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Liberté : Définition et Enjeux Philosophiques

Le document présente une réflexion sur la notion de liberté. Il explore différentes acceptions de la liberté, notamment comme absence totale de contrainte ou libre-arbitre, et les obstacles possibles comme le déterminisme ou le fatalisme. Il examine également le rapport entre la liberté et la loi.

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Liberté : Définition et Enjeux Philosophiques

Le document présente une réflexion sur la notion de liberté. Il explore différentes acceptions de la liberté, notamment comme absence totale de contrainte ou libre-arbitre, et les obstacles possibles comme le déterminisme ou le fatalisme. Il examine également le rapport entre la liberté et la loi.

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Introduction

On désigne généralement la liberté comme l'état de celui qui n'est soumis à


aucun contrainte . La liberté est ainsi considérée comme une valeur
fondamentale à laquelle on ne saurait se départir sans perdre sa dignité
d'homme .
Néanmoins , même si la liberté est essentielle pour l'homme , il est difficile d'en
circonscrire le sens avec précision , l'ambiguïté étant une caractéristique de ce
concept .
Notre réflexion sur la liberté nous mènera à exposer ses principales
acceptions .
Pour l'homme du sens commun , être libre signifie agir sans contrainte .
Cependant , l'homme ne peut pas vivre dans la société et dans la nature sans
rencontrer d'obstacles.
Comment l'homme jouit il de la liberté ?
Quels sont les freins à cette liberté ?

I) Le Libre-arbitre ou la liberté comme absence totale de contrainte .


Du latin “ liberum arbitrium " contraction de “ libre arbitre de la volonté " , de
“ pouvoir d'agir à sa guise " , le libre-arbitre désigne la liberté de la volonté c'est
à dire la possibilité de faire une chose ou de ne pas le faire selon son bon
vouloir et sans aucune forme de
motivation.
Du point de vue de la volonté , l'homme bénéficie d'une liberté infinie . En
d'autres termes , la volonté de l'homme dans tout son déploiement ne connait
aucune limite .
Seulement , il s'agit d'une liberté d'indifférence car vouloir ne signifie pas
toujours pouvoir.
Cette capacité de s'abstenir face à une situation est considérée par Descartes
comme le plus bas degrés de la liberté.
La liberté comme absence de contrainte peut être illustrée à travers l'exemple
de l'acte gratuit . Un acte gratuit est un acte sans motivation et purement
désintéressé . André Gide le montre dans son roman intitulé les caves du
Vatican où il met en scène un personnage atypique dénommé Lafcadio qui
précipite dans le vide un vieillard avec qui il partageait le train dans l'unique
but d'accomplir un acte gratuit . Une façon pour lui d'affirmer sa liberté.
Cependant, l'acte de Lafcadio est il réellement gratuit ? Peut il être considéré
comme un acte libre ? Si l'on en croit Sigmund Freud , toute action humaine est
susceptible d'être expliquée par des mobiles conscients ou inconscients. Ainsi ,
Lafcadio aurait agi sous l'impulsion de «l'instinct criminel» sans le savoir .
En outre la liberté ne se prouve pas comme le dit Kant : « la liberté ne se
prouve pas elle s'éprouve » . Ainsi , en essayant de prouver sa liberté Lafcadio
finit par la perdre car il en devient l'esclave . Néanmoins , reconnaître à
l'homme le libre-arbitre permet de donner un fondement au concept de la
responsabilité humaine et de légitimer la justice .
C'est ainsi que Jean Paul Sartre dans son œuvrage l'existentialisme est un
humanisme affirme que reconnaître la liberté absolue à l'homme permet de
faire de lui un être entièrement responsable de ses actes et de ses choix . Il
soutiendra que « l'homme est libre , il est liberté » , il ajoutera que « l'homme
est condamné à être libre »
Cependant la conception de la liberté comme absence de contrainte présente
des limites évidentes .
En effet , l'homme ne saurait vivre dans la société et dans la nature sans
rencontrer d'obstacles .

II) Déterminisme et Fatalisme : obstacles à la liberté


Selon le déterminisme , tout ce qui existe dans le monde est le produit de la
relation de cause à effet. Tout est soumis à la nécessité dans cet univers . Il n'y
aucune place pour la liberté.
Pour le philosophe déterministe Baruch Spinoza ( 1632-1677) , l'homme
n'échappe pas à cette loi : il n'est pas “un empire dans un empire" . Ce n'est
qu'une partie de la nature . Si nous nous croyons libre c'est parcequ'on ignore
les cause qui nous font agir . Le libre arbitre est une illusion issue de notre
ignorance . “Les homme se trompent lorsqu'ils pensent être libres et cette
opinion consiste en ce là qu'ils sont conscients de leurs actions mais ignorent
les causes qui les déterminent ".
A la différence du déterminisme , le fatalisme pose que le cours des choses est
gouverné par une puissance mystérieuse . De ce fait la liberté de l'homme est
niée . Le libre arbitre n'est qu'un fantasme , chaque chose étant déjà
prédestinée.
Ainsi, Bossuet affirme que toutes les entreprises humaines ne sont que des
moyens mis en œuvre inconsciemment par les hommes à des fins divines .

Cette croyance se retrouve en particulier dans l'antiquité grecque : nul ne peut


échapper à son destin peu importe les efforts qu'il fait . L'homme est un jouet
entre les mains de Dieu.
On distingue en outre trois sortes de fatalisme : le fatalisme stoïcien qui
procure la paix à l'âme par soumission à l'ordre nécessaire du monde , Epictète
dira “ ne demandes pas que les choses arrivent comme tu les désires mais
désires les telles qu'elles arrivent ainsi tu seras heureux" , le fatalisme
mahométan qui impliquera l'inutilité de l'effort et le fatalisme chrétien qui croit
à la bonté de la Providence .
La question de la liberté humaine est sévèrement remise en doute . Mais si elle
existe réellement , la liberté n'est elle pas anéantie par la loi ?

III) Rapport entre la liberté et la loi


Si la loi nous paraît souvent comme une entrave à la liberté , sans elle il n'y
aura pas de liberté . C'est ce que dit Kant “ la colombe, légère dans son vol ,
imagine qu'elle volerait plus vite dans le vide parce qu'elle subit la résistance de
l'air . Mais , ignore que sans air elle ne volerait pas du tout ”
De même beaucoup d'hommes pensent qu'ils seraient plus libres sans les lois ,
ils se montrent là aussi ignorant que la colombe de Kant car sans ces
contraintes ils ne pourraient plus du tout exercer leur liberté.
La loi permet de réguler la liberté de chacun pour assurer la liberté de tout le
monde .
Ma liberté s'arrêtant là où commence celles des autres , un excès de liberté
mènerait à l'anarchie. Toutefois , il ne suffit pas d'obéir à la loi pour être libre ,
cette loi pouvant provenir d'une tyrannie . Pour résoudre ce problème
Rousseau suggère qu'il faut être l'auteur des lois auxquelles on obéit ; c'est le
principe du contrat social .
Sur le plan politique , le contrat social garantit la sauvegarde de la liberté par le
vote : les hommes choisissent les lois auxquelles ils sont soumis , non pour un
intérêt particulier mais pour le bien commun .
De même sur le plan moral Kant rejoignant Rousseau , montre que la loi de la
moralité et de la bienséance à laquelle nous nous soumettons ne nous est pas
imposée par l'extérieur mais par notre propre conscience , on est libre
lorsqu'on obéit au commandement moral parce qu'on se le prescrit soi même .
C'est ce que Locke affirme en disant “ où il n'y a point de loi , il n'y a point de
liberté " et Hegel “ l'Etat permet à la liberté de ce réaliser "
Rousseau affirme que c'est pour les libertés que les hommes ont fait naître la
loi civile . L'état doit être garant de la liberté individuelle de ses membres. En
obéissant à la loi le citoyen assure sa liberté . "L'obéissance à la loi qu'on s'est
prescrite est liberté "

Conclusion
Définie comme une absence de contraintes , la liberté est une notion
complexe. En effet pour les philosophes être libre ne signifie pas agir sans
contrainte mais plutôt se conformer aux exigences de la raison.
Ainsi , l'homme est libre même s'il doit pour cela obéir à une loi la contraignant
à respecter celle des autres et à assumer la responsabilité de ses actes , il est
condamné à être libre.

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