Extrait Guide Complements Alimentaires
Extrait Guide Complements Alimentaires
compléments
érectile
dyspepsie
glaucome
goutte
grippe saisonnière
hyperlipidémie
alimentaires
hypertension Comment les utiliser
hypertrophie pour prendre en charge
bénigne
de la prostate
les maladies les plus courantes
infections urinaires Les doses efficaces
insomnie
Les précautions d’emploi
maladie
d’Alzheimer
maladie
de Parkinson
maladie veineuse
ménopause
migraine
ostéoporose
BRIGITTE KARLESKIND
avec le Dr Bruno Mercier et le Dr Philippe Veroli
Les informations concernant les maladies et leur prise en charge mentionnées dans ce
livre sont des informations générales qui ne constituent en aucun cas des diagnostics ou
des prescriptions. Elles ne peuvent pas remplacer un avis autorisé.
• Si le lecteur n’est ni médecin, ni pharmacien, il devra vérifier auprès de son médecin ou
de son pharmacien que son âge et/ou son état de santé permettent la prise d’un com-
plément alimentaire, surtout en cas de grossesse et d’allaitement.
• Les compléments alimentaires, hormis ceux spécifiquement conçus à leur intention,
sont déconseillés chez les enfants de moins de 12 ans, en dehors d’un avis médical.
• Les personnes souffrant d’une maladie chronique ne doivent pas prendre de complé-
ment alimentaire sans en avoir parlé préalablement à leur médecin et /ou pharmacien.
Ce livre a été conçu avant tout pour les professionnels de santé comme un outil d’aide à
la prescription des compléments alimentaires. Traiter des patients est une tâche difficile
qui requiert une grande expertise. Chaque traitement doit être adapté au patient. Les
éditions Thierry Souccar tiennent à rappeler que la personnalisation d’un traitement ne
peut en aucune manière figurer dans un livre.
La mise à jour des informations sur les médicaments de phytothérapie et les complé-
ments alimentaires est, pour cette édition, arrêtée au 1er janvier 2013.
De nouvelles études scientifiques sont publiées chaque jour. Compte tenu de la rapidité
de l’évolution des connaissances scientifiques en matière d’efficacité et de risques des
compléments alimentaires, les éditions Thierry Souccar ne sauraient être tenues pour
responsables des conséquences dommageables résultant d’une information obsolète
ou non encore intégrée dans cette édition ou bien d’une mauvaise compréhension par
le lecteur des informations présentées dans cet ouvrage.
ISBN 978-2-36549-068-9
COORDINATION
LES ALLERGIES 13
L’ANXIÉTÉ 27
L’ARTHROSE 39
L’ASTHME 49
L’ATHÉROSCLÉROSE 59
LA CATARACTE SÉNILE 75
LA DÉPRESSION 105
LE DIABÈTE 115
LA DYSPEPSIE 145
LE GLAUCOME 153
LA GOUTTE 159
L’HYPERLIPIDÉMIE 173
LA MÉNOPAUSE 251
LA MIGRAINE 261
L’OSTÉOPOROSE 269
LE PSORIASIS 289
LE RHUME 307
LE STRESS 317
INDEX 446
INTRODUCTION
POURQUOI CE GUIDE ?
Probiotiques, vitamines, minéraux, oligo-éléments, extraits de plantes, acides gras, acides ami-
nés… Il existe une multitude de compléments alimentaires sur le marché et les consommateurs
de ces produits dits « naturels » sont de plus en plus nombreux. Le secteur est en constante
progression – selon le Synadiet, le syndicat national des fabricants de produits naturels, diété-
tiques et compléments alimentaires, il a généré en 2012 un chiffre d’affaires de plus d’un milliard
d’euros.
Pourtant, aujourd’hui, il est très difficile pour les professionnels de santé de faire le tri entre les
multiples informations, scientifiques ou publicitaires, qui les submergent concernant les effets
potentiellement bénéfiques ou néfastes des compléments alimentaires. Un jour, ce sont les
effets bénéfiques d’un nutriment rapportés dans une étude qui ont les honneurs de la presse,
et quelques jours plus tard, ce même nutriment peut faire l’objet d’une mise en garde au vu
d’une autre étude. Alors comment s’y retrouver ? Comment distinguer les effets bénéfiques
scientifiquement démontrés, des allégations fallacieuses ou des commentaires trop superficiels
et rapides ?
Ce livre offre pour la première fois en français une synthèse de la littérature scientifique sur les
compléments alimentaires au sens large.
Il rassemble des informations visant à évaluer l’intérêt réel des compléments alimentaires dans
la prévention et le traitement des pathologies les plus courantes. Pour chaque complément
alimentaire étudié, il passe en revue ses modes d’action, ses conditions d’utilisation, ses doses
efficaces, ses contre-indications, ses effets secondaires.
Ce guide pratique se veut être un véritable outil d’aide à la prescription des compléments
alimentaires pour les professionnels de santé et une source d’informations fiables pour leurs
patients.
COMMENT L’UTILISER
Ce livre compte trente six chapitres correspondant à trente six pathologies parmi les plus fré-
quentes.
Chaque chapitre débute par une brève description de la pathologie ou du syndrome : les méca-
nismes impliqués dans son apparition et son évolution, les symptômes, les facteurs de risque, les
moyens de prévention, le diagnostic.
S’ensuit une deuxième partie consacrée aux traitements dans laquelle sont listées les
substances naturelles qui ont prouvé leur efficacité pour prévenir ou aider à soulager la
maladie.
Pour chacune de ces substances, une revue de la littérature scientifique a été réalisée et syn-
thétisée. Figurent notamment des informations sur le mécanisme d’action de la substance et les
résultats des principales études cliniques publiées dont elle a fait l’objet.
7
GUIDE PRATIQUE DES COMPLÉMENTS ALIMENTAIRES
Toutes ces informations ont pour objectif d’aider le praticien à choisir le ou les nutriment(s) ou
ingrédient(s) le(s) mieux adapté(s) à son patient. Des analyses biologiques évaluant le stress
oxydant et le statut en différents nutriments et hormones peuvent constituer un préalable
utile pour guider efficacement la supplémentation (choix des nutriments et de leur dose). Elles
peuvent également, par la suite, aider à vérifier l’efficacité du traitement choisi et, adapter les
doses si besoin est.
Pour chaque nutriment ou ingrédient, la dose indiquée est celle mise en œuvre dans les études
cliniques qui ont montré une efficacité. Cela signifie que ces doses devront être adaptées par le
praticien aux particularités de chaque sujet. À noter que les doses indiquées ne sont pas tou-
jours en accord avec les doses supérieures maximales fixées, lorsqu’elles existent, par l’arrêté du
9 mai 2006 relatif aux nutriments pouvant être employés dans la fabrication des compléments
alimentaires.
Les nutriments et ingrédients cités n’ont pas tous, en France, loin de là, le statut de complément
alimentaire. Certains sont effectivement des compléments alimentaires, mais d’autres sont des
médicaments de phytothérapie ou des médicaments, d’autres encore, n’ont pas de statut, cer-
tains, même, peuvent ne pas être autorisés.
Les contre-indications et effets secondaires potentiels sont rassemblés dans la table des com-
pléments alimentaires à la fin de l’ouvrage. Comme il n’existe pas de base de données centra-
lisant les données toxicologiques et pharmacologiques de ces ingrédients et nutriments, cette
liste ne peut pas être exhaustive.
Par ailleurs, nous rappelons que les compléments alimentaires ne doivent pas être recomman-
dés sans précaution aux femmes enceintes ou allaitantes ni aux enfants de moins de 12 ans,
certains d’entre eux pouvant leur être fortement contre-indiqués.
✶✶✶✶ ✶✶✶ ✶✶ ✶
Preuves Preuves Études positives Résultats Données
scientifiques très scientifiques mais peu d’études très insuffisantes ou
solides solides nombreuses contradictoires ou absence d’études
études de qualité sérieuses sur
insuffisante l’homme
Les substances naturelles citées dans ce guide sont commercialisées seules ou en associa-
tion, en pharmacie, en magasins de diététique et, pour certaines d’entre elles, uniquement
sur des sites de vente en ligne. Certaines substances, comme la DHEA, la prégnénolone ou
des associations spécifiques de nutriments peuvent faire l’objet d’une préparation en phar-
macie.
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INTRODUCTION
D’après cette définition réglementaire des compléments alimentaires, les substances qu’ils
contiennent n’exercent pas d’action thérapeutique et n’ont pas vocation à prévenir ou guérir
une maladie. Le complément alimentaire ne peut donc pas se substituer au médicament à titre
curatif ou préventif.
Une procédure de reconnaissance mutuelle, en accord avec les principes émis par la directive
2002/46/CE, permet de demander l’autorisation de commercialiser des compléments alimen-
taires dont au moins un ingrédient n’est pas autorisé en France mais est légalement utilisé dans
un autre état membre. L’administration ne peut s’y opposer ou limiter son autorisation que si elle
fait la preuve d’un risque pour la santé humaine (Règlement (CE) n°764/2008).
9
GUIDE PRATIQUE DES COMPLÉMENTS ALIMENTAIRES
Une allégation de santé est une mention apposée sur l’étiquette d’un aliment ou d’un complé-
ment alimentaire selon laquelle la consommation d’un aliment donné ou d’un de ses nutriments
– tels que les vitamines, les minéraux ou les fibres par exemple – peut avoir des bienfaits pour la
santé. Seules les allégations autorisées peuvent être mentionnées. La liste des allégations auto-
risées, inscrite au registre communautaire valable pour l’ensemble des pays européens peut être
consultée en ligne : http://c.europa.eu.
Trois catégories d’allégations sont désormais autorisées pour les aliments et les compléments
alimentaires :
• Les allégations génériques : elles concernent une liste positive d’ingrédients (uniquement des
vitamines et des minéraux) établie par le comité scientifique européen en raison de leur sécurité
et de leur biodisponibilité.
• Les allégations nutritionnelles : elles sont liées à une amélioration des fonctions biologiques
et font référence à la teneur en un nutriment d’un aliment. Elles vont indiquer par exemple
« riche en calcium » ou « représente 40 % des apports journaliers recommandés en vitamine E ».
• Les allégations de santé : elles sont liées à la réduction des risques de maladie et à la crois-
sance des enfants, elles soulignent le lien entre un nutriment ou un aliment et l’état de santé.
Elles peuvent revendiquer la diminution d’un facteur de risque comme : « les oméga-3 réduisent
les risques cardiovasculaires » ou celle d’un risque de maladie mais ne peuvent pas comporter de
mention indiquant que tel nutriment prévient une pathologie ou la guérit comme par exemple :
« la lutéine prévient la dégénérescence maculaire liée à l’âge ».
Une liste de 222 allégations de santé autorisées a été validée en juin 2012 et les fabricants ont
eu six mois pour se mettre en conformité avec cette nouvelle réglementation en termes d’éti-
quetage de leurs produits.
95 % des allégations utilisées jusqu’alors par les fabricants de compléments alimentaires n’ont
pas été retenues et doivent disparaître des étiquettes et emballages.
Pour l’heure, cette réglementation ne concerne pas encore les compléments alimentaires à base
de plantes, les différents États n’ayant pas encore pu se mettre d’accord sur leur définition.
Par ailleurs, le libellé des allégations qui ont été retenues ne permet pas, pour la plupart d’entre
elles, une bonne information du consommateur.
10
EX
TR
LA MIGRAINE
A IT
La migraine est une maladie caractérisée par des accès répétitifs de maux de tête, souvent
très violents et pulsatiles, la plupart du temps accompagnés d’autres symptômes comme
des nausées, des vomissements, une hypersensibilité à la lumière...
ORIGINE ET DESCRIPTION
Au cours des années plusieurs théories se sont succédées pour expliquer le mécanisme des
crises de migraine.
La théorie vasculaire
C’est celle de la vasoconstriction/vasodilatation selon laquelle les maux de tête migraineux
seraient causés par une constriction des vaisseaux intracérébraux, suivie d’une dilatation des
artères extra-crâniennes. L’étude du cerveau au cours de migraines a montré une circulation
sanguine anormale.
La théorie de l’hyperexcitabilité
Selon cette théorie, le cerveau des migraineux est extrêmement sensible à des déclencheurs
comme le stress et la fréquence des crises dépend du niveau d’excitabilité. Un déclencheur exté-
rieur provoque la soudaine constriction des vaisseaux sanguins dans le cerveau, lançant ainsi la
céphalée migraineuse.
La cause de cette excitabilité est attribuée à une chimie anormale du cerveau et, en particulier,
à la relation entre le calcium et le magnésium. Aux cours des périodes d’excitabilité, le calcium
passe du liquide extracellulaire à l’espace intracellulaire, provoquant la constriction. Cela laisse
supposer que tout élément bloquant le flux du calcium ou restaurant l’équilibre magnésium/
calcium pourrait aider à atténuer la migraine. Des études indiquent que des bloqueurs des
canaux calciques qui maintiennent le calcium à l’intérieur des cellules peuvent aider efficace-
ment à prévenir les crises de migraine.
L’hypothèse sérotoninergique
Une perturbation du métabolisme de la sérotonine et un excès de neurotransmetteurs sont
également impliqués dans les crises migraineuses.
Dans la circulation sanguine, la sérotonine est stockée dans les plaquettes. Au moment des
crises de migraine, les plaquettes semblent contenir moins de sérotonine. La présence d’un
facteur de libération de la sérotonine (SRF : serotonin releasing factor) chez les migraineux en
serait une explication possible. Le SRF provoquerait une libération de sérotonine juste avant
la crise, déclenchant une vasoconstriction locale. La dégradation de la sérotonine induit peu à
peu la vasodilatation. La sérotonine est également présente dans des cellules de l’intestin où sa
libération peut être à l’origine d’un réflexe de vomissement.
Des chercheurs ont pu associer crise de migraine et diminution du taux sanguin de sérotonine.
L’administration par voie intraveineuse de réserpine, une substance provoquant une diminution
de la sérotonine et d’autres protéines, peut déclencher une migraine chez un sujet migraineux.
261
GUIDE PRATIQUE DES COMPLÉMENTS ALIMENTAIRES
La théorie trigémino-vasculaire
La céphalée migraineuse résulterait de l’activation du système trigémino-vasculaire alors que
l’aura (lire plus bas) serait la conséquence d’un phénomène – la dépression envahissante – loca-
lisé au niveau du cortex cérébral.
Le système trigémino-vasculaire est composé des vaisseaux cérébraux (dont ceux des méninges)
et de leur innervation par les fibres du nerf trijumeau. Il est activé parce que les neurones du
nerf trijumeau sont stimulés et libèrent des neuropeptides. La céphalée de la crise migraineuse
s’explique par une dilatation et une inflammation transitoires des artères de la dure-mère.
Au cours de la crise migraineuse, les neurones assurant l’innervation de ces artères sont sti-
mulés et libèrent des neuropeptides (substance P, CGRP, neurokinine A). Ces neuropeptides
déclenchent une inflammation de la paroi des artères ainsi que leur dilatation, causes de la
douleur. Les nerfs transmettent alors un influx douloureux qui provoque la céphalée lorsqu’il
atteint le tronc cérébral.
La dépression envahissante du cortex cérébral se caractérise par une réduction de l’activité
neuronale qui progresse de l’arrière vers l’avant du cerveau.
SYMPTÔMES ET SIGNES
La migraine est un mal de tête bien particulier qui évolue par crises et qui se distingue des autres
céphalées par des caractéristiques bien précises :
• une durée de 4 heures à 3 jours,
• un caractère souvent pulsatile (ressenti comme du « sang qui bat dans la tête »),
• une localisation fréquemment sur une seule moitié de la tête,
• des nausées voire des vomissements et une grande sensibilité aux bruits.
On distingue les crises migraineuses avec et sans aura, les secondes étant les plus fréquentes.
L’aura
L’aura survient le plus souvent avant la céphalée et dans les cas les plus typiques, en est séparée
par une période d’une quinzaine de minutes. Elle apparaît progressivement en 4 à 5 minutes.
• Les symptômes visuels sont les plus fréquents et correspondent souvent :
- soit à un scotome scintillant, c’est-à-dire un point lumineux et scintillant qui progresse vers la
périphérie, laissant une amputation du champ visuel entourée d’une ligne scintillante souvent brisée ;
- soit à des phosphènes décrits par les migraineux comme des taches lumineuses, des zigzags, des
éclairs ou des étoiles.
Ces signes ne concernent que la moitié du champ visuel et persistent les yeux fermés.
• Il existe aussi des symptômes sensitifs qui se traduisent par des fourmillements et/ou des
engourdissements qui débutent au niveau de la main puis passent à la moitié du visage, d’un
même côté et affectent le pourtour des lèvres, la joue ou la langue.
• Il y a enfin d’autres symptômes telle une difficulté à trouver ses mots ou, plus rarement, une
paralysie touchant la moitié du corps.
262
LA MIGRAINE
Certains migraineux connaissent différents symptômes au cours d’une aura. Elle commence
alors généralement par des troubles visuels, se poursuit par des troubles sensitifs et se termine
par des troubles aphasiques et moteurs.
La douleur
• Elle présente au moins deux des caractéristiques suivantes :
- pulsatile
- unilatérale (au moins au début)
- sévère (invalidante)
- avec malaise général
- aggravée par l’effort physique
• Elle s’accompagne d’au moins un des signes suivants :
- nausées et/ou vomissements
- phonophobie et/ou photophobie
La répétition de cinq crises répondant à ces critères, sans autre cause de céphalée, constitue la
définition officielle de la migraine.
FACTEURS FAVORISANTS
La migraine est plus fréquente chez les femmes et sa fréquence maximale se situe entre 30 et 40 ans.
Il existe une forte association entre la migraine et l’anxiété ainsi que la dépression.
263
GUIDE PRATIQUE DES COMPLÉMENTS ALIMENTAIRES
- le gibier
- le chocolat (il contient de la phényléthylamine)
- les charcuteries
- la levure de bière
- certains vins
• Certains aliments peuvent entraîner des céphalées non migraineuses :
- les glaces (par refroidissement de la voûte palatine et de la base du crâne)
- les hot-dogs (les saucisses sont riches en nitrites)
- le glutamate (employé comme exhausteur de goût)
- les repas trop gras
- le jeûne
Les facteurs hormonaux
Les trois quarts des migraineux sont des femmes.
• La migraine s’installe souvent à la puberté.
• Elle se manifeste fréquemment juste avant les règles.
• Elle s’atténue parfois pendant la grossesse.
• Les contraceptifs oraux et les traitements substitutifs hormonaux interagissent sur les para-
mètres de la migraine.
264
LA MIGRAINE
TRAITEMENTS
Le traitement de fond de la migraine a pour • ont des effets sur l’agrégation plaquettaire,
principal objectif de diminuer la fréquence • inhibent la biosynthèse des eicosanoïdes
des crises. Son efficacité ne peut s’évaluer et de la phospholipase A plaquettaire,
qu’après au moins 2 à 3 mois d’utilisation tous ces processus étant associés à l’étio-
à partir d’un objectif, le plus souvent une logie de la migraine. Le parthénolide se lie
amélioration d’au moins 50 % du paramètre spécifiquement à la protéine IKK-bêta et
d’évaluation choisi. Celui-ci est, le plus sou- inhibe son action qui intervient dans le pro-
vent, la fréquence des crises mais peut aussi cessus inflammatoire de l’organisme.
être la quantité de médicaments utilisés La grande camomille est approuvée en
contre les crises. Grande-Bretagne et au Canada pour le trai-
Si le traitement est efficace et bien toléré, il tement de la migraine. De même l’ESCOP et
est poursuivi pendant encore 3 à 9 mois puis l’Organisation mondiale de la santé recon-
interrompu progressivement. naissent l’efficacité des feuilles de la grande
camomille dans le traitement de la migraine.
L’EXTRAIT DE GRANDE CAMOMILLE DOSE
➜ 125 à 250 mg d’un extrait standardisé
(TANACETUM PARTHENIUM)
à 0,2 % de parthénolide par jour.
Un certain nombre d’études concernant la
capacité de la grande camomille à préve-
nir la migraine sont apparues à la fin des
L’EXTRAIT DE PÉTASITE
années 1970. Elles suggèrent que la prise de
(PETASITES HYBRIDUS)
grande camomille diminue la fréquence et la
sévérité des crises de migraine ainsi que les La recherche moderne a découvert que les
nausées et les vomissements qui leurs sont extraits de pétasite contiennent des ingré-
associés1, 2, 3. dients actifs qui préviennent la migraine. La
La grande camomille renferme un principe pétasite est prescrite depuis plus de 30 ans
actif, le parthénolide, un sesquiterpène lac- en Allemagne aux personnes souffrant de
tone, dont l’effet bénéfique dans la préven- migraines.
tion des maux de tête a fait l’objet d’un cer- La pétasite contient deux sesquiterpènes, la
tain nombre de recherches. Elles montrent pétasine et de l’isopétasine.
entre autres que le parthénolide exerce un • La pétasine est un puissant agent anti-
effet anti-inflammatoire en inhibant la libé- inflammatoire qui ralentirait la production de
ration, par les plaquettes sanguines, de la leucotriènes par l’organisme, diminuant ainsi
sérotonine. le risque d’inflammation des vaisseaux sanguins
Les extraits de grande camomille : et celui de développer une crise migraineuse.
265
GUIDE PRATIQUE DES COMPLÉMENTS ALIMENTAIRES
266
LA MIGRAINE
267
GUIDE PRATIQUE DES COMPLÉMENTS ALIMENTAIRES
1. Johnson ES et al. : Efficacy of feverfew as prophylactic treatment 10. Talebi M et al. : Relation between serum magnesium level and
of migraine. Br Med J (Clin Res Ed) 1985 Aug 31; 52(1):155-63. migraine attack. Neurosciences (Riyadh) 2011 Oct; 16(4):320-3
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controlled trial of feverfew in migraine prevention. Lancet magnesium: results from a prospective, multi-center, placebo-
1988 Juil 23;2 (8604):189-92. controlled and double-blind randomized study. Cephalagia.
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3. Diener HC et al. : Efficacy and safety of 6,25 mg t.i.d feverfew
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blind, multicentre placebo-controlled study. Cephalagia 2005 migraine without aura. Magn Res 2008 Jun; 21(2):101-8
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18. Vogler B et al. : Role of melatonin in the pathophysiology
9. Mauskop A et al. : Why all migraine patients should be of migraine: implications for treatment. CNS Drugs.
treated with magnesium. J Neural Transm 2012 Mar 18 Epub 2006;20(5):343-50.
ahead of print.
268
GUIDE PRATIQUE DES COMPLÉMENTS ALIMENTAIRES
MAGNÉSIUM
DESCRIPTION
Le magnésium, un minéral essentiel, est indispensable à plus de 300 réactions enzymatiques dans
l’organisme. Il aide à maintenir un fonctionnement musculaire et nerveux normal, un rythme cardiaque
régulier, contribue à un système immunitaire sain et à conserver leur force aux os. Le magnésium aide
aussi à réguler le niveau de sucre sanguin, il favorise une pression sanguine normale et est impliqué
dans la synthèse des protéines et le métabolisme énergétique.
L’évolution de l’alimentation moderne a un retentissement important sur les apports quotidiens en
magnésium rendant les carences d’apport fréquentes. En France, près d’1 femme sur 4 et 1 homme sur
6 manquent de magnésium. Une déficience en magnésium augmente le risque de maladies.
La vitamine B6 accroit la quantité de magnésium qui peut pénétrer dans les cellules. Le magnésium
peut entrer en compétition avec d’autres minéraux, notamment avec le calcium, pour son absorption.
DESCRIPTION
Les graines et l’écorce du marronnier d’Inde contiennent de l’aescine et de l’aesculoside qui exerce-
raient un effet protecteur sur les parois des veines et des petits vaisseaux sanguins. Elles auraient égale-
ment une action réductrice sur les œdèmes et l’inflammation.
414
TABLE DES COMPLÉMENTS ALIMENTAIRES
DESCRIPTION
Le mastic est un remède naturel utilisé depuis plusieurs centaines d’années et dont la science moderne
a montré l’efficacité et l’innocuité. Le mastic (Pistacia lentiscus) ou pistachier lentisque est une variété de
pistachier qui pousse sur l’île de Chio, en Grèce.
Depuis les temps anciens, la résine de mastic, extraite de l’écorce de ce pistachier, est utilisée dans les
civilisations méditerranéennes comme antiseptique, antioxydant alimentaire, pour parfumer l’haleine,
comme remède contre les douleurs d’estomac, l’indigestion et l’ulcère peptique mais, aussi, comme
assaisonnement d’une grande variété de boissons et d’aliments traditionnels.
MÉLATONINE
DESCRIPTION
La mélatonine est une hormone naturelle produite par la glande pinéale au cours de la nuit en réponse
à l’obscurité. Elle aide le cerveau à différencier le jour de la nuit pour réguler les cycles du sommeil et le
rythme circadien. Régulant et contrôlant notre horloge biologique, la mélatonine a d’abord été utilisée
pour améliorer le sommeil.
La mélatonine a également un pouvoir antioxydant remarquablement important : elle favorise la pro-
duction dans l’organisme d’enzymes antioxydantes naturelles comme la superoxyde dismutase (SOD)
ou la glutathion peroxydase. D’un autre côté, elle déclenche des actions qui ont pour résultat de dimi-
nuer la production d’inducteurs de l’inflammation comme l’oxyde nitrique synthase ou la lipoxygénase.
415
Guide pratique
allergies
ACHETER CE LIVRE
anxiété
arthrose
au vieillissement
BRIGITTE KARLESKIND
dégénérescence avec le Dr Bruno Mercier et le Dr Philippe Veroli
maculaire liée à l’âge
448 pages
D.R.
dépression
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Elle dirige la collection
compléments
Nature et Vitamines. érectile
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de sept médecins goutte
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hypertrophie pour prendre en charge
D.R.
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de la prostate
les maladies les plus courantes
infections urinaires Les doses efficaces
insomnie
Les précautions d’emploi
maladie
d’Alzheimer
maladie
couverture Atelier Didier thimonier
de Parkinson
Bonus
Couverture Atelier Didier Thimonier