PS Chap3
PS Chap3
Université d’Adrar
2
I- Introduction
1- Traction homogène
a- Module de Young
b- Coefficient de Poisson
c- Coefficient de compressibilité
d- Coefficients de Lamé
2- Cisaillement
3- Torsion d’un cylindre
I- Introduction
Ce chapitre a pour objet l’étude des propriétés élastiques d’un cristal considéré non comme
un réseau périodique d’atomes, mais comme un milieu continu homogène. Cette
approximation est assez valable pour des vibrations élastiques de longueur supérieure à
10 6 cm , c'est-à-dire pour des fréquences inférieures à 10 11 Hz ou 10 12 Hz . Ce domaine de
fréquence où l’approximation continue est valable, est d’un grand intérêt pour la physique du
solide ; On utilise des ondes ultrasonores pour mesurer les constantes d’élasticité et pour
étudier les défauts du réseau, la structure électronique des métaux et la supraconductibilité.
Lorsqu’on exerce une contrainte (ou force) sur un solide, celui-ci se déforme ; si le solide
reprend sa forme initiale lorsque la contrainte est relâchée, la déformation est dite élastique
(Il y a absence de déformation permanente ou plastique). Dans le domaine élastique, la
déformation est proportionnelle à la contrainte : C’est la loi de Hooke.
A B AB : Domaine plastique
Point C : Rupture
0 Figure 1 : f Déformation
1- Traction homogène
Considérons une barre verticale encastrée dans la partie supérieure et supportant une
charge à la partie inférieure. En coupant par des plans horizontaux, on conçoit que la barre
est soumise à des contraintes normales à la section, nous dirons qu’il s’agit d’une traction
homogène si les contraintes ont une grandeur constante sur toute la surface de section.
R
Plafond P
S de barre
Réaction R
Sol
P
Si la même barre repose sur un plan fixe (le sol par exemple) par son extrémité inférieure
et supporte une charge sur la partie supérieure, elle est soumise à des contraintes qui sont
de même nature, mais de sens contraire, il s’agit de la compression qui est régie par les
mêmes formules que la traction, pourvu que l’on ne dépasse pas la limite d’élasticité
(limite pour laquelle il cesse d’y avoir proportionnalité entre l’allongement et la force de
traction totale).
a- Module de Young
section F S . F S E . l l (1)
5
Le coefficient E s’appelle : module de Young (unité : kgf / mm 2 ). F
Ordre de grandeur de E :
b- Coefficient de Poisson
l S l 2 r l 1 2 ou encore V 1 2 . .
V 1 F
V l S l r l V E S
c- Coefficient de compressibilité
V l1 l 2 l 3 1 2 F F F 1 1 2
. 1 2 3 3 (5)
V l1 l2 l3 E S1 S 2 S 3 K E
6
d- Coefficient de Lamé
Dans le cas d’un solide isotrope, toutes les propriétés élastiques s’expriment en fonction
de 2 paramètres (voir à la fin du chapitre). On peut, par exemple utiliser E et ). Pour
une étude plus générale et pour le cisaillement par exemple, il est commode d’utiliser 2
autres coefficients que nous allons calculer en fonction de E et .
l1
l1 E 1 2 3
1
l
(6) 2 2 3 1
1
On a : d’où la dilatation relative de volume
l2 E
l 3 1 3 1 2
l 3 E
V l1 l 2 l 3 1 2
1 2 3 (7).
V l1 l2 l3 E
V
En se servant de l’expression de on réécrit l’une des équations (6) :
V
l1 1 E E l1
1 soit 1
l1 E 1 1 2 1 l1
l1
1 2 1
l1 1 2
E E
et
1 1 2 21
7
1-
2- Cisaillement
D C
F
A D B C
F
A B
Figure 6 : Cisaillement
D C
A B
2
A B
8
Figure 7
Il y a donc cisaillement au voisinage de ce plan et la face par unité de surface est encore .
En remarquant qu’après déformation, l’angle aigu des diagonales de la section est 2 si
décrit le cisaillement au voisinage de AC , on peut écrire :
l
1 tg 2 l l 1 l
tg où l l désigne l’allongement relatif de AD
4 2 1 tg l l 1 l
2 l
en remarquant que la dilatation est nulle V V 0 , on a : 2 l l d’où
1 F E
. c'est-à-dire que le module de glissement est égal à . G (11).
S 21
Considérons un cylindre circulaire d’axe $$ dont la section droite passant par $$ est
maintenue fixe et appliquons un couple de moment $$ parallèle à l’autre extrémité.
O C
dS
9
R 4 d 4
d’où la constante de torsion C avec d 2R .
2l 32l
Pour un cristal donné, on définit les contraintes auxquelles il est soumis par les forces qu’il
faut appliquer à une surface élémentaire S pour le maintenir dans son état physique si on
supprime la matière qui se trouve de l’autre côté de cette surface.
F
1
P S P S
2 2
Figure 10
Bien qu’une force soit complétement définie par trois paramètres, le fait qu’il faille définir la
position de la surface sur laquelle on mesure cette force multiple ce nombre de paramètres
par 3, et de cette manière générale, les contraintes d’un corps solide sont déterminées par 9
nombres ; ainsi s’introduit le tenseur des contraintes.
10
zx
Fz
z
S z zy
zz
yx
Fy
S y yy
yz
O y
xx
Fx
x
S x xy
xz
Fx Fy F
Ici , les contraintes sont déterminées en connaissant les vecteurs , et z , soit
Sx Sy Sz
9 paramètres (3 par vecteur) ; on peut disposer ces composantes sous la forme d’un
tableau :
xx xy xz
ij yx yy yz (13) c’est le tenseur des contraintes ; on peut représenter les
zx zy zz
différentes composantes sur un cube élémentaire. z zz
zx zy yz
yy
dz xz yx
xx xy dx
x dy
Figure 12
On écrit que le moment des forces appliquées par rapport à l’axe Oz est nul :
Notation usuelle : Souvent, le tenseur des contraintes est écrit sous la forme :
xx xy xz 1 3 2 0 0 0 3 2
ij yx
yy yz 3 2 1 0 2 0 3 0 1 (14)
zx zy zz 2 1 3 0 0 3 2 1 0
Ce sont les contraintes principales et les axes sont appelés axes principaux pour lequel le
tenseur est diagonal.
Remarque : Le tenseur ij est défini en chaque point du solide le système d’axes qui
annule les composantes tangentielles de ij est différent d’un point à un autre.
La contrainte en un point M dans une direction n , , s’obtient à partir du tenseur des
contraintes en M par la relation : n .n ij . (15).
Comme pour les contraintes internes, les déformations d’un corps solide en élasticité, sont
représentées par 6 nombres, composantes d’un tenseur symétrique du deuxième ordre : le
tenseur des déformations ; ceci n’est possible que par suite de l’hypothèse des petites
déformations.
Hypothèse des petites déformations : Considérons 2 points très voisins du solide étudié, qui
se trouvent en M 1 et M 2 en l’absence de contraintes et viennent respectivement en M 1 et
M 2 après application de contraintes.
u x u1x
MM = u x, y, z u y ; M 1 M 1 = u1 x x, y y, z z u1 y on peut développer en
u u
z 1z
série de Taylor les composantes du vecteur déplacement u1 M
x
en prenant M comme origine. M y u
z
u x u y u
u1x u x x y z z
x y z x x
u y u y u
(17) u1 y u y x y z z M 1 y y
x y z
z z
u u u z x u z y u z z
1z z
x y z
u1 M 1
Figure 13
u x
En élasticité, on considère les dérivées du type comme des infiniment petits du
x
premier ordre et on néglige les dérivées d’ordre supérieur : c’est l’hypothèse des petites
déformations. Un exemple est représenté par la figure (14) ; il s’agit d’une barre qui
s’allonge et dont, simultanément, les dimensions transversales varient. Les infiniment petits
u u
sont les quantités x , y .
x y
0 y 0 y
x M uy
x u x ux M
x x M1 uy u y
x ux M 1
x u x
Figure 14
13
D’après les équations (17), le passage de la déformation (ou déplacement) d’un point M à
celle d’un point voisin M 1 nécessite la connaissance de neuf (9) dérivées partielles. Mais
comme pour les contraintes, six (6) quantités suffisent à déterminer complétement, à
l’approximation du premier ordre, une déformation.
Ecriture du tenseur :
Calculons les distances séparant les points M et M 1 avant et après déformation : Avant,
on a : dl 2 dx 2 dy 2 dz 2
En ne gardant que les termes du premier ordre, c'est-à-dire en négligeant les produits de
u
type u x y on peut écrire :
x z
2
u u u u u u
dx du x 2
dx dx. x dy. x dz. x dx 2 2dx 2 x 2dxdy x 2dxdy x
x y z x y z
u u u y u
dl 2 dl 2 dx 2 2 x dxdy x dxdz u x u z dydx y u x
x y x z x x y
u y u u u u u u u
dy 2 2 dydz y z dzdx z x dzdy z y dz 2 2 z (20).
y z y x z y z z
Cette écriture (20) montre que le déplacement relatif des points est déterminé en
connaissant les coefficients des produits dx 2 , [Link],.... or seuls six de ces coefficients sont
indépendants. Pour connaitre la déformation, il suffit de connaitre les sommes des dérivées
premières, ce qui réduit le nombre de paramètres, ceci bien entendu dans l’hypothèse des
petites déformations.
u x 1 u x u y 1 u x u z
x 2 y x 2 z x
1 u y u x u y 1 u y u z
(21)
2 x y y 2 z y
1 u z u x 1 u z u y u z
2 x z 2 y z z
Ces dérivées dépendent du point considéré dans le solide. On peut écrire ces paramètres
xx xy xz
sous la forme plus condensée : ij yx yy yz avec, comme pour le tenseur des
zy zz
zx
contraintes :
Types de déformations :
La figure (15) montre les différents types de déformations que représente chacun des
termes du tenseur de déformations. Elles correspondent aux contraintes représentées en
u u y u z
figure 12. Les termes x , , c'est-à-dire xx , yy et zz sont des déformations de
x y z
dilatation (ou de compression). Les autres termes correspondent aux déformations de
cisaillement.
z zz
xx yy
yz zy xz zx xy yx
Figure 15
15
Dilatation :
Par définition, la dilatation, quantité sans dimension, est la variation relative de volume.
Pour une déformation sans cisaillement, les seuls termes non nuls du tenseur des
déformations sont les termes de la diagonale et d’après (20) :
u u y 2 u
dl 2 dl 2 2 x dx 2 2 dy 2 z dz 2 dx 2 1 2 xx dy 2 1 2 yy dz 2 1 2 zz
x y z
= dx 2 dy 2 dz 2 . Tout se passe comme si la longueur dx , avant la déformation, était
devenue : dx dx.1 2 xx
1
2 (23).
Avec l’hypothèse des petites déformations, en négligeant les termes du deuxième ordre, on
2 2 yy 2 zz
arrive à : 1 xx 1 1 1 xx yy zz (24)
2 2 2
C’est la somme des éléments diagonaux du tenseur, c'est-à-dire sa trace. Cette trace est un
invariant. La dilatation produite par une déformation est toujours égale à la somme des
éléments diagonaux ; les déformations qui correspondent aux autres termes xy ,... ne
changent pas le volume (cisaillement).
Comme pour les contraintes, pour une déformation donnée en un point du corps déformé,
on pourra trouver un système d’axes rectangulaires qui rend le tenseur diagonal.
u x u x u x
U 11 x , U 12 y , U 13 z
U 11 U 12 U 13
U ij U 21 U 22
U 23 avec U 22
u y
, U 21
u y
, U 23
u y
U y x z
31 U 32 U 33
U z ,U z , U u z
u u
33 z
31
x
32
y
16
U ij
1
U ij U ji 1 U ij U ji (26)
2 2
Donc, pour passer des déplacements U ij aux déformations ij , il faut retrancher la rotation
définie localement par un tenseur ; on voit facilement que la rotation correspond à la partie
antisymétrique de la matrice de déplacement et que la déformation représente la partie
ij 2 U ij U ji
1
symétrique de U ij . On écrit alors : U ij ij Rij avec (28)
Rij U ij U ji
1
2
Allongement unitaire suivant la direction n .
L’allongement unitaire, en un point M suivant la direction n se déduit à partir du tenseur
des déformations ij au point M et des cosinus directeurs , , et du vecteur n par la
relation : M , n = nn (29) soit :
M , n 2 xx 2 yy 2 zz 2 xy 2 yz 2 xz
3- Loi de Hooke :
Dans la limite des petites déformations, il y a des relations linéaires et homogènes entre les
contraintes et les déformations : C’est la loi de Hooke. Sous la forme la plus générale, les six
composantes qui définissent la déformation et les six composantes qui définissent les
contraintes sont reliées par les relations suivantes :
6
Les relations (31) s’écrivent sous la forme condensée suivante : ei S ij j (32) avec la
j 1
notation d’Einstein : xx 1, yy 2, zz 3, yz 4, zx 5, xy 6 .
La relation (32) représente la loi d’Hooke sous sa forme la plus générale. Les constantes S ij
sont appelées constantes d’élasticité ou de souplesse; elles ont la dimension d’une
surface/force ou volume/énergie.
On peut aussi utiliser la matrice inverse C ij dont les éléments sont appelés constantes de
rigidité ou module d’élasticité (ou de raideur) :
xx C11 xx C12 yy C13 zz 2 C14 yz C15 zx C16 xy
C C C 2 C C C
yy 21 xx 22 yy 23 zz
24 yz 25 zx 26 xy
zz C 31 xx C 32 yy C 33 zz 2 C 34 yz C 35 zx C 36 xy
(33)
yz C 41 xx C 42 yy C 43 zz 2 C 44 yz C 45 zx C 46 xy
zx C 51 xx C 52 yy C 53 zz 2 C 54 yz C 55 zx C 56 xy
xy C 61 xx C 62 yy C 63 zz 2 C 64 yz C 65 zx C 66 xy
Comme on a : e xy 2 xy , e yz 2 yz et e zx 2 zx , on peut écrire toutes les relations (33) sous
6
la forme condensée suivante : i C ij e j avec toujours la notation d’Einstein.
j 1
On peut encore réduire ce nombre par un choix judicieux des axes qui définissent les
composantes des contraintes et des déformations, en tenant compte des axes de symétrie
du cristal ; le nombre minimal de coefficients non nuls qu’on peut obtenir est, pour les
classes des divers systèmes cristallins :
4- Energie élastique
- Densité d’énergie élastique :
La densité d’énergie élastique U (ou énergie élastique par unité de volume) est une fonction
quadratique des déformations dans le cas où la loi de Hooke s’applique (hypothèse des
petites déformations) ; on peut écrire :
6
Qu’on peut écrire sous forme condensée : dU i dei (35) soit, en remplaçant i par
i 1
1
son expression (34) : dU Cij ei Cij ei e j (37)
2
2 i j
Cette expression est intéressante car, pour une déformation donnée ei , on peut calculer
U à partir des potentiels d’interaction entre molécules ; en identifiant avec l’expression
(37), on peut donc déterminer les coefficients C ij en fonction de ces potentiels d’interaction.
L’énergie élastique donnée par (37) reste la même pour un changement de coordonnées qui
laisse le cristal inchangé, c'est-à-dire qui correspond à une des symétries de ce cristal. Cette
condition réduit le nombre de coefficients indépendants.
On va utiliser cette propriété de l’énergie élastique pour montrer que, dans les cristaux
cubiques, il n’y a que 3 coefficients indépendants.
Pour un cristal cubique, les axes de symétrie sont 111 , 1 1 1 , 11 1 et 1 11 , c'est-à-dire
les diagonales principales d’un cube. Une rotation de 2 3 laisse le cristal inchangé. D’après
la définition du tenseur de 2ème ordre, ses composantes, lors d’un changement de
coordonnées, se transforment comme les produits de ces coordonnées ; par exemple, e xx se
transforme comme x 2 , e xy comme xy , … l’effet d’une rotation de 2 3 autour des axes de
symétrie cités plus haut est de changer les coordonnées x, y et z comme suit :
Axe 111 : x y z x
Axe 11 1 : x z y x
Axe 1 1 1 : x z y x
Axe 1 11 : x y z x
Pour ces 4 changements de coordonnées, il faut trouver une expression quadratique qui
reste invariante. On établit, en examinant tous les produits 2 à 2 des composantes de la
déformation, que seules les combinaisons :
19
e 2
xx e yy
2
e zz2 , e xy2 e yz2 e zx2 et e xx e yy e yy e zz e zz e xx ont cette propriété : Des
combinaisons de la forme e xx e xy e yy e yz changent en effet de signe pour l’un ou pour
l’autre de ces changements de coordonnées. z 111
Pour un cristal cubique, la densité d’énergie élastique s’écrit :
U A e xx2 e yy
2
e zz2 B e xx e yy e yy e zz e zz e xx C e xy2 e yz2 e zx2 y
U
xx 2 Ae xx B(e yy e zz ) 2 A C11 , B C12 C13 et C14 C15 C16 0
e xx
U
xy 2Ce xy 2C C 44 , C41 C42 C43 C45 C46 0
e xy
U
1
2
C11 e xx2 e yy
2
1
2
e zz2 C12 e xx e yy e yy e zz e zz e xx C 44 e xy2 e yz2 e zx2 (38)
3 2 1 1 3 2 E
E ; . ; K (43)
2 3 31 2
Et l’énergie : U
1
2
2 e xx2 e yy2 e zz2 e xx e yy e yy e zz e zz e xx 2 e xy2 e yz2 e zx2
IV- Propagation des ondes élastiques dans les cristaux cubiques.
On considère un cube élémentaire de volume xyz sur lequel agissent des contraintes
quelconques données par le tenseur ij .
2 u xx xy xz
(44) où z x
t 2 x y z
Figure 17
2u e xx e yy e zz e e
2 C11 C12 C 44 xy zx
t x x x y z
v2
e yy
2
e e e yx e yz
(45) 2 C11 C12 xx zz C 44
t y y y x z
2w e zz e xx e yy e zx e zy
2 C11 C12 C 44
t z z z x y
2u 2u 2u 2u 2v 2 w
2 C11 2 C 44 2 2 C12 C 44
t x y z x y x z
2v 2v 2v 2v 2u 2 w
(46) 2 C11 2 C 44 2 2 C12 C 44
t y x z x y y z
2w w
2
w w
2 2
u2
v
2
Une solution de (46) est donnée par une onde longitudinale : u u0 exp i.Kx t où u est
la composante suivant x du déplacement d’une particule. Le vecteur d’onde et le
déplacement de la particule sont parallèles à l’axe Ox . Ici, K 2 est le vecteur d’onde
et est la fréquence angulaire 2f . Si l’on substitue (47) dans (46), on obtient :
2 C11K 2 (48). Par conséquent, la vitesse de propagation d’une onde longitudinale dans
1
C 2
la direction 100 est : v L f 11 (49).
K
Soit maintenant une onde transversale ou de cisaillement ayant un vecteur d’onde parallèle
à l’arête x et créant un déplacement des particules v parallèle à l’arête y :
v v0 exp iKx t (50) 2 C44 K 2 . Donc la vitesse de propagation K d’une
1
C 2
onde transversale dans la direction 100 est vT 44 (51)
K
On obtient une vitesse identique si les particules oscillent dans la direction z . Donc pour K
parallèle à 100 les deux ondes de cisaillement indépendantes ont des vitesses de
propagation égales. Ceci n’est pas vrai si K est parallèle à une direction quelconque du
cristal.
Les ondes qui se propagent dans une direction parallèle à une diagonale d’une face d’un
cristal cubique sont d’un intérêt particulier car les 3 constantes élastiques peuvent d’obtenir
simplement à partir des 3 vitesses de propagation dans cette direction.
22
Soit une onde se propageant transversalement dans le plan Oxy avec un déplacement
particulaire w parallèle à Oz : w w0 expi K x x K y y t (52) donne :
Soient d’autres ondes se propageant dans le plan Oxy , les particules vibrant cette fois dans
u u 0 exp i K x x K y y t
v v0 exp i K x x K y y t
le plan Oxy : (54)
2
2 2
u C11K x C 44 K y u C12 C 44 K x K y v
D’après (46), on a : 2
v C11K y C 44 K x v C12 C 44 K x K y u
2 2
(55)
Ce couple d’équations a une solution particulièrement simple pour une onde de direction
110 , pour laquelle K x K y K 2 . La condition de compatibilité du système (55) est que
le déterminant des coefficients de u et v dans (55) soit nul.
2
1
C11 C 44 K 2 1
C12 C 44 K 2
(56) 2 2 0
1
C12 C 44 K 2 C11 C 44 K 2
2 1
2 2
La première racine décrit une onde longitudinale, la deuxième une onde transversale de
1 1
C C12 2C 44 2
C C12 2
vitesses respectives : v L 110 11 et vT 110 11
2 2
Pour mesurer les constantes élastiques des cristaux, on utilise la méthode des impulsions
ultrasonores. Dans cette méthode, une impulsion ultrasonore est engendrée par un
transducteur piézoélectrique ; elle est transmise au cristal testé, se réfléchit sur la face
arrière du cristal et retourne au transducteur. Le temps écoulé entre l’envoi et le retour de
l’impulsion est mesuré par des méthodes électroniques classiques. La vitesse de propagation
est obtenue en divisant la distance totale parcourue (aller et retour) par le temps écoulé.
23
Les constantes élastiques C11 ,C12 et C44 d’un cristal cubique peuvent être déterminées à
partir des vitesses de propagation de 3 ondes.
Impulsion ultrasonore
(Transducteur)
Figure 18
Fin de chapitre
Bibliographie :