0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
46 vues12 pages

Corrdm 08

Ce document contient la correction d'exercices de mathématiques sur la continuité et la dérivabilité. Les exercices portent sur des calculs avec des nombres complexes, des fonctions logarithmiques et exponentielles.

Transféré par

aaby
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
46 vues12 pages

Corrdm 08

Ce document contient la correction d'exercices de mathématiques sur la continuité et la dérivabilité. Les exercices portent sur des calculs avec des nombres complexes, des fonctions logarithmiques et exponentielles.

Transféré par

aaby
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Lycée Louis-Le-Grand, Paris Pour le 25/11/2022

MP2I – Mathématiques
A. Troesch

DM no 8 : continuité, dérivabilité

Correction de l’exercice 1 –
1. On peut écrire : ˆ?
?
˙
3 1 π
3´i “2 ´ i “ 2 e´ i 6 .
2 2
On a alors : ? ´π¯
π˘ π
3 ´ i “ 2 1 ` e´ i 6 “ 4e´ i 12 cos
`
2` .
12
On peut calculer
?
c d
3
´π¯ 1 ` cos π6 1` 2
cos “ “ .
12 2 2
Ainsi,
? b ? π
2 ` 3 ´ i “ 2 2 ` 3 ¨ e´ i 12 .

2. Le discriminant est ∆ “ p3 iq2 ´ 4p´3 ` iq “ ´9 ` 12 ´ 4 i “ 3 ´ 4 i .


On cherche δ “ a ` i b tel que δ 2 “ ∆. On doit donc avoir a2 ´ b2 “ 3 et 2ab “ ´4. Ainsi, en recherchant a et b
entiers, la deuxième condition ne nous laisse pas beaucoup de choix, et on trouve facilement δ “ ˘p2 ´ iq..
3 i ˘p2 ´ iq
Ainsi, les solutions sont z “ .
2
3. On peut écrire :

1`j 1`j 1`j 1 p1 ` jqp1 ´ j 2 q 1 1 ` j ´ j2 ´ 1 1 1


“ “ “ “ “ pj ´ j 2 q “ p1 ` 2jq
3 ´ j ` j2 3 ´ j ´ p1 ` jq 2p1 ´ jq 2 p1 ´ jqp1 ´ j 2 q 2 1 ´ j ´ j2 ` 1 6 6

4. On utilise la formule d’Euler et la formule du binôme :


1 ` ix ˘5
sin5 pxq “ e ´ e´ i x
25 i
1 `
“ 5 e5 i x ´ 5e3 i x ` 10ei x ´ 10e´ i x ` 5e´3 i x ´ e5 i x
˘
2 i
1
“ psinp5xq ´ 5 sinp3xq ` 10 sinpxqq
16
π
5. La rotation de centre 1 ` i et d’angle π3 est décrite par z ÞÑ pz ´ p1 ` iqqei 3 ` p1 ` iq, et celle de centre i et
π
d’angle π6 par z ÞÑ pz ´ iqei 6 ` i. Ainsi, la composée des deux est :
π ˘ π
z ÞÑ pz ´ p1 ` iqqei 3 ` p1 ` iq ´ i ei 6 ` i
`
π π π
“ zei 2 ´ p1 ` iqei 2 ` ei 6 `i
π
“ i z ` ei 6 `1

π
Il s’agit donc d’une rotation d’angle . Son centre est point fixe de la fonction trouvée ci-dessus :
2
π
z “ i z ` ei 6 ` 1;

le centre est donc : π


ei 6 ` 1 2i ´π¯ ? ´π¯ π
“ ? eip 12 ` 4 q cos
π π
z“ “ 2 ¨ cos ei 3 .
1´i 2 12 12

Correction de l’exercice 2 –

1
42 ` x2
1. ‚ La fonction f est définie pour tout x réel tel que soit dans le domaine de ln, c’est-à-dire dans R˚` .
1 ´ 42x
1
Ainsi, Df “s ´ 8, 42 r.
‚ La fonction f est dérivable sur Df , comme composée de fonctions qui sont dérivables sur leur domaine, et

p2xp1 ´ 42xq ` 42p42 ` x2 qq 1 ´ 42x 42 ` x2


ˆ ˆ ˙˙
1
@x P Df , f pxq “ ´ ˆ ˆ sin ln ,
p1 ´ 42xq2 42 ` x2 1 ´ 42x

42x2 ´ 2x ´ 422 42 ` x2
ˆ ˆ ˙˙
soit : f 1 pxq “ sin ln
p1 ´ 42xqp42 ` x2 q 1 ´ 42x
2. On note Df le domaine de définition de f .
On montre par récurrence la propriété Hpnq, définie pour tout n P N : « il existe un polynôme Pn de degré au
Pn pxq
plus p ` npq ´ 1q tel que pour tout x P Df , f pnq pxq “ .»
Qpxq42`n
‚ L’initialisation est triviale pour n “ 0, en prenant P0 “ P .
‚ Soit n P N et supposons la propriété Hpnq vérifiée. La fonction f pnq est alors définie et dérivable sur Df
(comme quotient de fonctions qui le sont), et

Pn1 pxqQpxq42`n ´ p42 ` nqQ1 pxqPn pxqQpxq42`n´1


@x P Df , f pn`1q pxq “ .
Qpxq2p42`nq

En simplifiant par Qpxq42`n´1 , il vient :


Pn1 pxqQpxq ´ p42 ` nqQ1 pxqPn pxq
@x P Df , f pn`1q pxq “ .
Qpxq42`n`1
On pose alors
Pn`1 “ Pn1 Q ´ p42 ` nqQ1 Pn .
Il s’agit bien d’un polynôme de degré au plus égal à degpPn q ` degpQq ´ 1, donc, d’après l’hypothèse de
récurrence, à p ` pn ` 1qpq ´ 1q. On a bien mis f pn`1q sous la forme voulue.
‚ Ainsi, d’après le principe de récurrence, la propriété Hpnq est vraie pour tout n P N.
Pour n “ 42, on obtient le résultat voulu.
3. Pour commencer, le domaine de définition est R˚` (à cause du logarithme, le dénominateur ne s’annulant pas
puisque le discriminant est ∆ “ 25 ´ 4 ¨ 42 ă 0). En 0, le logarithme donne une limite infinie, donc on a une
asymptote verticale d’équation x “ 0 .
La seule autre asymptote possible est au voisinage de `8 (la fonction n’étant définie que sur R˚` ). On considère
alors :
lnpxq42
f pxq 6 ´ 12
x ` x3
“ ÝÑ 6,
x 1 ` x5 ` x422 xÑ`8
d’après les croissances comparées. On a ensuite :
42
6x3 ´ 12x2 ` lnpxq42 ´ 6x3 ´ 30x2 ´ 6 ˆ 42 ´42 ` lnpxq
x3
f pxq ´ 6x “ “ ÝÑ ´42.
2
x ` 5x ` 42 1 ` x ` x422
5 xÑ`8

Ainsi, on a une asymptote d’équation y “ 6x ´ 42 en `8.


4. La fonction f est de classe C 8 sur son domaine s0, `8r, en tant que composée de fonctions de classe C 8 . Une
42
première solution consiste à utiliser la formule de Leibniz, en remarquant que 14 “ 3 : pour tout x Ps0, `8r,
ˆ 3
x p42q42 41!p´1q41 p42q41 40!p´1q40 42 6xp42q40 39!p´1q39 42 6p42q39 38!p´1q38
ˆ ˙ ˆ ˙ ˙
p42q 2
f pxq “ 7¨ ` 42 ˆ 3x ˆ ` `
p42xq42 p42xq41 2 p42xq39 3 p42xq39
En explicitant les coefficients binomiaux, en simplifiant les puissances de 42 et en factorisant par 38!, il vient :
38!
f p42q pxq “ 7 ¨ p´39 ˆ 40 ˆ 41 ` 3 ˆ 39 ˆ 40 ˆ 42 ´ 3 ˆ 39 ˆ 41 ˆ 42 ` 40 ˆ 41 ˆ 42q
x39
38!
“ 7 ¨ 39 p40 ˆ 41p42 ´ 39q ` 3 ˆ 39 ˆ 42p40 ´ 41qq
x
3 ˆ 38!
“7¨ p40 ˆ 41 ´ p40 ´ 1qp41 ` 1qq
x39
3 ˆ 38! 42 ˆ 38!
“7¨ 39
p40 ˆ 41 ´ 40 ˆ 41 ´ 40 ` 41 ` 1q “ ,
x x39

2
et on comprend enfin pourquoi on vous a forcé à vous trimballer ce facteur 7 depuis le début...
Une autre solution, plus rapide, consiste à remarquer qu’une primitive 38-ième du résultat à obtenir est αx .
Ainsi, il suffit de montrer que la dérivée 4-ième de f est de cette forme, ou diffère de cette forme d’un polynôme
de degré au plus 37. On peut donc se lancer dans les calculs des dérivées de f jusqu’à l’ordre 4 :

f 1 pxq “ 7p3x2 lnp42xq ` x2 q


f 2 pxq “ 7p6x lnp42xq ` 5xq
f p3q pxq “ 7p6 lnp42xq ` 11q
42
f p4q pxq “ ,
x
et en dérivant 38 fois cette dernière expression, on trouve bien

42 ¨ 38!
f p42q pxq “ .
x39

Correction du problème 1 – (d’après ENS PLC PC (2009))

Partie I – Fonction d’exclusion associée à un polynôme


n |P pkq pxq|
1. ‚ Les fonctions t ÞÑ tk (k P v1, nw) sont strictement croissantes sur R` , donc aussi t ÞÑ tk , tous
ř
k“1 k!
les coefficients étant positifs, et l’un au moins étant non nul (car P pnq pxq “ an ).
Ainsi, t ÞÑ M px, tq est strictement décroissante sur R` .
‚ On a M px, 0q “ |P pxq| ě 0 et lim M px, tq “ ´8, donc, t ÞÑ M px, tq étant strictement décroissante et conti-
tÑ`8
nue, le théorème de la bijection nous assure l’ existence et l’unicité de mpxq P R` tel que M px, mpxqq “ 0.
2. ‚ Pour P “ X 2 ´ 1, on obtient, pour x réel fixé :

@t P R, M px, tq “ |x2 ´ 1| ´ |2x|t ´ t2

Le discriminant de ce polynôme du second degré en t est

∆ “ 2px2 ` |x2 ´ 1|q.

Sa seule racine positive (égale à mpxq) est alors :


a
mpxq “ ´|x| ` x2 ` |x2 ´ 1|

‚ La fonction x ÞÑ x2 ` |x2 ´ 1| est positive, donc la racine est bien définie. La fonction racine et la fonction
valeur absolue étant continues sur leur domaine, par somme et composition, m est continue sur R .
‚ La fonction x ÞÑ x2 ` |x2 ´ 1| est même strictement positive. Comme la fonction racine est dérivable sur
R` ˚ et que la valeur absolue est dérivable sur R˚ , on en déduit, par les théorèmes de somme et composition,
que m est dérivable en tout point tel que x ‰ 0 et x2 ´ 1 ‰ 0, donc m est dérivable sur Rzt´1, 0, 1u .
‚ Pour tout x Ps ´ 1, 1r,
mpxq “ ´|x| ` 1.
Comme x ÞÑ |x| est dérivable à gauche et à droite en 0, mpxq est dérivable à gauche et à droite en 0.
‚ La fonction x ÞÑ |x2 ´ 1| est dérivable à gauche et à droite en 1 et ´1 a
(règles de composition, du fait que la
valeur absolue est dérivable à gauche et à droite en 0), donc aussi x ÞÑ x2 ` |x2 ´ 1|. La fonction x ÞÑ ´|x|
étant dérivable en 1 et ´1, m est dérivable à gauche et à droite en 1 et ´1 .
n
ÿ P pkq pxq
3. Soit x P R. On a : |P pxq| “ mpxqk “ 0.
k“1
k!
‚ Si mpxq “ 0, de façon évidente P pxq “ 0.
‚ Si P pxq “ 0, alors 0 est solution de l’équation définissant mpxq, donc, par unicité, mpxq “ 0.
Ainsi, mpxq “ 0 si et seulement si P pxq “ 0 .
4. ‚ Soit px, yq P R2 . D’après la formule de Taylor pour les polynômes,
n
ÿ P pkq pxq
P pyq “ P pxq ` py ´ xqk ,
k“1
k!

3
donc, d’après l’inégalité triangulaire :
n
ÿ |P pkq pxq|
|P pyq| ě |P pxq| ´ |y ´ x|k “ M px, |y ´ x|q .
k“1
k!

‚ Supposons alors que P pxq ‰ 0, et que 0 ď |y ´ x| ă mpxq (remarquez que cette inégalité a un sens puisque
mpxq ą 0. On a alors, par décroissance stricte de t ÞÑ M px, tq,
M px, |y ´ x|q ą M px, mpxqq “ 0.

On déduit donc du point précédent que |P pyq| ą 0, donc que P pyq ‰ 0 .


5. ‚ Tout d’abord, dpx, Zq est bien défini pour tout x P R. En effet, Z est fini (car P est non nul), et tout
sous-ensemble fini de R possède un minimum.
‚ Soit x tel que P pxq ‰ 0. La contraposée du résultat de la question 4 affirme que si z P Z, alors |z ´x| ě mpxq.
Ainsi, en passant au minimum dans cette inégalité :

mpxq ď min |z ´ x| “ dpx, Zq .


zPZ

‚ L’inégalité reste trivialement vraie si P pxq “ 0, donc x P Z, puisque dans ce cas, mpxq “ 0 “ dpx, Zq.
6. Soit ε ą 0 fixé et x appartenant à R.
(a) On suppose que mpxq ą ε.
‚ On a alors
mpxq ´ ε ă 0 ă mpxq ` ε,
donc, par décroissance stricte de t ÞÑ M pt, xq :

M px, mpxq ` εq ă 0 ă M px, mpxq ´ εq .

‚ Soit ε1 “ ´ 21 M px, mpxq ` εq ą 0.


Une fonction polynomiale étant de classe C 8 , et la valeur absolue étant continue, pour tout t fixé, la
fonction y ÞÑ M py, tq est continue. En particulier, pour t “ mpxq ` ε fixé, la fonction y ÞÑ M py, mpxq ` εq
est continue sur R.
En particulier, sa continuité en x assure l’existence de η ą 0 tel que pour tout y tel que |x ´ y| ă η,

M py, mpxq ` εq ď M px, mpxq ` εq ` ε1 “ ´ε1 ă 0.

On remarquera pour les besoins de la question suivante, que l’on obtient de même l’existence d’un η 1 ą 0
tel que pour tout y tel que |x ´ y| ă η 1 ,
M py, mpxq ´ εq ą 0.
(b) On a alors, pour tout y tel que |y ´ x| ă η, par définition de mpyq et décroissance de t ÞÑ M py, tq :
M py, mpxq ` εq ă M py, mpyqq donc: mpyq ă mpxq ` ε.
Un raisonnement similaire amène de même, pour tout y tel que |y ´ x| ă η 1 , mpyq ą mpxq ´ ε. Ainsi, pour
tout y tel que |y ´ x| ă minpη, η 1 q, |mpyq ´ mpxq| ă ε.
Cela prouve bien la continuité de m sur R .
7. On désire maintenant étudier la dérivabilité de m, ce que nous allons faire en distinguant plusieurs cas.
(a) Soit x et h appartenant à R, h étant différent de 0. On a :
n n´1
ÿ |P pkq px ` hq| ´ |P pkq pxq|
|P px ` hq| ´ |P pxq| ÿ mpx ` hqk ´ mpxqk
´ |P pkq px ` hq| ´ mpxqk
h k“1
hk! k“1
hk!
n n´1
ÿ |P pkq pxq|
|P px ` hq| ´ |P pxq| ÿ mpx ` hqk P pnq px ` hqmpxqn
“ ´ |P pkq px ` hq| ´ mpxqk `
h k“1
hk! k“1
hk! hn!
˜
n
ÿ |P pkq px ` hq| n
ÿ |P pkq pxq|
1
“ |P px ` hq| ´ mpx ` hqk ` |P pxq| ´ mpxqk `
h k“1
k! k“1
k!
¸
P px ` hqmpxqn ´ P pnq pxqmpxqn
pnq
` .
n!

Or, P pnq est contant, donc, d’après la définition de mpxq et mpx ` hq (relation (1)), on obtient bien :
n n´1
ÿ |P pkq px ` hq| ´ |P pkq pxq|
|P px ` hq| ´ |P pxq| ÿ mpx ` hqk ´ mpxqk
´ |P pkq px ` hq| ´ mpxqk “ 0
h k“1
hk! k“1
hk!

4
(b) Soit a P R, on note σpaq la fonction qui vaut `1 si a est positif, et ´1 sinon. Soit x appartenant à R tel que
P pkq pxq est non nul pour tout k compris entre 0 et n ´ 1. La fonction valeur absolue étant dérivable sur R˚ ,
de dérivée ´1 sur R˚´ et 1 sur R˚` , la non nullité des dérivées P pkq pxq assure la dérivabilité des fonctions
|P pkq | en x, la dérivée étant déduite de celle de P pkq par ajout du signe de P pkq pxq (formule de dérivation
des fonctions composées), c’est à dire P pk`1q pxqσpP pkq pxqq.
Partant de cette idée, on isole l’expression mpx`hq´mpxq
h dans la formule précédente, en remarquant que pour
tout k P v1, nw :
k´1
mpx ` hqk ´ mpxqk mpx ` hq ´ mpxq ÿ
“ mpxqi mpx ` hqk´1´i .
h h i“0
On obtient alors
n´1
ÿ |P pkq px ` hq| ´ |P pkq pxq|
|P px ` hq| ´ |P pxq|
´ mpxqk
mpx ` hq ´ mpxq h k“1
hk!
“ .
h ÿn k´1
|P pkq px ` kq| ÿ
mpxqi mpx ` hqk´1´i
k“1
k! i“0

Le quotient effectué est licite, la somme du dénomiateur étant constituée de termes tous strictement positifs
(au moins pour h assez petit, pas continuité de m en x, et du fait que mpxq ‰ 0). Le membre de droite admet
une limite lorsque h tend vers 0, donc aussi le membre de gauche. Cela assure la dérivabilité de m en x ,
et en passant à la limite, on trouve :
n´1 k
P 1 pxqσpP pxqq ´ P pk`1q pxqσpP pkq pxqq mpxq
ř
k!
k“1
m1 pxq “ n ,
ř |P pkq pxq|
k! pk ´ 1qmpxqk´1
k“1

et donc finalement :
n k´1
P 1 pxqσpP pxqq ´ P pkq pxqσpP pk´1q pxqq mpxq
ř
pk´1q!
k“2
m1 pxq “ n .
k´1
|P pkq pxq| mpxq
ř
pk´1q!
k“1

(c) ‚ Le calcul précédent s’adapte : le quotient peut toujours s’écrire, du fait que mpxq ‰ 0, donc mpx `
hq aussi pour h suffisamment petit, et du fait qu’au moins le terme d’indice n de la somme est non
nul. Par ailleurs, tous les taux d’acroissement apparaissant dans cette formule admettent une limite
à droite et à gauche lorsque h tend vers 0, car les |P pkq | sont dérivables à droite et à gauche en 0,
en tant que composée d’une fonction dérivable P pkq et d’une fonction dérivable à droite et à gauche.
Ainsi, les limites à droite et à gauche de l’expression de la question précédente existent, assurant ainsi
l’ existence des dérivées à gauche droite de m .
‚ La fonction m peut ne pas être dérivable au point x , comme le montre I-2 (le point x “ 0 vérifie les
hypothèses de cette question).
(d) On suppose que P pxq “ 0 et P 1 pxq ‰ 0. On a alors aussi mpxq “ 0. Ainsi :
n n
|P px ` hq| ´ |P pxq| |P px ` hq| 1 ÿ |P pkq px ` hq| mpx ` hq ÿ |P pkq px ` hq|
“ “ mpx`hqk “ mpx`hqk´1 .
h h h k“1 k! h k“1
k!

Or, puisque m est continue et mpxq “ 0,


n
ÿ |P pkq px ` hq|
lim mpx ` hq “ 0 donc: lim mpx ` hqk´1 “ |P 1 pxq| ‰ 0.
hÑ0 hÑ0
k“1
k!
n
ÿ |P pkq px ` hq|
En particulier, pour tout h suffisamment petit, mpx ` hqk´1 ‰ 0, et on peut écrire :
k“1
k!

mpx ` hq ´ mpxq mpx ` hq |P px ` hq| ´ |P pxq| 1


“ “ ¨ ř
n (1)
h h h |P pkq px`hq|
k! mpx ` hqk´1
k“1

Le polynôme P ayant un nombre fini de racines, il existe η tel que P ne s’annule qu’en x sur sx ´ η, x ` ηr.
Ainsi, P étant continue, d’après le théorème des valeurs intermédiaires, P garde un signe constant sur

5
sx ´ η, xr et sur sx, x ` ηr. Comme P 1 pxq ‰ 0, l’étude du signe du taux d’accroissement nous assure que P
est du signe opposé de P 1 pxq sur sx ´ η, xr, et du signe de P 1 pxq sur sx, x ` ηr. Il vient donc :

|P px ` hq| ´ |P pxq| P px ` hq ´ P pxq


lim´ “ ´σpP 1 pxqq lim´ “ ´σpP 1 pxqqP 1 pxq “ ´|P 1 pxq|,
hÑ0 h hÑ0 h
et de même :
|P px ` hq| ´ |P pxq|
lim “ σpP 1 pxqqP 1 pxq “ |P 1 pxq|.
hÑ0´ h
Ainsi, en passant à la limite dans (1), on obtient la dérivabilité à gauche et à droite de m, et

m1g pxq “ ´1 et m1d pxq “ 1 .

8. Soit px, yq P R2 . Si x “ y, l’inégalité est triviale. On peut donc supposer x ‰ y, et vu le rôle symétrique de x
et y, on peut supposer que x ă y.
‚ Supposons dans un premier temps que m est dérivable sur sx, yr, et plus précisément même, que l’intervalle
sx, yr ne contient aucun zéro des dérivées successives P pkq (k P v0, n ´ 1w) de P . Alors, en appliquant
l’inégalité triangulaire à l’expression obtenue en 7(b) :
n k´1
|P 1 pxq| ` |ppkq pxq| mpxq
ř
pk´1q!
k“2
@z Psx, yr, |m1 pzq| ď n “ 1.
k´1
|P pkq pxq| mpxq
ř
pk´1q!
k“1

Ainsi, la fonction m étant continue sur rx, ys, dérivable sur sx, yr, l’inégalité des accroissements finis amène :

|mpyq ´ mpxq| ď |y ´ x|.

‚ Si sx, yr contient des zéros des dérivées P pkq , pour P v0, n ´ 1w, ces zéros sont en nombre fini (un polynôme
non nule admet un nombre fini de racines). Notons-les x1 , ¨ ¨ ¨ , xN , numérotés de sorte que

x ă x1 ă x2 ă ¨ ¨ ¨ ă xN ă y.

En notant x “ x0 et y “ xN `1 , on est dans les hypothèses précédentes sur chacun des intervalles sxi , xi`1 r,
pour i P v0, N w. Ainsi, d’après l’inégalité triangulaire,
N
ÿ N
ÿ N
ÿ
|mpyq ´ mpxq| ď |mpxi`1 q ´ mpxi q| ď |xi`1 ´ xi | “ pxi`1 ´ xi q “ y ´ x “ |y ´ x|.
i“0 i“1 i“1

Dans tous les cas, on obtient donc |mpyq ´ mpxq| ď |y ´ x| .


9. On admet l’existence de :
mpxq mpxq
m´ “ lim et m` “ lim .
xÑ´8 |x| xÑ`8 |x|
(a) On a, pour tout x P R :
n ˙k
|P pkq pxq|
ˆ
|P pxq| ÿ mpxq
“ ¨ . (2)
|x|n k“1
k!|x|n´k |x|

Or, |P pkq pxq| „ |an |npn ´ 1q ¨ ¨ ¨ pn ´ k ` 1q|x|n´k , donc


xÑ`8

|P pkq pxq|
ˆ ˙
n
lim n´k
“ |an | .
xÑ`8 k!|x| k

En passant à la limite dans (2), et en simplifiant par |an | ‰ 0 :

n ˆ ˙ n ˆ ˙
ÿ n ÿ n
1“ mk` donc: 1´ mk` “ 0 .
k“1
k k“1
k

n ˆ ˙
ÿ n
On obtient de même 1 ´ mk´ “ 0
k“1
k

6
(b) D’après la formule du binôme, il vient donc :
p1 ` m´ qn “ p1 ` m` qn “ 2.
Comme m´ et m` sont positifs, il vient :
?
n
m´ “ m` “ 2´1 .

10. Soit f la fonction définie sur R par :


& mpxq
$
si x R Z
f pxq “ dpx, Zq
1 si x P Z.
%

‚ La fonction m est continue sur R (question 6), ainsi que la fonction d. En effet, étant donné x P R et ą 0,
soit y Psx ´ ε, x ` r. On a alors :
@z P Z, |x ´ z| ´ |x ´ y| ď |y ´ z| ď |y ´ x| ` |x ´ z| donc: |x ´ z| ´ ε ď |y ´ z| ď |x ´ z| ` ε.
En passant au minimum dans cette inégalité,
dpx, Zq ´ ε ď dpy, Zq ď dpx, Zq ` ε.
Cela prouve bien la continuité de d (avec η “ ε dans la définition).
On en déduit que f est continue en tout point x en lequel d ne s’annule par, donc f est continue sur RzZ.
‚ Soit x P Z, il existe η tel que x soit la seule racine de P dans sx´2η, x`2ηr. Ainsi, pour tout y Psx´η, x`ηr,
dpy, Zq “ |x ´ y|. Par conséquent, pour tout y Psx ´ η, x ` ηr, puisque mpxq “ 0,
ˇ ˇ
mpyq ˇ mpyq ´ mpxq ˇ
f pyq “ “ ˇˇ ˇ ÝÑ |m1 pxq| “ 1 “ f pxq,
dpy, Zq y´x ˇ yÑx` d

d’après 7(d). De même, lim f pyq “ |m1g pxq| “ 1. On en déduit que f est continue en x.
yÑx´
‚ Ainsi, f est continue sur R.
‚ On a, pour x ą maxpZq :
x x
“ ÝÑ 1,
dpx, Zq x ´ maxpZq xÑ`8
mpxq ?
n
?n
donc f pxq „ ÝÑ 2 ´ 1. De même, lim f pxq “ 2 ´ 1.
`8 x `8 xÑ´8
‚ Ainsi, f est une fonction continue, admettant la même limite ℓ ą 0 en `8 et ´8.
˚ Par définition de la limtie, il existe A ă B tels que pour tout x ă A, f pxq ą 2ℓ et pour tout x ą B,
f pxq ą 2ℓ
˚ f étant continue sur le segment rA, Bs, elle y admet un minimum β, atteint en un certain point x0 . Par
˘ f est strictement positive, donc β “ f px0 q ą 0.
ailleurs, de par sa définition,
˚ Soit alors αn “ min β, 2ℓ ą 0. On a bien
`

@x P R, f pxq ě αn .
‚ On en déduit immédiatement que pour tout x P RzZ,

αn dpx, Zq ď mpxq ,

l’inégalité étant aussi trivialement vraie pour x P Z (les deux membres sont nuls dans ce cas).

Partie II – Détermination d’un intervalle de R contenant toutes les racines de P

1. On peut factoriser par xn , pour que l’unique terme de signe différent des autres soit un constante et disparaisse
dans la dérivation. Ainsi, on définit sur R˚` une fonction
n´1
ÿ
g : x ÞÑ 1 ´ |ak |xk´n .
k“0

Puisque pour tout x P R˚` , n


Qpxq “ x gpxq, Q est de même signe que g, et s’annule aux mêmes points. Or, pour
tout x P R˚` ,
n´1
ÿ
g 1 pxq “ ´ |ak |pk ´ nqxk´n´1 ą 0.
k“0
On en déduit que g est strictement croissante, donc s’annule au plus une fois, en passant du signe négatif au
signe positif. Comme Qp0q “ ´|an | ă 0 et lim Qpxq “ `8, ce changement de signe a bien lieu.
xÑ`8

Ainsi, Q s’annule en une unique valeur y0 , et est négatif sur r0, y0 s et positif sur ry0 , `8r.

7
2. Soit x P Z. On a :
n´1
ÿ n´1
ÿ
xn ak xk “ 0 donc: xn “ ´ ak xk ,
k“0 k“0
et en appliquant l’inégalité triangulaire :
n´1
ÿ
|x|n ď |ak ||x|k donc: Qp|x|q ď 0.
k“0

D’après le signe obtenu pour Qpyq dans la question précédente suivant la position de y par rapport à y0 , on a
donc |x| ď y0 . Si r ą 0 vérifie Qprq ą 0, il vient donc aussi r ą y0 et donc r ě |x|.
Cette inégalité étant vraie pour tout x P Z, r ě x0 “ max |x| .
xPZ

Remarquez qu’on n’a besoin que de Qprq ě 0 pour arriver à cette conclusion, fait qu’on utilisera un peu plus
loin.
n´1
ř
3. Posons α “ |ak |. On a :
k“0

n´1
ÿ n´1
ÿ
Qp1q “ 1 ´ |ak | “ 1 ´ α et Q pαq “ αn ´ |ak |αk .
k“0 k“0

‚ Si α ă 1, alors Qp1q ą 1, et donc x0 ď 1 puis x0 ď maxp1, αq.


‚ Si α ě 1, alors
n´1
ÿ
Qpαq ě αn ´ |ak |αn´1 “ αn ´ αn “ 0.
k“0

On obtient donc x0 ď α donc x0 ď maxp1, αq, d’après la question précédente, étendue au cas d’égalité.
˜ ¸
n´1
ÿ
Ainsi, x0 ď max 1, |ak | .
k“0

4. Soit R : x ÞÑ px ´ 1qP pxq. On a :


˜ ¸
n´1
ÿ n´2
ÿ
n i
@x P R, Rpxq “ px ´ 1q x ` ai x “ xn`1 ` pan´1 ´ 1qxn´1 ` pak´1 ´ ak qxk ´ a0 .
k“0 k“1

En utilisant le résultat précédent sur R, dont les racines sont Z Y t1u, on obtient :
˜ ¸
n´1
ÿ
x0 ď max |x| ď max 1, |an´1 ´ 1| ` |ak ´ ak´1 | ` |a0 | .
xPZYt1u
k“1

Or, en utilisant l’inégalité triangulaire :


ˇ ˇ
n´1
ÿ ˇ n´1
ÿ ˇ
|an´1 ´ 1| ` |ak ´ ak´1 | ` |a0 | ě ˇan´1 ´ 1 ` pak ´ ak´1 q ` a0 ˇ “ 1,
ˇ ˇ
ˇ ˇ
k“1 k“1

n´1
ÿ
donc x0 ď |an´1 ´ 1| ` |ak ´ ak´1 | ` |a0 |.
k“1
2ai´1
5. Soit an “ 1. Soit i P v1, nw tel que soit maximal.
ai
2ai´1 a0
‚ Supposons dans un premier temps que ě . On a
ai a1
ˆ ˙ ˆ ˙n n´1 ˆ ˙k
ai´1 2ai´1 ÿ 2ai´1
Q 2 “ ´ ak .
ai ai k“0
ai

Par choix maximal de i, pour tout k P v2, nw ; ak aai´1


i
ě ak´1 , donc, en itérant,
ˆ ˙k´1
ai´1
ak ě a1 .
ai
a0
ceci reste trivialement pour k “ 1. Ainsi, en comparant à a1 :
ˆ ˙k
ai´1 1
@k P v1, nw , ak ě a0 .
ai 2

8
On a donc : ˜ ¸
ˆ ˙ n´1
ai´1 1 ÿ
Q 2 ě a0 2 n ´ 2k ´ 2 “ 0.
ai 2 k“1

On a alors, d’après II-2, augmenté du cas d’égalité, x0 ď 2 aai´1


i
.
ai´1 a0
‚ Supposons maintenant que 2 ă . On calcule de même :
ai a1
ˆ ˙ ˆ ˙n n´1 ˆ ˙k
a0 a0 ÿ a0
Q “ ´ ak .
a1 a1 k“0
a 1

ak 1 a0
Cette fois-ci, on a pour tout k P v1, n ´ 1w, ď , donc
ak`1 2 a1
ˆ ˙k
a0 a0
@k P v1, nw , ak ď 2k´1 a1 ¨ “ 2k´1 a0 .
a1 a1
Ainsi : ˜ ¸
ˆ ˙ n´1
a0 n´1
ÿ
k´1
Q “ a0 2 ´ 2 ´1 “ 0.
a1 k“1
a0
On conclut de même que dans ce cas, x0 ď
a1
ˆ ˙
|an´2 | |a1 | |a0 |
‚ Dans les deux cas, on peut conclure : x0 ď max 2|an´1 |, 2 ,...,2 , .
|an´1 | |a2 | |a1 |

6. ‚ Soit P “ X 2 ` X ` 1 . La question II-4 donne x0 ď 1 alors que la question II-5 donne x0 ď 2. Donne II-4
est meilleur pour ce polynôme. Plus généralement, P “ X n ` X n´1 ` ¨ ¨ ¨ ` 1 convient.
‚ Soit P “ X 2 ` 41 X ` 81 . La question II-5 donne x0 ď 21 alors que la question II-4 donne x0 ď 43 ` 18 ` 81 “ 1.
D’ailleurs, lors de la preuve de II-4, il est apparu qu’on ne peu pas obtenir par cette inégalité mieux que
x0 ď 1.
Sauriez-vous, pour tout λ Ps0, 1r, trouver un polynôme de degré n quelconque tel que II-5 donne x0 ď λ ?

Partie III – Algorithme d’exclusion


Et voilà le plus beau de l’histoire ! J’ai personnellement trouvé cela magnifique en le découvrant !
1. On a y0 “ ´R et pour tout n P N, yn`1 ě yn ` 2ε , où ε
2 ą 0. Le principe d’Archimède nous garantit
qu’ il existe n0 tel que yn0 ą R .
2. On le montre par récurrence sur n :
Soit, pour tout n dans N, la propriété Ppnq: Z X r´R, ynrĂ Fn,ε .
‚ C’est trivialement vrai pour n “ 0, puisque r´R, y0 r“ ∅.
‚ Soit n P N, et supposons Ppnq vrai. Alors :
˚ Si mpyn q ě 2ε , en particulier, P pyn q ‰ 0 (cela nécessiterait mpyn q “ Oq), et d’après I-4, on a même, pour
tout y P ryn , yn ` mpyn qr, P pyq ‰ 0. Donc ryn , yn ` mpyn qrXZ “ 0. On a alors :

Z X r´R, yn`1 r“ pZ X r´R, ynrq Y pZ X ryn , yn`1 rq “ pZ X r´R, yn rq Ă Fn,ε “ Fn`1,ε .

˚ Sinon, soit k strictement positif minimal tel que mpyn ` kεq “ mpyn`1 q “ě 2ε . Puisque mpyn`1 q ě 2ε ,
le même raisonnement que plus haut montre que pour tout y Psyn`1 ´ mpyn`1 q, yn`1 s, f pyq ‰ 0, donc
syn`1 ´ mpyn`1 q, yn`1 s X Z “ ∅. Ainsi :

Z X r´R, yn`1 r“ pZ X r´R, ynrq Y pZ X ryn , yn`1 ´ mpyn`1 qsq Ă Fn,ε Y ryn , yn`1 ´ mpyn`1 qs “ Fn`1,ε .

Ainsi, dans les deux cas, la propriété Ppn ` 1q est vérifiée.


Par conséquent, Pp1q est vraie, et pour tout n dans N, Ppnq entraîne Ppn`1q. D’après le principe de récurrence,
Ppnq est vraie pour tout n dans N.
Puisque pour n “ n0 , Z Ă r´R, Rs Ă r´R, ynr, on obtient bien : Z Ă Fn0 ,ε .
3. Soit x P Fn0 ,ε . Il existe donc un n P N tel que x P ryn , yn`1 ´ mpyn`1 qs, où mpyn q ă 2ε , et yn`1 “ yn ` kε, où k
est l’entier strictement positif minimal tel que mpyn ` kεq ě 2ε . Comme mpyn`1 q ě 2ε , x P ryn , yn ` pk ´ 1qε ` ε2 s.
Il existe donc ℓ P v0, k ´ 1w tel que |x ´ pyn ` ℓεq| ď 2ε . On a alors, d’après I-8 :
ε
|mpxq| ´ |mpyn ` ℓεq| ď |mpxq ´ mpyn ` ℓεq| ď |x ´ pyn ` ℓεq| ď .
2

9
Or, par définition de k, pour tout ℓ P v0, k ´ 1w,mpyn ` ℓεq ă 2ε , d’où :
ε ε
mpxq ă dpx, Zq ă ,
puis: αn

d’après I-10. Ainsi, il existe z P Z tel que x P Bpz, αn q, donc x P Zε .


Cela prouve bien l’inclusion Fn0 ,ε Ă Zε .
4. Si on ne connaît mpxq qu’à η près, qu’on doit supposer petit par rapport à ε (sinon on a du mal à trouver de
la pertinence à une comparaison à 2ε , il faut s’arranger pour faire entrer cette approximation dans la marge
d’erreur ε souhaitée au bout. Supposons donc η suffisamment petit pour que ce qui suit ait un sens. On note
m̃pxq la valeur calculée de mpxq.
‚ Si m̃pyn q ě ε2 ´ η, alors mpyn q ě 2ε ´ 2η, et le même raisonnement que plus haut permet d’affirmer qu’il n’y
a pas de racine dans ryn , yn ` m̃pyn q ´ ηs. On pose donc yn`1 “ yn ` m̃pyn q ´ η et Fn`1,ε “ Fn,ε .
‚ Si m̃pyn q ă ε2 ´ η, on recherche comme plus haut le plus entier k tel que m̃pyn ` kpε ´ 2ηqq ě 2ε ´ η, et on
construit yn`1 “ yn ` kpε ´ ηq, et

Fn`1,ε “ Fn,ε Y ryn , yn`1 ´ m̃pyn`1 q ` ηs.

Le même argument que plus haut permet de s’assurer qu’il n’y a pas de racine dans ryn`1 ´m̃pyn`1 q`η, yn`1 s,
et par ailleurs,
ε ε
ryn , yn`1 ´ m̃pyn`1 q ` ηs Ă ryn , yn ` kpε ´ 2ηq ´ ` 2ηs “ ryn , yn ` pk ´ 1qpε ´ 2ηq ` s.
2 2
On a alors, comme précédemment, pour tout x P ryn , yn`1 ´ m̃pyn`1 q ` ηs, l’existence d’un y “ yn ` ℓpε ´ ηq
tel que :
ε ε
m̃pyq ă ´ η et |y ´ x| ď .
2 2
Ainsi, d’après I-8 :
|mpxq| ď |mpxq ´ mpyq| ` |mpyq| ď |x ´ y| ` m̃pyq ` η ă ε,
et on termine comme plus haut.
Pour que l’algorithme décrit ainsi se termine, il faut essentiellement que les pas restent minorés par une constante
strictement positive, ce qui est assuré dès lors que η ă ε4 . Pour l’implémentation qui suit, nous prendrons η “ 8ε
5. Je réponds à toutes les questions de programmation dans un même programme. J’ai renommé certaines fonc-
tions, et j’ai utilisé la réponse de la question III-4 pour absorber l’erreur d’approximation du calcul de m.

def derivepoly(P):
"""Dérivation formelle du polynôme P"""
# la ligne précédente apparaîtra dans l’aide associée au
# module dedieuyacoubsohn, après import, lors de la description
# de toutes les fonctions du modules. Essayez!
return([i*a for (i,a) in enumerate(P) if i > 0])

def evaluepoly(P, x):


"""évaluation du polynôme P en x"""
d = len(P)-1
S = P[d] #initialisation de la somme
for i in range(d,0,-1): #calcul par l’algorithme de Hörner
S = S * x + P[i-1]
return(S)

def polyM(P,x):
"""Calcul de la fonction M de l’algo de DY,comme polynôme formel en t"""
M = [abs(evaluepoly(P,x))]
factorielle = 1
for k in range(1,len(P)):
P = derivepoly(P)
factorielle = k * factorielle
[Link](-abs(evaluepoly(P, x)) / factorielle)
return(M)

def zeropolyM(P,x,eta):
"""Recherche du zéro positif de M(x,t), c’est-à -dire m(x), à eta près"""

10
M = polyM(P,x) # calcul de M(x,t)
k = 1 #recherche d’un intervalle de longueur 1 contenant m(x)
while evaluepoly(M,k) > 0:
k+=1 #à la sortie, l’intervalle [k-1,k] contient m(x)
a = k-1
b = k #initialisation des bornes de la dichotomie
while b - a > eta:
if evaluepoly(M,(a + b) / 2) < 0:
b = (a + b) / 2
else:
a = (a + b) / 2
return((a + b) / 2) # on retourne le milieu du segment final

def coefficientspositifs(P):
"""Test de stricte positivité des coefficients de P"""
k = 0
n = len(P)
while k < n:
if P[k] <= 0:
return(False)
k += 1
return(True)

def borneracines(P):
"""Recherche d’un intervalle [-R,R] contenant les racines de P"""
n = len(P) - 1 # Calcul du polynôme unitaire de mêmes racines
for (i,a) in enumerate(P):
P[i] = a / P[n]
S = 0 #première inégalité
for i in range(n):
S += abs(P[i])
R1 = max(1,S) #deuxième inégalité
R2 = abs(P[n-1] - 1) + abs(P[0])
for i in range(1,n):
R2 += abs(P[i] - P[i-1])
if coefficientspositifs(P): #test de validité de la troisième inégalité
liste = [2 * abs(P[k-1]) / abs(P[k]) for k in range(2,n+1)]
[Link](abs(P[0]) / abs(P[1]))
R3 = max(liste)
try:
return(min(R1,R2,R3)) # on retourne la meilleure des 3 valeurs
except:
return(min(R1,R2)) # ou des 2, si la troisième n’a pas été définie

def DedieuYacoubsohn(P,eps):
"""Algorithme de Dedieu-Yacoubsohn pour localiser
finement les racines de P"""
F = [] #liste des bornes
R = borneracines(P)
y = -R #initialisation de y_0
eta = eps / 8
while y <= R:
m = zeropolyM(P,y,eta)
if m >= eps / 2 - eta:
y = y + m - eta
else:
k = 1
pas = eps - 2 * eta
while zeropolyM(P,y+k*pas,eta) < eps / 2 - eta:
k += 1
z = y + k * pas
m = zeropolyM(P,z,eta)

11
if z - m + eta >= y:
[Link](y)
[Link](z-m+eta)
y = z
return(F)

Avec le polynôme X 3 ´ 6X 2 ` 11X ´ 6, et une erreur de 0.00001 la réponse renvoyée est :


[0.9999999862645166, 1.0000000104345814, 1.9999999882601298,
2.000000012430195, 2.999999985453415, 3.0000000096234802]
Avec le polynôme X 2 ´ 1 et une erreur de 10´10 , la réponse renvoyée est :
[-1.4142135623849021, -1.4142135623592478, 1.4142135623578393, 1.4142135623834937]
Plutôt pas mal, non ?

12

Vous aimerez peut-être aussi