J. p. DESTOMBES & J.
MORER
Levés géologiques à
Fitou (Aude)
Juin 1946
Annexe I - Relative aux roohes é"rup-
tives
Annexe II - Carte géologique 1^5^000
" ;;:ill - d« ^0% 1/5.000
" ^ IV^ Coupe à l/[Link]
" Vt - Plan dé la région des son-
à l/[Link]
Levés géologiques dans la région des Pla trières de F itou (Aude)
Feuille Perpign^ Nord J.P. DBSTOMBES et J. MORER
( 255 ) Septembre 1945 - Janvier 1944 .
1 annexa relative aux roohes
. eruptivos
1 oarte géologique 1/25.000
1 - - - 1/^.000
1 coupe à l/[Link]
1 plan de la région des sondages
à 1/1 .000
Introduction. -
La feuille de Perpigian montre au parallèle de Fitou,
localité située à égale distance" de Narbonne et de Perpignan
une boutonnière antiolinale à centre TriaSique, auréolée
glus ou moins régulièrement de terrains Jurassienne s et
rétg^oés.
La présence du Keuper en p/osition antiolinale ^ ^e
distance importan<ie de l'axeide la chaîne Pyrénéemia, et au
voisinage de la source salée de Saloe, Joints à la découverte
^i y aurait été faite dans un sondage ancien, de sel gemme,
dans une platri ère, ont été les motifs d'une campagne delevés
qui avait pour but de préciser les contours géologiques 'de
cette boutonnière et d'en tirer les conclusions structurales
indispenâables à l'implantation d'un nouveau sondage pour la
recherche des sels de potasse du cortège du sel gemme.
%si earte actuelle au 1/50.000, en haohures, était In-
aaf fisante pour la précision que nous désirions obtenir. Par
contre nous avions a /|otre disposition des photographies aé¬
riennes d'une mission datant de 1942 de l'IG.N. et oeuvrant
la région. Un fond au 1/5.000 et même pour eertaines parties
au. 1/2.000 fut établi en partant de ces documents. Le détail
de la topographiejest excellent et nous avons même pu avec la
vision stéréo se oplque, préjuger dfaffleurements intéressants
à visiter, qui auraient pu rester cachés aux vuos te3^estres.
La oarte au 1/25.000 ei-Jolnte et la carte des levés
géologiques aideront à la lecture de la description qui suit :
- 2 -
A 1 km 500 à l'Ouest du village de Fitou la route qjjii
moijte sur la Gausse pénètre dsns une vaste cuvette : .peu dé¬
primée par rapport à ses bords, qui la dominent de ^0 à 50 m.
suivant une pente le plus souvent très molle. Elle ne mesure
pas. moins de 1 kilómetro de largeur Est-Ouest et elle se
prolonge vers le Nord, pointée de temps en temps d' ilôts ou de
bandes calcaires. En réalité nous verrons que la cuvette
méridionale est homogène, triaaique. La partie septOTitrionale
est formée de la Juxtaposition de plusieurs ouvettes que nous
appellerons, Iriasique, Liasique ou Jurassique selon l'âge
des niveaux des roohes tendres qui représentent les fonds
mis à Jour par l'érosion.
La bordure Jurassique est trha inégalement concentrique,
des contacts anormaux les plus divers existent entre le Trias
et sa ©ouverture. Nous nous sommes attachés à définir la com-
rsitibn de la structure géologique de ces différents terrains
l'aide de très rares coupes continues nous permettant l'éta¬
blissement d'une échelle stratigraphique de base.
Cetlie monographie est la pr à notre oonnaisaanoe
oui en ait été faite } M. DÜBAR (1) ayant délaissé dans son
étude stratigraphique du Lias Pyrénéen si fouillée par ailleurs,
une grande partie de oe^te région maritime des Corbières qui
s'étend de la Nouvelle au Nord, à la plaine Rouas illonnaise
au Sud. Il en donne pour raison la nature disloquée de la eoè-
verture du Trias.
I - Etude stratigraphique
A) Terrains Prima ire «-
La ouvette "du Télégraphe" (Bergerie de la Marende) située
à 2 kilomètres au Nord de Pitou con ti ait des schistes gréseux
noirs-verdâtres, des lydiennes d'âge ostrbonifère } des grès
quartzites, des grès micacés qu'on peut également Tegaorter
a cet étage.
B) Trias
Les conglomérats à base de roches dures duasovle, si
bien développés dans la région de Durban et surtout de Tuchan
dans les Corbières centrales, n'affleurent pas ici. On ne ren¬
contre pas non plus les mamolites, pélites rouges ou noires de
Fadem et de Mass9,c, ni les calcaires à veroicu lures et à
silex de Padern. Ces observations négatives peuvent se faire
m contact des pointements primaires de toute la région "t.
(Treilles, Peuilla, ouvette du Télégraphe) oh le Heuper à
^gypses et à quartz bjipijramidé est directement Hransgressif
air le Primaire. T
(1) Mémoires de la Société géologique du Nord I. IX 1925
- 5 -
Les carottes d^ dolomie gris olaires rencontrées aux
sondages (F itou I à 149, 164, 7 et Fitou II à 179^ne peuvent
oeptedant être attribuées qu'au Trias moyenî c'est avec les
el^ioail' dolomi tiques massifs 4»' Padern qu'ils ont le plus
de ressemblance* Us ne semblent pas déyoniens. En toute
p3W5batoilitè ils sont à exclure d'une détermination d'âge
Trias supérieur où les dolomies interstratifiées avec le
gypse et 1' anhydrite sont noires.
Le Trias supérieur affleure à la surface d'un grand
nombre de ouvettes et en particulier à âuvette wi^^e4»t>iK
principale, aux environs de la B^gerie Vidal.
On y trouve des marnes verdâtres. Jaunâtres, gypsifères,
des amas très importants de gypse à quartz b^ptramidés, de
1' ophite. de la syenite néphélinique (2). Toutes ees roohes
oooupent'une position stratigraphique Keupérienne et nous
leur donnons provisoirement le même âge. Voioi les obaerva-
tàons principales que nous avons faites à leur sujet.
A la grande Platrière 649, 7 - 65, 15 (voir plan au
l/[Link] joimtitmnnexe et une coupe passent par le sondage
n« 1). '^''
Des galeries et des sondages de reconnaissance exéoités
en 1950 par la Société des Pla tri ères de Lavazière - Lexos
permettent d'établir la coupe. Un affleurement de gypse à
tguartz bj^àramidé situé à 200 m. au S.E. de l'entrée de la
Platrière,7sé relie certainement en profondeur à la masse
de gypse exploitée. Les epBndages relevés dans la oouvei-
ture, entre ces deux points ont été repoirtés sur la ligne
de coupe.
Lga pentes de la oouverttitre Jurassique du Trias indiquent
un mouvement ascendant du gypse. Les pendage5de 70 à 90*
Saà du oont^ot gypse - Lias, avec brèdies de friction
s'accordent pour dire qu'une partie plus ou modns importante
du Lias inférieur eft resté en profondeur. A 100 m. a l'Ouest, Iv
oontaot est direct des oargneules du Keuper et de la dolomie
Jurassique.
Un rapport de la Société Lavazière et Lexos dans lequel
sont consignees les résultats d'analyse des carottes de
gypse remontéiédans les différents sondage de reconnaissance
semble conclure à une teneur élevée de silice dans les ré¬
glons procfties du toit du gisement (calcaire). Un sondage ver¬
tioal a montré en effet et»*' la teneur moyenne en silioe passant
de 15 ^ aux affleurements à 2, 40 ^ à" la profondeur de 65 m.
par rapport at|4 oarreaujé, passant régultèrement entre les
(2) Lacroix B. S. G.F. 45 î. 1X1909 p. 35
- 4 -
deux àSEttx teneurade 11, 5 et 7, 7. Cette silioe semble être
totalement représentée par des cristaux de quartz h]È9ttz*^amidés.
Nous avons tenu à Indiquei» oe résultat (minpeut éclaire;? sur la
lámese du quartz inclus dans le gypse. Nous ajouiions que ces
minéraux nous semblent liés d'une façon sanstante au gypse ; ils
représentent pour noàs le "fossile" caractéristique du gypse ;
lui-même existant xaresque toujours avec les marnes irisées ài
Keuper.
On trouve dans les déblais de la carrière souterraine
quelques blocs de dolomie bleu-noire, nous n'avons pas pu
trouver en galerie de telles roohes, soigneusem^it évitées
d'ailleurs psu:' l'exploitant. Oe sont oertaineraent les mômes
dolomies qu'on trouve en carotte aux sondages, alternant avec
les gypse ou 1' anhydrite (profondeurs 45 à 62 et 118 à 125 au
sondage n* 1 et 115 à 162 au sondage n® 2).
L'exploitation du gypse n'a pas donné lieu à la décou¬
verte de masse importante d' ophite } quelques blocs épars, de
moins d'un met rea cube, nous a-tion .dit^ ont été remontés depuis
une vingtaine d'années. On trouve dais les déblais de la carrier
abandonnée qui se trouve au N.W/ quelques bloos d' ophite, de
quelques décimètres cubes, si} dont les diac lases sont frapissées
d'oligi "
Par contré dans lé voisiimge^t^Keii^ca? la syenite
néphélitique et déau t - ^f- roohes eruptivos doléritiques
af flairent largement.
Dans la cuvette des Platrièi'es, des affleurements peu
importants d' ophite, ont leurs contacts aveo le ^ias fortement
redressé, et d'une manière absolument identique qu'ils le sont
par l'effet de marnes irisées. Mais l'âxamen4 d'autres ouvettes
est plus suggestif encore. La dépression S.W. - N.E. dans la¬
quelle s'étale le village de Fitou est entièrement formée de
syenite néphélinique, roche^ dure, blanche yd^aspeot grossière¬
ment granitique. n8us n'avons pas observé la moindre trace de
marnes, gypse ou de quartz bjpiramidés j or toute la bordure -
Liasique ou Crétacée de cette éuvette a exactement le même
style que la grande cuvette des Plat*±ères : auréoles concen¬
triques avec étirements locaux de certains niveaux du Lias
ou du Jurassique i^yen, pendages périolinaux allant Jusqu'à
la verticale et brèches de faille au contact de la roche
eruptive.
Dans le voisinage Nord-ëuest et Ouest (^u village, plu¬
sieurs petites dépressions à fondijt de marnes irisées avec
gypse, quartz byplramidés et ophites montrent les mêmes
phénomènes de contact.
- 5 -
L'une d'elles, immédiatement voisine^ de l'extrémité
oooidentale de la cuvette de syenite ne comporte pas de
rà che eruptive. Le ccaitact entre oes deux »nitéa n'a pu
être observé, mais il est hors de doute qu' ils sont en
liaison. De même à l'Ouest des Platrières, une dépression de
plus de 500 m. de long est occupée par une roche è|Taptive
rose et verte, que Madame Jérémine déterMne oomme une
^enite néphélinique. Les bords ont des pondages périolinaux
avec suppression! localeaf de certains niveaux liasiques. Elle
prolonge à l'Ouest la d-^pression formée par les marnes irisées
à gypses dt quartzibipyramidéa des Platrieres. Malheureusement
le contact n'est pas observable mais là encore on se trouve
devant un ensemble qui a eu un effet teotoni(pe absolument
oaraotérist^qu© sur |a couverture.
I»' étude systématique des roohes eruptivos de la région
n*a pas été faite encore, à notre connaissance. Nous Joignons
en annexe à ce présent rapport les déterminations pétrogra-
phiques que lime Jérémine^ja bien voulu nous donner* Elles
Ooncement les différentes roches eruptivos que nous avons
brièvement enuméreos ci-dessus.:
En un seul point tû^oul (5 km. à l'Ouest des Platiières)
une roohes eruptive traverse le Crétacé, elle y semble abon¬
damment répandue dans un iaraste synclinal de' Gargasien. Sa
détermination en a été faite par M. Lacroix sous le nom de
Porphyrite amphibolique, El^e serait d'âge pyrénéen.
Quant aux précédentes un commun dénominateur paraît
bien les relier | qui est leuB rapports avec les roohes encais¬
santes. Elles se sont toutes comportées comme le Keuper et
ont agi mécaniauement oomme lui .vis-à-vis de la couverture
Liasique qui n.'a révélé aucune trace de métamorphisme.
Le Keuper est prodie de leurs affleuremaats, inverse¬
ment dans les cuvettes Triasiques leurs affleurements sont
proches de oeux du Keuper. Enfin une étude précédente a
prouvé à l'un de nous que dans l'Ariège une grosse venue
.ophitique était interstratifiée du sommet du Keuper et était
en tout état de causes pré-Hettangienne. Tous les auteurs'
s'accordait sur la connexion évidente du Keuper de 1' Ophite, .
sans avoir pu Jusqu'ici établir leur âge réoàprdque. C'est
par analogie d'une part et par les considérations géométri¬
ques d'autre pait^ que nous leur assignons à Fitou un
même âge Triasique.
Il resterait bien entendu les 2 hypothèses suivantes :
- 6 -
1®) Venue ante Keupérienne j (Most Muschelkalk) comme
on l'observe à Saint Jean-8ied-de-Port, ou Hercynienne, et on
comprend mal que cette roche se soit décollée de son socle.
2*) Venues Post-Keupérienne et on ne voit pas pourquoi,
à Fitou toutes ces venues se seraient arrêtées sous l' Infra-
Lias.
5° ) Jui'aaaiqu»
Lias : Rhétiaa.
Les meilleurs affleuremaits sont obseiTrables aux points
ci dessous :
(649.600 )649.300 Feuille S.W»
) 65.500 et ( 65.150 au 1/5000
Sur les Cargneuàes du Keuper reposent des calcaires
plus ou moins dolomitiques en petites plaquettes. Jaunâtres
roâBâ ou rouges séparées par des marnes. Epaisseur visible
10 à 15 m.
A Ornaison et à Boutenao (20 à 25 km. au Nord), ces
calcaires rosés finement lit es contiennent dâs débris quartaeuxj
ils sont i^eoouverts par des calcaires lumachelle en plaquettes
contenant le faunule classique du Rhétien. D'autre part ils
sont séparés du Keuper par une dizaine de mètres de calcaires
gréseux ou de grès grossiers.
Lias Inférieur
Sur la route de Fitou à Treilles (645^750, 66, 6)on obser¬
ve, au-dessus des caloaires en plaque"ète rose du Rhétien et
aveo. le même pendage S.W. :
Une masse de 15 à 20 cm. de calcaires lités gris-bleu,
en bancs de 0. 10 à 0. 50 et de dolomies litées noires.
(Nous avions longtemps fionfondu ces dolomies avec celles du
Jurassique moyen. Jusqu'à eette observation). H s'est confirmé,
par la suite, que les dolomies du Jiv n'étsdent pas ou peu
litées.
Ces calcaires lités se voient très bien dans la dépres¬
sion au S.W. du village sur la syenite néphélinique, en 651. 5 -
65. 8 au bord Sud de la route des Platrieres. Eh ce point où,
les couches pendent à 20* W. on* voit la succession depuis le
oontaot avec la syenite (base (?) du Rhétien). Les calcaires du'
Lias Inférieur, lités au sommet sont vacuolaires à la base.
- 7 -
A l'entrée E, de F itou /6 52, 9.- 66, 2)on peut observer
la partie supérieure des caloaires lités ;^ ils devienne a/* plus
marneux et la surface des bancs est couverte de petites Huîtres
et de Pentaorines. Au Sud de la route, au sommet du vallon qui
descend vers la gendarmerie , oh voit des oalschistes gris, et
rouges et des maznes grises (couches rubéfiées) reoouvrier ces
calcaires lités - oontaot direct non observable. En un seul
?oint (entrée E de Fitou) nous avons vuj^ sous les calcaires
ités un banc de 1 m. de calcaire oolitfeigae beige.
Lias Moyen
Nous n'avons Jamais vu le passage des calcaires lités
du Lias Inférieur aux marnes du Lias Moyen.
Ces dernières formations, abondantes dans la région sont
bien observables au Vallon Sud des Platrieres au point
649, 7- 6$, OJ on y voit des bancs de calcaires gréseux,
gris-bleù, à patine brune, contenant dos Belemnites, des
Terebratules. et Pectén Pseudoaequivalvia Sow. A Portel
(15 km. Nord) ce banc nous a fourai Am. Spinatus Brugaui
parafât ainsi de lui donner un âge Charmouthien supérieur. A
lipeillea, on trouve dans des marnes gréseuses gris foncé, de
même- faciès que les marnes de Fitou : Amm. Margaritatus Mont .
du Gharmouthien moyen. Dans cette même localité â l'Ouest du vil«
lage, sur la route de Fitou, des oalschistes noirs et rouges
absolument semblables à ceux observés à Pitou au sommet
du Lias inférieur contiennent abondaimient Amm. of Jamesoni .Sow,
du Charmoathien inférieur. """~ -*»«*
Les marnes noires de Fitou fournissent- aussi quelquefois
un petit Pectén sp. associé à des empreintes de rhynchon elles.
A l'Ouest de ftarbonne, au bord de la grande osLrière de Roue
on observe la même association à la base des calcaires marneux
qui nous ont donné A. JamesonJ Sow.
On peut ainsi attribuer aveo certitude les mames noires
ou gris-bleu des cuvettes de Fitou au CharBaouthien.
Lias Supérieur.
Un calcaire gréseux, gris, en banos de 0, 10 à 0, 15
alternant avec des marnes, presque toujours fortement diaolaaé,
(diaclases parallèles à la stratification) s'observe bien aux
feints 650, 8-66, 5 et 648, 4- 66, 9. Bfi ce dernier point
1 est manifestement superposé aux puâmes oharmouthiennes.
n est ici recouvert de maraes rouge sang. Ces mêmes marnes
ont fourni abondamment Ami/ Bifrons Brug du Toaroien moyen au
point 650. 5 - 6f,.7.
- 8 -
Ces calcaires ,très souvent rencontrés n'ont pu ainsi
être datés du Toaroien que par cette seule observation.
- Des marnes grises, gouges, et des calcaires très mar¬
neux à. àJM, Bifrons ont été observés en de très nombreux points.
Une coupe a^ssez 'bontinue" existe en 650. 5 - 66, 8 où. l'on
observe la succession monoolii^a,le suivante :
Calcaires gréseux à terebratules du Gharmouthien - faille-
marnes grises et rouges à Amm. bifrons Brug (quelques mètres) -
faille-mamea grises, à A. Sowerbvi MITl et A. of Dis cites
Waag. , A. cf Humphn¿esiánum - oalcairaB massifs.
Cette coupe est la seule qui noui^donné les aamonites
du Bajocien.
A 200 m. plus au Nord on a seulement les marnes à
Amm. Bifrons au. oontaot des calcaires mafisifs.
En un seul point nous avons observé entre le Trias et la
Dolomie du Jurassique moyen des «!)iau3aires marneux rubéfiés et
très écrasés contenant Gryphea sublobata Desh. de l'Aalénien
(650, 5 - 65, 7) "
Ainsi on voit que le Lias supérieur est preprésenté à
Pitou par des marnes grises ou rouges, à A. Bifrons et.
Gryphea Soblobata. Encore oroyons-nous que la couleur rouge,
fréquente, est due à une rubéfaction postérieure aux dépôts.
Jurassique moyen,
La faune d'ammonite bajocienne que nous avons décrite pré-
cédemnent souligne la présérye certaine du Bajocien sous la
forme marneuse. Les oaloair es massif ô qui lui sont superposés
sont inégalement dolomitisés ; en certains points on ne voit
que de la dolomie sur les marnes oharmouthienne des cjavettes.
Nous avons rencontré dans ces caloaires massifs bleutés
un niveau à grosses oolites. (L.M. 17 J.P.D. ) le &âme niveau
a été rencontré près du calvaire de Treilles sous la dolomie
cristalline du Jurassique moyen.
IV Crétacé. \
Urgo-AtiiliOii
Des calcaires marmoréens blancs, gris beiges, roses conte¬
nant des sections de Touoasia [Link] sur le pourtour
des ouvettes.
- 9 -
On ôdoserve souvent à leur base, au-dessus de la dolomie
cristalline du Jurassique moyen une brèche polygénique oonte-
nant surtout des fragments de la dolomie noire du Jurassique
ffloyri.
Résumé de la série stratigraphique à Fitou
Socle Primaire.: Schistes verdâtres, micacés, grès, lydiennes
du Carbonif ère .
Trias Inférieur et^Moyen : Dolomi» grises, marnes grises
et noires^
geuper : Bargneules, Marnes irisées, anhydrite et dolomie, quartz
bipyramidés, roches eruptivos à structure ophitique ,
« dolerite, syenite néphélinique.
Infra- Lias : Calcaires dolomitiques roses en plaquettes (10 à
13 m.), dolomies litées.
Lias- Inf éri eur : Caloaires vacuo laL res, oaleáire& lités bleu-gris
' Calcaire oolithiques, oalschistes à huîtres et à
p^taorinefe. Epaisseur 50 m. ? ^
Lias Moyen : Marnes et calcaires marneux à A. Jameaoni calcaires
gréseux à fossiles bleutés : Belemnites, Pseudo-Peoten
aequivalvis épaisseur ?
Lias supérieur : Cale aires gréseux en petits bancs env. 5 m.
marnes et oalcaires marneux à A. Bifrons, calcaires
marneux à gryphea sublobata épaisseur ?
Bajocien: Marnes à A. Discites. A. Sowerbyi. A. HuiB)hriesianum.
Bathonien et Jurassique Moy : Cale, massifs et dolomies noires
Urgo-Aptien : brèche poygéiique - calcaires marmorésis à seo-
tions de Touoasia.
m Etude tectonique de la Cuvette de Fitou. -
Les levés détaillés sont apparaître d^x systèmes d'axes
de plissement. Les uns S.W. -N.B. , iau Sud qui sont conformes aux
direct ionsN de plissement dans toute la région. Les autres,
au Nord, W.N.W.-E. S.E. recoupent des premiers et provoquent
les replis triasiques qui composent les petites cuvettes
de la région du Nord du village et les synol inaux très aigus
d'Urgonfen à l'Est.
Cette dernières direction se aait vers l'Ouest, par l'antiolinal
de Fouilla q$ du col de Fouilla à St-^eaa-de-Barrou, au pied
du massif Trias-Sjí«!Bi«wÍ*- (?ma\^ ou^iAy
- 10 -
Ces plis anticlinaux aigus à noyau triasiques provoquent
dans leur oouvertire des accidents dont les plus fréquente sont
le diapirisme. Lorsque le pli anticlinal a un noyau liasique
¿es a;ippressions des couches isont moins importantes mais exis¬
tent cependant (of les nombreux contapacts £5 - o,t)»
On rencontre par ailleurs de très nombroix contacts
anormaux L^ - Jîf ou L^ - On | prouvant que les marnes ont été
laissées en profondeur (marnes l5, L^ et JIV). En un seul point
nous avons pu observer les marnes fossilifères du Bajocien. Geoi
tendrait à prouver que le cas des contacts normaux est l'excep¬
tion. C'est d'ailleurs bien l'impression générale laissée par
ces levés, dans une région où toit affleure.
Nous ne présentons oomme coupe que oellelqui a été relevée
aux sondages et dans les galeries de la Platr'ière, dans le même
plan S.E.-N.W. Toute coipe basée, dans une autre partie de %a ré¬
gion des levés, sur les levés de surface serait mut ement
hypothétique.
Oonolusion
En établissaïub; un sondage au pol4t où les anciens auraient
trouvé le sel en 1889 ^ point du sondage B.R.G.G., I, on s'est
situé dans la région la r-pigtsJ '^favorable.
1®) En oe que' elle se situe au point m&ae des indices (?).
2®) Ce point est en ligne droite à la plus petite» distance
du Koaper et de la aourcOg^alée de Salce. Sonder sur l'Urgo-
niep, n'aurait aucun s^ns, on ne veut pas être sûr de rester
dans cette formation plissés sur des profondeurs nidioules.
5«) Les terrains primaires affleurent largement vers le Nord
(Treilles, Télégraphe). Le bord Sud de la dépression est très pro-
bablemeat la région oix le Keuper s'est accumulé sous les plus
fortes épaisseurs ; sous forme de bourreletsnimportants.
J.P. DESTOMBES et J. MORER
voir annexe: roches
eruptivos.
ANNI.Í
AHITBIE AU BàPPORI J.P.D. - J.M. - FITOU
Eoelies eruptivos de la région de 7itoa
-:-:-:-:-:-:-
Mm»
Collée tion : n» d'ordre Origine ':Détermination par Jérémine
J.P.D. L,M. n^ 10 Eglift fitou 652-- S^ : syenite néphélinique alteréis _
Cuvttt© 649^- 65"^
#
L.M. n» 179 ': syenite néphélinique ^ grands
': cristaux d^ orthose.
181 ,:.-. - . \
L.M. no 11 Eglise Fitou con-tect « :dôiérite' tpas dé structure Ophi-
avec roche L.M. n" 10 ':à:masÔovite, blotite, tique)
: épidote très altéré
L.M. n<» 12 Eglise Fitou contact : (andésite .
avec roche L.M.a® 10
L.M. n» 180 Cuvette 651 -66»'
L.M. B« 15 platrière acta»lle/S©^: dolerite porphyrique ouralitisé
«ï amas dans le gypse/ :
:
ANN.4 COUPE DES TRAVAUX DE LA PLATRIERE DEL FiTQU
ET DES DIFFÉRENTS SONDAGES
93
Echelle. ••
NW SE
Jiv
rinxn/o'tât/'on — 2.S
A//t/e<9u d'exp/oitation — SO
LÉGENDE
too' Sel? ^ Keuper
I Infra-lias
I Lias inférieur
1 Lias m o y e n
J iv Jurassique mouen
C¡) Urqo- Aptien
166
Pr
B.R.G.G n« 5 2 2