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Note Ecrite

Le document traite de la notion de causalité en matière d'accident de la circulation selon le code CIMA. Il explique que l'implication d'un véhicule terrestre à moteur dans l'accident vaut preuve de causalité, et que cela entraîne l'indemnisation de la victime sans possibilité d'opposer des causes d'exonération.

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Le document traite de la notion de causalité en matière d'accident de la circulation selon le code CIMA. Il explique que l'implication d'un véhicule terrestre à moteur dans l'accident vaut preuve de causalité, et que cela entraîne l'indemnisation de la victime sans possibilité d'opposer des causes d'exonération.

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NOTE ECRITE

Sujet: En fait d’accident de la circulation implication vaut


causalité.
I/ L’établissement de la causalité en matière d’accident de la
circulation
A/ EXIGENCE D’UN ACCIDENT DE LA CIRCULATION
Selon l’article 225, du code CIMA : « Les dispositions du présent
Code s'appliquent, même lorsqu'elles sont transportées en vertu
d'un contrat, aux victimes d'un accident causé par un véhicule
terrestre à moteur ainsi que ses remorques ou semi-remorques ».
On entend par véhicule "tout véhicule terrestre à moteur, c'est-à-
dire tout véhicule automoteur destiné à circuler sur le sol et qui
peut être actionné par une force mécanique sans être lié à une
voie ferrée, ainsi que toute remorque, même non attelée"
En d’autres termes, il est nécessaire que la victime soit une
victime d’accident de la circulation. C’est ce que prévoit ce texte
qui énonce qu’en matière d’accident de la circulation implication
vaut causalité. Il doit donc s’agir d’un accident de la circulation
dont un véhicule terrestre à moteur est impliqué.
B/ L’IMPLICATION DU VEHICULE DANS L’ACCIDENT
Le véhicule doit être impliqué dans l’accident de la circulation.
C’est ce que prévoit ce texte qui met l’accent sur l’implication du
véhicule comme condition de causalité.
Le critère mis en œuvre pour apprécier l'implication est celui de
l'apparence de causalité sans aucune définition de la notion
d'implication. Le fait apparent à l'origine du dommage renvoie au
rattachement potentiel du véhicule terrestre à moteur à une
chaîne causale aboutissant à l'accident et donc au dommage sans
intention de le provoquer (à défaut voir autre qualification). "est
impliqué, au sens de ce texte, tout véhicule qui est intervenu, à
quelque titre que ce soit, dans la survenance de l'accident" cour
de Cassation deuxième chambre civile du 24 juin 1998 " un
véhicule terrestre à moteur est impliqué dans un accident de la
circulation dès lors qu'il a joué un rôle quelconque dans sa
réalisation" cour de Cassation deuxième chambre civile du 24
février 2000.
II/ LES IMPLICATIONS DE LA CAUSALITE
A/ L’INDEMNISATION DE LA VICTIME
Selon l’article 228, du code CIMA « Les victimes, hormis les
conducteurs de véhicules terrestres à moteur, sont indemnisées
des dommages résultant des atteintes à leur personne qu'elles ont
subis, sans que puisse leur être opposée leur propre faute à
l'exception du cas où elles ont volontairement recherché les
dommages subis. »
B/ L’EXCLUSION DES CAUSES D’EXONERARION DE
DROIT COMMUN
Selon l’article 226, du Code CIMA « Les victimes, y compris les
conducteurs ne peuvent se voir opposer la force majeure ou le fait
d'un tiers par le conducteur ou le gardien d'un véhicule
mentionné à l'article 225 ».
Il ressort de ce texte contrairement au droit commun de la
responsabilité du fait des choses, le conducteur ou le gardien du
VTM impliqué dans l’accident ne peut pas s’exonérer de sa
responsabilité en invoquant les causes étrangères que sont « la
force majeure ou le fait d’un tiers» Bien que cette exclusion de la
force majeure et du fait d’un tiers comme cause d’exonération
puisse apparaître sévère pour le responsable du dommage, elle
doit être comprise à la lumière de l’obligation d’assurance qui
pèse sur tout propriétaire d’un VTM.

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