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Aichetta Amara

Ce document présente les différentes méthodes d'évaluation d'entreprise, notamment les méthodes patrimoniales, les méthodes fondées sur la rentabilité et les méthodes comparatives. Il définit les concepts clés et décrit brièvement chaque méthode.

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République Islamique de Mauritanie

Honneur – Fraternité – Justice

Université de Nouakchott El Aasyria/FSJE

COURS METHODES D’EVALUATION DES ENTREPRISES

Présenté par Dr. Ismail SADEGH


2

Sommaire :
PREMIERE PARTIE : Méthodes d’évaluation
d’entreprise : cours est applications
Chapitre 1 : Cadre general
Définition et contenu
Méthodes dévaluation

Chapitre 1 : Chapitre 1 : Méthodes patrimoniales


• Actif net comptable
- Définition, intérêt et méthodes de calcul
- Exemple
• Actif net comptable réévalué
- Définition, intérêt et méthodes de calcul
- Exemple
• Actif net comptable corrigé
• Définition, intérêt et méthodes de calcul
• Exemple
Chapitre 2 : Méthode dualistes
• Approches fondées sur le capital économique
- Valeur substantielle brute
- Valeur substantielle immobilisée
- Capitaux permanents nécessaires à
l’exploitation
• Méthodes d’actifs intangibles (Goodwill)
- Définition
- Dans qu’elle situation utiliser le goodwill
- Méthodes de calcul du goodwill
DEUXIEME PARTIE : Exercices corrigés et études de cas
UNA/FSJE Licence professionnelle F-C Cours Méthodes Evaluation d’entreprise Dr Ismail Sadegh
3
Chapitre introductif : cadre général et rappel sur la comptabilité :

I- Définition, contenu, enjeux


A- Définition
L’évaluation d’entreprise est un ensemble de concepts et de méthodes dont la
finalité principale est de donner la valeur financière et économique de cette
entreprise sur le marché. Elle consiste donc à proposer une valeur pertinente
de l’entité évaluée donnant ainsi une base de référence pour différentes
opérations financières.
Les états financiers sont le plus souvent établis selon la méthode du « coût
historique ». Or l’IASB a introduit dans ses normes, depuis 1995, un concept
appelé « juste valeur » alors ainsi défini : « la juste valeur est le montant
pour lequel un actif pourrait être échangé ou un passif éteint, entre deux
parties bien informées et consentantes dans le cadre d’une transaction
effectuée dans les conditions de concurrence normale, concept qui s’oppose
à celui du « coût historique ». L’évaluation financière des sociétés ne doit pas
se limiter à une évaluation au coût historique, elle doit prendre en compte les
concepts qui lui permettent d’approcher cette juste valeur.
Définition économique: ‘’Évaluer tout ou partie d'une entreprise consiste à
déterminer le prix le plus probable auquel une transaction pourrait se
conclure dans des conditions normales de marché ‘’. (L'évaluation des
entreprises, Philippe de La CHAPELLE, Economica 2002).
Définition juridique: L'évaluation est une opération consistant à calculer
et à énoncer une valeur d'après des données et des critères déterminés :
• chercher et chiffrer ce que vaut votre argent, un bien ou un
avantage (évaluation
d'un patrimoine, évaluation d'un profit)
• ou la somme d'argent que représente une perte (évaluation d'un
dommage) à une
date donnée.

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Chapitre introductif : cadre général et rappel sur la comptabilité :

I- Définition, contenu, enjeux


B- Contenu
L’Entreprise a une valeur parce qu’elle possède des éléments
qui ont eux-mêmes une valeur : la valeur de l’entreprise est
alors une collection d’éléments de patrimoine.
Toutefois, une collection d’éléments ou de biens n’a de
valeur que s’ils permettent d’engendrer des flux de revenus:
la valeur de l’entreprise réside alors dans la capitalisation de
ces flux sur le marché.
C- Enjeux :
L’évaluation d’entreprise est une opération très fréquente
dans la vie économique et sociale contemporaine. En effet,
en raison de la mondialisation et du développement des
marchés financiers internationaux, on assiste à une
multitude des opérations de cessions, de fusions-
acquisitions ou de restructurations qui nécessite une
évaluation.
Ainsi, une évaluation d’entreprise intervient à l’occasion :
- d’une acquisition : position d’acheteur ;
- d’une transmission : position de vendeur ;
- d’une restructuration pour réduire des coûts et optimiser
les synergies ;
- d’une fusion pour réévaluation d’actifs immobilisés ;
- Etc.
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II- Méthodes d’évaluation
L'entreprise est une entité juridique spécifique, une personne morale qui :
▪ Possède des biens et des créances,
▪ Est redevable de dettes,
▪ Déploie une activité dans le but de générer des profits,
▪ Distribue à ses actionnaires ou conserve en son sein tout ou partie des
profits réalisés.
Ainsi, l'entreprise affiche deux caractères dominants :
▪ Elle est propriétaire d'un Patrimoine sur lequel elle a des dettes à
rembourser,
▪ Elle assure des activités qui génèrent des flux, économiques pour
elle-même, et financiers pour ses créanciers et ses actionnaires.
Sur la base de ce constat, il existe deux grandes approches de la valeur d’une
entreprise : une approche patrimoniale qui vise à cerner et valoriser le patrimoine
de l’entreprise et une approche fondée sur la rentabilité dégagée par l’entreprise et
qui fait appel à différents flux financiers ou économiques. Les approches fondées
sur le patrimoine sont des approches qui prennent plutôt en compte les espérances
du vendeur qui accepte de céder ses actifs pour la valeur intrinsèque qu’ils
représentent (ou pour leur valeur d’acquisition amortie), alors que les approches
fondées sur la rentabilité tiennent plutôt compte des limites que l’acheteur accepte
de ne pas dépasser.
Il y’a une troisième méthode dite comparative qui constitue en elle-même un
troisième type de méthodes d’évaluation, sans qu'elle soit réellement une
démarche conceptuelle à proprement parler.

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A- L’approche patrimoniale
L'entreprise est une entité qui possède un patrimoine et qui est
redevable de dettes.
Selon cette approche, la valeur des actions de l'entreprise est
égale à celle de son patrimoine net, c'est-à-dire la valeur de
ses biens moins celle de ses dettes. La problématique de la
valeur devient une équation dans laquelle il s'agit d'estimer à
leur valeur économique ou vénale (ci- après réelle) chacun des
actifs de la société et chacune de ses dettes.
Ainsi : Valeur des Actions = Valeur de l'entreprise
= Valeur réelle des Actifs de l'entreprise - Valeur réelle des Dettes de
l'entreprise
Le travail de l'évaluateur consistera donc à passer en revue chacun des actifs
de la société et chacune de ses dettes pour corriger la valeur nette comptable
et l'ajuster à la valeur réelle.
Cette approche de la valeur de l'entreprise a conduit à de nombreuses
méthodes dites patrimoniales ». Nous nous pencherons principalement sur :
- la méthode de l’Actif Net Comptable,
- la méthode de l’Actif Net Comptable Réévalué
- la méthode de l'Actif Net Corrigé,

Notons dès maintenant, en liaison avec les remarques précédentes que ce type
d'approche ignore la structure juridique de l'entreprise et assimile la valeur du
patrimoine de la société à la valeur des actions de la société.
Remarquons également que son principe consiste essentiellement à
valoriser les richesses accumulées par l'entreprise dans le passé au détriment
de ses perspectives d'évolution et de sa rentabilité existante ou future.

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C- Les méthodes comparatives

Ces méthodes tiennent compte à la fois des approches patrimoniales et les approches qui
privilégient la prise en considération de la rentabilité future de l’entreprise.

L’entreprise engage un ensemble de moyens techniques dans son activité pour dégager sa
rentabilité. Ces actifs doivent être rémunérés pour justifier leur valeur économique ou d’utilité.
Si la rentabilité est supérieure à la rémunération des actifs corporels, il apparaît un superprofit
qui traduit l’existence d’un autre actif, de nature incorporel.

Cet actif incorporel, survaleur ou goodwill, est évalué à partir de la rente des superprofits
générés sur une certaine période.

La rentabilité de l’entreprise peut être rapprochée du patrimoine de l’entreprise ou de certains


de ses éléments (par exemple actif net corrigé d’exploitation excluant les éléments hors
exploitation) ou d’un capital économique.

III- Démarche de l’évaluation

L'évaluation de l'entreprise est précédée d'une étude approfondie de la société, d'une


compréhension claire de son passé, d'une estimation aussi fine et motivée que possible de son
avenir.

Cette étude préliminaire comprend plusieurs étapes :

- L'établissement d'un diagnostic culturel, humain, économique, financier et stratégique aussi


large qu'ouvert et étoffé de l'entreprise.

Le diagnostic est à plusieurs égards une phase primordiale de l'évaluation. Bien sûr, il constitue
les fondations des étapes suivantes décrites ci-après, mais surtout il permet à l'évaluateur de se
forger une opinion sérieuse sur la pérennité de l'entreprise, son positionnement, son devenir,
ses points forts et ses points faibles, les aléas qui pèsent sur elle, les choix stratégiques auxquels
elle est confrontée, les enjeux et les défis qu'elle devra surmonter. L'évaluateur se bâtit une
conviction sur le niveau de risque relatif que représente l'entreprise par rapport à d'autres
sociétés, sur le niveau de risque relatif que comporte un investissement au capital de la société
par rapport à un investissement alternatif, au capital d'une autre société, en emprunt obligataire,
en emprunt d'Etat, etc.

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- L'analyse détaillée voire pointilleuse de la valeur réelle de


chacun des actifs et de chacune des dettes de l'entreprise afin de
rechercher les corrections qu'il convient d'apporter aux valeurs
nettes comptables. Ce travail minutieux, le Retraitement des
Comptes de Bilan, est le support indispensable à la mise en
œuvre des méthodes patrimoniales.
- La détermination des flux économiques et financiers passés
susceptibles de se reproduire dans l'avenir, en un mot des flux
récurrents. Ce travail sera dénommé Retraitement des Comptes
de Résultat.
- L'élaboration détaillée et motivée des prévisions de l'entreprise
qui est édifiée sur la base des flux récurrents du passé et qui
intègre les changements structurels et conjoncturels susceptibles
de se produire dans l'avenir. Cet exercice doit permettre à
l'évaluateur d'estimer avec pertinence les flux économiques et
financiers que l'entreprise sera susceptible de générer dans le
futur.
Nous allons donc successivement détailler, dans le cadre de
notre cours, le diagnostic, les retraitements de bilan et de
comptes de résultat et nous interroger sur la construction des
prévisions et des flux futurs. C’est pour cela, nous proposons un
rappel sur la lecture d’un bilan comptable.

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Partie 1 : évaluation d’entreprise

Les méthodes d’évaluation d’entreprise appartiennent à deux catégories :


– les méthodes fondées sur l’évaluation du patrimoine de l’entreprise.
– les méthodes fondées sur l’évaluation des flux de profits générés par l’entreprise ;
Les méthodes dualistes basées sur l’évaluation du capital économique et du goodwill réalisent
une synthèse entre ces deux formes d’évaluation.
Dans cette partie nous distinguerons donc entre les trois chapitres, qui traiteront de ces trois
catégories de méthodes d’évaluation de l’entreprise.

Chapitre 1 : Le méthodes patrimoniales

La méthode patrimoniale privilégie le patrimoine détenu par l’entreprise au moment


d’évaluation. Elle revient à évaluer séparément les différents actifs et engagements de
l’entreprise et à en faire la somme algébrique. C’est une démarche simple qui consiste à étudier
systématiquement chacun des actifs et des passifs inscrit au bilan d’une entreprise. En effet les
valeurs comptables sont souvent éloignées des valeurs réelles pour des raisons comptables,
fiscales, historiques, etc. ces valeurs comptables doivent être réévaluées pour déterminer une
valeur réelle et actuelle de l’actif.
Les méthodes d’évaluation patrimoniale permettent de fournir deux principaux types de valeurs:

- La valeur de marché : appelée également la valeur liquidative, c’est la valeur qu’on


pourrait retirer d’un bien en le vendant. Si cette valeur peut paraitre incontestable sur le
plan théorique, elle suppose pratiquement que l’acheteur se place dans une optique
liquidative, ce qui est rarement le cas puisque sa motivation d’achat est la synergie
industrielle ou commerciale.
- La valeur d’usage : elle représente la valeur d’un actif au sein du processus
d’exploitation : une sorte au coût de remplacement.

Dans ce qui suit, nous présentons les trois méthodes patrimoniales qui reposent sur le concept
de valeur du marché, il s’agit des méthodes d’Actif Net Comptable (ANC), Actif Net Réévalué
(ANR) et Actif net comptable corrigé (ANCC).

I- Méthode de l’Actif Net Comptable: ANC (notion de valeur mathématique)


A- Définition, intérêt et méthodes de calcul de l’actif net comptable (ANC) ?

1- Définition et intérêt

L’actif net comptable (ANC) est un indicateur financier qui est généralement calculé à
l’occasion d’une évaluation d’entreprise. Il représente la fraction du patrimoine de
l’entreprise qui appartient à ses associés ou à ses actionnaires : c’est la somme qu’il devrait leur
rester après avoir remboursé toutes les dettes contractées, s’ils décidaient de vendre tous
les actifs.

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Il s’agit de la méthode d’évaluation la plus ancienne, la plus répandue en pratique et la plus


rapide à mettre en œuvre.
L’actif net comptable sert principalement à évaluer une entreprise à maturité, c’est-à-dire qui
génère des revenus assez constants d’une année sur l’autre et qui ne dispose pas de perspectives
de croissance significatives. Il permet ensuite de calculer la valeur unitaire d’un titre (action ou
part sociale), appelée valeur mathématique.
Cette méthode favorise une approche patrimoniale de l’entreprise (autrement dit, l’entreprise
vaut ce qu’elle possède). Elle ne prend pas en compte sa rentabilité future qui peut être calculée
avec la méthode des discounted cash-flows.

2- Méthodes de calcul
a- Calcul à partir de l’actif

Actif net comptable (ANC) = actifs réels – dettes – provisions pour risques + écart de
conversion actif.
Avec actifs réels = actifs totaux (actifs corporels + actifs incorporels + actifs financiers + stocks +
créances + disponibilités + charges contatées d’avance, etc.) – actifs fictifs (frais
d’établissement, frais de recherche et de développement).
L’écart de conversion actif ne doit être pris en compte que s’ils n’ont pas été couverts ou
compensés par une provision pour perte de change.

b- Calcul à partir du passif

Actif net comptable (ANC) = capitaux propres – actifs fictif + écart de conversion passif.

B- Exemple de calcul d’actif net comptable


1- Exemple 1

Voici le bilan d’une société :

(1) dont frais d’établissement : 50 000 euros (2) provisionnés à hauteur de 15 000 euros (3)
dont 15 000 euros de provision pour perte de change

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Actif Passif
Poste Montant Poste Montant
Immobilisations incorporelles 200 000 (1) Capital 50 000

Immobilisations corporelles 1 500 000 Réserves 1 000 000

Stocks 250 000 Subventionsd’investissements 10 000

Créancesclients 400000 Provisions pourrisques et 100 000 (3)


charges

Disponibilités 60 000 Emprunts 1 000 000


Chargesconstatéesd’avance 10 000 Dettes fournisseurs, fiscales et 270000
sociales

Ecarts de conversion actif 20 000 (2) Ecarts de conversion passif 10 000

Total 2 440 000 Total 2 440 000

Son actif net se calcule comme suit :


A partir des capitaux propres : 50 000 (capital) + 1 000 000 (réserves) + 10 000 (subventions
d’investissements) + 10 000 (écarts de conversion passif) – 50 000 (frais d’établissement) – 15
000 (écarts de conversion actif couverts par une provision pour perte de change) = 1 005 000
euros.
A partir de l’actif : 200 000 (immobilisations incorporelles) – 50 000 (frais d’établissement) +
1 500 000 (immobilisations corporelles) + 250 000 (stocks) + 400 000 (créances clients) + 60
000 (disponibilités) + 10 000 (charges constatées d’avance) + 5 000 (écarts de conversion actif
non couverts par une provision soit 20 000 – 15 000) – ( 100 000 + 1 000 000 + 270 000 )
(provisions, emprunt et dettes) = 1 005 000 euros.

2- Exemple 2 :

On vous demande de calculer l’actif net comptable de la société NAMIYA dont vous trouverez
ci-joint les éléments financiers :
On tiendra compte de la fiscalité différée sur l’actif fictif ou sur les provisions réglementées.
Taux de l’impôt sur les bénéfices : 33% (1/3).
Bilan au 31. 12.N (en ouguiyas).

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Annexe I
Bilan au 31.12.N (en ouguiyas)
Actif Montants Passif Montants
Frais d’établissement 5.200 Capital 100.000
Concessions, brevets 21.000 Réserve légale 8.000
Droit au bail 8.000 Autres réserves 96.000
Fonds commercial 30.0000 Résultat de l’exercice 16.000
Terrains 40.000 Provisions pour hausse de prix 14.500
Constructions 90.000 Amortissements dérogatoires 15.000
Matériel industriel 70.500 Subventions d’investissement 10.000
Autres immobilisations 19.000 Provisions pour perte de change 3.000
Titres immobilisés 23.000 Emprunts 150.000
Stocks et encours 94.000 Fournisseurs 107.000
Clients 96.000 Autres dettes 27.700
Autres débiteurs Disponibilités 24.000
Ecarts de conversion actif 16.500
Charges à repartir 4.000
6.000

Total Actif 547.200 Total Passif 547.200


L’actif net comptable peut se déterminer à partir de l’actif réel comptable et du passif réel ou à
partir des capitaux propres.
Calcul à partir de l’actif réel et du passif réel.
Actif réel comptable :

• Constructions brevets 21.000


• Droit au bail 8.000
• Fonds commercial 30.000
• Terrains 40.000
• Constructions 90.000
• Matériel industriel 70.500
• Autres immobilisations 19.000
• Titres immobilisés 23.000
• Stocks et en cours 94.000
• Clients 96.000
• Autres débiteurs 24.000
• Disponibilités 16.500
532.000

Passif exigible (hors situation fiscale différée)

• Emprunts 150.000
• Fournisseurs 107.000
• Autres dettes 27.000

284.700

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La situation fiscale différée se détermine à partir des éléments suivants :

• Provisions pour hausse des prix 14.500


• Amortissements dérogatoires 15.000
• Subventions d’investissements 10.000
• Frais d’établissement -5.200
• Charges à repartir (si pour celles-ci l’impôt n’a pas été déduit) -6.000
28.300

28.300 x 33% = 9.430


Actif net comptable = 532.000 – 284.700 – 9.430 = 237.870.
Calcul de cet actif net comptable à partir des capitaux propres.
Le montant des capitaux propres au bilan comprend les éléments suivants :

• Capital 100.000
• Réserve légale 8.000
• Autres réserves 96.000
• Résultat de l’exercice 16.000
• Provisions pour hausse des prix 14.500
• Amortissements dérogatoires 15.000
• Subventions d’investissement 10.000
259.500

De ce montant, il y a lieu de déduire :

• L’actif fictif (frais d’établissement) : 5.200


• Ecart de conversion actif non provisionné (4.000 – 3.000) : 1.000
• Charges à repartir : 6.000
• La situation fiscale différée déterminée ci-dessus : 9.430
21.630

Actif net comptable = 259.500 – 21.630 =237.870 U.M

II- Méthode de l’Actif Net Comptable Réévalué (ANCR)


A- Définition

La méthode l’Actif Net Comptable Réévalué est méthode dérivée de la précédente et se


propose de corriger les effets de l’évolution nominale des prix par l’affectation des indices
aux valeurs comptables d’origine. Elle peut par le biais d’indices arbitraires, donner des
évaluations très éloignées de la réalité.

B- Exemple :

Pour la société NAMIYA, dont il vous a été donné en annexe I le bilan au 31 décembre N (voir
exemple précédent), il vous est donné en annexes II et III les informations complémentaires.

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Annexe II
Dates d’acquisitions des immobilisations et taux d’amortissement
Eléments Valeur Date Taux
d’acquisition d’acquisition d’amortissement
Concessions, brevets 30.000 1.1.N – 2 10%
Droit au bail 8.000 1.1.N – 5 -
Fonds commercial 30.000 1.1.N – 5 -
Terrains 40.000 1.1.N – 5 -
Constructions 120.000 1.1.N – 4 5%
Matériel 1 50.000 1.1.N – 5 10%
Matériel 2 60.000 1.1.N 20%
Matériel de transport 30.000 1.1.N – 3 20%
Matériel de bureau 20.000 1.1.N – 2 20%
Mobilier 10.000 1.1.N – 4 10%
Titres immobilisés 24.000 1.1.N – 2 -
Annexes III
Autres informations
Le taux moyen d’inflation des exercices N-5 à N a été de 3%.
La durée moyenne de stockage est de 3 mois.
L’évaluation de l’actif net comptable réévalué doit se faire comme dans une comptabilité
d’inflation à partir d’indices représentant l’évolution du pouvoir d’achat.
Indices applicables aux acquisitions effectuées

• Le 1.1.N-5 : 1,036 =1,194


• Le 1.1.N-5 : 1,035,5 =1,177
• Le 1.1.N-4 : 1,035 =1,159
• Le 1.1.N-3 : 1,034 =1,125
• Le 1.1.N-2 : 1,033 =1,093
• Le 1.1.N : 1,031 =1,030

Indice applicable au stock censé être acquis (ou produit) le 1.10.N : 1,030,25 =1,007
Calcul de la valeur réévaluée des immobilisations
Eléments Valeur Amortissement Valeur Indice Valeur
d’acquisition nette réévaluée
Concessions, brevets 30.000 9.000 21.000 1,093 22.950
Droit au bail 8.000 - 8.000 1,194 9.550
Fonds commercial 30.000 - 30.000 1,194 35.820
Terrains 40.000 - 40.000 1,194 47.760
Constructions 120.000 30.000 27.500 90.000 1,159 104.310
Matériel 1 50.000 12.000 24.000 22.500 1,451 26.480
Matériel 2 60.000 12.000 48.000 1,030 49.440
Matériel de transport 30.000 5.000 6.000 1,125 6.750
Matériel de bureau 20.000 - 8.000 1,093 8.744
Mobilier 10.000 5.000 1,159 5.800
Titres immobilisés 24.000 24.000 1,093 26.230

Total 422.000 119.500 302.500 343.830

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Valeur de l’actif net comptable réévalué


Actif total :

• Immobilisations : 343.830
• Stocks et en cours : 94.000 x 1,007 = 94.660
• Clients : 96.000
• Autres débiteurs : 24.000
• Disponibilités : 16.500
574.990

Dettes à déduire :

• Passif exigible (hors situation fiscale différée) : 284.700


• Situation fiscale différée : 9.430
294.130

Actif net réévalué : 574.990 – 294.130 = 280.860 UM.

III- L’actif Net Comptable Corrigé (ANCC)


A- Définition

La méthode l’Actif Net Comptable, les biens sont évalués à leur coût d’acquisition (c’est-à-
dire à leur coût historique) et non à leur valeur réelle. C’est pourquoi certaines personnes
préconisent la détermination d’un Actif Net Comptable Corrigé (ANCC) :
ANCC = actif net comptable (ANC) ± plus ou moins-values sur éléments d’actif + provisions
non justifiées + fiscalité différée actif – fiscalité différée passif
Avec plus ou moins-values sur éléments d’actif = différence entre la valeur comptable des
éléments figurant au bilan et leur valeur réelle issue d’une réestimation.
Et fiscalité différée actif = créances d’impôt potentielles provenant des frais d’établissement,
des frais de recherche et développement, des frais d’acquisition et d’immobilisations, des frais
d’émission d’emprunts, des primes de remboursement d’obligations et de la participation des
salariés.
Et fiscalité différée passif = dettes d’impôt potentielles provenant des subventions
d’investissement et des amortissements dérogatoires.

B- Exercice d’application

Dans le cadre de l’évaluation de la société TENMIYA, dont l’Actif Net Comptable et l’Actif
Net Comptable Réévalué ont été déterminés précédemment, il vous est fourni les informations
suivantes (en annexes IV et V).

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Annexe IV
Valeur actuelle des immobilisations

• Concessions brevet : 45.000


• Droit au bail : 16.000
• Fonds commercial : 40.000
• Terrains : 60.000
• Constructions : 120.000
• Matériel 1 : 30.000
• Matériel 2 : 55.000
• Matériel de transport : 24.000
• Matériel de bureau : 18.000
• Mobilier : 8.000
• Titres immobilisés : 23.000

Annexe V
Autres informations
La valeur réelle des stocks en fin d’exercice est de 96.500 UM. les créances et les dettes
sont
évaluées correctement au bilan.
L’Actif Net Comptable Corrigé se déterminera ainsi :
Actif Total
• Concessions brevet : 45.000
• Droit au bail : 16.000
• Fonds commercial : 40.000
• Terrains : 60.000
• Constructions : 120.000
• Matériel 1 : 30.000
• Matériel 2 : 55.000
• Matériel de transport : 24.000
• Matériel de bureau : 18.000
• Mobilier : 8.000
• Titres immobilisés : 23.000
• Stocks et encours : 96.500
• Clients : 96.000
• Autres débiteurs : 24.000
• Disponibilités : 16.500
672.000

La situation fiscale différée se déterminera à partir des éléments suivants (si l’on tient compte
de l’impôt latent sur les plus-values constatées, à l’exception de celle sur le fonds commercial
ou goodwill) :

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Provisions pour hausse des prix : 14.500


Amortissements dérogatoires : 15.000
Subventions d’investissement : 10.000
Frais d’établissement : - 5.200
Charges à repartir : (si pour celle-ci l’impôt n’a pas été déduit) : - 6.000
Plus-values sur concessions brevets : 45.000 – 21.000 = 24.000
Plus-values sur droit au bail : 16.000 – 8.000 = 8.000
Plus-values sur terrains : 60.000 – 40.000 = 20.000
Plus-values sur constructions : 120.000 – 90.000 = 30.000
Plus-values sur matériels : 30.000 + 55.000 – 70.500 = 14.500
Plus-values sur autres immobilisations : 24.000 +18.000 + 8.000 – 19.000 = 31.000
Plus-values sur stocks : 96.500 – 94.000 = 2.500
158.300

158.300 X 1/3 = 52.770 UM.

Dettes à déduire

• Passif exigible (hors situation fiscale différée) : 284.700


• Situation fiscale différée : 52.770
337.470

Actif Net Comptable Corrigé : 672.000 – 337.470 = 334.530 UM.

En conclusion : Les trois approches exposées précédemment donnent des valeurs différentes :
la troisième méthode est la plus réaliste. La première, utilisant des valeurs historiques, fournit
une valeur sous-estimée ; la seconde, utilisant des indices généraux, donne dans certains cas
des plus-values artificielles (cas en particulier du fonds de commercial et des titres
immobilisés).

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.Chapitre II : Les méthodes dualistes


Les méthodes d’évaluation fondées sur le patrimoine ne sont
pas toujours satisfaisantes et les méthodes fondées uniquement
sur la rentabilité ou les méthodes comparatives ne sembles pas
non plus appropriées dans le cadre d’un certain nombre
d’entrepris. En effet, toutes ces méthodes ne sont efficaces que
dans le cadre d’évaluation de placement financiers (cas de parts
minoritaires de sociétés). Pour les cas de parts majoritaires de
sociétés (acquisition ou prise de contrôle d’entreprises), les
méthodes d’évaluation dualistes semblent les plus pertinentes.
Ces méthodes tiennent compte à la fois des approches
patrimoniales et les approches qui privilégient la prise en
considération de la rentabilité future de l’entreprise.
L’entreprise engage un ensemble de moyens techniques dans
son activité pour dégager sa rentabilité. Ces actifs doivent être
rémunérés pour justifier leur valeur économique ou d’utilité. Si
la rentabilité est supérieure à la rémunération des actifs
corporels, il apparaît un superprofit qui traduit l’existence d’un
autre actif, de nature incorporel.
Cet actif incorporel, survaleur ou goodwill, est évalué à partir
de la rente des superprofits générés sur une certaine période.
La rentabilité de l’entreprise peut être rapprochée du patrimoine
de l’entreprise ou de certains de ses éléments (par exemple
actif net corrigé d’exploitation excluant les éléments hors
exploitation) ou d’un capital économique.

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I- Approches fondées sur le capital économique


Ces approches fondées sur le capital économique recherchent la
valeur réelle de l’outil que représente l’entreprise. Cette valeur est
ensuite rapprochée de la rentabilité économique correspondante, en
vue de dégager le goodwill. On peut distinguer :
A- Valeur substantielle brute
La valeur substantielle brute représente l’actif total nécessaire
pour réaliser l’objet de l’entreprise : la base retenue dans
l’évaluation à la valeur de marché des éléments (valeur intrinsèque
ou actif net comptable corrigé) pour la détermination de l’actif est
augmentée de la valeur de tous les éléments dont l’entreprise dispose
sans être propriétaire et qui sont nécessaires à l’exploitation (biens en
crédit-bail, créances escomptées). Elle est diminuée de la valeur des
éléments étrangers à l’exploitation et ne fourniront pas de services
durables.
Exemple :
Dans l’exemple de la société Namiya examinée précédemment, pour
l’évaluation de l’acti net comptable corrigé, le fonds commercial est
considéré comme une survaleur.
Les immobilisations comprennent des éléments non nécessaires à
l’exploitation :

Terrains : 20.000
Constructions : 40.000
Titres immobilisés : 12.000
Un matériel acquit en crédit-bail d’une valeur originale de 30.000 UM aurait
une valeur nette
comptable correspondant à sa valeur réelle au 31 décembre N de 21.000 UM.
Enfin, il y’a lieu de tenir compte de 5.000 UM d’effets d’escomptés non échus
nécessaires à l’exploitation. Les disponibilités permettent de couvrir les
variations saisonnières et sont nécessaires à l’exploitation. Les disponibilités
permettent de couvrir les variations saisonnières et sont nécessaires à
l’exploitation.
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La valeur substantielle brute se calcule comme suit :


Concessions brevets : 45.000
Droit au bail : 16.000
Fonds commercial (survaleur) : 0
Terrains : 60.000 – 20.000 = 40.000
Constructions : 120.000 – 40.000 80.000
Matériel 1 : 30.000
Matériel 2 : 55.000
Matériel en crédit-bail : 21.000
Matériel de transport : 24.000
Matériel de bureau : 18.000
Mobilier : 8.000
Titres immobilisés : 23.000 – 12.000 = 11.000
Stocks et en couts : 96.500
Clients : 96.000
Autres débiteurs : 24.000
Effets escompté non échus : 5.000
Disponibilités : 16.500
586.000
Valeur substantielle immobilisée
La valeur substantielle immobilisée est une valeur substantielle restreinte aux éléments de
l’actif immobilisé, qui exclut l’actif circulant sous prétexte qu’il subit des fluctuations
incessantes.
Exemple :
Pour la société Namiya, la valeur substantielle immobilisée serait calculée comme suit :
Concessions brevets : 45.000
Droit au bail : 16.000
Fonds commercial (survaleur) : 0
Terrains : 60.000 – 20.000 = 40.000
Constructions : 120.000 – 40.000 80.000
Matériel 1 : 30.000
Matériel 2 : 55.000
Matériel en crédit-bail : 21.000
Matériel de transport : 24.000
Matériel de bureau : 18.000
Mobilier : 8.000
Titres immobilisés : 23.000 – 12.000 = 11.000
348.000

C- Capitaux permanents nécessaires à l’exploitation

Le concept de capitaux permanents nécessaires à l’exploitation correspond à l’actif immobilisé


nécessaire, tel qu’il est déterminé pour le calcul de la valeur substantielle, augmenté des besoins
en fonds de roulement d’exploitation.

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Exemple

Si pour la société Namiya, le besoin en fonds de roulement est estimé à 10% d’un chiffre
d’affaires de 1.000.000 UM soit 100.000 UM, les capitaux permanents nécessaires à
l’exploitation de la société Namiya se détermine comme suit :

Valeur substantielle immobilisée : 348.000


Besoin en fonds de roulement d’exploitation : 100.000
448.000

III- Méthodes dualistes

Les méthodes dualistes les plus utilisées sont la méthode des praticiens et les méthodes de
rente goodwill.

A. Méthodes des praticiens

V = 1/2 (VR +ANCC)


Dans la méthode des praticiens, la valeur de l’entreprise est égal à la moyenne arithmétique
entre la valeur de rendement (VR) et l’actif net comptable (ANCC).

ou V = ANCC + GW


avec = 2
Exemple :

Si l’actif net comptable corrigé de la société Namya est de 2 580 000 UM et si la valeur de
rendement de ladite société est de 2 960 000 UM :

- la valeur de la société est de : V = 1/2 (2 960 000 + 2 580 000) = 2 770 000 UM ;
- le goodwill est égal : GW = 1/2 (2 960 000 - 2 580 000) = 190 000 UM ;

ce qui permet également de calculer la valeur de l’entreprise :

V = 2 580 000 + 190 000 = 2 770 000 UM.

B. Méthode goodwill
1- Définition : Qu’est-ce que le Goodwill?

Le terme « Goodwill » provient de l’anglais. Il peut être traduit en français comme « survaleur
» ou « écart d’acquisition ».

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21

Le Goodwill représente la différence entre l’écart d’acquisition, par exemple lors d’une
fusion-acquisition, et la valeur de l’actif et du passif d’une entreprise.

C’est l’écart entre le prix payé pour acquérir une société et sa valeur comptable.

Quand la valeur d’une entreprise au regard de ses flux est supérieure à la valeur de son
patrimoine, la différence constitue le Goodwill.

Lorsque cet écart est positif, on parle de Goodwill. Lorsqu’il est négatif, on parle de Badwill.

Le Goodwill peut refléter différents aspects immatériels d’une entreprise comme par exemple
sa notoriété, de bonnes relations avec ses clients, employés et fournisseurs ou encore des
brevets ou technologies développées par la société.

2- Dans quelles situations utiliser le Goodwill?

- Lors de la reprise d'entreprise, le Goodwill est particulièrement intéressant comme


indicateur financier. En effet, il permet de savoir combien on a payé en plus (ou en trop… )
pour acquérir une entreprise. Un Goodwill trop important représente ainsi un danger pour le
repreneur dans la mesure où l’avantage économique acquis ne reflète pas la valeur du
Goodwill.

- Lors de la cession d’entreprise, le Goodwill est aussi un indicateur financier important.


Connaître son Goodwill, c’est connaître la juste valeur de son entreprise et être sûr de ne pas
la vendre à un prix se basant seulement sur des données comptables non traitées.

3- Comment calculer le Goodwill?


Les méthodes de goodwill évaluent l’entreprise comme étant la somme de l’actif net
comptable corrigé et de la valeur actualisée des rentes de goodwill.
La rente de goodwill est le superbénéfice au-delà de la rémunération au taux du marché k
d’une valeur patrimoniale ou économique de l’entreprise (VPE) : actif net comptable corrigé,
actif net comptable corrigé d’exploitation, valeur substantielle brute, capitaux permanents
nécessaires à l’exploitation.

R = B – k VPE

soit : =
= ∑ ( 1+ )
=

si n est infini et R constant, on obtient GW =

et V = ANCC + GW

Plusieurs méthodes de calcul de rente de goodwill peuvent être utilisées :

- la rente est la différence entre le bénéfice net de l’entreprise et la rémunération


de
l’actif net comptable corrigé

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22

- la rente est la différence entre un résultat économique généré par l’actif net comptable
corrigé d’exploitation (soit un résultat après impôts ne tenant pas compte des charges
et des produits exceptionnels sur opérations de capital, ni des charges et produits
provenant des actifs hors exploitation) et la rémunération de l’actif net comptable
corrigé d’exploitation
- la rente est la différence entre un résulta économique généré par la valeur substantielle
brut soit un résultat après impôt calculé comme le résultat généré par l’actif net
comptable corrigé d’exploitation, mais ne tenant pas compte des charges financières
calculées sur les ressources externes à long terme et à court terme) et la rémunération
de la valeur substantielle brute
- la rente est la différence entre un résultat économique généré par les capitaux
permanents nécessaires à l’exploitation soit un résultat après impôt calculé comme un
résultat généré par l’actif net comptable corrigé d’exploitation mais ne tenant pas
compte des charges financière à long terme).

Exemple :

L’actif net comptable (corrigé) d’une entreprise est de 30.000 KUM. Il comprend des actifs
pour 70.000 KUM (dont 2.000 non nécessaires à l’exploitation) et des passifs exigibles pour
40.000 KUM. Il ne comprend pas les biens acquis en crédit-bail nécessaires à l’exploitation)
évalués 6.000 KUM. Le fonds de roulement nécessaire à l’exploitation 4.000 KUM alors que
actifs circulants correspondants sont de 30.000 KUM.

La valeur de rendement de la société est de 36.000 KUM. Elle a été calculée à partir d’un
bénéfice net de 2.880 KUM après impôt rémunéré à 8% (36.000 x 8% = 2.880).

Le résultat économique généré par l’actif net comptable corrigé d’exploitation (qui ne tient
pas compte des résultats hors exploitation) est de 2.640 KUM après impôt et doit rémunérer
l’actif net comptable corrigé d’exploitation au moins au taux de 7,5%.

Le résultat économique généré par la valeur substantielle brut (c’est-à-dire un résultat duquel
on n’a pas déduit de charges financières ni pour les financements à long terme ni pour les
financements à court terme) est de 3.460 KUM après impôt et doit rémunérer la valeur
substantielle brute au moins au taux de 4%.

Enfin le résultat économique généré par les capitaux permanents nécessaires à l’exploitation
c’est-à-dire un résultat duquel on n’a pas déduit de charges financières pour les financements
à long terme) est de 3.400 KUM après impôt et doit rémunérer les capitaux permanents
nécessaires à l’exploitation au moins au taux de 6%.

Le goodwill calculé avec ces paramètres sera actualisé sur dix années au taux de 10%.

Si l’on calcule la valeur de l’entreprise par la méthode des praticiens, on sait que pour cette
dernière méthode, la valeur de l’entreprise est égale à la moyenne arithmétique entre la valeur
de rendement (VR) et l’actif net comptable corrigé (ANCC) : V = ½ (VR + ANCC).


D’autre part, avec le goodwill : V = ANCC + GW, donc GW =
2

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Ici on a V = ½ (VR + ANCC) = (36.000 + 30.000) /2 = 33.000 KUM, soit une survaleur
(goodwill) de : GW = V – ANCC = 33.000 – 30.000 = 3.000 KUM.

Si l’on utilise la rente de goodwill à partir du bénéfice net de l’entreprise, cette rente de
goodwill est égale à 2.800 – 30.000 x 8% = 480 KUM le goodwill est de :

480 x 1−1,1−10
= 2.949 et la valeur d l’entreprise est de : 30.000 + 2.949 = 32.949
0,10
KUM

Si on utilise la rente de goodwill à partir du bénéfice économique généré par l’actif net
comptable corrigé d’exploitation de l’entreprise, il faut d’abord calculer cet actif net
comptable corrigé d’exploitation :

ANCCE = actif net comptable corrigé actifs non nécessaire à l’exploitation :

ANCCE = 30.000 -2.000 = 28.000 KUM.

La rente de goodwill est alors égale à 2.640 – 28.000 x 7,5% = 540 KUM le goodwill est de :

540 x 1−1,1−10
= 3.318 et la valeur de l’entreprise est de : 30.000 + 3.318 = 33.318
0,10
KUM

Si l’on utilise la rente de goodwill à partir du bénéfice économique généré par la valeur
substantielle brute de l’entreprise, il faut d’abord calculer cette valeur substantielle brute :

VSB = actif total – biens non nécessaire à l’exploitation + biens dont l’entreprise n’est pas
propriétaire mais qui sont nécessaires à l’exploitation.

VSB = 70.000 – 2.000 + 6.000 = 74.000 KUM.

La rente de goodwill est alors égale à : 3.460 – 74.000 x 4% = 500 KUM ; le goodwill est de :
500 x 1−1,1−10 = 3.072 et la valeur de l’entreprise est : 30.000 +3.072 = 33.072 KUM.
0,10

Si l’on utilise la rente de goodwill à partir à partir du bénéfice économique généré par les
capitaux permanents nécessaire à l’exploitation, il faut d’abord calculer ces capitaux
permanents nécessaires à l’exploitation :

CPNE = Valeur substantielle immobilisée (c’est-à-dire valeur substantielle brute actif


circulant) +fonds de roulement nécessaire à l’exploitation ;

CNPE = 74.000 – 30.000 + 4.000 = 48.000 KUM.

La rente de goodwill est alors égale à : 3.400 – 48.000 x 6% = 520 KUM ; le goodwill est de
520 x 1−1,1−10 = 3.195 et la valeur de l’entreprise est de 3.000 + 3.195 =33.195 KUM.
0,10

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