
- le moment où les journalistes doivent livrer leurs textes (aux environs de 18h - 19)
- le moment où les journaux doivent aller sous presse (vers minuit : 23h - 24h)

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