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Polynômes unitaires et normes minimales

Ce document présente un problème de mathématiques sur les polynômes unitaires de norme minimale. Le problème contient 13 questions portant sur les propriétés de ces polynômes, notamment leur norme sur un ensemble compact donné et l'existence d'un polynôme unitaire dont la norme est minimale.

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Mohamed Mountassir
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Polynômes unitaires et normes minimales

Ce document présente un problème de mathématiques sur les polynômes unitaires de norme minimale. Le problème contient 13 questions portant sur les propriétés de ces polynômes, notamment leur norme sur un ensemble compact donné et l'existence d'un polynôme unitaire dont la norme est minimale.

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ÉCOLE POLYTECHNIQUE

ÉCOLE SUPÉRIEURE DE PHYSIQUE ET DE CHIMIE INDUSTRIELLES

CONCOURS D’ADMISSION 2004 FILIÈRE PC

COMPOSITION DE MATHÉMATIQUES
(Durée : 4 heures)

L’utilisation des calculatrices n’est pas autorisée pour cette épreuve.

 

Polynômes unitaires de norme minimale

Pour tout entier d  0, on désigne par Ed l’espace vectoriel complexe des polynômes
à coefficients complexes de degré  d et par Ud le sous-ensemble des polynômes unitaires
de degré d.

Première partie

Soit n ∈ N∗ et soient x1 , . . . , xn des nombres complexes distincts. On considère le polynôme



P (X) = (X − xk ) ,
1kn

et l’on désigne par P  le polynôme dérivé de P .

1. Pour tout entier j, 1  j  n, on pose


P (X)
Pj (X) = ·
(X − xj ) P  (xj )

a) Montrer que cette expression définit un polynôme Pj de degré n − 1.

b) Calculer Pj (xk ), pour 1  k  n, et montrer que, pour tout polynôme F , le polynôme



n
LF = F (xj ) Pj prend la même valeur que F en tous les points x1 , . . . , xn .
j=1


n
c) Montrer que Pj = 1.
j=1

d) Les polynômes Pj , 1  j  n, forment-ils une base de En−1 ?

1

n−1
2. Pour 1  j  n, on pose Pj (X) = bi,j X i , où bi,j ∈ C. Soient V et B les matrices
i=0
complexes n × n dont les éléments à la ie ligne (1  i  n) et à la j e colonne (1  j  n) sont
(xi )j−1 et bi−1,j , respectivement. Montrer que V est inversible, et que V et B sont inverses l’une
de l’autre.

1 n
(xk )j
3.a) Montrer que bn−1,j = . Déterminer la valeur de pour 0  j  n − 1.
P  (xj ) k=1
P  (x )
k


n
(X − xk )n−1
b) En déduire que est un polynôme constant que l’on calculera.
k=1
P  (xk )
 
Dans toute la suite du problème, d ∈ N∗ est un entier fixé, et K est une partie compacte du
plan complexe, contenant au moins d + 1 éléments. On pose ρ = sup |z|. Pour tout polynôme
z∈K
Q ∈ Ed , on pose
QK = sup |Q(z)| .
z∈K

Deuxième partie


d
Pour tout polynôme Q ∈ Ed , défini par Q(X) = ai X i , on pose
i=0

N (Q) = sup |ai | .


0id

4.a) Montrer que Q → N (Q) et Q → QK sont des normes sur Ed et qu’elles sont équiva-
lentes.

b) La fonction Q → QK est-elle continue sur l’espace vectoriel normé (Ed ,  K ) ?

QK
5.a) Majorer sup en fonction de ρ.
Q∈Ed N (Q)
Q=0

b) On choisit n = d + 1 points distincts dans K, x1 , . . . , xd+1 , et l’on reprend les notations


de la première partie. On pose β = sup |bi,j |. En utilisant les résultats de la question 2.,
0id
1jd+1
montrer que
N (Q)
sup  β(d + 1) .
Q∈Ed QK
Q=0

 

Dans toute la suite du problème, on pose


m = inf QK .
Q∈Ud

2
Troisième partie

6.a) Montrer que 0  m  ρd .

b) Montrer que inf QK = m.


Q∈Ud
QK ρd

c) Montrer qu’il existe Q0 ∈ Ud tel que Q0 K = m.

Quatrième partie

7. Soient k ∈ N∗ et ck un nombre complexe non nul. Soit z0 ∈ C. On considère le polynôme


Q(X) = 1 + ck (X − z0 )k .
Montrer qu’il existe z ∈ C tel que |Q(z)| > |Q(z0 )|. [On pourra considérer le module et l’argu-
ment de ck et de z − z0 .]

8. Plus généralement, soit Q ∈ Ed et soit z0 ∈ C. On suppose que Q(z0 ) = 1 et que Q n’est


pas constant.

a) Montrer qu’il existe un entier k  1, un nombre complexe ck , ck = 0, et un polynôme


R tels que
Q(X) = 1 + ck (X − z0 )k + ck (X − z0 )k+1 R(X) .

b) Montrer que, pour tout réel r > 0, il existe z ∈ C tel que |z − z0 | = r et


Q(z) = 1 + |ck | |z − z0 |k + |ck | |z − z0 |k (z − z0 )R(z) .

c) Montrer que, pour tout réel r > 0, il existe z ∈ C tel que |z − z0 |  r et


|Q(z)| > |Q(z0 )| .
9.a) Montrer que la propriété démontrée à la question 8.c) est satisfaite pour tout polynôme
non constant Q ∈ Ed et pour tout point z0 ∈ C.

b) En déduire que, pour tout Q ∈ Ed ,


sup |Q(z)| = sup |Q(z)| .
|z|1 |z|=1

c) Montrer que, pour tout Q ∈ Ed ,


 
 Q(z) 
 
sup  d  = sup |Q(z)| .
|z|1  z  |z|=1

d) Dans cette question, on choisit K = {z ∈ C | |z|  1}. Montrer que le polynôme


Q0 (X) = X d satisfait
Q0 K = m .

3
Cinquième partie

10. Soient z0 et z1 deux nombres complexes non nuls. Montrer que |z0 + z1 | = |z0 | + |z1 | si
et seulement s’il existe un réel λ > 0 tel que z1 = λ z0 .

Pour Q ∈ Ed , on pose
M(Q) = {z ∈ K | |Q(z)| = QK } .
11. On suppose qu’il existe des polynômes distincts Q0 ∈ Ud et Q1 ∈ Ud vérifiant

Q0 K = Q1 K = m .

Pour tout t ∈]0, 1[, on pose


Qt = t Q1 + (1 − t)Q0 .
a) Montrer que, pour tout t ∈ [0, 1], Qt K = m.

b) Soit t ∈]0, 1[ et soit z ∈ M(Qt ). Montrer que z ∈ M(Q0 ) et z ∈ M(Q1 ), puis montrer
que Q0 (z) = Q1 (z).

c) En déduire que, pour tout t ∈]0, 1[, Card (M(Qt )) < d.

12. On suppose qu’il existe Q ∈ Ud tel que QK = m et tel que Card (M(Q))  d.

a) Montrer qu’il existe un polynôme L ∈ Ed−1 tel que, pour tout z ∈ M(Q), L(z) = Q(z).

1
b) Soit Qp = Q − L, pour p ∈ N∗ . Montrer que, pour chaque p ∈ N∗ , il existe zp ∈ K
p
tel que |Qp (zp )|  QK .

On admettra le résultat suivant : il existe une suite strictement croissante de nombres entiers,
p → np , telle que la suite p → znp converge vers un élément  de la partie compacte K de C,
quand p tend vers +∞.

c) Montrer que |Q()| = QK . En déduire que Q() = L().

d) Montrer que Q(znp ) = Q()(1 + εp ) et L(znp ) = Q()(1 + εp )(1 + εp ), où εp et εp


sont des suites de nombres complexes, définies pour p assez grand, telles que lim εp = 0 et
p→+∞
|1 + εp |  1, et lim ε = 0. En déduire que, pour p assez grand, |Qnp (znp )| < QK .
p→+∞ p

13. Y a-t-il unicité du polynôme Q0 ∈ Ud tel que Q0 K = m ?

∗ ∗

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