Etudes Marketing
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PLAN DE COURS
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INTRODUCTION
Qu’est-ce qu’une étude de marché ?
• Définition
• Limites d’une étude
• Les deux grandes approches
• Les quatre phases de la réalisation
DÉFINITION
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MOTS CLÉS
Marché : pris dans un sens marketing très large, il englobe les produits ou les
services émanant de toutes les catégories d’organisation privées (entreprises,
professions libérales, artisans ou commerçants, etc.), publiques (État, collectivités
territoriales, administrations, etc.) ou associatives (sportives, culturelles, sociales,
humanitaires, politiques, etc.). Par extension, les jugements (moraux, politiques,
sociaux, religieux) ou les activités d’une population sont considérés comme un
« marché des opinions » et peuvent être étudiés avec les mêmes techniques que
celles utilisées dans les études marketing classiques.
MOTS CLÉS
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MOTS CLÉS
MOTS CLÉS
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Une étude réduit, mais ne supprime pas les risques de produire des résultats
erronés. Il existe des objectifs d'études qui restent, par nature, difficiles à
appréhender.
Par exemple, l'évaluation des ventes sur des marchés liés aux nouvelles
technologies (Internet des objets (I.T.), réseaux sociaux online, etc.) ou
correspondant à des innovations de rupture est très délicate à effectuer.
D'autres domaines sont difficiles : prévision de l'impact viral de publicités (buzz),
détermination des ventes de produits soumis à des effets de mode, etc.
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Une étude de marché peut être conduite selon deux perspectives, plus
complémentaires que véritablement opposées :
• Démarche quantitative
• Démarche qualitative
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DÉMARCHE QUANTITATIVE
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DÉMARCHE QUALITATIVE
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Quelle que soit la démarche retenue, l'étude de marché comporte quatre grandes
étapes qui s'articulent selon le schéma suivant :
• Étape 1 : Cadrage de l’étude
• Étape 2 : Collecte des informations
• Étape 3 : Analyse des informations
• Étape 4 : Rédaction du rapport d’étude
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Il s'agit de traduire le problème initial en questions d'étude. Cela exige fréquemment une
réflexion markéting préalable avant d'élaborer le projet d'étude.
En effet, le choix des techniques découle du problème marketing identifié. Par exemple, à la
question : « Pourquoi les ventes régressent-elles ? », plusieurs réponses, donc plusieurs
techniques d'étude, sont envisageables : actions des concurrents, canal de vente inadapté,
prix trop élevé, mauvaise image de marque, produit obsolète, etc. Compte tenu des
contraintes de temps et de budget, on n'explore que la direction ou les deux directions les
plus plausibles, celles-ci deviennent les « questions d'étude ».
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Les conclusions reprennent les résultats essentiels mis au jour lors des traitements
des données. Elles doivent répondre clairement au problème posé au départ. Elles
sont présentées dans un rapport qui peut être exposé oralement dans l’entreprise.
Souvent ces conclusions se prolongent par une recommandation d’action
marketing.
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1. Cadrer l'étude
Une étude, qu’elle soit qualitative ou 2. Conduire une étude qualitative
quantitative, se déroule en quatre phases : 3. Gérer le terrain d'une étude quantitative
cadrage, terrain, analyse, rapport. 4. Analyser les données d'une étude quantitative
5. Rédiger et présenter le rapport d'étude
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EXEMPLE
Les parts de marché d’une entreprise s’érodent. Le directeur commande une étude pour découvrir
les causes de cette situation.
Ainsi posé, le problème n’est pas soluble, car il existe un faisceau d’hypothèses, chacune
débouchant sur une question d’étude différente : produit obsolète, problème d’image, prix trop
élevé, mauvaise communication, etc.
Supposons que le directeur pense que cette situation vient d’une mauvaise image de marque. En
oubliant que cette information n’est qu’une hypothèse, le chargé d’études réalise une étude
d’image. Si les résultats montrent une bonne image, la question managériale n’est pas résolue : le
manager risque de conclure que les études ne servent à rien…
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– Définition
– Objectifs
– Sources d’informations
– Évaluation
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DÉFINITION
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OBJECTIFS
L'étude documentaire vise les objectifs suivants :
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OBJECTIFS
L'étude documentaire vise les objectifs suivants :
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OBJECTIFS
L'étude documentaire vise les objectifs suivants :
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SOURCES D’INFORMATIONS
Toutes les sources d'informations, ou presque, sont aujourd'hui accessibles sur Internet, par l'intermédiaire
d’un moteur de recherche (Google, Bing, Yahoo, etc.). Deux types de sources documentaires existent :
1. Les sources publiques, parapubliques et organisations internationales (Eurostat, Insee, chambres de
commerce, douanes, chambres syndicales des entreprises) sont quasi gratuites. Elles recensent la
plupart des données économiques, sociales et démographiques, complétées par des analyses d'un
grand nombre de secteurs d'activité.
2. Les sources privées (associations professionnelles, instituts, consultants, etc.) sont nombreuses et très
évolutives. Les moteurs de recherche sont indispensables pour suivre ces évolutions.
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SOURCES D’INFORMATIONS
En tapant le nom d'une marque, une phrase ou une série de mots-clés, les sites et
les documents recherchés sont listés. Ces derniers sont téléchargeables
gratuitement ou avec une contrepartie financière (voir Doc 1)
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SOURCES D’INFORMATIONS
https://www.xerfi.com/
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ÉVALUATION
La faiblesse majeure des sources secondaires réside dans leur qualité variable, d'où
la nécessité d'être sélectif. De ce point de vue, Internet accroît les difficultés, car de
nombreuses informations sont fournies sans identification de leur provenance.
L'intérêt principal de l'étude documentaire est sa capacité à répondre rapidement au
problème posé, généralement en moins d'une semaine, et ce pour un coût faible :
en moyenne 300 à 500 euros, certaines d'entre elles pouvant atteindre 3 000 euros.
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Les rencontres entre les partenaires de l'étude ont clarifié les questions à résoudre. Le
chargé d'études doit maintenant choisir entre une approche qualitative et une approche
quantitative pour résoudre le problème posé.
Dans la pratique, ces objectifs sont souvent complémentaires : on dégrossit d'abord le
problème par une étude qualitative et l'on pondère ensuite les informations par une
démarche quantitative. L'investigation qualitative est alors une étape exploratoire préalable à
la démarche quantitative.
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Voir Doc 2
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Les sociétés de conseil en étude de marché proposent différentes gammes de prestations. Elles
s'articulent autour de cinq catégories : (Voir Doc 3)
• Étude ad hoc
• Étude omnibus
• Baromètre
• Panel
• Marché-test
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Étude ad hoc
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Étude ad hoc
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Étude ad hoc
Tab. 5 – Coût d’une étude quantitative ad hoc Tab. 6 – Coût d’une étude qualitative ad hoc
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Les prix sont facturés à la question, avec un tarif dégressif selon la quantité. Le client formule
ses questions, l'institut d'études administre le questionnaire et analyse les résultats.
Pour 1000 personnes représentatives de la population française, la question fermée coûte
entre 1300 euros HT (téléphone) et 1500 euros (à domicile) et 500 euros (Internet) ; une
question ouverte revient 20 % à 40 % plus cher.
En général, au-delà de 20 questions, l’étude ad hoc revient moins cher.
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Panel et marché-test
L'abonnement à un panel géré par une société spécialisée (Nielsen, Secodip, GfK) varie de
70000 à 250000 euros HT, selon le nombre de marques suivies et la complexité des marchés.
Le devis moyen oscille entre 70000 et 200000 euros HT, selon le nombre de variables
contrôlées et la durée du test.
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DÉLAI DE RÉALISATION
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Rubriques du projet
Gérer l’appel d’offres
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RUBRIQUES DU PROJET
Le projet d'étude constitue le plan de travail de la future étude. S'il est établi par une
société extérieure, il prend la forme d'un devis descriptif des prestations envisagées.
Quatre grandes rubriques sont détaillées :
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Depuis une dizaine d'années, le secteur s'est fortement concentré pour répondre à
la demande des clients qui souhaitent un même interlocuteur pour couvrir leurs
besoins d'informations sur différents marchés internationaux (voir tableau 9).
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– Appel d’offres
– Baromètre
– Études Ad hoc
– Études documentaire
– Étude qualitative
MOTS CLÉS
– Étude quantitative
– Étude omnibus
– Marché-test
– Panel
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L'objectif est d'explorer la face cachée d'un discours pour découvrir le sens réel des
mots. Cette approche considère que les questions directes utilisées dans les
questionnaires quantitatifs produisent un discours superficiel empreint de
rationalisation.
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L’entretien non directif pur s'appuie sur les méthodes d'investigation issues de la
psychanalyse, proposées par Freud ou par Jung. Pour des raisons de coût, cette forme n'est
que rarement utilisée dans les études de marché, car la durée de tels entretiens dépasse
souvent deux heures.
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L’entretien semi-directif
L’entretien semi-directif est une variante du précédent, très courante dans un contexte
d'étude marketing. Une trame d'interview, appelée guide d’entretien, remplace le
questionnaire utilisé dans l'étude quantitative.
Ce document récapitule les grands thèmes qui doivent être abordés durant l'interview.
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L’entretien semi-directif
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L’entretien semi-directif
Les interviews sont enregistrées (magnétophone) et complétées par une prise de notes pour
capter les aspects non verbaux de l'entretien. Une interview semi-directive dure en moyenne
une heure. Elle se structure en quatre grandes phases : (doc 4)
▕ Phase d’introduction
▕ Phase de centrage du sujet
▕ Phase d’approfondissement
▕ Phase de conclusion
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EN RÉSUMÉ
L'entretien en profondeur convient bien pour traiter tous les sujets d'étude qui sont par
nature tabous : religion, argent, séduction, alcool. Comme le montre le tableau 11, il est
facile à organiser et produit quantité d'informations riches et intimes ; en revanche, son coût
est élevé, car il nécessite la présence d'enquêteurs très qualifiés.
L'échantillon comporte habituellement une vingtaine d'entretiens réalisés sur des individus
relativement hétérogènes en termes d'âge, de genre et de profession. Cela ne permet pas de
généralisation statistique des résultats, mais couvre bien les grandes dimensions du
problème posé.
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RÉUNION DE GROUPE
Un entretien de groupe réunit plusieurs personnes (en général, 6 à 12), dans une
salle spécifiquement aménagée, sous la direction d'un animateur. Les débats sont
généralement enregistrés (magnétophone ou vidéo) et servent de matériaux pour les
analyses ultérieures.
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RÉUNION DE GROUPE
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RÉUNION DE GROUPE
▕ L'animateur s'appuie sur les principes de la dynamique des groupes restreints de Kurt Lewin :
les membres du groupe se stimulent les uns les autres, grâce à l'échange d'idées et aux
réactions qui s'ensuivent ; de plus, il veille à ce que tout le monde puisse s'exprimer.
▕ Malgré cela, il a été montré que l'opinion de quelques personnes influence sensiblement celle
des autres membres. Cette pression vers la conformité limite l'intérêt d'une quantification
ultérieure des résultats.
▕ Cependant, la réunion de groupe reste un moyen économique et rapide pour recenser des
éléments ou pour dégager des hypothèses que l'on testera ensuite.
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AUTRES TECHNIQUES
D'autres méthodes, moins utilisées que les précédentes, complètent la palette des
études qualitatives. La première famille regroupe les techniques projectives, la
seconde englobe les méthodes de créativité.
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Méthodes projectives
Elles trouvent leurs racines dans la psychologie clinique et adaptent à un contexte d'étude de
marché des techniques qui à l'origine ont été conçues pour détecter des pathologies
psychiques, telles que les névroses et psychoses.
Elles reposent sur l'hypothèse défendue par Freud : la projection est une action psychique
qui expulserait de sa conscience des sentiments répréhensibles pour les attribuer à autrui.
Les techniques diffèrent selon le support utilisé durant le test. Elles évoquent souvent une
situation ambiguë ou frustrante, illustrée par des dessins, une histoire ou des images.
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Méthodes projectives
En marketing, ces méthodes conviennent pour la recherche des freins et motivations pour
l'achat d'un produit, l'identification des critères de choix d'un produit, la compréhension
d'une image de marque.
Exemples de techniques :
▕ Test de perception thématique
▕ Bande dessinée
▕ Phrases à compléter
▕ Portrait chinois
▕ Associations de mots
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Méthodes de créativité
Les études marketing utilisent ces techniques pour rechercher des idées de nouveaux
produits ou services. Le processus de créativité suit un cheminement illustré par la figure 3.
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Méthodes de créativité
La créativité en groupe est meilleure, car elle est favorisée par les interactions entre
participants, selon le principe de « cette idée me fait penser à… ». C'est la base de la
méthode du brainstorming mise au point par Osborn.
Un autre principe consiste à décomposer le problème en sous-dimensions, puis à travailler
au sein de chaque branche, comme dans l'analyse morphologique de Zwicky ou l'analyse
fonctionnelle.
De son côté, la méthode synectique de Gordon recourt au raisonnement par analogie (« cela
ressemble à… ») pour stimuler la créativité des individus.
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Méthodes d’observation
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Méthodes d’observation
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TECHNIQUES D’ANALYSE
L’analyse de contenu est la technique la plus courante pour « faire parler les
données ». L’analyse factorielle des correspondances (AFC) offre une vision
multidimensionnelle utile pour approfondir les données.
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Transcription
C'est la copie sur un support papier des enregistrements audio ou vidéo des interviews.
Chaque silence, répétition ou lapsus est soigneusement noté. Ce travail fastidieux se fait
encore souvent à la main ; les logiciels de reconnaissance vocale permettront d'accélérer
cette phase.
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Catégorisation
Après une lecture rapide de deux ou trois interviews, le chargé d'études repère les thèmes,
les sous-thèmes, les évocations, les mots clés qui apparaissent le plus souvent. Ces
éléments forment les catégories et sous-catégories de l'analyse de contenu.
Par exemple, pour une étude sur la perception d'une marque de parfum, « odeur » et
« relation avec l'entourage » forment deux catégories ; « fleuri », « musqué », « poivré » sont
des sous-catégories de l'odeur et « séduction », « attirance », « sensualité » sont des sous-
catégories de la relation avec l’entourage.
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Codification
Les différentes catégories structurent la grille d'analyse. Le chargé d'études reprend chaque
interview, puis ventile les unités du discours (mots, phrases, thèmes) entre ces catégories ;
pour simplifier, on regroupe les thèmes voisins ou les synonymes dans une même catégorie.
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Quantification
On calcule les fréquences d'apparition des différentes catégories. Deux types d'analyse sont
possibles :
– L'analyse horizontale
– L'analyse verticale
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Quantification
– L'analyse horizontale évalue le poids des différentes catégories 𝑥 (ou sous-catégories 𝑥𝑦)
sur l'ensemble des enquêtés. Le calcul des fréquences 𝑓 se fera selon la formule
suivante :
𝑵𝒐𝒎𝒃𝒓𝒆 𝒅′𝒊𝒏𝒕𝒆𝒓𝒗𝒊𝒆𝒘𝒔 𝒐ù 𝒍𝒂 𝒄𝒂𝒕é𝒈𝒐𝒓𝒊𝒆 𝒙 𝒆𝒔𝒕 é𝒗𝒐𝒒𝒖é𝒆 𝒂𝒖 𝒎𝒐𝒊𝒏𝒔 𝒖𝒏𝒆 𝒇𝒐𝒊𝒔
𝒇𝒙 =
𝑵𝒐𝒎𝒃𝒓𝒆 𝒕𝒐𝒕𝒂𝒍 𝒅𝒆 𝒓é𝒑𝒐𝒏𝒅𝒂𝒏𝒕𝒔
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Quantification
– L'analyse verticale poursuit le même objectif, mais travaille au sein d’une même interview.
On établit ainsi la hiérarchie des catégories pour un individu 𝑖 , de la façon suivante :
𝑵𝒐𝒎𝒃𝒓𝒆 𝒅 𝒊𝒏𝒕𝒆𝒓𝒗𝒊𝒆𝒘𝒔 𝒐ù 𝒍𝒂 𝒄𝒂𝒕é𝒈𝒐𝒓𝒊𝒆 𝒙 𝒆𝒔𝒕 é𝒗𝒐𝒒𝒖é𝒆 𝒑𝒂𝒓𝒍 𝒊𝒏𝒅𝒊𝒗𝒊𝒅𝒖 𝒊
𝒇𝒙 =
𝑵𝒐𝒎𝒃𝒓𝒆 𝒕𝒐𝒕𝒂𝒍 𝒅 é𝒗𝒐𝒄𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒑𝒓𝒐𝒅𝒖𝒊𝒕𝒆𝒔 𝒑𝒂𝒓 𝒊
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Quantification
Les logiciels d'analyse textuelle se répandent progressivement (Alceste, InVivo, SPAD T, Sphinx
Lexica, etc.). Ils permettent un traitement automatisé des discours et le calcul immédiat de
nombreuses statistiques textuelles :
• fréquence d'apparition des catégories ou sous-catégories;
• fréquence d'association des items : mots le plus souvent associés avant ou après chaque
item;
• indice de richesse du vocabulaire : nombre de mots différents utilisés par un
répondant/nombre total de mots de l'interview;
• nombre moyen de mots par phrase;
• indice de répétition des mots.
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Le chargé d'études élabore une synthèse générale des résultats qu'il consigne dans un rapport de
synthèse. Les catégories de la grille d'analyse peuvent servir de trame pour la structure du
rapport, mais ce dernier ne doit pas se concevoir comme une mosaïque d’extraits des entretiens.
▕ Si les conclusions s’appuient sur des indices quantifiés, il faut garder à l'esprit que ces
résultats ne peuvent pas être généralisés, car l'échantillon ne satisfait généralement pas les
contraintes statistiques requises.
▕ En revanche, on peut dire que, pour les groupes ou individus interrogés, tel ou tel thème
semble prépondérant ;
▕ Une étude quantitative permettra ultérieurement, le cas échéant, de vérifier si les
phénomènes observés sont généralisables.
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Analyse horizontale
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Analyse verticale
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Les fréquences d'apparition des catégories sont simples à calculer, mais pauvres sur le plan
marketing. Les traitements multivariés améliorent ces résultats, car ils facilitent la mise au
jour de dimensions latentes qui structurent les données.
L’AFC permet de révéler les associations existantes entre deux ensembles de variables. C'est
un prolongement intéressant de l'analyse de contenu, car elle se contente d'un tableau à
double entrée (tableau de contingence) qui récapitule les croisements des différentes
modalités de deux variables.
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Le chargé d'études délimite tout d'abord la population mère concernée puis élabore
la (ou les) base(s) de sondage requise(s). La figure 6 illustre ces opérations.
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La population mère se matérialise par une base de sondage composée des fichiers
ou des documents à partir desquels on procède au repérage des éligibles.
L'échantillon est un groupe d'éligibles extrait de la base de sondage en utilisant une
méthode de tirage.
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Dans l'idéal, la base de sondage coïncide avec la population mère. Pour cela, il faut
disposer de fichiers ou d'informations précises décrivant les éligibles.
Les variables sociodémographiques (âge, revenu, sexe, PCS, etc.) ou de
comportement (quantité de produits achetés, fréquence d'achat, etc.) sont très
utiles.
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Par exemple, l'état civil, recensant toutes les naissances, intéresse les fabricants de
couches-culottes. Mais la plupart du temps, les fichiers ne recoupent pas la totalité
de la population mère : dans ce cas, on compile plusieurs fichiers supposés couvrir
la population visée.
Un autre problème surgit dès que l'unité statistique prise en compte pour
l'échantillonnage n'est pas égale à l'unité éligible.
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Exemple
Imaginons que Coca-Cola étudie le marché potentiel français pour lancer un nouveau soft-drink.
Si aucune cible n’est définie, le chargé d’études devra élargir la population mère à l’ensemble
des « personnes buvant ou susceptibles de boire un soft-drink », c’est-à-dire pratiquement tous
les Français âgés de plus d’un an. Le tableau 16 montre que, en définissant les cibles
potentielles, les contours de la population mère se précisent. Mais l’opérationnalisation des
caractères statistiques correspondant à la cible 1 est réductrice : un consommateur de Coca-
Cola buvant quatre litres par mois est considéré comme « inéligible », s’il reste une semaine sans
en boire. Bien qu’il appartienne à la population mère « client régulier », il sera considéré comme
inéligible.
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ÉLÉMENTS BUDGÉTAIRES
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ÉLÉMENTS BUDGÉTAIRES
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ASPECTS STATISTIQUES
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ASPECTS STATISTIQUES
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TIRER L’ÉCHANTILLON
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SONDAGE ALÉATOIRE
L'échantillon est constitué à partir d'un tirage au hasard effectué sur un fichier
nominatif de tous les individus appartenant à la base de sondage. La validité de
cette méthode suppose que tous les individus tirés au sort acceptent de répondre,
ce qui conduit à de coûteuses relances, sauf pour une entreprise qui interroge ses
clients à partir de ses propres bases de données.
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SONDAGE ALÉATOIRE
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Aléatoire simple
Les noms des éligibles sont codés puis tirés au sort, généralement à l'aide d'un algorithme
informatique. Pour de petits échantillons, on peut procéder manuellement en utilisant une
table de nombres au hasard, telle celle de Kendall. Le tirage est équiprobable, c'est-à-dire
que la probabilité d'être interrogé est la même pour chaque individu appartenant à la base de
sondage.
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Aléatoire simple
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Aléatoire stratifié
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Aléatoire stratifié
Pourquoi créer des strates? Pour bien des raisons, la principale étant que leur utilisation peut
rendre la stratégie d’échantillonnage plus efficace. Si chaque personne incluse dans une
population avait le même salaire, il suffirait alors d’un échantillon d’une seule unité pour obtenir
une estimation précise du salaire moyen des membres de cette population.
Si vous créez des strates à l’intérieur desquelles les unités auraient des caractéristiques similaires
et qui différeraient considérablement de celles des unités incluses dans d’autres strates, vous
n’auriez alors besoin que d’un petit échantillon tiré de chaque strate afin d’obtenir une estimation
précise du revenu total pour la strate en question.
Vous pourriez ensuite combiner ces estimations afin d’obtenir une estimation précise du revenu
total de l’ensemble de la population. Si vous deviez utiliser un EAS de la population entière, il vous
faudrait un échantillon plus grand que l’ensemble des échantillons de toutes les strates afin
d’obtenir une estimation du même degré de précision pour le revenu total.
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Aléatoire en grappe
Il est parfois trop dispendieux d’avoir un échantillon réparti sur l’ensemble du territoire. Les
coûts de déplacement risquent de devenir élevés si les intervieweurs doivent sonder des
gens d’un bout à l’autre du pays. Les statisticiens peuvent choisir la technique de
l’échantillonnage par grappes pour réduire les coûts.
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Aléatoire en grappe
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Aléatoire en grappe
Rappelons que dans un échantillon stratifié, des unités sont sélectionnées dans toutes les
strates. C’est donc l’une des différences entre les deux approches.
Entre autres exemples de grappes qui peuvent être utilisées, il y a les usines, les
établissements d’enseignement et les régions géographiques telles que les subdivisions
électorales.
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142
Exemple
Supposons que vous représentez une organisation d’athlétisme désirant déterminer quels
sports pratiquent les élèves de collège au Maroc. Il serait trop dispendieux et trop long
d’interroger chaque élève marocain de collège ou même deux ou trois élèves de chaque
classe. Vous pourriez plutôt sélectionner au hasard 100 écoles dans tout le pays. Ces 100
écoles seraient les grappes échantillonnées. Tous les élèves de collège de chacune des 100
écoles pourraient alors être interrogés.
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MÉTHODES EMPIRIQUES
Ces techniques reposent sur un choix raisonné des individus, généralement dicté
par l’absence de fichiers ou la faiblesse du budget. Là encore, plusieurs variantes
existent.
– Quotas
– Commodité (ou convenance)
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Quotas
C'est le mode de tirage le plus usité par les instituts d'études, car il offre un bon rapport
précision/coût.
On construit dans l'échantillon une population mère miniaturisée sur la base de critères
jugés pertinents. Les variables sociodémographiques (âge, sexe, revenu, région d'habitat,
etc.) ou les quantités consommées d'un produit sont les plus usitées pour établir les quotas.
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Exemple
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C'est une technique intéressante pour des études exploratoires, lorsque l'on veut tester des
hypothèses. On contrôle l'homogénéité des répondants au sein de chaque échantillon, sur la
base de critères jugés pertinents à partir de l'expérience antérieure ou de l'intuition. Si les
hypothèses sont vérifiées, une autre étude quantitative doit être entreprise.
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Exemple
On teste une nouvelle formule de déodorants pour chiens auprès de deux cibles jugées, sur
la base d’expériences antérieures, comme les plus réceptives. Un premier échantillon est
composé de 50 maîtresses de caniche âgées de plus de 50 ans ; un second échantillon
regroupe 50 hommes ayant un labrador. Si le prétest est un succès, on enchaîne avec une
étude quantitative pour approfondir ces premiers résultats.
147
148
CONSTRUIRE LE QUESTIONNAIRE
Cette opération n'est pas facile, car toute erreur à ce niveau biaise les réponses et
conduit à des interprétations erronées.
Le chargé d'études rédige d'abord un projet de questionnaire, appelé pilote, testé
ensuite sur un petit échantillon pour vérifier la compréhension de chaque question.
Le questionnaire final est présenté aux enquêteurs ; à défaut, une fiche d'explication
complète est fournie aux enquêteurs.
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Le questionnaire suit des principes simples à énoncer, mais plus délicats à respecter :
– Sur le fond, chaque question doit être comprise et acceptée par tous les répondants ; les
modalités d'enregistrement des réponses, appelées « échelles », doivent être adaptées au
recueil des informations détenues par le répondant.
– Sur la forme, la mise en pages doit être aérée et attractive. Il faut éviter les questions
comportant des renvois multiples. Les signes cabalistiques et autres flèches
() sont utiles pour attirer l'attention sur un point particulier.
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Un questionnaire doit prendre en compte les trois grandes phases d'une interview.
1. Phase de contact
2. Phase de centrage
3. Phase de clôture
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1. Phase de contact
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2. Phase de centrage
▕ Une ou deux questions de mise en route amènent progressivement le répondant vers les
thèmes centraux de l'étude.
▕ C'est une progression logique, en partant de questions générales pour aller vers des
questions plus personnelles.
▕ À chaque changement de thème, une courte phrase de transition évite que le répondant
soit désorienté.
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154
3. Phase de clôture
▕ Les questions de situation permettent d'identifier le répondant sur la base des variables
sociodémographiques usuelles (âge, profession, revenu, etc.), complétées
éventuellement par des questions sur des quantités et fréquences d'achat.
▕ Cette fiche signalétique sera très utile pour les traitements statistiques ultérieurs.
▕ En dernier lieu, l'enquêteur remercie le répondant pour sa participation.
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DIFFÉRENTS TYPES D’ÉCHELLE DE
MESURE D’UN QUESTIONNAIRE
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DIFFÉRENTS TYPES D’ÉCHELLE DE
MESURE D’UN QUESTIONNAIRE
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DIFFÉRENTS TYPES D’ÉCHELLE DE
MESURE D’UN QUESTIONNAIRE
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DIFFÉRENTS TYPES D’ÉCHELLE DE
MESURE D’UN QUESTIONNAIRE
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DIFFÉRENTS TYPES D’ÉCHELLE DE
MESURE D’UN QUESTIONNAIRE
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DIFFÉRENTS TYPES D’ÉCHELLE DE
MESURE D’UN QUESTIONNAIRE
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DIFFÉRENTS TYPES D’ÉCHELLE DE
MESURE D’UN QUESTIONNAIRE
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Le tableau 18 montre que le choix d'une échelle de réponse dépend de l'objectif de l'étude.
▕ Pour étudier un comportement, les échelles dichotomiques ou à choix multiple sont bien
adaptées ;
▕ Pour évaluer une attitude, les échelles de rangs ou d'attitude conviennent ;
▕ Pour cerner une motivation, les questions ouvertes sont préférables, mais dans ce cas,
une approche qualitative est souhaitable.
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Formulation orientée
Une question peut (le plus souvent involontairement, mais ce n'est pas toujours le cas)
suggérer la réponse.
Par exemple, les répondants surpondèrent les attributs rationnels (prix, consommation,
robustesse, etc.) par rapport aux attributs subjectifs (esthétique, statut social, etc.) lorsqu'ils
sont interrogés sur le choix d'une voiture. La peur d'être jugé par l'enquêteur, l'utilisation de
mots connotés négativement (« interdire », « détruire », etc.) produisent des réponses
biaisées vers des positions plus neutres ou ouvertes.
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Certains sujets d'étude conduisent à des réponses biaisées, parce qu'ils sont considérés
comme tabous par un grand nombre d'interviewés : religion, argent, hygiène et santé, etc.
L'interviewé tend à donner une réponse socialement acceptable, plutôt que ses opinions
propres. Les techniques d'étude qualitative sont en général préférables pour ce type de sujet.
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ADMINISTRER LE QUESTIONNAIRE
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ADMINISTRER LE QUESTIONNAIRE
Le questionnaire est rempli par l'enquêteur, ce qui assure une meilleure qualité des
réponses, ou auto-administré, c'est-à-dire complété par la personne interviewée, ce qui
accroît la productivité de l'enquêteur.
Quatre possibilités d'administration : (doc. 8)
– Entretien en face à face
– Envoi postal
– Téléphone
– Internet
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Deux types de biais peuvent détériorer la qualité globale d'une étude : les biais
statistiques et les biais d'origine humaine (tableau 21). Le contrôle du terrain vise à
limiter leur effet.
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Le chargé d'études doit repérer la nature des variables et les propriétés des
échelles utilisées dans le questionnaire. Ensuite, il codifie et saisit les
données pour pouvoir utiliser un logiciel de traitement.
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Types de variables
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Types de variables
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Types de variables
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Types de variables
Les traitements statistiques sur une variable qualitative sont limités, alors
qu'une variable quantitative en autorise un grand nombre.
Malgré tout, les modalités d'une variable qualitative permettent de segmenter
l'échantillon en différents groupes et d'analyser chaque modalité en la
combinant avec des variables quantitatives.
Par exemple, on compare les quantités de bières consommées par les
hommes et les femmes ; on prévoit la marque achetée sachant le nombre
d'enfants, le revenu, la perception des marques, etc.
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– Nominale (catégorielle)
– Ordinale
– Métrique
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Nominale (catégorielle)
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Ordinale
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Ordinale
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Métrique
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Métrique
Exemple : Les échelles d’attitude (Likert, supports sémantiques, etc.) ont la propriété d’intervalle
si les termes choisis pour chaque poste ont été spécifiquement calibrés dans ce but.
Ainsi, on a montré qu’il existe le même écart perceptuel entre les cinq termes suivants :
Extrêmement mauvais (1), Faible (2), Moyen (3), Bon (4), Excellent (5).
La mesure de l’âge d’un individu se fait avec une échelle de rapport : un bébé de 36 mois est deux
fois plus âgé qu’un bébé de 18 mois ; ce rapport est conservé si l’on change d’unité en utilisant
l’année (3 ans contre 1,5 an). En revanche, dire que « Bon » est deux fois mieux que « Faible » n’a
pas de sens.
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– On inscrit sur le questionnaire les codes des modalités des variables nominales
ou les scores des variables métriques ; par exemple, dans la colonne de la
variable V1, on marque « 2 » (modalité « Presque tous les jours »), puis « 1 » pour
V2. Pour les variables ordinales, on reporte dans une case spécifique les rangs
correspondant à chaque classement de la variable : « 3 » pour V5, « 2 » pour V6,
etc.
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– Pour une étude d'image de marque, un problème surgit dès qu'un même individu évalue plusieurs
marques sur une série d'attributs. On peut considérer que chaque couple (marque i, attribut j)
constitue une variable et l'inscrire en colonne, comme dans le tableau 23 : Heineken a un code 5
pour V9 (Désaltérante), 2 pour V10 (Prix), etc.
– Une autre solution est de dire que chaque évaluation de marque est une observation : un interviewé
compte pour plusieurs lignes, autant de fois qu'il y a de marques à juger. C'est la présentation
adoptée dans le tableau 24 : V6, V7 et V8 correspondent aux différents attributs et ont le même
code quelle que soit la marque. Cette solution est recommandée si l'on pense effectuer des
analyses multivariées.
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LOGICIELS
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Indices de base
Ces indices statistiques (voir tableau 26) caractérisent l'ensemble des observations
recueillies. Ils visent plusieurs objectifs :
– situer le centre de gravité des observations (moyenne, médiane) ;
– informer sur la dispersion des informations par rapport au centre (variance, écart-type) ;
– rechercher des variations concomitantes entre les valeurs de deux séries d'observations
(covariation).
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TRI A PLAT
On calcule les fréquences relatives (𝑓𝑖) des différentes modalités d'une variable X.
Chaque fréquence est égale au rapport du nombre d'individus (ni) qui possèdent la
modalité i de la variable X, sur le nombre total d'individus étudiés (n).
𝑛
𝑓 =
𝑛
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220
TRI A PLAT
Un tri à plat est toujours réalisable, quelle que soit la nature de la variable :
nominale, ordinale ou métrique.
Exemple. 1ère partie : On a extrait deux questions d’une étude portant sur l’équipement
des ménages en téléphone mobile. 200 personnes ont été interrogées.
Q1 : « Possédez-vous un téléphone mobile ? »
Q2 : « Quel est le revenu mensuel net moyen de votre foyer ? »
220
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221
221
222
TRI CROISÉ
Le tri croisé combine les réponses à deux questions. Il impose la construction d’un
tableau à double entrée (appelé tableau de contingence) qui ventile toutes les
combinaisons des modalités de réponses, prises deux à deux. Le croisement de
deux modalités apparaît dans une cellule (ij) du tableau. Une fréquence croisée (fij)
s’obtient en divisant l’effectif de la cellule nij par le nombre total d’observations (n) :
𝑛𝑖𝑗
𝑓 =
𝑛
222
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TRI CROISÉ
Le dénominateur peut aussi être égal aux effectifs marginaux, c'est-à-dire les totaux
en ligne (ni) ou en colonne (nj).
Exemple. 2ème partie : Supposons qu’à partir des deux questions précédentes, on
obtienne le tableau suivant :
223
224
TRI CROISÉ
224
112
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225
TRI CROISÉ
225
226
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227
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