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Atomes et Radioactivité: Concepts Clés

Ce document traite de la structure de la matière au niveau atomique. Il définit des notions fondamentales comme les atomes, les éléments, les isotopes et décrit la structure interne de l'atome, notamment le noyau et les particules qui le composent. Il présente également le concept de masse atomique et donne des exemples d'isotopes.

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Atomes et Radioactivité: Concepts Clés

Ce document traite de la structure de la matière au niveau atomique. Il définit des notions fondamentales comme les atomes, les éléments, les isotopes et décrit la structure interne de l'atome, notamment le noyau et les particules qui le composent. Il présente également le concept de masse atomique et donne des exemples d'isotopes.

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1

PREMIER CHAPITRE

ATOMES ET NOTATION CHIMIQUE

REACTIONS NUCLEAIRES ET RADIOACTIVITE

I. STRUCTURE DISCONTINUE DE LA MATIERE

Toute matière a une structure discontinue car elle ne peut être divisée à l’infini.
En effet, le terme ultime ou dernière étape de son fractionnement est un ATOME
(insécable en Grec) , une MOLECULE ou un ION.

I.1. Définitions de quelques notions fondamentales

a) Corps pur : obtenu par séparation des constituants d’un mélange. Caractérisé par
des propriétés très bien définies. Ses constantes physiques mesurables sont des
critères de pureté.
b) Corps pur simple: qui ne peut être décomposé en différents autres corps purs.
c) Corps pur composé :  qui peut être décomposé en différents corps purs .
d) Elément : constituant commun à plusieurs corps purs . Symbolisé par 1 ou 2 lettres.
Peut représenter plusieurs types d’atomes (isotopes). Un corps pur composé est
formé de plusieurs éléments. Un corps pur simple est formé d’un seul élément.
e) Atome : plus petite partie d’un élément rentrant dans la constitution d’un corps pur.
Particule fondamentale de la chimie. Jamais seul, toujours associé à d’autres atomes.
f) Edifices chimiques : Tous les corps purs sont constitués par des associations
d’atomes groupés dans des édifices chimiques. Il existe plusieurs sortes d’édifices
chimiques. (moléculaires, ioniques.) Les propriétés observées dans un corps purs ne
sont pas celles des atomes mais celles des édifices.

I.2. Grandeurs atomiques

Bien que l’atome soit très petit car c’est la particule élémentaire de la chimie, il a été
possible de connaître avec précision sa masse et ses dimensions.

a) atome d’hydrogène : c’est le plus petit des atomes. Assimilé à une sphère de rayon
53 10-12 m ( 53 picomètres ou 0.53 Angstroms (Å)) et de masse égale à 1.66 10 -27 Kg.
b) les autres atomes : tous plus lourds que celui de l’hydrogène. Leur diamètre est plus
grand mais reste cependant du même ordre de grandeur.
2

c) unité de masse atomique  :les masses des atomes étant extrêmement petites il a
été adopté par convention que : 1u.m.a. = 10-3 Kg / Navogadro = 1.66 10-27 Kg.

II. CONSTITUTION DE L’ATOME

L’atome est constitué d’un NOYAU autour duquel gravitent des ELECTRONS.

II.1. Electron
Grain de matière, de masse extrêmement petite, chargé d’électricité négative. (fin du
19eS par la communauté scientifique : Stoney, Perrin, Thomson,).
II.2. Noyau
Son existence a été établie expérimentalement par Rutherford (1909).
En effet, en faisant passer un faisceau de particules  ( chargées positivement et
émises par la substance radioactive Radium) à travers une mince plaque de métal, sans la
détériorer, il observe que seules quelques particules sont déviées. ( voir figures 1 et 2)
PM EF
Pb

S
Pb Pb



Particules positives

Noyau
Le noyau est chargé d’électricité positive
La masse de l’atome est presque entièrement concentrée dans le noyau.
Le noyau a un diamètre 100000 fois plus petit que celui de l’atome.

III LE NOYAU ATOMIQUE ET LES ISOTOPES

III.1. Particules fondamentales de l’atome


Les trois sortes de particules se retrouvent dans la constitution de tous les atomes,
sont : les électrons de charge négative qui gravitent autour du noyau, les protons de
charge positive se trouvant dans le noyau et les neutrons non chargés dans le noyau.

Les informations essentielles sur ces particules sont réunies dans le tableau ci-dessous :
Electron Proton neutron
-
Symbole e p n
0 1 1 1
formule -1 e 1 p (ou 1 H) 0 n

Lieu autour de l’atome Dans le Dans le noyau


-19 -19
Charge electrique/C -1.6 10 + 1.6 10 0
-31 -27
Masse/Kg 9.1085 10 1.67 10 1.67 10-27
3

Masse/uma 1.00742 1.00877


Nombre dans l’atome Z P(=Z) N

III.2. Représentation d’un NUCLEIDE

a) définition
Les atomes d’un élément donné renferment tous le même nombre de Protons . Il existe
environ une centaine d’éléments différents .Dans un même élément on peut reconnaître
plusieurs sortes d’atomes suivant leur nombre de Neutrons. Il existe environ 300 sortes
d’atomes dans la nature. Chaque sorte est appelée NUCLEIDE ou NUCLIDE.
Par conséquent tous les atomes d’un même NUCLEIDE ont le même nombre de protons
et le même nombre de neutrons. Chacune des particules du noyau est appelée NUCLEON.

b) Nombre de masse d’un NUCLEIDE


La masse M du noyau atomique est égale à A = Z + N uma.
En négligeant la masse de l’électron on appellera M le nombre de masse d’un élément qui
représente donc le nombre de nucléons dans le noyau.

a) Représentation schématique d’un Nucléide

Par convention un nucléide est représenté : , où  A est le nombre de masse et

Z le nombre atomique. Ex : (1Proton et 0 Neutron) ; ( 8P et 8 N)

III.3. Les isotopes

a) définition
Les isotopes d’un élément ( pas tous les éléments) sont des atomes dont le noyau
renferme le même nombre de proton mais un nombre différent de neutrons. Ils ont les
mêmes propriétés chimiques.
b) exemples d’isotopes
Elément ISOTOPES et abondance dans la nature en (%)
H
C (98.9%) (1.1 %) (0.0% =traces)
O (99.76%) (0.04 %) (0.20 %)
Cl (75.4 %) (24.6 %)

c) isotopes artificiels
On sait les créer aujourd’hui pour les utiliser dans différents domaines
d) séparation des isotopes
Bien que les isotopes d’un même élément présentent les mêmes propriétés chimiques, il
arrive que l’un deux présente une propriété particulière et on a donc besoin de l’isoler.
C’est une opération de séparation très difficile et très complexe. Elle peut se faire par :
- électrolyse en exploitant la différence de densité
- effusion gazeuse en exploitant la différence de vitesse de passage a travers une paroi
4

- diffusion thermique en exploitant la différence de température


- spectrographie de masse (exploiter la différence de déviation dans les champs E,B)

III. 4. Evolution du Noyau

Introduction

Nous avons vu précédemment que le noyau de l’atome était très condensé et qu’il
comportait des particules neutres ( neutrons ) et des particules chargées positivement
(protons). Ce qui nous conduit naturellement aux questions suivantes :
COMMENT UN TEL ENSEMBLE PEUT-IL EXISTER ?
COMMENT PEUT-IL EVOLUER ?
QUELLES SONT LES LOIS CORRESPONDANTES ?
Les réponses à toutes ces questions seront données comme suit :

a) Stabilité

 Les noyaux naturels ne sont pas tous stables. Certains peuvent subir une
transformation nucléaire spontanée : ils sont dit RADIOCATIFS.

 Il existe environ 300 nucléides naturels stables. Si on représente graphiquement, la


variation de leur nombre de neutrons, N, en fonction de leur nombre de protons, Z
(Numéro atomique) on obtient le diagramme ci-dessous ( figure 3):

N ( Z = N)

150
125
100
75
50
25
Z
20 40 60 80 100

Zone Hachurée  : Zone de stabilité

Zone ( Z ≤ 20 )  : Les noyaux stables sont tels que Z ~ N.

Zone (20 ≤ Z ≤ 84) : Les noyaux stables sont tels que N >Z

Zone ( Z ≥ 84)  : Les nucleides sont radiocatifs


5

b) Relation entre la masse et l’énergie ( relation d’ENSTEIN).

 Lorsque des particules interagissent ( action mutuelle) une partie de la masse du


système peut disparaître et on constate qu’il se crée de l’énergie.
 En fournissant de l’énergie dans certains accélérateurs de particules, il est
possible de créer des particules matérielles .
 Lorsqu’un système, qui n’échange pas de l’énergie avec l’extérieur, évolue alors
l’ensemble «  masse - énergie » est conservé. Cela suppose d’après Enstein
qu’une particule au repos de masse m équivaut à une énergie E. C’est à dire :

2
E = m. C
E est l’énergie au repos de la particule, exprimée en Joules
m est la masse, en Kg, de la particule au repos
8
C est la vitesse de propagation de la lumière dans le vide ( célérité = 3.10 ms-1 )

Remarques : Il est pratique d’exprimer E en MeV  .


1 Mev = 106 eV = 106 x 1.6022 10-19 C.V = 1.6022 10-13 C.V= 1.6022 10-13 J
Si une particule au repos a une masse de 1 uma ( = 1. 10 -3 Kg / N Avogadro)
Son énergie au repos est alors : E = (10-3 / Nav). C 2 = 1. 4924 10-10 J = 931.5 Mev

Donc : 1 uma = 931.5 ( MeV / C2 )

 Considérons un système de particules au repos de masses m1 , m2, m3……, entre


lesquelles il n’y a pas d’interaction.

A l’état initial , le système a pour masse : mI = m1 + m2 + m3 +………


L’énergie du système est : EI = m1 C2 + m2 C2 + m3 C2 +………= mI C2

Après interactions de durée limitée il est possible que des particules se créent et
d’autres disparaissent. Donc l’énergie du système a pu varier aussi s’il a échangé de
l’énergie avec l’extérieur.
Par conséquent L’énergie finale du système s’exprime comme suit :
EF = m’1 C2 + m’2 C2 + m’3 C2 +……= mF C2
La variation d’énergie du système est donc : EF - EI = ( mF - mI ) C2
Ou bien de façon plus condensée : m C2

Par convention :
 si le système reçoit de l’énergie alors EF > EI  m > 0
 si le système libère de l’énergie alors EF < EI  m < 0

Conclusion :
6

L’énergie libérée ou reçue par un système est liée à la variation de masse du système
par la relation d’Enstein : m . C2

c) Interprétation de la stabilité du noyau

Sachant que le noyau est formé de particules positives et neutres, deux types de forces
interviennent :
 les Forces REPULSIVES : dues aux interactions électrostatiques entre protons
 les forces ATTRACTIVES : dues à un type d’interaction appelé « interaction
forte  » (spécifiquement nucléaires). S’exerçant entre tous les nucléons et
diminuant vite avec la distance entre les nucléons donc seuls les voisins s’attirent.
 Pour que la cohésion d’un noyau soit assurée les forces d’attraction doivent
être supérieures à celles de répulsion.
 L’énergie de liaison du noyau = l’énergie de cohésion

APPLICATION  N°1 : formation d’un noyau d’Hélium


4
Deux protons et deux neutrons se lient pour former un noyau d’Hélium ( 2 He )

Initialement : les quatre nucléons (2P et 2N) au repos et isolés les uns des autres,
n’interagissent pas. Par conséquent l’énergie de ce système s’écrit :
EI = 2mp C2 + 2mn C2 = (2mp + 2mn) C2 = mI C2 = 4.301882 uma

Etat final : Lorsque le noyau d’hélium se forme, sa masse déterminée par une technique
expérimentale (spectrographie de masse) est égale à 4.00506 uma.

La masse initiale du système est plus grande que sa masse finale (m< 0).
Le système libère de l’énergie quand le noyau se forme (-28.3 MeV)
Cette variation d’énergie NEGATIVE, appelée ENERGIE DE LIAISON est notée:
El = [ mHe - (2mp + 2mn) ] C2

APPLICATION N°2 : Généralisation à un nucléide


Faisons le bilan lorsque N neutrons et P(=Z) protons se lient pour former un noyau
de masse réelle expérimentale ( spectrographie de masse) égale à m X .
L’énergie de liaison du noyau est égale à l’énergie libéré par le système
lors de la formation de ce noyau . Elle s’exprime comme suit :
El = [ mx - (Zmp + Nmn) ] C2

L’énergie moyenne de liaison par nucléon pour le noyau est égale à


l’énergie libéré par le système, lors de la formation de ce noyau, divisée par le nombre
de nucléons mis en jeu . Elle s’exprime comme suit :
E = El/(Z+N) = EI/A = [ mx - (Zmp + Nmn) ] C2
Son ordre de grandeur est de quelques MeV. (E ( ) = –7.07 MeV)
7

Elle prend une valeur maximale pour A = 60.


Les noyaux les plus stables sont ceux tels que 50 < A < 100
Elle est utile pour interpréter les réactions nucléaires.

IV. REACTIONS NUCLEAIRES

Généralités sur les réactions nucléaires


Les réactions nucléaires peuvent être classées en deux sortes :
 spontanées : radioactivité naturelle (Becquerel en 1896) et artificielle
(découverte par Curie en 1934)
 provoquées  : fission nucléaire (1946) et fusion nucléaire(1954)
Les particules intervenant dans les réactions nucléaires sont réunies dans le tableau ci-
dessous :
Nom Symbole A Z formule
Proton p 1 1 ou
Neutron n 1 0
Noyau d’hélium  4 2
Electron e- 0 -1
Positon e+ 0 1
Neutrino  0 0
photon  0 0

IV.1. Lois de conservation

Toutes les réactions nucléaires obéissent aux lois de conservation suivantes :

a) Conservation du nombre de nucléons .


Considérons l’interaction entre les noyaux et qui aboutit à la
formation des noyaux et .
Au cours de cette réaction nucléaire, un ou plusieurs protons peuvent se
transformer en un ou plusieurs neutrons et inversement, cependant on constate que :
A1 + A2 = A3 + A4 ( ou bien : A3 + A4 - A1 - A2 = 0 )
De façon plus générale le nombre total de nucléons, mis en jeu dans une réaction
nucléaire, est toujours conservé selon l’équation : .
b) conservation de la charge électrique
Lorsqu’un système électrique évolue sa charge électrique globale est conservée.
Ce qui se traduit par l’équation de conservation : .
c) conservation de l’énergie
L’énergie du système se conserve selon l’équation : .
Où , est l’énergie au repos de la particule i et son énergie cinétique.
8

d) conservation de la quantité de mouvement : .


IV.2. Equation nucléaire

Les noyaux qui interviennent dans une réaction nucléaire sont très souvent
entourés d’électrons avec lesquels ils constituent des ions ou des atomes. Cependant ces
cortèges électroniques jouent un rôle négligeable et donc on n’en tient pas compte.
Pour traduire une réaction nucléaire on écrit une équation nucléaire qui doit
respecter le nombre de masse et le nombre de charge. C’est à dire :

+  + .

Avec : et .

V. RADIOACTIVITE.

V.1. Les rayonnements radioactifs

L’expérience que nous allons décrire, de manière très simplifiée, nous permet de


comprendre comment on peut détecter par la méthode photographique certains
rayonnements émis par des substances radioactives.
 Un mélange de substances radioactives naturelles et artificielles, est placé au
centre d’un récipient en plomb sous forme de canal. (voir figure ci-dessous).
Seuls les rayonnements émis dans la direction du canal
 On soumet ces rayonnements à l’action d’un champ électrique, perpendiculaire à la
direction du canal, dans le vide.
 Les rayonnements sont ensuite détectés à l’aide d’une plaque photographique.
 On observe quatre (04) taches, correspondant à des rayonnements différents,
sur la plaque photographique.
 Ces taches sont attribuées aux rayonnements de types : , - , + et .

(+)

Champ Elec. 
[Link]. 


Plomb

(-) 

Plaque photo
9

a) Rayonnement  
Attiré par le pôle (-) il transporte l’électricité positive.
Il est constitué de particules d’Hélium de vitesses inférieures à 3.108 m /s,
(donc non-relativistes, car leur énergie cinétique s’écrit E c =(1/2)mv2).
b) Rayonnement  
Attiré par le pôle (+) il transporte l’électricité négative.
Il est constitué d’électrons qui peuvent se déplacer avec de très grandes
vitesses de l’ordre de 3.108 m/s, (peuvent être relativistes, c’est à dire
que leur énergie cinétique ne peut plus s’écrire E c = mv2/2)
c) Rayonnement  
Attiré par le pôle (-) il transporte l’électricité positive.
Il est constitué de positons pouvant se déplacer à de très grandes
vitesses de l’ordre de 3.108 m/s, (peuvent être relativistes)
d) Rayonnement  
Il n’est pas dévié. Il est électromagnétique, de grande fréquence et
d’énergie véhiculée par des photons. ( particules relativistes : E=h)

V.2. Détection des rayonnements radioactifs.


Il existe d’autres moyens de détecter les rayonnements, plus complexes que celui
décrit précédemment (méthode de la plaque photographique). A titre d’exemples :

a) Le compteur Geiger-Muller.
En traversant la matière, les rayons peuvent l’ioniser sur leur passage.
Cette ionisation de la matière est très importante pour le rayonnement , assez
importante pour les rayonnements + et - mais faible pour le rayonnement .
Lors de l’ionisation de la matière par ces rayonnements, un courant de très faible durée
(impulsion électrique) peut être enregistré grâce à un compteur Geiger-Muller.
Cependant ce compteur ne détecte pas très bien le rayonnement  très peu ionisant.

b) Détecteur à scintillation
Certaines substances, bombardées par des rayonnements  ou , émettent des photons
en se désexcitant. Ces photons peuvent être détecter à l’aide d’un photomultiplicateur.

c) Chambres à bulles ou à brouillard


Les particules chargées  ou , laissant une trace lorsqu’elles traversent une chambre
contenant un fluide dans des conditions convenables.

d) Détection de neutrinos
Les détecteurs précédents ne sont pas capables de montrer qu’un mélange de
substances radioactives émet des neutrinos qui sont des particules neutres de masse
nulle, se déplaçant à la vitesse de la lumière et ayant une très faible probabilité d’être
absorbés par la matière.
10

Aussi pour pouvoir les détecter il faut procéder avec un flux de neutrinos très intense.
V. 3. Radioactivité 

 Les particules  sont des noyaux d’hélium portant donc une +2


 Le rayonnement  peu être arrêté par quelques dm3 d’air, il est donc peu pénétrant.
 Après avoir perdu la majeure partie de son E c (en particulier par création d'ions sur
son passage) la particule  capte 2e- et devient un atome d’hélium .
 En émettant une particule  le noyau émetteur se transforme en un noyau différent,
et l’équation nucléaire correspondante est :

 +

Ex : Uranium  Thorium :  +

 Les noyaux de particules  sont essentiellement des noyaux lourds


 Cette transformation conduit vers une stabilité.
 Lorsqu’un noyau émet un rayonnement , le noyau fils se retrouve,
juste après l’émission, dans un état excité ou dans son état fondamental (stable).
 L’énergie libérée par la désintégration se répartie en trois termes comme suit :
E = m C2 = Ec(part. ) + Ee(Exit. de Y) + Ec(recul deY)

V. 4. Radioactivité 
 Elle se traduit par l’émission , d’électrons lancés à grande vitesse, de neutrinos
et parfois d’un rayonnement  provenant de la désexcitation du noyau fils Y.
 L’équation nucléaire correspondante est :

 + +
ou bien :  + +
 Elle est isobarique car elle conserve le nombre de masse A
 Elle concerne les isotopes instables, pour lesquels N > Z

V. 5. Radioactivité .

 Elle se traduit par l’émission de positons lancés à grande vitesse, de neutrinos et


parfois d’un rayonnement  provenant de la désexcitation du noyau fils Y.
 L’équation nucléaire correspondante est :

 + +
ou :  + +

 Elle est isobarique car elle conserve le nombre de masse A


 Elle concerne les noyaux trop pauvres en neutrons (par rapport aux noyaux
stables, N < Z).
V. 6. Emission .
11

Après une émission de type  ou , le noyau crée se trouve souvent dans un état excité.
En revenant à son état fondamental (énergie minimale) celui-ci libère son énergie
excédentaire sous forme de Photons ayant une très grande énergie(=h).

 + (*)
 +

Exemple :  + (*)
 +
Etat excité Etat fondamental

 Ces photons correspondent à des rayonnements électromagnétiques très pénétrants


(Rayons de lumière, RX,..). Un blindage en plomb de quelques dizaines de centimètres
est nécessaire pour se protéger de ces rayonnements .
 Le retour ( désexcitation) du noyau crée, de l’état excité à son état fondamental, se
fait par paliers d’énergie appelés transitions. En effet, l’énergie ne peut prendre que
des valeurs bien définies car elle est quantifiée (voir le 2nd chapitre).
 Donc à chaque noyau correspond un ensemble de transitions (spectre de raies  bien
déterminé. (voir 2nd chapitre).
 Les énergies mises en jeu au cours des transitions nucléaires sont considérablement
plus élevées que celles qui interviennent dans les transitions d’électrons de valence
(les plus externes dans l’atome). Cependant elles sont toutes deux quantifiées.

V. 7. LOIS DE LA DESINTEGRATION RADIOACTIVE

Considérons la réaction de désintégration : X  Y

à t=0 le nombre de noyaux radioactif dans l’échantillon est No

à t le nombre de noyaux radioactif restant dans l’échantillon est N

à t+dt le nombre de noyaux radioactif restant dans l’échantillon est N + dN

Le terme dN représente le nombre de noyaux désintégrés pendant l’intervalle


de temps très court dt. Il est tel que :

- dN < 0  ( c’est une disparition de noyaux)


- dN  N ( proportionnel au nombre de noyaux)
- dN  dt ( proportionnel à la durée de désintégration)
- dN   ( constante radioactive propre à chaque radionucléide)

Par conséquent ce terme s’écrit :


12

dN = N dt
Le nombre positif ( -dN) de désintégrations pendant l’intervalle de temps dt est
appelé activité de l’échantillon. Notée A, elle ne dépend que de la constante radioactive
 et du nombre de noyaux N, de l’échantillon. Elle s’exprime comme suit :

A = - (dN/dt) = N
(Bq) (s-1) (Nombre de noyaux)

La première équation peut s’écrire sous la forme suivante :

dN/N = N dt

En intégrant entre le temps t=0 ( N = N0) et un instant t ( N = N) on obtient :

Ln ( N/No) =  t

Par conséquent, à l’instant t, le nombre de noyaux présents dans l’échantillon est :

N = N0 et
Les variations de ce nombre N de noyaux, en fonction du temps, sont
représentées graphiquement sur la figure ci-dessous :

N
N0 ---
-

N0/2--

N0/4 --

0 T 2T temps

Remarque :
Au bout d’un temps, T, appelé période radioactive ou temps de demi-vie du
radionucléide, la moitié des noyaux a disparu. En remplaçant N par sa valeur (N 0 /2) on
en déduit que la période est reliée à la constante radioactive  par l’équation simple  :
T = Ln 2 / 

A titre d’exemple : le carbone 14 a une période égale à 3.95 10-12 s.


13

V.8. REACTIONS NUCLEAIRES PROVOQUEES

Il est possible de provoquer des réactions nucléaires. Celles-ci peuvent :

- conduire à des noyaux artificiels par TRANSMUTATION


- dégager une très grande énergie par FUSION ou FISSION

a) Transmutation : +  +
(le radionucléide est émetteur +)

b) Réaction de fission : Un radioélément est dit fissile si un neutron, de faible


énergie cinétique ( < 0.1 eV ), peut rompre son noyau. A titre d’exemple, la
fission de l’uranium 235 s’écrit :

+  + + quelques neutrons
+
- Les noyaux radioactifs formés sont de radioactivité 
- L’énergie moyenne libérée par noyau d’uranium fragmenté est environ 180 MeV.
- Diverses utilisations ( réaction en chaine, bombe atomique, réacteur nucléaire)

c) Réaction de fusion : Elle consiste à produire un noyau à partir de deux ou


plusieurs noyaux légers ( les plus utilisés sont : , , ). Ces réactions
sont très difficiles à réaliser car elles nécessitent le rapprochement de noyaux
positifs ( la température atteinte est de l’ordre de 10 8 K).
La réaction de fusion la plus courante : +  + dégage 17.6
MeV.
Dans le soleil il se produit la réaction : 4  +2 +2(émission
) et il se dégage = 27MeV/noyau d’hélium

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