Corrdm 08
Corrdm 08
MP2I – Mathématiques
A. Troesch
DM no 8 : continuité, dérivabilité
Correction de l’exercice 1 –
1. On peut écrire : ˆ?
?
˙
3 1 π
3´i “2 ´ i “ 2 e´ i 6 .
2 2
On a alors : ? ´π¯
π˘ π
3 ´ i “ 2 1 ` e´ i 6 “ 4e´ i 12 cos
`
2` .
12
On peut calculer
?
c d
3
´π¯ 1 ` cos π6 1` 2
cos “ “ .
12 2 2
Ainsi,
? b ? π
2 ` 3 ´ i “ 2 2 ` 3 ¨ e´ i 12 .
π
Il s’agit donc d’une rotation d’angle . Son centre est point fixe de la fonction trouvée ci-dessus :
2
π
z “ i z ` ei 6 ` 1;
Correction de l’exercice 2 –
1
42 ` x2
1. ‚ La fonction f est définie pour tout x réel tel que soit dans le domaine de ln, c’est-à-dire dans R˚` .
1 ´ 42x
1
Ainsi, Df “s ´ 8, 42 r.
‚ La fonction f est dérivable sur Df , comme composée de fonctions qui sont dérivables sur leur domaine, et
42x2 ´ 2x ´ 422 42 ` x2
ˆ ˆ ˙˙
soit : f 1 pxq “ sin ln
p1 ´ 42xqp42 ` x2 q 1 ´ 42x
2. On note Df le domaine de définition de f .
On montre par récurrence la propriété Hpnq, définie pour tout n P N : « il existe un polynôme Pn de degré au
Pn pxq
plus p ` npq ´ 1q tel que pour tout x P Df , f pnq pxq “ .»
Qpxq42`n
‚ L’initialisation est triviale pour n “ 0, en prenant P0 “ P .
‚ Soit n P N et supposons la propriété Hpnq vérifiée. La fonction f pnq est alors définie et dérivable sur Df
(comme quotient de fonctions qui le sont), et
2
et on comprend enfin pourquoi on vous a forcé à vous trimballer ce facteur 7 depuis le début...
Une autre solution, plus rapide, consiste à remarquer qu’une primitive 38-ième du résultat à obtenir est αx .
Ainsi, il suffit de montrer que la dérivée 4-ième de f est de cette forme, ou diffère de cette forme d’un polynôme
de degré au plus 37. On peut donc se lancer dans les calculs des dérivées de f jusqu’à l’ordre 4 :
42 ¨ 38!
f p42q pxq “ .
x39
‚ La fonction x ÞÑ x2 ` |x2 ´ 1| est positive, donc la racine est bien définie. La fonction racine et la fonction
valeur absolue étant continues sur leur domaine, par somme et composition, m est continue sur R .
‚ La fonction x ÞÑ x2 ` |x2 ´ 1| est même strictement positive. Comme la fonction racine est dérivable sur
R` ˚ et que la valeur absolue est dérivable sur R˚ , on en déduit, par les théorèmes de somme et composition,
que m est dérivable en tout point tel que x ‰ 0 et x2 ´ 1 ‰ 0, donc m est dérivable sur Rzt´1, 0, 1u .
‚ Pour tout x Ps ´ 1, 1r,
mpxq “ ´|x| ` 1.
Comme x ÞÑ |x| est dérivable à gauche et à droite en 0, mpxq est dérivable à gauche et à droite en 0.
‚ La fonction x ÞÑ |x2 ´ 1| est dérivable à gauche et à droite en 1 et ´1 a
(règles de composition, du fait que la
valeur absolue est dérivable à gauche et à droite en 0), donc aussi x ÞÑ x2 ` |x2 ´ 1|. La fonction x ÞÑ ´|x|
étant dérivable en 1 et ´1, m est dérivable à gauche et à droite en 1 et ´1 .
n
ÿ P pkq pxq
3. Soit x P R. On a : |P pxq| “ mpxqk “ 0.
k“1
k!
‚ Si mpxq “ 0, de façon évidente P pxq “ 0.
‚ Si P pxq “ 0, alors 0 est solution de l’équation définissant mpxq, donc, par unicité, mpxq “ 0.
Ainsi, mpxq “ 0 si et seulement si P pxq “ 0 .
4. ‚ Soit px, yq P R2 . D’après la formule de Taylor pour les polynômes,
n
ÿ P pkq pxq
P pyq “ P pxq ` py ´ xqk ,
k“1
k!
3
donc, d’après l’inégalité triangulaire :
n
ÿ |P pkq pxq|
|P pyq| ě |P pxq| ´ |y ´ x|k “ M px, |y ´ x|q .
k“1
k!
‚ Supposons alors que P pxq ‰ 0, et que 0 ď |y ´ x| ă mpxq (remarquez que cette inégalité a un sens puisque
mpxq ą 0. On a alors, par décroissance stricte de t ÞÑ M px, tq,
M px, |y ´ x|q ą M px, mpxqq “ 0.
‚ L’inégalité reste trivialement vraie si P pxq “ 0, donc x P Z, puisque dans ce cas, mpxq “ 0 “ dpx, Zq.
6. Soit ε ą 0 fixé et x appartenant à R.
(a) On suppose que mpxq ą ε.
‚ On a alors
mpxq ´ ε ă 0 ă mpxq ` ε,
donc, par décroissance stricte de t ÞÑ M pt, xq :
On remarquera pour les besoins de la question suivante, que l’on obtient de même l’existence d’un η 1 ą 0
tel que pour tout y tel que |x ´ y| ă η 1 ,
M py, mpxq ´ εq ą 0.
(b) On a alors, pour tout y tel que |y ´ x| ă η, par définition de mpyq et décroissance de t ÞÑ M py, tq :
M py, mpxq ` εq ă M py, mpyqq donc: mpyq ă mpxq ` ε.
Un raisonnement similaire amène de même, pour tout y tel que |y ´ x| ă η 1 , mpyq ą mpxq ´ ε. Ainsi, pour
tout y tel que |y ´ x| ă minpη, η 1 q, |mpyq ´ mpxq| ă ε.
Cela prouve bien la continuité de m sur R .
7. On désire maintenant étudier la dérivabilité de m, ce que nous allons faire en distinguant plusieurs cas.
(a) Soit x et h appartenant à R, h étant différent de 0. On a :
n n´1
ÿ |P pkq px ` hq| ´ |P pkq pxq|
|P px ` hq| ´ |P pxq| ÿ mpx ` hqk ´ mpxqk
´ |P pkq px ` hq| ´ mpxqk
h k“1
hk! k“1
hk!
n n´1
ÿ |P pkq pxq|
|P px ` hq| ´ |P pxq| ÿ mpx ` hqk P pnq px ` hqmpxqn
“ ´ |P pkq px ` hq| ´ mpxqk `
h k“1
hk! k“1
hk! hn!
˜
n
ÿ |P pkq px ` hq| n
ÿ |P pkq pxq|
1
“ |P px ` hq| ´ mpx ` hqk ` |P pxq| ´ mpxqk `
h k“1
k! k“1
k!
¸
P px ` hqmpxqn ´ P pnq pxqmpxqn
pnq
` .
n!
Or, P pnq est contant, donc, d’après la définition de mpxq et mpx ` hq (relation (1)), on obtient bien :
n n´1
ÿ |P pkq px ` hq| ´ |P pkq pxq|
|P px ` hq| ´ |P pxq| ÿ mpx ` hqk ´ mpxqk
´ |P pkq px ` hq| ´ mpxqk “ 0
h k“1
hk! k“1
hk!
4
(b) Soit a P R, on note σpaq la fonction qui vaut `1 si a est positif, et ´1 sinon. Soit x appartenant à R tel que
P pkq pxq est non nul pour tout k compris entre 0 et n ´ 1. La fonction valeur absolue étant dérivable sur R˚ ,
de dérivée ´1 sur R˚´ et 1 sur R˚` , la non nullité des dérivées P pkq pxq assure la dérivabilité des fonctions
|P pkq | en x, la dérivée étant déduite de celle de P pkq par ajout du signe de P pkq pxq (formule de dérivation
des fonctions composées), c’est à dire P pk`1q pxqσpP pkq pxqq.
Partant de cette idée, on isole l’expression mpx`hq´mpxq
h dans la formule précédente, en remarquant que pour
tout k P v1, nw :
k´1
mpx ` hqk ´ mpxqk mpx ` hq ´ mpxq ÿ
“ mpxqi mpx ` hqk´1´i .
h h i“0
On obtient alors
n´1
ÿ |P pkq px ` hq| ´ |P pkq pxq|
|P px ` hq| ´ |P pxq|
´ mpxqk
mpx ` hq ´ mpxq h k“1
hk!
“ .
h ÿn k´1
|P pkq px ` kq| ÿ
mpxqi mpx ` hqk´1´i
k“1
k! i“0
Le quotient effectué est licite, la somme du dénomiateur étant constituée de termes tous strictement positifs
(au moins pour h assez petit, pas continuité de m en x, et du fait que mpxq ‰ 0). Le membre de droite admet
une limite lorsque h tend vers 0, donc aussi le membre de gauche. Cela assure la dérivabilité de m en x ,
et en passant à la limite, on trouve :
n´1 k
P 1 pxqσpP pxqq ´ P pk`1q pxqσpP pkq pxqq mpxq
ř
k!
k“1
m1 pxq “ n ,
ř |P pkq pxq|
k! pk ´ 1qmpxqk´1
k“1
et donc finalement :
n k´1
P 1 pxqσpP pxqq ´ P pkq pxqσpP pk´1q pxqq mpxq
ř
pk´1q!
k“2
m1 pxq “ n .
k´1
|P pkq pxq| mpxq
ř
pk´1q!
k“1
(c) ‚ Le calcul précédent s’adapte : le quotient peut toujours s’écrire, du fait que mpxq ‰ 0, donc mpx `
hq aussi pour h suffisamment petit, et du fait qu’au moins le terme d’indice n de la somme est non
nul. Par ailleurs, tous les taux d’acroissement apparaissant dans cette formule admettent une limite
à droite et à gauche lorsque h tend vers 0, car les |P pkq | sont dérivables à droite et à gauche en 0,
en tant que composée d’une fonction dérivable P pkq et d’une fonction dérivable à droite et à gauche.
Ainsi, les limites à droite et à gauche de l’expression de la question précédente existent, assurant ainsi
l’ existence des dérivées à gauche droite de m .
‚ La fonction m peut ne pas être dérivable au point x , comme le montre I-2 (le point x “ 0 vérifie les
hypothèses de cette question).
(d) On suppose que P pxq “ 0 et P 1 pxq ‰ 0. On a alors aussi mpxq “ 0. Ainsi :
n n
|P px ` hq| ´ |P pxq| |P px ` hq| 1 ÿ |P pkq px ` hq| mpx ` hq ÿ |P pkq px ` hq|
“ “ mpx`hqk “ mpx`hqk´1 .
h h h k“1 k! h k“1
k!
Le polynôme P ayant un nombre fini de racines, il existe η tel que P ne s’annule qu’en x sur sx ´ η, x ` ηr.
Ainsi, P étant continue, d’après le théorème des valeurs intermédiaires, P garde un signe constant sur
5
sx ´ η, xr et sur sx, x ` ηr. Comme P 1 pxq ‰ 0, l’étude du signe du taux d’accroissement nous assure que P
est du signe opposé de P 1 pxq sur sx ´ η, xr, et du signe de P 1 pxq sur sx, x ` ηr. Il vient donc :
8. Soit px, yq P R2 . Si x “ y, l’inégalité est triviale. On peut donc supposer x ‰ y, et vu le rôle symétrique de x
et y, on peut supposer que x ă y.
‚ Supposons dans un premier temps que m est dérivable sur sx, yr, et plus précisément même, que l’intervalle
sx, yr ne contient aucun zéro des dérivées successives P pkq (k P v0, n ´ 1w) de P . Alors, en appliquant
l’inégalité triangulaire à l’expression obtenue en 7(b) :
n k´1
|P 1 pxq| ` |ppkq pxq| mpxq
ř
pk´1q!
k“2
@z Psx, yr, |m1 pzq| ď n “ 1.
k´1
|P pkq pxq| mpxq
ř
pk´1q!
k“1
Ainsi, la fonction m étant continue sur rx, ys, dérivable sur sx, yr, l’inégalité des accroissements finis amène :
‚ Si sx, yr contient des zéros des dérivées P pkq , pour P v0, n ´ 1w, ces zéros sont en nombre fini (un polynôme
non nule admet un nombre fini de racines). Notons-les x1 , ¨ ¨ ¨ , xN , numérotés de sorte que
x ă x1 ă x2 ă ¨ ¨ ¨ ă xN ă y.
En notant x “ x0 et y “ xN `1 , on est dans les hypothèses précédentes sur chacun des intervalles sxi , xi`1 r,
pour i P v0, N w. Ainsi, d’après l’inégalité triangulaire,
N
ÿ N
ÿ N
ÿ
|mpyq ´ mpxq| ď |mpxi`1 q ´ mpxi q| ď |xi`1 ´ xi | “ pxi`1 ´ xi q “ y ´ x “ |y ´ x|.
i“0 i“1 i“1
|P pkq pxq|
ˆ ˙
n
lim n´k
“ |an | .
xÑ`8 k!|x| k
n ˆ ˙ n ˆ ˙
ÿ n ÿ n
1“ mk` donc: 1´ mk` “ 0 .
k“1
k k“1
k
n ˆ ˙
ÿ n
On obtient de même 1 ´ mk´ “ 0
k“1
k
6
(b) D’après la formule du binôme, il vient donc :
p1 ` m´ qn “ p1 ` m` qn “ 2.
Comme m´ et m` sont positifs, il vient :
?
n
m´ “ m` “ 2´1 .
‚ La fonction m est continue sur R (question 6), ainsi que la fonction d. En effet, étant donné x P R et ą 0,
soit y Psx ´ ε, x ` r. On a alors :
@z P Z, |x ´ z| ´ |x ´ y| ď |y ´ z| ď |y ´ x| ` |x ´ z| donc: |x ´ z| ´ ε ď |y ´ z| ď |x ´ z| ` ε.
En passant au minimum dans cette inégalité,
dpx, Zq ´ ε ď dpy, Zq ď dpx, Zq ` ε.
Cela prouve bien la continuité de d (avec η “ ε dans la définition).
On en déduit que f est continue en tout point x en lequel d ne s’annule par, donc f est continue sur RzZ.
‚ Soit x P Z, il existe η tel que x soit la seule racine de P dans sx´2η, x`2ηr. Ainsi, pour tout y Psx´η, x`ηr,
dpy, Zq “ |x ´ y|. Par conséquent, pour tout y Psx ´ η, x ` ηr, puisque mpxq “ 0,
ˇ ˇ
mpyq ˇ mpyq ´ mpxq ˇ
f pyq “ “ ˇˇ ˇ ÝÑ |m1 pxq| “ 1 “ f pxq,
dpy, Zq y´x ˇ yÑx` d
d’après 7(d). De même, lim f pyq “ |m1g pxq| “ 1. On en déduit que f est continue en x.
yÑx´
‚ Ainsi, f est continue sur R.
‚ On a, pour x ą maxpZq :
x x
“ ÝÑ 1,
dpx, Zq x ´ maxpZq xÑ`8
mpxq ?
n
?n
donc f pxq „ ÝÑ 2 ´ 1. De même, lim f pxq “ 2 ´ 1.
`8 x `8 xÑ´8
‚ Ainsi, f est une fonction continue, admettant la même limite ℓ ą 0 en `8 et ´8.
˚ Par définition de la limtie, il existe A ă B tels que pour tout x ă A, f pxq ą 2ℓ et pour tout x ą B,
f pxq ą 2ℓ
˚ f étant continue sur le segment rA, Bs, elle y admet un minimum β, atteint en un certain point x0 . Par
˘ f est strictement positive, donc β “ f px0 q ą 0.
ailleurs, de par sa définition,
˚ Soit alors αn “ min β, 2ℓ ą 0. On a bien
`
@x P R, f pxq ě αn .
‚ On en déduit immédiatement que pour tout x P RzZ,
αn dpx, Zq ď mpxq ,
l’inégalité étant aussi trivialement vraie pour x P Z (les deux membres sont nuls dans ce cas).
1. On peut factoriser par xn , pour que l’unique terme de signe différent des autres soit un constante et disparaisse
dans la dérivation. Ainsi, on définit sur R˚` une fonction
n´1
ÿ
g : x ÞÑ 1 ´ |ak |xk´n .
k“0
Ainsi, Q s’annule en une unique valeur y0 , et est négatif sur r0, y0 s et positif sur ry0 , `8r.
7
2. Soit x P Z. On a :
n´1
ÿ n´1
ÿ
xn ak xk “ 0 donc: xn “ ´ ak xk ,
k“0 k“0
et en appliquant l’inégalité triangulaire :
n´1
ÿ
|x|n ď |ak ||x|k donc: Qp|x|q ď 0.
k“0
D’après le signe obtenu pour Qpyq dans la question précédente suivant la position de y par rapport à y0 , on a
donc |x| ď y0 . Si r ą 0 vérifie Qprq ą 0, il vient donc aussi r ą y0 et donc r ě |x|.
Cette inégalité étant vraie pour tout x P Z, r ě x0 “ max |x| .
xPZ
Remarquez qu’on n’a besoin que de Qprq ě 0 pour arriver à cette conclusion, fait qu’on utilisera un peu plus
loin.
n´1
ř
3. Posons α “ |ak |. On a :
k“0
n´1
ÿ n´1
ÿ
Qp1q “ 1 ´ |ak | “ 1 ´ α et Q pαq “ αn ´ |ak |αk .
k“0 k“0
On obtient donc x0 ď α donc x0 ď maxp1, αq, d’après la question précédente, étendue au cas d’égalité.
˜ ¸
n´1
ÿ
Ainsi, x0 ď max 1, |ak | .
k“0
En utilisant le résultat précédent sur R, dont les racines sont Z Y t1u, on obtient :
˜ ¸
n´1
ÿ
x0 ď max |x| ď max 1, |an´1 ´ 1| ` |ak ´ ak´1 | ` |a0 | .
xPZYt1u
k“1
n´1
ÿ
donc x0 ď |an´1 ´ 1| ` |ak ´ ak´1 | ` |a0 |.
k“1
2ai´1
5. Soit an “ 1. Soit i P v1, nw tel que soit maximal.
ai
2ai´1 a0
‚ Supposons dans un premier temps que ě . On a
ai a1
ˆ ˙ ˆ ˙n n´1 ˆ ˙k
ai´1 2ai´1 ÿ 2ai´1
Q 2 “ ´ ak .
ai ai k“0
ai
8
On a donc : ˜ ¸
ˆ ˙ n´1
ai´1 1 ÿ
Q 2 ě a0 2 n ´ 2k ´ 2 “ 0.
ai 2 k“1
ak 1 a0
Cette fois-ci, on a pour tout k P v1, n ´ 1w, ď , donc
ak`1 2 a1
ˆ ˙k
a0 a0
@k P v1, nw , ak ď 2k´1 a1 ¨ “ 2k´1 a0 .
a1 a1
Ainsi : ˜ ¸
ˆ ˙ n´1
a0 n´1
ÿ
k´1
Q “ a0 2 ´ 2 ´1 “ 0.
a1 k“1
a0
On conclut de même que dans ce cas, x0 ď
a1
ˆ ˙
|an´2 | |a1 | |a0 |
‚ Dans les deux cas, on peut conclure : x0 ď max 2|an´1 |, 2 ,...,2 , .
|an´1 | |a2 | |a1 |
6. ‚ Soit P “ X 2 ` X ` 1 . La question II-4 donne x0 ď 1 alors que la question II-5 donne x0 ď 2. Donne II-4
est meilleur pour ce polynôme. Plus généralement, P “ X n ` X n´1 ` ¨ ¨ ¨ ` 1 convient.
‚ Soit P “ X 2 ` 41 X ` 81 . La question II-5 donne x0 ď 21 alors que la question II-4 donne x0 ď 43 ` 18 ` 81 “ 1.
D’ailleurs, lors de la preuve de II-4, il est apparu qu’on ne peu pas obtenir par cette inégalité mieux que
x0 ď 1.
Sauriez-vous, pour tout λ Ps0, 1r, trouver un polynôme de degré n quelconque tel que II-5 donne x0 ď λ ?
˚ Sinon, soit k strictement positif minimal tel que mpyn ` kεq “ mpyn`1 q “ě 2ε . Puisque mpyn`1 q ě 2ε ,
le même raisonnement que plus haut montre que pour tout y Psyn`1 ´ mpyn`1 q, yn`1 s, f pyq ‰ 0, donc
syn`1 ´ mpyn`1 q, yn`1 s X Z “ ∅. Ainsi :
Z X r´R, yn`1 r“ pZ X r´R, ynrq Y pZ X ryn , yn`1 ´ mpyn`1 qsq Ă Fn,ε Y ryn , yn`1 ´ mpyn`1 qs “ Fn`1,ε .
9
Or, par définition de k, pour tout ℓ P v0, k ´ 1w,mpyn ` ℓεq ă 2ε , d’où :
ε ε
mpxq ă dpx, Zq ă ,
puis: αn
Le même argument que plus haut permet de s’assurer qu’il n’y a pas de racine dans ryn`1 ´m̃pyn`1 q`η, yn`1 s,
et par ailleurs,
ε ε
ryn , yn`1 ´ m̃pyn`1 q ` ηs Ă ryn , yn ` kpε ´ 2ηq ´ ` 2ηs “ ryn , yn ` pk ´ 1qpε ´ 2ηq ` s.
2 2
On a alors, comme précédemment, pour tout x P ryn , yn`1 ´ m̃pyn`1 q ` ηs, l’existence d’un y “ yn ` ℓpε ´ ηq
tel que :
ε ε
m̃pyq ă ´ η et |y ´ x| ď .
2 2
Ainsi, d’après I-8 :
|mpxq| ď |mpxq ´ mpyq| ` |mpyq| ď |x ´ y| ` m̃pyq ` η ă ε,
et on termine comme plus haut.
Pour que l’algorithme décrit ainsi se termine, il faut essentiellement que les pas restent minorés par une constante
strictement positive, ce qui est assuré dès lors que η ă ε4 . Pour l’implémentation qui suit, nous prendrons η “ 8ε
5. Je réponds à toutes les questions de programmation dans un même programme. J’ai renommé certaines fonc-
tions, et j’ai utilisé la réponse de la question III-4 pour absorber l’erreur d’approximation du calcul de m.
def derivepoly(P):
"""Dérivation formelle du polynôme P"""
# la ligne précédente apparaîtra dans l’aide associée au
# module dedieuyacoubsohn, après import, lors de la description
# de toutes les fonctions du modules. Essayez!
return([i*a for (i,a) in enumerate(P) if i > 0])
def polyM(P,x):
"""Calcul de la fonction M de l’algo de DY,comme polynôme formel en t"""
M = [abs(evaluepoly(P,x))]
factorielle = 1
for k in range(1,len(P)):
P = derivepoly(P)
factorielle = k * factorielle
[Link](-abs(evaluepoly(P, x)) / factorielle)
return(M)
def zeropolyM(P,x,eta):
"""Recherche du zéro positif de M(x,t), c’est-à -dire m(x), à eta près"""
10
M = polyM(P,x) # calcul de M(x,t)
k = 1 #recherche d’un intervalle de longueur 1 contenant m(x)
while evaluepoly(M,k) > 0:
k+=1 #à la sortie, l’intervalle [k-1,k] contient m(x)
a = k-1
b = k #initialisation des bornes de la dichotomie
while b - a > eta:
if evaluepoly(M,(a + b) / 2) < 0:
b = (a + b) / 2
else:
a = (a + b) / 2
return((a + b) / 2) # on retourne le milieu du segment final
def coefficientspositifs(P):
"""Test de stricte positivité des coefficients de P"""
k = 0
n = len(P)
while k < n:
if P[k] <= 0:
return(False)
k += 1
return(True)
def borneracines(P):
"""Recherche d’un intervalle [-R,R] contenant les racines de P"""
n = len(P) - 1 # Calcul du polynôme unitaire de mêmes racines
for (i,a) in enumerate(P):
P[i] = a / P[n]
S = 0 #première inégalité
for i in range(n):
S += abs(P[i])
R1 = max(1,S) #deuxième inégalité
R2 = abs(P[n-1] - 1) + abs(P[0])
for i in range(1,n):
R2 += abs(P[i] - P[i-1])
if coefficientspositifs(P): #test de validité de la troisième inégalité
liste = [2 * abs(P[k-1]) / abs(P[k]) for k in range(2,n+1)]
[Link](abs(P[0]) / abs(P[1]))
R3 = max(liste)
try:
return(min(R1,R2,R3)) # on retourne la meilleure des 3 valeurs
except:
return(min(R1,R2)) # ou des 2, si la troisième n’a pas été définie
def DedieuYacoubsohn(P,eps):
"""Algorithme de Dedieu-Yacoubsohn pour localiser
finement les racines de P"""
F = [] #liste des bornes
R = borneracines(P)
y = -R #initialisation de y_0
eta = eps / 8
while y <= R:
m = zeropolyM(P,y,eta)
if m >= eps / 2 - eta:
y = y + m - eta
else:
k = 1
pas = eps - 2 * eta
while zeropolyM(P,y+k*pas,eta) < eps / 2 - eta:
k += 1
z = y + k * pas
m = zeropolyM(P,z,eta)
11
if z - m + eta >= y:
[Link](y)
[Link](z-m+eta)
y = z
return(F)
12