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Reproduction sexuée des algues : cycles et stratégies

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UE COSE1001 Cours de Biologie des organismes végétaux.

Résumé du cours n°3


La reproduction sexuée – reproduction sexuée des algues

La reproduction sexuée permet la réalisation d’un nouveau génotype par fécondation de


deux cellules haploïdes porteuses chacune, à la suite de la méïose, de la moitié du génome de
chacun des deux parents. Au-delà de son rôle dans le maintien et le développement d’une
population, la reproduction sexuée a aussi un rôle essentiel dans la création d’une diversité
génétique seule à même de permettre adaptations et évolutions.
Le cycle de reproduction sexuée des végétaux comporte, comme celui des animaux une
alternance de phases chromosomiques haploïdes et diploïdes rythmées par méïose et
fécondation. A la différence des animaux, le cycle des végétaux est digénétique car deux
générations d’organisme s’y succèdent : un sporophyte à 2n chromosomes (diploïde) produit
des spores méïotiques à n choromosomes (haploïdes) par la sporogenèse. Ces spores ne sont
pas des gamètes, mais se développent pour former un deuxième organisme, un gamétophyte n.
Celui-ci forme par la suite des gamètes n, qui fusionnent deux à deux pour former un zygote
2n qui régénère un nouveau sporophyte.
Les structures productrices des spores méïotiques et des gamètes sont des cellules
spécialisées chez les thallophytes, respectivement appelées sporocystes et gamétocystes. Leur
équivalent chez les Embryophtes sont des organes reproducteurs spécialisés, les sporanges et
les gamétanges. La raison en est le besoin de protéger les cellules reproductrices, spores et
gamètes, de l’environnement terrestre plus agressif que l’environnement aquatique.
Les algues, qui forment un taxon très diversifié, et pas un clade, comportent une très
grande diversité de cycles de reproduction sexuée, digénétiques (avec les phases n et 2n
isomorphes ou déséquilibrées dans un sens ou un autre), monogénétiques (n ou 2n ; il y a
cependant toujours une phase gamètes n et une phase zygote 2n), et même trigénétiques (chez
les algues rouges : présence de deux sporophytes successifs puis d’un gamétophyte). Leurs
modes de fécondation sont aussi très variés, depuis les modes très primitifs de l’hologamie et
de la conjugaison, jusqu’à la mérogamie, plus évoluée : différenciation de gamètes, cellules
haploïdes ayant la capacité de fusionner deux à deux, ainsi que leurs noyaux. Dans ce cadre,
l’isogamie (identité morphologique complète de tous les gamètes) est la forme la plus
primitive, et suppose l’existence de types sexuels différents, aptes à éviter la consanguinité
lors de la fécondation (cas de tous les champignons et de certaines algues). La sexualisation
mâle/femelle des gamètes répond à une stratégie d’économie des réserves nutritives
accumulées dans les gamètes et d’efficacité de la fécondation. Dans le cadre de l’anisogamie,
la forme extrême de cette sexualisation est l’oogamie, avec un petit nombre de gros gamètes
femelles (chargés de réserves) non dotés de flagelles (non mobiles) et un très grand nombre de
petits gamètes mâles flagellés et sans réserves.
Trois cycles de reproduction sexués sont décrits chez l’algue verte foliacée Ulve de mer
(cycle digénétique isomorphe, avec anisogamie) ; chez l’algue verte unicellulaire
Chlamydomonas (cycle monogénétique haplophasique, avec isogamie) ; chez l’algue brune à
thalle complexe Fucus vésiculeux (cycle monogénétique diplophasique, avec oogamie).
La tendance évolutive de la reproduction sexuée chez les algues est de privilégier les
formes diploïdes, en général plus grandes et plus armées pour résister et s’adapter à des
milieux difficiles que les formes haploïdes. La sexualisation des gamètes et la fécondation par
oogamie sont également considérées comme des solutions plus évoluées que l’isogamie, voire
que la conjugaison et que l’hologamie. Le Fucus vésiculeux apparaît ainsi comme une algue
évoluée.

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