Formation intégrale des liturges
ARCHIDIOCESE DE DOUALA
PAROISSE SAINT PIERRE DE BONABERI
COMMISSION LITURGIQUE
Groupe Saint Jérôme du Sacré-Coeur
Email : liturgiesaintpierre@[Link] ou jeanmiguel51@[Link]
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FORMATION DE BASE DES LITURGES
PROGRAMME
Chapitre I : LA LITURGIE
I- Définition de la liturgie
II- Les actions liturgiques et quelques exemples
- Les caractéristiques d’une action liturgique
III- Les actions paraliturgiques et exemples
1- Définition d’une action paraliturgique
2- Quelques exemples
IV- L’assemblée liturgique
1- Définition
2- Condition pour en être membre
V- Qui fait quoi dans une Assemblée liturgique ?
a- Le président de l’Assemblée
b- Le (s) célébrant (s)
c- Les lecteurs
d- Les acolytes
e- Le commentateur
f- Les ministres d’accueil et d’ordre
g- Les fidèles
Chapitre II : LE MATERIEL LITURGIQUE (MATERIEL SACRE)
I- Les livres sacrés
II- Les linges sacrés
III- Les vases sacrés
IV- Les tables
V- Les lieux
VI- Autres
Chapitre III : LA CELEBRATION DU MYSTERE CHRETIEN
I- La pâques du CHRIST
II- Notion de mystère
III- Le temps liturgique et les couleurs du temps
A- Le temps liturgique
1- Introduction
2- Les cycles liturgiques
a- Le cycle de l’incarnation
b- Le cycle de la rédemption
c- Le cycle de la création et de la formation de l’Eglise
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3- Le temps de l’Avent
4- Le temps de Noel-Epiphanie
5- Le temps de Carême
6- Le temps de Pâques
7- Le temps ordinaire
B- Le Sanctoral
C- Les couleurs liturgiques : leur utilisation et leurs significations
Chapitre IV : INITIATION A LA LECTURE
I- INTRODUCTION
II- LA LECTURE LITURGIQUE
II-1 Ce qu’elle n’est pas :
II-2 Ce qu’elle est
III- CARACTERISTIQUES D’UNE BONNE LECTURE
1- Le lieu de la lecture
2- Le livre
3- Le lecteur
4- Les caractéristiques d’une bonne lecture
IV- QUELQUES NOTIONS DE PHONETIQUE
1- Définition
1-1 La phonétique acoustique
1-2 La phonétique articulatoire
2- Les organes de la parole
Chapitre V : INITIATION A LA REDACTION D’UN COMMENTAIRE LITURGIQUE
A- LES MONITIONS
I- LE TEXTE SACRE
1- Le sens littéral
2- Le sens spirituel :
II- COMMENT COMPRENDRE UN TEXTE LITURGIQUE
1- Le contexte historique (sens littéral).
2- Le contexte géographique
3- Les circonstances de temps
4- Les personnages et leurs rôles
5- Les verbes et Les temps verbaux
B- LA PRIERE UNIVERSELLE
1- INTRODUCTION
2- LA LECTURE
3- A QUI S’ADRESSE-T-ELLE
4- STRUTURE D’UNE PRIERE UNIVERSELLE
5- COMMENT COMPOSER UNE PRIERE UNIVERSELLE
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C- LA PRATIQUE DE LA LECTIO DIVINA
I- Définition :
II- But de la lectio sacra
III- Les étapes de la lectio divina
Chapitre VI : COMMENT SERVIR A L’AUTEL ?
1- L’habillement
2- La position assise
3- La position debout
4- La démarche et les déplacements
5- Les gestes et les paroles
Chapitre VII : STRUCTURE DETAILLEE D’UNE MESSE : ET LE LECTEUR ?
A- L’avant-Messe
B- La Messe proprement dite
I- La procession d’entrée
II- Les rites préparatoires
III- La liturgie de la Parole
IV- La liturgie eucharistique
V- La communion
VI- Les rites de conclusion et le renvoi de l’Assemblée
C- L’après-Messe
Chapitre VIII : INITIATION A LA LECTURE DE LA BIBLE
Chapitre IX : LES SACREMENTS DE LA FOI, LEUR IMPACT DANS MA VIE
I- L’économie sacramentelle
III- Les sacrements de l’église
1- Qu’est-ce qu’un sacrement ?
2- Les sacrements et la foi
3- La nécessité des sacrements
4- Les 7 sacrements
5- L’Eglise, un sacrement
6- Les sacrements et la vie de baptisé
7- Les empêchements dirimant un sacrement
Chapitre X: LE CHRETIEN, TEMOIN DU CHRIST DANS SA VIE
I- Qu’est ce qu’un chrétien ?
II- La vie d’un liturge dans et hors de l’Eglise
III- La prière dans la vie du chrétien
IV- La morale et la conscience
V- Les vertus
VI- Le péché
VII- Doctrine sur l’eschatologie
VIII- Le décalogue / les commandements de l’Eglise
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Chapitre XI : LE CHRETIEN ET LA CONNAISSANCE DE SON EGLISE
I- Historique de l’Eglise
II- Les conciles et le synode
III- Les schismes
IV- Les Apostats et les hérétiques
V- La hiérarchie de l’Eglise
VI- L’œcuménisme
I- Définition de la liturgie
La liturgie peut être considérée comme une action publique où s’établit un dialogue réel entre Dieu
et l’Homme, le Créateur et la créature, dans un double mouvement descendant puis ascendant.
Descendant parce que Dieu vient d’abord à la rencontre de l’Homme pour lui parler, pour se révéler
à ce dernier ; mais aussi ascendant parce que l’Homme ayant rencontré Dieu, l’ayant écouté, lui
répond. Dans ce mouvement, Dieu sanctifie l’homme (le peuple) et l’Homme glorifie et loue Dieu.
Il faut également noter la dimension horizontale entre l’Homme et l’Homme, qui se traduit dans
la vie de charité, et où sont manifestés pleinement les fruits de l’action liturgique ; c’et cette
relation qui traduit le fait de la rencontre réelle avec Dieu. Le peuple en quête de sanctification
doit alors utiliser tous les moyens que Dieu lui donne dans la nature pour pouvoir le bénir et le
louer : Les prières, les sacrifices, et beaucoup d’autres attitudes : c’est cela le culte
On peut par conséquent comprendre la liturgie comme étant l’action du peuple par le peuple et
pour le peuple. Car en réalité, c’est l’homme qui a besoin de Dieu. La louange de l’Homme ne
change rien à ce que Dieu est, Dieu.
C’est à travers la liturgie (le culte) que Dieu et l’Homme se rencontrent, grâce à la médiation du
Christ, pour célébrer leur alliance. Mais c’est Dieu qui initie la rencontre. Parlant de la liturgie, le
sacré concile Vatican II déclare : « c’est donc à juste titre que la liturgie est considérée comme
l’exercice de la fonction sacerdotale de Jésus Christ, exercice dans lequel la sanctification de
l’Homme est signifiée par des signes sensibles, et est réalisée d’une manière propre à chacun d’eux
(sacrements et sacramentaux) , dans lequel le culte public intégral est exercé par le corps
mystique de Jésus, c'est-à-dire par le chef (Jésus) et ses membres. »
La liturgie étant œuvre du Christ, réalise et manifeste l’Eglise comme signe visible de la
communion de Dieu et des Hommes par le Christ. Elle est aussi participation à la prière du Christ,
adressée au Père par l’Esprit Saint.
L’aspect extérieur de la liturgie n’est pas à négliger, à savoir, tout ce que l’on fait pour la rendre
belle, de sorte qu’en y participant, on se sente sanctifié. Dans la liturgie, surtout dans le divin
sacrifice de l’Eucharistie, s’exerce l’œuvre de notre rédemption. La liturgie aide les fidèles à
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manifester aux autres dans leurs vies le mystère du Christ et la nature authentique de la véritable
Eglise. Nous avons déjà dit que La liturgie est le sommet auquel tend l’action de l’Eglise et en
même temps la source d’où découle toute sa force. Elle (la liturgie) pousse les fidèles rassasiés à
n’avoir plus qu’un seul cœur dans la prière ; Elle prie pour qu’ils gardent dans leur vie ce qu’ils
ont saisi par la foi ; et le renouvellement dans l’eucharistie de l’alliance du Seigneur avec les
hommes, attire et enflamme les fidèles à la charité pressante du Christ » (constitution sur la
Sainte Liturgie du concile Vatican II Sacramentum Concilium). En tant qu’elle est l’action sacrée
par excellence, Chaque mouvement, chaque geste, chaque objet, chaque vêtement, possèdent une
signification symbolique qui nous aide à mieux percevoir la vérité du mystère du salut, à mieux
comprendre le sacrifice parfait qui se déroule sous nos yeux.
II- Les actions liturgiques et quelques exemples
Une action liturgique est une action de l’Eglise comme communauté des fidèles, hiérarchiquement
constituée autour de l’Evêque ou du prêtre représentant le Christ, présent au plus haut degré
dans l’Eucharistie.
Les caractéristiques d’une action liturgique
- la présence du Christ : elle est manifestée dans la personne du prêtre qui agit in persona
Christi. Egalement dans les sacrements si bien que lorsqu’on baptise, c’est le Christ lui-même
qui baptise (la grâce du sacrement ne dépend nullement du ministre)
- la participation des fidèles : elle se fait à travers les acclamations, les réponses, le chant, les
gestes, les attitudes corporelles, le silence sacré (…) elle se fait aussi à travers le baptême.
parmi les actions liturgiques, nous pouvons citer : l’Eucharistie, les sacrements, les
sacramentaux(les cendres, les bénédictions, la liturgie des heures, les funérailles…)
les sacramentaux sont des signes sacrés par lesquels, selon une certaine imitation des sacrements,
des effets surtout spirituels sont signifiés et obtenus par la prière de l’Eglise. Par eux, les Hommes
sont disposés à recevoir l’effet principal des sacrements, et les diverses circonstances de la vie sont
sanctifiées. Cf. CEC no1667. Parmi les sacramentaux on peut citer : les reliques, les pèlerinages,
objets de piété…
III- Les actions paraliturgiques et exemples
Ce sont des exercices communautaires de piété qui ne relèvent pas strictement de la liturgie, mais
qui en découlent. Il faut éviter d’accorder plus d’importance à la paraliturgie. C’est pourquoi les
pieux exercices, tant qu’ils sont conformes aux lois et normes de l’Eglise, doivent être réglées en
tenant compte des temps liturgiques : le chemin de croix, la récitation du chapelet, salut au Saint
Sacrement, l’adoration, les processions, les dévotions diverses
IV- L’assemblée liturgique
1- Définition
L’assemblée liturgique est une communauté de fidèles, hiérarchiquement constituée (Christ-
Ministre-Fidèles) , légitimement réunie en un lieu donné, pour une action liturgique bien
déterminée, et hautement qualifiée par la présence du Christ. Ainsi une réunion de la commission
de liturgie une séance de répétition de la chorale ou d’un groupe de prière… ne sont pas des
assemblées liturgiques, malgré leur importance dans la préparation des assemblées liturgiques.
C’est Dieu lui-même qui convoque le peuple à l’Assemblée, même si c’est le pasteur qui organise
les circonstances du rassemblement. La voix de Dieu retentit à travers le son de la cloche. C’est
l’Evêque ou ses prêtres président de l’Assemblée liturgique au nom du Christ (in persona Christi).
2- Condition pour en être membre
Il faut remplir deux conditions pour être membre de l’assemblée liturgique :
- avoir reçu la foi de l’Eglise transmise par les Apôtres depuis des générations, et ne l’avoir
jamais renié publiquement. Ici on pense aux chrétiens qui vont dans d’autres églises et
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confessions religieuses ou sectes, au vu et au su de tous. De ceux qui rejettent publiquement
ou par écrit leur foi. On les appelle les Apostats.
- Avoir reçu le baptême, ou être disposé à recevoir le baptême par le catéchuménat.
Il y a cependant des gens qui sont exclus de l’assemblée, à cause des fautes très graves : on dit
qu’ils sont interdits ou excommuniés. Leur peine peut être remise. Dans le cas d’un prêtre, le
Souverain Pontife est seul habileté à lever l’excommunication.
L’assemblée n’est pas un cercle réservé, mais elle accueille tous les fidèles et tient compte de leurs
faiblesses personnelles. Les assemblées peuvent se fractionner en provinces ecclésiastique, région,
Diocèse, Ville, Paroisse…
3- Qui fait quoi dans une Assemblée liturgique ?
a- Le président de l’Assemblée
C’est l’Evêque ou le prêtre qui président au nom du Christ. C’est le chef de la prière. C’est lui, en
lieu et place du Christ, qui présente au Père la prière de l’Assemblée par le Fils et dans l’Esprit
Saint. Les autres fidèles s’unissent à lui par leurs réponses, acclamations, gestes…
b- Le (s) célébrant (s)
Au cours d’un assemblé, tous ceux qui possèdent un ordre sacré concélèbrent avec le président de
l’assemblée ou célébrant principal. Dans une assemblée où il y a un Evêque, il préside l’assemblée.
c- Le cérémoniaire
En parfaite communion avec le président, il donne la cadence à la célébration, indique ce qui doit
être fait à tel moment et intervient pour aider les autres fidèles à mieux participer
d- Le diacre : possédant un ordre sacré, peut présider une assemblée ; il peut administre
certains sacrements comme le Baptême, le mariage, entendre certaines confessions, mais ne
peut célébrer l’Eucharistie en tant que son sacerdoce est au premier degré. Il est
entièrement à la disposition de son Evêque, et a pour rôle principal de préparer la Table du
sacrifice.
e- Les lecteurs
Leur fonction ordinaire est de proclamer les lectures des Saintes Ecritures, sauf l’Evangile qui est
proclamé par le prêtre ou le cas échéant, par un diacre. Ils exercent alors le ministère du Lectorat
et doivent être suffisamment préparés à cet effet. Il peut aussi proposer les intentions de la prière
universelle et, en l´absence d´un psalmiste, dire le psaume entre les lectures. A défaut de lecteur
institué, d’autres laïcs seront appelés pour proclamer les lectures de la sainte Ecriture, à condition
qu’ils soient vraiment aptes et soigneusement préparés à accomplir cette fonction, pour que, à
l’écoute des lectures divines, les fidèles, dans leur cœur, éprouvent du goût et un vif amour pour
la sainte Écriture. Dans la célébration eucharistique, le lecteur a sa fonction propre (cf. nn. 194-
198), qu´il doit exercer par lui-même
f- Les acolytes
Ils aident le prêtre et le diacre. Ils agissent aussi comme ministres extraordinaires de l’Eucharistie
(ils distribuent la communion ou la portent aux malades). Ils exercent le ministère d’acolytat. A
défaut d’acolyte institué, des ministres laïcs peuvent être choisis pour le service de l’autel et pour
aider le prêtre et le diacre ; ils portent la croix, les cierges, l´encensoir, le pain, le vin et l´eau. Ils
peuvent même être délégués pour distribuer la communion comme ministres extraordinaires
g- Le commentateur
Il propose brièvement aux fidèles, si cela est opportun, des explications et des monitions pour les
introduire dans la célébration et mieux les disposer à la comprendre. Il faut que les monitions du
commentateur aient été préparées avec grand soin et soient claires dans leur sobriété. Pour
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accomplir sa fonction, le commentateur se tient dans un endroit approprié, face aux fidèles, mais
jamais à l´ambon.
h- Le sacristain, qui dispose avec soin les livres liturgiques, les vêtements liturgiques et tout
ce qui est nécessaire à la célébration de la messe
i- Les ministres d’accueil et d’ordre
Ils reçoivent les fidèles à la porte et leur indiquent leur place. Ils doivent prioritairement être
proches du Sanctuaire ; veiller à l’ordre et la discipline dans l’assemblée. Les mi ministres de
l’ordre doivent être accueillants, souriants, se maîtriser, et être très réservés et au dessus, éviter
la brutalité et tenir compte de la diversité des humeurs et des comportements des fidèles.
j- Les fidèles
Les fidèles sont tenus de participer avec tout leur être à la célébration, et respecter autant que
possible les conditions de participation.
k- Le psalmiste : Il revient au psalmiste de dire le psaume ou un autre cantique biblique placé
entre les lectures. Pour bien remplir sa fonction, il est nécessaire que le psalmiste excelle
dans l´art de la psalmodie, possède une bonne prononciation et une bonne diction.
l- Parmi les fidèles, la schola ou la chorale exerce sa fonction liturgique propre; il lui
appartient d´assurer les parties qui lui reviennent en les exécutant comme il se doit, selon
les divers genres de chant, et de favoriser la participation active des fidèles par le chant.
Il convient d´avoir un chantre ou un maître de chœur pour guider et soutenir le chant du peuple.
Surtout, en l´absence de chorale, il appartient au chantre de mener les divers chants, le peuple
continuant à participer selon le rôle qui est le sien.
Nous entendons par matériel sacré, tout objet ayant une utilisation précise dans la célébration
liturgique. Il convient pour tout chrétien d’en connaître les noms et l’usage, afin de ne pas
confondre la liturgie à une simple succession de rites où les gestes se font machinalement. Cette
connaissance est d’avantage requise pour ceux qui y seront accoutumés : les servants
I- LES LIVRES SACRES
Ce sont les livres dans lesquels on trouve la parole de Dieu, les prières pour différentes
circonstances, pour les célébrations Eucharistiques et autres actions liturgiques.
1- le missel
On distingue :
le missel quotidien qui contient les lectures de semaine et des fêtes et mémoires des
saints,
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le missel dominical dans lequel on trouve les textes des liturgies de dimanche, et des
grandes solennités.
Le missel de l’autel : il présente la manière de célébrer le culte divin. Il comporte les
oraisons propres, et les PE (Prières Eucharistiques) propre à certaines circonstances.
La structure du missel dépend de son auteur. Mais on trouve toujours les mêmes éléments : les
lectures du temps de l’Avent des années A, B et C, les lectures des temps ordinaires et le sanctoral.
On trouve toujours insérée la célébration d’Eucharistie. Pendant le temps ordinaire, le missel
quotidien présente les textes des années paires et ceux des années impaires, ayant les mêmes
Evangiles pour les deux années paires et impaires.
Remarque :
1- certains missels présentent séparément les textes des années du cycle.
2- Les textes présentés sont choisis pour une certaine durée après quoi certains sont changés,
de sorte à parcourir la bible.
2- le livre de la célébration des sacrements
Destiné à l’usage des ministres ordonnés. Il présente les rites recommandés par l’Eglise ainsi que
les textes appropriés, pour la célébration des sacrements.
3- le livre des Bénédictions
Il contient des formules de Bénédictions des personnes, des lieux, des objets, des états … il est à
noter que certaines Bénédictions sont réservées aux consacrés (eau, sel, …)
4- le psautier
Manuel dans lequel on trouve un recueil de psaumes adaptés à l’usage liturgique.
4- Livre de la liturgie des heures
II- LES DEUX TABLES
Il y a deux tables:
1) L’AMBON ou table de la parole
C’est la table sur laquelle est déposée le livre de la parole de Dieu, et d’où elle est lue de façon à
attirer l’attention des fidèles.
2) L’AUTEL ou table du sacrifice
C’est sur cette table que se déroule le sacrifice Eucharistique, où Jésus rend présent le sacrifice
autre fois consommé sur la croix. Les deux tables ne sont séparées qu’en apparence ; elles forment
un tout ; parce que le verbe de Dieu c’est Dieu lui-même. NB : Jésus est en même temps le prêtre
et l’autel.
Avant la messe la lectionnaire est posé sur l’Ambon et l’Evangéliaire sur l’Autel. L’Autel de la
nouvelle alliance est la croix du Christ d’où découlent les sacrements du mystère pascal.
Bien qu’étant apparemment séparées les deux tables ne forment qu’une seule Table. Car, on ne
peut pas dissocier la Parole, Verbe de Dieu, de sa chair, « le verbe s’est fait chair ». Jésus enseigne
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d’abord la foule qui vient à lui avant de multiplier pour elle le pain. C’est ainsi qu’il nous nourrit
de sa Parole avant que de nous donner son corps et son sang.
NB : l'antependium ou tenture habille le devant de l'autel
III- LES LINGES SACRES
Les linges utilisées dans la célébration liturgique sont sacrés, et comme tels, ils doivent être tenus
avec haute dignité et respect. Ils sont là non seulement pour ce qu’ils signifient, mais aussi pour
leur participation à la beauté (esthétique) de la célébration. Puisque dans l’Eglise, les fonctions
sont variées (1Co. 12) –l’Eglise est le corps mystique de Christ dont le Christ est la tête et nous les
membres-, de même ces diversité des vêtements. Ainsi dans l’Eglise, l’accoutrement d’un ministre
signifie sa fonction.
1- L’aube
C’est le vête ment commun aux ministres de tout degré. C’est même la tenue du chrétien de par
son Baptême. Le vêtement blanc que l’on donne au Baptême signifie que le baptisé a « revêtu le
Christ » (Ga.3.27), qu’il est ressuscité avec le Christ. L’aube doit s’ajuster au corps, sinon, on le
fait à l’aide du cordon que l’on noue autour des reins. Si l’aube ne recouvre pas correctement l’habit
autour du cou, on met d’abord l’amict. Le surplis est plus court que l’aube.
2- La dalmatique
C’est l’habit propre à la fonction du diacre, il la met au-dessus de l’aube. Le diacre est au service
de la charité, de la liturgie et de la parole. Le diacre est entièrement à la disposition de son Evêque.
Le diaconat est un état (ordre) de transition entre le laïcat et le sacerdoce mais il existe aussi des
institutions de diaconat permanent.
3- La chasuble
Elle se porte par le prêtre, sur l’étole. C’est l’habit du président qui préside in persona Christi.
C’est l’habit de l’esclave, du serviteur. Le prêtre agit comme serviteur et tient la place du christ de
qui procède son sacerdoce. La chasuble est portée pour la messe et les autres actions sacrées, en
liaison étroite avec la messe.
4- L’étole
Le prêtre porte l’étole autour du cou et la laisse pendre sur sa poitrine. Le diacre la porte en travers
de la poitrine, de l’épaule gauche au côté droit, où elle est fixée. Elle symbolise le joug. Le ministre
qui la porte est désormais esclave du Christ : « tu es prêtre à jamais, selon le sacerdoce de
Melchisédech ».
5- La soutane
Long vêtement en forme de robe ou de toge porté par les ecclésiastiques, se reconnaît aux multiples
boutons de haut en bas.
Ordre d’habillent simple :
Amict ; Aube / soutane ; étole ; dalmatique / chasuble.
En plus de ces ornements il y en a d’autres pour les évêques et le pontife.
6- La crosse
C’est la canne qui symbolise le bâton du berger. L’évêque est donc le pasteur de l’Eglise
particulière. « Pais mes brebis … » Jn2, 15-17. Les Evêques aident dans cette tâche l’Evêque de
Rome, successeur de Pierre.
7- La calotte
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Petit bonnet rond ne couvrant que le sommet du crâne ; coiffure liturgique du clergé catholique.
Elle est blanche pour le Pape et violette pour l’Evêque.
8- La mitre
Ornement en forme de bandeau triangulaire e la tiare assyrienne dans l’antiquité. Coiffure
liturgique de cérémonie portée par le pape, les Evêques.
9- L’anneau
Symbolise le pouvoir. Les prêtres sous l’autorité de l’Evêque le baisent pour signifier leur
soumission et obéissance à ce dernier, comme au Christ lui-même de qui ils tiennent le pouvoir.
10- Le pallium
Petite étole de laine blanche à croix noire, insigne papal, porté aussi par certains dignitaires de
l’Eglise.
11- Le voile huméral / pluvial/ cape
Il est utilisé par le prêtre pour les processions et les bénédictions du saint sacrement. NB : le
clergyman : tenue se rapprochant de la tenue civile, adoptée par les prêtres catholiques depuis
1963 composée d’un tissus noir ; blanc ou kaki, et d’un plastron.
12- autres
le pâle
Il sert à recouvrir le calice pendant la célébration
le corporal
Il sert à accueillir le calice (déposé au
niveau de la petite croix), et la custode
contenant la grande hostie. Il est plus large
que le purificatoire et le manuterge
le purificatoire
Moins large que le corporal et
plus large que le manuterge. Il
sert à essuyer les vases sacrés
avant la consécration et après
la communion.
le manuterge
Plus petit que les deux autres. Il sert à essuyer
les mains. Le célébrant le reçoit après avoir
lavé les mains immédiatement après la
réception des offrandes.
les nappes d’autel
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Servent selon leur couleur du temps liturgique à couvrir l’autel et l’ambon. Quelque soit le temps,
c’est la couleur correspondantes, les bords inférieurs. Cependant la couleur peut être changée à
cause d’une solennité propre à une Eglise paroissiale ou diocésaine.
IV- LES VASES SACRES
1- Le calice
Destiné à recueillir le vin à consacrer. Il symbolise la coupe que Jésus donna aux Apôtres à la cène.
2- Le ciboire
Destiné à recueillir le pain (hostie). Ils sont fait
de métal précieux, mais aussi en bois bien fait.
3- La patène
Disque qui recueille la grande hostie.
4- La custode
Petit vase avec couvercle qui contient la grande hostie, et la communion que l’on porte aux malades
soigneusement enveloppée dans le corporal.
5- Le récipient d’autel
Il contient l’eau pour laver les mains. Il peut aussi servir pour distribuer la communion.
6- Les burettes
Elles contiennent de l’eau et le vin.
7- La croix
PREPARATION : sur la crédence
Calice + purificatoire + patène + grande hostie + pâle + corporal. Le manuterge à côté du calice.
Ceci constitue le minimum à trouver dans une valise chapelle en plus des livres et ornements.
8- Le bénitier
Il contient de l’eau bénite avec laquelle on se signe en entrant dans l’église. Placé à l’entrée de part
et d’autre de la porte centrale, il nous rappelle notre baptême.
V- LES LIEUX
1- Le tabernacle
Situé à l’autel ou ailleurs, sert à garder les saintes espèces. Il est recouvert d’un linge appelé
conopole (conopée) ; Lieux d’adoration continue où le Christ est exposé quand il est à l’autel, on
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fait une génuflexion en entrant dans l’église. Le tabernacle est fait pour garder les hosties
consacrées que l’on porte aux malades, et pour l’adoration permanente. Le tabernacle peut nous
rappeler l’Arche de l’alliance ou la Tente de la rencontre, ou le saint des Saints. Si les juifs lui
donnaient une si grande importance, combien plus devrions nous le respecter, et y venir souvent
à la rencontre de Dieu.
2- L’ostensoir : il sert pendant l’adoration ou les processions du Saint Sacrement. Il contient
une sorte de custode où la grande hostie est déposée. On le soulève (ostence)
3- Le baptistère – fonts baptismaux
C’est une sorte de bassine construit ou mobile, dans lequel on bénit l’eau servant aux baptêmes,
on peut plonger le candidat, ou verser de l’eau …
4- La grotte
Construite hors de l’église, c’est le lieu de pèlerinage (non de tourisme), où l’adoration de Jésus se
poursuit via Marie, sa Mère.
5- Le chemin de croix
Le chemin de croix est dans un premier sens la dévotion à travers laquelle le peuple chrétien suit
son Seigneur Jésus dans sa passion rédemptrice, il parcourt en esprit les étapes remarquables de
la passion depuis son arrestation jusqu’à sa mort. Il désigne aussi l’image de l’itinéraire que Jésus
a suivi jusqu’à la mort. Etant donc impossible de se rendre en terre sainte, on matérialise dans les
paroisses un espace où on fixe les 14 stations de la passion. Cet itinéraire s’appelle « via dolorisa »,
chemin des douleurs.
6- Les chapelles privées
7- Autres
Le prie-Dieu : il est fabriqué sous la forme d’une table-banc
La cathèdre : siège qui exprime l’action de celui qui préside l’assemblée et dirige la prière.
(en réalité, c’est le siège de l’Evêque). Elle symbolise le siège épiscopal. C’est d’elle que vient
le nom cathédrale.
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