Géologie[modifier
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Histoire géologique[modifier | modifier le code]
L'ouverture de l'océan Atlantique commence par une phase de rifting au niveau de l'Atlantique
central, lié à des phénomènes distensifs post-varisque. Au Permien, le domaine continental entre
l'Amérique et l'Afrique du Nord-Ouest subit une surrection qui conduit à un début de dislocation
de cette zone continentale. Un important volcanisme a lieu qui conduit à la formation de
la province magmatique centre atlantique.
Au Trias s'initie une phase de rifting au niveau des marges du Maroc et de la Nouvelle-Écosse17.
L'accrétion de plancher océanique s'initie dès la fin du Sinémurien18 et se poursuit jusqu'à
aujourd'hui. Enfin, l'ouverture de l'Atlantique Nord a lieu à l'Éocène, il y a environ 50
millions d'années.
Formation[modifier | modifier le code]
L'ouverture de l'Océan Atlantique est le résultat de la fragmentation du supercontinent de
la Pangée, et de la migration des continents africain, sud-américain, eurasien et nord-
américain au cours du Méso-Cénozoique.
Les premiers épisodes de rifting de l'océan Atlantique central démarrent au niveau des marges
ouest-africaines et nord-américaines au Trias moyen et perdurent
jusqu'à l'océanisation au Jurassique inférieur19. Les premières phases d'accrétions de planchers
océaniques sont débattues entre le Sinérmurien20 et le Toarcien21. Dans la stratigraphie générale
décrites sur les marges conjuguées nord-américaines et ouest-africaines, les évaporites et les
séries « rouges » sédimentaires détritiques continentales triasiques sont recouvertes par des
formations épaisses de carbonates jurassiques22. L'ouverture de l'Atlantique est associée
également à la mise en place d'une province volcanique affectant l'ensemble de la région : les
basaltes de la province magmatique centre-Atlantique (CAMP basalts dans la litterature
anglophone) datés préciséments à 200 ±3 Ma (Hettangien)23.
Sa vitesse d'expansion actuelle est d'environ deux centimètres par an.
L'Océan Atlantique occupe un long bassin s'étendant du nord au sud, borné à l'ouest par
les Amériques, à l'est par l'Europe et l'Afrique. Il atteint une profondeur maximale de 8 605 m à
la fosse de Milwaukee près de Porto Rico. La dorsale médio-atlantique étant toujours active, la
création de plancher océanique y est encore observable (fumeurs noirs, laves en
coussins, hydrothermalisme…).
Géométrie des dorsales médio-océaniques[modifier | modifier le code]
En termes de bathymétrie, la dorsale médio-atlantique apparaît comme une chaîne de montagne
sous-marine causée par trois facteurs simultanés :
l'épaisseur de la croûte océanique y étant très faible, voire nulle (manteau porté à
l'affleurement), la dorsale ne subit pas l'effet « d'enfoncement » dans le manteau
marquant habituellement la croûte océanique qui est globalement dense ;
les cellules convectives mantelliques actives à la base des dorsales tendent à
appliquer une force dirigée vers le haut à l'aplomb de ces dernières ;
enfin, la croûte océanique au niveau des dorsales est plus jeune, donc plus chaude
et donc globalement moins subsidente.
La dorsale médio-atlantique s'étend depuis l'île Jan Mayen au nord jusqu'à environ 58° de
latitude sud, pour une largeur maximale de 1 600 km. Le centre de la dorsale est occupé par un
fossé profond de plus de 1 000 m et large de 25 à 50 km. De part et d'autre de ce fossé, la
dorsale s'élève à moins de 1 500 m au-dessous du niveau de la mer, plusieurs montagnes
s'élèvent même au-dessus de l'eau et forment des îles.
L'Atlantique Sud possède une dorsale additionnelle, la dorsale de Walvis.
La dorsale médio-atlantique partage l'océan Atlantique en deux grandes dépressions dont la
profondeur varie entre 3 700 et 5 500 mètres. Des dorsales transverses les divisent en plusieurs
bassins.