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Étude de l'encrassement des échangeurs

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‫ظ؟‬ UNIVERSITE KASDI MERBAH OUARGLA

FACULTE DES HYDROCARBURES ET ENERGIES RENOUVELABLES ET SCIENCES DE LA


TERRE ET DE L'UNIVERS
DEPARTEMENT DE FORAGE ET DE MECANIQUE DES CHANTIERS PETROLIERS

Mémoire
Master professionnel en Mécanique des Chantiers Pétroliers
Présenté par : SLIMI Ahmed
ZEDIRI Abdelhak
Rapporteur : REZAIGUIA Issam
Thème
Etude d’encrassement des échangeurs
de chaleur à faisceau et calandre

Soutenu le :
Devant le jury composé de :
Président : GHARBI Ibrahim
Examinateur : BOUKSANI Mohamed
Encadreur : REZAIGUIA Issam

Année universitaire 2018/2019


Liste
des figures
Figure Titre de figure Page
Figure I.1 Classement des échangeurs selon le type de construction. 07
Figure I.2 Modes d’écoulements de deux fluides dans un échangeur. 08
Figure I.3 La compacité de la surface d’échangeur. 08
Figure I.4 Composants d’un échangeur à plaque tubulaire fixe . 10
Figure I.5 Composants d’un échangeur à tube en U. 10
Figure I.6 Composants d’un échangeur à faisceau et calandre à tète flottante. 11
Figure I.7 Exemples de combinaison d’échangeurs TEMA 12

Figure II.1 Préchauffeur P30-GA-21-01 A/B. 13


Figure II.2 Boite de distribution 13
Figure II.3 Calandre un seul passe. 14
Figure II.4 Les plaques signalétiques 14
Figure II.5 Schéma de Faisceau tubulaire. 15
Figure II.6 Faisceau tubulaire 15
Figure II.7 La plaque tubulaire 16
Figure II.8 Schéma de la plaque tubulaire de préchauffeur 16
Figure II.9 Chicanes transversales 17
Figure II.10 Tirants et Entretoises 17
Figure II.11 Déflecteur 18
Figure II.12 La tête flottante 18
Figure II.13 Echangeur encrassé et propre. 20

Figure II.14 Outil de dudgeon nage des tubes. 23


Figure II.15 Extracteur faisceau. 24
Figure II.16 Quelques équipements utilisent dans le test hydrostatique. 26
Figure III.1 Ecoulement de fluide traverse la calandre 34
Figure III.2 Définition de diamètre équivalent 35
Figure III.3 Evolution de la résistance d’encrassement durant le mois janvier 42
Figure III.4 Evolution de la résistance d’encrassement durant le mois février 42
Figure III.5 Evolution de la résistance d’encrassement durant le mois mars 42
Figure III.6 Evolution de la résistance d’encrassement durant le moi juillet 43
Figure III.7 Evolution de la résistance d’encrassement durant le moi aout 43
Figure III.8 Evolution de la résistance d’encrassement durant le moi septembre 43
Figure III.9 L’évolution de la résistance d’encrassement en fonctionnement en 44
fonction de la température coté tube
Figure III.10 L’évolution de la vitesse de circulation en fonction de temps durant le 45
mois d’out
Figure III.11 L’évolution de la vitesse de circulation en fonction de temps durant le 45
mois de mars
Figure III.12 Les pertes de charge en fonction de la température entrée préchauffeur 46
Figure III.13 L’évolution des pertes de charge coté tube durant le mois d’aout 50
Figure III.14 L’évolution des pertes de charge coté tube durant le mois janvier 50
Liste
des tableaux
Tableau Titre de tableau Page

Tableau II.1 Description de préchauffeur. 19

Tableau II.2 Caractéristiques thermiques de préchauffeur P30-GA-21-01 A/B. 20

Tableau III.1 Caractéristiques design préchauffeurs (A et B) de chaleur et des 29


fluides.

Tableau III.2 Corrélation utilisées pour calcul des propriétés physique du deux 30
fluides

Tableau III.3 Propriétés physique desdeux fluides 37

Tableau III.4 Valeur calculées des paramètre relatifs a la géométrie de 38


échangeurs

Tableau III.5 Tableau Comparatif entre la marche actuelle et la marche design 54


.
Nomenclature
Nomenclature

 
A : Surface d’échange m 2 .

a : Surface d’échange du tube m 


2

a : La section de la calandre m .
2
ct

a : La section par passe m .


2
t

B : espace entre chicane [m]

DC: Diamètre de la calandre m .

De: Diamètre équivalent m .

di: Diamètre intérieur m  .

de: Diamètre extérieur m .

DTLM : Différence de température logarithmique moyenne C 

e : Epaisseur m 

F : Facteur de correction.

GB : vitesse massique côté tubes [kg/h.m²]

Gct : vitesse massique côté calandre kg/h.m²]

L : La longueur du tube. m 
Nt: Nombre de tube.

P : Le pas. m 
Q: Quantité de chaleur. [Kcal/kg]

Re : Reynolds.

Rs: résistance d’encrassement [m2 k /w].

T1 :Température d’entrée côté calandre [°C]

T2: Température de sortie côté calandre [°C]

t1 : Température d’entrée côté tube [°C]

t2 : Température de sortie côté tube [°C]

Us = coefficient trasfert sale[w /m2 k].


Up= coefficient de transfert propre [w /m2 k]

V : vitesse de circulation de fluide m / s .

Pt : Perte de charge côté tube [bar]

Pc : Perte de charge côté calandre [bar]

Symboles grecs :

 Densité surfacique de flux de chaleur w/m²


 Flux de chaleur W
 Conductivité thermique W/m.K
 Masse volumique Kg/m
3
 Viscosité dynamique Kg/ms
 Viscosité cinématique m²/s
ɛ Efficacité

Indices

e : Entrée

s : Sortie

Abréviation

BP : Basse pression.

BSW : Basique sédiment water (teneur en eau dans le brut).

CINA : Centre industriel nord (Naili Abd Elhalim).

CIS : Centre industriel sud.

HP : Haute pression.

SONATRACH : Société national de transport et commercialisation des hydrocarbures

UTBS : Unité de traitement brut sud.


Sommaire
SOMMAIRE :
INTRODUCTION GENERALE ............................................................................................ 1

Chapitre I : Généralités sur le transfert et les échangeurs de chaleur

I.1) Généralités sur le transfert de chaleur ....................................................................... 3

I.1.1)Définitions …………………………………………………………………... ............................................ 3

I.1.2)Phénomène de conduction thermique ..................................................................... 3

I.1.3)Phénomène de convection thermique ...................................................................... 4

I.1.4)Phénomène de rayonnement .................................................................................. 5

I.2) Technologie sur les échangeurs de chaleur ................................................................. 6

Introduction .................................................................................................................. 6

I.2.1) Classification des Echangeurs de Chaleur ................................................................ 6

I.2.2) Echangeurs tubulaires ........................................................................................... 7

I.2.3) Recommandations du TEMA .................................................................................. 9

Chapitre II : Technologie de préchauffeur P30-GA-21-01 A/B

II.1) Introduction ......................................................................................................... 13

II.1) Les éléments essentiels constituants l’échangeur .................................................... 13

II.2)Description de Préchauffeur P30-GA-21-01 A/B ....................................................... 19

II.3)Le rôle de préchauffeur .......................................................................................... 19

II.4)Problèmes de fonctionnement des échangeurs ........................................................ 20

II.4.1)Encrassement ..................................................................................................... 20

II.4.2)Types d’encrassement ......................................................................................... 21

II.4.3)Impact d’encrassement sur le dimensionnement des échangeurs ............................ 21

II.5) Maintenance de l’échangeur ................................................................................. 21

II.5.1)Présentation de la révision décennale ................................................................... 23

II.5.2)Suivi de la révision du préchauffeur ...................................................................... 23

Conclusion .................................................................................................................. 27

CHAPITRE III: Etude expérimentale de l’encrassement


[Link].......................................................................................................... 28

III.2. Donnée sur les échangeurs .................................................................................... 29

III.3. Calcul de la résistance d’encrassement .................................................................. 29

III.3 .1. Les propriétés physiques des deux fluides .......................................................... 30

III.3 .2. Bilan thermique ................................................................................................ 30

III.3.3. Calcul de la différence moyenne de température (  TLM) ..................................... 31

III.3.4. Détermination de la température calorique Tc .tc ................................................ 32

III.3.5. Calcul de la résistance d’encrassement par la méthode de KERN ........................... 33

III.3.5.1. Coté tube ...................................................................................................... 33

III.3.5.2. Coté calandre ................................................................................................ 34

III.3.5.3. Calcul de coefficient de transfert propre ........................................................... 36

III.3.5.4. Coefficient de la résistance d’encrassement ...................................................... 36

III.3.6. Exemple de calcul ............................................................................................. 36

III.3.7. Algorithme de calcul par la méthode de KERN ...................................................... 40

III.4. Résultats et interprétation .................................................................................... 42

III.5. Calcul des pertes de charge théorique .................................................................... 46

III.6. Calcul l’efficacité de préchauffeur ......................................................................... 51

III.7. Calcul du débit de brut non stabilisé (coté tube ...................................................... 51

III.8. Comparaison entre la marche actuelle et la marche de design ................................. 55


Introduction
Introduction :
Les échangeurs thermiques ont toujours eu de nombreuses applications majoritairement
dans l’industrie mais également dans l’habitat ou dans le transport. A titre d’information, 30%
des équipements des unités pétrochimiques sont constitués d’appareils d’échange de chaleur.
Il est devenu de plus en plus indispensable de posséder des informations complètes sur l’état
des procédés industriels de récupération d’énergie à tout instant. Ces renseignements
permettraient de déceler, de suivre et de prédire les perturbations et les dégradations du
transfert thermique et en même temps d’éviter une augmentation certaine de destruction de
la couched’ozone.

Pour l’industrie pétrolière, les échangeurs de chaleur constituent un composant essentiel,


surtout pour le traitement du pétrole brut ou la distillation atmosphérique de ce dernier
constitue l’unité de base d’une raffinerie du pétrole. Si l’on veut assurer une bonne rentabilité
des ces unités de production dont le rendement dépend la plupart du temps du bon état de
surface des échangeurs, il est impératif d’apporter le meilleur soin au suivi de leurétat.

Le souci technologique majeur des échangeurs de chaleur est l’amélioration de l’échange


thermique entre les deux fluides tout en générant le moins de pertes de charges ou de leur
réduire à leur plus bas niveau possible , dans notre cas la cause de cette réduction est
l’encrassement qui est un phénomène prépondérant dans la réduction des performances de
ces installations où son degré s’évalue par la mesure du coefficient global d’échange de
transfert et aussi la résistance d’encrassement en fonction du temps.

La température de la charge sortie batterie préchauffeur coté tube train 30, alimentant la
colonne de stabilisation cas design est de 114°c actuellement est de l’ordre de 100°c.

Cette contre performance est du essentiellement au phénomène de l’encrassement des


préchauffeurs de la colonne (constat des révisions précédentes),le phénomène
d’encrassement est caractérisé par un paramètre appelé la résistance d’encrassement.

Dans ce travail, nous présentons une étude numérique pour étudier le champ dynamique et
thermique de l’écoulement de brut stabilisé coté calandre et brut non stabilisé coté tube.

1
Dans ce besoin, cette étude est répartie sur quatre chapitres :

➢ Le premier chapitre est consacré à la zone d’étude, ou on a donné une description de


la région Hassi-Messaoud en générale, et en particulier l’unité de traitement brut sud
(UTBS).
➢ Le deuxième chapitre constitue une étude bibliographique assez générale mais non
exhaustive sur le transfert de chaleur et les échangeurs de chaleur.
➢ Le troisième chapitre concerne la technologie de préchauffeur P30-GA-21-01 A/B (cas
d’étude) dans l’unité de traitement de brut sud UTBS et une présentation du
problème majeur (encrassement coté tube) influant sur la performance de cet
échangeur aussi ces remèdes.
➢ Le quatrième chapitre concerne l’étude thermique et dynamique de l’écoulement des
fluides dans la calandre et les tubes ce chapitre sera terminé par une comparaison des
performances cas design et cas actuel après révision.
Le travail se termine par une Conclusion générale.

2
Chapitre I :
Généralités sur le
transfert et les
échangeurs de chaleur
CHAPITRE I GENERALITES SUR LE TRANSFERT ET LES ECHANGEUR DE CHALEUR

I.1) Généralités sur le transfert de chaleur :

La connaissance des lois de la transmission de la chaleur est essentielle pour tous les ingénieurs et
techniciens qui ont à connaître des problèmes thermiques : frigoristes, thermiciens, spécialistes en
génie des procédés, etc. Lorsque deux corps, ou deux milieux, ne sont pas à la même température, ils
ne sont pas en équilibre thermique. On peut alors observer un passage d'énergie calorifique de chaleur,
du corps, ou du milieu, le plus chaud vers le corps, ou le milieu, le plus froid. On sait que le transfert
de chaleur spontané est impossible d'un milieu froid vers un milieu chaud.

Pour se transmettre, la chaleur fait appel à trois mécanismes fondamentaux :

➢ La conduction.
➢ La convection.
➢ Le rayonnement.
I.1.1) Définitions

❖ Quantité de chaleur (Q) :


C'est une quantité d'énergie calorifique mise en jeu (absorbée, produite ou transférée). On l'exprime
dans le système international d'unités (SI), en joule (J) ou en calorie (1cal = 4.1855 J).

❖ Température (T) :
Elle exprime l'état thermique d'un milieu, état lié au niveau d'agitation thermique des molécules qui
le constituent. On peut le repérer dans une échelle conventionnelle, comme l'échelle Celsius (°C), ou
bien on la mesure dans une échelle absolue définie en s'appuyant sur la loi de la thermodynamique,
comme l'échelle Kelvin (K).

I.1.2) Phénomène de conduction thermique

➢ Définition
Dans les corps solides dont la température est hétérogène, on observe à l'état Pur, des phénomènes
de conduction thermique, propagation de la chaleur, de Proche en proche, des régions les plus chaudes
vers les régions les plus froides sans déplacement apparent de matières. Les fluides sont également le
siège de tels phénomènes. L’énergie se transmet donc, de molécule à molécule, grâce au couplage
mécanique qui existe entre elle (corps solides), ou par leurs chocs des unes contre les autres quand
elles sont libres (gaz). Tout corps matériel solide, liquide ou gazeux peut donc conduire ou transporter
de la chaleur.

4
CHAPITRE I GENERALITES SUR LE TRANSFERT ET LES ECHANGEUR DE CHALEUR

➢ Loi de Fourier
D'après l'hypothèse fondamentale de Fourier qui régit le transfert de chaleur unidimensionnel par
conduction.

La loi énoncée par Fourier s'écrit : Q = - λ A (dt/dx)

Où :

Q : Quantité de chaleur échangée [kw].

A : Surface d'échange de chaleur [m2].

dt/dx : Gradient de température le long de x.

λ: Coefficient de proportionnalité de la loi de Fourier (ou conductivité thermique) [kw/m.k].

Le signe (-) qui apparaît dans cette expression signifie que la chaleur se propage dans le sens des
températures décroissantes.

I.1.3) Phénomène de convection thermique :

➢ Définition :
La convection thermique intervient essentiellement lors des échanges thermiques entre une paroi
solide et un fluide en contact avec la paroi.

Cette convection peut être naturelle lorsque les variations de la masse volumique du fluide,
résultent des variations de sa température, comme elle peut être forcée si le mouvement du fluide est
réalisé par un travail mécanique externe (ventilation, agitation, pompage).

Par suite des phénomènes convectifs naturels ou forcés, le fluide convecteur peut simplement
s'échauffer ou se refroidir sans changer d'état physique, il s'agit alors de convection sans changement
d'état. Mais il peut aussi, au contact da la paroi avec laquelle il échange de la chaleur, subir une
modification dans son état physique, il s'agit alors de convection avec changement d’état (ébullition,
condensation, etc.).

➢ Loi de Newton :
C'est la loi fondamentale de la convection thermique donnée par la loi de Newton :
Q=h A (Ts- T∞)

Où:

5
CHAPITRE I GENERALITES SUR LE TRANSFERT ET LES ECHANGEUR DE CHALEUR

Q : Quantité de chaleur échangée [kW].

A : Surface d'échange de la chaleur [m2].

Ts : Température de la surface du solide en contact avec le fluide.

T∞: Température du fluide.

h : Coefficient de la loi de Newton (coefficient de convection thermique)

[kW/ m2.°C].

Ce coefficient caractérise l'efficacité de la convection, il dépend :

a- Des caractéristiques de la paroi en contact avec le fluide : forme, dimension et état de surface.

b- De la manière dont le fluide circule par rapport à la paroi : orientation de la vitesse et grandeur
de cette vitesse.

c- Des caractéristiques physiques du fluide : conductivité thermique, chaleur massique, masse


volumique et viscosité.

I.1.4) Phénomène de rayonnement :

➢ Définition :
Lorsqu'un corps est porté à une température quelconque, il émet un rayonnement de nature
électromagnétique comparable à la lumière ou aux ondes hertziennes, qui transportent de l’énergie et
peut se propager, même dans le vide absolu, à la vitesse de la lumière (C=3.108m/s). Un autre corps,
recevant ce rayonnement, peut en absorber une fraction plus ou moins grande qui est alors transformée
en chaleur.

Il est ainsi possible, grâce au rayonnement, même en absence de tout support matériel, de
transmettre de la chaleur d'un corps vers un autre à une température plus basse.

➢ Loi de Boltzmann :
Elle concerne l'émission totale d'une surface d'un corps noir ou gris, qui surmonte cette surface.

La loi de Boltzmann exprime le flux de chaleur émis par la surface:

Q= ε σ T4

Où :

Q : Flux de chaleur émis [kW/m2].

6
CHAPITRE I GENERALITES SUR LE TRANSFERT ET LES ECHANGEUR DE CHALEUR

ε : Emissivité de la surface.

σ = 5.669*10-8 W/m2k4: constante de Stephane-Boltzmann.

Finalement, le flux thermique qui est échangé entre deux corps est donné par la relation suivante:

(
Q = FG F  Te4 − TS4 )
Où:

FG : Facteur géométrique (FG = 1, si toute l'énergie du corps (1) est reçue par le corps (2), et vice
versa).

Fε : Facteur fonction des émissivités des corps.

Dans la réalité, tout échange thermique s'effectue simultanément et éventuellement sous trois
modes de transfert qui se concurrencent, l'échange est alors la somme des trois effets.

Cependant, lorsque l'un des modes est prédominant, on négligera l'effet des deux autres.

Les procédés utilisés dans l’industrie demandent souvent que les fluides traités soient réchauffés ou
refroidis avec ou sans changement de phases au cours des diverses opérations auxquelles ils sont
soumis. La chaleur mise en œuvre représente une importante dépense d’énergie dont il est nécessaire
de récupérer la plus grande quantité possible .de ce fait les échangeurs de chaleur constituent des
appareillages importantes.

I.2) Technologie sur les échangeurs de chaleur :

I.2.1) Introduction :

Les process les plus couramment rencontrés dans l’industrie pétrochimique ou autre, font intervenir
l’échange de chaleur entre deux fluides. Le système utilisé dans cette situation est un échangeur de
chaleur : c’est un appareil destiné à transférer un flux de chaleur d’un fluide à un autre. En général,
les deux fluides sont séparés par une paroi (simple ou composée) constituant ainsi une résistance
thermique. Dans certains équipements, le transfert thermique se fait par contact direct entre les fluides
en présence. C’est le cas des condenseurs, évaporateurs, tours de refroidissement, ou l’un des fluides
subit un changement de phase.

Notre étude se base sur les échangeurs à fluides séparés, du faite de leur emploie quasi fréquent sur les
unités industrielles.

7
CHAPITRE I GENERALITES SUR LE TRANSFERT ET LES ECHANGEUR DE CHALEUR

I.2.2) Classification des Echangeurs de Chaleur :

La classification des échangeurs peut obéir :

 Type de conception technologique


 Procédé de transfert
 Ecoulement des fluides
 Degré de compacité.
1- Type de conception :
C’est la classification la plus répandue. Le modèle le plus simple d’échangeur qui puisse exister se
compose de deux tubes coaxiaux. Lun des fluides circule dans le tube intérieur, alors que l’autre
circule dans l’espace annulaire formé par les deux tubes : c’est l’échangeur tubulaire. On peut avoir
aussi des échangeurs à faisceaux et calandre, il existe d’autres types d’échangeur appelés échangeur à
plaque, spiralés, à surface raclée, en plastique , à circuit imprimé et à tube en verre.

Figure I.1 : Classement selon type de conception des échangeurs.

2- Procédé de transfert :

8
CHAPITRE I GENERALITES SUR LE TRANSFERT ET LES ECHANGEUR DE CHALEUR

Les fluides mis en jeu dans l’échangeur peuvent entrer en contact direct : c’est le cas des tours de
refroidissement des centrales nucléaires. En revanche, si les fluides sont séparés par une paroi comme
dans le cas d’un radiateur de chaleur, l’échangeur sera dit contact indirect

3- Ecoulement des fluides :


Selon le sens d’écoulement de fluide on distingue trois types d’échangeurs :

➢ A co-courant
➢ A contre courant
➢ A courant croisé

-
- Figure I.2 : modes d’écoulements de deux fluides dans un échangeur

4- Degré de compacité :
Les échangeurs compacts sont construits pour présenter une grande sur face d’échange dans un
volume réduit (supérieure 700 m2 par m3). A titre d’exemple, illustre l’importance de la compacité en
matière d’encombrement pour quelques types d’échangeurs.

Figure I.3 : La compacité de la surface d’echangeur

9
CHAPITRE I GENERALITES SUR LE TRANSFERT ET LES ECHANGEUR DE CHALEUR

Conclusion : retenons enfin que quel que soit le type d’échangeur retenu parmi ceux cités plus
haut, il s’agira pour nous d’évaluer ses performances thermiques pour proposer un appareil capable de
réaliser un service conforme à celui exigé par le client tout en restant économique.

I.02.3) Echangeurs tubulaires :

Les échangeurs à faisceaux tubulaires connus aussi sous le nom d’échangeurs calandre et tubes, sont
des appareils thermiques dans lesquels circulent deux fluides ( liquide/liquide, liquide/gaz, gaz/gaz) et
qui changent de chaleur.

Durant notre stage nous avions constaté qu’il existe trois sortes d’échangeurs tubulaires sur les sites
pétroliers que nous avions visités.

o échangeur tubulaire monobloc : les plaques tubulaires sont soudées directement avec la
calandre.
o échangeur tubulaire en U : porte une seule plaque tubulaire
o échangeur tubulaire à tète flottante
Description de ces trois cas :

1- Echangeur monobloc :
Les plaques sont directement soudées sur la calandre. De construction peu onéreuse, ces appareils
permettent de loger le maximum de tubes à l’intérieur de l’enveloppe, mais ils ne peuvent être
utilisés que si la différence entre les températures de peau des tubes et la calandre est suffisamment
faible (inférieure à 30°C) pour que la dilatation ou la contraction du faisceau soit acceptable. Dans le
cas où cette différence entraîne des contraintes importantes, des soufflets de dilatation doivent être
utilisés.

En outre le nettoyage de l’extérieur des tubes ne peut s’effectuer que par voie chimique. Leur emploi
en raffinerie reste donc très limité.

10
CHAPITRE I GENERALITES SUR LE TRANSFERT ET LES ECHANGEUR DE CHALEUR

Figure I.4 : composants d’un échangeur à plaque tubulaire fixe.

2- Echangeur à tubes en U :
Le faisceau est constitué de tubes coudés en forme d'épingle, il n'est donc porté que par une seule
plaque tubulaire. Ce système permet la libre dilatation du faisceau. En revanche, le nettoyage des tubes
est difficilement réalisable autrement que par voie chimique.

Figure I.5 : composants d’un échangeur à tube en U.

3- Echangeur à tete flottante :

11
CHAPITRE I GENERALITES SUR LE TRANSFERT ET LES ECHANGEUR DE CHALEUR

Figure I.6 : composants d’un échangeur à faisceau et calandre à tète flottante


Les deux premiers cas cités ci-dessus sont généralement utilisés dans les unités de GPL ou, les
produits véhiculés dans les échangeurs sont propres et ne cause pas le bouchage des tubes surtout sur
la partie en U.
Le 3ème cas est utilisé fréquemment dans les stations de traitement de brut ou les raffineries car
les produits utilisés sont impropres.
Pour la construction des échangeurs la société américaine TEMA prévoit trois classes
d’échangeurs tubulaires classés selon l’ordre de sévérité croissante
- Le type de boite avant
- Le type de calandre
- Le type de la boite arrière.
❖ Recommandations du TEMA :
Le standard TEMA introduit des recommandations pour la construction des échangeurs.

-Les tolérances de fabrication des différents éléments constituant un échangeur sont proposées,
l’axicité, la planéité et autres paramètres sont également mentionnés.

-Un modèle de feuille de calcul (ou notice des spécifications) est recommandé.

-Une plaque minéralogique est demandée sur ce type d’échangeurs, sur la base d’un inspecteur des
mines. La procédure d’inspection doit répondre au code ASME section et éventuellement des
codes locaux. Le fabricant doit garantir les performances thermiques et mécaniques de l’échangeur
durant l’exploitation et ce conformément aux doléances du client, soit 12 mois après livraison,
quand l’échangeur est utilisé dans les bonnes conditions. Ajoutons que la durée de vie et la
satisfaction du client sont obtenues pour les unités qui sont bien connues et construites avec soins.
Une installation correcte et une maintenance préventive sont de la responsabilité de l’utilisateur

12
CHAPITRE I GENERALITES SUR LE TRANSFERT ET LES ECHANGEUR DE CHALEUR

Figure I.7 : Exemples de combinaison d’échangeurs TEMA

13
Chapitre III :
Technologie de
préchauffeur P30-GA-
21-01 A/B
CHAPITRE II TECHNOLOGIE DE PRECHAUFFEUR P30-GA-21-01 A/B

II.1) Introduction :

Avant d’entamer notre étude sur les préchauffeurs P30-GA-21-01 A/B de l’unité UTBS nous
allons développer théoriquement un échangeur à tête flottante, avec ces composants.

Les éléments essentiels constituants l’échangeur :

1- Extérieurement :

Figure II.1 : préchauffeur P30-GA-21-01 A/B.

a. 1ère boite d’échangeur (distributeur) « A »:

c’est l’organe qui reçoit et distribue le fluide dans les tubes (A1 c’est la plaque de
fermeture) elle porte deux brides dont l’entrée est une 12’’ 300 et sortie 14’’ 300 pour
le préchauffeur A et 14’’300 et 16’’ 300 pour préchauffeur B.

Figure II.2 : Boite de distribution

15
CHAPITRE II TECHNOLOGIE DE PRECHAUFFEUR P30-GA-21-01 A/B

- 2ème boite appelée calotte qui ferme la calandre « C »


b. Calandre (virole) « B » :

C’est l’enveloppe cylindrique qui contient le faisceau tubulaire. la limite technologique du


diamètre de la calandre se situe vers 2 m.

Figure II.3 : Calandre un seul passe.


- Deux tubulures de 18 ‘’ 150 servant comme entrée et sortie de liquide dans la
calandre.
- Deux plaques signalétiques

Figure II.4 : Les plaques signalétiques

16
CHAPITRE II TECHNOLOGIE DE PRECHAUFFEUR P30-GA-21-01 A/B

c. Events et vidange :

Dans toute conception d’un échangeur destiné pour le réchauffage ou le refroidissement


d’un liquide, il est impératif de prévoir des piquages de vidange et d’évents afin d’éliminer
d’éventuelles poches de gaz qui en stagnant dégradent les performances de l’échangeur.

2- Intérieurement :
a. Faisceau tubulaire :

Figure II.5 : Schéma de Faisceau tubulaire.

Faisceau tubulaire il est composé de :

- 02 plaques tubulaires
- 915 tubes de diamètre intérieur 25.4 mm et de longueur 6096mm.
- 8 tirants de longueur 5657mm et les entretoises.
- 07 chicanes maintenues par 10 plats.
- un déflecteur.
- 02 plats de glissements.

Figure II.6 : faisceau tubulaire

17
CHAPITRE II TECHNOLOGIE DE PRECHAUFFEUR P30-GA-21-01 A/B

b. Deux plaques tubulaires:

Ce sont des plaques percées et supportant le faisceau tubulaire aux extrémités de la calandre.
Leur épaisseur est calculée de façon à tenir compte de la différence de pression entre le fluide
dans la calandre et le fluide dans les boites ainsi que des contraintes dues aux différences de
dilatation entre tubes et calandre. Les tubes sont fixés sur les plaques par dudgeonnage, les
plaques tubulaires ont chacune 915 trous sur pas carré incliné.

Figure II.7: la plaque tubulaire

Figure II.8 : Schéma de la plaque tubulaire de préchauffeur

18
CHAPITRE II TECHNOLOGIE DE PRECHAUFFEUR P30-GA-21-01 A/B

c. Chicane:

De forme verticale, elles servent à assurer une bonne rigidité du faisceau et un bon
brassage du fluide, car en augmentant la vitesse d’écoulement de celui ci, elles
améliorent le coefficient d’échange.

Figure II.9 : chicanes transversales

d. Tirants et entretoises :

Assurent la liaison et l’espacement des chicanes et confèrent de la rigidité au


faisceau.

Figure II.10 : Tirants et Entretoises

19
CHAPITRE II TECHNOLOGIE DE PRECHAUFFEUR P30-GA-21-01 A/B

e. Déflecteur :

Assure l’orientation de l’écoulement du fluide entrant afin d’assurer une bonne


distribution de celui-ci et protège dans certains cas, le faisceau contre l’impact direct
du fluide entrant

Figure II.11 : Déflecteur

f. Tète flottante avec ses accessoires :

Anneaux demi-lune et les éclisses elle sert de fermeture des tubes et se fixe sur la
plaque tubulaire arrière.

Figure II.12 : la tête flottante

20
CHAPITRE II TECHNOLOGIE DE PRECHAUFFEUR P30-GA-21-01 A/B

II.2) Description de Préchauffeur P30-GA-21-01 A/B :

Référence ASME VIII div1 /TEMA R /API 660 /DPEM


Surface 851 m2
Dimension 1200-6096 AES
Type de fluide Huile/Huile
Poids Calandre : Tube :
17430 kg 10900 kg
Nombre du tube ∅ext : épaisseur : Longueur :
915 25.40 mm 2.77mm 6096mm
Chicanes Simple segmentation 716 mm
Déflecteur Oui
Diamètre des tubulures Calandre Tube
Entrée Sortie Entrée Sortie
16 ″ 150 16 ″ 150 16″A 18″B 18″ 150
RF RF 150 RF RF

Nombre de passe Calandre : 1 Tube : 2


Type de bride WN RF
Type de joint 10
Tableau II.1 : Description de préchauffeur.

II.3) Le rôle de préchauffeur :

Le préchauffeur de la colonne de stabilisation est constitué de deux échangeurs de chaleur


huile/huile avec leurs deux chambres (côté tubes) en série qui permettent de chauffer une
partie (≈ 80%) de l’huile provenant du dessaleur et d’obtenir la température requise pour
l’alimentation chaude de la colonne. Le préchauffage est fourni par l’huile stabilisée (via le
côté calandre des échangeurs), issue du fond de la colonne de stabilisation. La température en
sortie du préchauffage de la colonne de stabilisation côté calandre est régulée par le contrôleur

21
CHAPITRE II TECHNOLOGIE DE PRECHAUFFEUR P30-GA-21-01 A/B

de température 21-TIC-0X101 (température de consigne de 120°C) qui agit en « split-range »


sur les vannes 21-TV-0X101 A, en sortie huile chaude (côté calandre) du second échangeur
en ligne (PX0-GA-21-01A), et 21-TV-0X101 B agit elle, comme by-pass à l’arrivée huile
chaude (côté calandre) du premier l’échangeur en ligne (PX0-GA-21-01 B).

Equipement PX0-GA-21-01 A/B


Chaleur échangée 14.9 MW
Pression de service 6.9 Bar (tubes) / 5.6 Bar (calandre)
Température de service entrée 68°C (tubes) / 135 - 160°C (calandre)
Température de service sortie 82 – 114 °C (tubes) / 120°C (calandre)
Pression de calcul 23 Bar (tubes) / 8.8 Bar (calandre)
Température de calcul 160°C (tubes) / 206°C (calandre)
Tableau II.2 : caractéristiques thermiques de préchauffeur P30-GA-21-01 A/B.

II.4) Problèmes de fonctionnement des échangeurs :


Lors de l’exploitation des échangeurs de chaleur, les industriels sont le plus
souventconfrontés aux phénomènes liés à l’encrassement, la corrosion et les vibrations, voir
latenue mécanique des appareils. La tenue mécanique des échangeurs peut être
considéréecomme un problème à part, dans la mesure où pour les échangeurs de
géométrieclassique, elle est réglementée par des textes spécifiques et est en phase d’être régie
par une normalisation européenne. Dans notre cas en prenons le problème d’encrassement
comme cas d’étude.
II.4.1) Encrassement :
L’encrassement englobe tout processus d’accumulation de particules solides contenues dans
un fluide en circulation, soit par dépôt de tartre, soit par apparition de micro-organismes
d’origine biologique.

Figure II.13 : Echangeur encrassé et propre.

22
CHAPITRE II TECHNOLOGIE DE PRECHAUFFEUR P30-GA-21-01 A/B

II.4.2) Types d’encrassement :


Selon le mécanisme de dépôt, on convient de classer les différents types d’encrassement en
six catégories :
✓ Encrassement particulaire,
✓ Corrosion,
✓ Entartrage,
✓ Encrassement biologique,
✓ Encrassement par réaction chimique,
✓ Encrassement par solidification.

II.4.3) Impact d’encrassement sur le dimensionnement des échangeurs :


D’un point de vue thermique, l’encrassement d’un échangeur se traduit par la diminution de
ses performances. En effet, les différents dépôts localisés sur la surface d’échange génèrent
une résistance thermique supplémentaire qui s’oppose au transfert de chaleur à travers la paroi
et par suite une diminution du coefficient d’échange global. Et pour cela Il existe des procédés
mécaniques et chimiques de prévention de l’encrassement pendant le fonctionnement de
l’échangeur. L’objectif de ces procédés est non seulement une amélioration notable des
performances, mais également une augmentation de ladurée de service entre deux arrêts
programmés (pour maintenance).

II.5) Maintenance de l’échangeur :

Selon la réglementation ministérielle, les appareils à pression à gaz qu’on nomme APG
subissent deux révisions systématiques, la première est la révision triennale, c’est-à-dire
chaque trois ans, ou l’appareil est présenté à un inspecteur d’un organisme de contrôle agrée
par l’état (Sonatrach travaille avec ENACT : entreprise nationale de contrôle technique), la
deuxième est la révision décennale c’est-à-dire chaque 10 ans . L’appareil doit être présenté
et inspecter par ENACT et en plus doit subir un test hydrostatique en présence de l’inspecteur.

Avant d’entrer dans les détails, parlons un peu de la maintenance des échangeurs de chaleur.
Chaque installation pétrolière possède des équipements statiques : colonne, échangeurs de
chaleur, four, aéros réfrigérants, ballons et rebouilleurs.

23
CHAPITRE II TECHNOLOGIE DE PRECHAUFFEUR P30-GA-21-01 A/B

Pour assurer un bon fonctionnement de ces sites pétroliers, un organisme bien détaillé soit
étudie et réalisé. Cet organisme est composé de directions ou divisions qui s’occupent des
taches de travail.

• La direction exploitation veuille sur la marche et la production du site.


• La direction maintenance suit toutes les opérations de réparation et de changement
des machines endommagées
• La direction sécurité sensibilise les travailleurs sur la sécurité des installations et
intervient en cas d’incendie ou accident de travail.
• La direction logistique sert de support à toutes ces directions (besoin matériels
spécifiques comme grue grand tonnage, chariots élévateurs, camions)

En dehors de ces deux systèmes de révisions cités ci-dessus, le service maintenance pratique
deux sortes de maintenance :

a- Maintenance préventive
b- Maintenance curative

1- Maintenance préventive :
C’est une maintenance systématique. Un contrôle routinier est réalisé par les gens de la
maintenance (mécaniciens, électriciens, instrumentiste, informaticiens)

Pour les échangeurs qui nous concernent on observe :

- Etanchement de fuite au niveau des boites.


- Changement d’instruments de régulation défectueux.

2- Maintenance curative :
- Mélange de deux produits qui circulent dans l’échangeur (tubes percés ou dudgeonnage
défectueux), pour réparer ces deux problèmes procéder au test d’étanchéité coté calandre
et obturer les tubes percés ou dudgeonner les tubes fuyards.

24
CHAPITRE II TECHNOLOGIE DE PRECHAUFFEUR P30-GA-21-01 A/B

Figure III.14 : Outil de dudgeonnage des tubes.

II.5.1) Présentation de la révision décennale :

Suivant un programme bien déterminé chaque unité de production doit être arrêtée pour
entamer la révision de ces équipements qui étaient en service.

En plus de la tache des tests hydrostatiques programmée dans la révision décennale les mêmes
taches seront réalisées dans les deux révisions.

II.5.2) Suivi de la révision du préchauffeur :

A- Opération de démontage :

1- Installation des échafaudages.


2- Dé calorifugeage des parties boulonnées.
3- Mise sous joints pleins coté calandre.
4- Démontage de la boite de distribution, calotte et tête flottante.
5- Extraction du faisceau en utilisant un extracteur de faisceau et une grue.
6- Transfert de toutes ces pièces vers la plate forme de nettoyage.

25
CHAPITRE II TECHNOLOGIE DE PRECHAUFFEUR P30-GA-21-01 A/B

Figure II.15 : Extracteur faisceau.

B- Opération de nettoyage :

1- Nettoyage interne de la calandre.


2- Nettoyage des faisceaux tubulaires intérieurement et extérieurement.
3- Nettoyage des boites de distribution, calottes et têtes flottantes.

C- Inspection :

Une 1ère inspection a été réalisée avant le nettoyage. Constatation d’un encrassement dans les
tubes. Présence de paraffine dans la tête flottante, extérieurement les faisceaux apparaissent
propres.

On conclut que les tubes sont encrassés à l’intérieur à cause de brut non stabilisé.

Une 2ème inspection sera réalisée après le nettoyage. Aucune réserve de la part d’inspection.

Les tubes sont bien nettoyés intérieurement et extérieurement, pas de déformation des
chicanes, aucune corrosion n’apparait sur les surfaces des tubes.

Remontage des faisceaux sur site et préparation pour test hydrostatique :

26
CHAPITRE II TECHNOLOGIE DE PRECHAUFFEUR P30-GA-21-01 A/B

D- Test hydrostatique :

➢ Test coté calandre :

Une fois les faisceaux sont sur site on place les anneaux de test avant et arrière. On place 02
vannes de test l’une au point de vidange et l’autre au point de l’évent, on remplit la calandre
avec de l’eau traitée et on place un manomètre et un enregistreur de pression, on gonfle à la
pression d’épreuve par palier, après 2 heures d’attente un bon diagramme est tracé dans
l’enregistreur (aucune fuite et aucun tube percé : test positif).

- Décompression par palier, vidange et soufflage à l’air de la calandre.


➢ Test coté tube :

On démonte les anneaux de test et on remonte la boite de distribution et la tête flottante. Mise
en place d’un enregistreur et d’un manomètre étalonnés on remplit les tubes avec l’eau traité
et on gonfle à la pression d’épreuve par palier. Après 2 heures d’attente : aucune fuite à
signaler, la charte de diagramme est bonne.

- Décompression, vidange et soufflage à l’air des tubes.


- Remise en place la calotte et dépose les joints pleines coté calandre.
- Le préchauffeur est prêt à remettre en service après installation des instruments de
régulation.

27
CHAPITRE II TECHNOLOGIE DE PRECHAUFFEUR P30-GA-21-01 A/B

Figure II.16 : Quelques équipements utilisent dans le test hydrostatique.

II.5.3) Observation :

La perte de charge coté tubes du réchauffeur d’huile est remontée en permanence vers le DCS
par l’intermédiaire du transmetteur 21-PDT-0X110. En cas d’encrassement excessif, une
alarme 21-PDAH-0X110 est générée (ΔP>0.8 bar). Il est alors nécessaire de nettoyer les tubes
encrassés. Un PDG permet de mesurer localement la perte de charge créée au niveau des
tubes sur chaque échangeur (21-PDG-0X102A pour l’échangeur PX0-GA-21-01A et 21-
PDG-0X102B pour l’échangeur PX0-GA-21-01B) et ainsi de déterminer le faisceau de tubes
sur lequel il est nécessaire d’intervenir. Chaque chambre peut être isolée afin de permettre une
intervention de nettoyage. Un piquage de 4’’ est prévu à l’entrée de chaque faisceau de tube
pour le rinçage des tubes sans démontage. Un encrassement côté chambre va se traduire par
une augmentation de la perte de charge et, à terme, une impossibilité de contrôler le niveau en
fond de colonne de stabilisation (la perte de charge devient trop importante pour permettre
l’écoulement de l’huile stabilisée jusqu’aux bacs de stockage de l’huile stabilisée). Des
manomètres installés en entrée et sortie de chaque chambre permettent de savoir sur quelle

28
CHAPITRE II TECHNOLOGIE DE PRECHAUFFEUR P30-GA-21-01 A/B

chambre il est nécessaire d’intervenir. Chaque chambre peut être isolée individuellement pour
faciliter les opérations de maintenance.

Conclusion :

L’utilisation industrielle des échangeurs de chaleur ne pose pas de problèmes particuliers


dans le cas ou les parois des surfaces d’échange restent propres pendant toute la durée du
fonctionnement de l’appareil. Mais dans de nombreuses applications, il n’en est pas ainsi. La
circulation de l’un des fluides est souvent accompagnée de la formation de dépôt et
habituellement, l’épaisseur de ce dernier croit avec le temps. Or la présence de ces dépôts
réduits le flux thermique et empêche de réaliser entièrement l’opération désirée. Il est donc
indispensable de procéder à un nettoyage périodique d’un tel échangeur.

29
Chapitre III:
Calcul thermique et
dynamique
CHAPITRE III ETUDE EXPERIMENTALE DE L’ENCRASSEMENT

III.1 Introduction :

L’étude d’un échangeur de chaleur permet de dimensionner un appareil fournissant un service


thermique donné avec une surface d’échange et une géométrie optimums. En fait, il s’agit de
mettre la disposition de l’utilisateur un échangeur qui soit le plus économique possible.
Devant les contraintes d’ordre technologique (encombrement, normalisation,...) et
économique, on est amené faire un compromis entre la puissance de pompage et le cout d’un
échangeur.

But de calcul :

Le but de notre calcul concerne en premier lieu la vérification des performances de


l’échangeur P30-GA-21-01 A/B après nettoyage et changement des tubes (retubage), en
calculant la résistance d’encrassement, ses pertes de charge et son efficacité. Et dans la
deuxième partie on s’intéresse au suivi des performances de l’échangeur dans le temps avant
l’entretien.

Dans le cas de notre étude le préchauffeur est composé de deux échangeurs placés en série,
peuvent être considérés comme étant un seul échangeur ayant les caractéristique suivante :

➢ Le même débit de brut traverse le coté tube de chaqueéchangeur.


➢ Le même débit de brut traverse le coté calandre de chaque échangeur.
➢ Le nombre de tubes total est la somme des tubes de chaqueéchangeur.
➢ Le nombre total de passes coté tube est égal à deux fois le nombre de passes coté
tube de chaqueéchangeur.
➢ Les températures d’entrée et de sortie des fluides sont prises aux extrémités de
labatterie.
➢ Le débit volumique du brut reste constant le long du circuit depréchauffe.

Hypothèses simplificatrices :

Nous nous limitons dans notre étude au volet thermique du problème, en posant pour celà
certaines hypothèses, à savoir :

➢ le régime est permanent,


➢ les propriétés thermo physiques des fluides sont constantes (dans l’intervalle de
température considéré),
➢ l’échangeur est adiabatique,

31
CHAPITRE III ETUDE EXPERIMENTALE DE L’ENCRASSEMENT

➢ le transfert de chaleur s’effectue par convection et conduction,


➢ la seule surface d’échange est la surface de séparation des deux fluides (pas de
changement de phase).
Les caractéristiques de ces échangeurs sont présentées dans le tableau suivant :

III.2 Données sur les échangeurs

Coté calandre Coté tube

Fluide circulant Brut stabilisé Brut non stabilisé

Débit entrant (Kg/h) M=539 081,1 m=454452,2

Température d’entrée (°C) TE=160 tE=68 ,1

Température de sortie (°C) Ts =119,8 ts=114,1

Nombre de passes 02 04

Perte de charge (bar) 0,7 0,6

Densité a 15° 0,79 0,78

Chaleur spécifique a pression constante (Kj/Kg°C) 2,466 2,198

Facteur d’encrassement (m2 k° / w) 0 ,000 35 0,00035

Diamètre extérieur des tubes(m) 25,4 10-3

Diamètre intérieur de la calandre (m) 1,2

Nombre des tubes 1830

Pas : triangulaire (m) 31,75 10-3

Epaisseur des tubes (m) 2,77 10-3

Longueur des tubes (m) 6,096

Tableau III.1 : caractéristiques design préchauffeurs (A et B) de chaleur et des fluides

III.3 Calcul de la résistance d’encrassement

Pour accéder à la résistance d’encrassement Rd [8] , il faut déterminer :

➢ Au démarrage de l’installation, le coefficient d’échange en conditions propre Up


➢ Périodiquement, le coefficient d’échange global en conditions encrassant US
➢ La résistance d’encrassement est donnée par R= 1/Us -1/Up

32
CHAPITRE III ETUDE EXPERIMENTALE DE L’ENCRASSEMENT

Si les conditions aux bornes de l’échangeur (débits, températures d’entrée) ne sont pas
stationnaires, il est nécessaire de réévaluer le coefficient d’échange global en conditions
propres correspondant aux nouvelles conditions de fonctionnement

Pour le calcul d’un échangeur à faisceaux et calandre, cette méthode est semi empirique,
basé sur un travail expérimental sur des échangeurs commerciaux

III.3 .1 Les propriétés physiques des deux fluides

Les corrélations utilisées pour le calcul des propriétés physique des deux fluides sont
représentés dans le tableau suivant :

propriétés Corrélations Condition d’utilisations


physique

T(c°)

Densité d4T=d415 -α*(Tm-15) α=0,00075 d415 :0,765-0,770

α=0,00075 d415:0,785-0,795

α=0,00075 d415:0,795-0,800

Chaleur Relation de Gragoe : 32F° ‹ T ‹ 400F°


spécifique [9]
(KJ/Kg°C) Cp= (0,388+0,00045*Tm*4,187/(spgr60/60)0,5 0,96 ‹spgr60/60‹0,96

Viscosité T (K)
dynamique[9]
µ=A*e B/Tm Pour le brut
(kg/ms)
A=1,06 10-3 B=15,003

Conductivité
thermique[10] λ =0,17-(1,418 10-4 Tm) T(K)
(W/m2 K)

Tableau III .2 : corrélations utilisées pour le calcul des propriétés physique des deux fluides

III.3.2 Bilan thermique

Somme des énergies entrantes = somme des énergies sortantes


Q= M. Cp. (T1- T2) m. Cp’. (t1- t2)

Q= Qv.  .Cp. (T1-T2)Q’v.  ’ Cp’. (t1- t2)

33
CHAPITRE III ETUDE EXPERIMENTALE DE L’ENCRASSEMENT

Avec :

QV : Débit volumique du fluide côté calandre (m3/h)

Q’V : Débit volumique du fluide côté faisceau (m3/h)

 : La masse volumique du fluide côté calandre (kg/m3)

 ’ : La masse volumique du fluide côté faisceau (kg/m3)

Cp : Chaleur massique moyenne (kJ/kg C°)

T1 : Température d’entrée côté calandre (C°)

T2 : Température de sortie côté calandre (C°)

t1 : Température d’entrée côté faisceau (C°)

t2 : Température de sortie côté faisceau (C°)

III.3.3 Calcul de la différence moyenne de température (  TLM)

La différence de température est donnée par :

T max − t min
TLM =
log(t max/ t min)

Tel que :

T1 : température d’entrée calandre

T2: température de sortie calandre

t1 : Température d’entrée tube

t 2 : Température de sortie tube.

T1

T2
t2

t1 t

Echange à contre-courant

34
CHAPITRE III ETUDE EXPERIMENTALE DE L’ENCRASSEMENT

Calcul de la température moyenne corrigée

ΔTLM corrigée=ΔTLM.F

Où : F est déterminée à partir de graphe F=f (R, E) (voir l'annexe A figure 1).

T1 − T 2
R=
Avec : t 2 − t1

t 2 − t1
Et E=
T1 − t1

Remarques

➢ le terme E caractérise le rendement de l’échange thermique


➢ le terme F mesure l’efficacité de l’appareil par rapport aucontre courant pur
➢ 0 ,8‹F‹1 pour les échangeurs de chaleur faisceaux calandre à quatre passe coté tube
et deux passe du coté calandre
III.3.4 Détermination de la température calorique Tc .tc

Tc= T2+ Fc(T1− T2)

tc= t1+ Fc(t 2− t1)

t 2 − t1
Où Fc= f(kc,R) ,kc= f (t , d ) et R= sont détermines d’après le graphe voir
T1 − T 2
l'annexe A figure N°2).

- Calcul du coefficient de transfert

Q
Us =
A TLM c

US : coefficient de transfert

A : surface d’échange globale m2 obtenueà partir de design

35
CHAPITRE III ETUDE EXPERIMENTALE DE L’ENCRASSEMENT

III.3.5 Calcul de la résistance d’encrassement par la méthode de KERN

La détermination de coefficient de transfert local Up nécessite l’estimationcoefficients de


film hi et h0, la suite nous allons présenter les étapes de détermination de coefficient de
transfert propre

III.3.5.1 Coté tube:

Section par passe :


N    d i2 
at=  t  * 
 nt   4 

Vitesse massique Gt:


m
Gt =
at

Caractéristiques du fluide a Tc et tc : Cp, d, 

Calcul du nombre de Reynolds:

Re =
(d i *Gt )

Détermination jh d’après le nombre de Reynolds et le graphe (voir annexe A, graphe N°3) on tire
les cœfficientsjh et F:

1

 h *d   c p *   3 −1
jh =  i i  *   * t
     

1
 hi      c p *  3
Donc   = j h   * 
 t   di    

 hio   hi  d i 
  =   
 t   t  d o 

36
CHAPITRE III ETUDE EXPERIMENTALE DE L’ENCRASSEMENT

III.3.5.2 côté calandre:

[Link] .1. Ecoulement du fluide à travers la calandre.

Section par calandre:

D 
act =  c  * ( p − d o ) * B
 p 

Vitesse massique Gt’:

Caractéristiques du fluide à Tc :Cp' , d’,d, ’

M 
G’t =  
 act 

Calcul du nombre de Reynolds:

 D *G ' 
Re’ =  e ' t 
  

37
CHAPITRE III ETUDE EXPERIMENTALE DE L’ENCRASSEMENT

Calcul du diamètre équivalant (De):

 4* p 2 
De =   − do
  *d o 

Figure III .2. Définition de diamètre équivalant

Détermination jh D’après le nombre de Reynolds et le graphe (voir annexe A, graphe N°


4) on tire les cœfficientsjh’ et F’:

1

 cp *  3
' '
 h *D −1
jh’ =  o ' e  
*  * c
     
'

Donc :
1
 ho  '   
' c *' '
 3

  = j h   
* p

 c   
'
  D e 

Calcul de la température de la paroi:

h0
La viscosité µp dépend de la température Tp c
Tp = t C − (TC − t C )
h0 hi 0
+
C s

38
CHAPITRE III ETUDE EXPERIMENTALE DE L’ENCRASSEMENT

➢ Détermination de t à t:
0 ,14
  
t =  

 p 

h 
hio =  io  * t
 t 
➢ Détermination de t' à tt :
0 ,14
 ' 
c =  

 p 

h 
h o =  o  * c
 c 

III.3.5.3 Calcul de coefficient de transfert propre:

 h *h 
Up =  io o 
 (h + h ) 
 io o 

III.3.5.4 Coefficient de la résistance d’encrassement:


Up − Us
Rd =
U pU s

III.3.6 Exemple de calcul :

Pour cet exemple on prend la date du (01/08/2016) qui correspond aux quelques jours de
remise en service de train 30 après révision triennale 2016, la procédure de calcule de la
résistance d’encrassement est organisée comme ci-dessous.

➢ Températures caloriques TC .t C :

TC= T2+ FC(T1− T2)

tC= t1+ FC(t 2− t1)

T1=143,22 c° T2= 121,36 c° d415=0,8019

t1= 67 ,8 c° t2= 92,88 c° d415=0,7993

39
CHAPITRE III ETUDE EXPERIMENTALE DE L’ENCRASSEMENT

D’après (le graphe N° 2 de l’annexe A), nous avonsFc= 0,52, et par conséquence

Tc = 131 ,83c° ettc=80,86 c°

Propriétés physiques des deux fluidesaTc et tc

Brut stabilisé Brut non stabilisé

ρh Cph µh h ρh’ Cpc’ µc’ h’


(W/m K)
(kg/m3) (KJ/Kg°C) (kg/ms) (W/m K) (kg/m3)
(KJ/Kg°C) (kg/ms)

719,797 2,093 0,0010996 0,113 752,90 1,9864 0,0011059 1,20

Tableau III .3. Propriétés physiques des deux fluides

En utilisant les températures calorifiques calculées précédemment ainsi que la corrélation du


tableau (III .2), et les annexes, les propriétés physiques des deux fluides :

➢ Calcul de ΔTLM :

(T1 − t 2 ) − (T 2 − t1 )
ΔTLM = ΔTLM= 51,93°C
Ln
(T1 − t 2 )
(T 2 − t1 )

Facteur de correction Fc :

(T1 −T 2 ) (t 2 − t 1 )
R= = 0,87 E= =0,33
(t 2 − t 1 ) (T1 − t1 )

D’après le graphe (voir annexe 01, graphe N° 1)Fc = 0.98.

ΔTLMc =ΔTLM * FcΔTLMc = 50,89°C

➢ Coefficient de transfertthermique sale US :


A= 851m2

Paramètres relatifs
A= à laQgéométrie des
et U
Q
S = échangeurs:
Us=251,99 W/.m2.K
( s
U *  TLM c) A TLM c

40
CHAPITRE III ETUDE EXPERIMENTALE DE L’ENCRASSEMENT

Définition symbols Expression Valeur

Section de passage coté at N    d i2  0,142


at =  t  *  avec
tube (m2 )  nt   4 

di =d0-2e

Air de passage coté D  0,17


act =  c  * ( p − d o ) * B
calandre (m2 )  p 
act

Diamètre hydraulique  4* p 2  0,025


De =   − do
relatif al écoulemental   *d o 
De
extérieur du faisceaux de
tube (m2)

Tableau III .4. Valeurs calculées des paramètres relatifsa la géométrie des échangeurs

Calcul du cœfficient de transfert propre Up

A. côté faisceaux:
➢ Section par passe:

N    d i2  2
at =  t  *  at = 0,142 m
 nt   4 

➢ Vitesse massique Gt:

m
Gt = Gt = 826,06 Kg/m2.h
at
➢ Calcul du nombre de Reynolds

Re =
(d i *Gt ) R = 14938,4387
e

Selon le nombre de Reynolds et (voir annexe 01, graphe N° 3) on tire les cœfficientsJh et F:

1

 h *d   c p *   3 −1
jh =  i i  *   * t jh = 50 et F = 0,05
     
41
CHAPITRE III ETUDE EXPERIMENTALE DE L’ENCRASSEMENT

1
 hi     c p *  3
 = jh 
2
Donc   *  = 790,125 w/m k.
 t   di    

 hio   hi  d i   hio  2
  =      = 632,099w/m k.

 t   t  o   t 
d

B. côté calandre:
➢ Section par calandre

D 
 * ( p − d o ) * B act = 0.17 m .
act =  c 2
 p 

➢ Vitesse massique Gt’

M  2
G’t =   G’t=729,28Kg/m h.
 ct 
a

➢ Calcul du nombre de Reynolds

 D *G ' 
Re’ =  e ' t 
  

➢ Calcul du diamètre (De)

 4* p 2 
De =   − d o De = 0.025 mRe’ = 16575,3511
  *d o 

Selon le nombre de Reynolds (voir annexe A, graphe N° 4) on tire les cœfficientsj h’ et F’

1

 cp *  3
' '
 h *D −1
j h’ =  o ' e  *   * c jh’ = 73 et F’ = 0,073
     '

Donc
1

 '   c p * dela
 ho  de la' température
➢ Calcul paroi
ho 
' ' 3

  = j h   
*   2
 = 1425.35 w/m °K
 c   De      c 
'

42
CHAPITRE III ETUDE EXPERIMENTALE DE L’ENCRASSEMENT

h0
c
Tp = t C − (TC − t C ) Tp = 110,78 °C
h0 hi 0
+
C s

➢ Détermination des viscosités des fluides à la température Tp

µp=0, 00110224 Kg/msa Tp = 110,78 °C

µt et µt’:

µt = 0 ,00109996 Kg/ms.µt’ =0 ,00110596 Kg/ms.

0 ,14
  
t =  

Фt = 0,99970985
 p 

0 ,14
 ' 
c =  

Фc = 1,00047128
 p 

h 
 * t hio = 632,397758 w/m K
hio =  io 2

 t 

h 
 * c ho =898,245 w/m K
ho =  o 2

 c 

 h *h 
Up =  io o  Up = 371,117 w/ m2
 ( hio + ho ) 
k
La résistance d’encrassement se calcul au moyen du coefficient global de transfert de
chaleur relative à la surface sale et propre calculée précédemment

Up − Us
Rd = Rd=0,0127m2.k/ w
U pU s

III.3.7 Algorithme de calcul par la méthode de KERN

43
CHAPITRE III ETUDE EXPERIMENTALE DE L’ENCRASSEMENT

Le calcul de la résistance d’encrassement par la méthode de KERN est réalisé en suivant


l’organigramme illustré sur la figure suivante

Coté tube Coté calandre

Do, di, at ,ρh ,Cph, µh , h Do, De, at ,ρc ,Cph, µh


a tc , ha Tc

A tc
m =(Qf* ρh)/3600 M =(Qc* ρc)/3600

m M 
Gt =
at G’t =  
 act 

Re =
(d i *Gt )  D *G ' 
Re’ =  e ' t 
   

Jhf Jhc
D’après le nombre de Reynolds et le D’après le nombre de Reynolds et le
graphe annexe 01 graphe annexe 01

1 1

    cp *   ho  '     c p *  3
' '
 hi 
'
3
  = j h   *    = j h   
* 
 di      c    
'
 t    De

h0
c
Tp = t C − (TC − tC )
h0 hi 0
+
C s
0 ,14
    ' 
0 ,14

t =   c =  
p 
   p 

h  h 
hio =  io  * t  h *h  ho =  o  * c
 t  Up =  io o   c 
 ( hio + ho ) 

Up − Us
Rd =
U pU s
44
CHAPITRE III ETUDE EXPERIMENTALE DE L’ENCRASSEMENT

III.4. Résultats et interprétation

A. Avant la révision 2016

0,007

0,006

0,005

0,004
RD

0,003

0,002

0,001
JOURS
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33

FigureIII .3. L’évolution de la résistance d’encrassement durant le mois de janvier

0,006

0,005

0,004
RD

0,003

0,002

0,001
JOURS
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31

Figure III .4. L’évolution de la résistance d’encrassement durant le mois de février

0,006

0,005

0,004

0,003
RD

0,002

0,001
JOURS
0
0 5 10 15 20 25 30 35

Figure III .5. L’évolution de la résistance d’encrassement durant le mois de mars

45
CHAPITRE III ETUDE EXPERIMENTALE DE L’ENCRASSEMENT

B. Après la révision 2016


0,002

0,0015
RD

0,001

0,0005
JOURS
0
0 2 4 6 8 10 12 14

Figure III .6. L’évolution de la résistance d’encrassement durant le mois de juillet

0,0025

0,002

0,0015
RD

0,001

0,0005
JOURS
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32

Figure III .7. L’évolution de la résistance d’encrassement durant le mois d’aout

0,0025

0,002

0,0015
RD

0,001

0,0005
JOURS
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32

Figure III .8. L’évolution de la résistance d’encrassement durant le mois de septembre

La valeur de la résistance d’encrassement Rd oscille entre 0,003 et 0,006 m 2k/w (figure


III .4,III .5,III .6).

46
CHAPITRE III ETUDE EXPERIMENTALE DE L’ENCRASSEMENT

L’augmentation de la valeur de la résistance pour les trois mois avant la révision


s’explique par la présence importante des dépôts sur les surfaces d’échanges coté tubes
jusqu’à une valeur pratiquement stable, la fluctuation de Rd est du a la variation des
paramètres duprocess entre autre débit et température au niveau de la batterie de
préchauffeur.

L’évolution de la résistance d’encrassement en fonction du temps suit une allure linéaire,


la valeur de la résistance d’encrassement Rd après la révision oscille entre 0,001 et 0,0025
m2 k° /w (figure III .7,III .8,III .9).

La diminution de Rd est due au nettoyage des tubes de la batterie de préchauffeur.

D’après les figures (III.4,III .5,III.6, III7, III8, III9), nous remarquons que la résistance
d’encrassement en fonction de temps n’est pas constante, elle est supérieureà celle de
design, sachant que le débit est faible par rapport au design.

A la lumière des figures (III.4,III.5,III.6, III7, III 8, III 9) on peut dire que la résistance
d’encrassement du préchauffeur, calculée pendant les six mois de monitoring, estélevée par
rapport à celle tolérée au design, cela constitue un moyen d’évaluations de l’importance de
dépôt formé sur la surface d’échange coté tubes.

0,00201
0,002
0,00199
0,00198
0,00197
RD

0,00196
0,00195
0,00194
0,00193
0,00192 T(C°)
0,00191
64 66 68 70 72 74 76

Figure III .9. L’évolution de la résistance d’encrassement en fonction de la températur coté tube

La figureIII .10 représente l’évolution de la résistance d’encrassement en fonction de la


températur de brut non stabilisé coté tube qui est une courbe linéare croissente donc on

47
CHAPITRE III ETUDE EXPERIMENTALE DE L’ENCRASSEMENT

conclu que l’augmentation de la température du fluide au dessus de 68C°valeur design ,


favorise l’élévation de la résistance d’encrassement et par conséquent la formation du dépôt
sur les parois des tubes .

L’évolution de la vitesse de circulation

Vitesse de circulation = le débit massique / masse volumique =G/

A. Après la révision 2016


1,4

1,2
VITESSE DE CIRCULATION

0,8

0,6

0,4

0,2
JOURS
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32

Figure III .10. L’évolution de la vitesse de circulation en fonction de de temps durant le mois

d’aout.

La valeur de la vitesse de circulation oscille entre 0,8 et 1,2 m/s est plus proche de la
valeur design (1.8 m/s).

La Figure III .11 représente l’évolution de la vitesse de la circulation de fluide froid coté
tubes en fonction de temps durant le mois d’aout, où les tubes sont propres.

B. Avant la révision 2016


La figure suivante présente l’évolution de la vitesse de circulation en fonction de temps
durant le mois de mars avant la révision (les tubes sont sales).

48
CHAPITRE III ETUDE EXPERIMENTALE DE L’ENCRASSEMENT

1
0,9
0,8
VITESSE DE CIRCULATION

0,7
0,6
0,5
0,4
0,3
0,2
0,1
JOURS
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33

Figure III .11. L’évolution de la vitesse de circulation en fonction de temps durant mois de mars.

La valeur de la vitesse de circulation oscille estentre 0,5 et 0,9 m/ s.

D’après la figure III .12, la vitesse de circulation de brut non stabilisé coté tube n’est pas
constante, elle est inférieureà celle de design (1,8m/s)à cause de l’encrassement et au faible
débit de brut non stabilisé. (By-pass ouvert coté tube)

1,2

0,8
ΔP BAR

0,6

0,4

0,2

TC°
0
64 66 68 70 72 74 76

Figure III .12. Les pertes de charge en fonction de la température entrée préchauffeur

D’après le graphe on constate une augmentation légère des pertes de charges entre 68c°
et 70c° entrée préchauffeur, ensuite a partir de 70c° cette augmentation s’accentue pour
atteindre des valeurs inadmissibles, cela est expliqué par l’augmentation rapide de la vitesse
de cristallisation des sels présents dans le brut.

49
CHAPITRE III ETUDE EXPERIMENTALE DE L’ENCRASSEMENT

La valeur admissible des pertes de charges dans le préchauffeur est de 0,9 bar coté tube,
Pour assurer un fonctionnement continu du préchauffeur et donc du train de traitement, la
température optimale est 68c° entré préchauffeur pour la quelle la perte de charges ne
dépasse pas 0,9 bar (valeur design).

Le graphe ci-dessus Figure III .13 est réalisé par un monitoring sur DCS

III.5Calcul des pertes de charge théorique :

➢ Coté tube

  0 ,14
nc .nt .GT
2
    
Pt = x 
f t .l
+ 2  Et t =  
3,[Link](60 / 60)  d .(  ) 0,14   p 


i
 t


di =d0-2e etFt=0,00280+0 ,250 Re-0 ,32

nc : nombre de passe coté calandre.

nt:nombre de passe coté tube.

GT : Vitesse massique.

Ft : Facteur de friction a l’intérieur des tubes en fonction de nombre de Reynolds.

di : diamètre interne des tubes.

L : la longueur des tubes

 t : Correctif coté tube

➢ Coté calandre

nc . f cT .Gct .( N c + 1).Dc
2 0 ,14
 ' 
Pc = c =  
 0,14  p


3,75.1012.d ' .De .( )
t

 4* p 2 
Ft=0,00280+0 ,250 Re-0 ,32 D e=   − do
  *d o 

50
CHAPITRE III ETUDE EXPERIMENTALE DE L’ENCRASSEMENT

nc : nombre de passe coté calandre.

Nc : nombre de chicane

GcT : Vitesse massique.

Fct: Facteur de friction de la calandre en fonction de nombre de Reynolds.

De : diamètre équivalant.

Dc : diamètre de la calandre.

c : Correctif coté calandre.

(spgr60/60).

Premier cas avant la révision

➢ Coté tube

Ft=0, 00280+0, 250 Re-0, 32

Re= 11367,768 Ft=0, 00280+0,250 (11367, 768)-0, 32= 0, 01539285

nc : 2

nt: 4

GT: 628,400395 m/s

d415= 0, 7986

di: d0-2e =0,02m

L: 6,096 m

 t :1,00044625

4 x.2.x.(628,400395) 2  0,01539285x.6,096 
Pt = x + 2 =1,3562 .10-5pascal=1,3562 bar
3,75.1012.x0.7986  1,00044625. x.0,02 

➢ coté calandre :

Re= 14894,8121Ft=0,00280+0 ,250 (14894,8121)-0 ,32 = 0,01434965

51
CHAPITRE III ETUDE EXPERIMENTALE DE L’ENCRASSEMENT

 4* p 2 
De   − do
  *d o 

nc : 2

Nc :17

GcT : 655,160535

De : 0,025 m.

Dc : 1 ,2.

c : 0,99969234

d415 =0,8042
2
2 x.0,01434965.x.(655,160535) x.(17 + 1).x.1,2
Pc = = 8,22855 10-06pas=0,8228551 bar
Deuxième cas
3,75après
.[Link].0révision
,8042.x.0,025.x0,99969234

➢ Coté tube

Ft=0, 00280+0, 250 Re-0, 32

Re= 11709, 1469 Ft=0, 00280+0,250 (11709, 1469)-0, 32= 0, 01527418


nc : 2

nt: 4

GT: 647,581777 m/ s

d415= 0,778.

Di:d0-2e =0,02m.

L: 6,096 m

 t : 1, 00044281.

4 x.2.x.(647,581777) 2  0,01527418x.6,096 
Pt = x + 2 = 0 ,9558 10-5 Pascal=0,9558 bar.
3,75.1012.x0.779.  1,00044281.x.0,02 

➢ coté calandre :

Re= 12921,3287Ft=0,00280+0 ,250 (12921,3287)-0 ,32 = 0,01488709

52
CHAPITRE III ETUDE EXPERIMENTALE DE L’ENCRASSEMENT

 4* p 2 
De   − do
  *d o 

nc : 2

GcT : 568,563432

De : 0,025 m.

Dc : 1 ,2

c : 0,99971956

d415 =0,8029

2
2.x.0,01488709.x.(568,563432) x.(17 + 1).x.1,2
Pc = =8,091810-06pascal=0,8091804 bar
3,75.1012.x.0,8029.x.0,025.x0,9991956

L’évolution des pertes de charge en fonction de temps

➢ Après la révision

1,4
1,2
1
ΔP
0,8
0,6
0,4
0,2
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32

Figure III . 13. L’évolution des pertes de charge coté tube durant le mois d’aout.

D’après la figure III . 14, la perte de charge coté tubes en fonction de temps durant le mois
d’aout juste après la révision n’est pas constante, cette fluctuation est dueà la variation de
débit,elle varie entre 0,6 et 1,1 bar presque la valeur de design (0,9 bar) parce que les tubes
sont propres.

53
CHAPITRE III ETUDE EXPERIMENTALE DE L’ENCRASSEMENT

➢ Avant la révision
1,8
1,6
1,4
1,2
1
ΔP

0,8
0,6
0,4
0,2
JOURS
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33

Figure III. 14. L’évolution des pertes de charge coté tube durant le mois janvier

D’après la figure, la perte de charge coté tubes en fonction de temps durant le mois de
janvier avant la révision n’est pas constante, elle est très inférieureà celle de design. Ceci est
expliqué par la présence des dépôts à l’intérieur des tubes.

III.6Calcul l’efficacité de préchauffeur

On défini l’efficacité (ɛ) de la batterie préchauffeur de la manière suivante

Cas design :

ɛ= Q/Qmax= (t2-t1) / (T1-t1) T1 =160c°, t1 =68,1c° , t2=114c°

ɛ= Q/Qmax= (114-68,1) / (160-68,1) = 50 %

T1 entré calandre

t2sortie coté tube

t1 entré coté tube

Cas actuel :

1ercas après la révision

ɛ= Q/Qmax= (t2-t1) / (T1-t1) T1 =151 ,83 c° , t1 =75,95 c° , t2=100,9 c°

ɛ= Q /Qmax= (100,9-75,95)/ (151,83-75,95) = 33%

2eme cas avant la révision

54
CHAPITRE III ETUDE EXPERIMENTALE DE L’ENCRASSEMENT

ɛ= Q /Qmax= (t2-t1) / (T1-t1) T1 =133,52 c°, t1= 70,33 c°, t2= 89,12c°.

ɛ= Q /Qmax= (89,12-70,33)/ (133,52-70,33) = 29%

On remarque qu’il ya un écart important entre l’efficacité cas design et cas actuel, cela
se justifie par l’encrassement et au faible débit par rapport au design.

III.7Calcul du débit de brut non stabilisé (coté tube) :

Connaissant la charge thermique cédée, on peut calculer le débit de brut non stabilisé
selon la formule :

Q = CpG1 (TE − TS ) = G2 .Cp(tS − tE )


Donc :
Q1
G2 =
Cp (t S − t E )
et Q1=G Cp (TE-TS)

Où :

Q : La quantité de chaleur cédée par le brut stabilisé.

Cp :La chaleur spécifique.

TE ,TS : Les températures d’entée et de sortie de brut stabilisé (coté calandre).

t E , t S : Les températures d’entée et de sortie de brut stabilisé (coté calandre).

1er cas avant la révision :

Q=G1 Cp (T2-T1)= 72117,49 x 2 ,108x (151,47 -123,53) = 21 921 620,233 Kj/h

➢ Coté calandre

G1= 72117,49 kg/ h , Cp= 2 ,108 kJ/kg, T1 =151,47c°, T2 =123,53c°.

55
CHAPITRE III ETUDE EXPERIMENTALE DE L’ENCRASSEMENT

➢ Coté tube

Cp= 2,0261 KJ/Kg, T1 = 73,250 c°, T2 = 100,470 c°.

21921620,233
G2 = =397497,082 kg/h.G2 =397497,082 kg/h.
2,026.(100,47 − 73,25)

2emecas après la révision :

Q=G1 Cp (T2-T1)= 415008 2 ,108 (151,830-128,570) = 21 897 452,709

➢ Coté calandre

G1= 415008 kg/ h, Cp= KJ/Kg, T1 =151,830c°, T2 =128,570 c°.

➢ Coté tube
Cp= 2,0048 kJ/kg , T1 = 75,950 c°, T2 = 100,910c°.

21897452,709
G2 = =437590, 349 kg/h.
2,0048.(100,91 − 75,95)

56
CHAPITRE III ETUDE EXPERIMENTALE DE L’ENCRASSEMENT

III.8Comparaison entre la marche actuelle et la marche de design :

Cas design Cas actuel

Débit de brut stabilisé (kg/h) 539081 ,1 437590,349


T1 d’entrée (c°) 160 151,830
T2 de sortie (c°) 119,8 128,570
Δ Tlmcorrigé (c°) 46,1 50 ,73
ΔP (bar) 0 ,9 0,8

ɛl’efficacité (%) 50 33

Débit de brut non stabilisé (kg/h) 455041,8 397497,082


t1 entrée (c°) 68 ,1 70,950
t2 sortie (c°) 114,1 95,910
V (m /s) 1,8 1,2
ΔP (bar) 0 ,9 1,3
Us (w/m2 k) 235, 08
Up (w /m2 k) 380 341,879
Rd (m2 k /w) 0,00035 0,00300
Tableau III .5 : Tableau Comparatif entre la marche actuelle et la marche de design

57
CHAPITRE III ETUDE EXPERIMENTALE DE L’ENCRASSEMENT

Conclusion

58
Conclusion générale :
L’objectif de ce travail est d’étudier le comportement dynamique et thermique de deux
écoulements dans un échangeur de chaleur dans le cas actuel d’un échangeur faisceau et
calandre et le cas design dans la veine d’écoulement des fluides.
Au-delà la cette étude, une attention particulière a été portée sur la batterie des
préchauffeurs (A et B) de train 30, les fluides entrants : le brut non stabilisé et le brut stabilisé
respectivement (coté faisceau et coté calandre) ont un pouvoir fortement encrassent et posent
d’importants défis vis -a -vis de l’efficacité et de la durée de la vie.

Le monitoring des échangeurs de chaleur permet la bonne connaissance de l’évolution des


paramètres thermique et dynamique des deux fluides sous les conditions spécifiques au
processus .C’est le but de cette étude. La formation des dépôts (encrassement) est une
résistance thermique qui provoque des perturbations dans ces paramètres.

L’étude menée sur cet échangeur faisceau-calandre montre que, ce dernier rencontre des
problèmes qui se manifestent par la présence des résistances supplémentaires ainsi une
augmentation des pertes de charges .ce changement se traduit par l’incapacité d’assurer
l’échange thermique d’où la nécessite d’augmenter sa surface d’échange.

Désormais les résultats obtenus montre clairement que la résistance d’encrassement est
proportionnelle à l’augmentation de la température de la charge, au-delàs de 70 °C, les
performances de l échangeur diminuent (faible efficacité), le débit calculé de la charge est
inferieur à celle de design, perte de charge côte tubes est supérieur a celle de design.

Cette étude permet d’optimiser les paramètres de marche actuelle et l’on comparés avec
celles de cas design ainsi estimer les différents méthodes possibles pour éliminer
l’encrassement des tubes pour améliorer le rendement d’échangeur de chaleur.

Une étude complémentaire autrement dit analyse qualitatif des dépôts est plus que
nécessaire pourmieux comprendre et maitriser le phénomène d’encrassement.

55
Recommandations :

Cette étude nous a permis de déceler le mauvais fonctionnement des préchauffeurs, pour
palier à cette situation il nous faut

➢ Suivre l’évolution de l’encrassement depuis son apparition en établissant un


programme d’entretien.
➢ Effectuer un nettoyage mécanique et chimique, par du personnel qualifie
➢ Suivre les paramètres de marche thermiques et dynamiques d’entrée.
➢ Analyser les dépôts prélevés à chaque nettoyage pour déterminer les causes
exacts de sa formation, et programmer le type de nettoyageadéquat.
➢ Placer des filtres adéquats en amont des préchauffeurs.

56
Bibliographie
[1] : Sonatrach. La reveu de sonatrach Edition N°54, Djenne el Malik Hydra –Alger .

[2]: Documentations au niveau de l’UTBS manuel opératoire d’exploitation, description de l

unité.

[3]: [Link]. Raffinage et génie chimique, (tome I) 1987.

[4] : GRETH. Echangeurs de chaleur : description des échangeurs.-Techniques de l’ingénieur

(N° B152, B2341), Génie énergétique, 5-1995.

[5] : C. DUFFAU, J-M. GRILLOT, J-M. NAVARRO, R. VIDIL. Echangeurs de chaleur,

l’encrassement dans les échangeurs : description, prévention et remèdes, Paris : Edition Tec et

Doc, 1991.

[6] : M-A Masri. Méthodologie d’approche d’étude de l’encrassement, 3émes journée,

Scientifique et Technique de Sonatrach, n° 1949, 1998.

[7] : PIERRE TRAMBOUZE. Matériels et équipements, 1999.

[8] : R-H Perry. Chilton Enginner Handbook , 5 ème edition.

[9] : J.P Wauquier. Pétrole brut et produits pétroliers, TOME1, Edition Technip.

[10] : ANDRE BONTEMPS « ECHANGEUR DE CHALEUR » Université Joseph Fourier,

Institut universitaire de Technologie, Département Génie thermique et Énergie (Grenoble)

[11] : Echangeurs de Chaleur Dr. A. ZIOUCHI (UFR Maintenance Industrielle).

[12]: Appareils statiques SH/IAP SKIKDA Mr : [Link] (séminaire 2009).

[13] : Support de Formation Exploration & Production Les Équipements Les Echangeurs

Dernière Révision: 16/04/2007 TOTAL France


Annexe
Annexe 1: Les abaques

Figure 1.1. Détermination des températures caloriques. [4]


Figure 1.2. Abaque a et b : Détermination de facteur de correction a partir de R et E [3]

Figure 1.3. Coefficient de transfert et coefficient de fraction en fonction de nombre Reynolds modifié
à l'intérieur des tubes. [3]
Figure 1.4. Coefficient de transfert et coefficient de fraction en fonction de nombre Reynolds
modifié à l'extérieur des tubes. [3]
Résumé :Dans les sociétés pétrolières l’échangeur de chaleur est un élément essentiel pour
la maitrise de l’énergie, les problèmes relevant de la thermohydraulique concernent avant tout
le dimensionnement thermique des appareils réduits à cause d’encrassement des tubes. Pour
cela, dans ce travail en va étudie numériquement le comportement dynamique et thermique
d’un écoulement de deux fluides pour améliorer les performances de ces équipements dans le
cas d’un échangeur a faisceau tubulaire, et comparaison des résultats obtenu entre le cas
design et le cas actuel(après révision), pour avoir la différance entre ces deux cas, et pour voir
la net amélioration des performances dans l’échangeurs de chaleur.
Mots clés : Echangeur de chaleur, dimensionnement thermique, encrassement, écoulement,
faisceau tubulaire, cas design, cas actuel.

Abstract :In the oil companies the heat exchanger is an essential element for the control of
energy, the problems related to thermohydraulics concern first of all the thermal dimensioning
reduced because of clogging of the tubes. For this purpose, this work will numerically study
the dynamic and thermal behavior of a flow of two fluids to improve the performance of these
equipments in the case of a tube bundle heat exchanger, and comparison of the results
obtained between the design case and the current case (after revision), to have the difference
between these two cases, and to see the clear improvement in performance in the heat
exchangers.
Key words : Heat exchanger, thermal dimensioning, clogging, flow, tube bundle, design case,
current case.

‫ و اهم املشاكل تتعلق بدراسة ابعاد‬, ‫ يف الشركات البرتولية مبادل احلرارة هو عنصر اساسي حلسن استعمال الطاقة‬: ‫ملخص‬

‫هلذا الغرض هذا العمل سيدرس عدداي السلوك الديناميكي و احلراري لتدفق‬.‫هذا املبادل و اليت تنقص بسبب انسداد االانبيب‬

‫و مقارنة النتائج اليت مت احلصول عليها بني حالة التصميم‬.‫مائعني لتحسني اداء هذا املبادل يف حالة مبادل حراري جملموعة اانبيب‬

. ‫و لرؤية حتسن االداء يف املبادالت احلرارية‬, ‫و احلالية )بعد املراجعة (و ذلك للحصول على الفرق بني احلالتني‬

.‫ احلالة احلالية‬,‫ حالة التصميم‬, ‫ جمموعة اانبيب‬,‫ تدفق‬,‫انسداد‬, ‫ابعاد‬,‫مبادل احلرارة‬: ‫كلمات مفتاحية‬

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