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Travaux Comptables de Fin d'Exercice

L'inventaire est une obligation légale pour les sociétés commerciales et industrielles à la fin de chaque exercice le 31 décembre. Il consiste à faire correspondre la comptabilité à la réalité en régularisant les soldes des comptes de trésorerie et en répartissant les charges et produits sur les exercices concernés.

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Travaux Comptables de Fin d'Exercice

L'inventaire est une obligation légale pour les sociétés commerciales et industrielles à la fin de chaque exercice le 31 décembre. Il consiste à faire correspondre la comptabilité à la réalité en régularisant les soldes des comptes de trésorerie et en répartissant les charges et produits sur les exercices concernés.

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LES TRAVAUX COMPTABLES A LA FIN DE

L'EXERCICE
L’inventaire est une obligation légale relatif aux obligations
comptables du commerçant.
Toute société est tenue par la loi d’effectuer un inventaire à la
fin de chaque exercice. Pour les société commerciales et
industrielles la date d’inventaire correspond à la date du 31/12
de chaque année.
L’objectif de l’inventaire étant de faire correspondre la
comptabilité à la réalité.

Inventaire
Réalité

Comptabilité

Présentation sommaire des travaux d’inventaire


Après la comptabilisation des opérations réalisées par
l’entreprise tout au long de l’exercice, et l’établissement d’une
balance synthétisant l’ensemble de ces opérations, appelée
balance avant inventaire, il est procédé aux travaux de
détermination des résultats d’activité de l’entreprise durant cet
exercice et à l’établissement des documents de synthèse qui
traduisent la situation patrimoniale de l’entreprise, à la clôture
dudit exercice. Ces travaux appelés « travaux d’inventaire » et
ils vont permettre de faire correspondre la comptabilité à la
réalité (afin que le résultat dégagé et le bilan se rapprochent le
plus de la réalité ou reflète le plus la réalité).
QUI SONT LES COMPTES CONCERNES PAR LES INVENTAIRES ?
- Les comptes de trésorerie. Pourquoi ?
Généralement, le compte « 54 Caisse » présente à la fin du
mois ou même en fin de journée un solde débiteur bien
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déterminé. En faisant le comptage réel de l’existant en
caisse, il arrive souvent que l’existant réel en caisse ne
correspond pas à ce que nous avons enregistré dans le
compte « 54 Caisse ». Ainsi, on pourra remarquer que la
comptabilité nous fourni un solde et la réalité dégage un
autre solde.
L’objectif, de l’inventaire étant de faire correspondre la
comptabilité à la réalité c’est-à-dire que le comptable doit
corriger le solde du compte « 54 Caisse » (la comptabilité)
pour que ce dernier soit égal au solde réel (le montant
disponible réel en caisse).
Exemple.
Tout au long du mois de décembre N, le comptable a
enregistré dans le compte « 54 Caisse » les opérations
suivantes.
La comptabilité La réalité
54 Caisse
Si 2000
528 D
achats…
50 D
carburants
3 D
bouteille
d’eau
563 D
Existant = Réalité
Paiement
STEG 1012,745 D
264 D Après vérification pourquoi les
vente au soldes sont différents, le
comptant comptable a remarqué que :
Tot 2264 1144 - Le montant réel payé à
SD = 1120 la STEG est de 536 D
Solde mais il a été enregistré
Comptable 563 D
- Un achat en espèces de
fournitures de bureau
pour 124 D n’a pas été
enregistré (oublié). Les
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124 D sont sorties
réellement de la caisse
mais non enregistré
dans le compte « 54
Caisse » ;
- Le comptable a trouvé
un faux billet de 10 D
qu’il a retiré de la caisse
- 0,255 D n’ont pas été
trouvé (différence non
justifiée)
Ainsi, on remarque que la comptabilité est différente de la
réalité et l’objectif est de ramener la comptabilité à la
réalité, c’est pour cela que le comptable tentera de trouver
d’où proviennent les différences entre les deux soldes (Solde
Comptable du compte « 54 Caisse » et l’existant réel).
Une fois trouvées, le comptable doit effectuer des
enregistrements comptables qui vont permettre de ramener
le solde comptable à la réalité. Ces enregistrements
comptables seront appelés « Les écritures de régularisation
de fin d’exercices ».
Ainsi, Les soldes comptable → des Soldes réels
De même pour le compte « 532 Banque » tenue par la
comptable. Dans la plupart des cas on remarque que le solde
de ce compte ne correspond pas au solde envoyé par la
banque ou constaté sur l’extrait de compte envoyé par la
banque.
De ce fait, on se retrouve avec deux soldes différents.
L’inventaire permettra
- De dégager d’où proviennent les différences,
- D’enregistrer les écritures de régularisations nécessaires afin
de faire correspondre la comptabilité à la réalité.
Généralement, les différences proviennent :
- Des chèques émis par l’entreprise et enregistrés au crédit du
compte « 532 Banque » mais non trouvé dans l’extrait envoyé
par la banque (parce que la personne qui a reçu le chèque
ne l’a pas encore présenté à l’encaissement) ;
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- Des erreurs d’enregistrement comptables commises par le
comptable. Exemple : le chèque donné au fournisseur est de
2190 D, et le comptable s’est trompé et l’a enregistré pour
2910 D,
- Des commissions HT, des frais bancaires HT + TVA sur des
opérations réalisées par l’entreprise ne sont pas enregistrés
par le comptable mais sont prélevés par la banque et
enregistrés dans l’extrait bancaire.
- Des intérêts prélevés ou reçus par la banque mais non
signalés à l’entreprises ;
- Des virements reçus qui existent dans l’extrait bancaire mais
non communiqués au comptable de l’entreprise ;
- Des Agios sur les effets de commerces qui sont prélevés
directement par la banque et qui sont signalés dans l’extrait
mais non communiqués à l’entreprise.
- Etc….
Les travaux d’inventaire tenteront dans ce cas d’enregistrer les
écritures de régularisation nécessaires permettant d’avoir les
mêmes soldes chez l’entreprise et chez la banque et ainsi la
comptabilité sera conforme à la réalité pour le compte « 532
banque » tenu par l’entreprise.
Outre les comptes de trésorerie, il faut s’occuper aussi des
comptes de charges et des produits.
- La régularisation des comptes de charges et des produits.
Les charges et les produits sont constatés par des écritures
comptables pendant l’exercice comptable et ceci grâce aux
pièces justificatives. Mais il arrive que l’entreprise paie une
charge qui concerne l’exercice courant et l’exercice suivant ou
bien elle encaisse des produits qui concerne l’exercice en cours
et l’exercice suivant.
Exemple 1.
Le 01/03/N, l’entreprise a payé le loyer annuel d’un magasin
pour 12000 D (Loyer mensuel = 1000 D).
Nous constatons que cette charge de 12000 D réglée en N
concerne l’année N et une partie l’année N+1.

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Ainsi, les 12000 D sont les loyers des 10 mois de l’année N et de 2
mois de l’année N+1 (Janvier et Février).
Or, selon le principe d’indépendance des exercices comptable
(chaque exercice comptable doit enregistrer ces produits et ses
charges afin que le résultat de chaque année ne soit pas
dépendant des exercices suivants ou des exercices
précédents), le comptable doit donc à la date du 31/12
procéder à la régularisation du loyer en éliminant la partie qui
concerne N+1 c’est-à-dire les deux mois de loyer de N+1 (2 X
1000 D/mois) afin qu’il ne retienne en N que les loyers des 10
mois de l’année N.
Exemple 2.
L’entreprise a payé le 01/07/N, l’abonnement annuel d’internet
pour 2880 D soit 240 D/mois.
Une fois payée et la facture reçue, le comptable enregistre le
même jour l’écriture suivante :

01/07/N

Frais postaux et frais de télécommunication 2880


Banque 2880
Règlement de l’abonnement annuel d’internet

Nous remarquons que la charge payée et enregistrée le


01/07/N qui est de 2880 D concerne 6 mois de l’exercice N et 6
mois de l’exercice N+1.
Ainsi, à la date du 31/12/N, le comptable doit procéder à
régulariser cette charge en éliminant la partie qui concerne
l’exercice N+1 comme suit :
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31/12/N

Charges constatées d’avances 1440


Frais postaux et frais de télécommunication 1440
Régularisation des charges d’abonnement internet en éliminant la partie de
charge qui concerne N+1 qui est de 6 mois
Charge (N) = 2880 X 6 mois/12 mois
Charge (N+1) = 2880 x 6mois/12 mois = 1440

Ces travaux sont généralement assurés selon la démarche


suivante :

De même le comptable doit aussi traités d’autres écritures de


régularisation des charges et des produits comme les cas
suivants dont on tentera de les développer dans le chapitre
« Régularisation des charges et des produits » :
- Les marchandises ou les matières achetées sont reçues en N
et la facture sera reçu en N+1 ;
- Les marchandises ou les produits finis vendus sont envoyés
aux clients en N et la facture sera envoyée en N+1 ;
- La facture d’achat des matières ou marchandises est reçues
en N, mais les matières seront livrées en N+1
- La facture de vente est envoyée au client en N mais les
produits seront envoyés en N+1
- Les intérêts annuels des emprunts sont payés en N mais une
partie concerne N-1 et une partie concerne N ;
- Des intérêts annuels seront payés en N+1 mais une partie
concerne N ;
- Etc…
- La Régularisation des comptes de stocks
A la fin de chaque exercice, les entreprises sont tenues de
déterminer la valeur de tous leurs stocks d’une manière
extra-comptable (c’est dire un comptage physique et réel
de leurs stocks) et de communiquer les valeurs réels de leurs
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stocks au comptable qui procedera à enregistrer les ecritures
de régularisation des stocks sur la base des données réelles et
non théoriques.
- Inventaire des comptes clients ou des créances clients
Cet inventaire permettra à l’entreprise d’évaluer les
créances ordinaires, les créances ordinaires qui sont
devenues douteuses et les créances qui sont irrecouvrables
(que l’entreprise ne pourra récupérer).
Une fois fait, le comptable procède à des écritures de
régularisation en fonction des différents risques avec les
différents clients.
- Inventaire des titres de participation et des placements
courants.
A la date du 31/12/N, le comptable consulte les cours
boursiers des titres que détient l’entreprise et évalue les
pertes probables en fonction des cours de la date du 31/12
et procède à l’enregistrement des opérations de
régularisations nécessaires.
Exemple.
L’entreprise a acheté le 01/03/N, 100 titres TUNISAIR à 20 D
l’unité.
Le 31/12/N, à la bourse des valeurs mobilières de Tunis, le
cours des titres TUNISAIR est de 18 D. ainsi, si l’entreprise les
vends elle risque de perdre 2 D par titre.
Le comptable doit constater ceci et constater les pertes
certaines que peut subir l’entreprise si elle vend ces titres au
cours ou au prix réel du marché.
- L’inventaires des immobilisations corporelles et incorporelles
A la fin de chaque exercice, càd à la date du 31/12,
l’Enterprise doit évaluer les pertes subies de ces
immobilisations après une année de leur utilisation.
L’évaluation de ces pertes certaines permettent de mettre à
jour et rendre plus réelle la valeur de ces immobilisations.
Les pertes certaines subies par les immobilisations après une
année de leurs utilisations sont appelés les Amortissements.

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Une fois ces pertes certaines calculées, le comptable doit
procéder à les enregistrer afin d’actualiser les valeurs des
immobilisations de m’entreprise.
- Inventaire des autres pertes probables que peut subir
l’entreprise.
Au 31/12, le comptable doit évaluer les différentes autres
pertes probables que peut subir l’entreprise suite à des
évènements bien particuliers tels que :
- Un employé a porté plainte contre l’entreprise suite à son
licenciement et il réclame une indemnité de 20 000 D, mais le
procès est en cours et l’entreprise estime qu’elle pourra lui
payer une indemnité de 15 000 D ;
- Un client ou un fournisseur ont porté plainte contre
l’entreprise et on estime que l’entreprise pourra les
indemniser pour 4000 D ;
- L’entreprise estime que le montant des réparations des
articles qu’elle a vendu aux clients sont de 3000 D (pour les
produits vendus avec garanties) ;
- L’entreprise envisage de faire des grosses réparations dans
ces ateliers qui probablement pourront lui couter 25000 D ;
Toutes ces pertes probables doivent être enregistrées afin que
le résultat de fin d’exercice se rapproche le plus de la réalité.

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