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Histoire des institutions publiques

Cour de M. le Professeur Olivier SERRA

MÉTHODOLOGIE DU COMMENTAIRE DE TEXTE


EN HISTOIRE DU DROIT

1. Esprit du commentaire :
→ Mettre en évidence la pensée de l’auteur, en confrontant les idées qu’il y développe
avec vos connaissances (et vos recherches).
→ Chaque texte étant unique, il s’agit alors de mettre en évidence son originalité, sa
spécificité. Il s’agit d’un exercice pratique.
→ Pour ce faire, on part du particulier (le texte) pour arriver au général (le cours et les
recherches en bibliothèque).
→ Principaux écueils :
 Ne pas paraphraser ;
 Ne pas réciter le cours ;
 Ne pas oublier de toujours citer le texte (à ce titre, numérotez les lignes
dès le départ).

2. Composition générale du commentaire :


→ Une introduction ;
→ Un corps de commentaire ;
→ Une conclusion (insister sur ce dernier point, contrairement à ce qui se fait en droit
positif).

3. Remarque importante :
On peut avoir à commenter, selon les séances (voire le jour du galop d’essai ou de
l’examen terminal) plusieurs textes. Dans ce cas, ne faire évidemment qu’un seul commentaire
des textes donnés (ils portent sur la même thématique ou se complètent). L’idée est de les croiser
pour ne faire qu’un seul commentaire (mais attention, l’introduction devra quand même présenter
les différents textes, leurs auteurs s’ils sont différents, etc.)
I. Introduction
→ Point important : toujours partir du principe que le correcteur ne connaît pas le ou les
texte(s). Le rôle de l’introduction est alors de le mettre en condition afin qu’il comprenne tout du
commentaire. Pour ce faire, l’introduction respecte le principe de l’entonnoir (on part du général
pour aller au plus précis).

→ Voici les phases à respecter obligatoirement : toujours sauter une ligne en faisant
un alinéa lorsque vous changez de phase (insister sur ce point : ça permet d’aérer la copie, ce qui
est essentiel pour le correcteur qui en a des centaines à traiter le jour J… Autant que la copie
donne envie d’être lue dès le départ…1

 Accroche : aspect littéraire (accrocher le lecteur) ;


 Présentation du texte :
 Nature : juridique (capitulaire ; charte ; édit ; ordonnance ; déclaration ; loi ;
décision de justice ; doctrine, etc.) ; littéraire ; épistolaire ; politique ; etc.
Rq. : plusieurs natures différentes peuvent se croiser (ex. : juridique et politique).
 Définition de l’acte en question : expliquer de quoi il s’agit précisément
(qualification, définition). Rq. : un moyen pratique existe pour ne pas oublier ces
deux premières phases, essentielles. Par exemple : « Le texte que nous allons commenter
est de nature (…) En effet, il s’agit de (…) »
 Origine du texte : d’où provient-il ? En général, on vous donne des
indications (sources, collection, etc.) Si on ne vous dit rien, inutile de vous
creuser la tête.
 Auteur : sa vie, son œuvre.
 Date du texte : soit la date est explicitement donnée, soit c’est à vous de la
déduire des éléments du texte ou de l’auteur, soit on ne peut rien en dire
(et on émet alors des hypothèses). De là, vous pouvez ensuite replacer le
texte dans son contexte politique, juridique, économique et social (et vous
le faites !)
 Qualification de la question centrale évoquée par le texte : on cherche à définir l’objet
du texte ; de quoi parle-t-il ? Quelques lignes suffisent.
 Précédents historiques de l’institution en question : il s’agit de remonter le plus loin
possible dans le temps afin de retrouver les origines de l’institution étudiée dans le
texte. Ex. : le texte est écrit au XIe siècle et porte sur la relation féodo-vassalique (qui se substitue à
l’ordre public monarchique) ; alors vous en cherchez les origines avant cette période (Antiquité tardive,
Haut Moyen Âge).
 Mettre en évidence le ou les intérêts du texte : politique ; historique ; économique ;
juridique… Ou plusieurs à la fois. Surtout, il faut les expliciter (pourquoi ?). Parmi eux,
il y en a forcément un qui ressort et que vous souhaitez développer particulièrement
(c’est en quelque sorte l’idée générale que vous allez suivre, votre fil directeur). En
somme, il vous permet de justifier le plan que vous adopterez.
 Annonce du plan : en deux parties. Rq. : pour être certain de bien l’avoir justifié, commencez
ainsi cette phase. « Ainsi » / c’est pourquoi nous étudierons… »

1Comme lors d’un RDV galant, il vaut mieux présente une image attrayante de soi… Pour le coup, l’habit fait le
moine !
II. Corps du commentaire
A. Le plan doit être apparent

. Deux parties (I / II) et deux sous parties (A / B). Pas exigé d’aller plus loin (sauf si vous
le souhaitez ou si vous évoquez manifestement deux arguments différents dans les A ou B).
. Intitulés pas trop théoriques (c’est un sujet pratique ; pourquoi pas un clin d’œil au texte).

B. Articulation du plan

. Toujours faire des chapeaux introductifs sous les I et II, puis sous les A et B (si
d’aventure vous faites des 1 et 2).
. Faire des transitions entre les parties ou sous-parties (sauter une ligne pour les mettre en
évidence).

C. Rédaction des sous-parties

. Toujours partir du texte et le citer en permanence. D’où l’importance de numéroter vos


lignes dès le départ. Si vous ne faites pas cela, vous allez disserter (et donc faire un hors sujet).
. Ensuite, mettre ce que vous lisez et que vous comprenez en perspective avec ce que
vous savez théoriquement (cours et recherches en bibliothèque).

III. Conclusion
. Obligatoire en histoire du droit (une dizaine de lignes).
. Elle se fait en deux temps :
 Résumé de la pensée de l’auteur (1/3) ;
 Ouverture sur ce que l’institution étudiée va devenir dans le temps (2/3).
 Pourquoi pas appréciation personnelle (mais que si vous avez du grain à
moudre…)

IV. Comment trouver un plan ?


1. Connaître parfaitement le cours en lien avec la séance (sinon, travail impossible à
réaliser) ;
2. Lire, lire et relire le(s) texte(s) au moins trois fois ;
3. Souligner, surligner ou entourer les mots qui vous semblent importants ; gloser entre
les lignes ou en marge du texte.
4. Regrouper les mots en grandes idées (ou paquets) → cela constituera à terme vos sous-
parties. Elles-mêmes sont à regrouper en paquets plus gros (parties).
5. Collez vos deux parties avec un seul mot-clé qui les résume parfaitement. Ce mot
trouvé, vous pouvez ensuite le transformer en une ou plusieurs phrases qui constituent, à terme,
l’intérêt central du ou des textes (qui justifie votre plan).

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