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ISEEco 2002 C

Ce document présente la correction d'un concours d'ingénieur statisticien-économiste en option économie. Il contient des exercices de mathématiques portant sur des intégrales, des fonctions et des matrices.

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ECOLE NATIONALE SUPERIEURE DE STATISTIQUE

ET D’ECONOMIE APPLIQUEE

ABIDJAN

AVRIL 2002

CONCOURS D’ELEVE INGENIEUR STATISTICIEN ECONOMISTE

OPTION ECONOMIE

CORRECTION DE LA PREMIERE EPREUVE DE MATHEMATIQUES

Préliminaires :

_
a = (z + z)/2
_ _
b = (z – z)/2i = i(z – z)/2

cosθ = (eiθ + e− iθ)/2

sinθ = (eiθ – e− iθ)/2i = i(e-iθ – eiθ)/2

Première partie :

1) fn(0) = n et gn(0) = 0

2) On a :
n
S(x) = fn(x) + i gn(x) = Σk=1 ei2kx

En posant ei2x = a, S(x) = a + a² + …. + an = a (1 – an)/(1 – a)

S(x) = ei2x (1 – ei2xn)/(1 – ei2x)

= ei(n+1)x (einx – e-inx)/( eix – e-ix) = [cos(n+1)x + i sin(n+1)x]sin nx / sin x

fn(x) est la partie réelle de S(x), égale à cos(n+1)[Link] nx / sin x

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D’après les formules élémentaires de trigonométrie,


cos a sin b = [sin(a + b) – sin(a – b)]/2

d’où le résultat :

fn(x) = [sin (2n+1)x − sin x] / 2 sin x

De même, gn(x) est la partie imaginaire de S(x), d’où :

gn(x) = sin(n+1)x sin nx / sin x = [cos x – cos(2n +1)x] / 2 sinx

3) α et β étant deux nombres réels, on considère la fonction h(x) définie sur [0 , π/2]
par :

h(x) = (αx + βx²) / sin x pour 0 < x ≤ π/2

h(0) = α

h est le rapport de deux fonctions dérivables sur ]0 , π/2], donc est dérivable sur ce
même intervalle.

En outre, on sait que sinx est équivalent à x quand x tend vers 0, et donc :
limx→0 [h(x) – h(0)]/x = β
La fonction h est dérivable à droite en 0, h’(0) = β.

Par suite, h est dérivable sur l’intervalle fermé [0 , π/2].

Calcul de h’(x) pour x ∈ [0 , π/2] :

h’(0) = β

Sur ]0 , π/2], h’(x) = [(α + 2βx)sinx - (αx + βx²)cosx]/sin²x

h’ est le rapport de deux fonctions continues sur ]0 , π/2] ; elle est donc continue sur
]0 , π/2].
En outre, quand x tend vers 0, h’(x) ≈ [(α + 2βx)x − (αx + βx²)1]/x² = β = h’(0)

Þ h’ est continue sur [0 , π/2].

4) Pour tout entier n strictement positif, on définit l’intégrale :

H(n) = ò[0, π/2] h(x) sin nx dx

[Link]
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a – h est continue sur [0, π/2] car elle y est dérivable ; la fonction sin nx est
également continue sur [0, π/2], et donc h(x) sin nx est continue sur [0, π/2].
Par conséquent, l’intégrale H(n) existe.

b – Intégrons par parties en posant u(x) = h(x) et v’(x) = sin nx


u’(x) = h’(x) et v(x) = − cos nx/n

On obtient :

H(n) = [−−h(x)cosnx/n][0,ππ/2] + ò[0, ππ/2] h’(x) cosnx/n dx

D’où nH(n) = h(0) – h(π/2)cosnπ/2 + ò[0, π/2] h’(x) cosnx dx

En passant aux valeurs absolues et en majorant les cosinus par 1 :

ïH(n)ï≤ [ïh(0)ï + ïh(π/2)ï + ò[0, π/2] ïh’(x)ïdx] / n

On pose K = ïh(0)ï + ïh(π/2)ï + ò[0, π/2] ïh’(x)ïdx

K est bien indépendant de n et vérifie ïH(n)ï≤ K/n.

On en déduit que la limite de H(n) est 0 quand n tend vers + ∞.

Deuxième partie :

5) On note par J(k ; α, β) l’intégrale suivante :

J(k ; α, β) = ò[0, π/2] (αx + βx²) cos 2kx dx

Procédons à une première intégration par parties :

u’(x) = cos 2kx

u(x) = sin 2kx / 2k

v(x) = αx + βx²

v’(x) = α + 2βx

J(k ; α, β) = ò[0, π/2] (αx + βx²) cos 2kx dx


= [(αx + βx²) sin 2kx / 2k][0, π/2] − ò[0, π/2] (α + 2βx) sin2kx/2k dx

[Link]
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d’où :

J(k ; α, β) = − (ò[0, π/2] (α + 2βx) sin2kx dx)/ 2k

Procédons à une deuxième intégration par parties :

u’(x) = sin 2kx

u(x) = − cos2kx / 2k

v(x) = α + 2βx

v’(x) = 2β

Il s’en suit :

J(k ; α, β) = − (ò[0, π/2] (α + 2βx) sin2kx dx)/ 2k

= − [− (α + 2βx) cos2kx / 2k][0, π/2] + ò[0, π/2] 2β cos2kx/2k dx]/2k

= [(−1)k(α + βπ) − α]/4k²

6) On choisit α et β pour que (α + βπ) = 0 et − α = 1, ce qui conduit à prendre


α* = −1 et β* = 1/π.

On a alors : J(k ; α*, β*)) = 1/ 4k²

7) un = Σk 4 J(k ; α*, β*) = 4 Σk ò[0, π/2] (−x + x²/π) cos2kx dx

= 4 ò[0, π/2] (−x + x²/π) Σk cos2kx dx

= 4 ò[0, π/2] (−x + x²/π) fn(x) dx

8) On remplace fn(x) par l’expression établie à la question 2 de la première partie.

un = 4 ò[0, π/2] (−x + x²/π) [sin (2n+1)x − sin x] / 2 sin x dx

On en déduit :

un = 2 ò[0, π/2] (−x + x²/π) [sin (2n+1)x/sin x] dx − 2 ò[0, π/2] (−x + x²/π) dx

un = 2 ò[0, π/2] h*(x) sin (2n+1)x dx − 2 ò[0, π/2] (−x + x²/π) dx

où h* désigne la fonction h introduite à la première partie avec les valeurs (α*, β*)
pour (α, β).

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On a donc, compte tenu de la définition de H (question 4, première partie) :

un = 2 H(2n+1) − 2 ò[0, π/2] (−x + x²/π) dx

Un calcul élémentaire permet d’établir que − 2 ò[0, π/2] (−x + x²/π) dx = π²/6

9) Comme on sait (question 4, première partie) que Lim H(2n+1) = 0, il s’en suit :
n → +∞

U = Lim u n existe et est égale à π²/6.


n → +∞

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ECOLE NATIONALE SUPERIEURE DE STATISTIQUE

ET D’ECONOMIE APPLIQUEE

ABIDJAN

AVRIL 2002

CONCOURS D’ELEVE INGENIEUR STATISTICIEN ECONOMISTE

OPTION ECONOMIE

CORRECTION DE LA DEUXIEME EPREUVE DE MATHEMATIQUES

Problème n° 1

1) Il suffit d’étudier la fonction f(x) = ln(1 + x) − x

Sa dérivée est f’(x) = − x / (1 + x), est positive entre − 1 et 0, négative ensuite. La


fonction f est donc croissante sur ] − 1, 0] et décroissante pour x ≥ 0, passant par un
maximum en x = 0.
Or f(0) = 0, donc f(x) ≤ 0 ∀ x > −1.

2) ln (1 − x²/n)n = n ln(1 − x²/n)


∀ x ∈ [ − (n)1/2, n1/2 ], x²/n ∈ [ − 1, 1]

On applique le résultat de la question 1 avec x → − x²/n :


n ln(1 − x²/n) ≤ − x²

D’où : (1 − x²/n)n ≤ e−x²

3) Toujours avec le résultat de la question 1, ln(1 + x²/n) ≤ x²/n

− n ln(1 + x²/n) ≥ − x²

D’où : e−x² ≤ (1 + x²/n)−n

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Problème n° 2

1) Le calcul direct permet d’établir :

A² = 4A
B² = 2B
AB = BA = 0

Et An = 4n-1A, Bn = 2n-1B

2) S = A + B. Par le développement du binôme, en remarquant que tous les produits


de la forme Ai Bj, i et j entre 1 et n, sont nuls, on obtient :

Sn = an An + bn Bn = 4n-1an A + 2n-1bn B pour tout entier n strictement positif.

Problème n° 3

Les coordonnées (x, y, z) du vecteur propre associé à la valeur propre λ vérifient les
équations :

(2cos²t - λ)x + y + (1 + cos4t)z = 0

(1 - λ)y = 0

- x/2 + (2sin²t - λ)z = 0

Premier cas : λ = 1

Le système devient :

(2cos²t - 1)x + y + (1 + cos4t)z = 0

- x/2 + (2sin²t - 1)z = 0

ou encore :

x cos2t + y + 2z cos²2t = 0

x + 2z cos2t = 0

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On en déduit :

y = 0 et x = - 2z cos2t

λ = 1 est valeur propre et le sous-espace propre associé est engendré par le vecteur
(- 2cos2t, 0, 1), c’est-à-dire une droite (dimension 1).

Deuxième cas : λ ≠ 1

Le système devient :

x = -2 (λ - 2sin²t)z

y=0

z[2 cos²2t - 2(2cos²t - λ)(λ - 2sin²t)] = 0

ou encore :

x = -2 (λ - 2sin²t)z

y=0

(λ - 1)²z = 0

ce qui entraîne x = y = z = 0

Par suite, la seule valeur propre de T est λ = 1, la dimension du sous-espace associé


est 1 (et non 3) et la matrice T n’est pas diagonalisable.

Problème n° 4

1) On a de façon triviale U(0) = 1

U(1) = ò[0,1] (1 − t²)1/2 dt

On fait le changement de variable t = sinu

U(1) = ò[0,π/2] cos²u du = ò[0,π/2] (1 + cos2u)/2 du = ½[u + sin2u/2] à prendre entre 0 et


π/2, d’où :

U(1) = π/4

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2) Pour tout t ∈ [0, 1], on a la majoration (1 − t²)1/2 ≤ 1

Or (1 − t²)(n+1)/2 = (1 − t²)1/2 (1 − t²)n/2 , donc (1 − t²)(n+1)/2 ≤ (1 − t²)n/2

D’où U(n+1) ≤ U(n)

3) Faisons une intégration par parties avec : u’(t) = 1, u(t) = t, v(t) = (1 − t²)n/2, et donc
v’(t) = - nt(1 − t²)(n-2)/2

U(n) = [t(1 − t²)n/2][0,1] + n ò[0,1] t²(1 − t²)(n-2)/2 dt

U(n) = n ò[0,1] (t² - 1 + 1)(1 − t²)(n-2)/2 dt = n ( - U(n) + U(n-2))

On obtient le résultat suivant :

(n + 1) U(n) = n U(n – 2)

On a donc U(n) = U(n – 2) n/(n + 1) pour tout n supérieur ou égal à 2.

Cas n = 2p

U(2p) = [2p×2(p – 1)× …. ×2 / (2p + 1)×(2p – 1)×…..×5×3] U(0)

U(2p) = [2p p!]² / (2p + 1)!

Cas n = 2p – 1

U(2p – 1) = [(2p – 1)×(2p – 3)×…. ×3 / 2p×2(p – 1)× …. ×4] U(1)

U(2p – 1) = {(2p)! / [2p p!]²} × π/2

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Problème n° 5

Considérons la suite un : α un+1 − un + (1 − α) un-1 = 0.


C’est une suite linéaire récurrente d’ordre 2, dont l’équation caractéristique est :

(C) α x² − x + (1 − α) = 0.

∆ = (1 − 2α)²

Premier cas : αα= 1/2

(C) admet une racine double 1/2α = 1

On sait que dans ce cas la solution générale est donnée par un = a + bn

Avec les conditions initiales u0 = 0 et uK = 1:

a=0

a + bK = 1 Þ b = 1/K

un = n/K

Deuxième cas : αα≠≠1/2

L’équation (C) admet deux racines distinctes :

x’ = (1 – (1 – 2α)) / 2α = 1

x’’ = (1 + (1 – 2α)) / 2α = (1 – α)/α

La solution générale est de la forme un = a(x’)n + b(x’’)n = a + b((1 – α)/α)n

Avec les conditions initiales u0 = 0 et uK = 1:

a = 1/[1 – ((1 – α)/α)K]

b = – 1/[1 – ((1 – α)/α)K]

D’où : un = [1 – ((1 – α)/α


αα α)
ααn] / [1 – ((1 – α)/α
αα α)
ααK]

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En ce qui concerne la suite vn, la seule différence concerne les conditions initiales.
On trouve ainsi les résultats suivants :

Pour α = ½, vn = 1 – n/K

Pour α ≠ ½, les équations vérifiées par les constantes a et b sont :

a+b=1

a + b((1 – α)/α)K = 0

où encore :

a = – ((1 – α)/α)K /[1 – ((1 – α)/α)K]

b = 1/[1 – ((1 – α)/α)K]

vn = [((1 – α)/α
αα α)
ααn – ((1 – α)/α
αα α)
ααK] / [1 – ((1 – α)/α
αα α)
ααK]

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ECOLE NATIONALE SUPERIEURE DE STATISTIQUE

ET D’ECONOMIE APPLIQUEE

ABIDJAN

AVRIL 2002

CONCOURS D’ELEVE INGENIEUR STATISTICIEN ECONOMISTE

OPTION ECONOMIE

CORRIGE DE L’EPREUVE D’ANALYSE D’UNE DOCUMENTATION STATISTIQUE

Exercice n° 1

1) Soit X la v.a. nombre de ventes, alors la loi de X est un loi binomiale de


paramètres n=824 et p=0,9. Les valeurs de n et de p vérifient la formule donnée
qui permet d’approximer la loi binomiale par une loi normale, donc on fait comme
si X suit une loi normale de moyenne 741,6 et d’écart type 8,6. En utilisant la
table donnée, on trouve, par interpolation linéaire, une valeur de 738 machines à
acheter.

2) Avec la somme récupérée au titre de l’assurance, le BdE peut financer


40,7 pannes. Soit Z la v.a. nombre de réparations, on sait que Z suit une loi
binomiale de paramètres n=740 et p=0,04. Les valeurs de n et de p vérifient la
formule donnée, donc on considère que Z peut suivre une loi normale de
moyenne 29,6 et d’écart type 5,3. En utilisant la loi normale centrée réduite,
on est conduit à calculer P(T>2,09) et on obtient environ 1,8% par interpolation
linéaire.

Exercice n° 2

Il n’y a pas de corrigé type pour cet exercice mais on pouvait évoquer :

- que l’Ile-de-France est la région disposant du RDB par habitant le plus


élevé ;
- qu’à l’inverse, la région Nord-Pas-de-Calais est la région disposant du RDB
par habitant le plus faible ;
- que chaque habitant dispose en moyenne de 94.000 francs ;
- que 5 régions (Ile-de-France, Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur,
Nord-Pas-de-Calais, Pays de la Loire), les plus peuplées de France,
concentrent à elles seules 50% du revenu ;
- que les revenus du travail caractérisent plutôt les régions du nord de la
France ;
- que les prestations sociales bénéficient plutôt à la province ;
- ….

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