El6:Hémorragies Grossesse t2 t3
El6:Hémorragies Grossesse t2 t3
PATHOLOGIES PATHOLOGIES
• 50 % ont une origine endo-utérine et l'autre moitié a une origine non - Placenta praevia
gravidique. - Hématome rétroplacentaire (HRP)
• Les hémorragies endo-utérines sont dominées par : - Autres: rupture utérine, menace d’accouchement
- le placenta praevia prématuré, hémorragie de Benckiser
- l'hématome rétroplacentaire (HRP) - Hémorragies non gravidiques: génitales ou extra-génitales
- Autres: rupture utérine, menace d’accouchement
prématuré, hémorragie de Benckiser QUIZZ: MENORRAGIES OU METRORRAGIES
• Les hémorragies non gravidiques sont dominées par les saignements
d'origine cervicale.
OBJECTIFS
I. Généralités I. Généralités
1. Définition
2. Intérêt
Insertion en partie ou en totalité au niveau du segment inférieur du
Epidémiologique
placenta dont le bord inférieur est situé à moins de dix centimètres de La fréquence à Dakar est de 1,92% (1996-Pr Diallo). En France, elle est de 0,33%.
l’orifice cervical interne. Le Placenta preavia est responsable de 28% des hémorragies de la grossesse.
Urgence obstétricale hémorragique majeure mettant en jeu le pronostic vital
materno-foetal.
Diagnostique : apport de l’échographie obstétricale.
Pronostique : dépend de la rapidité de la prise en charge et des moyens utilisés.
La morbidité et la mortalité néonatale sont élevées.
Thérapeutique : intérêt du sang et de ses dérivés dans la prise en charge des
complications hémorragiques surtout dans nos conditions d’exercice.
I. Généralités I. Généralités
3. Physiopathologie 3. Physiopathologie
Physiopathologie de l’insertion placentaire Physiopathologie de l’hémorragie
Le placenta praevia résulte soit d’une nidation primitive du placenta au - Pendant le travail, deux facteurs interviennent :
niveau de l’isthme, soit d’une insertion secondaire par étalement du o Le tiraillement des membranes qui est maximal
placenta au niveau du segment inférieur expliquant le changement de o L’hyperpression intra amniotique
variété anatomique du placenta preavia. - Pendant la délivrance, mauvaise rétraction utérine et l’absence du
phénomène de ligature artérielle vivante de Pinard.
Physiopathologie de l’hémorragie
- Pendant la grossesse: tiraillement entre le pôle inférieur du placenta
et le segment inférieur (zone dangereuse de BARNES !)
4. Classifications 4. Classifications
Anatomique de Macafee
Clinique: elle ne se conçoit que pendant le travail. On distingue le
Type I : Placenta praevia latéral. Le bord inférieur du placenta respecte Placenta praevia à membranes accessibles et le Placenta praevia à
l’orifice cervical interne.
membranes inaccessibles.
Type II : Placenta praevia marginal. Le bord inférieur du placenta
affleure le pourtour de l’orifice cervical interne.
Type III : Placenta praevia recouvrant partiel. Le bord inférieur du - Placenta praevia à membranes accessiblescorrespond aux types
placenta recouvre en partie l’orifice cervical interne.
latéral, marginal et recouvrant partiel.
Type IV : Placenta praevia recouvrant total ou placenta praevia central. - Placenta praevia à membranes inaccessibles correspond au PP
Le placenta recouvre en totalité l’orifice cervical interne. recouvrant total
4. Classifications 4. Classifications
Echographique :la classification de Bessis • Les placentas bas insérés antérieurs :
Le placenta praevia se situe en partie ou en totalité dans une zone allant Type I : la limite inférieur du placenta
du sommet du mur postérieur de la vessie à quatre centimètres en atteint le tiers supérieur de la vessie ;
arrière du col. Il peut être antérieur ou postérieur.
Type II : la limite inférieure atteint les
deux tiers supérieurs de la vessie
Type III : la limite inférieure atteint le col
utérin ;
Type IV : la limite inférieure dépasse le
col utérin, c'est-à-dire atteint la face
postérieure de l'utérus.
IV - Traitement IV - Traitement
• 1- Buts • 2- Moyens et méthodes
-Arrêter l’hémorragie et prévenir les complications 2.1. Moyens hygiéno-diététiques
• Hospitalisation, repos strict, décubitus latéral gauche
-Assurer un accouchement d’un nouveau né viable
• Proscrire les touchers vaginaux
-Réduire la morbidité et la mortalité maternelle et fœtale. 2.2. Moyens de réanimation maternelle
La réanimation maternelle fait appel à l’oxygénation, à la mise en place de voies
veineuses de bon calibre pour le remplissage vasculaire avec des cristalloïdes et/
ou des colloïdes en attendant d’administrer du sang et ses dérivés et d’une
sonde urinaire à demeure.
IV - Traitement IV - Traitement
• 2- Moyens et méthodes
• • Autres : corticoïdes (βméthasone pour la maturation pulmonaire à la
2.1. Moyens hygiéno-diététiques posologie de 12 mg en IV à renouveler après 12h), antibiotiques.
•
• 2.4. Moyens obstétricaux
2.3. Moyens médicamenteux
• Antispasmodiques : le phloroglucinol (Spasfon* sous forme de comprimés, de • Les différentes obstétricales qui peuvent être utilisée au cours de la
suppositoires et d’ampoules injectables) prise en charge du placenta praevia sont essentiellement : la rupture
• Tocolytiques : les βmiméthiques comme le Salbutamol (salbumol* sous forme artificielle des membranes, le déclenchement du travail, la délivrance
d’ampoules injectables et de suppositoires) artificielle et la révision utérine.
• Utérotoniques : ocytocine, prostaglandines (sulprostone ou Nalador* en
perfusion à la seringue électrique, misoprostol ou Cytotec* 800 microgrammes
en intra rectal)
• Antianémiques : fer
IV - Traitement IV - Traitement
2.5. Moyens chirurgicaux 3.1. Pendant la grossesse
Le Placenta preavia hémorragique impose l’hospitalisation. Si les métrorragies mettant
• On peut être amené à réaliser une césarienne(il faut dans ce cas en jeu le pronostic vital de la mère, il faut faire une extraction en urgence quelque soit
préférer l’incision longitudinale pour éviter le placenta), une triple l’âge de la grossesse.
ligature artérielle, embolisation artérielle voire une hystérectomie Si le retentissement de l’hémorragie sur l’état maternel est minime :
d’hémostase. − Avant 34 semaines : il faut préconiser un repos strict sous antispasmodiques, une
tocolyse, une maturation pulmonaire fœtale par corticoïdes et une antibio-prophylaxie.,
• - Indications décider de la voie d’accouchement en fonction de la variété anatomique et des facteurs
de risque associés.
• Les indications sont fonction de l’état maternel, de l’état fœtal, de la o PP recouvrant total => Césarienne basse longitudinale
présentation, du type anatomique de placenta praevia et du type o PP marginal ou latéral => Accouchement par voie basse avec une surveillance
anatomique et du terme de la grossesse (<34SA ou >34 SA). rapprochée (partogramme+++) puis DA, RU, examen systématique du placenta (petit
coté < à 10 cm).
IV - Traitement IV - Traitement
• 3.1. Pendant la grossesse 3.2. Pendant le travail
• PP avec enfant vivant
− Membranes accessibles : il s’agit d’un PP latéral ou marginal et il faut appliquer la
• − Après 34 semaines : repos strict et mesures hygiéno-diététiques et loi du tout ou rien
décision sur la voie Si la présentation est céphalique, il faut rompre les membranes et surveiller :
-Soit l’hémorragie persiste et apparaît une anomalie du travail, il faudra alors
• d’accouchement en fonction du type anatomique. indiquer une césarienne;
• Dans tous les cas, la présence du pédiatre est nécessaire pour la -Soit l’hémorragie s’estompe, le travail progresse normalement et l’accouchement
prise en charge du nouveau- né. se fait par voie basse.
Toute autre présentation est une indication de césarienne
− Membranes inaccessibles : il s’agit d’un PP recouvrant et c’est une indication de
césarienne.
IV - Traitement IV - Traitement
3.2. Pendant le travail − Soit l’état maternel est conservé et l’accouchement se fera par voie
• PP avec enfant mort
basse le plus souvent aidé par des manœuvres obstétricales
− Soit le pronostic maternel est engagé et il faut alors procéder à une (embryotomie, manœuvre de Lacomme qui consiste à décoller le
césarienne pour sauvetage maternel. placenta à 5 centimètres de dilatation cervicale, manœuvre de Braxton
Hicks qui consiste à réaliser une version par manœuvre interne amenant
le fœtus à s’asseoir sur le placenta, manœuvre de Simpson et
manœuvre de Willet).
IV - Traitement IV - Traitement
3.3. Pendant la délivrance 3.4. Dans les suites de couches
La délivrance sera dirigée ou artificielle. La révision utérine est • Il faut instaurer une prévention de l’anémie par la supplémentation en
systématique. Il faut ensuite administrer des ocytociques en perfusion fer ; des infections par une antibiothérapie à large spectre et des
et accessoirement mettre en placer un sac de sable. S’il persiste une complications thrombo-emboliques. L’équipe obstétricale doit veiller à
hémorragie, administrer des prostaglandines. une prise en charge adaptée du nouveau-né.
La triple ligature, l’embolisation artérielle seront indiquées en cas de
persistance de l’hémorragie malgré les analogues des prostaglandines.
L’hystérectomie d’hémostase sera le dernier recours.
CONCLUSION PATHOLOGIES
• Le placenta praevia est une affection fréquente observée au troisième - Placenta praevia
trimestre de la grossesse et qui peut mettre en jeu le pronostic vital et - Hématome rétroplacentaire (HRP)
fonctionnel materno-foetal.
- Autres: rupture utérine, menace d’accouchement
prématuré, hémorragie de Benckiser
• Son diagnostic précoce au cours de la grossesse permet de réduire les - Hémorragies non gravidiques: génitales ou extra-génitales
complications materno-foetales d’où l’intérêt des consultations
prénatales de qualité et de l’échographie.
I- Généralités
•
HÉMATOME RÉTRO- 1- Définition
Il s’agit d’un accident paroxystique dû au décollement prématuré de
PLACENTAIRE tout ou partie d'un placenta normalement inséré (DPPNI), par la
formation d'un hématome inter-utéro-placentaire alors que le fœtus
est encore in utero.
On parle également d’apoplexie utéro-placentaire et d’abruptio
placentae (anglo-saxons).
I- Généralités I- Généralités
2- Intérêt 3- Physiopathologie
• • Épidémiologique
0,25 à 1% des grossesses, 2,15% à Dakar (DIOUF)
Plusieurs origines sont possibles (Vasculaire traumatique ou
1% des accouchements en France (Lansac), 1,7% au Bénin (Perrin)
• Pronostique
immunologique, Mécanique) Le facteur essentiel est l’ischémie
C’est une urgence obstétricale majeure, complication des syndromes vasculo-rénaux de la placentaire (souvent dans le cas d’une toxémie).
• grossesse, survenant dans le dernier tiers de la grossesse ou au cours du travail
Il est responsable d’une lourde mortalité maternelle et périnatale car interrompt brutalement les Ø Décollement placentaire
• échanges fœto-maternels. La létalité maternelle est de 6,9% et la mortalité périnatale de 95 %. • Il survient un clivage au niveau de la caduque avec ouverture des sinus
Thérapeutique
• La prise en charge doit se faire dans la multidisciplinarité (réanimateur, obstétricien, néonatologiste). maternels qui entraine une hémorragie qui s’épanche entre le placenta
Celle-ci est difficile en Afrique en raison du retard diagnostique, de l’insuffisance de couverture en
SONUC et de la rareté des produits sanguins. D’où la nécessité d’instaurer des mesures efficaces de
et l’utérus. Il se constitue un hématome qui va comprimer les
prévention des syndromes vasculo-rénaux. cotylédons et creuser une cupule.
I- Généralités I- Généralités
3- Physiopathologie 3- Physiopathologie
Ø Conséquences
Plusieurs origines sont possibles (Vasculaire traumatique ou − Ceci est responsable d’une interruption des échanges foeto-maternels au niveau du
immunologique, Mécanique) Le facteur essentiel est l’ischémie décollement avec retentissement fœtal pouvant conduire à la mort fœtale si la zone
placentaire (souvent dans le cas d’une toxémie). décollée est suffisamment importante.
Ø Ouverture de l’hématome dans la chambre intervilleuse qui va - Le retentissement maternel est lié à l’importance de l’hémorragie, mais surtout aux troubles
de
entraîner le passage de thromboplastines (placenta, liquide amniotique la coagulation qui peuvent survenir.
et caduque) dans la circulation maternelle, responsable d’un Syndrome - Il se produit au niveau de l’utérus une hypertonie et une infiltration sanguine du myomètre lui
de coagulation disséminé vasculaire avec fibrinolyse. donnant un aspect ecchymotique et bigarré.
- Au niveau rénal, le principal risque est la survenue d’une nécrose tubulaire puis corticale
I- Généralités II – SIGNES
4 - Classification de Sher •
Grade 1 : Métrorragies isolées, diagnostic rétrospectif sur l’examen du 1-TDD: Forme hémorragique complète au 3ème trimestre chez la
multipare
placenta. 1.1. Signes fonctionnels
Grade 2 : HRP symptomatique avec enfant vivant Le début est le plus souvent brutal sans prodromes chez une gestante au
dernier trimestre «comme un coup de tonnerre dans un ciel serein ».
Grade 3 : HRP avec enfant mort
typiquement, il se manifeste par une douleur abdominale vive, en «
- Grade 3a : sans trouble de la coagulation. - Grade 3b : avec troubles de coup de poignard », continue, permanente, intense, à point de départ
la coagulation. utérine, à irradiation lombaire ou crurale qui persiste jusqu'à l’expulsion.
Elle est associée à des métrorragies d’abondance variable souvent
minime faites de sang noirâtre avec ou sans caillots.
II – SIGNES II – SIGNES
• 1.2. Signes généraux • 1.3. Signes physiques
• La patiente a un faciès angoissé et présente souvent un état de choc • - l’inspection permet d’apprécier la quantité des métrorragies qui sont
hémodynamique. On note une pâleur des muqueuses, une dyspnée « noirâtres souvent peu abondantes.
sine materia », une hypertension artérielle rapidement suivie d’une - la palpation met en évidence une contracture utérine douloureuse
hypotension (on parle de TA cache misère). Il existe une oligurie permanente ; on dit que l’utérus est dur tout le temps et dur partout «
(urines réduites < 30cc/h) et une protéinurie massive et soudaine utérus de bois ». La hauteur utérine est augmentée de manière
(Ictus albuminurique). d’autant plus importante que l’utérus est dur et que l’hémorragie
externe est moins importante.
II – SIGNES II – SIGNES
• 1.3. Signes physiques • 1.3. Signes physiques
• - A l’auscultation, les BDC fœtal sont absents.
•
Devant ce tableau clinique, des gestes d’urgence s’imposent :
- L’examen au spéculum montre l’origine endo-utérine des
• libération des voies aériennes supérieures,
métrorragies qui ont un aspect noirâtre.
• mise en place de deux voies veineuses de bonne qualité,
- le toucher vaginal permet de percevoir un col qui est rigide et cerclé,
des membranes tendues et bombantes et un segment inférieur dur dit • prélèvements sanguins : NFS, crase sanguine (TP, TCK, PDF, Plaquettes...)
« en sébille de bois ». • remplissage avec des macromolécules,
• sondage urinaire pour évaluer la diurèse,
• perfusion d’antispasmodiques,
• rupture artificielle des membranes afin de diminuer l’hyperpression intra-
amniotique.
II – SIGNES II – SIGNES
1.5. Evolution - pronostic • 1.5. Evolution - pronostic
• Eléments de surveillance : il faut apprécier l’abondance et l’aspect de l’hémorragie, l’état
général et la douleur • • Facteurs du pronostic
• Modalités évolutives o Délai entre la constitution de l’hématome et l’expulsion o
• o Si le traitement est précoce et adapté, l’évolution est favorable avec un travail Importance du décollement
rapide o Importance du choc hémodynamique
• avec expulsion d’un mort-né frais pâle et rigide suivie de l’expulsion du placenta • o Intensité des troubles de la coagulation o Disponibilité des produits
accompagné de caillots noirâtres qu’il faudra peser. La face maternelle du sanguins
placenta présenta une cupule dont il faudra apprécier le diamètre et la
profondeur o Troubles associés (oligurie +++)
• o Evolution peut être défavorable, lorsque le travail est lent ou ne se déclenche
pas, l’hémorragie persiste et les complications s’installent alors.
II – SIGNES II – SIGNES
• 1.4. Signes paracliniques • 2- Formes Cliniques
2.1. Formes symptomatiques
• Les examens complémentaires évaluent surtout le retentissement et
ne doivent en aucun cas retarder le diagnostic qui est essentiellement • o Formes frustes avec hypertonie sans hémorragie ou hémorragie isolée avec
un fœtus vivant. L’échographie trouve toute sa place dans ces situations et
clinique dans cette forme. montre soit des signes directs (trait linéaire ou biconcave traduisant
• Biologie : albuminurie massive, anémie, hémoconcentration, allongement du l’hématome) soit indirects (zone anéchogène au sein du placenta, décollement
temps de saignement et du temps de coagulation, thrombopénie, baisse du TP des membranes)
et du fibrinogène, augmentation des PDF
• o Asymptomatiques de diagnostic rétrospectif lors de l’examen du placenta
• Echographie : elle objective une zone anéchogène au niveau de la plaque o Graves avec infarcissement étendu des annexes et de toute la sphère
basale, un placenta bombant, refoulé et une absence d’activité cardiaque fœtale génitale avec des
• Tocométrie : elle confirme l’hypertonie utérine permanente. • hémorragies à distance : c’est l’apoplexie séreuse généralisée de Couvelaire.
II – SIGNES II – SIGNES
2- Formes Cliniques
2- Formes Cliniques
2.2. Formes compliquées 2.3. Formes associées
o De choc hémorragique, de choc a vacuo (Selon Lacomme : 9/10 o HRP + PP : la symptomatologie est souvent frustre et le pronostic
femmes qui meurent après HRP meurent après l’expulsion), de fœtal est meilleur. Cependant il existe un risque accru d’embolie
coagulopathie par afibrinogénémie et d’anurie. amniotique.
o Certaines complications sont plus tardives : nécrose corticale, o HRP + éclampsie
insuffisance hépatique, Syndrome de Sheehan, psychose puerpérale o HRP+ HELLP syndrome.
IV - TRAITEMENT IV - TRAITEMENT
b – Moyens et méthodes b – Moyens et méthodes
Moyens de réanimation Moyens médicamenteux
- Analgésiques type Dolosal (péthidine) à la dose de 15-35mg / h en perfusion lente ou
- Deux voies veineuses de gros calibre (macromolécules, Ringer lactate) 50-100mg en IM toutes les 3heures
- Position / décubitus dorsal la tête en déclive avec - Anti-spasmodiques (Phloroglucinol ...)
- Oxygénation : 6 à 8L / minute - Utérotoniques : Ocytocine, Prostaglandine E2, Méthylergometrine contre indiquée en
- Sonde urinaire à demeure cas d’hypertension
- Antihypertenseurs : Furosémide, Clonidine (Catapréssan : une ampoule en IM toutes
- Transfusion de sang frais iso groupe iso RH testé ou de Plasma frais congelé les 3 heures), Nicardipine (Loxen 10mg en perfusion dans 500 ml de SG5% / 8H)
(PFC) : 5 à 6 fois le poids des caillots. - Antibiotiques (cefazoline, Ampicilline, Gentamycine ...)
- Antifibrinolytiques tel que Imiprol 1 million d’unité en IV.
- Anticoagulants : héparine à faible dose dans les cas de CIVD.
IV - TRAITEMENT IV - TRAITEMENT
Moyens obstétricaux et chirurgicaux c - Indications thérapeutiques
o Rupture artificielle des membranes (RPM)
Fonction de : état maternel, importance de l’hémorragie, état fœtal,
o Déclenchement artificiel du travail
durée de l’accident (avant ou après 6H)
Principe : réanimation toujours de mise
o Forceps ou ventouse
o Délivrance artificielle et révision utérine
o Césarienne le plus souvent sous anesthésie générale
o Triple ligature artérielle : ligature des artères utérines, des artères
utéro-ovariennes et des artères du ligament rond.
o Hystérectomie d’hémostase : Dans ce cas le plus souvent on fait une
hystérectomie subtotale.
IV - TRAITEMENT IV - TRAITEMENT
c - Indications thérapeutiques o Dilatation complète : forceps, ventouse
o Petite dilatation : direction du travail ou césarienne en fonction de
• Forme type
- Mesures de réanimation
l’état maternel
- RAM
- Antihypertenseurs si TA élevée • HRP– enfant vivant : Mesures de réanimation + césarienne en
- Non en travail urgence et réanimation
o Absence de troubles de la coagulation : déclenchement du travail si conditions réunies néonatale (aspirer, réchauffer, et confier immédiatement aux pédiatres).
(délai 3 à 6h), accouchement voie basse / DA + RU/ ocytociques ou prostaglandines
antibioprophylaxie,
o Echec déclenchement / césarienne
- Patiente en travail
IV - TRAITEMENT IV - TRAITEMENT
Formes compliquées avec état de choc ou coagulopathie : • 2 - Préventif
mesures de réanimation
• consultations prénatales de qualité: diagnostic patientes à risque
césarienne sauvetage maternel,
•
Antifibrinolytiques (Imiprol)
- Salicylothérapie : aspirine à faible dose 100 à 160mg/jour de la
Transfusion PFC, héparine en faible dose
12ème semaine d’aménorrhée à la 36ème semaine d’aménorrhée
Antibiothérapie
coagulopathie : triple ligature artérielle puis surveillance.
• - calcithérapie 20 SA à terme, 2g par jour
hystérectomie d’hémostase pour sauvetage maternel en cas hémorragie
persistante.
Contraception pendant au moins 2 ans
CONCLUSION PATHOLOGIES
• L’hématome rétro placentaire est une urgence obstétricale, qui peut - Placenta praevia
compromettre le pronostic vital maternel et fœtal. - Hématome rétroplacentaire (HRP)
- Autres: rupture utérine, menace d’accouchement
• Sa prise en charge doit être multidisciplinaire associant : Obstétricien, prématuré, hémorragie de Benckiser
Réanimateur, Médecin interniste et pédiatre. - Hémorragies non gravidiques: génitales ou extra-génitales
RUPTURE UTERINE
GENERALITES Problématique
Définition • Indicateur de développement sanitaire d’un pays
Afrique
Utérus cicatriciel
– 1/1000 accouchements
– Utérus cicatriciel : 30% • Rupture complète
• Rupture incomplète (Déhiscence)
32 ans
Référée
VIII P
40 ans
Rupture longitudinale paroi
Référée
postérieure
Rupture segment
Gestes: suture conservatrice inférieur avec
propagation vessie et
uretères
Gestes: suture
conservatrice et
réabouchement urétéral
Médical
– Réanimation
– Transfusion
– Soins néonatals
Traitement Traitement
CHIRURGIE CONSERVATRICE vs HYSTÉRECTOMIE ? CHIRURGIE CONSERVATRICE
– Etendue lésion (bilan lésionnel ++) – Femme jeune / Désir de Grossesse / Conditions locales
– Atteinte pédicule utérin satisfaisantes
Traitement Traitement
CHIRURGIE CONSERVATRICE HYSTÉRECTOMIE
– Femmes âgée, conditions locales non satisfaisantes,
troubles hémostase
– Hystérectomie totale de préférence
– Conservation ovarienne de règle
Traitement Conclusion
PARFOIS… – Complication grave
Hémorragie de Benkiser
Hématome décidual
marginal
Dr A C Niassy Diallo
Dr A C Niassy Diallo
CONCLUSION
• Urgences obstétricales avec risque de morbidité et de mortalité
maternelles et fœtales.