Code UIC: Défauts de Rails
Code UIC: Défauts de Rails
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4e édition, Février 2002
Version originale
Défauts de rails
Schienenfehler
Rail defects
Fiche à classer au chapitre :
VII - Installations fixes
Application :
A dater du 1er janvier 2002
Tous les Membres de l’Union Internationale des Chemins de fer
2e édition, Juin 1957 Etablissement d’une fiche sur les défauts des rails.
3e édition, Janvier 1979 Mise au point de la fiche UIC n° 712 - Défauts de rails (juin 1959).
Révision de la fiche UIC n° 712 - Défauts de rails (mai 1965).
Révision de la fiche UIC n° 712 - Défauts de rails (juin 1978).
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Avertissement
Toutes copies, reproductions ou diffusions, mêmes partielles, par quelque moyen que ce soit y compris électroni-
que, à usage autre que privé et individuel, sans le consentement exprès de l’Union Internationale des Chemins
de fer, sont interdites. Il en est de même pour la traduction, l’adaptation ou la transformation, l’arrangement ou la
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fique ou d’information de l’oeuvre à laquelle elles sont incorporées" (Articles L 122-4 et L 122-5 du code de la
propriété intellectuelle).
Copyright Union Internationale des Chemins de fer (UIC) - Paris, 2002
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Sommaire
Résumé .................................................................................................................................1
1- Introduction ................................................................................................................. 2
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Résumé
Cette fiche contient les recommandations en ce qui concerne l'identification, la classification et les sta-
tistiques des défauts de rails.
Ces défauts sont codés, décrits et illustrés dans le "Manuel de référence des défauts de rails".
L’Annexe B, "Manuel de référence des défauts de rails", définit un système unifié de classification des
ruptures, fissures et avaries de rails selon l'emplacement, l'aspect et la cause des défauts. Elle indique
également les moyens de détection des défauts ainsi que les recommandations sur les dispositions
à prendre lors de la découverte des défauts en voie.
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1 - Introduction
La maintenance de la voie, quelles que soient les règles propres à chaque réseau, induit le retrait d'un
certain nombre de rails (ou coupons de rails) pour ruptures, fissures ou avaries, imputables à des dé-
fauts de fabrication et/ou à des défauts d'utilisation.
Il est, de ce fait, indispensable de suivre de très près le comportement des rails en voie, de façon
qu'utilisateurs et producteurs puissent orienter leurs efforts visant à l'amélioration de la qualité des
rails en même temps que de leurs conditions d'utilisation.
Pour assurer ce suivi de façon cohérente, fiable et apte à un traitement informatique, les responsables
Maintenance et les services d'étude des Directions Techniques sont tributaires de la qualité des ren-
seignements fournis par le personnel local chargé des opérations de maintenance et de surveillance
des rails en voie. Les informations recueillies doivent donc être aussi exactes que possible, transmi-
ses à l'aide de documents clairs, précis et exploitables.
Afin d'unifier les méthodes d'identification, d'annonce, de classification et de statistique des défauts
des rails, en même temps que pour permettre de confronter utilement les expériences, il est recom-
mandé aux réseaux membres de l'UIC :
- d'élaborer :
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2 - Manuel de référence des défauts de rails
Le Manuel est établi à l'intention du personnel de la voie ; pour ce motif, il a été condensé dans la
mesure du possible.
Chaque rupture, fissure ou avarie est l'objet d'une fiche qui comporte, d'une part : une ou plusieurs
représentations photographiques et d'autre part, un commentaire précisant, pour chaque défaut :
- les recommandations d'ordre général que chaque Réseau adaptera à ses exigences propres.
La nature de certains défauts ne permet pas toujours, par un simple examen visuel, de les imputer à
une origine bien définie. Dans ce cas, seule une étude complémentaire en laboratoire permet d'en dé-
terminer l'origine.
La mention éventuelle de l'imputation du défaut ne saurait engager les Réseaux vis-à-vis des produc-
teurs en matière de garantie.
Le système de codification adopté permet l'élaboration rapide des Statistiques par traitement direct
sur ordinateur des informations recueillies.
Le Manuel est imprimé par les soins de la Direction Générale de l'UIC et cédé aux Réseaux membres
de l'UIC.
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3 - Fiche de retrait de rail rompu, fissuré ou avarié
Il s'agit d'un document de base conçu par chaque Réseau de façon à pouvoir être aisément complété.
Il est recommandé d'associer à chaque défaut les éléments figurant dans la liste en annexe A -
page 6.
Tout rail ou coupon de rail, y compris les rails de liaison des appareils, posés en voies principales1 à
l'état neuf et devant être retiré des voies en dehors des renouvellements, pour rupture, fissure ou ava-
rie, sera l'objet d'une fiche au moment de la dépose.
- usinés.
Chaque Réseau reste toutefois libre de faire établir, pour les cas ci-dessus ainsi que pour les rails de
réemploi, une fiche de retrait conforme à ses propres besoins.
Nota : Les rails rompus, fissurés ou avariés dont le défaut est éliminé par pose d'un coupon, ainsi que
les soudures réparées en voie par soudage, seront l'objet d'une fiche de retrait, même si cette
intervention a permis leur maintien en voie.
1. Selon la définition donnée dans la "Statistique Internationale des Chemins de Fer" publiée annuellement
par la Direction Générale de l'UIC, "les voies principales sont les voies assurant la continuité des lignes de
bout en bout et destinées à la circulation des trains réguliers entre stations ou lieux désignés dans les tarifs
comme points indépendants de départ ou d'arrivée pour le transport des voyageurs ou des marchandises".
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4 - Statistique de défauts des rails
Les renseignements fournis par les fiches de retrait constituent une base de données pour l'établis-
sement de statistiques.
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Annexes
RENSEIGNEMENTS GENERAUX
Rupture * ou Fissure ou avarie *
DATE
Date de découverte du défaut *
Date du retrait du défaut ou de la rupture *
CARACTERISTIQUES DU RAIL
Etat du rail : Neuf ou Réemploi
Profil de rail *
Longueur du rail
Longueur du rail de remplacement
Marques de laminage en relief
Marques poinçonnées en creux
Nuance de l'acier *
Procédé d'élaboration *
Tonnage total brut supporté *
DISPOSITIONS ADOPTEES
Rail déposé à ….. ou rail expédié à …..
DESCRIPTION DU DEFAUT
Croquis permettant de situer l'emplacement du défaut et de préciser son importance.
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Annexes
Rail avarié : on entend par rail avarié tout rail, ni fissuré, ni rompu, mais qui présente d'autres dé-
fauts généralement situés en surface.
Rail fissuré : on désigne par rail fissuré tout rail présentant, en un point quelconque de sa lon-
gueur et quelles que soient les parties intéressées du profil, une ou plusieurs solu-
tions de continuité, d'orientation quelconque, visibles ou non, dont le développement
risque d'entraîner une rupture à échéance plus ou moins rapprochée.
Rail rompu : par rail rompu il faut entendre, d'une part, tout rail qui s'est séparé en deux morceaux
ou plus, et d'autre part, tout rail dont un fragment de métal s'est détaché en provo-
quant sur la table de roulement une lacune de plus de 50 mm de longueur et 10 mm
de profondeur.
Afin de simplifier la compréhension des recommandations, celles-ci font appel aux expressions pré-
définies précisées ci-après.
Retrait du rail
S'applique aux défauts pouvant présenter pour l'exploitation un danger non immédiat mais potentiel
au-delà du délai de retrait.
Retrait du rail imposé, dans un délai à apprécier en fonction des caractéristiques du défaut et des con-
ditions locales. Ce retrait est l'objet d'une intervention spécifique.
S'applique aux défauts présentant un danger pour l'exploitation mais pouvant néanmoins être franchis
en prenant des mesures appropriées.
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Annexes
S'applique aux défauts ne permettant plus, même par l'application de mesures exceptionnelles et pro-
visoires, l'exploitation de la voie.
Commentaires
- Le caractère évolutif de certains défauts de rails conduit à des recommandations évoluant avec le
degré de nocivité de ces derniers.
- Dans tous les cas, la mise en observation du défaut ainsi que les recommandations appropriées
sont maintenues jusqu'à son élimination.
Les défauts de rails peuvent être situés dans les abouts des rails, en pleine barre ou dans les zones
de soudure.
About de rail : on entend par about la partie du rail située au droit des éclisses.
Pleine barre : la pleine barre comprend toutes les parties du rail situées en dehors des
abouts ou des zones de soudure.
Zone de soudure : la zone de soudure s'étend sur 10 cm de part et d'autre de l'axe des soudures
de rails, soit au total 20 cm. Tout défaut d'origine interne survenant dans cette
zone est à classer comme défaut de soudure. Les défauts d'origine externe
sont à classer suivant leur codification propre.
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Annexes
Les ruptures, fissures et avaries de rails sont l'objet d'un code pouvant aller jusqu'à 4 chiffres:
Le quatrième chiffre permet selon les besoins une classification complémentaire par types de
défauts.
La codification générale des défauts ainsi que le classement des différents types de défauts sont men-
tionnés dans les tableaux des points B.5 - page 10 et B.6 - page 11.
Chaque défaut, doté d'un numéro, est l'objet d'une fiche où sont indiqués les caractéristiques et l'as-
pect du défaut, les moyens qui peuvent être utilisés pour sa détection ainsi que les recommandations
sur les mesures à prendre lors de sa découverte.
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Annexes
Orientation, nature
1. Transversal
Emplacement 2. Horizontal
3. Vertical longitudinal
4. Corrosion
0. Section complète
1. Intérieur du champignon 5. Passant par un trou
Situation 3. Ame 6. Ne passant pas par un trou
5. Patin 9. Repliure
Caractéristiques
1. Abouts des rails et différenciations
2. Pleine barre complémentaires
0. Usures
2. Surface du champignon 1. Défauts de surface
2. Ecaillage
3. Ecrasement
4. Dénivellation locale
5. Empreintes de patinage
7. Fissuration et affaissement
local de la table de
roulement
Emplacement
3. Défauts provoqués par Origine, cause
des dommages au rail
0. Section complète (pas de 4ème chiffre)
1. Blessures accidentelles
2. Usinages intempestifs
3. Déformation permanente
Genre de soudures
Orientation, nature
1. Electrique par étincelage
Caractéristiques
2. Aluminothermique
4. Défauts des soudures et différenciations
3. Electrique à l’arc 1. Transversal
et rechargements complémentaires
4. Oxyacétylénique (autogène) 2. Horizontal ou écaillage
5. Au gaz par pression
6. Par induction
7. Rechargements
8. Soudures diverses
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Annexes
11/12 Champignon
111 Fissuration transversale progressive (tache ovale)
112 Fissuration horizontale
113 Fissuration verticale longitudinale
121 Défauts de surface
122 Ecaillage de la table de roulement
123 Ecrasement
124 Dénivellation locale de la table de roulement
125 Empreintes de patinage
13 Ame
132 Fissuration horizontale
1321 au congé de raccordement âme-champignon
1322 au congé de raccordement âme-patin
133 Fissuration verticale longitudinale (retassure)
134 Corrosion
135 Etoilure des trous d’éclissage
139 Repliure
15 Patin
153 Fissuration verticale longitudinale
154 Corrosion
11 712
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Annexes
21/22 Champignon
211 Fissuration transversale progressive (tache ovale)
212 Fissuration horizontale
213 Fissuration verticale longitudinale
220 Usures :
2201 Usure ondulatoire à ondes courtes
2202 Usure ondulatoire à ondes longues
2203 Usure latérale
2204 Usure verticale anormale
221 Défauts de surface
222 Ecaillage
2221 Ecaillage de la table de roulement
2222 Shelling / Défibrage du congé de roulement
2223 Head-Checking / Fissuration / Ecaillage du congé de roulement
223 Ecrasement
224 Dénivellation locale de la table de roulement
225 Empreinte de patinage
2251 Empreinte d’un seul patinage
2252 Empreintes de patinage répété
227 Squat / Fissuration et affaissement local de la table de roulement
23 Ame
232 Fissuration horizontale
2321 au congé de raccordement âme-champignon
2322 au congé de raccordement âme-patin
233 Fissuration verticale longitudinale (retassure)
234 Corrosion
235 Fissuration autour de trous autres que ceux d’éclissage
236 Fissuration en diagonale, ne passant pas par un trou
239 Repliure
25 Patin
253 Fissuration verticale longitudinale
254 Corrosion
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Annexes
42 Soudure aluminothermique
421 Fissuration transversale du profil
422 Fissuration horizontale de l’âme
47 Rechargements
471 Fissuration transversale du champignon
472 Décollement ou écaillage de la partie rechargée
48 Soudures diverses
481 Fissuration transversale sous connexion électrique
13 712
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Annexes
100
10 Section complète
14 712
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Annexes
111
11/12 Champignon
15 712
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Annexes
112
11/12 Champignon
La fissuration horizontale se caractérise par une séparation progressive de la partie supérieure du cham-
pignon (voir - 112 (fig. 1) - page 17).
Cette fissuration peut être conjuguée avec un écrasement de l'about et l'on observe généralement un élar-
gissement de la table de roulement.
A un stade plus avancé, un fragment de métal peut se détacher (voir - 112 (fig. 3) - page 17).
On considère qu'il y a rupture par décollement lorsque la lacune sur le champignon dépasse 10 mm de
profondeur et 50 mm de longueur.
Moyens de détection :
- observation visuelle,
- sondage au marteau,
Recommandations :
- retrait du rail,
16 712
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Annexes
112 (fig. 3)
17 712
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Annexes
113
11/12 Champignon
Cette fissuration tend à séparer progressivement le champignon en deux parties selon un plan parallèle à
l'âme du rail (voir - 213 - page 43).
Dès que le défaut atteint la table de roulement, il se signale par une ligne noire sur celle-ci. On observe
alors un affaissement de la table de roulement et un élargissement du champignon qui correspond à
l'ouverture de la fissure.
Moyens de détection :
- observation visuelle,
- sondage au marteau,
Recommandations :
18 712
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Annexes
113
19 712
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Annexes
121
11/12 Champignon
20 712
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Annexes
122
11/12 Champignon
Ce défaut prend naissance en surface. Une petite fissure qui apparaît sur la tranche du champignon dans
la lacune du joint, à quelques millimètres de la surface de roulement, est parfois associée à un léger écra-
sement de l'about et à une petite bavure dans la lacune correspondant au refoulement du métal.
Ne pas confondre avec 112 - page 16 (défaut imputable à la fabrication qui prend naissance à une plus
grande profondeur).
Moyens de détection :
- observation visuelle,
- sondage au marteau,
Recommandations :
- retrait du rail.
122
21 712
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Annexes
123
11/12 Champignon
123 ECRASEMENT
Caractéristiques et aspect
Le métal est refoulé latéralement et parfois à l'about. A l'extrême, il peut se former une bavure qui a ten-
dance à se détacher du rail.
Moyens de détection :
- observation visuelle.
Recommandations :
123
22 712
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Annexes
124
11/12 Champignon
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Annexes
125
11/12 Champignon
24 712
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Annexes
1321
13 Ame
Caractéristiques et aspect
Cette fissuration prend naissance à l'about du rail et tend à détacher le champignon de l'âme. Elle progres-
se d'abord parallèlement au congé âme-champignon (voir - 1321 (fig. 1) - page 26). En se développant,
elle peut s'incurver soit vers le haut (voir - 1321 (fig. 2) - page 26) soit vers le bas en passant ou non par
un trou d'éclissage (voir - 1321 (fig. 3) - page 26) soit simultanément vers le haut et vers le bas (voir - 1321
(fig. 4) - page 26).
Ne pas confondre avec 135 - page 32. Dans tous les cas, cette fissuration conduit à une rupture par décol-
lement du champignon ou fragmentation du rail.
Moyens de détection :
- sondage au marteau,
- observation visuelle des deux faces de l'âme après démontage des éclisses,
Recommandations :
- rail rompu (voir - 1321 (fig. 2 et 4) - page 26) : interdiction de la circulation et retrait immédiat du rail.
25 712
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Annexes
1321 (fig. 3)
1321 (fig. 4)
26 712
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Annexes
1322
13 Ame
Caractéristiques et aspect
Cette fissuration prend naissance à l'about du rail et tend à détacher le patin de l'âme. Elle progresse
d'abord parallèlement au congé âme-patin (voir - 1322 (fig. 1) - page 28). En se développant, elle s'incurve
généralement vers le bas et conduit à une rupture (voir - 1322 (fig. 2) - page 28).
Elle peut également s'incurver simultanément vers le haut en passant ou non par un trou d'éclissage et
provoquer une rupture par fragmentation du rail (voir - 1322 (fig. 3) - page 28).
Moyens de détection :
- observation visuelle des deux faces de l'âme après démontage des éclisses,
Recommandations :
27 712
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Annexes
1322 (fig. 1)
1322 (fig. 2)
1322 (fig. 3)
28 712
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Annexes
133
13 Ame
Ce défaut, communément désigné sous le nom de "retassure", consiste en une discontinuité verticale lon-
gitudinale de l'âme du rail. Conjuguée ou non avec un autre défaut, elle peut contribuer à provoquer une
rupture (voir - 133 (fig. 1 et 2) - page 30).
On peut observer exceptionnellement un gonflement sur les deux faces de l'âme ainsi qu'un léger affais-
sement de la table de roulement au droit du défaut, ou une fissuration dans les trous d'éclissage.
Moyens de détection :
- observation visuelle,
Recommandations :
- retrait du rail,
- interdiction de la circulation et retrait immédiat du rail rompu (voir - 133 (fig. 2) - page 30).
29 712
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Annexes
133 (fig. 1)
133 (fig. 2)
30 712
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Annexes
134
13 Ame
134 CORROSION
31 712
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Annexes
135
13 Ame
Ce défaut consiste en des fissurations progressives rayonnant à partir des trous d'éclissage (voir - 135
(fig. 1) - page 33). Elles s'amorcent généralement suivant un angle d'environ 45° et peuvent provoquer une
rupture (voir - 135 (fig. 2) - page 33).
Des mesures spécifiques de finition, telles que le chanfreinage et une bonne qualité de surface du perçage
permettent de réduire significativement le risque de fissuration.
Moyens de détection :
- observation visuelle des deux faces de l'âme après démontage des éclisses,
Recommandations :
- rail rompu (voir - 135 (fig. 2) - page 33) : interdiction de la circulation et retrait immédiat du rail.
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Annexes
135 (fig. 1)
135 (fig. 2)
33 712
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Annexes
139
13 Ame
139 REPLIURE
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Annexes
153
15 Patin
35 712
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Annexes
154
15 Patin
154 CORROSION
36 712
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Annexes
200
20 Section complète
Rupture transversale dont il n'est pas possible de déterminer immédiatement ni la cause ni le point de dé-
part. Cette rupture survient brusquement, plus spécialement pendant les périodes de grand froid.
Contrôler la tranche du rail et vérifier notamment qu'il ne s'agit pas d'une rupture provoquée par :
- etc.
Moyens de détection :
- observation visuelle.
Recommandations :
- éclissage provisoire,
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Annexes
200
38 712
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Annexes
211
21/22 Champignon
La fissuration transversale progressive d'origine interne (voir - 211 (fig. 1 et 2) - page 40) se développe à
partir d'un défaut situé à l'intérieur du champignon, d'une fissuration horizontale interne ou très exception-
nellement d'un défibrage profond du congé de roulement. La position du point d'amorçage n'est pas néces-
sairement centrée (voir - 211 (fig. 5a et 5b) - page 40). La forme caractéristique de la fissuration
progressive est à l'origine de l'appellation "tache ovale". Ne pas confondre avec fissuration transversale
sous rechargement 471 - page 102, ni avec les fissurations transversales progressives des soudures 411
- page 91, 421 - page 95, 431 - page 99, 481 - page 106. Au bout d'un temps plus ou moins long, la fissu-
ration débouche à la périphérie du champignon (voir - 211 (fig. 3) - page 40). Elle devient ensuite visible
sur les faces de l'âme (voir - 211 (fig. 4) - page 40). La rupture est alors imminente.
L'identification certaine du défaut ne peut s'effectuer qu'une fois le rail rompu. Toutefois, la présence d'une
fissuration transversale inclinée, généralement exclusive de tout autre défaut à la surface du champignon,
donne la quasi-certitude qu'il s'agit d'une "tache ovale".
Lorsque la rupture survient avant que le défaut ne soit visible, on observe une surface lisse et brillante, de
forme plus ou moins ovale, avec généralement des zones concentriques qui marquent la progression de
la fissuration (voir - 211 (fig. 5a et 5b) - page 40). Dès que celle-ci devient visible, la surface de rupture
s'oxyde.
Ce défaut grave peut se répéter sur un même rail et créer de grandes lacunes dans le cas de ruptures mul-
tiples. Il peut revêtir un caractère épidémique pour les rails d'une même coulée.
Moyens de détection :
- observation visuelle,
Recommandations :
- éclissage provisoire,
- retrait du rail,
- si possible, auscultation par ultrasons des rails de la même coulée lorsque le défaut présente un carac-
tère épidémique.
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Annexes
40 712
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Annexes
212
21/22 Champignon
Ce défaut tend à détacher progressivement la partie supérieure du champignon, selon une surface approxi-
mativement parallèle à la table de roulement (voir - 112 - page 16).
Il peut entraîner un affaissement local de la table de roulement qui, éventuellement, se traduit par une tache
sombre contrastant avec la surface brillante de la bande de roulement.
Il apparaît d'abord une fissuration sur la face extérieure du champignon à une distance avoisinant généra-
lement 15 mm de la surface de roulement (voir - 212.1 - page 42).
La fissuration horizontale peut s'incurver vers le bas et donner lieu à une fissuration transversale (voir 212.2
- page 42 - fissuration composée) et enfin à une rupture.
Un rail rompu à partir d'une fissure composée présente au moment de la rupture une surface de couleur
noirâtre à l'endroit où se trouvait la fissuration horizontale originelle. Le reste de la cassure est grenu et de
couleur claire.
Moyens de détection :
- observation visuelle,
Recommandations :
- retrait du rail,
41 712
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Annexes
212.1
212.2
42 712
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Annexes
213
21/22 Champignon
Cette fissuration tend à séparer progressivement le champignon en deux parties selon un plan parallèle à
l'âme du rail. Dès que le défaut atteint la table de roulement, il se signale par une ligne noire sur celle-ci
(voir - 213 (fig. 1) - page 44). On observe alors un affaissement de la table de roulement et un élargisse-
ment du champignon qui correspond à l'ouverture de la fissure.
La fissuration peut être également visible dans le congé de raccordement âme-champignon d'une des deux
faces de l'âme (voir - 213 (fig. 2) - page 44).
Lorsque le défaut est visible sur la table de roulement, ne pas confondre avec 221.2 (voir page 53) et 221.3
(voir page 53).
Lorsque le défaut est visible dans le congé de raccordement âme-champignon, ne pas confondre avec
2321 - page 70 ou 239 - page 80, ce que l'auscultation par ultrasons permet éventuellement de distinguer.
Moyens de détection :
- observation visuelle,
- sondage au marteau,
Recommandations :
43 712
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Annexes
213 (fig. 1)
213 (fig. 2)
44 712
R
Annexes
2201
21/22 Champignon
220 USURES
L'usure ondulatoire à ondes courtes est caractérisée par une succession pseudo-périodique, sur la surface
de roulement, de crêtes brillantes et de creux sombres. La longueur d'onde est généralement comprise en-
tre 3 et 8 cm.
Moyens de détection :
Recommandations :
Meulage des rails dont les ondulations atteignent une amplitude nuisible :
- à l'entretien de la voie,
45 712
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Annexes
2201 (fig. 1)
2201 (fig. 2)
46 712
R
Annexes
2202
21/22 Champignon
220 USURES
Cette usure ondulatoire ne présente pas de différences d'aspect entre les crêtes et les creux des ondula-
tions.
L'usure ondulatoire à ondes longues est caractérisée par des dénivellations de la surface de roulement,
plus ou moins accentuées et irrégulières par rapport à un profil rectiligne idéal.
L'usure ondulatoire à ondes longues apparaît préférentiellement sur les files basses de courbe.
Moyens de détection :
Recommandations :
Meulage des rails dont les ondulations atteignent une amplitude nuisible :
- à l'entretien de la voie,
47 712
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Annexes
2202
48 712
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Annexes
2203
21/22 Champignon
220 USURES
L'usure latérale (ou chanfreinage) des rails situés sur les files hautes des courbes résulte des sollicitations
du matériel roulant. Dans une même courbe, l'usure latérale présente généralement un aspect sinusoïdal
avec une valeur minimale au droit des joints éclissés.
- susceptible de provoquer une rupture par affaiblissement du profil (atteinte du congé inférieur du cham-
pignon).
Moyens de détection :
Recommandations :
49 712
R
Annexes
2203
50 712
R
Annexes
2204
21/22 Champignon
220 USURES
L'usure verticale résulte des sollicitations du matériel roulant et progresse en fonction du trafic subi. Elle ne
constitue pas, généralement, un défaut proprement dit du rail.
Toutefois une usure verticale anormale peut se produire sur certains rails. Son importance dépasse alors
manifestement la moyenne de l'usure constatée dans les mêmes conditions sur les rails voisins.
Cette usure anormale peut provoquer une rupture par affaiblissement du profil (contrôler, dans ce cas, si
la rupture ne résulte pas d'un autre défaut).
Moyens de détection :
Recommandations :
51 712
R
Annexes
2204
52 712
R
Annexes
221
21/22 Champignon
Pas ou peu visibles à l'origine, ces défauts apparaissent en voie dans un délai qui dépend du trafic subi.
Les défauts de surface peuvent présenter, en cours d'évolution, un aspect se rapprochant des types sui-
vants :
- Paille (221.1) : Des lamelles de métal se détachent en surface (voir - 221.1 (fig. 1) - page 54). La pro-
fondeur du défaut peut atteindre plusieurs millimètres entraînant progressivement un affaissement de
la table de roulement (voir - 221.1 (fig. 2) - page 54).
- Gouttière ou sillon (voir - 221.2 - page 54) : Une baguette de métal de section approximativement cons-
tante se détache de la table de roulement. La longueur du défaut peut atteindre plusieurs mètres. Sa
profondeur ne dépasse pas quelques millimètres.
- Ligne (voir - 221.3 - page 54) : Défaut longitudinal filiforme dont la profondeur ne dépasse pas 2 à 3 mm.
Ce défaut, qui apparaît rapidement après la pose, a généralement tendance à disparaître au fur et à
mesure que la table de roulement s'use, s'il n'est pas conjugué avec une paille (221.1).
Moyens de détection :
- observation visuelle.
Recommandations :
- les défauts peu profonds et très localisés peuvent éventuellement être réparés par rechargement,
53 712
R
Annexes
221.1 (fig. 1)
221.1 (fig. 2)
221.2
221.3
54 712
R
Annexes
2221
21/22 Champignon
222 ECAILLAGE
On observe une déformation pseudo-ondulatoire de la table de roulement (voir - 2221 (fig. 1) - page 56)
qui précède la formation d'écailles de métal pouvant atteindre une épaisseur de plusieurs millimètres (voir
- 2221 (fig. 2) - page 56). La section de ces écailles est très variable.
Ne pas confondre avec: 221 - page 53, 2251 - page 64, 227 - page 68.
Généralement, l'écaillage ne constitue pas un défaut isolé et se rencontre le plus souvent en plages multi-
ples.
Moyens de détection :
- observation visuelle,
Recommandations :
- retrait du rail,
55 712
R
Annexes
2221 (fig. 1)
2221 (fig. 2)
56 712
R
Annexes
2222
21/22 Champignon
222 ECAILLAGE
Les rails présentent d'abord des taches noires allongées, irrégulièrement espacées sur le congé intérieur
de raccordement de la face latérale du champignon à la table de roulement (voir - 2222 (fig. 1) - page 58).
Ces taches sont les premiers indices d'une décohésion sous-jacente du métal qui, après une période d'in-
cubation, se traduit progressivement par des bavures sur la face latérale, des crevasses et enfin des
écaillages du congé de roulement pouvant atteindre des dimensions importantes (voir - 2222 (fig. 2 et 3) -
page 58). A ce stade d'évolution, le fluage de métal sous l'effet des circulations entraîne conjointement des
affaissements locaux de la table de roulement.
Le défibrage du congé de roulement ou "shelling" affecte généralement les rails de la file haute des courbes
où l'usure latérale a été combattue par graissage.
Contrôler si ce défaut n'est pas accompagné ou ne donne pas lieu à des fissurations transversales (voir -
211 - page 39).
Moyens de détection :
- observation visuelle,
Recommandations :
- retrait du rail,
57 712
R
Annexes
2222 (fig. 1)
2222 (fig. 2)
2222 (fig. 3)
58 712
R
Annexes
2223
21/22 Champignon
222 ECAILLAGE
Le Head-Checking apparaît en général au congé de roulement des files hautes en courbes sous forme de
petites fissures parallèles régulièrement espacées ou non. Le pas entre les fissures varie, selon les condi-
tions locales et la nuance d'acier à rails, d'environ 1mm à plusieurs cm.
2. H-C avec écaillage (voir - 2223 (fig. 2) - page 60). La progression des fissures à l'intérieur du champi-
gnon se fait selon un angle de 10° à 15° jusqu'à une profondeur maximale pouvant atteindre plusieurs
mm ; elles évoluent ensuite parallèlement à la table de roulement pour finir par se rejoindre et conduire
à un écaillage du congé de roulement.
Dans certains cas rares (voir - 2223 (fig. 1) - page 60 et (fig. 3) - page 61), une rupture peut être oc-
casionnée par une croissance transversale des fissures du Head-Checking (voir - 2223 (fig. 4) -
page 61).
3. H-C apparaissant sous la forme d'une longue fissure ayant à son extrémité supérieure une ramification
suivant l'axe longitudinal du rail (voir - 2223 (fig. 3) - page 61). Ce type de H-C s'accompagne en amont
d'une petite dépression caractérisée par son apparence sombre. Un élargissement de la table de rou-
lement est souvent visible. L'aspect de ce défaut est identique à celui du défaut n° 227 - page 68
(squat), mais localisé dans le congé de roulement. Lorsqu'il se présente périodiquement, ce défaut peut
conduire à des ruptures multiples sur quelques mètres. Ce défaut est particulièrement dangereux.
Moyens de détection :
- observation visuelle,
Recommandations :
- retrait des rails qui présentent des défauts affectant la sécurité ou la qualité du roulement,
- le meulage des rails permet, dans certains cas, de prévenir ou de retarder l'écaillage,
59 712
R
Annexes
Sens de marche
2223 (fig. 1)
Sens de marche
2223 (fig. 2)
60 712
R
Annexes
e
e m arch
Se n sd
2223 (fig. 3)
2223 (fig. 4)
61 712
R
Annexes
223
21/22 Champignon
223 ECRASEMENT
Caractéristiques et aspect
Le métal de la table de roulement est refoulé latéralement sur une longueur appréciable.
On observe alors la formation d'une bavure pouvant se prolonger sur toute la longueur du rail. Celle-ci tend
à s'effiler et à se détacher progressivement du champignon.
Ce défaut apparaît de préférence sur la file basse des courbes de faible rayon.
Moyens de détection :
- observation visuelle.
Recommandations :
- retrait du rail.
223
62 712
R
Annexes
224
21/22 Champignon
Avarie peu fréquente dont il n'est pas possible de déterminer immédiatement la cause exacte.
La table de roulement présente un creux isolé, relativement court, accompagné généralement d'un élargis-
sement de la bande de roulement.
Ne pas confondre avec : 212 - page 41, 221 - page 53, 223 - page 62, 2251 - page 64.
Moyens de détection :
- observation visuelle.
Recommandations :
- retrait du rail,
224
63 712
R
Annexes
2251
21/22 Champignon
Le patinage d'un essieu moteur donne lieu à la formation d'une tache autotrempée de contour elliptique.
- soit horizontalement dans le champignon ; elle dégénère alors en écaillage local qui n'évolue pas en
profondeur mais qui conduit progressivement à un affaissement de la table de roulement sous l'effet
des chocs répétés (voir - 2251 (fig. 1) - page 65) et (voir - 2251 (fig. 2) - page 65).
- soit transversalement dans le champignon ; il se produit alors une fissuration interne qui chemine en
direction de l'âme et qui s'accompagne d'un affaissement de la table de roulement sans autre altération
locale (voir - 2251 (fig. 3) - page 65).
Cette fissuration interne débouche rapidement vers l'extérieur et conduit toujours à une rupture dont le
faciès est d'ailleurs caractéristique (voir - 2251 (fig. 4) - page 65).
Moyens de détection :
- observation visuelle.
Recommandations :
- mise en observation du rail présentant une ou plusieurs empreintes de patinage sans fissuration trans-
versale,
- retrait du rail si le défaut s'avère nuisible à l'entretien de la voie et si l'état ou le nombre d'empreintes
exclut la réparation,
- les empreintes de patinage peuvent en effet être réparées par rechargement suivant leur aspect,
64 712
R
Annexes
2251 (fig. 1)
2251 (fig. 4)
65 712
R
Annexes
2252
21/22 Champignon
Dans les zones où des patinages et des freinages se produisent de façon répétée, ou bien aux emplace-
ments où des patinages ont lieu pendant que le véhicule moteur progresse, la table de roulement peut
prendre un aspect caractéristique appelé "tartinage" (voir - 2252 (fig. 1) - page 67).
Il peut arriver que ce phénomène se manifeste par la présence, sur la table de roulement, d'un réseau de
fissures très fines qui pénètrent en profondeur et sont connues sous le nom de "craquelures" (voir - 2252
(fig. 2) - page 67).
Elles augmentent notablement la fragilité du rail en période froide et peuvent provoquer une rupture (voir -
2252 (fig. 3) - page 67).
Ces défauts se rencontrent généralement sur les rails placés à proximité des signaux d'arrêt.
Moyens de détection :
- observation visuelle.
Recommandations :
- mise en observation des rails affectés de "tartinage" seul (voir - 2252 (fig. 1) - page 67),
- retrait des rails affectés de "craquelures" atteignant le congé de roulement au voisinage de l'empreinte
de patinage (voir - 2252 (fig. 2) - page 67).
66 712
R
Annexes
2252 (fig. 1)
2252 (fig. 2)
2252 (fig. 3)
67 712
R
Annexes
227
21/22 Champignon
Les fissures se propagent à l'intérieur du champignon, d'abord selon un angle faible par rapport à la surface
de roulement. Ensuite, lorsqu'elles atteignent 3 à 5 mm de profondeur, elles bifurquent transversalement
vers le bas, entraînant la rupture du rail (voir - 227 (fig. 2 et 3) - page 69).
Ce défaut est également fréquemment observé sur les soudures électriques et aluminothermiques et dans
les zones d'usure ondulatoire.
La position des squats sur les rails est de nature aléatoire et peut se manifester en de nombreux points, ce
qui les rend dangereux en raison du risque de ruptures multiples avec lacunes importantes.
Cette morphologie peut être rencontrée localement ou périodiquement sur le congé de roulement des files
hautes de courbes, dans les zones affectées de Head-Checking (voir - 2223 (fig. 4) - page 61). Dans ce
cas, il est codifié 2223.
Moyens de détection :
- observation visuelle,
Recommandations :
- retrait des rails qui présentent des défauts affectant la sécurité ou la qualité du roulement,
68 712
R
Annexes
227 (fig. 1)
227 (fig. 2)
227 (fig. 3)
69 712
R
Annexes
2321
23 Ame
Cette fissuration progresse d'abord parallèlement au congé âme-champignon (voir - 2321 (fig. 1) -
page 71).
En se développant, elle peut s'incurver soit vers le haut soit vers le bas (voir - 2321 (fig. 2) - page 71).
Dans tous les cas, la fissuration conduit à une rupture par décollement du champignon et fragmentation du
rail en créant une lacune importante.
Moyens de détection :
- observation visuelle,
Recommandations :
70 712
R
Annexes
2321 (fig. 1)
2321 (fig. 2)
71 712
R
Annexes
2322
23 Ame
Cette fissuration progresse d'abord parallèlement au congé âme-patin (voir - 2322 (fig. 1) - page 73).
En se développant, elle peut s'incurver soit vers le bas soit vers le haut (voir - 2322 (fig. 2) - page 73).
Dans tous les cas, la fissuration conduit à une rupture par fragmentation du rail en créant une lacune im-
portante.
Moyens de détection :
- observation visuelle,
Recommandations :
72 712
R
Annexes
2322 (fig. 1)
2322 (fig. 2)
73 712
R
Annexes
233
23 Ame
Ce défaut, communément désigné sous le nom de "retassure", consiste en une discontinuité verticale lon-
gitudinale de l'âme du rail (voir - 233 (fig. 1) - page 75). Conjuguée ou non avec un autre défaut, elle peut
contribuer à provoquer une rupture.
On peut observer exceptionnellement un gonflement sur les deux faces de l'âme (voir - 233 (fig. 2) -
page 75), ainsi qu'un léger affaissement de la table de roulement au droit du défaut.
Moyens de détection :
Recommandations :
- retrait du rail,
74 712
R
Annexes
233 (fig. 1)
233 (fig. 2)
75 712
R
Annexes
234
23 Ame
234 CORROSION
Caractéristiques et aspect
Une corrosion importante de l'âme du rail peut se produire dans des cas particuliers sous l'effet des com-
posants chimiques de l'air ou de l'eau sur des lignes ou des tronçons de voie bien déterminés, notamment
dans certains souterrains et passages à niveau.
Des écailles de rouille se détachent progressivement de l'âme dont l'épaisseur diminue constamment.
Cette corrosion de l'âme peut provoquer une rupture de rail par affaiblissement du profil. Contrôler dans ce
cas si la rupture n'a pas été provoquée par un autre défaut, notamment 2321 - page 70, 2322 - page 72.
Moyens de détection :
Recommandations :
234
76 712
R
Annexes
235
23 Ame
Ce défaut consiste en fissurations progressives rayonnant à partir des bords de trous d'un certain diamètre
percés dans l'âme du rail. Elles s'amorcent généralement suivant un angle de 45° et peuvent provoquer
une rupture.
Des mesures spécifiques de finition, telles que le chanfreinage et une bonne qualité de surface du perçage,
permettent de réduire significativement le risque de fissuration.
Moyens de détection :
- observation visuelle,
Recommandations :
- retrait du rail,
77 712
R
Annexes
235 (fig. 1)
235 (fig. 2)
78 712
R
Annexes
236
23 Ame
Ces fissurations tendent à séparer soit le champignon, soit le patin de l'âme du rail. Elles peuvent se pro-
pager localement le long des congés de raccordement et s'incurvent vers le bas ou vers le haut de l'âme.
Elles peuvent partir des marques de laminage.
Moyens de détection :
- observation visuelle,
Recommandations :
236
79 712
R
Annexes
239
23 Ame
239 REPLIURE
Caractéristiques et aspect
Ce défaut de surface extrêmement rare se présente sous forme d'une ligne parallèle à l'axe du laminage
sur l'une des faces du rail, généralement sur l'âme ou au voisinage des congés de raccordement âme-
champignon ou âme-patin. Il est imputable à un excès de métal rabattu en cours de laminage.
Tous les rails de la même fabrication peuvent être affectés du même défaut.
Si la ligne est située au voisinage du congé âme-champignon, vérifier qu'il ne s'agit pas d'une fissuration
verticale longitudinale du champignon 213 - page 43.
Moyens de détection :
- observation visuelle.
Recommandations :
239
80 712
R
Annexes
253
25 Patin
De petites lignes longitudinales contemporaines du laminage et situées dans le tiers médian de la face in-
férieure du patin se fissurent sous l'action du roulement des véhicules. Ces fissures amènent finalement la
rupture du rail qui se produit brusquement, le plus souvent par temps froid.
La rupture du rail est en général fortement oblique, notamment dans l'âme. On peut déceler aisément après
rupture la fissure longitudinale qui l'a provoquée. Ce défaut peut se répéter plusieurs fois sur une même
barre et entraîner la formation d'une lacune importante par suite de ruptures multiples.
Ce défaut peut revêtir un caractère épidémique pour les rails d'une même fabrication.
Moyens de détection :
- observation visuelle.
Recommandations :
81 712
R
Annexes
253 (fig. 1)
253 (fig. 2)
253 (fig. 3)
82 712
R
Annexes
254
25 Patin
254 CORROSION
Caractéristiques et aspect
Une corrosion importante du patin du rail peut se produire dans des cas particuliers sous l'effet des com-
posants chimiques de l'air ou de l'eau sur des lignes ou des tronçons de voie bien déterminés, notamment
dans certains souterrains et passages à niveau. Elle peut être aussi de nature électrochimique.
Des écailles de rouille se détachent progressivement du patin dont l'épaisseur diminue constamment (voir
- 254.1 (fig. 1 et 2) - page 84).
Cette corrosion du patin peut provoquer une rupture de rail par affaiblissement du profil. Contrôler dans ce
cas si la rupture n'a pas été provoquée par un autre défaut, notamment 2322 - page 72.
Un autre type de rupture vive a pour origine une petite fissure de fatigue située sur la face inférieure du
patin, en forme de lunule centrée sur une piqûre de corrosion (voir - 254.2 - page 84). Ce type de rupture
est imprévisible.
Moyens de détection :
- observation visuelle.
Recommandations :
- retrait des rails dont les dimensions du patin sont anormalement réduites,
83 712
R
Annexes
254.1 (fig. 1)
254.1 (fig. 2)
254.2
84 712
R
Annexes
301
30 Section complète
Les blessures au rail sont provoquées par des contacts accidentels résultant de causes diverses :
- déraillements,
- bandages défectueux,
- manutentions,
- mauvaise utilisation d'outillage: emploi de masses en acier (voir - 301 (fig. 1) - page 86), enlèvement
au burin de connexions électriques, etc.,
- incrustation d'un corps étranger dans le bandage provoquant une empreinte se répétant périodique-
ment (voir - 301 (fig. 4) - page 87),
Lorsque les blessures affectent une forme aiguë, elles peuvent être à l'origine de fissures et de ruptures
par effet d'entaille, notamment sur les rails de nuance dure.
Les blessures provoquées par des bandages défectueux proviennent le plus souvent d'une incrustation de
corps étrangers dans ces bandages. Il en résulte une agression de la table de roulement par poinçonnage.
Ces blessures peuvent se répéter à intervalles réguliers sur de nombreux rails consécutifs d'une même file,
parfois sur une grande distance. A la longue, ces blessures donnent naissance à des fissurations horizon-
tales à quelques millimètres sous la surface, qui s'accompagnent ensuite d'affaissements localisés de la
table de roulement. Les fissurations peuvent bifurquer vers le bas et entraîner des ruptures.
Les blessures provoquées lors de manutentions peuvent se traduire notamment par des griffures profon-
des de la table de roulement ou de la face inférieure du patin.
Les blessures dues à l'amorçage d'arcs électriques provoqués par le courant de retour traction se tradui-
sent généralement par un ou plusieurs cratères situés sous la face inférieure du patin. Ces blessures peu-
vent également entraîner des ruptures, par nature imprévisibles (voir - 301 (fig. 2) - page 86 - vue de
dessous du patin).
Moyens de détection :
- observation visuelle.
85 712
R
Annexes
Recommandations :
- certaines blessures de la table de roulement peuvent être réparées par rechargement ou éliminées par
meulage.
301 (fig. 1)
301 (fig. 2)
86 712
R
Annexes
301 (fig. 3)
301 (fig. 4)
87 712
R
Annexes
302
30 Section complète
Le perçage incorrect en voie (voir - 302 (fig. 1) - page 89) du patin ou de l'âme du rail, la mauvaise exécution
d'un découpage ou l'utilisation d'un moyen inapproprié (par exemple au chalumeau (voir - 302 (fig. 2 et 3)
- page 86), le perçage de trous d'éclissage jumeaux ou d'autres usinages non tolérés, entraînent dans la
plupart des cas une fissuration et une rupture de rail par effet d'entaille ou d’affaiblissement du profil.
Moyens de détection :
- observation visuelle,
Recommandations :
- retrait du rail,
88 712
R
Annexes
302 (fig. 1)
302 (fig. 2)
302 (fig. 3)
89 712
R
Annexes
303
30 Section complète
Elles contrecarrent le maintien correct du tracé de la voie et peuvent être à l'origine d'autres défauts par
suite des sollicitations accrues qu'elles occasionnent dans la voie.
Moyens de détection :
Recommandations :
- retrait du rail,
303
90 712
R
Annexes
411
Cette fissuration se développe dans le plan de la soudure soit à partir d'un défaut interne du champignon
dans la soudure (voir - 411.1 - page 92), soit à partir d'un défaut situé dans l'aile du patin (voir - 411.2 -
page 92). Elle entraîne finalement la rupture du profil.
Le faciès de rupture présente soit une surface d'aspect lisse et brillant dans le champignon (411.1) soit une
tache foncée dans le patin (411.2).
Moyens de détection :
- observation visuelle,
Recommandations :
- mise en observation,
- éclissage provisoire,
- éclissage provisoire et retrait immédiat de la soudure rompue par pose d'un coupon.
Cependant, chaque fois que cela est possible (fissure ou rupture située dans un plan très voisin d'une sec-
tion droite du profil), la soudure fissurée ou rompue peut être réparée par soudage.
91 712
R
Annexes
411.1
411.2
92 712
R
Annexes
412
Cette fissuration se manifeste à travers la soudure et affecte généralement une forme curviligne dans
l'âme. En se développant, elle peut s'incurver vers le bas (voir - 412.1 - page 94) ou vers le haut (voir -
412.2 - page 94) soit simultanément vers le bas et vers le haut (voir - 412.3 - page 94). Elle entraîne fina-
lement la rupture du rail à proximité de la soudure.
Moyens de détection :
- observation visuelle,
Recommandations :
- interdiction de la circulation et retrait immédiat de la soudure rompue par pose d'un coupon.
93 712
R
Annexes
412.1
412.2
412.3
94 712
R
Annexes
421
42 Soudure aluminothermique
Cette fissuration se développe suivant un plan voisin d'une section droite du profil.
- fissuration partant du bourrelet sous le patin et se développant suivant un plan transversal dans les rails
adjacents (voir - 421.1 - page 96),
- fissuration située sensiblement dans le plan vertical de la soudure (voir - 421.2 - page 96),
- fissuration située dans un plan vertical voisin du plan de la soudure (voir - 421.3 - page 96).
Moyens de détection :
- observation visuelle,
Recommandations :
- mise en observation,
- éclissage provisoire,
- éclissage provisoire et retrait immédiat de la soudure rompue par pose d'un coupon.
Cependant, chaque fois que cela est possible (fissure ou rupture située dans un plan très voisin d'une sec-
tion droite du profil) la soudure fissurée ou rompue peut être réparée par soudage.
95 712
R
Annexes
421.3
96 712
R
Annexes
422
42 Soudure aluminothermique
Ce défaut s'observe généralement sur des soudures de rails éclissés exécutés sans recoupe des abouts.
La fissuration qui en général relie les trous d'éclissage à travers la soudure (voir - 422.1 (fig. 1) - page 98)
peut se propager dans le patin ou le champignon des rails adjacents et entraîner la rupture.
Elle se rencontre, mais beaucoup plus rarement, dans des soudures de rails non percés (voir - 422.2 -
page 98). Dans ce cas, elle peut s'amorcer sur une crique d'une nervure verticale et entraîner également
la rupture.
Moyens de détection :
- observation visuelle,
Recommandations :
- interdiction de la circulation et retrait immédiat de la soudure rompue par pose d'un coupon.
97 712
R
Annexes
422.1 (fig. 1)
422.1 (fig. 2)
422.2
98 712
R
Annexes
431
La fissuration transversale du profil peut concerner des soudures exécutées avec ou sans forgeage du pa-
tin.
La surface de rupture présente souvent une tache foncée caractéristique d'une fissure de fatigue partant
d'un défaut de soudure (inclusions, porosité, ...).
Ne pas confondre avec un cratère d'arc intempestif à proximité de la soudure (voir - 301 - page 85).
Moyens de détection :
- observation visuelle,
Recommandations :
- mise en observation,
- éclissage provisoire,
- éclissage provisoire et retrait immédiat de la soudure rompue par pose d'un coupon.
Cependant, chaque fois que cela est possible (fissure ou rupture située dans un plan très voisin d'une sec-
tion droite du profil), la soudure fissurée ou rompue peut être réparée par soudage si elle a été exécutée
sans forgeage du patin.
99 712
R
Annexes
431
100 712
R
Annexes
432
Ce défaut s'observe généralement sur des soudures de rails éclissés exécutées sans recoupe des abouts.
La fissuration qui, en général, relie les trous d'éclissage à travers la soudure, peut se propager dans le patin
ou le champignon des rails adjacents et entraîner la rupture.
Moyens de détection :
- observation visuelle,
Recommandations :
- interdiction de la circulation et retrait immédiat de la soudure rompue par pose d'un coupon.
432
101 712
R
Annexes
471
47 Rechargements
Cette fissuration transversale de fatigue au travers de la partie rechargée s'amorce à partir d'un noyau situé
généralement à la base du rechargement. Ce noyau peut être une inclusion, un collage local dû à une ins-
tabilité du soudeur ou un flocon dû à un étuvage mal conduit. Un tel défaut peut également être amorcé sur
un cratère de fin de cordon ou sur des fissurations de retrait. Le développement de la fissuration entraîne
finalement la rupture du rail. Le faciès de la rupture présente une surface lisse et brillante prenant naissan-
ce dans le métal d'apport.
Moyens de détection :
- observation visuelle,
Recommandations :
- mise en observation,
- éclissage provisoire,
- retrait du rail,
102 712
R
Annexes
471 (fig. 1)
471 (fig. 2)
103 712
R
Annexes
472
47 Rechargements
La fissuration, qui peut entraîner la rupture du rail, se développe en général à partir de défauts de liaison
entre le métal de base et le métal d'apport ou de défauts divers de soudage (porosité, inclusions, fissura-
tions de retrait, fissurations dans les cratères).
Moyens de détection :
- observation visuelle,
Recommandations :
- le décollement ou l'écaillage de la partie rechargée peut être réparé par un nouveau rechargement
après élimination du défaut jusqu'au métal de base,
104 712
R
Annexes
472 (fig. 1)
472 (fig. 2)
105 712
R
Annexes
481
48 Soudures diverses
Fissuration transversale progressive amorcée sur la face extérieure du champignon (voir - 481.1 -
page 107) sur une des faces de l'âme (voir - 481.2 - page 107) ou sur une des ailes de patin (voir - 481.3
- page 107) au droit d'une connexion de retour du courant de traction.
Moyens de détection :
- observation visuelle,
Recommandations :
106 712
R
Annexes
481.1
481.2
481.3
107 712
R