Chapitre 1
Chapitre 1
La limite de la tension d'alimentation du réseau électrique est fonction du courant exigé par le
moteur pour fonctionner. Par exemple, un moteur de 50 HP va absorber 150 ampères pour
tourner sous 208/120 volts, mais seulement 50 ampères sous 600/347 volts. Par conséquent, il
ne serait ni économique ni pratique d'utiliser, pour une tension donnée, des moteurs dépassant
une certaine puissance nominale si le diamètre des conducteurs devient trop gros, tant pour
l'alimentation qu'à l'intérieur du moteur.
Monophasé
Les moteurs monophasés sont spécifiés pour une tension de 120/240 volts à 60 Hz.
Triphasé
Les moteurs triphasés de puissance inférieure à 100 HP sont disponibles pour des tensions de
200, 240/460, 460 ou 600 volts à 60 Hz. Les moteurs de 125 HP et plus acceptent des tensions
de 460, 600, 2400 ou 4160 volts à 60 Hz.
Tension et fréquence
Les moteurs peuvent être spécifiés pour fonctionner sous des tensions et des fréquences
différentes des valeurs classiques. Par exemple, on utilise des moteurs basse tension 400 Hz
dans l'industrie aéronautique et dans certaines applications d'outils d'exploitation minière.
1
Tableau 7-1 : Tension nominale du réseau par rapport à la tension de la plaque signalétique
du moteur
Tension nominale du réseau Tension de la plaque signalétique du moteur
120 – 1 phase 115
208/120 – 3 phases 200
240 – 1 phase or 3 phases 230
480/277 – 3 phases 460
600/347 – 3 phases 575
2400 – 3 phases 2300
4160/2400 – 3 phases 4000
Dans le choix d'un moteur pour une application particulière, on devra tenir compte des facteurs
suivants :
Le choix final se portera sur un moteur qui est disponible chez un fabricant et qui répond aux
spécifications prescrites ou les dépasse.
Les moteurs à induction triphasés sont prévus pour fonctionner de façon satisfaisante sous des
variations de tension de ± 10 %. Le Tableau 7-2 montre les effets d'une variation de tension de
10 % sur un moteur à induction type de classe B à pleine charge.
On doit éviter d'utiliser un moteur dont la tension d'alimentation n'est pas normalisée ou
n'est pas appropriée à celle du réseau. Par exemple, un moteur indiquant une tension de
440 V sur sa plaque signalétique est parfois raccordé à un réseau 480 V. Même si la tension
2
maximale permise pour ce moteur est de 484 V (110 % x 440), il n'existe aucune marge
pour une hausse éventuelle de la tension d'alimentation (par exemple, l'entreprise de
distribution d'électricité peut très bien fournir une tension de 500 volts et rester dans les
tolérances acceptables) étant donné que le moteur fonctionne déjà à sa limite de tension
maximale admissible. On devra utiliser un moteur de tension appropriée ou bien installer
un transformateur délivrant la tension voulue.
Pour qu'un moteur fonctionne adéquatement, le déséquilibre des tensions de phase doit être
inférieur à 1 %. Un déséquilibre de tension de 3,5 % occasionne une augmentation de
température de 25 % et un accroissement de courant de l'ordre de 6 à 10 fois la valeur du
déséquilibre de tension. Ces effets sont attribuables à la circulation des courants inverses dans
le moteur. Le déséquilibre de tension se calcule comme suit :
À titre d'exemple, si des tensions de ligne ont été mesurées à 600, 585, et 609 volts, la
moyenne est de 598 volts. L'écart maximal par rapport à la moyenne est de 13 volts (598-
585) et le déséquilibre de tension est donc de (13/598) x 100 =2,2 %.
Figure 7-1 : Facteur de déclassement des moteurs à induction triphasés à cage d'écureuil
en fonction du déséquilibre de tension
Facteur de puissance
3
Pour créer leurs champs électromagnétiques, la plupart des moteurs c.a. doivent absorber une
puissance réactive du réseau électrique. La puissance réactive, qui se mesure en kVAr, ne
produit aucun travail mécanique.
La puissance mécanique utile est produite par la puissance active fournie par le réseau
d'alimentation et se mesure en kilowatts (kW).
Le réseau de distribution fournit à la fois la puissance réelle (ou puissance active) et la puissance
réactive pour faire tourner le moteur. La somme vectorielle de la puissance active et de la
puissance réactive se nomme puissance apparente et s'exprime en kVA.
Si vous êtes facturés en kVA, vous payez pour la composante réactive de la puissance dont vous
ne tirez aucun travail utile. La mesure de la puissance réelle (kW) divisée par la puissance
apparente (kVA) se définit comme le "facteur de puissance". Le facteur de puissance ne peut
dépasser une valeur de 1 appelée facteur de puissance "unité" et s'exprime souvent par un
pourcentage, la valeur 1 correspondant à 100 %.
Afin d'améliorer leur facteur de puissance, les clients industriels installent des
condensateurs destinés à annuler la composante inductive des charges de moteurs. Dans
la Figure 7-2, le vecteur vertical situé au-dessus de la ligne correspondant à la puissance
réelle représente la composante inductive et le vecteur horizontal la puissance réelle. Le
vecteur de l'hypoténuse est égal à la racine carrée de la somme des carrés des vecteurs
puissance active et puissance réactive (voir l'équation sous la Figure 7-2). Le vecteur
vertical dirigé vers le bas sous la ligne horizontale représente la réactance capacitive.
Lorsque la réactance capacitive et la réactance inductive sont égales, les deux vecteurs
verticaux s'annulent l'un l'autre, ne laissant subsister que la composante de la puissance
réelle (correspondant à un facteur de puissance unité). Par contre, une capacitance
supérieure à l'inductance va se traduire par un facteur de puissance en avance (capacitif)
qui risque d'entraîner des problèmes de surtension et d'harmoniques. Pour éviter cette
situation, les condensateurs installés à l'entrée du branchement doivent être commutés en
fonction des besoins, ou mieux encore, les installer aux charges de moteurs.
4
Figure 7-2 : Triangle du facteur de puissance
Papillotement de la tension
Le démarrage de moteurs ou d'autres fortes charges entraînent une chute de tension sur le réseau
d'alimentation résultant de l'effet entraîné sur l'impédance du circuit par leurs courants d'appel
élevés; cette chute de tension se manifeste sous la forme d'un papillotement dans les circuits
d'éclairage. À mesure que le moteur prend de la vitesse, le courant retombe à des valeurs de
fonctionnement normales et la tension du réseau se rétablit. Ce papillotement devient
inacceptable lorsque l'amplitude de la chute de tension et la fréquence d'apparition dépassent
certains seuils. Ce seuil d'inconfort est représenté sur la courbe de papillotement de la tension
(Figure 7-3).
Certains appareils électroniques peuvent ne pas supporter le papillotement de tension aussi bien
que d'autres. Ce sont notamment les ordinateurs personnels, les téléviseurs et les automates
programmables (PLC). Bien que certains de ces appareils peuvent tolérer de légers épisodes de
papillotement, d'autres peuvent s'arrêter ou même subir des défaillances de composants.
À titre d'exemple, considérons un moteur de 5 HP alimenté par une artère 208 V qui
alimente également des circuits d'éclairage à 120 V (Figure 7-4).
5
Hypothèses : Moteur de 5 HP
Intensité de courant à pleine charge = 16 A
Courant de démarrage = 96 A
Impédance de l'artère = 0,06 Ω
Si le moteur est mis en marche une fois par heure, le point sur la courbe de papillotement
se situe alors dans la gamme d'inconfort (point A).
Pour corriger ce problème, on peut alimenter les circuits d'éclairage par une ligne
séparée, ou encore on peut réduire la baisse de tension sur la ligne. Dans ce cas, une chute
de tension de 3,6 % ou inférieure n'est plus incommodante.
L'alimentation des circuits d'éclairage par une ligne distincte ou encore l'amélioration de
la ligne existante constituent une approche fréquemment employée.
Une autre approche est celle d'un démarreur de moteur à tension réduite qui constitue
souvent une solution très économique.
6
b. Considérations à propos des moteurs
Moteur triphasé
Les moteurs à induction à rotor bobiné sont considèré comme le cheval de bataille de l'industrie
en raison de leur coût relativement peu élevé, leur haute fiabilité, et leur entretien minimal.
Les moteurs à induction triphasés à cage d'écureuil d'une puissance de 1 à 200 HP sont identifiés
selon leur type de construction : A, B, C ou D.
Les moteurs à induction à rotor bobiné sont très pratiques dans certaines applications du fait
que l'on peut modifier les circuits de leur rotor de façon à obtenir les caractéristiques de
démarrage et de fonctionnement voulues. Leurs balais nécessitent toutefois un entretien de
service.
7
glissement poinçonneuses,
élevés. cisailles, monte-
charge, extracteurs,
treuils et palans,
pompes de puits de
pétrole et étireuses.
Pour lesquelles un
couple de démarrage
Tout couple
élevé ou une régulation
inférieur ou Selon le Selon la
de vitesse limitée (2:1)
Rotor bobiné égal au 225-275 % couple de résistance
sont nécessaires et
couple de démarrage. du rotor
dans lesquelles une
décrochage
charge à inertie élevée
doit être accélérée.
Les moteurs du type B sont de loin les plus courants et ils conviennent à presque toutes les
applications, sauf celles où peuvent intervenir un couple de démarrage ou des charges de pointe
élevés.
Les moteurs du type A servent rarement dans des applications nouvelles car leur courant de
démarrage est plus élevé que celui des moteurs du type B pour un couple de démarrage
quasiment identique. Le type A ne figure dans ce guide qu'à titre exhaustif seulement.
C'est en raison de ses caractéristiques de fonctionnement qu'un moteur synchrone est parfois
choisi au lieu d'un moteur à induction. Les moteurs synchrones sont d'un coût nettement plus
élevé et ne sont donc utilisés que si leur choix se justifie sur la base des facteurs ci-après :
Vitesse :
Les moteurs synchrones fonctionnent à la vitesse synchrone sans baisse de vitesse sur toute leur
gamme de charges. On devra opter pour ces moteurs lorsqu'une vitesse précise et constante est
nécessaire.
Les moteurs synchrones peuvent produire de la puissance réactive pour corriger le faible facteur
de puissance du réseau d'alimentation, tout en produisant une puissance mécanique. Lorsqu'ils
fournissent de la puissance réactive, on dit que les moteurs synchrones fonctionnent avec un
facteur de puissance capacitif.
Les moteurs synchrones ont souvent un rendement énergétique supérieur à celui des moteurs à
induction, et plus particulièrement dans les gammes de puissances élevées.
Une règle empirique généralisée est qu'un moteur synchrone doit être choisi lorsque la
puissance nécessaire dépasse la vitesse (en tr/min.) du moteur.
8
Choix d'un moteur à courant continu
On choisit souvent un moteur c.c. lorsque qu'une régulation précise de la vitesse est nécessaire,
car le contrôle de la vitesse d'un moteur c.c. est plus simple, moins coûteux et couvre une
gamme de vitesses plus étendue que les systèmes de commande de vitesse des moteurs c.a.
On recherche souvent les moteurs c.c. lorsque l'on souhaite un couple de démarrage élevé et/ou
un surcouple élevé.
Ces moteurs conviennent par ailleurs aux équipements alimentés par piles ou accumulateurs.
Moteur monophasé
Les moteurs monophasés sont choisis en fonction du type de charge ou des applications
auxquelles ils sont destinés. Le Tableau 7-4 donne les types, caractéristiques et utilisations types
des moteurs monophasés.
Charges entraînées
Pour qu'un moteur puisse entraîner une charge de façon appropriée, il faut qu'il produise un
couple suffisant pour accélérer cette charge depuis l'arrêt jusqu'à la vitesse de fonctionnement,
et qu'il fournisse une puissance répondant à toutes les demandes éventuelles sans dépasser ses
limites théoriques.
Par exemple, un moteur ayant un couple de démarrage insuffisant pour la charge qui lui
est raccordée va ou bien ne pas tourner, ou bien être lent à l'accélération. Le courant de
9
démarrage risque de se prolonger trop longtemps et de faire déclencher alors la protection
contre la surcharge. Pendant qu'il est en fonctionnement, un moteur sous-dimensionné
peut décrocher si sa charge augmente subitement (par ex, lorsque l'on introduit trop de
feuilles dans une déchiqueteuse de documents).
Pour définir correctement les spécifications d'un moteur, on devra tenir compte des
caractéristiques ci-après de la charge.
Les moteurs devront être dimensionnés pour correspondre aux exigences en matière de vitesse
de fonctionnement et de couple de la charge. Les types de charges sont classés selon différents
régimes d'utilisation caractérisant le temps de fonctionnement et les variations de la charge.
Trois classes de régimes d'utilisation caractérisent la plupart des charges de moteurs : service
continu, service périodique et service intermittent.
La plupart des applications de moteurs sont du type à service continu. Ce régime d'utilisation
consiste essentiellement en une charge constante appliquée durant une période de temps de
longueur indéfinie.
Ce régime d'utilisation convient à des moteurs entrainant des charges variables bien définies et
qui se répètent. Exemple : une machine à mouler les plastiques par injection.
La puissance efficace est la racine carrée de la somme des puissances élevées au carré,
multipliées par l'intervalle de temps correspondant et divisées par la somme des intervalles de
temps.
Des moteurs de 6,07 HP, par exemple, n'existant pas sur le marché, le choix approprié
sera celui d'un moteur de la puissance assignée supérieure la plus proche, soit de 7,5 HP.
Service intermittent
d. Vitesse
Vitesse constante
(Exemple : ventilateur).
Vitesse constante
(Exemple : ventilateur).
À plusieurs vitesses
11
(Exemple : ventilateur de chaudière).
e. Démarrage et arrêt
Fréquence des démarrages et arrêts. Dans le cas de démarrages fréquents, s'assurer que la
température des enroulements et du circuit magnétique n'est pas supérieure aux
caractéristiques assignées du moteur.
Limites d'accélération. S'assurer que le moteur entraînant la charge atteint sa pleine vitesse
assez rapidement pour ne pas faire déclencher la protection de surcharge. À l'inverse,
certaines charges vont demander un certain temps avant d'atteindre leur pleine vitesse :
par exemple un convoyeur à bande. Dans ce cas, un entraînement à vitesse variable serait
justifié car il permettrait en outre de limiter le courant lors de la mise en marche.
g. Conditions environnementales
Conditions normales de service
Les valeurs assignées s'appliquent à des moteurs fonctionnant dans des conditions normales de
service.
Si le moteur doit fonctionner dans des conditions de service exceptionnelles, on devra consulter
le fabricant.
12
Les normes NEMA établissent également les conditions de service anormales types suivantes :
1. Exposition à :
1. des combustibles, explosifs, abrasifs ou poussières conductrices;
2. de la charpie ou des milieux de fonctionnement très sales où l'accumulation
d'impuretés peut nuire à une ventilation normale;
3. des vapeurs chimiques, gaz inflammables ou gaz explosifs;
4. des rayonnements radioactifs;
5. de la vapeur, de l'air salin ou de la vapeur d'huile;
6. des endroits humides ou très secs, la chaleur rayonnante, l'infestation d'animaux
indésirables, ou des milieux propices au développement de champignons;
7. des chocs et vibrations anormaux, ou des charges mécaniques de sources
externes;
8. des poussées axiales ou latérales anormales exercées sur l'arbre du moteur.
2. Conditions de fonctionnement dans lesquelles :
1. il se produit des écarts excessifs par rapport à la tension ou à la fréquence
assignées, ou aux deux simultanément (voir MG 1012.44 pour les moteurs à
courant alternatif et MG 1-16.64 pour les moteurs à courant continu);
2. le coefficient différentiel de la tension d'alimentation c.a. est supérieur à 10 %;
3. la tension d'alimentation c.a. est déséquilibrée de plus de 1 % (voir MG 1-12.45
et MG 1-14.35);
4. la puissance de sortie du redresseur alimentant un moteur c.c. est déséquilibrée
de telle sorte que la différence entre l'amplitude de crête la plus élevée et la plus
basse des impulsions de courant sur un cycle est supérieure à 10 % de l'amplitude
d'impulsion la plus élevée au courant d'induit assigné;
5. de faibles niveaux de bruit sont nécessaires.
3. Fonctionnement à des vitesses supérieures à la vitesse maximale assignée.
4. Fonctionnement dans un local mal ventilé, dans un puits ou en position inclinée.
5. Fonctionnement soumis à :
1. a. Des charges de torsion dynamiques.
2. Des surcharges anormales répétitives.
3. Un freinage par inversion ou freinage électrique.
6. Fonctionnement d'une machine à l'arrêt avec un enroulement alimenté en permanence,
ou d'une machine à service nominal temporaire dont l'un des enroulements est alimenté
en permanence.
7. Fonctionnement d'une machine à courant continu où le courant d'induit moyen est
inférieur à 50 % de l'intensité assignée à pleine charge durant une période de 4 heures,
ou fonctionnement continu à un courant d'induit inférieur à 50 % du courant assigné
durant plus de 4 heures.
h. Caractéristiques physiques
Enveloppe
L'enveloppe du moteur devra être choisie de manière à le protéger dans les conditions
d'environnement auquel il est destiné.
Le Tableau 7-6 présente la liste des enveloppes normalisées par les normes NEMA.
13
Tableau 7-6 : Enveloppes de moteurs normalisées
Types Caractéristiques
Ouvert :
Fonctionne sous des gouttes de liquide tombant à un angle avec la
Abrité (ODP)
verticale pouvant aller jusqu'à 15°.
Protégé contre les Fonctionne sous des gouttes de liquide tombant à un angle avec la
projections verticale pouvant aller jusqu'à 100°.
Protégé par des ouvertures de dimensions limitées (inférieures à ¾
Protégé
de pouce).
Semi-protégé Seule la partie supérieure du moteur est protégée.
Abrité totalement protégé Moteur abrité avec ouvertures de dimensions limitées.
Ventilé par ventilateur entraînée par un moteur séparé, peut
À ventilation externe
comprendre d'autres types de protection.
Ouvertures recevant des canalisations ou conduites d'entrée d'air
À canalisation d'air
pour le refroidissement par air.
Des conduits de ventilation réduisent l'entrée de pluie, neige et
Protégé contre les
particules en suspension dans l'air. Ces conduits sont de diamètre
intempéries type 1
inférieur à ¾ de pouce.
Protégé contre les En plus du type 1, ces moteurs comportent des conduits qui servent
intempéries type 2 à évacuer les particules soufflées à haute vitesse dans le moteur.
Totalement fermé :
Non ventilé (TENV) Non équipé pour refroidissement externe.
Auto ventilé (TEFC) Refroidi par ventilateur externe intégral.
Supporte des explosions de gaz interne. Empêche l'inflammation
Antidéflagrant (TEXP)
des gaz externes.
Protégé conte les Exclut les quantités de poussières inflammables ou de poussières
poussières inflammables qui nuiraient au rendement.Â
Étanche Empêche les pénétrations d'eau sauf autour de l'arbre.
Ouvertures recevant des canalisations ou conduites d'entrée d'air
À canalisation d'air
pour le refroidissement par air.
À refroidissement par eau Refroidi par circulation d'eau.
À refroidissement air-eau Refroidi par de l'air refroidi par eau.
À refroidissement air-air Refroidi par de l'air refroidi par air.
Refroidi par ventilateur et protégé par des ouvertures de dimensions
Protégé auto ventilé
limitées.
Comporte des enroulements noyés dans une résine pour des
Encapsulé
conditions de fonctionnement difficiles.
Les moteurs sont généralement montés à l'horizontale, leurs pattes étant attachées au sol; mais
d'autres dispositions sont également assez courantes :
14
• montage au mur
• montage au plafond
• montage sur socle
• montage frontal (sur flasque)
• montage sur bride
Le diamètre et la longueur de l'arbre peuvent faire l'objet d'une demande spéciale au cas où les
types ou matériaux des arbres standards ne conviennent pas pour la disposition de montage
envisagée ou pour la configuration de la machine.
Isolation
La classe A est une catégorie plus ancienne qui est maintenant périmée. La classe B est la norme
courante.
Les classes F et H sont utilisées dans les applications où règne une température élevée et sont
souvent disponibles en modèle "standard" chez de nombreux fabricants de moteurs.
Le Tableau 7-7 présente les températures maximales admissibles des enroulements du stator
pour une durée de vie de fonctionnement de 20 000 h et une température ambiante maximale
de 40 °C.
Une règle empirique est que la vie utile d'une isolation double avec chaque tranche de 10
°C de température d'isolation non employée. Par exemple, si vous utilisez un moteur dont
la température totale sera de 110 °C (y compris la température ambiante, l'échauffement
du moteur et l'écart pour point chaud), mais qui est construit avec un système d'isolation
de classe B (130 °C), il existe une marge supplémentaire de 20 °C non utilisée. Cette marge
supplémentaire va porter la durée de vie de l'isolation de 20 000 h à 80 000 h.
15
Figure 7-6 : Durée de vie de l'isolation en fonction de la température
Facteurs de surcharge
Le rendement d'un moteur est généralement diminué lorsqu'il fonctionne au régime du facteur
de surcharge.
En cas de besoin, on peut normalement définir des facteurs de surcharge pour des températures
plus élevées ou des conditions d'altitude supérieure à 3300 pieds.
Bruit
Lorsqu'on fait fonctionner un moteur dans un milieu où les niveaux de bruit sont préoccupants,
on utilisera des paliers lisses qui sont plus silencieux que les roulements à rouleaux ou à billes.
Coûts de l'énergie
16
Le coût de l'électricité nécessaire au fonctionnement d'un moteur pendant un an peut facilement
dépasser de plusieurs ordres de grandeur son prix d'achat.
La Figure 7-7 montre le coût d'exploitation, sur une année, d'un moteur type de 20 HP à
rendement normal fonctionnant avec un rendement de 88 %.
Le coût d'exploitation d'un moteur sur toute sa durée de vie pouvant souvent dépasser de
plusieurs ordres de grandeur son prix d'achat, de légères différences dans le rendement
du moteur peuvent se traduire par des économies appréciables.
Le rendement d'un moteur est le rapport de la puissance mécanique qu'il fournit à la puissance
électrique qu'il absorbe et s'exprime généralement en pourcentage.
Les moteurs électriques sont en général des appareils efficaces, mais grâce aux matériaux
améliorés et aux nouvelles technologies, ils peuvent fonctionner avec encore moins de pertes.
On les désigne alors sous le nom de moteurs à haut rendement énergétique (ou moteurs
éconergétiques) vu qu'ils fournissent la même puissance de sortie mécanique tout en absorbant
moins d'énergie électrique qu'un moteur standard.
Les pertes du moteur consomment de l'énergie électrique, mais ne contribuent pas à la puissance
mécanique utile qu'il fournit.
17
• pertes parasites dues à la charge.
Les pertes dans le fer comprennent les pertes par hystérésis (énergie nécessaire à la
magnétisation du circuit magnétique) ainsi que les pertes par courants de Foucault dans le
circuit magnétique du stator (courants de circulation induits par magnétisme). Les pertes dans
le fer représentent environ 25 % des pertes totales.
Les pertes dans le stator sont dues à l'effet d'échauffement I2R (effet Joule) du courant I qui
circule dans la résistance R des enroulements du stator. Elles représentent quelque 35 % des
pertes totales.
Les pertes dans le rotor sont attribuables à l'effet d'échauffement I2R dans le rotor. Les pertes
du rotor représentent environ 25 % des pertes totales.
Les pertes par frottements et ventilation comprennent les frottements dans les paliers, le
frottement du vent sur le rotor et la charge du ventilateur de refroidissement du moteur. Elles
représentent environ 5 % des pertes totales.
Le rendement des moteurs à induction varie avec la charge. Le rendement maximal intervient
pour une charge comprise, selon le type de moteur, entre 60 % et 100 % de la pleine charge, et
chute considérablement pour des charges inférieures à 30 % environ de la pleine charge (Figure
7-9).
18
Figure 7-9 : Rendement d'un moteur type en fonction de la charge
Une bonne pratique d'ingénierie impose de surdimensionner légèrement un moteur et ce, pour
les raisons suivantes :
Dimensionner un moteur pour qu'il fonctionne à environ 75 % de sa pleine charge assure une
marge considérée en général comme raisonnable. Un facteur de surcharge de 1,15 procure une
marge supplémentaire de 15 % au-dessus de la pleine charge et permet de répondre aux
conditions de charges de pointe à court terme.
Les moteurs à induction ne doivent pas être surdimensionnés outre mesure (< 50 % de la charge)
car leur coût d'investissement et les coûts en énergie deviennent alors plus élevés, tandis que
leur facteur de puissance et leur rendement sont plus faibles.
Un moteur électrique peut consommer annuellement jusqu'à dix fois son coût d'achat durant
tout son cycle de vie qui va en général de 15 à 25 ans ou davantage. Les progrès en matière de
rendement peuvent entraîner des économies importantes sur le coût du cycle de vie qui
comprend le coût d'investissement et les coûts d'exploitation.
où :
C = coût d'investissement initial plus coûts d'installation
ET = Coût total de l'énergie = h/an x $ /kWh x kW moyens x années
M = Coût total d'entretien = $ annuels x années
19
Des calculs plus complexes engloberaient facteurs d'escompte, inflation, augmentations des
prix de l'énergie, etc., qui devraient tous être ramenés à leur valeur actuelle. Toutefois, l'énergie
étant l'élément le plus important, la formule ci-dessus permet d'effectuer rapidement des
comparaisons simples.
Il est possible de minimiser les pertes par échauffement I¹R dans le stator et le rotor en abaissant
la résistance de leurs enroulements respectifs. Pour y parvenir, on augmente la section des
conducteurs, on utilise des matériaux de conductivité plus élevée, ou on combine les deux.
Les pertes dans le fer sont réduites en employant de l'acier de haute qualité pour les tôles des
circuits magnétiques, ce qui est généralement obtenu en augmentant la teneur en silicium de
l'acier.
Des tôles moins épaisses amènent une réduction des pertes par courant de Foucault dans le
circuit magnétique.
En augmentant la section du stator et du rotor, on réduit la densité des flux magnétiques et, en
conséquence, les pertes par hystérésis.
Les pertes par frottement sont diminuées par l'emploi de paliers plus petits ou de meilleure
qualité.
20
Les pertes de ventilation peuvent être réduites en employant des ventilateurs plus petits. De
toute façon, les moteurs éconergétiques fonctionnent à des températures plus basses que les
moteurs classiques.
Les moteurs éconergétiques types ont un rendement de 1,5 % à 8 % supérieur à celui des
moteurs classiques équivalents, avec un gain en rendement atteignant 12 % dans la gamme de
1 HP (Figure 7-10).
Figure 7-10 : Rendements types des moteurs standard et des moteurs éconergétiques
Pour désigner les moteurs à induction triphasés, les fabricants emploient, de l'un à l'autre, des
termes qualitatifs qui diffèrent grandement, tels que "Haut rendement", "Superéconergétique"
ou "Éconergétique". La norme CSA C390 (1993) précise qu'un moteur à induction triphasé
éconergétique d'une puissance assignée comprise entre 1 et 200 HP, est un moteur dont le
rendement nominal, établi à 75 % ou 100 % de la charge assignée, est égal ou supérieur aux
valeurs de rendement mentionnées au Tableau 7-8. La norme CSA C390 (1993) est la norme
en vigueur au Canada.
Les paragraphes qui suivent présentent d'autres normes de rendement, y compris la norme
volontaire NEMA Premium pour des moteurs à rendement plus élevé.
Le rendement et les caractéristiques d'un moteur sont déterminés à partir d'essais normalisés.
Pour évaluer le rendement d'un moteur, les fabricants utilisent un dynamomètre qui permet de
charger le moteur puis de mesurer les puissances d'entrée et de sortie.
Trois normes distinctes sont couramment employées pour mesurer le rendement des moteurs :
21
• CSA C390 (IEEE 112, méthode B)
• IEC 34-2 (British BS-269)
• JEC-37
Ces trois méthodologies présentent quelques différences dont la plus importante est la
détermination des pertes supplémentaires dues à la charge (réf. 19).
Dans la norme IEEE 122 méthode B, on détermine les pertes supplémentaires dues à la charge
de manière indirecte. La norme CEI s'appuie sur l'hypothèse que ces pertes supplémentaires
doivent être prises égales à 0,5 % de la puissance consommée, alors que la norme JEC tient
pour acquis qu'il n'existe pas de pertes supplémentaires dues à la charge. Il s'ensuit donc que
les rendements de moteurs déterminés selon les diverses normes ne sont pas comparables. Les
différences peuvent atteindre 5 points de pourcentage ou davantage.
On considère, de façon générale, que la norme CSA C390 (IEEE 112 méthode B) constitue la
méthode la plus précise. Une harmonisation future des diverses normes est probable, mais sa
mise en application va demander du temps.
La NEMA a mis en œuvre un programme volontaire qui autorise les fabricants à qualifier leurs
moteurs de moteurs "Superéconergétiques" lorsqu'ils satisfont ou dépassent les niveaux
minimum établis par la NEMA (norme volontaire NEMA Premium™, MG-1 2003 applicable
aux moteurs de 1 à 500 HP). Le Tableau 7-9 illustre l'avantage que présente, pour certains types
de moteurs, le label superéconergétique par rapport à un moteur éconergétique en termes
d'économies d'énergie.
Au Canada, les moteurs à induction d'une puissance comprise entre 1 et 200 HP vendus après
1998 doivent présenter le rendement minimal prescrit dans la norme CSA CAN/CSA-C390-98.
Ces moteurs sont appelés moteurs EPAct.
* Basé sur l'achat d'un moteur TEFC à 1800 tr/m fonctionnant pendant 8000 h/an à 75 % de sa
charge assignée et un coût énergéÂtique de 0,05 $ par kWh. Source : Motor Systems Tip Sheet
#1 • September 2005 - US DOE Publication (réf. 22).
Tenant compte du fait que les moteurs font souvent partie d'un équipement de fabricant
d'origine, les exigences de rendement minimal sont en voie d'être fixées (par exemple taux de
22
rendement énergétique ou EER pour les appareils de conditionnement d'air). On garantit ainsi
que les fabricants optimiseront leurs techniques en matière de rendement global.
Les comparaisons des rendements de moteurs devront être basées sur le "rendement nominal"
du moteur établi à l'aide d'une des méthodes d'évaluation ci-dessus. Des logiciels pratiques et
gratuits sont disponibles en ligne pour faciliter le choix de moteurs éconergétiques.
Au Canada, "OSMCan" (réf. 8) est un bon outil logiciel pour le choix d'un moteur. OSMCan
est issu du logiciel "IMSSA" (International Motor Selection and Savings Analysis), version
internationale de l'excellent logiciel américain de gestion de l'énergie des moteurs
MotorMaster+, qui a été mis au point par l'Extension Energy Program de la Washington State
University (voir les liens Web recommandés). Le logiciel est simple d'emploi mais cependant
très complet et qui comprend les types de moteurs les plus récents.
23