Partie A: Flexion Locale
5-1- Préliminaire
¾ Une dalle est un élément d'épaisseur faible par rapport à ses autres dimensions et
qui est chargé perpendiculairement à son plan moyen. la dalle d'un pont à poutres est
souvent connue sous le nom de "hourdis". le calcul des hourdis des ponts peut s'effectuer
[1]:
- soit en utilisant un modèle élastique et linéaire (théorie classique des plaques
minces, éléments finis, ...)
- soit en utilisant un modèle plastique (tel que la méthode des lignes de rupture)
L'article A.3.2.5 des règles BAEL 91 [2] rend facultatif le recours aux méthodes
plastiques. On ne présente que les méthodes de calcul issues de l'utilisation d'un modèle
élastique et linéaire et plus précisément les résultats des calculs des plaques minces.
Pour les ponts à poutres, le hourdis repose sur des poutres à âme mince et ayant
une faible rigidité de torsion. Dans ce cas, on considère que le hourdis est simplement
appuyé sur les poutres, puis on tient compte forfaitairement de la continuité du hourdis
(Article A.8.2.3).
¾ Le calcul des efforts pour les dalles rectangulaires simplement appuyées peut être
effectué au moyen:
- de l'annexe E.3 du BAEL 91 [2] (pour les charges réparties sur toute la dalle).
- des abaques de Pigeaud (1921) [3]
- des abaques du Bulletin Technique N°1 du SETRA (établies par Thenoz en 1972)
[4] et le complément n°1 de 1976 [5]. Ces abaques donnent directement les valeurs des
moments fléchissants sous l'effet des charges réglementaires (Bc, Bt, Br et Mc120) suivant
les dimensions de la dalle.
- des abaques de Mougin (1985) [6], qui reprennent les abaques de Pigeaud mais
avec plus de précision de calcul. (calcul sur ordinateur comparé à celui de 1921).
La valeur du coefficient de Poisson , ν, rentre dans le calcul des moments
fléchissants. Or conformément à l'article A.2.1.3 du BAEL 91, ce coefficient doit être
pris égale à: ν = 0 pour les calculs des sollicitations, à l'E.L.U. (Etat Limite Ultime)
et à l'E.L.S. (Etat Limite de Service).
Ainsi, on peut déterminer les moments fléchissants, suivant le BAEL, en utilisant
les abaques de Pigeaud ou celles de Mougin. Mais, en ce qui concerne les abaques de
Thenoz (SETRA), les moments fléchissants ont été calculés suivant le CCBA 68, c.à.d.,
avec un coefficient de Poisson, ν, de 0,15. Ainsi, d'après le SETRA, la différence au
niveau résultats n'est pas énorme! et on considère que les valeurs des moments fléchissants
obtenues d'après les abaques du Thenoz sont par excès à l'ELU et par défaut à l'ELS [1].
D’autre part, ces abaques sont données pour des valeurs entre poutres de 3 m ou plus, or
dans la nouvelle conception des ponts à poutres la disatnce des poutres ne dépasse pas les
2m. Donc ces abaques sont inutiles pour le cas des ponts à poutres en BA, par contre, on
peut les employer dans le cas des ponts à poutres en BP..
¾ Les portées des hourdis à prendre compte sont mesurées entre nus des appuis,
c.à.d., entre nus des poutres principales et entre nus des entretoises. On emploi les
notations suivantes:
b0: distance entre axes des poutres principales
a: distance entre axes des entretoises
bP: épaisseur de l'âme des poutres principales
bE:épaisseur des entretoises.
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M. Ben Ouézdou Chap 5, page 101
Poutre principale
x
Entretoise
My
Mx
y y
Ent PP
x
ly bE
bE
a
Figure 1: Notations et Conventions de la dalle (un panneau)
on note lx, le petit côté, tel que lx = Inf(b0-bP,a-bE); Le cas courant est d'avoir lx=b0-bP.
on note ly, le grand côté, tel que ly = Sup(b0-bP,a-bE); Le cas courant est d'avoir ly=a-bE.
Donc lx ≤ ly. le rapport lx/ly est noté ρ,c.à.d., 0 ≤ ρ=lx/ly ≤ 1.
On choisit les axes xx et yy tel que xx//lx et yy//ly.
Mx: Moment fléchissant au centre de la dalle dans la direction lx (autour de ly)
My: Moment fléchissant au centre de la dalle dans la direction ly (autour de lx)
*Le hourdis est calculé aux:
-Charges permanentes (poids propre du hourdis et des éléments reposant sur lui)
-Surcharges roulantes de type B (avec ses trois systèmes Bc, Bt et Br)
-Surcharges militaires ou exceptionnels si indiqués par les cahiers de charges).
D'habitude, en Tunisie, les ponts sont calculés sous l'effet de la charge Mc120.
La charge de type A n'est pas prépondérantes que pour le hourdis de grande largeur et
donc elle n’est pas considérée pour le calcul du hourdis.
*Lorsque le hourdis est soumis à une charge uniformément répartie sur toute la
surface de la dalle, celle-ci est considérée comme portant dans une seule direction si ρ
(=lx/ly) < 0,4 et portant suivant deux directions si 0,4 ≤ ρ ≤ 1. Par contre, sous l'effet d'une
charge concentrée, la dalle porte suivant deux directions quelque soit le rapport ρ.
Type de charge ρ (= lx/ly) < 0,4 0,4 ≤ ρ ≤ 1
Charge unif répartie sur toute la dalle 1 direction 2 directions
Charge non répartie sur toute la dalle (concentrée) 2 directions 2 directions
Tableau N°1: Sens du travail de la dalle.
5-2- Diffusion des charges localisées
D'après l'article A.3.2.5 des règles BAEL 83, on admet que les charges localisées
appliquées à la surface de la dalle se diffusant suivant un angle de 45° jusqu'au plan moyen
de la dalle. En ce qui concerne le revêtement qui est en général composé de matériaux
moins résistant que le béton (asphalte coulé, béton bitumineux, enrobés, ...), l'angle de
diffusion des charges localisées diminue à 37°.
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M. Ben Ouézdou Chap 5, page 102
Soit une charge localisée P s'appliquant suivant une aire rectangulaire de dimension
(uo,vo).
37° uo
45° revêtement
hr dalle
h /2
hdd/2 plan moyen
u
lx lx
y
ly
u
rectangle d'impact (uox vo)
x v x
u // lx
v // ly
rectangle de répartition (u x v)
ly
Figure 2: Diffusion d'une charge, P, localisée sur le plan moyen de la dalle.
La charge se répartie au niveau du plan moyen de la dalle sur une aire rectangulaire de
dimension (u,v), appelée rectangle de répartition, tel que:
u = uo + 2 .tg37° .hr + 2 .(hd/2)
= uo + 1,5 . hr + hd
de même v = vo + 1,5 . hr + hd
La dimension de la roue parallèlement à l'axe xx est notée u, celle parallèlement à l'axe yy
est notée v, (u // lx et v // ly).
u = uo + 1,5 . hr + hd et v = vo + 1,5 . hr + hd
5-3- Dalle rectangulaire sur quatre appuis articulés
Avant de calculer les sollicitations dans le hourdis, on les étudie pour un panneau
de dalle simplement appuyée sur les poutres principales et les entretoises (indice o pour
indiquer l'isostaticité).
5-3-1- Charge uniformément répartie sur toute la surface de la dalle
Cette charge représente la charge permanente gnper, en valeur normatique (sans
pondération).
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M. Ben Ouézdou Chap 5, page 103
1er cas: ρ = lx/ly < 0,4
Dans ce cas, les moments fléchissants My ainsi que les efforts tranchants Ty dans le
sens de la grande portée sont faibles. On les néglige et on admet que la dalle ne porte que
dans une seule direction, celle de la petite portée lx. La dalle travaille donc comme une
poutres de portée lx. Les moments fléchissants et les efforts tranchants sont les mêmes que
pour une poutres isostatique à une travée, c.à.d., que leur valeurs maximaux par unité de
largeur sont respectivement:
gnper . lx2
Mox = 8
gnper . lx
Tap,x = 2
avec dans le sens de yy: Moy = 0 et Tap,y = 0.
x g
Mx
y Mx y lx
lx
x
ly
Figure 3: Moment fléchissant d'une dalle portant dans une seule
direction sous l'effet de la charge permanente
2ème cas: 0,4 ≤ ρ ≤ 1
La dalle porte alors dans les deux directions
*Moments fléchissants
Les moments fléchissants Mox et Moy qui agissent par bande de largeur unité dans
les deux directions lx et ly au centre de la dalle sont égaux à:
Mox = μx . gnper . lx2
Moy = μy . Mox
Les coefficients μx et μy sont données en fonction de ρ(=lx/ly) et du coefficient de Poisson
ν du béton; celui-ci est pris égal à ν = 0 à l'ELU et à l'ELS (calcul des efforts internes).
(voir l'annexe E3 des règles BAEL 83 [2] ou le tableau tiré des abaques de Mougin [6],
voir annexe).
*Efforts tranchants
Les valeurs maximales de l'effort tranchant par unité de longueur sont égales à:
- au milieu du grand côté ly (dans le sens de xx):
gnper . lx .ly
Tap,x = 2 . l + l
y x
- au milieu du petit côté lx (dans le sens de yy):
gnper . lx .ly
Tap,y = 3 . ly
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M. Ben Ouézdou Chap 5, page 104
x Tx
y y lx
ly x
Ty
Figure 4: Distribution de l'effort tranchant au milieu des axes,
pour une dalle portant suivant deux directions
5-3-2-Charge localisée, concentrée P, placé au centre de la dalle
Dans ce cas, la dalle travaille dans les deux directions quelque soit le rapport ρ. La
charge localisée est répartie sur un rectangle de répartition de dimension u x v.
x
y y lx
u
v
ly x
Figure 5: Charge localisée, concentrée P, placé au centre de la dalle, se diffusant sur un
rectangle de répartition ( u x v)
*Moments fléchissants
Les moments par unité de largeur au centre de la dalle se calculent par les expressions
suivantes:
Mox = (M1 + ν M2) . P
Moy = (M2 + ν M1) . P
ν: coefficient de Poisson= 0.
Donc. Mox = M1 . P
Moy = M2 . P
M1 et M2 sont des coefficients dont les valeurs ont été calculés par Pigeaud [3], en 1921,
et mises sous forme d'abaques en fonction des rapports ρ, u/lx et v/ly. Plus récemment, en
1985, les abaques de Pigeaud ont été rétablies avec des meilleurs précisions par J.P.
Mougin [6] (voir annexe 2).
L'utilisation des abaques de Mougin est assez simple. Les abaques sont données
pour plusieurs valeurs de ρ variant de 0,05 à 1,0 en 0,05. Pour des valeurs de ρ
intermédiaires, on effectue une interpolation linéaire entre deux abaques. Celle d'en haut
représente M1 et celle d'en bas représente M2. On détermine alpha = u/lx et on le point sur
l'abscisse. On détermine béta = v/ly, on cherche la courbe correspondante (les courbes sont
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M. Ben Ouézdou Chap 5, page 105
paramétrées en béta) et si nécessaire par interpolation linéaire (visuelle) entre deux
courbes. Les valeurs de M1 ou de M2 sont lues directement sur les axes des ordonnés.
*Effort tranchant
Les valeurs maximales de l'effort tranchant sur le bord de la dalle par unité de
longueur sont égales à:
1er cas: u ≥ v
P
- au milieu de v (dans le sens de xx): Tap,x = 3.u
P
- au milieu de u (dans le sens de yy): Tap,y = 2.u + v
2ème cas: u < v
P
- au milieu de v (dans le sens de xx): Tap,x = 2.v + u
P
- au milieu de u (dans le sens de yy): Tap,y = 3.v
5-3-3-Charge localisée, P, décentrée
Si le rectangle de répartition n'est pas concentrique, on peut utiliser les abaques de
Pucher qui donnent les surfaces d'influences des moments et des efforts tranchants. D'autre
part, Thenoz a établie des abaques qui donnent directement les moments maximaux dans
les deux directions obtenues pour les positions les plus défavorables des charges routières
à caractère normales ou particulier. Ces abaques figurent dans le bulletin technique n°1 (et
son complément ) [4,5] du SETRA.
Mais on peut tout simplement utiliser la méthode de superposition avec les abaques
de Pigeaud ou de Mougin. Ainsi, on découpe la dalle en un certain nombre de rectangles
concentriques et superposer les résultats obtenues pour chaque cas élémentaire. C'est
l'artifice de Résal (1912) [7], basé sur les différences des rectangles centrés.
En pratique, il convient d'envisager les différents cas de charge de Bc, Bt, Br, Mc
80, etc. ainsi que les différentes positions du rectangle d'impact correspondant à fin de
déterminer la valeur maximale du moment à considérer pour le calcul des sections, tant
dans le sens longitudinal que dans le sens transversal [8]. Pour obtenir ce moment
maximum, il faudra disposer les rectangles d'impact le plus près possible du centre de la
dalle.
Dans le cas du convoi Bc, plusieurs cas doivent être envisagés en fonction de la
position relative des poutres, de la chaussée et des trottoirs. De toute manière, ce sont les
roues arrières de 6t qu'il faudra disposer à proximité du centre de la dalle.
Les cas 1 et 2 supposent que la proximité des trottoirs ne permet pas de disposer un
autre camion sur la dalle à côté du camion représenté. Les roues arrières de celui-ci étant
placées à proximité du centre de la dalle. Ainsi, il n'y a qu'un seul camion sur la dalle et on
n'envisage que l'effet des roues 3 et 5, les autres roues , trop loin ou en dehors de la dalle,
sont négligées.
Remarque très importante :
Dans le 3ème te 4ème cas de Bc, les roues arrières (3,4) et (5,6) se chevauchent au
niveau de leur rectangle de répartition et ces cas sont traités en analogies les cas 1 et 2.
u/2 0,5 m u/2
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M. Ben Ouézdou Chap 5, page 106
AL
Axe Longitudinal
4,5 m
4,5 m
3
1,5 m
Axe Transversal AT 5
1,5 m
5 2,0 m
2,0 m
1er cas 2ème cas
Figure 6: Cas les plus défavorable pour un seul camion sur la chaussée (Nv=1)
AL
AL
4,5 m
4,5 m
4 3
4 3 1,5 m
AT 6 5 AT
1,5 m
6 5 2,0 m 2,0 m
0,5
2,0 m 2,0 m
0,5 Camion B Camion A
Camion B Camion A
3ème cas 4ème cas
Figure 7: Cas les plus défavorable pour deux camions côte à côte sur la chaussée (Nv≥2)
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M. Ben Ouézdou Chap 5, page 107
Les cas 3 et 4 supposent que la position des trottoirs permet de disposer côte à côte
2 camions A et B symétriquement par rapport à l'axe longitudinal de la dalle, les essieux
arrières de ces camions étant disposé à proximité immédiate du centre de la dalle. On
n'envisage que l'effet des roues 3 et 5 du camion A et des roues 4 et 6 du camion B.
Pour traiter ces cas, on peut employer l'artifice de Résal, mais en utilisation le
principe de la densité de charge. Celle-ci est tel que p = P pour un rectangle de
u. v
répartition de dimension ( u x v ). En plus, dans la pratique, on peut avoir un
chevauchement entre les rectangles de répartition, en particulier 3 avec 4 et 6 avec 5 de
sorte que les cas 3 et 4 se réduisent aux cas 1 et 2!
1er cas: Effet de deux rectangles situés sur un axe et symétriques par rapport à un autre
L'effet des deux rectangles d'impact (A1,A2,B3,B4) et (B1,B2,B3,B4) est égal à
l'effet du rectangle (A1,A2,B3,B4) moins l'effet du rectangle (A4,A3,B2,B1) avec la même
densité de charge p. Les deux derniers rectangles sont centrés.
AL
A1 A2
v
A A
4 3
AT
v v
2 1
B1 B2
v
B4 B3
u
(A1,A2,A3,A4) + (B1,B2,B3,B4) ≅ (A1,A2,B3,B4) - (A4,A3,B2,B1)
Figure 8: Etude de l'effet des deux rectangles symétriques
Effet de (A1,A2,B3,B4): de dimension u et v1.
les rapports u/lx et v1/ly nous permettent d'obtenir M1' et M2' d'après les abaques de
Mougin (les notations ' pour indiquer les résultats du premier rectangles). On en déduit
M0x' = M1' . P'
M0y' = M2' . P'
P': Poids total appliqué sur cette surface u x v1 de (A1,A2,B3,B4)
P'= p . u . v1
Effet de (A4,A3,B2,B1): de dimension u et v2.
On obtient à l'aide des abaques de Mougin M1'' et M2''
M0x'' = M1'' . P''
M0y'' = M2'' . P''
P''= p . u . v2
Effet des 2 rectangles d'impact (A1,A2,A3,A4) et (B1,B2,B3,B4) est:
M0x = M0x' - M0x''
M0y = M0y' - M0y''
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M. Ben Ouézdou Chap 5, page 108
2ème cas: Effet d'un rectangle centrée et d'un rectangle placé sur un axe
On considère les deux rectangles d'impact (A1,A2,A3,A4) et (B1,B2,B3,B4). Afin
de pouvoir appliquer la méthode des différences de rectangles centrés, on ajoute un impact
fictif (C1, C2,C3,C4) symétrique de (A1,A2,A3,A4) par rapport à l'axe transversal.
Le rectangle (A1, A2,C3,C4) est de dimension (u x v1). Le rectangle (A4, A3,C2,C1)
est de dimension ((u x v2). Le rectangle (B1,B2,B3,B4) est de dimension (u x v)
AL
A1 A2
v
A A
4 3
B1 B2
AT v
v 2 v
1
B4 B3
C1 C2
v
C4 C3
u
(A1,A2,A3,A4)+(B1,B2,B3,B4) ≅
1
2 [(A1, A2,C3,C4)-(A4, A3,C2,C1)]+ (B1,B2,B3,B4)
Figure 9: Etude de l'effet d'un rectangle centré et d'un rectangle placé sue un axe.
3ème cas: Quatre rectangles non centrées et symétriques deux à deux.
AL
A1 A 2 B1 B2
v
A A B4 B3
4 3
AT
v v
2 1
D1 D2 C1
C
2
v
D4 D3 C4 C3
u u2 u
u1
(A1,A2,A3,A4)+(B1,B2,B3,B4)+ (C1,C2,C3,C4)+(D1,D2,D3,D4)
≅
(A1,B2,C3,D4)- (A2,B1,C4,D3)- (A4,B3,C2,D1)+ (A3,B4,C1,D2)
Figure 10: Effet de 4 rectangles non centrées et symétriques deux à deux
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M. Ben Ouézdou Chap 5, page 109
Dans la pratique, lorsque les rectangles (A1,A2,A3,A4) et (B1,B2,B3,B4) se chevauchent
entre-elles (cas de Bc), ainsi que les rectangles (C1,C2,C3,C4) et (D1,D2,D3,D4) se
chevauchent entre-elles, ce cas se réduit au 1er cas.
4ème cas:
Comme pour le 2ème cas, afin de pouvoir appliquer la méthode des différences des
rectangles centrés, on rajoute 2 impacts fictifs (E1,E2,E3,E4) et (F1,F2,F3,F4) symétriques
par rapport à l'axe transversal des impacts (A1,A2,A3,A4) et (B1,B2,B3,B4) .
AL
A1 A 2 B1 B2
v
A A B4 B3
4 3
D1 D2 C1 C
AT 2 v
v v 1
2
D4 D3 C4 C3
F1 F2 E1 E
2
v
F4 F3 E4 E3
u u u
2
u1
(A1,A2,A3,A4)+(B1,B2,B3,B4)+ (C1,C2,C3,C4)+(D1,D2,D3,D4)
≅
1
2 [(A1,B2,E3,F4)-(A2,B1,E4,F3)-(A4,B3,E2,F1)+(A3,B4,E1,F4)]
+ (D1,C2,C3,D4) - (D2,C1,C4,D3)
Figure 11: Effet de 4 rectangles dont deux centrées sur l'axe transversal
et symétriques par rapport à l'axe longitudinal
5-4- Calcul du hourdis: Dalle continue
Le hourdis des ponts à poutres sous chaussée est un panneau de dalle continue. Les
poutres (principales et entretoises) constituent des appuis de continuité. Mais les
sollicitations sont intermédiaires entre celles obtenues lorsque les appuis constituent un
encastrement parfait et celles obtenues lorsque les appuis sont articulées. On dit alors que
cet appui constitue un encastrement partiel.
Les moments dans le hourdis se calculent forfaitairement à partir des efforts
isostatiques Mox et Moy calculées calculés dans l'hypothèse des dalles appuyées sur des
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M. Ben Ouézdou Chap 5, page 110
tr tr
appuis articulées. Ces moments au milieu des travées Mx et My peuvent être réduite de 20
à 25% selon les conditions d'encastrement. Les moments d'encastrement sur les petits et
ap ap
les grands côtés Mx et My sont évalués au moins à 50% du moment Mox dans le sens de
la petite portée. Ces calculs doivent être effectués pour chaque type de charge.
0,8 Mo 0,75 Mo 0,8 Mo
lcs
Me - 0,5 Mo - 0,5 Mo - 0,5 Mo - 0,5 Mo - 0,5 Mo - 0,5 Mo Me
Figure 12: Répartition des moments sur la dalle continue
Pour chaque type de charge (par, Bc, Bt, Br et Mc).
* Dans les travées
→ Dans la direction lx
tr
− travée de rive Mx = 0,80 Mox
tr
− travée intermédiaire Mx = 0,75 Mox
→ Dans la direction ly
tr
− travée de rive My = 0,80 Moy
* Sur les appuis
→ Dans la direction lx
ap
− appui intermédiaire Mx = - 0,50 Mox
ap
− appui de rive Mx = - Sup ( 0,50 Mox; |Me|)
→ Dans la direction ly
ap ap
− appui intermédiaire My = - 0,50 Mox = Mx
ap ap
− appui de rive My = - 0,50 Mox = Mx
Me: Moment d'encorbellement calculé sous l'effet des charges permanentes et de la charge
du trottoir. Celle-ci représente la charge locale de valeur 0,45 t/m2 ou une charge
concentrée de valeur Ptr=6t à placer de manière le plus défavorable.
2
n
Lcs tr ⎛ Ltr Ptr ⎞
Me = - γ[Link]. 2 - γQ1. Sup ⎜ [Link]. (Lcs - 2 ), Lc . Lcs⎟
⎝ ⎠
Lcs: longueur de la console
Ltr: largeur du trottoir
ap ap
|Mg | + |Md |
Dans tous les cas, on doit respecter la condition que Mtr + 2 ≥ 1,25 Mox
Les efforts tranchants dans la dalle continue sont les mêmes que dans le cas de la
dalle articulée.
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M. Ben Ouézdou Chap 5, page 111