Soins infirmiers en chirurgie
2ème BSI / BSF
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Année académique 2014 – 2015
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Plan
1. Les drains
Définitions et indications du drainage
Conditions d’un bon drainage
Les moyens utilisés pour le drainage
L’évacuation des liquides
Inconvénients
Type de drains
Surveillances – Grands principes
Le drain de Kehr
Techniques :
1.1. Le pansement de drain
1.2. L’ablation d’un drain Redon
1.3. L’ablation d’un drain autre que le drain Redon
1.4. Le raccourcissement de drains
2. Le pansement infecté
Principes
Techniques :
2.1. Le prélèvement de plaie
2.2. Le pansement infecté
3. Le pansement mèche
Définition et caractéristiques d’une mèche
Buts et indications
Présentation
Techniques :
3.1. L’enlèvement de la mèche (sans remplacement)
3.2. L’enlèvement et le remplacement de la mèche
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4. L’irrigation
Définition
Indications
Techniques :
4.1. L’irrigation discontinue
4.2. L’irrigation continue
4.3. L’irrigation et la pose de mèche
5. Le débridage
6. Le pansement humide
Principes
But
Techniques :
6.1. Le pansement humide "classique"
6.2. La ré-humidification du pansement humide
6.3. L’utilisation de pansements actifs
6.4. Le débridement de plaie
7. Les complications postopératoires
8. Annexes
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"La Haute École HELMo attache une grande importance au respect des droits d'auteur.
C'est la raison pour laquelle nous invitons les auteurs dont une œuvre aurait été, malgré
tous nos efforts, reproduite sans autorisation suffisante, à contacter immédiatement le
service juridique de la Haute École afin de pouvoir régulariser la situation au mieux."
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Activités et compétences développées en soins infirmiers en
chirurgie 2ème BAC
1. Les drains
Théorie
Techniques de soins
2. Le pansement infecté
Théorie
Techniques de soins
3. Le pansement mèche
Théorie
Techniques de soins
4. L’irrigation
Théorie
Techniques de soins
5. Le pansement humide
Théorie
Techniques de soins
6. Le débridage
Théorie
Techniques de soins
7. Les complications postopératoires
8. Exercice de planification
9. Exercice d’observation
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L’ensemble des techniques de soins sont consultables sur le site e-learning via le lien
suivant : [Link]
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10. Compétences développées
Actualisation de soi
Définition :
Implication personnelle dans la construction de son projet de formation, le
développement de son identité professionnelle, la promotion de la profession et
l’acquisition d’un comportement éthique.
Recherche scientifique
Définition :
Mobilisation d’un ensemble de ressources afin de récolter les données nécessaires à
la résolution d’un problème professionnel.
Etre capable de :
- prendre conscience d’un manque de savoir
- rechercher des sources fiables
- trier et analyser le résultat des recherches
- évaluer et utiliser le résultat de la recherche (communication orale, écrite et
exploitation)
Compétence développée dans les activités suivantes :
Exercice de planification
Préparation à l'épreuve intégrée
Prestations de soins
Définition :
Mobilisation de ressources en vue de prodiguer des soins infirmiers adéquats sur le
plan scientifique, légal et déontologique.
Etre capable :
- d’identifier la prestation de soins, d’énumérer le matériel nécessaire pour réaliser
la prestation suivant les principes de base,
- d’appliquer les soins auprès d’une personne en respectant les normes
professionnelles,
Compétence développée dans les activités suivantes :
Technique de soins
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Communication
Définition :
Construire une démarche relationnelle et interpersonnelle en vue d’un projet de
soins. C'est-à-dire construire, dans le cadre d’un projet de soins, une relation
professionnelle en respectant les valeurs, les projets, les croyances de la personne
soignée et de son réseau.
Etre capable de :
- communiquer lors de toute situation de soins
- transmettre les informations
Compétence développée dans les activités suivantes :
Technique de soins
Préparation à l’épreuve intégrée
Jugement clinique
Définition :
Utilisation d’une démarche scientifique de résolution de problèmes en référence à un
modèle conceptuel de soins appliqués à des soins variés.
Etre capable de :
- rechercher les données et les valider
- faire preuve d’une démarche active de questionnement
- identifier les problèmes théoriques réels et potentiels de santé
- hiérarchiser et structurer les informations, établir des liens, cibler les problèmes
contextualisés, réels et potentiels
- dégager les priorités d’intervention, évaluer les interventions proposées
Compétence développée dans les activités suivantes :
Technique de soins
Préparation à l’examen de soins infirmiers généraux et exercices
Exercice de planification
Exercice d’observation HELMo Page6
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1. Les drains
Définition et indications du drainage
Le mot drainage vient de l’anglais ‘To drain’ = faire écouler.
Il s’agit d’une évacuation au dehors, des épanchements et des collections liquidiennes
dont la rétention dans les cavités naturelles ou opératoires est nocive pour l’organisme.
Un drainage est installé chaque fois que l’on craint :
- une rétention septique ou aseptique (pus, sang) ;
- une possibilité ou une certitude d’infection ;
- une possibilité de transsudation importante ;
- une fuite viscérale (par exemple : lâchage d’anastomose)
Un drainage permet également la cicatrisation du plan profond vers les plans
superficiels par raccourcissement du drain.
Conditions d’un bon drainage
- Le drain doit être de calibre suffisant, placé en position déclive directement dans la
cavité à drainer.
- L’origine de sortie du drain se trouve :
- dans l’incision,
- le plus souvent, en contre incision pour éviter l’infection de l’ouverture
principale.
- Le drain est fixé à la peau par un point indépendant de la plaie pour éviter sa
disparition à l’intérieur ou sa chute à l’extérieur.
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Les moyens utilisés pour le drainage
- La pesanteur qui est augmentée par la déclivité.
- L’aspiration continue :
- redon : flacon sous vide,
- drain thoracique : aspiration murale.
- La capillarité par :
- les drains multitubulaires,
- les mèches.
L’évacuation des liquides
Elle doit se faire sans gêne soit :
- dans un pansement absorbant lorsqu’ils ne sont pas trop abondants ;
- dans un sachet ou bocal collecteur si on craint l’évacuation de grandes quantités ;
- dans une poche adhésive mise en place sur la peau du bénéficiaire ;
- dans un réceptacle aspiratif pour les drains de Redon.
Il faut toujours essayer d’isoler le liquide drainé du site d’incision.
Inconvénients
- Le drain constitue une ouverture vers l’extérieur et peut favoriser l’infection de la
paroi ou de la cavité drainée.
- Le drain est une cause d’irritation des plaies, il constitue un corps étranger et
s’oppose à la cicatrisation et peut provoquer des adhérences.
Attention, il n’y aura pas de cicatrisation superficielle tant que le drain reste en place.
- Lorsque le drain est situé au niveau de l’incision, il y a un risque d’éventration par
faiblesse locale des muscles.
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Types de drains
1. CYLINDRIQUES :
1.1. ‘Drain rond’, ‘drain de contact’ ou ‘drain banal’ :
o usage divers : drainage des plans profonds (ex. chirurgie abdominale et
urologique),
o différentes compositions (polyéthylène, silicone, …)
o différents calibres et longueurs,
o avec un ou plusieurs orifices (œil),
o assez agressif pour les tissus (risque de nécrose),
o parfois radio-opaque (ligne colorée),
o peut être raccordé à une source d’aspiration,
o peut être raccourci sur P.M.
1.2. Drain thoracique (cfr. Cours de nursing chirurgical 3ème année)
o utilisé en chirurgie cardiaque et thoracique (évacuation de sang, d’air)
o utilisé pour drainer un pneumothorax
o en polyéthylène rigide,
o différents calibres,
o toujours radio-opaque,
o raccordé à un système type "pleurévac®"
o ne se raccourcit jamais et est ôté par le médecin.
1.3. Drain Redon :
o en polyéthylène, rigide, et percé sur une longueur de + 10 cm de petits
orifices avec un orifice terminal (œil),
o différents calibres et longueurs,
o souvent radio opaque,
o toujours placé en contre incision,
o ne se raccourcit pas,
o le système est toujours composé du drain, d’une tubulure hermétique et
d’un réceptacle munis d’un système de contrôle de vide d’air (différents
modèles).
1.4. Drains à usage spécifique :
o Drain de Kehr (voir pages 13 et 14)
Drain cystique
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o
o Drain de cystostomie, drain de néphrostomie, cathéter sus-pubien
o Drain de Jackson Pratt
o Drain placé lors d’un examen radiologique, …
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2. LAMES :
2.1. Drain tuilé :
o lamelle ondulée en latex,
o rarement utilisé actuellement,
o rigide et agressif pour les tissus,
o est souvent raccourci sur P.M. avant ablation.
2.2. Drain multitubulaire (accolement de plusieurs tubulures) :
o permet d’augmenter le drainage par une plus grande surface,
o en silicone,
o emploi fréquent et pour usages multiples,
o est souvent raccourci sur P.M. avant ablation.
3. PENROSE :
o en latex avec ou sans mèche ou en silicone,
o très malléable,
o usages divers mais peu utilisé (ex. chirurgie abdo., chirurgie de la main),
o l’élimination se fait par le drain (orifice) et par le pourtour du drain.
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Surveillances – Grands principes
1. La plaie :
- La peau autour du drain doit être intacte (absence de tout signe d’inflammation).
- Le drain est fixé à la peau par un fil (mis par le chirurgien).
Après raccourcissement, le drain doit être fixé par une épingle de sûreté.
2. La tubulure :
- Doit être stérile au départ.
- Doit être étanche et perméable.
- Doit être clampée lors de chaque manipulation (ex. : vidange, changement de
réceptacle …).
- Eviter les tractions et les coudures.
- Maintenir au maximum le circuit fermé (éviter au maximum les déconnection).
3. Les liquides :
- Observer la qualité (aspect, couleur, odeur)
- Observer la quantité (la noter sur la feuille de surveillance adéquate).
! Surveillance stricte en post-op. immédiat.
Vérifier qu’il ait un tarissement de jour en jour.
Signaler toute anomalie (écoulement trop important ou pas d’écoulement).
Rem. : le drain est un corps étranger dans une cavité. Il doit être enlevé sur P.M. quand il n’est plus
nécessaire car il y aura toujours un écoulement résiduel dû à la réaction inflammatoire engendrée par la
présence du drain.
L’assèchement n’est obtenu qu’à l’ablation du drain.
4. Le réceptacle : (si présent)
- Stérile au départ.
- Toujours en position déclive. Ne pas élever le réceptacle inutilement.
- Le réceptacle est suspendu au lit ou déposé sur une protection.
- Si drain de Redon : s’assurer que la dépression persiste au moyen de l’indicateur
de vide.
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Consignes particulières :
- La présence de chaque drain est à noter au dossier infirmier.
- Si le bénéficiaire est porteur de plusieurs drains, il est important de les
différencier de façon à noter de façon fiable les quantités drainées.
Ex. : droit / gauche
inférieur / supérieur
numéro 1, 2, 3 …
- Respect de l’asepsie lors de chaque manipulation.
- Information au bénéficiaire …
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Le drain de Kehr
1. Interventions :
- Cholécystectomie : intervention chirurgicale consistant en l’ablation de la vésicule
biliaire et la ligature du canal cystique.
- Cholédocotomie : intervention chirurgicale consistant en l’ouverture du cholédoque,
avec pose d’un drain de Kehr permettant de dévier la bile.
2. Caractéristiques :
- en latex,
- fin et flexible (différents calibres),
- en forme de T,
- placé au niveau du cholédoque, il permet le drainage de la bile,
- radio-opaque
- ne se raccourcit jamais et est ôté par le médecin plusieurs semaines après sa pose afin
d’éviter les fuites biliaires.
3. Buts :
- Dévier la bile => vu que le cholédoque est oedématié, la bile ne peut poursuivre son
chemin habituel.
- Réaliser une cholangiographie par l’introduction d’un produit de contraste radio-
opaque par le drain.
- Sert de soupape de sécurité : Possibilité de clamper le drain pour encourager la bile à
reprendre son chemin habituel
Si cela ne se passe pas bien (malaise, nausées, ictère) On déclampe le drain
Lorsque le drain est déclampé :
2 possibilités => La bile peut sortir :
- soit vers l’extérieur
- soit par les voies naturelles
4. Surveillances :
- Liquide :
• Quantité :
o le drain ramènera 1000 à 1500 ml de bile / 24 heures les 1ers jours mais
progressivement, il donnera de moins en moins pour arriver à + 100 ml vers le
10ème jour post-op.
o à inscrire sur la feuille de paramètres (au jour avant) ou feuille de bilan
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hydrique.
• Qualité :
o vert foncé jaune fluo
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- Tubulure :
• Perméable : pas de traction ni de coudure
• Étanche
- Réceptacle :
• En position déclive
• Jamais à terre
- Plaie :
• La peau autour du drain doit être intacte
• Drain toujours fixé par un fil
- Etat général du bénéficiaire :
• T°
• Nausées / V+
• Ictère
!! Attention : asepsie ++
5. Retrait du drain de Kehr
- Ne se raccourcit jamais
- Toujours ôté par le chirurgien entre le 20ème et le 30ème jour post-op.
- Avant l’ablation, clampage du drain de façon progressive afin de faciliter la reprise du
trajet normal de la bile (sur P.M.)
!! Attention : déclamper le drain au moindre signe de malaise (nausées, hyperthermie,
douleurs, ictère)
Lorsque le drain ramène moins (moins de 100ml en 24 heures) : cholangiographie afin
de vérifier que la bile s’écoule naturellement dans le cholédoque.
Rem. : Après cholangiographie : laisser le drain déclampé pendant 24 h.
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Techniques :
1.1. Le pansement drain
Principes :
Lors du retrait du pansement, faire attention de ne pas arracher le drain !
Placer une compresse crantée ou en cravate autour du drain pour absorber les
éventuelles sécrétions et protéger la peau.
Ordre d’exécution du soin au niveau du site de drainage : orifice (fil) – drain –
pourtour.
Essayer d’isoler le liquide drainé du site d’incision :
- Si le drainage est ouvert : on placera une poche adhésive sur la peau,
- Si cela n’est pas possible : éviter toute macération par une réfection du pansement
aussi fréquente que possible.
Si le pansement de la cicatrice doit être refait (pansement sec), l’ordre d’exécution du
soin est fonction de la nature du liquide drainé :
- Si le liquide est stérile, on protège le site de drainage par rapport à la plaie et aux
germes de la peau environnante : du plus fragile au moins fragile On commence
par le pansement drain et puis le pansement sec.
- Exception : Si le liquide est suspect ou infecté, on protège la plaie du liquide
drainée dans ce cas, on commencera par le pansement sec et puis le pansement
drain.
Matériel :
Idem pansement sec +
- 1 compresse crantée (ou une compresse et des ciseaux stériles)
- Si drain "ouvert" :
Soit une poche adhésive (+ ciseaux stériles pour couper éventuellement
le diamètre de cette poche à dimension),
Soit compresse crantée et absorbant.
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1.2. L’ablation d’un drain Redon
Principes :
Sous P.M. en fonction du nombre de jours post-op et des quantités, qualités drainées.
Il est parfois utile de protéger la cicatrice d’un écoulement éventuel lors de l’ablation
du drain.
Noter l’ablation de chaque drain dans le dossier infirmier.
Ce soin peut être douloureux.
Le drain s’enlève en général sans aspiration. Dans quelques cas particuliers (cf. P.M.),
l’aspiration peut être maintenue.
Matériel :
Idem pansement sec +
- 1 pince Kocher stérile,
- 1 coupe-fil,
- 1 pansement absorbant,
- 1 sac à déchets supplémentaire.
Blister
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Procédure spécifique avec 2 pinces
- Mettre le réceptacle dans un sac poubelle attaché au lit, directement après avoir
enlevé le pansement.
- Déterger si nécessaire, rincer, sécher et aseptiser l’orifice, drain, pourtour.
- Couper le fil et le dégager.
- Enlever le drain avec 2 pinces :
- la pince Kocher tient le drain à sa base,
- l’autre pince + tampon soutient la peau (à côté ou au-dessus du drain).
Tirer le drain dans le sens dans lequel il a été placé.
Rem : Au moment du retrait, possibilité de demander au bénéficiaire qu’il souffle sur
son poing.
- Eliminer le drain.
- Rincer, sécher et aseptiser : orifice puis pourtour.
- Pansement absorbant si nécessaire.
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Adaptation : procédure avec une seule pince
- Mettre le réceptacle dans un sac poubelle attaché au lit, directement après avoir
enlevé le pansement.
- Déterger si nécessaire, rincer, sécher et aseptiser l’orifice, drain, pourtour.
- Couper le fil et le dégager.
- Mettre un gant propre.
- Enlever le drain :
- la main gantée tient le drain au niveau de la tubulure,
- la pince + tampon soutient la peau (à côté ou au-dessus du drain).
Tirer le drain dans le sens dans lequel il a été placé.
Rem : Au moment du retrait, possibilité de demander au bénéficiaire qu’il souffle sur
son poing.
- Eliminer le drain et ôter le gant.
- Se passer les mains à l’alcool.
- Rincer, sécher et aseptiser : orifice puis pourtour.
- Pansement absorbant si nécessaire.
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1.3. L’ablation d’un drain autre que le drain Redon
Principes :
Après l’ablation, exprimer la plaie afin de collecter les sécrétions éventuelles
restantes.
Exprimer consiste à amener vers l’extérieur, via une porte de sortie, du liquide
accumulé dans une plaie.
L’objectif est d’éviter de répandre une accumulation de liquide dans toute la cavité.
Se référer à la prescription médicale concernant les soins éventuels après l’ablation
de ce type de drain (ex. : application de stéri-strips, mèche, pommade).
Matériel :
Idem pansement sec +
- 1 pince supplémentaire
- 1 coupe fil
- 1 pansement absorbant
- 1 B.R. supplémentaire + cellulose si nécessaire
Blister
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Procédure :
- Déterger si nécessaire, rincer, sécher et aseptiser l’orifice – drain –
pourtour.
- Couper le fil et le dégager. Idem
drain
- Enlever le drain avec 2 pinces : Redon
- pince Kocher : tient le drain à sa base, le tourne sur lui-même et le tire
- l’autre pince + tampon soutient la peau.
- Eliminer le drain.
- Exprimer la plaie avec les deux pinces.
- Rincer, sécher et aseptiser.
- Pst absorbant.
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1.4. Le raccourcissement de drains
Principes :
Toujours sous P.M. : souvent entre le 2ème et 5ème jour post-op. en fonction de la
quantité et qualité du liquide drainée, de la localisation du drain, de l’état général du
bénéficiaire et des observations antérieures.
Connaître la longueur à raccourcir (P.M.).
Toujours placer une épingle de sûreté (proche de la peau) sur le drain qui n’est plus
fixé par un fil pour éviter que le drain ne rentre dans la plaie.
Piquer le drain multitubulaire en 2 points différents pour éviter le cisaillement de
celui-ci.
Toujours garder un morceau de drain suffisamment long à l’extérieur (+ 4 cm).
Le raccourcissement de drain doit être noté dans le dossier infirmier.
Rem. : La première mobilisation du drain peut parfois être difficile et douloureuse car une traction plus
importante est parfois nécessaire afin de ‘décoller’ le drain (réaction fibreuse autour du drain).
Les raccourcissements ultérieurs sont généralement moins douloureux et ne demandent qu’une faible
traction.
Matériel :
Idem pst sec +
- 1 pince Kocher supplémentaire
- des ciseaux stériles
- 1 coupe-fil (uniquement pour le 1er raccourcissement)
- 1 épingle de sûreté stérile
- Pour le pansement final : poche adhésive (ou compresse crantée et absorbant)
- Eventuellement un B.R. supplémentaire pour éliminer l’ancienne épingle de sûreté
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Procédure :
Lors du premier raccourcissement
- Déterger si nécessaire, rincer, sécher et aseptiser l’orifice, drain,
pourtour.
- Couper le fil et le dégager. Idem
drain Redon
- Tirer sur le drain (en le tournant sur lui-même) de la longueur
demandée (cf. P.M.) avec la pince Kocher, l’autre pince + tampon
soutenant la peau.
- Prendre l’épingle de sûreté sur le champ.
- Piquer l’épingle de sûreté dans le drain juste à sa sortie de l’orifice avec les 2
pinces.
- Couper le drain + 4 cm au-dessus de la nouvelle épingle à l’aide de la pince et des
ciseaux.
- Rincer, sécher et aseptiser : orifice, drain puis pourtour.
- Pst final (poche adhésive ou compresse crantée + absorbant)
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Lors des raccourcissements suivants
- Déterger si nécessaire, rincer, sécher et aseptiser l’orifice, le
drain puis le pourtour. Idem
drain Redon
- Tirer sur le drain de la longueur demandée avec la pince
Kocher, l’autre pince + tampon soutenant la peau.
- Placer la nouvelle épingle de sûreté dans le drain, juste à sa sortie de l’orifice avec les
2 pinces.
- Couper le drain entre les 2 épingles tout en laissant 4 cm au dessus de la nouvelle
épingle.
Eliminer le drain avec l’épingle de sûreté dans un B.R. placé préalablement sur le lit à
proximité.
- Rincer, sécher et aseptiser : orifice, drain puis pourtour.
- Pst final.
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Adaptation : Le raccourcissement d’un drain : technique avec des gants stériles
Au préalable : Prévoir un espace de travail désinfecté destiné à déposer l’emballage des
gants stériles.
Attention : En début du soin, placer le coupe fil sur la partie stérile du champ.
- Déterger si nécessaire, rincer, sécher et aseptiser l’orifice, drain, pourtour.
- Enfiler les gants stériles.
- Couper le fil et le dégager (si 1er raccourcissement).
- Tirer sur le drain (en le tournant sur lui-même) de la longueur demandée (cf. P.M.)
avec la main gantée, l’autre main ganté + tampon soutenant la peau.
- Prendre l’épingle de sûreté sur le champ.
- Piquer l’épingle de sûreté dans le drain juste à sa sortie de l’orifice.
- Enlever les gants stériles.
- Se passer les mains à l’alcool.
- Couper le drain + 4 cm au-dessus de la nouvelle épingle à l’aide de la pince et des
ciseaux.
- Rincer, sécher et aseptiser : orifice, drain puis pourtour.
- Pst final (poche adhésive ou compresse crantée + absorbant)
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2. Le pansement infecté
Principes :
Utiliser une méthode de travail qui évite la propagation des germes :
- vers un autre site,
- aux autres patients,
- à soi-même,
- au personnel,
- au matériel.
Terminer par le pansement le plus infecté de l’unité de soins.
Préparer le matériel et puis ôter le pansement infecté.
Un pansement infecté doit toujours être éliminé avec des gants.
Sur la plaie : terminer par l’endroit le plus infecté (principes du plus propre au plus
sale) et isoler la partie propre de la partie infectée.
Tout écoulement suspect donnera lieu à un prélèvement (écouvillon) avant détersion.
Tout écoulement de pus sera éliminé en exprimant la plaie. La pince qui aura servi à
recueillir les liquides doit être éliminée.
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Techniques :
2.1. Le prélèvement de plaie
Principes :
Ce soin doit être réalisé dès que l’on observe la présence d’un écoulement anormal, et
ce, même sans prescription médicale.
Réaliser le prélèvement après détersion au L.P.
Réaliser le prélèvement avant toute détersion au savon et au niveau des tissus sains
(pas sur des tissus nécrotiques).
S’il y a plusieurs points d’écoulement, faire des prélèvements séparés en précisant les
différents sites sur chaque écouvillon.
La demande d’analyse doit être dûment complétée : origine du liquide, cachet et
signature du médecin, date de prélèvement, antibiothérapie en cours, …
Chaque prélèvement doit être correctement identifié : nom, prénom, date de
naissance de la personne, date de prélèvement et service.
Le prélèvement doit être directement acheminé vers le laboratoire et noter au dossier
infirmier.
En annexe, document sur "le prélèvement bactériologiques des plaies".
Matériel :
- 1 écouvillon
Ou
- 1 seringue (pour aspirer directement l’exsudat de la plaie) + petit bouchon stérile.
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2.2. Le pansement infecté
Matériel : Idem pst sec +
- 1 pince supplémentaire ( 2 pinces au total)
- 1 écouvillon
Procédure :
site n° 1 = pansement propre
site n° 2 = abcès, zone infectée
- Oter le pansement souillé avec les gants.
- SN : réaliser le prélèvement.
- Couvrir le site infecté (n° 2).
- Réfection du site n° 1 puis couvrir ce site.
- Oter les compresses de protection sur le site n° 2.
- Déterger, rincer et aseptiser le site n° 2.
- Exprimer au niveau du site n° 2 avec les 2 pinces – La pince qui a servi à recueillir le
liquide ne doit pas retourner sur le champ. Exprimer autant de fois que nécessaire →
jeux de pince.
- Eliminer la pince n° 1 ayant servi à recueillir le liquide.
- Déterger, rincer, sécher, aseptiser le site n° 2 avec la pince n° 2.
- Pst final.
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3. Le pansement mèche
Définition et caractéristiques d’une mèche
- Bande de gaze liserée que l’on introduit dans une plaie.
- De largeur différente.
- Elle est toujours ourlée afin d’éviter que les bords ne s’effilochent et que les petits fils
restent dans la plaie et provoquent une infection.
Buts – Indications
1. Drainage :
Drainer une plaie profonde pour éliminer le pus, le sang, les sérosités
Par exemple : curetage d’abcès, d’hématomes, après ablation d’un drain …
- Cela favorise la cicatrisation de la profondeur vers la superficie par assèchement et
assainissement de la cavité.
- Cela évite la fermeture trop rapide de la plaie pouvant entrainer l’abcédation.
- Placement en accordéon lâche (si tassé, va à l’encontre du but recherché).
2. Hémostase :
Bourrer une plaie profonde pour arrêter une hémorragie (but hémostatique). On
parle alors de tamponnement.
Par exemple : en cas d’épistaxis, après une chirurgie gynécologique, …
- Comprime localement.
- Placement par le médecin : à tasser dans la cavité.
- Ôter sur P.M. après 1 jour ou 2.
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3. Désinfection :
Aseptiser des tissus profonds par l’introduction d’une mèche imbibée d’un produit
spécifique (ex. : Isobétadine dermique, Dakin …)
Rem. : L’utilisation des mèches empêche la cicatrisation de plaie ou freine le
bourgeonnement cicatriciel.
Présentation
- Boîte en plastique stérile qui, idéalement, doit être personnelle au bénéficiaire.
- Différentes largeurs : 1, 2, 3, 5, 7, 10, 30 cm.
- Longueur : 5 m.
- Simple ou double.
- Drainage de MIKULICZ : drainage obtenu en plaçant, en salle d’opération, dans une
cavité à drainer une compresse de gaze (parachute) que l’on bourre de mèches qui
seront enlevées progressivement les jours suivants pour permettre le comblement
progressif de la cavité. (cfr. Schéma syllabus de 1ère)
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Techniques :
3.1. L’enlèvement de la mèche (sans remplacement)
Principes :
Protéger la personne de l’écoulement possible lors du retrait de la mèche.
Préparer le matériel et puis ôter le pansement avec des gants.
Si la mèche colle, l’humidifier avec du L.P.
Observer la mèche : couleur, aspect, odeur, dimensions.
Eliminer la pince qui a servi à ôter la mèche.
Après l’ablation de la mèche, exprimer la plaie pour collecter les éventuelles
sécrétions → jeux de pinces.
Matériel : Idem pansement sec +
- 2 pinces supplémentaires ( 3 pinces au total)
- Pansement absorbant
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Procédure :
- Tirer la mèche. Si la mèche est longue : s’aider d’une pince (n° 1).
Eliminer alors la pince n° 1 et la mèche.
- Déterger, rincer, aseptiser avec la pince n° 2.
- Exprimer avec la pince n° 2 et n° 3. La pince n°2 qui a servi à recueillir le liquide ne
retourne pas sur le champ. Exprimer autant de fois que nécessaire → jeux de pinces.
- Eliminer la pince n°2 qui a servi à recueillir le liquide d’écoulement.
- Déterger, rincer, sécher et aseptiser avec la pince n° 3.
- Pst final.
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3.2. L’enlèvement et le remplacement de la mèche (pansement mèche)
Principes :
Cf. Principes de l’enlèvement de mèche +
Connaître les renseignements par rapport au pansement mèche.
Par précaution, le morceau de mèche sortant de l’intérieur de la boîte sera éliminé.
La mèche doit être dirigée jusqu’au fond de la cavité ; On utilise pour cela un stylet
boutonné qui permet de repérer la profondeur et la direction de la plaie.
La mèche doit être placée en accordéon lâche (lorsque le but recherché est le
drainage).
Rem. : La longueur de la mèche sera égale à plus ou moins deux fois et demi la
longueur de la plaie.
Laisser 3 à 4 cm de la mèche à l’extérieur = chef final.
Matériel : Idem pansement sec +
Mèche sèche Mèche humide
- La boîte de mèche (de dimension Idem que pour mèche sèche +
adéquate)
- liquide prescrit
- 2 pinces dont 1 pince kocher ( 3
pinces au total) - une cupule stérile
- 1 stylet boutonné - Si besoin : pommade protectrice et
spatule stérile
- 1 paire de ciseaux stériles
- 1 compresse crantée
- 1 pansement absorbant
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Procédure :
- Si possible, préparer la nouvelle mèche (sur la compresse crantée) au moment de la
préparation du champ.
- Ôter la mèche souillée. Si nécessaire (mèche longue) : s’aider d’une pince (pince
anatomique n° 1).
Eliminer alors la pince n° 1 et la mèche (après observation).
- Déterger, rincer, sécher et aseptiser l’orifice puis le pourtour avec la pince n° 2.
- Exprimer à l’aide de 2 pinces (pince n° 2 et la pince Kocher n° 3) ‘Jeux de pince’ : la
pince n° 2 qui recueille le liquide ne retourne pas sur le champ.
Eliminer la pince n° 2.
- Déterger, rincer, sécher, aseptiser avec la pince Kocher n° 3.
- Enrouler la mèche sur la pince Kocher n° 3. Si mèche humide : imbiber la mèche.
- Repérer la direction et la profondeur de l’orifice avec le stylet.
Ne pas redéposer le stylet sur son champ.
- Introduire la mèche jusqu’au fond de la cavité en accordéon lâche. (Enlever les doigts
des anneaux de la pince Kocher !). Laisser 3 à 4 cm de la mèche à l’extérieur. Eliminer
le stylet.
- Si nécessaire : pommade protectrice (en fonction du type d’antiseptique utilisé).
- Placer une compresse crantée puis un pansement absorbant.
Remarque importante : Lorsque la mèche et placée dans une cavité propre, il n’est
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pas nécessaire d’éliminer la pince qui a servi à ôter l’ancienne mèche ou qui a récolté le
liquide lorsqu’on a exprimé.
Exemple : cicatrisation des plans profonds vers les plans superficiels
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4. L’irrigation
Définition
C’est amener un liquide de lavage, de désinfection à l’aide d’une seringue dans le fond
d’une cavité.
Le but est de laver, d’aseptiser, de traiter une plaie profonde, d’empêcher la formation
d’adhérences…
L’irrigation peut être discontinue (le plus souvent) ou continue.
Indications
L’irrigation est indiquée pour les plaies ouvertes et/ou profonde et pour les plaies en
terrain infecté ou avec risque d’infection.
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Techniques :
4.1. L’irrigation discontinue
Principes :
Sur P.M.
Le liquide doit être porté au fond de la plaie choix du matériel en conséquence :
- soit seringue seule. Il faudra prévoir dans ce cas un trocart pour repuiser
l’antiseptique dans la cupule,
- soit seringue montée d’un cathéter ou d’une sonde (vésicale ou à 02). Ce cathéter
ou cette sonde devra être déconnecté de la seringue pour pouvoir repuiser si
nécessaire de l’antiseptique dans la cupule.
Injecter le liquide avec une pression suffisante afin de ramener les sécrétions à
l’extérieur mais en évitant la surpression.
Répéter l’irrigation jusqu’à ce que le liquide de sortie soit propre.
Rem. : Pour les irrigations à l’isobétadine®, possibilité d’irriguer dans un 1er temps au
L.P., puis seulement à l’isobétadine dermique®. Ceci permet de visualiser la qualité de
l’exudat.
Utiliser toujours la même gamme de produits pour la désinfection de la plaie et
l’irrigation.
Respecter les dilutions des antiseptiques prescrites.
Rechercher une position déclive du bénéficiaire permettant au liquide de s’épandre
du plus profond de la cavité et ensuite de s’éliminer facilement.
Prévoir des alèses suédoises comme protection de lit.
Ce soin peut être douloureux (à faire loin des repas, prescription d’un médicament
analgésique sur P.M.…).
Matériel : Idem pansement sec +
- 1 pince ( 2 pinces au total).
- 1 seringue de contenance adéquate + trocart ou sonde ou cathéter.
- 1 cupule stérile.
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- 1 B.R. stérile pour recueillir le liquide de drainage.
- Des alèses suédoises.
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Procédure :
- Déterger, rincer, sécher et aseptiser avec la pince n° 1.
- Exprimer avec 2 pinces → Jeux de pinces.
Eliminer la pince n° 1 qui recueille l’écoulement.
- Déterger, rincer avec la pince n°2.
- Placer le B.R. stérile pour récolter le liquide d’irrigation.
- Irriguer – répéter l’opération jusqu’à ce que le liquide de retour soit propre.
- Déterger, rincer, sécher et aseptiser.
- Pansement absorbant.
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4.2. L’irrigation continue
Principes :
Les principes sont identiques à ceux de l’irrigation discontinue mais le liquide de
drainage est amené au fond de la plaie par un drain (drain ‘in’) et recueilli par un
second drain (drain ‘out’) relié à un collecteur (ou sous aspiration électrique).
Le liquide d’irrigation est stérile au départ et est placé dans un flacon (perfusion) +
trousse. Ce liquide est prescrit par le médecin et souvent préparé par le pharmacien.
Les drains sont placés en salle d’opération par le chirurgien et fixés à la peau par un
fil.
Le tout doit être recouvert d’un pansement absorbant hermétique.
Surveiller l’écoulement :
- débit de lavage (ex. : 1 litre en 24 heures).
- aspiration.
- quantité, qualité, couleur du liquide recueilli.
La position de la personne doit être :
- adéquate pour l’écoulement des liquides,
- confortable pour elle,
- permettant de dégager les drains et raccords.
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4.3. L’irrigation et la pose de mèche
Principes :
Identiques aux principes du pansement mèche et du pansement irrigation.
Matériel : Identique au matériel du pst mèche et du pst irrigation :
Idem pst sec +
- 2 pinces stériles ( 3pinces au total)
- 1 stylet boutonné stérile
- Des ciseaux stériles
- Seringue + trocart (ou sonde ou cathéter)
- Si mèche humide : liquide prescrit + cupule stérile
- La boîte de mèche
- 1 BR stérile
- 1 compresse crantée
- 1 pansement absorbant
- Des alèses suédoises
- SN : pommade protectrice et spatule stérile
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Procédure :
- Si possible, préparer sur le champ la compresse crantée, y déposer la mèche et
recouvrir l’ensemble d’une compresse.
- Enlever le pansement souillé ; Eliminer mèche et pince n° 1 (si utilisée pour
l’enlèvement de la mèche souillée).
- Déterger, rincer, sécher et aseptiser l’orifice puis le pourtour avec la pince n° 2.
- Exprimer avec la pince n° 2 et la pince Kocher n° 3 → Jeux de pinces.
Eliminer la pince n° 2 qui a recueilli les liquides.
- Déterger, rincer avec la pince n° 3 (pince Kocher).
- Irriguer (jusqu’à ce que le liquide de sortie soit propre).
- Déterger, rincer, sécher et aseptiser avec la pince n° 3.
- Enrouler la mèche sur la pince Kocher n° 3.
- Humidifier la mèche SN.
- Repérer la profondeur de la cavité avec le stylet.
- Mécher à l’aide du stylet et la pince Kocher n° 3.
- Compresse crantée + pansement absorbant.
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5. Le débridage
Définition
Le débridage consiste à pratiquer une petite ouverture au niveau d’une cicatrice fermée
pour permettre l’écoulement d’un abcès, d’un hématome ou d’une collection vers
l’extérieur.
Principes :
Toujours sur P.M.
Le débridage peut être réalisé soit :
En lâchant un point de suture ou une agrafe ( pour les cicatrices récentes).
En passant un stylet boutonné.
Ne jamais forcer !
Réaliser un prélèvement de plaie si nécessaire et avant la détersion de celle-ci.
Parfois, le débridage est suivi d’une irrigation ou de la mise en place d’une mèche
(dans le but de drainage)
Matériel : Idem pst sec +
- 1 pince supplémentaire ( 2 pinces au total)
- Stylet et/ou coupe-fil
- Matériel à prélèvement
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Procédure :
- Réaliser un prélèvement SN.
- Déterger, rincer, sécher et aseptiser avec la pince n° 1.
- Débrider la plaie : lâcher le point et/ou passer le stylet.
- Exprimer – Eliminer la pince n° 1 qui recueille les liquides.
- Déterger, rincer, sécher et aseptiser avec la pince n°2.
- Parfois, le débridage est suivi d’une irrigation et/ou de la mise en place d’une mèche
(sur P.M.).
- Pst absorbant.
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6.. Le pansement humide
Principes :
Pour qu’une plaie cicatrise, elle a besoin d’un environnement humide. Une plaie sèche ne
pourra pas cicatriser rapidement et une plaie trop humide va macérer et ne pourra pas
non plus cicatriser favorablement. Il faut donc optimiser l’humidité de l’environnement
l’environ
de la plaie afin d’obtenir une meilleure cicatrisation.
But :
Le pansement humide consiste à placer des compresses ou des tampons humidifiés dans
une cavité ouverte en respectant l’asepsie pour garder ou rendre une cavité propre et
humide afin que la cicatrisation soit facilitée.
Le but dépendra cependant du produit à utiliser :
- Liquide physiologique stérile : apporte de l’humidité
- Isobétadine dermique® :
- Principe actif : complexe de polyvidone iodée
- Famille : oxydant
- Action
ction bactéricide, fongicide,
fongicide sporicide et virucide
- Contient
ontient de l’iode libre et de l’iode fixé
- Possibilité
ossibilité de dilution pour une action plus rapide
- cf feuilles annexes
- Hibidil® :
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- Principe actif : digluconate de chlorhexidine
- Famille : biguanide
- Action
ction bactéricide et fongicide
- Neurotoxique
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- Dakin® à 0,2 % ou à 0,5 % :
- Principe actif : hypochlorite de sodium
- Famille : oxydant
- Action bactéricide, fongicide, virucide
- A utiliser dans une cavité purulente, nécrosée
- Elimine les tissus nécrosés
- Irritation pour la peau saine protéger le pourtour avec une pâte à l’eau
- Ne nécessite pas de dilution
- Se conserve dans un flacon opaque, à l’abri de la lumière
- Peu stable dans le temps
- Dakin Cooper® 0,5 % :
- Meilleure stabilité dans le temps
- N’irrite pas les tissus sains
- Eau oxygénée® 3 %:
- Principe actif : peroxyde d’hydrogène
- Famille : oxydant
- Action bactériostatique faible
- Nettoyage des plaies
- Action hémostatique
- Effervescence ++ => ! plaie trop fermée
- Conservé dans un flacon hermétique
- Incompatible avec les antiseptiques rinçage ++ au LP avant application de
l’antiseptique
- Eosine aqueux et éosine alcool :
- Effet colorant
- Action desséchante ++ proscrit sur les plaies
- Léger effet antiseptique dû à la présence d’alcool
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Techniques :
6.1. Le pansement humide "classique"
Principes :
L’intérieur du pansement doit toujours rester humide et l’extérieur toujours sec.
Renouvellement du pansement 2 à 3 fois par jour. Les compresses doivent toujours
rester humides pour éviter qu’elles ne collent aux bourgeons et ne provoquent un
saignement au retrait.
Ce soin peut être douloureux (à faire loin des repas, administration d’un anti-douleur
sur P.M., …).
Matériel : Idem pst sec + :
- 1 pince ( 2 pinces au total)
- Ciseaux stériles SN
- 1 cupule stérile SN
- 1 seringue SN
- Film polyuréthane stérile
- 1 pommade protectrice + 1 spatule stérile SN (si utilisation d’un produit agressif)
- 1 Mélolin® (ou pst absorbant)
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Procédure :
Rem. : La réalisation du pansement humide nécessite une adaptation différente sur une
plaie saine ou infectée.
- Enlever le pansement et les anciennes compresses
(Si plaie infectée, s’aider avec la pince n° 1 – Eliminer alors la pince n° 1).
- Déterger SN, rincer la cavité et les bords immédiats – Ne pas sécher.
- Mettre éventuellement une compresse ou un tampon (protection) dans la cavité.
- Déterger SN, rincer, sécher et aseptiser le pourtour.
- SN : pommade protectrice sur le pourtour.
- Oter la compresse de protection dans la cavité.
- Tapisser la cavité (en épousant bien la forme) avec les compresses humides.
- Ou placer les compresses sèches dans la cavité et puis imbiber ces compresses avec
une seringue.
- Placer éventuellement le Mélolin® (ou pst absorbant) fenêtré.
- Placer le film polyuréthane stérile.
- Renforcer le pst final SN.
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6.2. Ré-humidification du pansement humide
Le pansement humide présente plusieurs inconvénients :
- douleur pour le bénéficiaire
- surcharge de travail pour l’équipe infirmière
- nécessité de beaucoup de matériel
Pour éviter de refaire complètement ce pansement plusieurs fois par jour, on peut
mettre en place pour mouiller les compresses, soit :
- un cathéter
- une sonde
- un drain
- la tubulure d’un butterfly (sans l’aiguille !)
Principes :
Bout distal se situe dans la plaie.
Bout proximal se situe à l’extérieur du pansement mais est protégé par un petit
bouchon et un tampon (ou compresse) stérile.
Réfection du pansement complet une fois par jour.
Injection du produit avec une seringue toutes les 3 ou 4 heures pour garder les
compresses humides (seringue préparée en salle de soin).
Le tampon et le bouchon doivent être changés lors de chaque manipulation.
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6.3. L’utilisation de pansements actifs
Plus récemment, est apparu sur le marché une nouvelle gamme de produits dits "actifs"
dont certains permettent un apport d’eau. Ces pansements sont notamment les
HYDROGELS et les HYDROPOLYMERES (appelés également pansement
HYDROELECTROLYTIQUE). Ceux-ci seront détaillés dans la partie "soins de plaies
spécifiques".
6.4. Le débridement de plaie
Le débridement de plaie consiste à enlever les tissus nécrotiques et fibrineux d’une
plaie.
La présence de tissus nécrotiques ralentit la cicatrisation. En outre, ces débris
constituent un véritable bouillon de culture où pullulent des germes susceptibles –
surtout chez les patients fragilisés – de provoquer des infections osseuses ou même des
septicémies.
Il n’y a donc qu’une seule chose à faire devant les tissus nécrotiques : les enlever.
Différentes techniques de débridement existent et seront détaillées dans la partie "soins
de plaies spécifiques".
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7. Les complications postopératoires
Plan
A. Les complications immédiates
1. La douleur
2. L’hémorragie
3. Le choc hypovolémique
4. L’hypoxie
5. Les nausées et vomissements
B. Les complications consécutives générales
1. Les complications digestives
1.1. L’iléus paralytique
1.2. La dilatation aiguë de l’estomac
1.3. Le hoquet
1.4. La diarrhée
2. Les complications urinaires
2.1. Rénales : l’oligurie et l’anurie
2.2. Voies urinaires :
o La rétention urinaire
o La cystite
3. Les complications pulmonaires
3.1. L’obstruction bronchique
3.2. L’embolie pulmonaire
3.3. L’insuffisance respiratoire
C. Les complications consécutives locales
1. La thrombophlébite
2. La thrombose veineuse profonde
3. L’hématome
4. L’abcès
5. la désunion de suture et l’éviscération
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A. Les complications immédiates
1. La douleur
La douleur post opératoire est la conséquence directe de l’acte chirurgical. Elle est
variable selon l’acte et le patient, mais elle est constante les premières 48 heures.
L’infirmier a un rôle important dans la surveillance, l’éducation, le suivi et
l’administration d’antalgiques (cf chapitre sur la douleur – cours de soins infirmiers en
chirurgie 1ère année)
La douleur induite se dit d'une douleur de courte durée, causée par le médecin,
l'infirmier, un soin, dans des circonstances de survenue prévisibles et donc susceptible
d'être prévenue par des mesures adaptées.
La douleur iatrogène peut être immédiate (induites par des soins à visées diagnostique
ou thérapeutique inhérentes à des traitements) ou retardées (séquelles de certains
traitements : chirurgie, médicaments, radiothérapie...)
2. L’hémorragie
Définition
L’hémorragie est une perte de sang importante et non contrôlée.
Classification
Selon le moment d’apparition :
- primaire : quand elle survient pendant l’opération
- secondaire : quand elle survient quelques temps après l’opération
Selon le type de vaisseau touché :
- l’hémorragie veineuse est de couleur foncée et s’écoule régulièrement
- l’hémorragie artérielle a une couleur écarlate et se produit par jets à chaque
- battement de cœur.
Selon la localisation :
- externe : quand l’hémorragie est apparente
- interne : quand elle est non apparente
Etiologie
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- Hémostase insuffisante
- Relâchement d’une ligature veineuse ou artérielle
- Hypertension artérielle postopératoire importante
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- Trouble de la coagulation
Ex. : Maladie de Von Willebrand, fibrinolyse pathologique (la fibrinolyse se produit
avant 24H).
- Chirurgies prédisposant :
Ex. : chirurgie du petit bassin (ex. prostatectomie, hystérectomie,…)
- Causes obstétricales :
Ex. : décollement placentaire -> hématome rétro placentaire, IVG
Symptômes généraux
- Hypotension artérielle
- Tachycardie
- Pouls filant
- Pâleur, décoloration des muqueuses
- Angoisse
- Sensation de froid
- Douleur
- Chute de l’hémoglobine
- Faiblesse
- …
Si aggravation : apparition des signes de choc
Symptômes locaux
Dans le cas d’une hémostase insuffisante :
Si hémorragie intériorisée :
- Hémopéritoine => Ballonnement abdominal, ventre de bois, douleur
- Hémothorax => Dyspnée, hémoptysie
- Hémopéricarde => collapsus circulatoire
- Estomac => Hématémèse, méléna, nausées
- Intestin => sang rouge dans les selles ou méléna
- Vessie => Hématurie
Si hémorragie extériorisée :
- Pansement souillé
- Quantité anormalement élevée au niveau du drain (+ de 250 ml de sang
- rouge/ 24H)
- Si chirurgie gynéco-obstétricale : pertes à évaluer (aspect, quantité ->
- degré de saturation des bandes hygiéniques)
Remarque :
Dans le cas d’un trouble de la coagulation => hémorragie en nappe.
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Traitement préventif
- Contrôle des facteurs de coagulation : biologie, temps de saignement.
- Vérifier si nécessité de l’arrêt du traitement d’anti-aggrégant plaquettaire plusieurs
jours avant l’intervention.
- Arrêter le traitement d’anti-vitamines K.
- Transfusion de plaquettes et autres facteurs de coagulation (facteur VIII) chez les
personnes à risques.
Traitement curatif
- Surveiller la P.A., les pulsations, respiration, débit urinaire, état de conscience.
- Installer le bénéficiaire en fonction du site de l’hémorragie (ex. : position
Trendelenburg en cas d’hémorragie abdominale basse).
- Appeler le médecin.
- Rassurer le bénéficiaire.
- Rechercher la cause de l’hémorragie et traiter l’origine dans le but d’arrêter
l’écoulement de sang =>
Si saignement superficiel et peu important : sac de sable et pst compressif sur PM.
Dans les autres cas : ré intervention chirurgicale en urgence pour pratiquer
l’hémostase.
- Sur PM :
administration de perfusions de colloïdes,
transfusion sanguine ou un dérivé sanguin,
administration de médicament inhibiteur de la fibrinolyse : Exacyl® per os ou
IV : inhibe la transformation du plasminogène en plasmine.
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3. Le choc
Définition
Le choc est une altération profonde des conditions circulatoires qui entraîne un trouble
de la perfusion des tissus et organes :
=> manque d’apport d’oxygène aux tissus
=> menace pour la vie.
Etiologie
L’appareil circulatoire peut être considéré comme un circuit fermé comportant :
- une pompe : le cœur
- une tuyauterie : les veines et les artères
- un liquide : le sang
La perfusion des tissus dépend de la pression dans ce circuit.
Tout trouble au niveau d’un des composants du circuit peut entraîner un état de choc.
Classification
Le choc cardiogénique
Il est causé par une insuffisance cardiaque ou une altération de la fonction cardiaque.
Il se manifeste par une augmentation de la pression veineuse et l’augmentation de la
résistance périphérique.
EX. : infarctus du myocarde, arythmie, tamponnade cardiaque, embolie pulmonaire,…
Le choc septique
Il est le plus souvent la conséquence d’une septicémie à germes gram-, mais il peut aussi
être causé par une infection virale, fongique ou à germes gram +.
Il se manifeste par de la fièvre, un pouls rapide et fort, une respiration rapide, une
pression artérielle normale (ou légèrement basse). La peau est rouge, chaude et sèche.
Le choc septique non traité se transforme en choc hypovolémique.
Le choc anaphylactique
Réaction allergique immédiate produite par l’introduction d’un antigène dans un
organisme précédemment sensibilisé à cet antigène. Il peut mettre la vie de la
personne en danger.
Il se caractérise par :
- une défaillance respiratoire : œdème du larynx, bronchospasme
- une hypotension
- un urticaire
- un gonflement cutané et muqueux
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Traitement :
- Supprimer l’antigène en cause
- Administration rapide d’antihistaminiques et de corticoïdes sur P.M.
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Le choc hypovolémique
Le choc hypovolémique est un choc résultant d’une diminution du volume liquidien du à
une perte de sang, de plasma ou d’eau.
Physiopathologie du choc hypovolémique
Mécanismes de compensation rétablissant le volume de sang circulant HELMo Page53
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Symptômes
Au point de vue du visage :
- Pâleur, teint grisâtre
- Sueurs froides
- Yeux cernés
- Nez pincé
- Cyanose des lèvres
Au point de vue hémodynamique :
- Hyperventilation
- Diminution de la saturation en oxygène et augmentation de la PCO2
- Artérielle
- Tachycardie (pouls rapide et filant)
- Hypotension
- Oligurie => anurie (signe le plus significatif si présence de sonde vésicale)
- Diminution de la PVC
Au point de vue général :
- Peau pâle, froide et moite
- Angoisse
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- Extrémités froides et marbrées
- Conscient avec agitation => confus => apathique => inconscient
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Traitement préventif
En préopératoire :
- Biologie préopératoire en vue de corriger tous les déficits hydro-électrolytiques,
anémiques (perfusion, transfusion, alimentation parentérale)
- Ration alimentaire équilibrée et hydratation
- Traitement des maladies existantes
En postopératoire :
- Surveillance attentive de l’opéré : état de conscience, paramètres, diurèse, faciès,
respiration, pansement, quantités drainées…
- Prise de sang de contrôle
- Restaurer la masse sanguine via perfusion ou transfusion
- Surveillance de l’administration de la thérapeutique prescrite
- Calcul du bilan hydrique
- Combattre les vomissements
- Combattre la douleur
Traitement curatif
- Etat d’URGENCE => appeler l’équipe médicale
- Rechercher et traiter la cause !
- Surveiller très régulièrement les paramètres, le faciès, l’aspect général, l’état de
conscience (agitation)
- Administrer de l’O2 (au masque)
- Position de Trendelenburg
- Protéger du froid (couvrir le patient)
- Etre rassurant, réconforter afin de minimiser la dépense d’énergie du patient
- Accélérer la perfusion isotonique et sans adjonction de médicaments
- Si pas de perfusion, placer un cathéter et brancher une solution isotonique saline et
prélever éventuellement une compatibilité
- Si cathéter central, mesurer la P.V.C.
- Sur PM :
administration de perfusions de colloïdes,
placement d’une sonde vésicale pour mesurer précisément le débit urinaire HELMo Page55
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4. L’hypoxie
Définition
Diminution de la concentration en O2
Etiologie
- Obstacle des voies aériennes (secrétions, vomissements, présence d’un corps
étranger : glossoptose, compresses)
- Contracture musculaire (curarisation résiduelle)
- Douleur
- Tabagisme
- Pathologie respiratoire existante (BPCO)
Symptômes
- Cyanose
- Dyspnée
- Tachypnée
- Amplitude respiratoire superficielle
- Agitation
- Angoisse
- Désaturation
Traitement préventif
- Oter les prothèses dentaires
- Vérifier l’état de la dentition
- Respecter le jeûne
- Pour éviter la glossoptose => pose de la canule de Mayo
- Sur PM :
- Rx thorax pré-opératoire
- Administration d’atropine
- Administration d’O2
- Aérosolthérapie
- Traitement des pathologies existantes
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Traitement curatif
- Administration d’O2
o En cas d’obstruction :
Dégager les voies respiratoires :
- tête en hyper-extension et sur le côté
- aspiration des sécrétions
- placement de la canule de Mayo
o En cas de contracture musculaire :
Sur PM administration de la Prostigmine®, Robinul® (antidote du curare)
Si nécessaire respiration assistée
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5. Les nausées et vomissements
Définition
- Nausées : l’envie de vomir.
- Vomissements : le rejet par la bouche du contenu de l’estomac ou de l’intestin.
Etiologie
- Produits anesthésiques
- Produits analgésiques
- Altération hépatique (mauvaise élimination des toxines)
- Excitation du nerf vague
- Non respect du jeûne en préopératoire
- Reprise trop rapide des boissons en postopératoire
Traitement préventif
- Respect du jeûne en pré et postopératoire immédiat
- Importance des informations préopératoires
- Sur PM administration d’atropine®
- Placement d’une sonde gastrique de décharge en fonction du type d’intervention
Traitement curatif
- Sur PM administrer un antiémétique (ex. Litican®, DHBP®, Motilium®, Novaban®,
Zofran®,…)
- Aspirer ou rincer la bouche
- Position latérale de sécurité
- (Re)mettre la personne à jeun
- Sur PM placement d’une sonde gastrique de décharge
- Instaurer un BH
Si vomissements importants => réhydratation IV en fonction des pertes
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B. Les complications consécutives générales
1. Les complications digestives
1.1. L’iléus paralytique
Définition
Arrêt du péristaltisme intestinal (considéré comme normal pendant 2-3 jours après
l’intervention).
Cette complication peut survenir soit au moment de la reprise du transit en
postopératoire, soit plusieurs semaines, voire plusieurs mois après la reprise du transit
normal.
Etiologie
Apparaît en cas de processus inflammatoire ainsi que de manière réflexe après une
intervention chirurgicale abdominale (surtout après une laparotomie, moins lors d’une
laparoscopie).
Symptômes
- Arrêt du transit – absence de gaz
- Abdomen distendu et douloureux (type colique)
- Nausées, vomissements
- Images hydro aériques (liquides surmontés de poches de gaz) à l’abdomen à blanc
Traitement préventif
- Laisser le patient à jeun jusqu’à la reprise du transit (P.M.)
- Pose d’une S.G. de décharge
- Mobilisation précoce du patient en post-opératoire
Traitement curatif
- A jeun
- Pose d’une S.G.
- Correction des troubles hydro-élecrolytiques
- Canule rectale ou petit lavement (attention contre-indiqué en cas de chirurgie
digestive basse.
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1.2. La dilatation aiguë de l’estomac
Définition
Accumulation massive de gaz et de liquide dans l’estomac qui provoque une distension
importante de celui-ci.
Etiologie
- Essentiellement dans la chirurgie abdominale
- Atonie gastrique et intestinale (iléus paralytique)
- Ingestion importante de boissons en post-opératoire
Symptômes
- Nausées / vomissements importants
- Hématémèse
- Distension du haut de l’abdomen
- Ballonnement épigastrique douloureux
- Parfois, hoquet
- Arrêt des gaz et des matières fécales
Traitement préventif
- Vérifier la reprise du transit
- Reprise progressive de l’hydratation et alimentation sur P.M.
- Informer l’opéré et les visiteurs des quantités d’eau permises
- Pose d’une S.G. de décharge pour la chirurgie abdominale lourde
- Favoriser la mobilisation
Traitement curatif
- Pose d’une S.G. de décharge
- Bilan hydrique
- Compenser les pertes, rétablir l’équilibre hydro-électrolytique
- Pose d’une canule rectale
- Favoriser le péristaltisme par l’administration de médicaments sur P.M.
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1.3. Le hoquet
Définition
Contraction subite, spasmodique et involontaire du diaphragme.
Banal mais très gênant s’il est tenace et douleur possible si chirurgie abdominale.
Etiologie
- Parfois inconnue
- Irritation du diaphragme due à :
- un drain, une sonde gastrique
- une hernie hiatale
- une affection pleurale
- Déséquilibre ionique
Traitement
- Supprimer la cause (si possible !)
- Médicaments : sédatifs (Haldol®)
- Rétablir l’équilibre ionique
- Traitement d’estragon (huile essentielle) une goutte à lécher toutes les 2H
- Suspendre éventuellement l’alimentation
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1.4. La diarrhée
Définition
Evacuation de selles trop fréquentes et trop liquides. Généralement plus de 3 selles
molles, liquides par jour
Etiologie
- Infection digestive bactérienne ou virale
- Absorption massive d’antibiotiques qui réduisent la flore intestinale
- Résection colique ou grêle importante
- L’alimentation par sonde gastrique, gastrostomie, jéjunostomie
- Stress
- Maladies inflammatoires intestinales (crohn, RCUH)
Attention de différencier un fécalome d’une vraie diarrhée
Symptômes
- Selles liquides fréquentes
- Douleur abdominale type crampe
- Besoin impérieux
- Faiblesse physique, asthénie
- Irritation anale
- Risque d’évolution vers la déshydratation
Traitement préventif
- Administration d’Entérol® ou de Lactéol® lors du traitement par antibiotique
- Lavage des mains avant la prise de repas et après chaque selle
Traitement curatif
- Coproculture + antibiogramme
- Hydratation
- Régime sans résidu
- Administration d’antipéristaltique type Imodium® (sur P.M.)
- Administration d’antispasmodique (sur P.M.)
- Bilan hydrique
- Soigner les irritations provoquées par les diarrhées (Oxyplastine®, Alopate®,
Néocutinégol®, Vaseline + maïzena,…)
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2. Les complications urinaires
2.1. Les complications rénales : l’oligurie et l’anurie
Définitions
Oligurie : diminution de la production urinaire : diurèse de moins de 500 ml / 24H.
Anurie : absence d’urine dans la vessie.
Etiologie
- Physiologiques (pour l’oligurie) :
o diminution des apports liquidiens
o augmentation des pertes (transpiration, drain, vomissements, diarrhée,
saignement)
- Insuffisance rénale
- Etat de choc
- Erreur de transfusion sanguine
Symptômes
- Oligurie : moins de 30 ml / heure ou moins de 0,5 ml/ kg de poids / heure
(normes : 1 à 2 ml / kg de poids / heure)
- Anurie : pas d’urine (même au sondage vésical)
- Parfois œdème (en cas d’insuffisance rénale et/ou cardiaque)
- Troubles ioniques
- Sensation de soif, bouche sèche
- En cas d’anurie : nausées, vomissements, confusion, coma… => doit être rapidement
détectée car peut s’avérer dangereuse (urgence médicale)
Traitement
En fonction de la pathologie et sur P.M. :
- Pose d’une S.V. pour une meilleure évaluation de la diurèse (surveillance horaire)
- Hydratation (IV et/ou per os)
o Importance de la mise en place de la feuille d’hydratation
- Bilan hydrique
- Bilan sanguin (urée, créatinine, ions, hématocrite)
- Mesure de la PVC
- Hémofiltration, dialyse
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2.2. Les complications des voies urinaires
La rétention urinaire
Définition :
Impossibilité d’uriner alors que le besoin est ressenti
Etiologie :
- Anesthésie (générale, rachianesthésie, péridurale)
- Intervention du petit bassin
- SV clampée ou obstruée
- Stress
- Manque d’intimité
Symptômes :
- Absence d’émission d’urine
- Besoin d’uriner
- Douleur pelvienne intense
- Globe vésical
- Miction par regorgement
- Agitation
- Tachycardie
Traitement :
- Petits moyens : ouvrir le robinet, mettre les mains dans l’eau, respect de l’intimité,
position physiologique …
- Sondage in-out sur PM
Rappel :
- Un opéré du matin doit avoir uriné le soir et un opéré du soir doit avoir uriné pour le
lendemain matin.
- Noter l’heure, la quantité et la qualité de la première miction postopératoire dans le
dossier infirmier.
Rem. : l’utilisation du Bladder Scan permet de mesurer le volume de la vessie et donc
d’objectiver la présence d’une rétention urinaire.
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L’infection urinaire : cystite
Définition
Présence de germes dans les urines
Etiologie
- Présence d’une S.V. ou de sondages répétés
- Intervention sur les voies urinaires
- Sexe féminin : proximité entre vagin - anus - voies urinaires, modifications
hormonales lors de la grossesse
- Oligurie
Symptômes
- Pollakiurie
- Brûlure mictionnelle
- Faux besoins
- Mictions impérieuses
- Urines malodorantes
- Pyurie (urines troubles)
- Parfois hématurie
- Hyperthermie (signe de gravité) avec frissons
Traitement préventif
- Hydratation (plus de 1500 ml/24 h)
- Pose de la SV dans le respect strict des règles d’hygiène et d’asepsie
- Garder le circuit de la S.V. clos
- Retrait de la S.V. dès que possible
- Toilette intime rigoureuse
- Désinfection gynécologique en fonction des habitudes du service
- Traitement complémentaire visant à acidifier les urines : airelles, jus de Cranberry,
coca, jus de poireaux …
Traitement curatif
- Augmentation de la diurèse (stimuler le bénéficiaire à boire)
- Détection du germe incriminé (culture urinaire)
- Antiseptique urinaire (Urfadyn PL®, Furadantine®)
- Antibiotique
- Antalgique
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3. Les complications pulmonaires
3.1. L’obstruction bronchique
Définition
Formation d’un amas de mucus obstruant l’une des bronches et qui provoque
l’affaissement du territoire alvéolaire sous-jacent (atélectasie).
Etiologie
- Suppression du mécanisme de la toux suite à l’anesthésie générale (en per op) et à la
douleur (en post op)
- Inhalation des sécrétions pharyngées, gastriques
- Alitement prolongé
- Pathologies existantes : bronchite chronique …
- Tabagisme
Symptômes
- Toux
- Parfois, douleur en ‘point de côté’ à l’inspiration
- Hypoxémie
- Dyspnée
- Hyperthermie si surinfection
Traitement préventif
- Aspiration bronchique
- Traitement des maladies existantes
- Exercices respiratoires : kiné, bouteille à souffler…
- Aérosol
- O2
- Changement de position, lever précoce
- Combattre la douleur, l’anxiété
Traitement curatif
- Fluidifiants bronchiques (acétylcystéine)
- Antibiothérapie si infection
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3.2. L’embolie pulmonaire
Définition
Oblitération soudaine partielle ou totale d’une artère pulmonaire ou de l’une de ses
branches par un caillot sanguin provenant le plus souvent d’une thrombose veineuse
profonde des membres inférieurs (cf trajet du thrombus)
Etiologie
- Thrombose veineuse profonde
- Phlébite et varice des membres inférieurs
- Immobilisation prolongée : fracture, traction,…
- Post chirurgie
- Grossesse et postpartum
- Contraception hormonale
- Troubles de la coagulation
Symptômes
- Survenue brutale d’une dyspnée
- Point de coté
- Tachypnée, hyperventilation
- Hémoptysie
- Râles
- Hypoxie
- Anxiété
- Agitation
- Tachycardie sans hyperthermie
Traitement préventif
- Mobilisation passive au lit
- Lever précoce
- Injection d’anticoagulant (HBPM)
- Bas anti-thrombose
- Reprise du traitement anticoagulant antérieur (Aspirine®, Plavix®,…)
Traitement curatif
- Antidouleur
- Anticoagulant (Héparine®)
- Injection de thrombolytique (Streptokinase®)
- Malade au lit, repos
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- O2, intubation, ventilation si nécessaire
Remarque : Ce traitement se réalise généralement dans une unité de soins intensifs.
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3.3. L’insuffisance respiratoire
Définition
Perturbation des échanges gazeux (02 et CO2) à travers la membrane alvéolo-capillaire,
ce qui entraîne une hypoxémie et une hypercapnie.
Etiologie
- Maladies existantes : asthme, emphysème, BPCO, silicose …
- L’infection respiratoire, l’obstruction bronchique, l’embolie pulmonaire...
- Tabagisme
- Obésité
- Type d’intervention (thoracique)
- Position pendant l’intervention (ventrale, latérale) qui entraîne une gêne mécanique à
la ventilation
- Pneumothorax
- Médicaments : anesthésiques, morphiniques…
- Douleur qui diminue l’amplitude respiratoire (chirurgie abdominale, laparoscopie)
- …
Symptômes
- Diminution de la saturation en 02
- Acrocyanose
- Dyspnée (d’effort → repos)
- Tachypnée et respiration superficielle
- Battement des ailes du nez
- Tachycardie
- Sueurs froides
- Anxiété
- Agitation
- …
Traitement préventif
- Combattre la douleur, l’anxiété
- Traitement des maladies existantes
- Exercices respiratoires : kiné, bouteille à souffler…
- Aérosol
- O2
- Changement de position, lever précoce
Traitement curatif
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Idem traitement préventif +
- Ventilation assistée et transfert dans une unité de soins intensifs
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C. Les complications consécutives locales
1. La thrombophlébite
Définition
La confusion est fréquente dans le langage courant, on parle de « phlébite » pour
désigner une thrombose veineuse.
La thrombose est la formation d'un caillot de sang dans une veine.
La phlébite est, au sens étymologique, l'inflammation d'une veine superficielle ou
profonde et peut avoir des origines diverses. C’est l’adhésion du caillot de sang
(thrombose) à la paroi de la veine qui provoque son inflammation (phlébite). Le terme
médical est thrombophlébite.
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Etiologie
Modifications circulatoires :
- Formation spontanée d’un thrombus dans une veine variqueuse (aux membres
inférieurs) favorisée par une stase veineuse
- Stase veineuse favorisée par :
- Alitement prolongé : chirurgie orthopédique
- Chirurgie du petit bassin
- Compression veineuse : tumeur, grossesse…
- Insuffisance cardiaque
- Grossesse et postpartum
- Obésité
- Altération de la composition du sang (hyper coagulabilité)
Facteurs prédisposant :
- Prise de contraceptifs oraux
- Incidence familiale
- Obésité
Altération de la paroi veineuse :
- Modification de la structure veineuse chez les sujets âgés
- Origine traumatique par injection de solutions intraveineuses irritantes
- Cathéters périphériques
Symptômes
- Douleur à la palpation au niveau du trajet de la veine saphène
- Présence d’un cordon veineux rouge, induré, douloureux, oedémateux situé au niveau
des membres inférieurs. L’inflammation peut rester localisée à un petit fragment de
veine ou s’étendre à tout le territoire d’une veine
Traitement préventif
- Observation des membres inférieurs
- Mobilisation passive/active pour éviter la stase veineuse
- Bas anti-stases
- Lever précoce
- Sur PM : HBPM (durant 10 à 30 jours)
- Sur PM : Xarelto®, Pradexa®
Traitement curatif
- Repos au lit, jambes surélevées dans les formes douloureuses ou étendues
- Mise en place de contentions élastiques ou de bas anti-stase sur la jambe non atteinte
Mobilisation dès disparition de la douleur
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-
- Administration d’Aspirine® ou AINS par voie générale ou application locale
(attention au risque d’hémorragie)
- Au stade chronique, ligature de la crosse de la saphène + saphénectomie
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2. La thrombose veineuse profonde (T.V.P.)
Définition
Formation d’un thrombus dans les veines du mollet, plus rarement dans les veines iléo
fémorales qui entraine l’oblitération
Etiologie
Voir modifications circulatoires et facteurs prédisposant de la phlébite
Symptômes
Signes généraux :
- L’accélération progressive du pouls est exagérée par rapport à la température sub-
fébrile (signe de la pancarte)
- Sensation de malaise avec angoisse
Signes locaux :
- Douleur à la dorsi-flexion du pied (signe de Homans)
- Diminution du ballottement du mollet (signe du drapeau)
- Infiltration ou œdème du membre inférieur
- Augmentation de la température et de la circonférence du mollet avec une dilatation
des veines superficielles
- Peau luisante, blanche, tendue
Traitement préventif
Identique au traitement préventif de la phlébite
Traitement curatif
- Immobilisation stricte au lit, jambes surélevées
- Héparino-thérapie ou HBPM 2X/J durant plusieurs semaines
- Echo-doppler, phlébographie ascendante pour suivre l’évolution
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3. L’hématome
Définition
Collection de sang dans les tissus profonds
Etiologie
- Hémostase incomplète des petits vaisseaux lors de l’intervention
- Erosion d’un vaisseau par l’extrémité d’un drain
- Surdosage d’HBPM
- Episode hypertensif postopératoire
Rem. : L’hématome est peu fréquent grâce à l’emploi des drains
Symptômes
Hématome superficiel (sous-cutané) :
- Teinte ecchymotique de la peau (jaune – vert)
- Induration
- Douleur variable
Hématome profond :
- Survient plus tard vers le 3ème ou 4ème jour. Pas toujours visible au départ
- Plaie gonflée, rouge violacé
- Douleur (type pesanteur)
- Etat subfébrile (fièvre de résorption)
Traitement préventif
- Hémostase correcte
- Drainage
- Sac de sable
- Arrêt des anticoagulants en préopératoire
Traitement curatif
- Sac de sable
Sur PM :
- Pansement compressif
- Pommade héparinée si hématome superficiel (Héméran®)
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- Débridage de la plaie si hématome important, suivi éventuellement d’une irrigation et
méchage
- Antalgiques
- Vidange au bloc opératoire si hématome important
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4. L’infection pariétale – L’abcès
Définition
L’abcès est une poche de pus délimitée qui se forme au sein du tissu sous-cutané.
Etiologie
- Manque d’asepsie en per-op (et post-op)
- Type de chirurgie (abdominale, urologique)
- Hématome
- Personne à risque : diabétiques, immunodéprimés, insuffisants respiratoires, sous
corticoïdes, malnutris, personnes âgées, personnes obèses, …
Cette infection peut survenir en post-opératoire rapproché (vers le 5ème ou 6ème jour
post-op) ou plus tardivement (vers le 15-20ème jour post-op.) surtout lors de
l’administration d’antibiotiques, d’anti-inflammatoires ou d’antalgiques antipyrétiques
qui masquent l’infection locale et en neutralisent la gravité.
Symptômes
- Erythème
- Douleur
- Chaleur
- Tuméfaction
- Formation de pus
- Hyperthermie (température en clocher)
- Augmentation des tests inflammatoires (CRP, Fibrinogène) – Hyperleucocytose
- Abattement – fatigue
Traitement préventif
- Hygiène (lavage des mains !) - Asepsie
Traitement curatif
- Débridement de la plaie, suivi éventuellement d’une irrigation et méchage
- Prélèvement de plaie (sur cellules vivantes)
- Antibiotique
- Mise en place d’un drain sous contrôle radiologique ou reprise au bloc opératoire
Eviter la propagation des germes aux autres sites et aux autres bénéficiaires !! (cf
HELMo Page73
chapitre pansement infecté)
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5. La désunion de suture
Définition
Lâchage des sutures
Apparition : survient le plus souvent entre le 3ème et 12ème jour
Classification
Désunion des sutures superficielles :
Lâchage des sutures au niveau de la peau et du tissu sous cutané
Désunion des sutures profondes : éviscération
C’est la désunion totale des différents plans de la paroi abdominale (péritoine, muscle,
aponévrose, tissus sous cutané et la peau) après laparotomie avec issue à l’air libre du
contenu abdominal.
Etiologie
Facteurs prédisposants :
- Personne à risque : diabétiques, immunodéprimés, sous corticoïdes, malnutris,
personnes âgées, personnes obèses
- Carence en vitamines, anémie, hypoprotéinémie
Facteurs techniques :
- Affaiblissement de la paroi abdominale par la présence d’un drainage dans
l’incision
Facteurs postopératoires :
- Hématome de parois favorisant la désunion des sutures
- Hyperpression abdominale provoquée par le ballonnement et les efforts engendrés
par la toux, les vomissements et la défécation
- Infection pariétale
- Enlèvement prématuré des fils chez les malades à risques
Symptômes
- Prodrome : écoulement abondant de sérosités rosées par la cicatrice malgré la
présence éventuelle d’un drain
- Craquement au niveau de la cicatrice survenant à l’occasion d’effort
- Extériorisation des viscères en dehors de l’incision
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Traitement préventif
- Correction en préopératoire des déficits existants (anémie, diabète,
hypoprotéinémie,…)
- Soutenir la cicatrice lors des différents efforts
- Ceinture abdominale
Traitement curatif
- Coucher le bénéficiaire
- Maintenir les viscères à l’aide d’un champ stérile et des compresses humides
- Ré-intervention d’urgence => préparation préopératoire
- Antibiothérapie adaptée
- Alimentation riche en protéines, zinc, vitamines B et C
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8. Annexes
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Rappel sur les antiseptiques – cours de soins infirmiers en
chirurgie 1ère BSI/BSF
LES ANTISEPTIQUES
Quelques règles de base :
• Se référer aux recommandations du comité d’hygiène hospitalière de chaque
institution.
• Utiliser un savon antiseptique uniquement sur des plaies sales ou infectées.
• Toute solution contenant un savon doit être rincée.
• Il n’est pas toujours nécessaire d’aseptiser des plaies non infectées. Il suffit
d’appliquer une solution physiologique.
• Ne pas mélanger les familles d’antiseptiques, quelque soit la présentation du
produit.
• Ne pas mélanger les familles d’antiseptiques et d’antibiotiques.
• Respecter le temps de pause de l’antiseptique (ex. : minimum 15 secondes
pour une solution alcoolique).
• Un antiseptique peut être utilisé en prévention chez des bénéficiaires dont
les défenses immunologiques sont affaiblies (personnes diabétiques,
immunodéprimées)
• Les applications locales prolongées d’antiseptiques peuvent renforcer la
capacité de résistance des germes.
• Les antiseptiques à base d’alcool sont exclusivement appliqués sur une peau
saine.
• Les solutions aqueuses peuvent être appliquées sur la peau, les plaies et les
muqueuses.
• Il existe des incompatibilités entre les antiseptiques et certains pansements
actifs, il faut toujours procéder à un rinçage au L.P.
• Réaliser un prélèvement bactériologique (écouvillon) lors de tout écoulement
suspect.
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Protocole d’utilisation des antiseptiques sur une plaie :
A. Si plaie non infectée : (En fonction de l’observation)
- plaie propre et pansement propre
- plaie avec caillots sanguins, sang frais et pansement tâché de sang
Action mécanique Sécher Aseptiser
L.P. X Isobétadine dermique
L.P. X Hididil
Isobétadine dermique
Hibidil
Si plaie cicatrisée : possibilité d’utilisation d’un antiseptique alcoolique
B. Si plaie infectée : (En fonction de l’observation)
- Plaie sale et pansement sale ( pus, fibrine…)
Savonner Rincer Sécher Aseptiser
Isobétadine savon L.P. X Isobétadine dermique
Hacdil L.P. X
Hacdil L.P. X Hibidil
hacdil Hibidil
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Quelques définitions autour de la notion d’infection :
Contamination :
- Présence de micro-organismes à la surface de la plaie
- Pas de multiplication, pas de signes cliniques
- Pas de conséquence pour le patient ni sur le processus de cicatrisation
Colonisation :
- Prolifération des micro-organismes
- Pas de conséquence pour le patient ni sur le processus de cicatrisation
- Pas de signes cliniques
Colonisation critique :
- étape préliminaire à l’infection
- prolifération des micro-organismes sans altération de la santé mais
cicatrisation retardée
- signes cliniques discrets : stagnation de la cicatrisation, sensibilité
exacerbée ou douleur, augmentation de l’exsudat, changement de couleur,
tissu de granulation friable, odeur anormale
Infection :
- Prolifération des micro-organismes
- Etat général altéré
- Rougeur, chaleur, œdème, douleur, odeur, exsudat purulent
La colonisation critique et l’infection doivent être traitées par des
antiseptiques .
Pour la contamination et la colonisation : pas d’antiseptiques, uniquement LP
Attention : chez les patients diabétiques, les obèses, les immunodéprimés,
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les alcooliques…, les antiseptiques doivent être utilisés dans toutes les
situations.
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Consignes de conservation des produits antiseptiques :
Avant utilisation, vérifier la date de péremption du produit.
Si possible, utiliser des uni-doses.
Utiliser toujours le conditionnement d’origine.
Pour les solutions alcooliques, la conservation est de 1 mois après ouverture des
flacons.
Pour les solutions aqueuses préparées par l’institution hospitalière, la
conservation est de 1 semaine après ouverture.
Pour les solutions aqueuses préparées par l’industrie, le délai de conservation
après ouverture est déterminé par le comité d’hygiène hospitalière (ex. : + 3 mois
pour l’isobétadine dermique).
Les solutions de L.P. se conservent 1 semaine après ouverture.
Penser à indiquer la date d’ouverture sur les flacons utilisés.
Le lien ci-dessous vous renvoie sur google books et vous permet de consulter le livre
« Soins de plaies » de A. Aerts, D. Nevelsteen, F. Renard. Le chapitre 3 concerne les
antiseptiques (pages 53 à 64).
[Link]
on+chloramine+dakin&source=bl&ots=bZ-
w3e0ZQi&sig=YAqXY3_9L70RuQTbJirSKfTIR7o&hl=fr&sa=X&ei=aHX7U5r4PI-
z0QW2uIGQBQ&ved=0CCoQ6AEwAQ#v=onepage&q=concentration%20chloramine%2
0dakin&f=false
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Rappel sur l’utilisation de l’Isobétadine® dermique
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Tiré du site : [Link]
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Tiré du site : [Link]
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HELMo Ste Julienne Soins infirmiers en chirurgie 2ème BSI/BSF 2014-2015
Tiré du carnet "iso-Betadine®, 50 years expertise in antisepsis", Meda.
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Rappel de l’hémostase
- Vasoconstriction : après lésion, la contraction des fibres musculaires lisses des
vaisseaux apparaît par stimulation sympathique.
- Formation du clou plaquettaire : adhésion des plaquettes (le processus de
réparation de l’endothélium du vaisseau commence)
- Formation d’un caillot stable : la cascade de coagulation. La coagulation est une
cascade de réactions enzymatiques aboutissant à la transformation du fibrinogène
(protéine soluble) en fibrine (masse insoluble formant l’armature du caillot).
Chaque phase est déclenchée par la précédente.
Prothrombine (synthétisée par le foie en présence de vitamine k)
Thromboplastine
Ca
Thrombine
Fibrinogène Fibrine (ou caillot)
Plasmine
Fibrinolyse
ou dans les 72H
Lyse du caillot
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Chirurgie urologique
Pré-opératoire : Surveillance :
• Des appareillages
• Lavement (petit ou grand) o Coloration des urines – Quantité
• (commande de sang sur P.M.) (diurèse)
• antibiothérapie sur P.M. o Parfois lavage vésical continu
(S.V. à 3 voies)
Soins de sonde
• Douleur
Post-opératoire : • Traitement :
o Antibiothérapie
Appareillages : o HBPM
• Perfusion o Antidouleur
• Parfois P.C.A. • Surveillance des signes d’hémorragie et
• Drain (Redon ou contact) de phlébite
• S.V. (à 2 ou 3 voies) • Bio sur P.M.
• Bilan hydrique sur P.M.
Dans certains cas (en fonction du type de • Reprise des boissons et de
chirurgie) : l’alimentation sur P.M.
• Drain de cystostomie (cystocath)
• Drain de néphrostomie + Education du patient (qui diffère en
• Sondes urétérales fonction du type de chirurgie) :
• Stomies (intervention de Bricker) • patient stomisé
• … • patient incontinent
• patient impuissant
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• …
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Chirurgie du sein
(mastectomie)
Pré-opératoire : Surveillance :
• Des appareillages
• rasage de l’aisselle • Si évidement ganglionnaire :
o Surélever le bras du côté opéré
o Prendre la P.A. à l’autre bras
Post-opératoire : o Ne pas réaliser d’injection ou de prise
de sang de ce côté
Appareillages : o Mobilisation précoce du bras (kiné)
• Perfusion o Drain de Redon au niveau axillaire
• Drain(s) de Redon sera ôté plus tardivement
• Parfois, pansement compressif pendant
24 heures
+ Education du patient (drainage
lymphatique) et prise en charge
psychologique.
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Chirurgie gynécologique
Pré-opératoire : • Des pertes vaginales (principalement
• lavement (petit ou grand) après ablation du tamponnement)
• parfois (sur P.M.), régime sans déchets • Le tamponnement vaginal sera ôté sur
et préparation intestinale (Klean Prep) P.M. après 24 heures à 48 heures post-
• parfois (sur P.M.), irrigation vaginale op.
• Parfois, irrigation vaginale sur P.M.
Post-opératoire : • La SV sera ôtée sur P.M. après retrait du
tamponnement vaginal
Appareillages : • Quand ablation de la S.V. (1er, 2ème ou
• Perfusion 3ème jour post-op. sur P.M.)
• Parfois P.C.A. surveillance de la 1ère miction (à évaluer
• S.V. et à noter dans le D.I.)
• Parfois drain (de Redon le plus
souvent) + Education et prise en charge
• Parfois tamponnement vaginal psychologique :
• Parfois drain de Kehr au niveau • « Féminité »
vaginal • Parfois, hormonothérapie en cas
d’ovariectomie
Surveillance : • Reprise des relations sexuelles 4 à 6
• Des appareillages semaines après l’intervention (en
o Coloration des urines – Quantité fonction du type
(diurèse) • d’intervention et sur conseils du
chirurgien)
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Chirurgie abdominale
Pré-opératoire : Surveillance :
• Régime sans déchets sur P.M. • Des appareillages
• Préparation intestinale sur P.M. • Si S.G.
(Colopeg, Klean prep) Evaluation de la quantité et qualité
• Lavement (petit ou grand) sur P.M. Bain de bouche obligatoire
• (Sonde gastrique de décharge) • En cas de chirurgie anale : bain de siège
• Antibiothérapie sur P.M. • Bilan hydrique si P.M.
• Bio sur P.M.
Post-opératoire :
+ Education du patient :
Appareillages :
• ceinture abdo
• Perf. parfois en V.C.
• patient stomisé
• Parfois PCA
• …
• S.G. de décharge
• Drain (multitubulaire, de contact ou
Redon)
• S.V
• Dans certains cas (en fonction du type
de chirurgie) :
o Drain de Kehr
o Gastrostomie ou Jéjunostomie
o Iléo ou colostomie
o …
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Chirurgie orthopédique
Pré-opératoire : Surveillance :
• Radio du membre à opérer • Des appareillages
• Antibiothérapie sur P.M. • De l’alignement du membre opéré
• Champ opératoire en fonction des (coussins éventuels)
habitudes du service • Biologie sur P.M.
• Lavement (petit) sur P.M. • Rx post-op.
• En présence d’attelle ou de plâtre :
o Surveillance coloration
Post-opératoire : o Surveillance motricité
Appareillages : o Surveillance sensibilité
o Surveillance chaleur
• Perfusion
o Surveillance signe de compression
• Parfois PCA
locale
• Parfois bloc nerveux
• Des signes de thrombophlébite
• Drain (le plus souvent : contact ou
Redon) + Education du patient :
• Parfois S.V • Mobilisation
• Travail en collaboration avec les
ergothérapeutes et kinés
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Bibliographie.
Livres
Aerts, A., Nevelsteen, D., Renard, F. (2008). Soins de plaies, Bruxelles : éd. De Boeck.
Fattorusso, V., Ritter, O. (2006). Vademecum clinique : du diagnostic au traitement. Paris :
éd. Masson.
Fromantain, I., Charitansky, H. (2007). Mémo plaies et cicatrisation, éd. Lamarre.
Henry, M., Thompson, J. (2004). Chirurgie clinique technique et pratique, éd. De Boeck.
Iso-Betadine®, 50 years expertise in antisepsis, Meda
Mogalon, G., Vanwijk, R. (2005). Guide des plaies : du pansement à la chirurgie, éd. John
Libbey Eurotext.
Remond, C. (2001). Soins infirmiers en chirurgie, éd. Lamarre.
Smelzer, S., Bare, B. (2011). Brunner – Suddarth : Soins infirmiers en médecine et en
chirurgie : vol. 1. Généralités, éd. De Boeck.
Revues
Revue mensuelle Soins, n°736, juin 2009.
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