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1

Propriétés Physiques des solides


Propriétés élastiques

Cours dispensé par : Professeur Mhand Amarouche

3ème Année Licence : Sciences de la Matière

Université d’Adrar
2

Propriétés élastiques des solides

I- Introduction

II- Déformations élastiques simples

1- Traction homogène
a- Module de Young
b- Coefficient de Poisson
c- Coefficient de compressibilité
d- Coefficients de Lamé
2- Cisaillement
3- Torsion d’un cylindre

III- Propriétés élastiques des cristaux

1- Tenseur des contraintes


2- Tenseur des déformations
a- Ecriture du tenseur
b- Types de déformations
c- Dilatation
d- Relation entre déplacement et déformation

e- Allongement unitaire suivant n
3- Loi de Hooke
4- Energie élastique
a- Densité d’énergie élastique
b- Module d’élasticité des cristaux cubiques
c- Module de compression et coefficient de compressibilité
d- Coefficient de Lamé pour un matériau isotrope

IV- Propagation des ondes élastiques dans les cristaux cubiques


1- Ondes dans les directions 100 et 110
2- Détermination expérimentale des constantes élastiques
3

Propriétés élastiques des solides

I- Introduction
Ce chapitre a pour objet l’étude des propriétés élastiques d’un cristal considéré non comme
un réseau périodique d’atomes, mais comme un milieu continu homogène. Cette
approximation est assez valable pour des vibrations élastiques de longueur  supérieure à
10 6 cm , c'est-à-dire pour des fréquences inférieures à 10 11 Hz ou 10 12 Hz . Ce domaine de
fréquence où l’approximation continue est valable, est d’un grand intérêt pour la physique du
solide ; On utilise des ondes ultrasonores pour mesurer les constantes d’élasticité et pour
étudier les défauts du réseau, la structure électronique des métaux et la supraconductibilité.

Lorsqu’on exerce une contrainte (ou force) sur un solide, celui-ci se déforme ; si le solide
reprend sa forme initiale lorsque la contrainte est relâchée, la déformation est dite élastique
(Il y a absence de déformation permanente ou plastique). Dans le domaine élastique, la
déformation est proportionnelle à la contrainte : C’est la loi de Hooke.

Contrainte  OA : Domaine élastique

A B AB : Domaine plastique

C Point A : Limite élastique

Point B : Limite plastique

Point C : Rupture

0 Figure 1 :   f   Déformation 

Le rapport de la contrainte à la déformation est appelée module d’élasticité. La déformation


étant une quantité sans dimension, les modules d’élasticité sont exprimés dans les mêmes
unités que les contraintes (en kgf/mm2 ou en N/m2). Dans le cas des cristaux solides élastiques,
les déformations sont assez petites (de l’ordre de 10 5 ).

II- Déformations élastiques simples


Différents modules élastiques peuvent être définis pour un corps solide isotrope, ce qui est le
cas de la plupart des solides courants qui sont constitués de microcristaux désordonnés (ou
amorphe). Au contraire, les monocristaux ont en général des propriétés mécaniques
anisotropes, c'est-à-dire qui dépendent de la direction. Pour les corps isotropes, examinons
quelques sollicitations simples.
4

1- Traction homogène

Considérons une barre verticale encastrée dans la partie supérieure et supportant une
charge à la partie inférieure. En coupant par des plans horizontaux, on conçoit que la barre
est soumise à des contraintes normales à la section, nous dirons qu’il s’agit d’une traction
homogène si les contraintes  ont une grandeur constante sur toute la surface de section.

R

Plafond  P

Coupe d’une portion 

S de barre


Réaction R

Sol

P

Figure 2 : Traction Figure 3 : Compression

Si la même barre repose sur un plan fixe (le sol par exemple) par son extrémité inférieure
et supporte une charge sur la partie supérieure, elle est soumise à des contraintes qui sont
de même nature, mais de sens contraire, il s’agit de la compression qui est régie par les
mêmes formules que la traction, pourvu que l’on ne dépasse pas la limite d’élasticité
(limite pour laquelle il cesse d’y avoir proportionnalité entre l’allongement et la force de
traction totale).

Dans ces conditions, on constate également qu’il y a réversibilité de la déformation : si on


supprime la force de traction (ou de compression), la longueur de la barre reprend la
valeur initiale. (Ceci est vrai pour toutes les déformations, tant que la loi de Hooke
s’applique). Au contraire, si on dépasse la limite d’élasticité, la longueur ne reprend pas la
valeur initiale après suppression de la contrainte, il y a déformation permanente ou
écrouissage ; la barre n’est plus isotrope.

a- Module de Young

Dans le domaine de l’élasticité linéaire, l’allongement l est proportionnel à la force



appliquée F ; le coefficient de proportionnalité ne dépend que du matériau constituant,
pourvu qu’on considère l’allongement relatif l l et la force par unité de surface de la

section F S . F S  E . l l (1)
5


Le coefficient E s’appelle : module de Young (unité : kgf / mm 2 ). F

Ordre de grandeur de E :

Acier : E  2.10 4 kgf / mm 2  2.1011 Pa

Cuivre : E  10 4 kgf / mm 2  1011 Pa r r l l  l

Plomb : E  10 3 kgf / mm 2  1010 Pa

On peut réécrire l’équation (1) sous la forme suivante :



Contrainte :   F S F

Déformation :   l l    E (2) Loi de Hooke pour la traction.

b- Coefficient de Poisson

En même temps qu’il y a variation de la longueur de la barre, il y a variation (en sens


contraire) des dimensions transversales. Cette variation transversale est proportionnelle
à la variation longitudinale : c’est l’effet Poisson.

On écrit alors : r r   l l (3). Le coefficient de proportionnalité $$ est appelé


coefficient de Poisson ; $$est un nombre sans dimension, positif qui est certainement
inférieur à 0,5. En effet, la variation relative de volume peut s’écrire :

 l  S  l  2 r  l 1  2  ou encore V  1  2  . .
V 1 F
V l S l r l V E S

Cette variation est positive dans le cas de la traction ( F  0    0,5

Valeur de  : Aluminium :   0,13 Laiton :   0,47 acier :   0,30

c- Coefficient de compressibilité

On rappelle la définition du coefficient de compressibilité  et du module de compression


1 1  V 
K :     (4)
K V  P 

Considérons un échantillon parallélépipédique que nous soumettons à une variation de


pression P ; chaque face (repérée par l’indice i ) sera soumise à une variation de la force
de traction Fi   S i P , ce qui entraine la variation relative de volume V V telle que :

V l1 l 2 l 3 1  2 F F F  1 1  2
    . 1  2  3     3 (5)
V l1 l2 l3 E  S1 S 2 S 3  K E
6

d- Coefficient de Lamé

Dans le cas d’un solide isotrope, toutes les propriétés élastiques s’expriment en fonction
de 2 paramètres (voir à la fin du chapitre). On peut, par exemple utiliser E et  ). Pour
une étude plus générale et pour le cisaillement par exemple, il est commode d’utiliser 2
autres coefficients que nous allons calculer en fonction de E et  .

Considérons à nouveau un parallélépipède rectangle soumis à des tractions normales sur


 F 
chaque face, mais d’intensités différentes  1 ,  2 ,  3 ,   i  i 
 Si 

 l1
 l1  E  1    2   3 
1

l
(6)  2   2    3   1 
1
On a : d’où la dilatation relative de volume 
l2 E

 l 3  1  3    1   2 
 l 3 E

V l1 l 2 l 3 1  2
      1   2   3  (7).
V l1 l2 l3 E

V
En se servant de l’expression de   on réécrit l’une des équations (6) :
V

l1 1 E E l1
 1    soit  1  
l1 E 1   1  2  1    l1
l1 
 1    2   1 
l1 1  2 
E E
 et 
1   1  2  21   
7

1-
2- Cisaillement

Considérons un solide ayant, en l’absence de contraintes, la forme d’un parallélépipède


rectangle ABCD ABC D que l’on soumet à des forces appliquées aux faces opposées
ABCD et ABC D , parallèles à AB et de sens contraires.

D C

F

A D B C

F

A B

Figure 6 : Cisaillement

On observe essentiellement le cisaillement défini par l’angle  (glissement des plans


parallèles à ABCD proportionnellement à leur distance à ce plan).

Dans le domaine de linéarité,  est proportionnel au quotient de F par la surface S de la


1 F
face ABCD ; on pose :   . (10) La constante G s’appelle module de glissement (ou
G S
de Coulomb). On remarque que le cisaillement ne provoque pas de variation de volume.

Nous allons montrer que le module de glissement G s’exprime en fonction de E et  . En


effet, considérons un corps cylindrique de section carré ABCD ; On applique sur les quatre
faces correspondantes des forces normales de même amplitude  par unité de surface, mais
de sens alternés. Il est facile de voir que les contraintes le long du plan passant par AC et
perpendiculaire au plan de figure sont tangentes à ce plan.

 D C

D C
 
 


A B 
2

 A B
8

Figure 7

Il y a donc cisaillement au voisinage de ce plan et la face par unité de surface est encore  .
En remarquant qu’après déformation, l’angle aigu des diagonales de la section est  2   si
 décrit le cisaillement au voisinage de AC , on peut écrire :

 l
    1  tg 2 l  l 1  l
tg       où l l désigne l’allongement relatif de AD
 4 2  1  tg  l   l 1  l
2 l

L’angle  étant très petit, on en déduit :   2 l l . En utilisant les coefficients de Lamé et

 
en remarquant que la dilatation est nulle   V V  0 , on a :   2  l l d’où
 1 F E
  . c'est-à-dire que le module de glissement est égal à  . G    (11).
  S 21   

3- Torsion d’un cylindre

Considérons un cylindre circulaire d’axe $$ dont la section droite passant par $$ est
maintenue fixe et appliquons un couple de moment $$ parallèle à l’autre extrémité.

La déformation est telle que les sections ne soient pas déformées ; O O

Elles subissent une rotation d’amplitude proportionnelle A B

à leur distance à la section fixe. Les droites initialement l

Parallèles à l’axe deviennent donc des hélices. C D

O C

Figure 8 : Torsion d’un cylindre

On sait que la rotation à l’extrémité (d’angle  )

est proportionnelle au moment du couple appliqué : O1

M  C . Nous allons calculer la constante de torsion C

pour un cylindre de rayon R et de longueur l . l

dS
9

Considérons un élément du solide compris entre des surfaces de coordonnées voisines. On


r
constate qu’il subit un cisaillement d’angle  tel que   ; la contrainte par unité de
l
r
surface dans un plan de section droite est donc :   M  M d’où le moment du
l
2 R 4
R

couple : M   rdF   rdS  M   r.2r.dr 


0
l 4

R 4 d 4
d’où la constante de torsion C   avec d  2R .
2l 32l

III- Propriétés élastiques des cristaux


Les propriétés élastiques des cristaux s’expriment à l’aide d’un nombre de constantes qui
varie de 3 à 18 suivant le système cristallin. Pour obtenir des expressions générales, il est
nécessaire d’envisager ici une déformation arbitraire, donc d’utiliser le tenseur des
contraintes et le tenseur des déformations.

1- Tenseur des contraintes

Pour un cristal donné, on définit les contraintes auxquelles il est soumis par les forces qu’il
faut appliquer à une surface élémentaire S pour le maintenir dans son état physique si on
supprime la matière qui se trouve de l’autre côté de cette surface.

F

1
P S P S

2 2
Figure 10

Bien qu’une force soit complétement définie par trois paramètres, le fait qu’il faille définir la
position de la surface sur laquelle on mesure cette force multiple ce nombre de paramètres
par 3, et de cette manière générale, les contraintes d’un corps solide sont déterminées par 9
nombres ; ainsi s’introduit le tenseur des contraintes.
10

  zx
Fz 
z 
S z  zy

 zz

  yx
Fy 

S y  yy

 yz

O y

  xx
Fx 
x 
S x  xy

 xz

Figure 11 : Tenseur de contraintes

  
Fx Fy F
Ici , les contraintes sont déterminées en connaissant les vecteurs , et z , soit
Sx Sy Sz
9 paramètres (3 par vecteur) ; on peut disposer ces composantes sous la forme d’un
tableau :

 xx  xy  xz 
 ij    yx  yy  yz  (13) c’est le tenseur des contraintes ; on peut représenter les
 zx  zy zz 
 
différentes composantes sur un cube élémentaire. z  zz

 zx  zy  yz

 yy

dz  xz  yx

 xx  xy dx

x dy

Figure 12

Le tenseur des contraintes est symétrique, ce qui réduit le nombre de composantes


indépendantes à 6. Pour montrer cela, on considère l’équilibre du cube.
11

On écrit que le moment des forces appliquées par rapport à l’axe Oz est nul :

  xy dydz.dx   yx dzdxdy  0   xy   yx de même pour :  xz   zx et  yz   zy

Notation usuelle : Souvent, le tenseur des contraintes est écrit sous la forme :

 xx  xy  xz   1  3  2   0 0   0 3 2
 ij    yx 
 yy  yz    3  2  1    0 2 0    3 0  1  (14)
 zx  zy  zz   2  1  3   0 0  3   2  1 0 

Le tenseur de contraintes s’exprime comme la somme du tenseur de dilatation


(composantes normales) et du tenseur de cisaillement (composantes tangentielles.

Comme le tenseur des contraintes est symétrique, on peut trouver, en particulier, un


système d’axes dans lequel ce tenseur ne s’exprimera que par des composantes normales :

Ce sont les contraintes principales et les axes sont appelés axes principaux pour lequel le
tenseur est diagonal.

Remarque : Le tenseur  ij  est défini en chaque point du solide  le système d’axes qui
annule les composantes tangentielles de  ij  est différent d’un point à un autre.

La contrainte en un point M dans une direction n ,  ,   s’obtient à partir du tenseur des
 
 
contraintes en M par la relation :  n    .n   ij .   (15).
  
 
 

2- Tenseur des déformations

 - Paramètres représentant les déformations

Comme pour les contraintes internes, les déformations d’un corps solide en élasticité, sont
représentées par 6 nombres, composantes d’un tenseur symétrique du deuxième ordre : le
tenseur des déformations ; ceci n’est possible que par suite de l’hypothèse des petites
déformations.

Hypothèse des petites déformations : Considérons 2 points très voisins du solide étudié, qui
se trouvent en M 1 et M 2 en l’absence de contraintes et viennent respectivement en M 1 et
M 2 après application de contraintes.

Désignons par u x , u y , u z et u1x , u1 y , u1z les composantes des déplacements MM  et M 1 M 1 :


12

u x u1x
   
MM  = u x, y, z   u y ; M 1 M 1 = u1  x  x, y  y, z  z   u1 y on peut développer en
u u
 z  1z

série de Taylor les composantes du vecteur déplacement u1 M

x

en prenant M comme origine. M y u
z

 u x u y u
 u1x  u x  x  y  z z 
 x y z x  x
 u y u y u
(17) u1 y  u y  x   y  z z  M 1 y  y
 x y z
z  z
 u  u  u z x  u z y  u z z 
 1z z
x y z


u1 M 1

Figure 13

u x
En élasticité, on considère les dérivées du type comme des infiniment petits du
x
premier ordre et on néglige les dérivées d’ordre supérieur : c’est l’hypothèse des petites
déformations. Un exemple est représenté par la figure (14) ; il s’agit d’une barre qui
s’allonge et dont, simultanément, les dimensions transversales varient. Les infiniment petits
u u
sont les quantités x , y .
x y

0 y 0 y

x M uy

x  u x ux M

x  x M1 uy u y

x ux M 1

x u x

Figure 14
13

 - Tenseur des déformations

D’après les équations (17), le passage de la déformation (ou déplacement) d’un point M à
celle d’un point voisin M 1 nécessite la connaissance de neuf (9) dérivées partielles. Mais
comme pour les contraintes, six (6) quantités suffisent à déterminer complétement, à
l’approximation du premier ordre, une déformation.

 Ecriture du tenseur :

Calculons les distances séparant les points M et M 1 avant et après déformation : Avant,
on a : dl 2  dx 2  dy 2  dz 2

Après, on a : dl  2  dx  du x   dy  du y   dz  du z 


2 2 2
(18)

En ne gardant que les termes du premier ordre, c'est-à-dire en négligeant les produits de
 u 
type  u x  y  on peut écrire :
 x  z 

2
 u u u  u u u
dx  du x  2
  dx  dx. x  dy. x  dz. x   dx 2  2dx 2 x  2dxdy x  2dxdy x
 x y z  x y z

Et de même pour les termes : dy  du y  et dz  du z 


2 2
(19)

En sommant ces trois quantités, on peut exprimer la différence dl  2  dl 2 sous la forme


symétrique suivante :

 u   u u y   u 
dl 2  dl 2  dx 2  2 x   dxdy x    dxdz u x  u z   dydx y  u x  
 x   y x   z x   x  y 
 

 u y   u u   u u   u u   u 
dy 2  2   dydz y  z   dzdx z  x   dzdy z  y   dz 2  2 z  (20).
 y   z y   x z   y z   z 

Cette écriture (20) montre que le déplacement relatif des points est déterminé en
connaissant les coefficients des produits dx 2 , [Link],.... or seuls six de ces coefficients sont
indépendants. Pour connaitre la déformation, il suffit de connaitre les sommes des dérivées
premières, ce qui réduit le nombre de paramètres, ceci bien entendu dans l’hypothèse des
petites déformations.

Ces combinaisons des dérivées premières forment un tenseur symétrique du deuxième


ordre, écrit sous la forme (21) : c’est le tenseur des déformations.
14

 u x 1  u x u y  1  u x u z 
      
 x 2  y x  2  z x 
 1  u y u x  u y 1  u y u z 
(21)       
 2 x y  y 2  z y 
 1  u z u x  1  u z u y  u z 
       
 2  x z  2  y z  z 

Ces dérivées dépendent du point considéré dans le solide. On peut écrire ces paramètres
  xx  xy  xz 
 
sous la forme plus condensée :  ij     yx  yy  yz  avec, comme pour le tenseur des
  zy  zz 
 zx
contraintes :

 xy   yx ;  xz   zx et  yz   zy . Ces six quantités décrivent entièrement la déformation.

 Types de déformations :

La figure (15) montre les différents types de déformations que représente chacun des
termes du tenseur de déformations. Elles correspondent aux contraintes représentées en
u u y u z
figure 12. Les termes x , , c'est-à-dire  xx ,  yy et  zz sont des déformations de
x y z
dilatation (ou de compression). Les autres termes correspondent aux déformations de
cisaillement.

La déformation représentée par la composante  ij ne fait varier que les dimensions


 
parallèles aux axes i et j .

z  zz

 xx  yy

 yz   zy  xz   zx  xy   yx

Figure 15
15

 Dilatation :

Par définition, la dilatation, quantité sans dimension, est la variation relative de volume.
Pour une déformation sans cisaillement, les seuls termes non nuls du tenseur des
déformations sont les termes de la diagonale et d’après (20) :

 u   u y  2  u 
dl  2  dl 2  2 x dx 2  2 dy  2 z dz 2  dx 2 1  2 xx   dy 2 1  2 yy   dz 2 1  2 zz 
 x   y   z 
= dx 2  dy  2  dz  2 . Tout se passe comme si la longueur dx , avant la déformation, était
devenue : dx  dx.1  2 xx 
1
2 (23).

Le volume élémentaire, après déformation, s’écrit alors :

dV   dx dy dz   [Link].1  2 xx  2 .1  2 yy  2 .1  2 zz 


1 1 1
2 La variation relative de volume,
c'est-à-dire la dilatation  , vaut :

dV   dV dx dy dz   dxdydz


 1  2 xx  2 .1  2 yy  2 .1  2 zz  2  1
1 1 1
 
dV dxdydz

Avec l’hypothèse des petites déformations, en négligeant les termes du deuxième ordre, on
 2  2 yy  2 zz 
arrive à :   1  xx 1  1    1   xx   yy   zz (24)
 2  2  2 

C’est la somme des éléments diagonaux du tenseur, c'est-à-dire sa trace. Cette trace est un
invariant. La dilatation produite par une déformation est toujours égale à la somme des
éléments diagonaux ; les déformations qui correspondent aux autres termes  xy ,... ne
changent pas le volume (cisaillement).

Comme pour les contraintes, pour une déformation donnée en un point du corps déformé,
on pourra trouver un système d’axes rectangulaires qui rend le tenseur diagonal.

 Relation entre le déplacement et la déformation.

Le tenseur de déplacement en un point M du solide s’écrit :

 u x u x u x
 U 11  x , U 12  y , U 13  z
 U 11 U 12 U 13  
U ij   U 21 U 22  
U 23  avec U 22 
u y
, U 21 
u y
, U 23 
u y
U y x z
 31 U 32 U 33  
  
U  z ,U  z , U  u z
u u
 33 z
31
x
32
y

16

En général, le tenseur de déplacement n’est pas symétrique.

Une composante U ij peut toujours s’écrire sous la forme suivante :

U ij 
1
U ij  U ji   1 U ij  U ji  (26)
2 2

On remarque que le terme


1
U ij  U ji  correspond à la déformation  ij , le second terme
2
1
U ij  U ji  représentant le paramètre Rij du tenseur de rotation. On a alors :
2
U ij   ij  Rij (27).

Donc, pour passer des déplacements U ij aux déformations  ij , il faut retrancher la rotation
définie localement par un tenseur ; on voit facilement que la rotation correspond à la partie
antisymétrique de la matrice de déplacement et que la déformation représente la partie

 ij  2 U ij  U ji 
 1
symétrique de U ij  . On écrit alors : U ij    ij   Rij  avec  (28)
 Rij  U ij  U ji 
1
 2

 Allongement unitaire suivant la direction n .

L’allongement unitaire, en un point M suivant la direction n se déduit à partir du tenseur
des déformations  ij  au point M et des cosinus directeurs  ,  , et  du vecteur n par la

  
relation :  M , n  = nn (29) soit :

 M , n    2  xx   2  yy   2  zz  2 xy  2  yz  2 xz

3- Loi de Hooke :

Dans la limite des petites déformations, il y a des relations linéaires et homogènes entre les
contraintes et les déformations : C’est la loi de Hooke. Sous la forme la plus générale, les six
composantes qui définissent la déformation et les six composantes qui définissent les
contraintes sont reliées par les relations suivantes :

 e xx   xx  S11 xx  S12 yy  S13zz  S14 yz  S15 zx  S16 xy


e  S  S  S  S  S  S 
 yy yy 21 xx 22 yy 23 zz 24 yz 25 zx 26 xy

 e zz   zz  S 31 xx  S 32 yy  S 33 zz  S 34 yz  S 35 zx  S 36 xy


 (31)
e yz  2 yz  S 41 xx  S 42 yy  S 43 zz  S 44 yz  S 45 zx  S 46 xy
 e zx  2 zx  S 51 xx  S 52 yy  S 53 zz  S 54 yz  S 55 zx  S 56 xy

e xy  2 xy  S 61 xx  S 62 yy  S 63 zz  S 64 yz  S 65 zx  S 66 xy
17

6
Les relations (31) s’écrivent sous la forme condensée suivante : ei   S ij j (32) avec la
j 1

notation d’Einstein : xx  1, yy  2, zz  3, yz  4, zx  5, xy  6 .

La relation (32) représente la loi d’Hooke sous sa forme la plus générale. Les constantes S ij
sont appelées constantes d’élasticité ou de souplesse; elles ont la dimension d’une
surface/force ou volume/énergie.

Remarque : On ne considère ici que des déformations infinitésimales et on ne distingue pas,


dans la notation, entre déformations isothermes (à température constante) et adiabatiques
(à entropie constante)  les petites différences entre les constantes d’élasticité isothermes
et adiabatiques sont négligeables à la température ambiante.

On peut aussi utiliser la matrice inverse C ij  dont les éléments sont appelés constantes de
rigidité ou module d’élasticité (ou de raideur) :


  xx  C11 xx  C12 yy  C13 zz  2 C14 yz  C15 zx  C16 xy 
  C   C   C   2 C   C   C 
 yy 21 xx 22 yy 23 zz 
24 yz 25 zx 26 xy 

 zz  C 31 xx  C 32 yy  C 33 zz  2 C 34 yz  C 35 zx  C 36 xy
(33) 

 yz  C 41 xx  C 42 yy  C 43 zz  2 C 44 yz  C 45 zx  C 46 xy 

 zx  C 51 xx  C 52 yy  C 53 zz  2 C 54 yz  C 55 zx  C 56 xy


 xy  C 61 xx  C 62 yy  C 63 zz  2 C 64 yz  C 65 zx  C 66 xy
Comme on a : e xy  2 xy , e yz  2 yz et e zx  2 zx , on peut écrire toutes les relations (33) sous
6
la forme condensée suivante :  i   C ij e j avec toujours la notation d’Einstein.
j 1

Dans la pratique, à cause de la symétrie des cristaux étudiés, un grand nombre de


coefficients C ij ou S ij sont nuls ou égaux entre eux, ce qui simplifie les calculs pratiques.
D’autre part, on peut montrer que S ij  S ji et Cij  C ji ; en raison de cela, il n’existe au
 30 
maximum que 21 coefficients indépendants soit   6  .
 2 

On peut encore réduire ce nombre par un choix judicieux des axes qui définissent les
composantes des contraintes et des déformations, en tenant compte des axes de symétrie
du cristal ; le nombre minimal de coefficients non nuls qu’on peut obtenir est, pour les
classes des divers systèmes cristallins :

Triclinique : 18 ; Monoclinique : 12 ; Orthorhombique : 09 ; Tétragonal : 06 ;


Rhomboédrique : 06 ; Hexagonal : 05 et Cubique : 03
18

4- Energie élastique
 - Densité d’énergie élastique :

La densité d’énergie élastique U (ou énergie élastique par unité de volume) est une fonction
quadratique des déformations dans le cas où la loi de Hooke s’applique (hypothèse des
petites déformations) ; on peut écrire :

dU   xx dexx   yy de yy   zz dezz   yz de yz   zx dezx   xy dexy

6
Qu’on peut écrire sous forme condensée : dU    i dei (35) soit, en remplaçant  i par
i 1

1 
son expression (34) : dU   Cij ei   Cij ei e j  (37)
2

2 i j 

Cette expression est intéressante car, pour une déformation donnée ei  , on peut calculer
U à partir des potentiels d’interaction entre molécules ; en identifiant avec l’expression
(37), on peut donc déterminer les coefficients C ij en fonction de ces potentiels d’interaction.

  Modules d’élasticité des cristaux cubiques :

L’énergie élastique donnée par (37) reste la même pour un changement de coordonnées qui
laisse le cristal inchangé, c'est-à-dire qui correspond à une des symétries de ce cristal. Cette
condition réduit le nombre de coefficients indépendants.

On va utiliser cette propriété de l’énergie élastique pour montrer que, dans les cristaux
cubiques, il n’y a que 3 coefficients indépendants.

    
Pour un cristal cubique, les axes de symétrie sont 111 , 1 1 1 , 11 1 et 1 11 , c'est-à-dire
les diagonales principales d’un cube. Une rotation de 2 3 laisse le cristal inchangé. D’après
la définition du tenseur de 2ème ordre, ses composantes, lors d’un changement de
coordonnées, se transforment comme les produits de ces coordonnées ; par exemple, e xx se
transforme comme x 2 , e xy comme xy , … l’effet d’une rotation de 2 3 autour des axes de
symétrie cités plus haut est de changer les coordonnées x, y et z comme suit :

Axe 111 : x  y  z  x  
Axe 11 1 :  x  z   y   x

 
Axe 1 1 1 : x  z   y  x  
Axe 1 11 :  x  y  z   x

Pour ces 4 changements de coordonnées, il faut trouver une expression quadratique qui
reste invariante. On établit, en examinant tous les produits 2 à 2 des composantes de la
déformation, que seules les combinaisons :
19

e 2
xx  e yy
2
  
 e zz2 , e xy2  e yz2  e zx2 et e xx e yy  e yy e zz  e zz e xx  ont cette propriété : Des
combinaisons de la forme e xx e xy  e yy e yz  changent en effet de signe pour l’un ou pour
l’autre de ces changements de coordonnées. z 111
Pour un cristal cubique, la densité d’énergie élastique s’écrit :


U  A e xx2  e yy
2
 
 e zz2  B e xx e yy  e yy e zz  e zz e xx   C e xy2  e yz2  e zx2  y

Les coefficients A, B et C sont reliés simplement aux coefficients

de raideur. x Figure 16 : rotation

U
 xx   2 Ae xx  B(e yy  e zz )  2 A  C11 , B  C12  C13 et C14  C15  C16  0
e xx

U
 xy   2Ce xy  2C  C 44 , C41  C42  C43  C45  C46  0
e xy

En calculant les autres dérivées partielles, on arrive à :

U 
1
2

C11 e xx2  e yy
2
 1
2

 e zz2  C12 e xx e yy  e yy e zz  e zz e xx   C 44 e xy2  e yz2  e zx2  (38)

Pour un cristal cubique, seuls 3 coefficients sont indépendants et différents de zéro. La


C11 C12 C12 0 0 0 
C 0 
 12 C11 C12 0 0
C 0 
matrice correspondante s’écrit alors : C ij    12
C12 C11 0 0
 (39)
 0 0 0 C 44 0 0 
 0 0 0 0 C 44 0 
 
 0 0 0 0 0 C 44 

Les coefficients de souplesse peuvent être déduits en calculant la matrice inverse de C ij  .

C11  C12  C12 1


On obtient : (40) S11  ; S12  ; S 44 
C11  C12 C11  2C12  C11  C12 C11  2C12  C 44

 - Module de compression et coefficient de compressibilité :

Soit une dilatation uniforme  xx   yy   zz  1 3  . Pour cette déformation, la densité

d’énergie d’un cristal cubique s’écrit : U  C11  2C12  2 ; On définit le module de


1
6

compression K par : U  K 2 soit : K  C11  2C12  


1 1 1
où  est la compressibilité.
2 3 
20

 - Coefficient de Lamé pour un matériau isotrope :

Pour un matériau isotrope, le tableau des coefficients de raideur contient seulement 2


coefficients indépendants. Le module de Young d’un cristal cubique dépend de la direction
de coupe. Pour un matériau isotrope, E doit en être indépendant. Cette condition est
 C12  
réalisée si : C44  C11  C12 (42) . On pose   C11    2  où  et  sont les
C 44  2 
coefficients de Lamé. Les expressions de E , ,  et K sont alors :

 3  2  1  1 3  2 E
E ;  . ; K   (43)
 2   3 31  2 

Et l’énergie : U 
1
2
    
  2  e xx2  e yy2  e zz2   e xx e yy  e yy e zz  e zz e xx  2 e xy2  e yz2  e zx2 
IV- Propagation des ondes élastiques dans les cristaux cubiques.
On considère un cube élémentaire de volume xyz sur lequel agissent des contraintes
quelconques données par le tenseur  ij  .

Le mouvement de ce cube élémentaire suivant la direction x   xx x 

A pour équation : (2ème loi de Newton)

 2 u  xx  xy  xz
    (44) où z x
t 2 x y z

 est la densité du cristal et u le déplacement suivant x .  xx x  x 

Figure 17

On obtient des équations similaires pour les directions y et z .

De (33) et (39), il s’ensuit que, pour un cristal cubique :

  2u e xx  e yy e zz   e e 
  2  C11  C12     C 44  xy  zx 
 t x  x x   y z 
  v2
 e yy
2
 e e   e yx e yz 
(45)   2  C11  C12  xx  zz   C 44   
 t  y  y y    x  z 
 2w e zz  e xx e yy   e zx e zy 
  2  C11  C12     C 44   
 t z   z  z   x y 

Où les directions x, y et z sont parallèles aux arêtes du cube.


21

Ces équations peuvent se réécrire en utilisant les composantes du déplacement :

  2u  2u   2u  2u    2v  2 w 
  2  C11 2  C 44  2  2   C12  C 44 
   
 t x  y  z   x  y  x z 
  2v  2v   2v  2v    2u  2 w 
(46)   2  C11 2  C 44  2  2   C12  C 44   
  t  y  x z    x y y  z 
 2w  w
2
 w  w
2 2
 u2
 v 
2

  C11 2  C 44  2  2   C12  C 44   


 t z  x y   xz yz 

Cherchons maintenant des solutions simples à ces équations.

 Ondes dans la direction 100

Une solution de (46) est donnée par une onde longitudinale : u  u0 exp i.Kx  t  où u est
la composante suivant x du déplacement d’une particule. Le vecteur d’onde et le
déplacement de la particule sont parallèles à l’axe Ox . Ici, K  2  est le vecteur d’onde

et  est la fréquence angulaire   2f  . Si l’on substitue (47) dans (46), on obtient :
 2   C11K 2 (48). Par conséquent, la vitesse de propagation d’une onde longitudinale dans
1
 C  2
la direction 100 est : v L  f    11  (49).
K   

Soit maintenant une onde transversale ou de cisaillement ayant un vecteur d’onde parallèle
à l’arête x et créant un déplacement des particules v parallèle à l’arête y :
v  v0 exp iKx  t  (50)   2   C44 K 2 . Donc la vitesse de propagation  K d’une
1
C   2
onde transversale dans la direction 100 est vT    44  (51)
K   

On obtient une vitesse identique si les particules oscillent dans la direction z . Donc pour K
parallèle à 100 les deux ondes de cisaillement indépendantes ont des vitesses de
propagation égales. Ceci n’est pas vrai si K est parallèle à une direction quelconque du
cristal.

 Ondes dans la direction 110 :

Les ondes qui se propagent dans une direction parallèle à une diagonale d’une face d’un
cristal cubique sont d’un intérêt particulier car les 3 constantes élastiques peuvent d’obtenir
simplement à partir des 3 vitesses de propagation dans cette direction.
22

Soit une onde se propageant transversalement dans le plan Oxy avec un déplacement
particulaire w parallèle à Oz : w  w0 expi K x x  K y y  t  (52) donne :

 2   C 44 K x2  K y2   C 44 K 2 53) indépendamment de la direction de propagation.

Soient d’autres ondes se propageant dans le plan Oxy , les particules vibrant cette fois dans
 
u  u 0 exp i K x x  K y y  t 
 
 v  v0 exp i K x x  K y y  t 
le plan Oxy :  (54)

 2
2 2

 u  C11K x  C 44 K y u  C12  C 44 K x K y v
D’après (46), on a :  2
 
 v  C11K y  C 44 K x v  C12  C 44 K x K y u

2 2
(55)

Ce couple d’équations a une solution particulièrement simple pour une onde de direction
110 , pour laquelle K x  K y  K 2 . La condition de compatibilité du système (55) est que
le déterminant des coefficients de u et v dans (55) soit nul.

2 
1
C11  C 44 K 2 1
C12  C 44 K 2
(56) 2 2 0
1
C12  C 44 K 2     C11  C 44 K 2
2 1
2 2

Cette équation a pour racines :  2  


1
C11  C12  2C 44 K 2 et  2   1 C11  C12 K
2 2

La première racine décrit une onde longitudinale, la deuxième une onde transversale de
1 1
 C  C12  2C 44  2
 C  C12  2
vitesses respectives : v L 110    11  et vT 110    11 
 2   2 

Pour la 1ère , les composantes du déplacement satisfont u  v  le déplacement des



particules est parallèle à 110 et donc au vecteur K . Pour la 2ème , on a u  v  le
 

déplacement des articules est parallèle à 1 1 0 et perpendiculaire à K .

 Détermination expérimentale des constantes d’élasticité :

Pour mesurer les constantes élastiques des cristaux, on utilise la méthode des impulsions
ultrasonores. Dans cette méthode, une impulsion ultrasonore est engendrée par un
transducteur piézoélectrique ; elle est transmise au cristal testé, se réfléchit sur la face
arrière du cristal et retourne au transducteur. Le temps écoulé entre l’envoi et le retour de
l’impulsion est mesuré par des méthodes électroniques classiques. La vitesse de propagation
est obtenue en divisant la distance totale parcourue (aller et retour) par le temps écoulé.
23

Les constantes élastiques C11 ,C12 et C44 d’un cristal cubique peuvent être déterminées à
partir des vitesses de propagation de 3 ondes.

Impulsion ultrasonore

Cristal de quartz Echantillon cristallin

(Transducteur)

Figure 18

Fin de chapitre

Bibliographie :

1- [Link] Introduction à la physique du solide Edition Dunod


2- Gaudaire Propriétés de la matière Edition Dunod
3- Cazaux Initiation à la physique du solide Edition Masson
4- [Link] Propriétés physiques des cristaux Edition Dunod
5- Landau Théorie de l’élasticité Edition Mir Moscou

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