Introduction à l'Atomistique
Introduction à l'Atomistique
Atomistique
14
1
Chapitre I : Structure des atomes
2
I. Structure des atomes
L’atome (du grec atomos, indivisible) est la plus petite unité de matière qui garde son identité en
tant qu’élément chimique.
Atome
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I-1. Caractéristique de l’atome, l’électron, le proton et le neutron
- Le rayon de l’atome est de l’ordre de quelques angström (Å) 10-10 m.
- Le rayon du noyau est de l’ordre de 10-15 à 10-14 m.
- La masse volumique du noyau est gigantesque par comparaison à celles des masses
volumiques usuelles (environ 1012 g/cm3).
- Les électrons (e-) (du grec êlektron : ambre )عنبرsont des particules de charge
négative (-e=1,60218.10-19 C) et de masse me=9,110.10-31 Kg.
- Les protons (p+) (du grec prôtos : premier) sont des particules de charge positive
(+e=1,60218.10-19 C) et de masse mp=1,6726.10-27 Kg.
- Les neutrons (n0) sont des particules électriquement neutres et de masse
mn=1,6749.10-27 Kg. m ≈ m = 1836 me
p n proton neutron
quarks u (up) quark d (down).
L'interaction forte est transmise par des gluons
(représentés ici par un tracé sinusoïdal). La couleur des
quarks fait référence aux trois types de charges de
l'interaction forte : rouge, verte et bleue.
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I-2. Représentation d’un atome Z détermine l’élément chimique
Un atome est représenté de la façon suivante N détermine l’isotope
X est l’élément considéré
Z est le nombre de proton = Numéro atomique
A = Nombre de masse = Z + N (nombre de neutron)
q = nombre de charge
I-3. Notion d’ion
Un ion est une entité chargé, on distingue:
Anion = atome ou groupe d’atomes portant une ou plusieurs charge(s) négative(s).
Cation = atome ou groupe d’atomes portant une ou plusieurs charge(s) positive(s).
I-4. Notion d’élément
Un élément est caractérisé par son nom X et par son numéro atomique Z.
Dans un élément chimique, seul le nombre de protons (Z), est invariable : il représente la
signature de l’élément et est directement lié à son nom et à son symbole chimique X.
Il y’a 118 éléments connues jusqu’ici.
5
I-7. Masse molaire : M (unité: u.m.a ou g/mol)
La masse d'une mole d'atomes d'un élément est appelée la masse
molaire de l'atome. 6
7
Isotopes de l’hydrogène et de l’hélium
X est l’élément considéré
Z est le nombre de proton = Numéro atomique
A = Nombre de masse ( Z + nombre de neutron N)
q = nombre de charge
Nucléides ou isotope
8
1-9. L’abondance relative des différents isotopes
Dans la pratique, pour la plupart des atomes, un seul des isotopes
stables est présent en quantité appréciable dans la nature les autres
isotopes étant présents à l’état de traces.
L’abondance naturelle est le pourcentage en nombre d’atomes de
chacun des isotopes présents dans le mélange naturel. Cette abondance
est équivalente à la fraction molaire de chaque isotope stable.
Masse Molaire de l’élément
Énergie de cohésion (formation) du noyau
C’est l’énergie responsable de la stabilité d’un noyau notée (E).
La masse du noyau est toujours inférieure à celle des nucléons, pris séparément. Leur
différence de masse est appelée le défaut de masse ( ∆ m ):
∆ m = │ mnoyau – ( Σ mp + Σ mn ) │ ≈ │ matome – ( Σ mp + Σ mn ) │
∆ m est transformé en énergie selon la relation:
E = ∆mc2 où c est la vitesse de la lumière (3.108 m/s) .
La comparaison de la stabilité des noyaux se fait sur la base des rapports E/A.
E/A : est l’énergie nucléaire de liaison par nucléon qu'il faut fournir au noyau pour le
dissocier en ses nucléons, qui s'attirent du fait de l'interaction forte.
10
Chapitre II
Les Modèles classiques de l’atome
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Chapitre II : Les Modèles classiques de l’atome
I- Les échanges d’énergie entre la matière et le rayonnement
I-1- Le rayonnement électromagnétique
I-2- L’émission et l’absorption du rayonnement par la matière
I-3- L’analyse spectrale
I-4- Spectre d’émission d’Hydrogène
II – Les modèles classiques de l’atome
II-1 Modèle de RUTHERFORD
- Description du modèle
- Insuffisance du Modèle de RUTHERFORD
II- 2- Modèle de l’atome de BOHR
- Description (cas de l’atome d’hydrogène)
- Insuffisance du Modèle de Bohr
III – Application de la théorie de Bohr aux hydrogénoides
IV – Énergie d’ionisation
V – Insuffisance du Modèle de Bohr
Conclusion
I- Les échanges d’énergie entre la matière et le rayonnement
I-1- le rayonnement électromagnétique
Le rayonnement électromagnétique est une forme d’énergie. C’est une onde caractérisée par une
vitesse de propagation C, une fréquence ν (nombre de vibration/sec) et une longueur d’onde λ
(distance parcourue pendant une vibration). Ces grandeurs sont liées entre elles par la relation
suivante : c= λ. ν
Théorie quantique: Max Planck en 1900 puis Albert Einstein en 1905 attribuèrent à la lumière
une nature discontinue sous forme de grains de lumière: photons, l’énergie associé à ces photons
est donnée par la relation E=h ν;
h: constante de Planck (h = 6,626.10-34j.s ) ν: fréquence du rayonnement
quanta (pluriel du terme latin quantum), quantités discontinues.
I-2- L’émission et l’absorption du rayonnement par la matière
Il peut se produire des échanges entre la matière et le rayonnement dans
deux sens :
L’émission : La matière émet du rayonnement (sources lumineuse).
L’absorption : L’énergie d’un rayonnement peut être absorbée par la
matière (échauffement d’un objet au soleil).
I- 3- L’analyse spectrale
a) Spectre continu : Un rayonnement peut comporter toutes les
fréquences dans un intervalle donné.
Intensité du rayonnement
Fréquence
Spectre continue
b) Spectre discontinu :
Fréquence
Spectre discontinu
Spectre d’émission de quelques atomes ( Lithium, Baryum, Mercure, Néon)
II-4- Spectre d’émission d’Hydrogène
Expérience
Quand un courant électrique passe dans un tube de verre
contenant de l'hydrogène à basse pression, le tube émet de la
lumière bleue. Lorsque cette lumière est passé à travers un
prisme (comme le montre le graphique ci-dessous), quatre bandes
étroites de lumière sont observés sur un fond noir.
Le spectre de raie de l’atome d’hydrogène présente quatre principales raies
dans le domaine visible.
On constate que les longueurs d’ondes des raies émises par l’atome
d’hydrogène ne sont pas quelconques et qu’on peut les calculer par une formule
empirique relativement simple (Formule empirique de Balmer-Rydberg):
σ = 1/λ = RH(1/n2-1/p2)
n et p entiers, n≥ 1, p≥2
Observations
-La plupart des particules
traversent la feuille sans être
déviées.
-0,01 % des particules sont
déviées comme si elles
étaient repoussées par un
corps de charge positive.
Conclusion
On met en évidence l’existence
d’un noyau positif dans l’atome.
La matière est constituée
essentiellement de vide, puisque
la plupart des particules ne sont
pas déviées. 20
II-LES MODÈLES CLASSIQUES DE L’ATOME
Vitesse Fr
e-
Fa
+
Noyau
Fa = (1/40 ) e2 / r2
Fr = mv2 / r 21
Calcul de l’énergie de l’électron Fa = (1/40 ) e2 / r2 Fr = mv2 / r
ET = EC + EP avec Ec: Energie cinétique Ep: Energie potentielle
A l’équilibre Fa = Fr d’où (1/40 ) e2 / r2 = mv2 / r
EC = 1/2 mv2 = (1/80 ) e2/r
EP = q1q2/40r = - (1/40 ) e2/r
ET= [(1/80 ) e2/r] + [- (1/40 ) e2/r]
ET = - (1/80 ) e2/r
L’énergie de l’électron est donc fonction du rayon de sa trajectoire.
Cette trajectoire est circulaire avec une accélération normale à la trajectoire.
Insuffisance du modèle de Rutherford
On démontre en physique classique, qu’une particule accélérée rayonne de l’énergie.
L’électron accéléré va rayonner de l’énergie (donc en perdre) durant son mouvement, il
finirait par s’écraser sur le noyau! Impossible car :
l’atome d’hydrogène existe et est stable.
L’énergie lumineuse émise varie de façon continue, donc le spectre obtenu sera un
spectre continu, or le spectre d’émission de l’atome d’hydrogène est un spectre
discontinu (spectre de raies). 22
II-2. Modèle de Bohr
Pour pallier les insuffisances du modèle de Rutherford, Niels Bohr a proposé un
modèle dans lequel l’électron ne peut se trouver que sur une orbite stationnaire qui a
un niveau d’énergie donné sans émettre de l’énergie et admet que le moment cinétique
de l’électron (mvr) ne peut prendre que des valeurs multiple et entières de h / 2
Postulat de Bohr : mvr=n(h/2)
h: la constante de Planck (h = 6,62 10-34 J.s)
n: un nombre entier non nul appelé nombre quantique principal
Calcul des rayons des orbitales circulaires et les énergies
de l’électron de l’atome d’hydrogène sur ces orbites
EC = (½)mv2 = (1/80)e2/r (1)
24
II-3. Spectre d’émission de l’atome l’hydrogène
Imaginons que l’on excite un gaz d’hydrogène par un courant électriques.
Absorption de l’énergie
L’électron gravitant autour du noyau va alors acquérir de l’énergie et va passer sur un
niveau excité (du niveau n=1(niveau fondamental) au niveau n=3 par exemple).
Emission de photon
L’électron ne peut pas rester indéfiniment sur le niveau excité mais va revenir à son
état initial en émettant un photon; c’est le phénomène d’émission.
Apport d’énergie e-
Photon
e-
n=2 n=2
n=3 n=3
-3,4eV -3,4eV
-1,51eV -1,51eV
n=1 n=1
-13,6eV -13,6eV
noyau noyau
Absorption Emission 25
r = 0,529n2 (Å) ET = - 13,6 (1/n2) (eV)
- Pour n=1 (état fondamental : l'électron occupe l'orbite de rayon r1 et d'énergie E1)
r1 = 5,29.10-11 m = 0,529 Å c’est le rayon de Bohr ou rayon de la 1ère orbite
E1 = -21,78.10-19 j = -13,6 eV c’est l’énergie de l’e- de la 1ère orbite (1eV = 1,6.10-19 j)
- Pour n =2 ( Premier état excité ) r2= 4r1 = 2,116 Å et E2 = E1/4 = -3,4 eV
- Pour n = 3 ( Deuxième état excité ) r3 = 9r1 = 4,761 Å et E2 = E1/9 = -1,51 eV
EH est l'énergie à fournir à Niveaux d’énergie dans l’atome d’hydrogène
l'électron pour l'amener du
niveau fondamental au dernier
niveau excité qui correspond à
une valeur infinie de n. Cette
énergie est l'énergie d'ionisation
de l'atome d'hydrogène, c'est
une grandeur accessible
expérimentalement dont la
valeur est EH = -13,6 eV. 26
Un électron ne peut absorber ou libérer de l'énergie c.à.d rayonner
qu'en passant d'un niveau (orbite) à un autre.
La quantité d'énergie absorbée ou émise est égale à la différence
d'énergie entre les deux niveaux (relation de Planck) :
ΔE = ET(f) – ET(i)= hν
Avec ni > nf
27
Spectre de raies de l’hydrogène. Transitions d’états
Série (ni) 1 2 3 4 5
29
Application de la théorie de Bohr aux hydrogénoides
Un hydrogénoide est un élément qui a perdu tous ses électrons sauf un.
Exemple :2He+, 3Li2+, zX(z-1)+
L’étude de ce type d’atome revient à remplacer la charge du noyau (+e) de
l’hydrogène par (+Ze) de l’hydrogénoide.
Les résultats obtenus sont les suivants :
L’énergie de l’e-
Le rayon r = 0,529 n2/Z (Å)
L’énergie de l’e- En = -13,6 (Z2/n2) (eV)
ET = - (1/80 ) e2/r
1 H r = 0,529n2
En = -13,6(1/n2)
Insuffisance du Modèle de Bohr
La théorie de Bohr a confirmé les idées révolutionnaires de Planck sur la
quantification de l’énergie et elle a connu un succès dans l’interprétation du
spectre d’émission de l’atome d’hydrogène.
Or ce modèle est incapable d’expliquer l’origine des raies des atomes plus lourds
possédant plusieurs électrons (atomes poly électroniques).
D’autre part, Zeeman a soumis l’atome d’hydrogène à un champ magnétique
intense. Il a analysé le spectre des raies émises et il a observé qu’une raie de
Balmer, par exemple, était décomposée en trois raies. Or, la théorie de Bohr
reste incapable d’expliquer ce dédoublement de raies.
C’est en 1924, à la suite d’une nouvelle conception de l’électron du à Louis De
Broglie, qu’a pris naissance une autre mécanique : la mécanique
ondulatoire, qui a conduit à la conception de l’atome.
”A part une petite difficulté dans le rayonnement, la Physique est terminée.” Lord
Kelvin
En fait il y a des sous-couches et les trajectoires des électrons ne sont pas
circulaires. Ainsi est née la mécanique quantique.
Chapitre III
Le modèle quantique de l’atome
32
III- LE MODÈLE QUANTIQUE DE L’ATOME
III-1. Dualité onde - corpuscule : Postulat de Louis De Broglie
A toute particule (corpuscule) de masse m et de vitesse v est associée une onde de
longueur d'onde λ. Ainsi l’électron est doté d’un caractère combiné d'onde et de
particule. λ : longueur d'onde
La relation de De Broglie s'écrit : λ = h/mv avec h : constante de Planck
mv : quantité de mouvement
En 1927, Davisson et Germer
ont bombardé une cible de nickel
cristallin par des électrons lents de
54 volts , soit une vitesse de 4 000
km/s. La dépendance angulaire de
l'intensité électronique réfléchie a
été mesurée, et sa figure de
diffraction a été identifiée comme
identique à celle prédite par Bragg
(2dsinθ=nλ) pour les rayons X.
Cette expérience, a confirmé
l’hypothèse de De Broglie sur la
nature ondulatoire de la matière.
III- LE MODÈLE QUANTIQUE DE L’ATOME
III-2. Principe d'incertitude d'Heisenberg
Il est impossible de définir avec précision à la fois la
position et la vitesse d'une particule. Cela se traduit par la
relation : Δx . Δpx ≥ h/2π
Δx : incertitude sur la position
Δpx = mΔvx : incertitude sur la quantité de mouvement
L’application de ce principe à l’électron se trouvant dans
l’espace atomique permet de conclure que ce dernier ne se
déplace pas selon une trajectoire circulaire, mais il décrit
plutôt un nuage électronique. La localisation de l’électron
doit donc être exprimée en termes de probabilité de
présence dans un volume donné. 34
35
m : masse de l'e-
V : Opérateur énergie potentiel
E : Energie totale du système, appelée valeur propre
Ψ : fonction d'onde appelée fonction propre
H : Opérateur Hamiltonien
36
En mécanique quantique on démontre aussi la quantification de l'énergie:
C’est la même expression que celle trouvée par Bohr En= -me4/8ε02h2n2
Pour la fonction d'onde Ψ (orbitale atomique), elle fait intervenir quatre
nombres appelés "nombres quantiques" qui caractérisent l'état d'un
électron. Ces quatre nombres sont : n, l, ml (ou m) et ms (ou s).
Pour des raisons de symétrie de l’espace atomique, les coordonnées
cartésiennes (x,y,z) sont traduites en coordonnées sphériques (r,θ,φ).
Dans ce cas ψ(x,y,z) devient ψ(r,θ,φ). Ψn,l,m (r,θ,ϕ) est appelée orbitale
atomique (OA).
39
b) Nombre quantique secondaire (ou azimutal) : l
Couche n l 0 1 2 3
s p d f
K 1 1s
L 2 2s 2p
M 3 3s 3p 3d
N 4 4s 4p 4d 4f
41
c) Nombre quantique magnétique : ml ou m
Ce troisième nombre quantique, définit le nombre d’orientation prises
par le moment cinétique de l’électron en présence d’un champ
magnétique extérieur. Il définit la case quantique occupée par l’électron.
On peut se représenter un électron possédant un moment angulaire
comme un courant électrique accompagné d’un champ magnétique et
circulant dans une boucle. La valeur de ml détermine ce magnétisme. La
théorie et l’expérience montrent que ml peut avoir toutes les valeurs
entières entre -l et +l, incluant zéro.
-l m + l soit (2l + 1) orbitales atomiques différentes
42
d) Nombre quantique de spin : ms ou s
Ce quatrième nombre quantique caractérise la rotation de l'électron sur
lui même et autour du noyau et peut prendre seulement deux valeurs
différentes.
En plus de l’effet magnétique produit par son mouvement angulaire,
l’électron possède une propriété magnétique intrinsèque. Une particule
chargée tournant autour de son axe se comporte comme un petit aimant;
voilà pourquoi nous disons que l’électron a un spin.
Pour symboliser graphiquement ce nombre quantique de spin, on utilise :
- une flèche vers le haut () pour s = +1/2
- ou vers le bas () pour s = -1/2.
L'habitude veut que l'électron de spin + 1/2 ( ) soit placé à
gauche et l'électron de spin -1/2 ( ) à droite.
43
III-6. Représentation symbolique des états
44
Les diverses couches successives :
1)
45
2)
46
3)
47
4)
48
Généralisation :
49
Diagramme énergétique des Orbitales Atomiques (O.A)
n=1,2,3…
-Les nombres quantiques qui caractérisent l'état d'un électron l=0,…,n-1
m = -l,…-1,0,1,…,l
-L'énergie à fournir à l'électron pour l'amener du niveau fondamental au dernier
niveau excité : En = -13.6 Z2 / n2
n l m Notation des O.A énergie
1 0 0 1s -13,6 Z2
2 0 0 2s
-1 2px -13,6 Z2/4
4 OA de même énergie 1 0 2pz
(4 OA dégénérées) 1 2py
3 0 0 3s
-1 3px
1 0 3pz
1 3py
9 OA de même énergie -13,6 Z2/9
-2 3dxy
(9 OA dégénérées)
-1 3dyz
2
0 3dz2
1 3dxz 50
Diagramme énergétique des O.A. de l’atome monoélectronique
(hydrogène et hydrogénoïde)
E (ev)
51
Diagramme énergétique des O.A. de l’atome polyélectronique
E (ev)
52
53
Application :
Considérant l’électron de l’atome d’hydrogène dont le mouvement est
décrit par la fonction Ψ1,0,0 , c’est à dire l’orbitale atomique 1s ; sa
densité de probabilité de présence est :
La variation de ∣ψ∣2 en fonction de r est représentée sur les figures (a) et (b).
55
III-7. Représentation des Orbitales Atomiques (O.A)
Chaque orbitale représente à la fois la fonction d'onde Ψ et la distribution
électronique qui en découle (probabilité de présence).
a) Orbitales s
Les orbitales s sont caractérisées par l = 0 et m = 0.
Toutes les orbitales s (ns) ; sont de symétrie sphérique car la probabilité de
présence de l'électron varie de la même façon dans toutes les directions autour
du noyau.
L’O.A. s est représentée par z
une case quantique 1s
plan nodal
y
x
y x y
y x
x
px py pz
Les O.A. p qui possèdent la même énergie (valeur propre dégénérée) sont
représentés par trois cases quantiques 57
c) Orbitales d z
z z z z
x y x y y y
x x
61
a) Règle de KLECHKOVSKI
- L'ordre des énergies croissantes est l'ordre des valeurs croissantes de la
somme ( n +l ) .
- Si deux sous-couches correspondent à la même valeur de ( n + l ), la
sous-couche, avec la plus petite valeur de n, a l'énergie la plus basse.
- Les orbitales d'une même sous-couche ont la même énergie.
Expérimentalement le niveau 4s a
une énergie inférieure au niveau
3d. Cette observation a des
conséquences importantes pour la
structure électronique des atomes,
donc pour les propriétés chimiques
des éléments. C’est notamment à
cet effet que sont dues les séries
des éléments de transition.
1s 2s 2p 3s3p 4s 3d 4p 5s 4d 5p 6s 4f 5d 6p 7s 5f 6d 7p…
1s 2s 2p 3s3p 3d 4s 4p 5s 4d 5p 6s 4f 5d 6p 7s 5f 6d 7p… 62
b) Principe d’exclusion de Pauli
Deux électrons dans une même orbitale atomique doivent différer par
leur nombre quantique de spin (leurs nombres de spin sont opposés on
dit qu’ils sont antiparallèles ou appariés).
64
Exemples
s p d
K
65
Récapitulatif sur les nombres quantiques d’un électron d’un atome polyélectronique
66
Les premiers éléments chimiques
Période Structure Configuration Couche de Notation de
Z Symbole Nom Valence
électronique électronique valence Lewis
1 H Hydrogène 1s 1s1 1s1 H 1
1 ère
2 He Hélium 1s 1s2 1s2 0
He
2s
3 Li Lithium 1s 1s22s1 2s1 Li 1
2s
4 Be Béryllium 1s 1s22s2 2s2 Be 2
2p
5 B Bore 2s 1s22s22p1 2s2 2p1 B 3
1s
2ème 2p
Carbone 2s C ou C
6 C 1s 1s22s22p2 2s2 2p2 4
2p
Azote 2s N
7 N 1s 1s 2s 2p
2 2 3
2s 2p
2 3
3
2p
Oxygène 2s O
8 O 1s 1s22s22p4 2s2 2p4 2
2p
Fluor 2s F
9 F 1s 1s22s22p5 2s2 2p5 1
2p
Néon 2s Ne
10 Ne 1s 1s22s22p6 2s2 2p6 0
11 Na Sodium [Ne] + 3s [Ne] 3s1 3s1 Na 1
3 ème
69
70
IV-1. Description du tableau périodique de Mendeleiev
Le tableau périodique est une conséquence des configurations électroniques.
La classification périodique est basée sur la formation de groupes constitués
par les éléments (de numéro atomique Z ) possédant des propriétés
analogues.
-Le tableau périodique est constitué de 4 blocs : s, p, d et f.
-Les éléments d'une même ligne horizontale du tableau périodique
constituent une période. Ils sont au nombre de 7.
-Les éléments d'une même colonne ayant la même configuration
électronique de la couche externe constituent une famille ou groupe.
Le tableau périodique est constitué de 18 colonnes réparties en 9 groupes.
Les 7 premiers comportent chacun deux sous-groupes A et B selon l'état des
électrons externes.
Sous-groupe A : contient les éléments dont la couche externe est ns np.
Sous-groupe B : contient les atomes qui possèdent un état d.
Les indices I, II, III,… indiquent le nombre d'électrons sur la couche
externe, appelés électrons de valence. 71
Familles
d’éléments chimiques
La
A
Lanthanides
Actinides 72
- La classification périodique est divisée en 4 blocs en fonction de
la structure électronique externe des éléments.
IA IIIA IVA VA VIA VIIA
VIIIA
13 14 15 16 17 18
1
IIA
2
IIIB IVB VB VIB VIIB VIIIB IB IIB
3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
73
IV-2. Principales familles du tableau périodique
74
IV-3 Critères de reconnaissance chimique
Les métaux donnent des Cations, leurs oxydes sont basiques.
Exemple: Mg Mg2+ et MgO + H2O Mg(OH)2
Les non-métaux donnent des Anions, leurs oxydes sont acides.
75
IV-3. Les propriétés chimiques des atomes
76
a) Rayon atomique RA
On peut définir le rayon atomique comme étant la moitié de la distance entre les
centres des deux atomes liés par une liaison simple.
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b) Energie d'ionisation (E.I)
C'est l'énergie qu'il faut fournir pour arracher un électron à un atome (ou à un ion) dans
l'état fondamental et à l'état gazeux.
- Sur une même période : si Z augmente alors E.I augmente.
- Sur un même groupe : si Z augmente alors E.I diminue.
Ei
A( g ) A
(g) e Ei 0