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Conception Et Réalisation Des Grands Remblais

Grande remblai

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Ian Richardson
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Bernard BESCOND Laboratoie régional des Panis et Chaussées AAn-en-Provence Hervé HAVARD Lanoratota Central des Ponts of Chaussées Reswwe Au-dola une qunzaine de matres do hauteur, les grands romblais présentent des particulates fechniques qui ne sont plus totalement couvertes par los rdgise techoiquee applicables aux terrassoments routers (ATR puis GTR en France) Le séminaire organise par le LCPC a Nantes en 200% 2 inventoie ls oicultes reneantrées lors de la conception ot de Vexécution de 09s grands fouwages: les grands remblais sont plus qu'un femplement de couchas bien compactées. Leurs étormatons peuvent tr importanios et évoluer au cours i temps. ls sont le plus souvent hhetérogenes, padols vonstiues de materaux voltFs, ot toujours soumie a dee circulations cfeau. is comportant dos cuwages transvorsax et longitudinaux Les cadences de constuction sépassent souvent les vtesses do contole dos matériaux terassos ot lour entretien dot Ste ‘organise avee goin, Les autoure font fe point de ‘experience acquise et suggérent des orientations te recnerche pour tare progresser la cancepten et "oxécution dos tombs de grande hauteur Dowane : Géotechnique ot daquos natures, introduction La conception et exécution des remblais s‘appuiient et nique « Realisation des remblais et des couches de forme » (en abs et le SETRA en 1992, cette édition constituant e ents toutiers » (LCPC-SETRA dalteurs), elle-méme publige en 1976 et le annexe du faseieule 2 du Cahier des clauses techniques générales (en cours de révision), comme thes de terrassement de I':t s mar. référence pour Jean-Pierre NAGNAN Laboratoire Central dos Ponts ot Chausedes Claude MEUSSENS onts et Chaussées de Toulouse Laboratore Régional ‘Ausraact Desi ano CONSTRUCTION OF LARGE EnManinENTs: ‘SuutaRy Hares FRou THE NANTES SetAR (JAMARY 2001) Boyond a hight of sitoon motors, large-scale ‘embankments present unique Wetnicel constraints not entraly adcressed in the appcablo techies! rules ano guidelines for road-ated earthwork / graaing work (known in Fiance as “RTR® and then GTR). The seminar organized by LOPC at Nantes (2001 focused on inventerying the affiuives encountored during the design and constuction of these major civil engineering siuctures. large lemoankimonts are more than a stacking sequence of eaviy-compacted layers, Theit deformations may prove to be sizable and chargeable over tine. In ‘most insiances, they are _heteregenaus, Sometimes composed of aterable matonais and slays submitted to water fows. They contain bath transversal ard longitudinal stuctuial elements The pace of embankment consinction often exceeds the spacd with whic contra ean be “4 on the compacted material: moreover, programs must be carey ‘inated. The authors provo an assessment of valable experiance and suggest future research orientations in order to improve the design and constuction of large embankment, hazards cal enginearing and naturat Le GTR propose des tégles précises pour définir les sols aeceptables en remblai, ainsi que les meétho- des de mise en wuvre (essentiel Tits démontré comme sati implicitement a définir les paraméires ment le compactage Conception et exécution des grands remblais Synthése du séminaire de Nantes (janvier 2001) nce sur les préconisations du Guide tech- le GTR) édité par le LCPC fait une révision de Ia « Recommandation pour rant en respecter pour s"assurer dun niveeu de gua- nt par l'expérience. Toutefois, les préconisations da GTR conduisent és nécessaites ot suffisants pour assurer la qualité du rem- blai au niveau elémentaire (en fait, au niveau d'une couche remblayée durant un poste). mais ne donne pas d’ indications sur la conception globale du remblai (interactions entre couches élémenta res, conditions aux limites, précautions vis-a-vis des actions de l'environnement, etc.) conduisant & définir les pentes de talus, les dispositifs de drainage, les précautions & prendre dans le cas de sols hetérogénes... Ces demieres indications sont généralement assez secondaires pour des remblais ne dépassant pas une hauteur moyenne, cat les dimensionnements correspondants sont le plus souvent déduits de l'expérience locale des géotechniciens sans étude consistante. C'est pourquoi le GTR est considéré comme le document de référence pour des remblais n'excédant pas une quinzaine de ‘metres de hantenr environ. Au-dela de quinze métres de hauteur, on ne peut plus se contenter d°appliquer simplement le GTR, Or, pour des raisons de coitt et de contraintes liges an respect de l'environnement, de grands rem- Diais sont assez souvent réalisés pour des infrastructures routiéres ou ferroviaires et il a paru inté- ressant de réunir en séminaire los géotechniciens des LPC ainsi que d°autres partenaires extemnes (géotechniciens, maitres d’ceuvse et entrepreneurs expérimentés) pour débattre des problemes poses par ces ouvrages et de Iintérat des méthodes actnellement utilisées pour conceyoir et exécuter cs ‘grands remblais, qui peuvent dépasser quarante métres de hauteur. Le séminaire a réuni durant deux jours 37 personnes, dont 12 exiernes 4 I'administration frangaise, Aprés des exposés introductifs, quatre ateliers ont débattu des diverses préoccupations liges & la conception et & lexécution des grands remblais, 4 reslituer les principales tendances qui se sont dégagées du séminaire Le présent article vi Particularités techniques des grands remblais Contraintes et déformations dans un grand remblai ‘Dans un grand remblai, le tassement est d’autant plus important que I’énergie de compactage est fai- ble par rapport & la charge statique des couches sus-jacentes. Cette évidence est toutefois assez mal Stayée et quantifice dans la pratique. Le tassement différé, en particulier, peut aussi étre da 2 des Variations de teneur en eau ou a des phénoménes de fluage (déviatorique ou non), Le chargement provoque un tassement significati'si la « surconsolidation » eréée par le compactage est inférieure a la charge appliquée. On admet généralement que I" énergie du Proctor normal apporte une « surconsolidation » équivalente a une hauteur de dix métres de remblai, soit une contrainte équivalente de 200 kPa, bien que I'évaluation de I’énergie développée par l'essai Proctor normal corresponde en fait 4 500 kPa, d’aprés Alonso et ai. (1990). On remarque que ce seuil de 10 4 15 métres est précisément celui au-dela duquel on retient la qualification de « grand remblai », auquel le GTR ne peut s*appliquer directement. Des mesures de tassement en place pendant la construction du remblai de la Jorle (site instrumenté et suivi par le LRPC de Toulouse sur l'autoroute A62, depuis 1980) confirment que le tassement «immeédiat » devient relativement plus important a partir d’ une charge exeédant 150 & 200 kPa : ces tassements se comtlent assez. bien avec ceux prévisibles par Pessai cedométrique, Des mesures du tassement differé (aon prévisible par les essais classiques) ont montré que celui-ci est du meme ordre de grandeur que le tassement immiédiat dans l'axe de la yoie, mais s’étend sur quatre ans. La figure | présente les tassements ainsi mesurés. Copendant, les déformations se poursuivent toujours prés de vingt ans plus tard en talus et en c de talus sur Je méme site, ave une amplitude en créte de talus seasiblement plus importante (de ordre de 50 9%) que celle obtenue dans M'axe et un tassement & mi-talus encore plus éleve (de Pordre de 150% de celui mesuré dans I’axe de la voie). Ces tassements ne traduisent pas nécessairement ‘un tat pathologigue du remblai, mais ces tassements ditférentiels peuvent générer des fissures de flexion en bord de remblai, Ce constat doit rendre particuligrement vigilant sur le compactage des bords de rembiai, dont tin défaut peu prononeé constitue un ficteur aggravant pour ces tassements ifférentiels, i noter lexisience de déformations cycliques. La figure 2 donne les résultats des mesures de tassements en bord de voie pour un remblai de 12 métres de haut, dont la construction était ter~ minée 12 années environ avant fa premigre mesure de référence. Outre une amplitude relativement Juin nov avr= sop fevt-fulle déc- mai act- mals- acd janv> fui 3080 3980 198) TORI 1952 1982 1982 1983 1983 984 1984 1985 1985 046 g & Fin do fa construction aurembiat Fig, 1- Tassements par couche, pendant et apres ls construction du rembtal de La Jovi (Ileussens, 2001). REMBLAL PK 129 (LE GERS } sons 1B 28/12 15107 2101 18i0R 07103 23:09 1104 26/10 18105 01/12 19106 C5/01 24/07 OBID2 2/08 15/09 01/10 19911992 000 Dapiacements (mm) [Sora Fig. 2- Effets des salsons sur les mesures de tassement par topographic (Mieussens, 2001) importante, ce graphique met aussi en évidence un phénoméne de déformation eyeligue, assez bien cn phase avec les saisons, Des mesures sur le remblai de la Forle ont montré que T'amplitude du tas~ sement réversible sur un cycle pouvait atieindre 30 mm & deux meétres de profondeur en talus et envi~ ron 10 mm a quatre metres de profondeur. Sur certains sites, on a aussi pu observer des tassements rolativement importants, associes & Pexistence de soly trés humides Jors de la mise en ccuvre ow cevenus trop humides & la faveur de circulations dea mal maitrisées dans le remblai, surtout sil était mal compucté et done plus perméable, Ces tassements, parfois appelés « effondrement de structure » sembient souvent minimes en début ’exploitation du remblai et sont découverts apres plusieurs années, mais ils se poursuivent en La stabilité d'un sol compacté en remblai peut s’évaluer d’aprés la geometric de l'ouvraye en con- naissant les caractéristiques de résistance au cisaillement du sol. II s’avére que l’angle de frottement 9 obtent en remblai peat étre nettement plus faible que celui qu’avait le méme matériau avant extraction et que la cohésion du sol dépend du degré de saturation. On en déduit donc que les catac- tristiques mécaniques d°un sol argileux mis en remblai peuvent parfois étre médiocres, surtout si Jes circulations d’eau sont mal controiges, Le comportement des sols non saturés Le comportement des ouvrages en terre est particuligrement difficile a introduire dans un modéle pré- dictif deterministe, du fait de Fincidence du dezré de saturation et done de la teneut en eatt da sol. La mcanique des sols raisonne habituellement sur le sol saturé mais cétte simplification n'est pas perti= ‘nent pour les ouvrages en terre, car elle ne peut rendre comple des tassements observés ni de I'effet du compactage, et elle conduit de toute fagon a des surdimensionnements (pentes de tals) inaceeptables, Alonso et a/. (1990) ont proposé un modéle (dit de Bercelone) explicatif du comportement des sols non saturés, Ce modéle définit une courbe gauche propre 4 chaque sol dans un systéme de coordon- 1iées orthogonales tridimensionnel (v, p, s) 00 v est le volume unitaire du sol, paramétrant en parti- culier I'indice des vides du sol (et donc le degré de compactage), p est la contrainte moyenne nette par rapport a Ja pression de Pair occlus et s la suecion de l'eau interstitielle dans {'éehantillon non saluré, La succion est reliée a Ia teneur en eau par une courbe qui présente une hystérésis, mais qui est négligée dans cc modéte. Un point de la courbe gauche propre au sol représente ainsi un état a équilibre du sol. Ce modele assez complexe permet de comprendze le changement d'équilibre du sol lorsque I'on modifie un des parametres, par exemple le degre de compactage ou la succion, On relrouve ainsi par exemple les courbes Proctor. On peut aussi montrer, grace a ce modéle, qu’un sol compacté trop sec et fortement chargé en service s’effondre sous imbibition différée, et qu'il sveffondre d’autant plus nettement que le sot compacté était plus sec (c"est I'« cffondrement de stmicture » évoqué au § « Contraintes et déformations dans un grand remblai »). On peut de méme observer des risques de tassement sensibles sur des sols insutffisamment densifigs lorsque la succion ddiminue (done lorsque la teneur en cau augmente) a charge appliquée égale Ce modéle de Barcclone a été perfectionné depuis pour améliorer sa représentativité en y imtrodui= sant les caractéristiques thermiques du site (température, tension de vapeur, ctc.) et en développant un logiciel informatique pour cette modélisation (Alonso, 1998), L”intérét de ce modele est évidem- ment de micux comprendre les phénomnes de déformation des remblais. I semble cependant d’ une mise en ceuvre difficile compte tenu de Ja multitude des paramétres a y introduire de la difficulté qu'il a 4 les mesurer, ainsi que de leur forte variabilité sur un méme chaatier et au cours du temps. ‘On peut cependant en retenir au moins de grands enseignements et, en particulier, que les déforma- tions des sols non saturés sous effet d'une imbibition différée sont d’autant plus fortes que le maté- riau aura été compacté du céte sec sur la courbe Proctor. La faisabilité des grands remblais Quelques réflexions préliminaires semblent nécessaires avant de decider de franchit une vallée par un grand remblai. Le tracé soumis & avis de la population lors de Pinstruction du projet n’est pas Je méme si l'on franchit la vallée par un viadue ou par un remblai, En général, si l'on veut franchir tune vallée par un remblei, on va ajuster le profil en long de telle sorte que l'on trouve dans les déblais encadrant la vallée les ressources nécessaires pour constituer le rembisi, en évitant au maximum le recours a l'emprunt ou des distances de transport prohibitives entre déblais et remblai. Si fon retient option du viaduc, on évitera par contre de enéer des déblais dont on n'a pas I'usage et, en général, le profil en long sera nettement plus haut. Il en résulte qu'il n'est généralement plus possible, aprés concertation et déelaration ¢”utilité publique (DUP), de transformer un viadue en remblai ou Vice versa, sauf si les deux eventualités ont été soumises 4 concertation. La solution « grand remblai » ressort généralement en France comme la plus avantageuse, mais il faut naturellement s’assurer au préalable que ce remblai est réalisable dans es conditions techniques et Sconomiques acceptables. Méme si ce séminaire a conduit 4 se poser beaucoup de questions sur Ia qualité des ouvrages en tert, lune enquéte récente (Auriol et af_, 2000) montre qu’ily a finalement peu de pathologie sur les grands romblais ct que ceux-ci ne semblent guére plus vulngrables que les autres remblais. La tendance semble étre cependant de considérer la solution viadue comme plus stire. En ce sens, il faut recon- naitre que les conséquences des pathologies sur les grands remblais ne sont pas les mémes que sur Jes remblais moyens ou petits. D’un autre cOtg, es travaux de construction dan remblai pour fren- plus rapidement que pour un viadue. chir une vallée sont effectu Le choix entre viadue ou remblai doit aussi tenit compte de la ressource disponible pour P'édification du remblai, Méme si de grands remblais ont deja été construits sans désordre ultérieur avec des maiériaux peu sirs, comme les marnes rocheuses, les connaissances dont on dispose actuellement ne permettent pas d’écarter tous les risques de désordre ultéricur, mais seulement de prendre un maximum de précautions, parfois coditeuses, pour prévenir des situations jugées a risque. En simpli- Fant, des déblais dans une roche saine permettront de constituer un remblai de grande hautear aussi sir que n'importe quel remblai, alors que des déblais dans des argiles plastiques hétérogénes sont a priori peu favorables, voire incompatibles avec lexécution d'un grand remblai de qualité nent de choix déterminant est fa nature du sol constituant le fond de vallée, S°il s'agit un sol campressible, les cats et les délais d’exécution @etxe fortement atfectés, On peut considérer que les connaissances développées par la mécanique des sols sur ce type de probleme permettent d’elairer de fagon stire le choix @ effectuer au niveau de la faisabilité, La conception et exécution de remblais sur pente méritent cependant une attention particuligre et constituent de tou- tes fagons une difficulté technique & ne pas sous-cstimer, surtout si cette pente est peu stable. Un autre &h La conception des grands remblais Nous n'évoquerons ci-aprés que certains points, plutot spécifiques des grands remblais, Les sols utilisables et la stabilité du corps de remblai Le GTR ne fournit pas de réponse ce sujet, méme ‘il fourit des éléments. Les sols rencontrés dans les déblais du chantier peuvent étre réutilisés s°ils sont peu argileux, si les éléments qui les constituent sont suffisamment résistants 4 I’écrasement et si leurs caractéristiques mécaniques n’évoluent pas aprés la mise en ceuvre (par exemple, le rocher sain). Cependant, il n’est pas possible de déplacer les sols utilisés en remblai sur de grandes distances et il faut donc s'aecommoder des matériaux disponibles, Cela doit inciter les projeteurs & adapter trés tt le trace, pour éviter d'avoir ensuite & prendre des risques excessifS sur la qualité des matériaux employés. Pour s‘accommoder des matériaux hétérogénes effectivement disponibles (ce qui est fe cas le plus fréquent), il est acquis aujourd’hui qu’i! faut en optimiser et en maitriser Pemploi par une affectation choisie par zone dans le remblai (fig. 3). Un remblai dont on n’a pas maitrisé Phétérogenité est, en cffet, potentiellement a risque (§ « Prise en compte cu support du remblai »). Ce « zonage » consist 4 affecter Jes matériaux disponibles dans les différentes parties du remblai (les talus, le noyau, la base et la PST ou « partie supérieure des Cerrassements », soit fe dernier métre environ sous le fond de la couche de forme...), de telle sorte que cette zone ait ensuite les qualités nécessaires pour s‘accommoder des sollicitations qu'elle regoit, ainsi que des circulations d’eau prévisibles dans le remblai, Pour que le sol disponible soit compatible avec son affectation dans une partie de remblai donnée, on a tres fréquemment recours & un traitement par des Hians, Toutefvis, si cette approche dite par « zonage » est reconnuc comme nécessaire et rationnelle, i! faut bien reconnaitre que les justifications techniques avancées pour prendre des décisions sont souvent tun peu faibles. Beaucoup de dispositions ont été testées pour faire face aux contraintes des projets et irés peu d’échecs ont été constatés, ce qui tendrait plutét & prouver que tes dimensionnements péchent Il est aussi reconnu que les études eéotechniques préalables des grands remblais sont insuffisantes et le plus souvent trop peu représentatives des difficult effectivement rencontrées, Mais Paugmen- tation des moyens et des délais consacrés 4 ces éhudes n'est pas toujours suiffisante. La conception par « zonage » du remblai nécessite en effet une bonne connaissance des déblais pour assurer ka pe tinence du cabiier des charges. En site hétérogéne, cet objectif ne peut pas toujours étre atteint et, s'il reste toujours névessaire de piloter l'étude ggotechnique en fonction des objectifs du projet, if faut également tenir compte des difticultés prévisibles de conduite du chantier, \s doute par ex Il est admis que les matériaux & squelette rocheux non évolutiffs ne posent pas de problémes (pour rer de la résistance du squelette caleaire a effet dune les calcaires, il convient toutefois de sass BuiyeT0 pes caBoRATOIES DES PONT FT CHAUSSEES 249 -HanScAUR 2008 er. 4405 FP. 3-18 Fig. 3- Grand remblal édiié avec zonage des matériaux (Photo Guintal) Eventuelle fraction argileuse gonflante) mais il n’en est pas de méme des roches diagénétiques pro- isi, certaines mares du Trias, fortement consolidées en profondeur avec un indice des aitement a [état sec une fois extraites et remaniées, car leur fond Vides trés faible en place, sont née densité avant extraction est trés supéricure & a densité de Opti deviennent trés sensibles aux arrives d’eau, qui peuvent conduire & une chute brutale de leur rési tance initiate Rappelons (§ « Le comportement des sols non saturés ») que les sols sees insuffisamment compac- t&s (ce qui est assez. fréquent car, plus le Sol est see, moins il est eompactable, hormis le cas, excep tionnel en France, oit il a une tencur en eau voisine de zér0) peuvent ire a Vorigine de désordres importants. L"humidification des sols trop secs sur chantier est difficile : d'une part, une humidifi- cation brutale fait perdre la portance du sol et le rend non trafieable (I'ajaut par arrosuge d'un point ouche de sol superficielte de 30 em d”épaisseur équivaut a une pluie voisine de 6mm d'eau, ce qui correspond au seuil retent par la Recommandation « Météorologie et terrassements » (SETRA-LCPC, 1986) pour prévoir larr&t un chantier pour intempérie en periode estivale, sachant qu'en plus le déversement d'eau est it instantané et qu'il n'y a pas de perte d'eau pa lement et évaporation) ; autre part, la ressource en eau pour arroset le chanticr est le plus souvent contingentée, voire inaccessible & T'époque oi on youdait pouvoir en disposer. On notera qu'une argile trés surconsolidée et saturée en place aura paradoxalement le comportement d'un sol aprts extraction et fracturation de teneur en eau une Les matériaus qui sont dans un état humide posent moins de problémes pour la pérennité de Fouvrage. mais leurs conditions de mise en ceuvre (Iraficabilité et compactage) rendent le chantier plus difficile. Ces problémes peuvent étre dans une certaine mesure plus faeilement maitrisés par la talus ou par un traitement adapté réduetion de la pente ¢ susceptibles d’évo- L'intérét essais de fragmentabilité et de dégeadabilité pour caracteriser tes sok re n"est pas mis en doute. Par contre, les essais actuels sont jugés critiquables chage retenu par lé mode operatoire ibilité de certains matériaux, qui se luer aprés mise en ceu (spécialement du fait que le nombre d de Ia dégradabilité est borné et traduit incomplitement la s manifeste au-dela de ce nombre de cycles), Ils mériteraient d eycles d!immersion-s La prévision du comportement mécanique des sols au cours du temps est mal assurée par les essais identification du type de ceux préconisés par le GTR, quand ces matériaux sont phis cu moins argileux et a fortiori lorsqu'ils sont extraits en blocs au déblai (cas des argilites, des mares rocheu- ses, ete,), Il est souvent intéressant de réaliser des essais triaxiaux (Micussens, 1993), des essais cedométriques et des essais de perméabilité sur ces matériaux pour mieux cerner leur comportement dans le temps, lorsque les sols disponibles s°y prétent (Serratrice, 199Sa,b). Pour délicats (argiles plastiques, surconsolidées ou indurées, ete), il est nécessaire Wen généraliser usage. Ces essais montrent, en particulier, que les pentes courantes des talus de remblai peuvent tre incompatibles avec feur tenue ds qu'il y a risque de saturation Pour les matériaux non compatibles avec essai Proctor, tels que les mames, les calcaires tendre: les craies, etc. seuls des essais en vraie grandeur permettent de définir la teneur en eau optimate de compactage. La démarche suivante a cependant été proposée pour permettre une approche en laboratoire dans les cas favorables + échantillonnage du matériau destiné au corps de remblai, éerétage de la fraction grossiére de Péchantillon a 30 %. Si ce prélévement ne permet pas de réaliser dessa triaxial (Dyyex Supérieur & 10 20 % du diaméitre de la cellule), c'est que ['on a trop de gros éléments et le matériau échappe fi Ta mécanique des sols courante ; + réalisation dun essai de cisaillement a Pappareil triaxial sur matériau saturé ; + choix des earactéristiques de cisaillement (avee au sans cohésion) + modélisation et calculs de stabilité : valeur du coefficient de sécurité recherché (F > 1,5 2). Dans la pratique, deux approches peuvent étre utilisées en fonction des matériaux et de la connais- sance régionale que Pon en a + pas d’étude spécifique lourde si les matériaux utilisés et le site ne posent pas de problémes parti- culicrs. Le géotechnicicn opte alors pour des pentes « classiques » de 2V/3H, 1V/2H ou tout autre cométrie, sans la verifier ; * étude spécifique lourde, si le comportement du matériau apparait comme incertain vis-a-vis des contraintes subies pour la hauteur projetée ow si le site présente des indices #instabitité. Dans ce cas, la catactérisation mécanique du matériau de remblai pose souvent de sérieux problémes de mesure et de méthodologie Ces études peuvent conduire a définir des spécifications de compactage assez notablement différen- tes de ce que préconise le GTR. Prise en compte du support du remblai convient de vérifier le comportement du sol support sous la charge qui lui sera appligquée par le Temblai. Les études géotechniques préalables des sols support de remblai doivent classer les sols dans la classification LCPC-USCS pour permetire aux mécaniciens des sols de disposer de leurs séférences habituclles. A cette fin, étude géotechnique doit comporter * une reconnaissance des terrains ineluant Le substratum (recherche de couches de caractéristiques faibles) + identification et la mesure des caractéristiques mécaniques des sols, + la reconnaissance du contexte hydrogéologique, *+ ces caleuls de stablité intégrant des valeurs de performances réalistes (non « bloquantes » pour fe chantier) a atteindre par le remblai, + une prévision & long terme du comportement des matériaux (bien qu'il n’existe pas actuellement de référentie! opérationnel sur ce sujet, Le décapage de la terre végétale et le dessouchage sont jugés « techniquement » inutiles sous un remblai de grande hauteur. L’absence de dessouchage doit cependant s’accompagner d'une vérifi- cation que les souches situées sous remblai ne risquent pas de repartir en végétation, Le compactage du sol support de remblai est souhaitable mais irréaliste quand ka portance du terrain naturel est trop faible (résistance de pointe au pénéiromeétre q. < 1 MPa, voire 3 MPa) puisque, dan: ‘ee eas, aucun engin ne peut accéder au site sans interposition préalable d’une couche portante qui ra évidemment la premigre compactable La base des remblais sur pente doit étre protégée contre les écoulements. Ceux-ci peuvent étre trés rSduits par des drains interceptant les écoulements & amont et conduisant l'eau a travers le remblai rn 2008 - ne La seule exigence de redans (fig, 4) comme garantie d’accrochage du remblai sur un sol support en pente assez raide (le nouveau fascicule 2 du CCTG & paraitre stipule [5 % comme vateur maximale aurdeld de laquelle des redans sont imposés) ne fait pas unanimité, Le seuil de 13 % est reconnu comme devant étre modulé suivant les sols rencontrés (ce que prévoit ailleurs le nouveau cule 2 du CCTG) et l’exécution de redans n’est sans doute pas la seule disposition 4 prendre pour les différents cas rencontrés. Certains pensent, par exemple, que le drainage efficace de l'inter- face remblai-sol support est une précaution nettement plus importante que la seule execution de redans systématique, En cas intercalation d'un géotexti lier qu’il ne constitue pas tun plan de glissement privilégic si les caractéristiques de frottememt de contact ne sont pas satis santes. Certain points particuliers doivent faite l'objet d’ investigations, comme la sismicité locale et les risques qu'elle pourrait générer, en particufier par l'effet de site (grande taille des ouvrages) et par la nature des matériaux utilises (sols sablo-graveleux}. La présence d'éventuelies eavités peut justifier des études approfondies du fait de la charge importante apportée par le remblai fasci Fig. 4 - Redans au contact du sol de fondation on pente et d'un remblal (Photo ADA). La maitrise des circulations d'eau dans le remblai Un article récent relatif @ ta pathologie des remblais (Auriol et af., 2000) permet de constater que tes défiauts de drainage et d'assainissement superficiel de Pemprise routigre constituent lap igre cause des pathologies recensées » par les enquétes menées en France ct au niveau internatio- nal. Dans la partie frangaise de l'enquéte, wn drainage ow un assainissement superficiel défaillants ‘agnostiquses des désordres de 33 cas de remblais sur les 54 recensés présen mviron 60%) était Mune des causes tant des pathologies (soit Nous verrons phus loin que Peniretien du réseau de drainage de beaucoup d’ouvrages métiterait plus attention, Cette preoccupation doit aussi étre prise en compte a la conception, en fivorisant les dlispositifs demandant peu d 'entretien (pentes asse7 fortes, dimensionnement assez large, qualité des ilitant inspection et entretien (privi son enterrés, assu- optimiser l'espacement des regards, etc.) cxamtoires, ete,) et en fa igier les ouvr rer l'accessibilité aux regards et aux exutoires, ux drainants ne sont pas actuellement bien définis. J semble que les matériaux drainants 5%. Bn fait, un Les matéri les plus sirs soient dépourvus de fines (fraction d/D) ou en contiennent moins de tmatériaw est defini comme drainant par rapport a un autre sol et il doit done étte netlement plus per- rainer ; autre part il doit assurer wn transit eau et, st le debit est elev, il meéable que le sol a faut rechercher des matériaux tres perméables fort pourcentage de vides ; enfin, si te matériau dra nant contient des éléments fins (par exemple, du sable fin), il pourra développer une succion et done conserver un stock d’eau 4 écoulement non gravitaire, dont il convient de vérifier les conséquenc sur la fonction attendue. Le drainage de ta base des remblais par une couche drainante est certainement justifié dans les cas ot les matériaus constituant la base du remblai sont sensibles a Peau et ol l'on craint des remontées eau par capillarité dans la base du remblai (qui est la plus chargée), en particulier quand le sol sup- port est compressible ou que l'on s‘attend & des circulations d'eau superficielies. Hl semble cepen- dant que cette pratique tende a se généraliser sans que sa justification en soit toujours évidente. Compte tenu du coat de ces couches drainantes dans es régions pauvres en granulats, l'intérét de cette disposition mériterait sans doute d’étre examiné de fagon approfondie. Ainsi, on n'a que rare- ment une justification de la nécessité d’utiliser des matériaux insensibles 4 eau en zone inondable alors que. par exemple, les concepteurs de barrage ne traitent jamais les pieds des barrages homo- ene, fe analysée pour prévoit les dis- La zone de transition du déblai au remblai (fig. 5) doit toujours positions nécessaires, car c'est un point faible lié & la présence des matériaux superticiels alté Les preoccupations portent sur ’éventuelle présence d’eau et la portance qui en résultera, ainsi que sur la stabilité (le probleme est du méme type que celui des remblais sur pente). Une reconnaissance permettant de localiser d”éventuelles arrivées d eau serait sans doute justifiée ; détaut, on pourrait imposer au moins "aller observer le terrain. L’objectif est de réaliser une coupure drainante dans cette zone trés importante au plan technique. Le nouveau fascicule 2 du CCTG et le guide technique « Drainage des plates-formes routiéres » (a paraitre) préconisent des dispositions particuliéres, Lorsque ia pente du talus des terrains en place ausquels le rembiai se raccorde est trop importante, il convient aussi le plus souvent de réaliser des redans dans le talus, comme dans le cas des remblais sur pente transversale (§ « Prise en compte du support du remblai »), Les circulations d’cau a Pintéricur d'un remblai doivent étre prévues et maitrisées. La chaussée, bion que peu perméable, laisse passer des quantités d’eau de pluie non négligeables, qui ne seront plus reprises par évaporation, De leau s’infiltre également aux transitions déblai-remblai, par les accotements et les talus et aussi trop souvent a cause des défaillances fréquentes des systémes de drainage ct dassainissement. Lobjectif est d’éviter qu’il existe des zones de remblai oi Ie sol puisse se saturer (§ « Particularités techniques des grands remblais ») et d’éviter ainsi des tasse~ ments du comps de remblai, dune part, et une baisse de la cohésion et donc des coefficients de sécu- Tité sur la Stabilité géométrique de Mouvrage, d'autte part. Un remblai en matériaux hétérogenes constitué de fagon anarchique comporte des poches de matériaux plus perméables que les sols qui les entourent, Ces matériaux plus perméables (une différence de perméabilité dune puissance de 10 suffit 4 expliquer ces phénoménes) constituent un « drain » pour le matériau encaissant et vont done se saturer puis laisser partir progressivement leur eau vers le matériau encaissant, lorsque celui-ci veut s‘asséeher. Les poches ainsi constituées étant distribuses de fagon anarchique, il est Zone atrater, —— Fig. 5 La transition débla-rembiat ‘on rationnelle aprés la fin des travaux par des systémes drai- {, on ne sait plus tres bien remertre impossible d’aller les rechercher dk nants (par exemple, a Paide de drains subhorizontaux). De ce f en état de tels remblais. La conception du corps de rembiai, et en particulier du « zonage » évoqué au § « Les sols ufilisables et fa stabilité du corps de remblai », doit prévoir une émergence latérale (au niveau des talus ou de systémes drainants) des matériaux plus perméables et des interfaces entre matériau plus perméable et matériau moins perméable, afin 4’ éviter toute accumulation d'eau, Le déhouché on talus de telles arrivées d'eau peut provoquer des désordres dans le talus, mais ceux-ci peuvent étre maitrisés en adoueissant la pente ou en mettant en euvre des dispositifs drainants tels qu’éperons ou n ques. Prise en compte de l'environnement du remblai Les ouvrages transversaux dans le remblai (tig. 6) L'implaniation systématique des ouvrages transversaux en fond de vation conduit & des ouvrages longs, généralement soumis @ des surcharges importantes (hauteur maximale de remblai). Dans les thalwegs suffisamment secs, le rétablissement peut étre recherché en s'adaptant d la topographie (accrochage latéral sur les versants). Pour assurer un calage d’ouvrage de bonne qualité, on peut envisager de monter fe remblai jusqu’ une hauteur suffisante au-dessus de Pouvrage prévw, puis de Je décaisser ensuite au droit de Vouvrage La pose en dépression (pose des structures transversaes de tele fagon qu'un effet de volte se déve- loppe au-dessts dans le remblas) ne semble pas poser de probleme important : Pemploi d'un mats- riau déformable (Pneusol, polystyrene, ete.) pour maitriser Veffet Marston est bien connu et de mise en ceuvre bien definie, I1n'y a pas de pathologie constatée suite & Fulilisaion de cette technique L’exécution d’ouvrages poussés pose, pour le matériau encaissant, des problemes similaires a ceux. rencontrés lors du creusement des tunnels, avec les conséquences connues en déformations et 6vo- lutions 4 terme des matériaux concemés, Fig. 6- Exemple d'ouvrages tranaversaux dans un grand remblal Photo Guintol). Les owvrages longitudinaux dans le remblai [Link] réseaux d’assainissement des eaux de surface sont déterminés par les debits a écouler. Les con- sidérations bydrauliques permettent de choisir entre des ouvrages de petit diamétre et des ouvrages sitables, Pour les petits ouvrages, le choix soriente plut6t pour des matériaux « sins entretien » et centant peu de raccords (PVC...), L’imperméabilisation du terre-plein central est préconisée, Les ouvrages posés sur le remblai ou accolés au remblai Les fondations ces dlispositif’s de signalisation verticale posent souvent probleme car elles combi- nent proximité de la pente (talus) et appui sur un remblai (dont la qualité doit. tre suffisante). Depuis novembre 1999, un Guide technique sur le « dimensionnement des massifs de fondation pour tes portiques, potences et haus mats » (SETRA, 1999), permet d’optimiser le dimensionnement par rapport aux pratiques antéricures. II reprend les méthodes du fascicule 62-titre V du CCTG (MELT, 1993) aprés modification de certains coefficients de sécurité, par référence au guide relatif aux fon- dations des remontées mécaniques (STRMTG-CEBTP, 1993), Les dépéts accolés aux talus du remblai nécessitent pour chague cas une étude de stabilité spécifique. Le matériau mis en dépat doit étre compacté comme le remblai (ce qui suppose qu'il est dans um état compactable) et il convient, dans la plupart des cas, d’assurer un drainage entre le dépot et le remblat pour éviter les échanges hydriques entre les deux, sauf's'ils sont de nature et d’état identiques, En cas d’élargissement ultérieur des remblais, la qualité du dossier de réeolement est primordiale. Pout les remblais de grande hauteur, I"elargissement de la plate-forme s’effectue souvent par cons- truction dun mur de soutenement (Magnan et a., 1999) ; on est alors ramen¢ & un probléme de fon dations. Lorsque les talus présentent des signes d’instabilités, on peut également élargir la plate- forme en réalisant une sur-largeur de remblat (role de banguette) ou par raidissement du talus exis tant (ouvrage renforeé par géotextile, substitution partielle en talus par un matériau de caractéristi- ques mécaniques plus élevées) (Magnan et af., 1999), La protection superticielle des parements Lentretien des risbermes, ct en particulier lour drainage, doit étre pensé ds fe stade du projet, sinon elles finissent par disparaitre, Le recours aux tisbermes est une technique intéressante pour la stabilité globale (elles diminuent nécessairement la pente) et peut éviter Pouverture de zones de dép6is. Elles permettent également de diminuer la longueur de ruissellement de l'eau le long du talus et contribuent ainsi a la prévention de F érosion et des ravinements, surtout dans le cas de matériaux sableux. Une con- figuration adaptée des risbermes facilitera également la maintenance des talus. Par contre, Ja stabilité locale d’une berme est plus faible que la stabilité générale d’un talus de pente uniforme, & emprise cons- tante, On exclura done cette solution dans le cas de sols trop sensibles aux variations de teneur en eau. Pour la mise en végétation des grands remblais, il est souvent difficile de trouver la terre végétale (gros volume nécessaire) ot de « Pancrer » aut talus (emploi de géotextile). L’idéal consiste & véee- taliser au fur et & mesure de Pavancement du chantier, pour éviter les ravinements et pour fournit des « talus verts » ds ouverture de linfrastructure, Le choix des espéces dépend des sols (agro- nomie) et du profil en long (déblai‘remblai) = il s‘agit d’un travail de spécialiste. Provisoirement, pendant la durée du chantier, la récupération des eaux météoriques peut se faite par utilisation de descentes souples (PVC, géomembrane) assocides & des bourrelets de terre. Ce point, important pour tous les remblais, est encore plus pour les remblais de grande hauteur oft un défaut de conception ou de ralisation conduit toujours a des pathologies difficiles a traiter, Lorsque certains matériau constituant le corps de remblai sont de « mauvaise qualité » ou trop sen- sibles 4 la météorologie, un encagement par des matériaux adaptés peut étre envisage - c'est une solution utilisée systématiquement aut Maroc suite aux pathologies constatées sur des ouvrage anciens. II s‘agit de soustraire les sols sensibles 4 l'effet des agents atmosphériques, par un encage- ment de Pordre de 1,50 m d’épaisseur L'exécution des travaux Les travaux préparatoires Bien que cela n’ait pas été évoqué lors du séminaire, aecés & ke base du futur remblai pour y appor- ter les premiéres couches du remblai pose parfois probléme. Lu pente des pistes d'aceés ne peut seonarens Oe Pours EX CrabSHeEs - 249 -yans-ayni 2008 - ner. 4408 - Fe. S18 excéder certains seuils propres aux types d'engins et il est parfois nécessaire de disposer de surlar- geurs d’emprise ou de servitudes de passage pour exécution des pistes d'accés depuis les deblais, Les grands remblais étant souvent sitaés dans des zones & fort relief, ils sont aussi tiéquemment implantes sur pente transversale assez taide, ce qui complique encore les méthodes acces. Comme dé) mentionné au § « Prise en compte du support du remblai », le décapage de ta terre végétale n'est généralement pas justifis, saul si Von veut récupérer ceite terre. De méme, le dessou- cchage n'est géneralement pas névessaire, sauf si Von eraint une reprise de la végétation arbustive sous Ie remblai, Le compactage du sol support de remblai, bien que soubaitable, n'est pas toujours possible si sa portance est trop faible, La réalisation de redans pour les remblais sur pente assez accusée permet d’éviter Ia eréation dun plan de glissement privilégié, par défaut de compactage de la zone de transition entre te matériaut apporté pour constituer le remblai et celui déja en place. Ces redans doivent étre assainis pour récu- pérer et évacucr cau qui peut s'infilter entre le sol en place et le Sol rapporté, Plusieurs dispositions semblent adaptées pour cette collecte, mais on doit éviter les concentrations d'eau possibles sous Fouvrage (élimination de eau gravitaire latéralement) ainsi que des pentes trop accusées sur les redans, susceptibles de provoquer des transits d'eau trop rapides pouvant générer de ['érosion interne. Ces redans, pour assurer leur rdle, doivent permettre le compactage simultané du remblai et clu matériau en place et done offrir une largeur suffisante (au moins 4 1) pour le passage des engins, La mise en place de traversées ou de buses sous remblai a aussi été évoquée au § « Prise en compte de environnement du remblai » On peut rappeler que La meilleure mise en @uvre semble obtenue par lexécution préalable d'une hauteur de remblai excédant la hauteur de la traverse a poser, puis le décaissement de ce remblai au droit de Pouvrage sur une largcur permettant acces un petit compacteur é main on d'un compacteur automoteur suivant importance de Pouvrage, puis le rem- Dlaiement autour de la traversée avec un compacteur adapt jusqu’a rattraper le niveau de fa plate- forme en attente. Par ailleurs, I'expérience a montré que fa pose en dépression des traversées sous remblai, avec des matériaux permettant de maitriser Veffet Marston, donne des résultats satis Le remblaiement en grande masse + le mouvement des terres La principale difficulté pour exécuter un travail de qualité est de bien ge quand les sols disponibles sont hétérogénes. La conception aura alors prévu un « zonage » avec di frentes catégories qu’il serait dangereux de ne pas respecter. A I’échelle du chantier, deux points semblent importants & prendre en compte pour pouvoir geter le réemploi de ces déblais > iL faut pouvoir classer rapidement ct sans approximation les sols dans les eatégories prédéfinies par la conception, pour permettre a l'entreprise de s’organiser et d’atteindre les cadences genéralement élevées prévues a la remise des offtes. Cela nécessite que I'on puisse distinguer plusieurs sols peu différents & Veil avec des essais rapides (par exemple des teneurs en eau ou des essais au bleu de méthyléne ou des mesures de granularité) ou mieux que la catégorie du sol soit discernable a fell nu. Cela n’est pas Je cas général et, par exemple, dans le cas des argiles rouges de décalcification de plasticité variable (se classant entre A2 et A dans le GTR), il est parfo uutopique d espérer les séparer sur un chantier * cadence élevée ® les volumes minimaux de chague eatégorie de sol dans une méme zone de «eb rapport avec les matériels de chantier et les cadences atteintes (couramment de 4 a 8 000 msjour). It west pas possible de déplacer sans arrét atelier d'extraction ou la destination des déblais en fonction de l'analyse des sols. Une continuité d’au moins ue demi-journée et mieux d'une journée pour un atelier d’extraction et pour la destination des matériaux extraits semble raisonnable et deja lourde & gérer. Cela signifie qu’'au-deti dune certaine hétérog le déblai utilisé doit pouvoir tre considéré comme homogene, éventuellement sous réserve de quelques dispositions réalistes qu'extraetion en front de plusieurs metres de hauteur, constitution d'un dépot intermédiaire ngisation doivent étre en. telles alimenté en couches et extrait en front pour assurer son homo, I n'y a pas unanimité pour définir la part d’initiative qu'il convient de lnisser 4 Pentreprise dans Fexécution des grands remblais, Une tendance serait de « verrouiller » le mouvement de terres eor- respondant, compte tenu de Ia rigueur nécessaire & l’exéoution de tels ouvrages et des conséquences désastreuses qu'améneraient des désordres. La tendance apposte est de laisser le choix duu mouve- ment des terres a lentreprise, sn S‘assurant de sa conformité aux exigences de la conception. La deuxidme alternative est juaée peu crédible car c’est toujours la recherche de Moptimum économi- {que qui ’emporte sur optimum technique (et sans doute d’autant plus facilement que le premier se mesure de fagon beaucoup plus fiable que le second). Un compromis semblant raisonnable a été pro- posé, consistant a spécifier a quelle classe doivent répondre les sols utitisés dans chaque zone de remblai et 4 laisser 4 entreprise initiative de proposer le mouvement de terre le plus avantageux pour satisfaire a ces spécifications. Sans doute faut-if reconnaitre aussi que chaque projet a ses spé- cificités et qu’il est normal de ne pas retenir une méthode unique. Ce point serait cependant sans doute d’autant plus aisé a résoudre que la rémunération de tels rem- biais, avee des matériaux différents suivant les zones, serait correctement assurée. II semble en effet souhaitable que la rémunération de ces remblais, qui conduisent parfois a des pistes de pente inl bituelle, a une mattrise assez. fine des rotations dengins, a des difficultés inhabituelles de réglage de talus... soit propre 4 chaque grand remblai, voire a chaque zone de ces rémblais, et en {ous eas distincte de celle des remblais courants. Des pistes provisoires sont souvent nécessaires pour I'édification des grands remblais, comme indi- qué au § « Les travaux préparatoires ». L’expérience prouve que ces pistes doivent étre sys quement détruites et 6tées au fur et & mesure de leur perte d’usage, Leur incorporation dans le corps du remblai conduit trés généralement a des désordres. car leur cinétique de déformation est trop di férente de celle du remblai courant. ‘Comme deja indiqué au § « Prise en compte de environnement du remblai », les matériawx mis en depot contre les talus du remblai doivent étre compactés avec la méme rigueur que le remblai lui- méme et ce dépot doit avoir fait Pobjet d'une étude spécifique préalable On peut aussi appeter ici que la grande hauteur de ces remblais rend particufigrement difficile les interventions ultérieures en talus et il est donc important d'engazonner un grand remblai au fur et a mesure de son édification pour faciliter Paceés du matériel d'engazannement et pour prévenir les effets de ravinement possibles: Les contrdles d'exécution Hormis les contrdles géométriques et ceux relatifs aux ouvrages de drainage et d’assainissement, les méthodes de eontrdle courantes actucllement sont + laméthode da Q/S ; + la mesure des densités i situ par gammadensimetre + Pemploi du pénéiro-densitographe PDG 1000. Ces contrales sont destings a relever les non-qualités qui concement essentiellement la maitrise de lanature des matériaux, leur état hydrique et les conditions de mise en ceuvte (compactage, réglage) au niveat dune couche, Il est admis que ces controles sont quantitativement nombreux, mais sans doute insuffisants, Les objectifs de ince qualité sont de verifier fe critéres issus de l'étude de conception. Les contrdles actuels 52 limitent au respect de sp préétablies, sans laisser fa possibilité dajustements, qui pourraient s‘avérer nécessaires dans le cas Pouvrages non courants, Dans certains cas, il est méme soubaitable de caler les caractéristiques par un chantier dessai D’aucuns pensent méme qu’il est nécessaire dimposer pour les grands remblais des controles non courants (par exemple : pressiométre, pénétrométre), dont les objectifs de performance devraient dscouler de ¥ étude de conception Certaines méthodes de reconnaissance (en particulier, les méthodes géophysiques) devraient étre ddéveloppées pour permetize la recherche des anomalies dans le rembiai celles-ci étant ensuite tes ies par des essais en place susceptibles de mettre en évidence leur éventuel caractére « pathogéne », On peut penser que Midentification des matériaux suivant la classification de la norme NF P 11-300 (GTR) nest pas nécessairement bien adaptée pour earactériser assez. finement les sols utilisés dans les grands remblais, Cependant, actuellement se pose surtout le probleme de la véritieation de la des- {ination des sols identifiés, pour S’assurer que le « zonage » effectivement réalisé correspond & celui Fimportance de ce point dans La qualité au § « Le remblaie- de fa conception (nous avons soulign 2m BES ARORATOINES BES FONTS €T GnAUSSEES ~ 24D aes-s¥m, BOND = REP. 48D — oF. B18 i ment en grande masse »). Si, en théorie, la méthode du Q/S prévoit une tragabilité, celle-ci est rare- ment rigoureuse, entre autres par défaut dun outil informatique adapté permettant d'intégrer + Tenature du matérisn, + saestination, position des engins * atc De méme, la connaissance de I'éiat hyrique se fait & Vaide des essais classiques + tenour en eau w, di caler suivant la nature duu matériau (Vg, limites d’Atterberg, Wop, etC.), + essai au céne, ° dp mais il n’est pas toujours facile d’apprécier le probléme des échanges d matrice du matériau de rembia. entre les blocs et la Fn definitive, la qualité des contrdles repose sur leur aptitude & vérifier la conformité de Pexécution vis- ivvis de critéres et de points critiques mis en éviderice par les études de conception. Ces eritéres peuvent tre variés : pression limite pressiomeétrique, résistance au cisaillement (c’, @'), compressibilité, et. Le controle extérieur doit relever et traiter les anomalies ou les points délivats l'aide de ces con- trdles et de points critiques dont i serait soubaitable que fa définition soit issue de étude de con- ception, I] est 4 noter que les points critiques devtaient pouvoir conduire & des adaptations du projet en phase de travaux, pour tenir compte dautres facteurs découverts en cours de chantier : délais, hétérogénsité des terrains, météo, ete La maintenance des grands remblais Pour assurer correctement Ja maintenance, il convient que le gestionnaire de Pouvrage ait une bonne connaissance des points de ouvrage jugés sensibles, qu’il dispose d'un point zéro complet pour pouvoir ensuite détecter des évolutions anormales de l’ouvtage, d'un éventuel plan de surveiltance si celle-ci est jugée opportune, mais aussi que Pouvrage soit congu pour faciliter "inspection et Paocés aux zones & entretenir. Le § « La maittise des circulations d'eau dans le remblai » propose quelques orientations pour faciliter entretien du réseau de drainage et de L'assainissement superti- ciel. Pour l'entretien des talus, il est souvent conseillé de réaliser des risbermes accessibles A des engins pour la fauche, ainsi que pour d°éventuelles petites réparations du talus de remblai ou tout simplement pour pouvoir y accéder en cas de désordre. Le point zéro peut contenir les éléments suivants © ‘e dossier de récolement, © un relevé topometrique adapté, avec par exemple des nivelles (les repéres de nivellement simples peuvent d’avérer insuffisants), des alignements de repére, des relevés GPS, des photos numériques, etc, © une vérification du bon fonctionnement du drainage + inspection des ouvrages d’assainissement et de leur exutoire * prise en compte des conditions environnementales extérieures et de leur possible evolution (deéboisement, création de fossés d°assainissement & proximité de Pouvrage), @ Jes mesures mécaniques téalisées dans le remblai : caractéristiques pressiométriques, piézomé- triques, mise en place de tubes inclinométriques, ete., © un Etat zéro des teneurs en eau in situ: les methodologies proposées doivent étre adaptées (utilisation de méthodes de diagraphie). Les grands remblais sont & considérer comme des ouvrages sensibles, pour lesquels il faut préconi- set un point zéro systématique pour pouvoir en vérifier Pévolution, méme sans pathologie appa- rente, Dans état actuel de la réglementation (MELT, 1979), a méme titre que pour les chaussees et les ouvrages, Ie point zéro est nécessaire pour permettre la surveillance ullérieure de « ..tout ouvrage (remblai, déblai, digue, etc.) susceptible d’étre affecté d’instabilités ou de glissements... » Un plan de surveillance assez réduit durant les premigres années de Pouvrage (une fois dant 5 4 10 ans) peut porter sur les points suivants, préconisés par Seétauroute par an pen- + tes mouvements de surface, + fes déformations en profondeur (mesure par inclinométcie), ‘Butera nes tauoraromes Ges PoNra er GHavssces 24 -waRs-aan 2008 Aer. 4408 «Fr It + Lévolution des teneurs en eau in situ, + Ie fonctionnement et Pintégrité des ouvrages d°assainissement Ce dernier point mérite une attention toute particuliére, compte tenu de la proportion importante des pathologies de remblai dues & des défauts dans les réseaux de drainage et d’assainissement. Des efforts particuliers seraient sirement justifiés sur cet aspect de fa maintenance, compte tenu des enjeux qu'il représente pour maintenir la qualité de Pouvrage. Lorsque des anomalies apparaissent dans l'ouvrage, un plan de surveillance renforcé et ciblé peut ire décidé, II sera souvent nécessaire également d’équiper ou de compléter I’équipement du remblai cen dispositifs de suivi pour comprendre les céformations de l'ensemble du remblai et en rechercher Ia cause dans un premier temps, puis en surveiller l'amortissement aprés d’éventuelles réparations. Parmi les dispositifs de suivi, on peut citer + Jes inclinométres verticaux, + es tassométres multipoints, + les extensometres + les inclinométres horizontaux mis en euvre da construction du remblai, + les nivelles, en complément d'inclinomeétres, + te Ces mesures peuvent étre couplées avec des relevés GPS, Conclusion Bien que la hauteur des remblais ne présente pas de relation directe avec les pathologies recensées, (Auriol et ai, 2000), la maitrise technique de la conception et de l’exécution des grands rembiais iérite d’éire améliorée, ainsi que les moyens de contrdle mis en place pour s‘assurer de lobtention de la qualité, On peut cependant remarquer que 90% environ des désordres relevés dans les rem- blais déficients recensés en France proviennent de « défauts de projet (drainage mal dimensionné, pente des talus inadaptée) ou d’exécution (manque de compactage, drainage déficient, mise en uvre en conditions météorologiques inadaptées) » et devraient done pouvoir étre évités par une amélioration des compétences ou de la rigueur des pratiques en cause. Les travaux de ce séminaire ‘ont permis de faire le point de l’expérience acquise, qui est déja importante, et d’identifier les orien- tations de recherche les plus pertinentes pour faire progresser ces techniques. Remerciements. Les auteurs ont pour lessentiel compilé et organise les infor- mations et avis formulés par les participants au séminaire, qu'tls tiennent & remercier de eur coopération. REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ALONSO E.E,, (1998), Suction and moisture regimes in roadway bases and subgeades, Proceedings of Inter national symposium on subdrainage in roadway pavements and subgrades, Grenade (Espagne), 11- 13 novembre, pp. $7-64, ALONSO E.E., GENS &., JOSA A., (1990), A constitutive model for partially saturated soils, Géotechnique, vol. 40, 3, pp. 405-430. AURIOL J.-C. et af., (2000), Résultats d’enquéte sur la pathologie des remblais en service, Rowtes/Roads, 306, pp. 57-74. 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