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Introduction à l'Atomistique

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Introduction à l'Atomistique

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18

Atomistique
14

Prof. Khadija Haboubi


I- Structure des atomes.
Structure, numéro atomique, nombre de masse, isotope, masse atomique.
II- Les modèles classique de l’atome.
Modèle de Rutherford - Modèle de Bohr – Spectre atomique d'émission.
III- Le modèle quantique de l’atome.
Equation de Schrödinger (Résolution) : nombres quantiques. Configuration
électronique d'un atome : Principe de Pauli, Règles de Klechklowski et de Hund.
IV- Tableau périodique des éléments chimiques.
Classification, périodes, groupes et familles, énergie d’ionisation, affinité électronique,
électronégativité.

1
Chapitre I : Structure des atomes

2
I. Structure des atomes
L’atome (du grec atomos, indivisible) est la plus petite unité de matière qui garde son identité en
tant qu’élément chimique.

L’atome est constitué d’un noyau (protons et neutrons) et d’électrons.

Les microscopes optiques et électroniques montrent la présence de cristaux (de quelques


millimètres au micromètre environ) et molécules (quelques Å à quelques milliers d’Å).
Certaines techniques de microscopie à forte résolution (microscopie électronique à transmission,
microscopie à effet tunnel) permettent de « voir » les atomes.

Atome

3
I-1. Caractéristique de l’atome, l’électron, le proton et le neutron
- Le rayon de l’atome est de l’ordre de quelques angström (Å) 10-10 m.
- Le rayon du noyau est de l’ordre de 10-15 à 10-14 m.
- La masse volumique du noyau est gigantesque par comparaison à celles des masses
volumiques usuelles (environ 1012 g/cm3).
- Les électrons (e-) (du grec êlektron : ambre ‫ )عنبر‬sont des particules de charge
négative (-e=1,60218.10-19 C) et de masse me=9,110.10-31 Kg.
- Les protons (p+) (du grec prôtos : premier) sont des particules de charge positive
(+e=1,60218.10-19 C) et de masse mp=1,6726.10-27 Kg.
- Les neutrons (n0) sont des particules électriquement neutres et de masse
mn=1,6749.10-27 Kg. m ≈ m = 1836 me
p n proton neutron
quarks u (up) quark d (down).
L'interaction forte est transmise par des gluons
(représentés ici par un tracé sinusoïdal). La couleur des
quarks fait référence aux trois types de charges de
l'interaction forte : rouge, verte et bleue.
4
I-2. Représentation d’un atome Z détermine l’élément chimique
Un atome est représenté de la façon suivante N détermine l’isotope
X est l’élément considéré
Z est le nombre de proton = Numéro atomique
A = Nombre de masse = Z + N (nombre de neutron)
q = nombre de charge
I-3. Notion d’ion
Un ion est une entité chargé, on distingue:
Anion = atome ou groupe d’atomes portant une ou plusieurs charge(s) négative(s).
Cation = atome ou groupe d’atomes portant une ou plusieurs charge(s) positive(s).
I-4. Notion d’élément
Un élément est caractérisé par son nom X et par son numéro atomique Z.
Dans un élément chimique, seul le nombre de protons (Z), est invariable : il représente la
signature de l’élément et est directement lié à son nom et à son symbole chimique X.
Il y’a 118 éléments connues jusqu’ici.

5
I-7. Masse molaire : M (unité: u.m.a ou g/mol)
La masse d'une mole d'atomes d'un élément est appelée la masse
molaire de l'atome. 6
7
Isotopes de l’hydrogène et de l’hélium
X est l’élément considéré
Z est le nombre de proton = Numéro atomique
A = Nombre de masse ( Z + nombre de neutron N)
q = nombre de charge

Nucléides ou isotope

8
1-9. L’abondance relative des différents isotopes
Dans la pratique, pour la plupart des atomes, un seul des isotopes
stables est présent en quantité appréciable dans la nature les autres
isotopes étant présents à l’état de traces.
L’abondance naturelle est le pourcentage en nombre d’atomes de
chacun des isotopes présents dans le mélange naturel. Cette abondance
est équivalente à la fraction molaire de chaque isotope stable.
Masse Molaire de l’élément
Énergie de cohésion (formation) du noyau
C’est l’énergie responsable de la stabilité d’un noyau notée (E).
La masse du noyau est toujours inférieure à celle des nucléons, pris séparément. Leur
différence de masse est appelée le défaut de masse ( ∆ m ):
∆ m = │ mnoyau – ( Σ mp + Σ mn ) │ ≈ │ matome – ( Σ mp + Σ mn ) │
∆ m est transformé en énergie selon la relation:
E = ∆mc2 où c est la vitesse de la lumière (3.108 m/s) .
La comparaison de la stabilité des noyaux se fait sur la base des rapports E/A.
E/A : est l’énergie nucléaire de liaison par nucléon qu'il faut fournir au noyau pour le
dissocier en ses nucléons, qui s'attirent du fait de l'interaction forte.

10
Chapitre II
Les Modèles classiques de l’atome

11
Chapitre II : Les Modèles classiques de l’atome
I- Les échanges d’énergie entre la matière et le rayonnement
I-1- Le rayonnement électromagnétique
I-2- L’émission et l’absorption du rayonnement par la matière
I-3- L’analyse spectrale
I-4- Spectre d’émission d’Hydrogène
II – Les modèles classiques de l’atome
II-1 Modèle de RUTHERFORD
- Description du modèle
- Insuffisance du Modèle de RUTHERFORD
II- 2- Modèle de l’atome de BOHR
- Description (cas de l’atome d’hydrogène)
- Insuffisance du Modèle de Bohr
III – Application de la théorie de Bohr aux hydrogénoides
IV – Énergie d’ionisation
V – Insuffisance du Modèle de Bohr
Conclusion
I- Les échanges d’énergie entre la matière et le rayonnement
I-1- le rayonnement électromagnétique
Le rayonnement électromagnétique est une forme d’énergie. C’est une onde caractérisée par une
vitesse de propagation C, une fréquence ν (nombre de vibration/sec) et une longueur d’onde λ
(distance parcourue pendant une vibration). Ces grandeurs sont liées entre elles par la relation
suivante : c= λ. ν

Théorie quantique: Max Planck en 1900 puis Albert Einstein en 1905 attribuèrent à la lumière
une nature discontinue sous forme de grains de lumière: photons, l’énergie associé à ces photons
est donnée par la relation E=h ν;
h: constante de Planck (h = 6,626.10-34j.s ) ν: fréquence du rayonnement
quanta (pluriel du terme latin quantum), quantités discontinues.
I-2- L’émission et l’absorption du rayonnement par la matière
Il peut se produire des échanges entre la matière et le rayonnement dans
deux sens :
L’émission : La matière émet du rayonnement (sources lumineuse).
L’absorption : L’énergie d’un rayonnement peut être absorbée par la
matière (échauffement d’un objet au soleil).
I- 3- L’analyse spectrale
a) Spectre continu : Un rayonnement peut comporter toutes les
fréquences dans un intervalle donné.
Intensité du rayonnement

Fréquence
Spectre continue
b) Spectre discontinu :

D’autres sources émettent du rayonnement comportant des


fréquences bien précises. On dit que ce que rayonnement possède un
spectre discontinu (spectre des raies).
Intensité du rayonnement

Fréquence

Spectre discontinu
Spectre d’émission de quelques atomes ( Lithium, Baryum, Mercure, Néon)
II-4- Spectre d’émission d’Hydrogène
Expérience
Quand un courant électrique passe dans un tube de verre
contenant de l'hydrogène à basse pression, le tube émet de la
lumière bleue. Lorsque cette lumière est passé à travers un
prisme (comme le montre le graphique ci-dessous), quatre bandes
étroites de lumière sont observés sur un fond noir.
 Le spectre de raie de l’atome d’hydrogène présente quatre principales raies
dans le domaine visible.

Violet Bleu Ver Rouge


t

 On constate que les longueurs d’ondes des raies émises par l’atome
d’hydrogène ne sont pas quelconques et qu’on peut les calculer par une formule
empirique relativement simple (Formule empirique de Balmer-Rydberg):

σ = 1/λ = RH[1/22- 1/n2]


Avec n nombre entier (n>0), σ est le nombre d’onde et RH est la constante de
Rydberg : RH = 1,096776.10-7 m-1
La formule empirique σ = 1/λ = RH[1/22- 1/n2] fut généralisée en:

σ = 1/λ = RH(1/n2-1/p2)

n et p entiers, n≥ 1, p≥2

On trouve plusieurs séries de spectre selon l’état ou se trouve l’électron


• Série de Lyman : n=1 et p>1
• Série de Balmer : n=2 et p>2
• Série de Pachen : n=3 et p>3
• Série de Brachet : n=4 et p>4
• Série de Pfund : n=5 et p>5
II-LES MODÈLES CLASSIQUES DE L’ATOME
II-1. Modèle de Rutherford (Modèle Planétaire)

Observations
-La plupart des particules
traversent la feuille sans être
déviées.
-0,01 % des particules sont
déviées comme si elles
étaient repoussées par un
corps de charge positive.
 
Conclusion
On met en évidence l’existence
d’un noyau positif dans l’atome.
La matière est constituée
essentiellement de vide, puisque
la plupart des particules ne sont
pas déviées. 20
II-LES MODÈLES CLASSIQUES DE L’ATOME

Vitesse Fr
e-
Fa
+
Noyau

Fa = (1/40 ) e2 / r2
Fr = mv2 / r 21
Calcul de l’énergie de l’électron Fa = (1/40 ) e2 / r2 Fr = mv2 / r
ET = EC + EP avec Ec: Energie cinétique Ep: Energie potentielle
A l’équilibre Fa = Fr d’où (1/40 ) e2 / r2 = mv2 / r
EC = 1/2 mv2 = (1/80 ) e2/r
EP = q1q2/40r = - (1/40 ) e2/r
ET= [(1/80 ) e2/r] + [- (1/40 ) e2/r]

ET = - (1/80 ) e2/r
L’énergie de l’électron est donc fonction du rayon de sa trajectoire.
Cette trajectoire est circulaire avec une accélération normale à la trajectoire.
Insuffisance du modèle de Rutherford
On démontre en physique classique, qu’une particule accélérée rayonne de l’énergie.
L’électron accéléré va rayonner de l’énergie (donc en perdre) durant son mouvement, il
finirait par s’écraser sur le noyau! Impossible car :
l’atome d’hydrogène existe et est stable.
L’énergie lumineuse émise varie de façon continue, donc le spectre obtenu sera un
spectre continu, or le spectre d’émission de l’atome d’hydrogène est un spectre
discontinu (spectre de raies). 22
II-2. Modèle de Bohr
Pour pallier les insuffisances du modèle de Rutherford, Niels Bohr a proposé un
modèle dans lequel l’électron ne peut se trouver que sur une orbite stationnaire qui a
un niveau d’énergie donné sans émettre de l’énergie et admet que le moment cinétique
de l’électron (mvr) ne peut prendre que des valeurs multiple et entières de h / 2 
Postulat de Bohr : mvr=n(h/2)
h: la constante de Planck (h = 6,62 10-34 J.s)
n: un nombre entier non nul appelé nombre quantique principal
Calcul des rayons des orbitales circulaires et les énergies
de l’électron de l’atome d’hydrogène sur ces orbites
EC = (½)mv2 = (1/80)e2/r (1)

m2v2r2 = n2(h2/42) (2) Rayon de Bohr: a0 = h20 /m e2= 0.529Å


mr2 = n2(h20r/e2) donc r = n2(h20/me2) = 0,529n2 (3)
(2)/(1)→ET = -(1/80)e2/r, en utilisant (3) on a:
ET = -(m e4/802 h2)1/n2
Le rayon et l’énergie de l'électron dépendent ET = EH(1/n2)
du nombre entier n, ils sont donc quantifiés. ET = -13,6(1/n2) 23
Selon le modèle de Bohr, l'électron tourne autour du noyau, sur une
couche électronique bien définie*.

(*) résultats de son expérimentation !

Sous l'effet de l'énergie thermique (chaleur) ou électrique ou encore par


une onde électromagnétique (photon), l'électron est excité par cette
énergie qu'il absorbe et saute sur une couche électronique plus
énergétique.

L'électron est sur une couche électronique plus énergétique. Cette


situation est instable et le besoin de stabilité l'amène à perdre cette
énergie pour se rapprocher du noyau.

L'électron revient sur sa couche électronique, à son état fondamental.


Lors de son retour, il libère, sous forme d'énergie lumineuse (photons),
l'énergie thermique ou électrique qu'il avait absorbée.

L'électron est à nouveau sur sa couche électronique définie.

24
II-3. Spectre d’émission de l’atome l’hydrogène
Imaginons que l’on excite un gaz d’hydrogène par un courant électriques.
Absorption de l’énergie
L’électron gravitant autour du noyau va alors acquérir de l’énergie et va passer sur un
niveau excité (du niveau n=1(niveau fondamental) au niveau n=3 par exemple).
Emission de photon
L’électron ne peut pas rester indéfiniment sur le niveau excité mais va revenir à son
état initial en émettant un photon; c’est le phénomène d’émission.

Apport d’énergie e-
Photon

e-

n=2 n=2
n=3 n=3
-3,4eV -3,4eV
-1,51eV -1,51eV
n=1 n=1
-13,6eV -13,6eV

noyau noyau
Absorption Emission 25
r = 0,529n2 (Å) ET = - 13,6 (1/n2) (eV)
- Pour n=1 (état fondamental : l'électron occupe l'orbite de rayon r1 et d'énergie E1)
r1 = 5,29.10-11 m = 0,529 Å c’est le rayon de Bohr ou rayon de la 1ère orbite
E1 = -21,78.10-19 j = -13,6 eV c’est l’énergie de l’e- de la 1ère orbite (1eV = 1,6.10-19 j)
- Pour n =2 ( Premier état excité ) r2= 4r1 = 2,116 Å et E2 = E1/4 = -3,4 eV
- Pour n = 3 ( Deuxième état excité ) r3 = 9r1 = 4,761 Å et E2 = E1/9 = -1,51 eV
EH est l'énergie à fournir à Niveaux d’énergie dans l’atome d’hydrogène
l'électron pour l'amener du
niveau fondamental au dernier
niveau excité qui correspond à
une valeur infinie de n. Cette
énergie est l'énergie d'ionisation
de l'atome d'hydrogène, c'est
une grandeur accessible
expérimentalement dont la
valeur est EH = -13,6 eV. 26
Un électron ne peut absorber ou libérer de l'énergie c.à.d rayonner
qu'en passant d'un niveau (orbite) à un autre.
La quantité d'énergie absorbée ou émise est égale à la différence
d'énergie entre les deux niveaux (relation de Planck) :
ΔE = ET(f) – ET(i)= hν

En tenant compte de l’expression de ET, donnée auparavant, on


obtient : ΔE = EH (1/n2f -1/n2i)

Avec ni > nf

27
Spectre de raies de l’hydrogène. Transitions d’états

Série de 1/λ = RH (1/n2f -1/n2i)


Lyman

Série (ni) 1 2 3 4 5

Nom Lyman Balmer Paschen Brackett Pfund


Domaine UV Visible IR IR IR 28
Application du modèle de Bohr : Les ampoules à décharges

29
Application de la théorie de Bohr aux hydrogénoides
Un hydrogénoide est un élément qui a perdu tous ses électrons sauf un.
Exemple :2He+, 3Li2+, zX(z-1)+
L’étude de ce type d’atome revient à remplacer la charge du noyau (+e) de
l’hydrogène par (+Ze) de l’hydrogénoide.
Les résultats obtenus sont les suivants :

L’énergie de l’e-
Le rayon r = 0,529 n2/Z (Å)
L’énergie de l’e- En = -13,6 (Z2/n2) (eV)

ET = - (1/80 ) e2/r
1 H r = 0,529n2
En = -13,6(1/n2)
Insuffisance du Modèle de Bohr
La théorie de Bohr a confirmé les idées révolutionnaires de Planck sur la
quantification de l’énergie et elle a connu un succès dans l’interprétation du
spectre d’émission de l’atome d’hydrogène.
Or ce modèle est incapable d’expliquer l’origine des raies des atomes plus lourds
possédant plusieurs électrons (atomes poly électroniques).
D’autre part, Zeeman a soumis l’atome d’hydrogène à un champ magnétique
intense. Il a analysé le spectre des raies émises et il a observé qu’une raie de
Balmer, par exemple, était décomposée en trois raies. Or, la théorie de Bohr
reste incapable d’expliquer ce dédoublement de raies.
C’est en 1924, à la suite d’une nouvelle conception de l’électron du à Louis De
Broglie, qu’a pris naissance une autre mécanique : la mécanique
ondulatoire, qui a conduit à la conception de l’atome.

”A part une petite difficulté dans le rayonnement, la Physique est terminée.” Lord
Kelvin
En fait il y a des sous-couches et les trajectoires des électrons ne sont pas
circulaires. Ainsi est née la mécanique quantique.
Chapitre III
Le modèle quantique de l’atome

32
III- LE MODÈLE QUANTIQUE DE L’ATOME
III-1. Dualité onde - corpuscule : Postulat de Louis De Broglie
A toute particule (corpuscule) de masse m et de vitesse v est associée une onde de
longueur d'onde λ. Ainsi l’électron est doté d’un caractère combiné d'onde et de
particule. λ : longueur d'onde
La relation de De Broglie s'écrit : λ = h/mv avec h : constante de Planck
mv : quantité de mouvement
En 1927, Davisson et Germer
ont bombardé une cible de nickel
cristallin par des électrons lents de
54 volts , soit une vitesse de 4 000
km/s. La dépendance angulaire de
l'intensité électronique réfléchie a
été mesurée, et sa figure de
diffraction a été identifiée comme
identique à celle prédite par Bragg
(2dsinθ=nλ) pour les rayons X.
Cette expérience, a confirmé
l’hypothèse de De Broglie sur la
nature ondulatoire de la matière.
III- LE MODÈLE QUANTIQUE DE L’ATOME
III-2. Principe d'incertitude d'Heisenberg
Il est impossible de définir avec précision à la fois la
position et la vitesse d'une particule. Cela se traduit par la
relation : Δx . Δpx ≥ h/2π
Δx : incertitude sur la position
Δpx = mΔvx : incertitude sur la quantité de mouvement
L’application de ce principe à l’électron se trouvant dans
l’espace atomique permet de conclure que ce dernier ne se
déplace pas selon une trajectoire circulaire, mais il décrit
plutôt un nuage électronique. La localisation de l’électron
doit donc être exprimée en termes de probabilité de
présence dans un volume donné. 34
35
m : masse de l'e-
V : Opérateur énergie potentiel
E : Energie totale du système, appelée valeur propre
Ψ : fonction d'onde appelée fonction propre
H : Opérateur Hamiltonien

36
En mécanique quantique on démontre aussi la quantification de l'énergie:
C’est la même expression que celle trouvée par Bohr En= -me4/8ε02h2n2
Pour la fonction d'onde Ψ (orbitale atomique), elle fait intervenir quatre
nombres appelés "nombres quantiques" qui caractérisent l'état d'un
électron. Ces quatre nombres sont : n, l, ml (ou m) et ms (ou s).
Pour des raisons de symétrie de l’espace atomique, les coordonnées
cartésiennes (x,y,z) sont traduites en coordonnées sphériques (r,θ,φ).
Dans ce cas ψ(x,y,z) devient ψ(r,θ,φ). Ψn,l,m (r,θ,ϕ) est appelée orbitale
atomique (OA).

III-5. Les nombres quantiques


a) Nombre quantique principale n
Ce nombre (n = 1, 2, 3, …∞) permet de déterminer la valeur de l’énergie
totale de l’électron et définit la couche quantique ( niveau d’énergie de
l'électron). On appelle couche l'ensemble des orbitales qui possèdent la
même valeur de n. 37
Couche N ( n = 4 )
Couche M ( n = 3 )
Couche L ( n = 2 ) Noyau: Z protons
Couche K ( n = 1 ) N neutrons

L’énergie de l’atome d’hydrogène

Chaque couche contient 2n2 électrons


La couche K (n=1) peut contenir 2 électrons.
La couche L (n=2) peut contenir 8 électrons.
La couche M (n=3) peut contenir 18 électrons.
Chaque électron se situant sur une couche a une énergie bien spécifique.
38
Tableau périodique: notion de couche

39
b) Nombre quantique secondaire (ou azimutal) : l

0 l n-1 (soit n valeurs différentes)


La sous-couche électronique est généralement désignée par une lettre
minuscule au lieu de la valeur numérique de l .
l définit une catégorie de sous-couche d’électrons, désignée par la
première lettre du nom des séries de raies spectrales dites « sharp,
principal, diffuse, fundamental » (au-delà on utilise les lettres qui
suivent f dans l’alphabet).
Valeur de l 0 1 2 3 4 5

Symbole de la sous – couche s p d f g h 40


Chaque sous-couche individuelle est donc désignée par un symbole formé d’un
chiffre qui est la valeur de n, et de la lettre minuscule associée à la valeur de l.

Nombre quantique principale nl Nombre quantique secondaire

Couche n l 0 1 2 3
s p d f
K 1 1s

L 2 2s 2p

M 3 3s 3p 3d

N 4 4s 4p 4d 4f
41
c) Nombre quantique magnétique : ml ou m
Ce troisième nombre quantique, définit le nombre d’orientation prises
par le moment cinétique de l’électron en présence d’un champ
magnétique extérieur. Il définit la case quantique occupée par l’électron.
On peut se représenter un électron possédant un moment angulaire
comme un courant électrique accompagné d’un champ magnétique et
circulant dans une boucle. La valeur de ml détermine ce magnétisme. La
théorie et l’expérience montrent que ml peut avoir toutes les valeurs
entières entre -l et +l, incluant zéro.
-l  m  + l soit (2l + 1) orbitales atomiques différentes

Pour symboliser graphiquement ce nombre quantique, on utilise un


carré qui peut être associée à 0, 1 ou 2 électrons.

On représentera autant de carrés qu'il y a de valeurs possibles de m.

42
d) Nombre quantique de spin : ms ou s
Ce quatrième nombre quantique caractérise la rotation de l'électron sur
lui même et autour du noyau et peut prendre seulement deux valeurs
différentes.
En plus de l’effet magnétique produit par son mouvement angulaire,
l’électron possède une propriété magnétique intrinsèque. Une particule
chargée tournant autour de son axe se comporte comme un petit aimant;
voilà pourquoi nous disons que l’électron a un spin.
Pour symboliser graphiquement ce nombre quantique de spin, on utilise :
- une flèche vers le haut () pour s = +1/2
- ou vers le bas () pour s = -1/2.
L'habitude veut que l'électron de spin + 1/2 (  ) soit placé à
gauche et l'électron de spin -1/2 ( ) à droite.

43
III-6. Représentation symbolique des états

Les quatre nombres quantiques constituent "les papiers


d'identité" des électrons.

Un jeu de 4 valeurs (n; l; m; s) décrit totalement la position


d'un électron dans un atome:
Couche (n) / sous-couche (l) / case quantique (m) / spin (s).

Afin de simplifier l’écriture, on utilise la notation suivante:


« l’état de l’électron est symbolisé à l’aide d’un chiffre suivie
d’une lettre; le chiffre indique la valeur de n et la lettre
indique la valeur de l ».

44
Les diverses couches successives :
1)

45
2)

46
3)

47
4)

48
Généralisation :

49
Diagramme énergétique des Orbitales Atomiques (O.A)
n=1,2,3…
-Les nombres quantiques qui caractérisent l'état d'un électron l=0,…,n-1
m = -l,…-1,0,1,…,l
-L'énergie à fournir à l'électron pour l'amener du niveau fondamental au dernier
niveau excité : En = -13.6 Z2 / n2
n l m Notation des O.A énergie
1 0 0 1s -13,6 Z2
2 0 0 2s
-1 2px -13,6 Z2/4
4 OA de même énergie 1 0 2pz
(4 OA dégénérées) 1 2py
3 0 0 3s
-1 3px
1 0 3pz
1 3py
9 OA de même énergie -13,6 Z2/9
-2 3dxy
(9 OA dégénérées)
-1 3dyz
2
0 3dz2
1 3dxz 50
Diagramme énergétique des O.A. de l’atome monoélectronique
(hydrogène et hydrogénoïde)
E (ev)

51
Diagramme énergétique des O.A. de l’atome polyélectronique
E (ev)

52
53
Application :
Considérant l’électron de l’atome d’hydrogène dont le mouvement est
décrit par la fonction Ψ1,0,0 , c’est à dire l’orbitale atomique 1s ; sa
densité de probabilité de présence est :

La variation de ∣ψ∣2 en fonction de r est représentée sur les figures (a) et (b).

La densité de probabilité de présence est maximale lorsque r tend vers 0.


54
Cas de l’électron de l’atome d’hydrogène

Elément de volume Représentation graphique Densité électronique

La densité de probabilité radiale est maximale à r=a0=0,053 nm du noyau (rayon de


l’atome d’hydrogène à l’état fondamental).

55
III-7. Représentation des Orbitales Atomiques (O.A)
Chaque orbitale représente à la fois la fonction d'onde Ψ et la distribution
électronique qui en découle (probabilité de présence).
a) Orbitales s
Les orbitales s sont caractérisées par l = 0 et m = 0.
Toutes les orbitales s (ns) ; sont de symétrie sphérique car la probabilité de
présence de l'électron varie de la même façon dans toutes les directions autour
du noyau.
L’O.A. s est représentée par z
une case quantique 1s
plan nodal

y
x

ψn,0,m (OA ns) ne dépend que de r, et


par conséquent sa représentation
graphique est de symétrie sphérique.
56
b) Orbitales p
Les fonctions ψn,1,m (OA np) dépendant de r, θ et ϕ, possèdent une symétrie de
révolution autour des axes Ox, Oy et Oz.
Pour l = 1 ⇒ m = -1 , 0 ou 1 ⇒ 3 orbitales p
On parle des orbitales px, py et pz ayant la même forme, mais chacune est allongée sur
une des trois axes perpendiculaires.
Une orbitale p possède un "plan nodal", dans lequel la probabilité de trouver l'électron
est nulle. Ce plan passe par le noyau.
z z z

y x y
y x
x

px py pz

Les O.A. p qui possèdent la même énergie (valeur propre dégénérée) sont
représentés par trois cases quantiques 57
c) Orbitales d z

Les fonctions ψn,2,m (OA nd) dépendent de r, θ et ϕ.


l = 2, ml = –2, –1, 0, +1, +2
x y
5 orbitales centrosymétriques
dzx

z z z z

x y x y y y
x x

dz2 dxy dx2-y2 dzy

Les O.A. d sont représentées par cinq cases quantiques


58
III-8. Extention aux atomes polyélectroniques
- Approximation hydrogénöde- Règle de SLATER

Contrairement aux atomes hydrogénoïdes (En = EH[Z2/n2), l’énergie totale


(E) d’un électron appartenant à un atome polyélectronique ne peut pas
être déterminée avec précision. Cependant, sa valeur approximative peut
être connue en tenant compte de l’effet d’écran de type électrostatique,
qui est dû à la présence des autres électrons dans l’espace noyau -
électron considéré. Dans ce cas, l’expression de E s’écrit :
En = EH[Zeff2/n2]
Zeff est la charge effective à laquelle est soumis l’électron considéré. Cette
charge se trouve diminuée par comparaison à la charge du noyau (Z).
Zeff = Z - 

  correspond à la somme des constantes d’écran  dont les valeurs


dépendent de la position de l’électron considéré vis-à-vis des autres
électrons. Des valeurs de sont consignées dans le tableau suivant. 59
Valeurs des constantes d’ecran de Slater
j 1s 2s2p 3s3p 3d 4s4p 4f
i
1s 0,31
2s2p 0,85 0,35
3s3p 1 0,85 0,35
3d 1 1 1 0,35
4s4p 1 1 0,85 0,85 0,35
4f 1 1 1 1 1 0,35

1s/2s2p/3s3p/3d/…………sont les groupes de Slater ;


i : électron considéré ; j électron faisant écran sur i.
60
III-9. Structure électronique des atomes
L’organisation générale en niveau d’énergie est la même pour tous les
atomes.
On cherche à placer Z électrons (atome neutre) sur les différents
niveaux, Écriture de la configuration électronique.
La configuration électronique d'un atome est la répartition de Z électrons
de l'atome dans un état fondamental sur les orbitales atomiques.
Ce remplissage des orbitales atomiques s'effectue à l'aide des trois règles
suivantes:
- Règle de KLECHKOWSKY.
- Règle de PAULI.
- Règle de HUND.

61
a) Règle de KLECHKOVSKI
- L'ordre des énergies croissantes est l'ordre des valeurs croissantes de la
somme ( n +l ) .
- Si deux sous-couches correspondent à la même valeur de ( n + l ), la
sous-couche, avec la plus petite valeur de n, a l'énergie la plus basse.
- Les orbitales d'une même sous-couche ont la même énergie.
Expérimentalement le niveau 4s a
une énergie inférieure au niveau
3d. Cette observation a des
conséquences importantes pour la
structure électronique des atomes,
donc pour les propriétés chimiques
des éléments. C’est notamment à
cet effet que sont dues les séries
des éléments de transition.

1s 2s 2p 3s3p 4s 3d 4p 5s 4d 5p 6s 4f 5d 6p 7s 5f 6d 7p…
1s 2s 2p 3s3p 3d 4s 4p 5s 4d 5p 6s 4f 5d 6p 7s 5f 6d 7p… 62
b) Principe d’exclusion de Pauli

Deux électrons d’un même atome ou d’un même ion monoatomique ne


peuvent avoir les mêmes valeurs de leurs quatre nombres quantiques :
deux quadruplets identiques ne peuvent coexister.

Deux électrons dans une même orbitale atomique doivent différer par
leur nombre quantique de spin (leurs nombres de spin sont opposés on
dit qu’ils sont antiparallèles ou appariés).

Si une orbitale ne contient qu’un électron, celui-ci est dit célibataire ou


non apparié.

Une orbitale vide constitue une lacune électronique. 63


c) Principe de Hund (règle du spin maximal)
Lorsqu’une sous-couche n’est que partiellement occupée, la
configuration de plus basse énergie, donc la plus stable et la plus
probable, est celle correspondant à l’occupation du maximum d’orbitales
atomiques. De ce fait, lorsque des orbitales atomiques ont la même
énergie (dégénérées), les électrons se répartissent avec un nombre
maximum de spins parallèles.

64
Exemples

Exemple du Fer: 26 électrons


La configuration électronique du Fer: 1 s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d6

s p d
K

65
Récapitulatif sur les nombres quantiques d’un électron d’un atome polyélectronique

66
Les premiers éléments chimiques
Période Structure Configuration Couche de Notation de
Z Symbole Nom Valence
électronique électronique valence Lewis
1 H Hydrogène 1s 1s1 1s1 H 1
1 ère
2 He Hélium 1s 1s2 1s2 0
He
2s
3 Li Lithium 1s 1s22s1 2s1 Li 1
2s
4 Be Béryllium 1s 1s22s2 2s2 Be 2
2p
5 B Bore 2s 1s22s22p1 2s2 2p1 B 3
1s
2ème 2p   
Carbone 2s C ou  C 
6 C 1s 1s22s22p2 2s2 2p2 4
2p 
Azote 2s N
7 N 1s 1s 2s 2p
2 2 3
2s 2p
2 3
 3
2p 
Oxygène 2s O
8 O 1s 1s22s22p4 2s2 2p4 2
2p
Fluor 2s F
9 F 1s 1s22s22p5 2s2 2p5 1
2p
Néon 2s Ne
10 Ne 1s 1s22s22p6 2s2 2p6 0
11 Na Sodium [Ne] + 3s [Ne] 3s1 3s1 Na 1
3 ème

12 Mg Magnésium [Ne] + 3s [Ne] 3s2 3s2 Mg 2 67


Définitions
• Couche de valence: C’est la couche de nombre quantique principal le
plus élevé dans l’état fondamental. On l’appelle aussi couche externe ou
couche périphérique. Les électrons de la couche externe sont appelés
électrons de valence.
• Les électrons de valence d’un atome sont ceux dont le nombre
quantique principal n est le plus grand ou qui appartiennent à une sous-
couche en cours de remplissage : ce sont les électrons les plus
périphériques et les moins liés au noyau, donc ceux qui sont susceptibles
d’être impliqués dans des liaisons de covalence.
• Les électrons de cœur sont les autres électrons, occupant les couches
les plus profondes, de plus basse valeur de n et donc de plus faible
énergie : ce sont les électrons les plus liés au noyau.
• Le schéma de Lewis de l’atome ne représente que les électrons de
valence.
• La valence d’un atome est le nombre de liaisons covalentes simples
auxquelles peut participer cet atome. 68
Chapitre IV
Tableau périodique des éléments
chimiques

69
70
IV-1. Description du tableau périodique de Mendeleiev
Le tableau périodique est une conséquence des configurations électroniques.
La classification périodique est basée sur la formation de groupes constitués
par les éléments (de numéro atomique Z ) possédant des propriétés
analogues.
-Le tableau périodique est constitué de 4 blocs : s, p, d et f.
-Les éléments d'une même ligne horizontale du tableau périodique
constituent une période. Ils sont au nombre de 7.
-Les éléments d'une même colonne ayant la même configuration
électronique de la couche externe constituent une famille ou groupe.
Le tableau périodique est constitué de 18 colonnes réparties en 9 groupes.
Les 7 premiers comportent chacun deux sous-groupes A et B selon l'état des
électrons externes.
Sous-groupe A : contient les éléments dont la couche externe est ns np.
Sous-groupe B : contient les atomes qui possèdent un état d.
Les indices I, II, III,… indiquent le nombre d'électrons sur la couche
externe, appelés électrons de valence. 71
Familles
d’éléments chimiques

La

A
Lanthanides
Actinides 72
- La classification périodique est divisée en 4 blocs en fonction de
la structure électronique externe des éléments.
IA IIIA IVA VA VIA VIIA
VIIIA
13 14 15 16 17 18
1
IIA
2
IIIB IVB VB VIB VIIB VIIIB IB IIB

3 4 5 6 7 8 9 10 11 12

73
IV-2. Principales familles du tableau périodique

Famille des alcalins : les éléments dont la configuration électronique externe


est du type ns1.
Famille des alcalino-terreux: leurs configurations électroniques externes est
du type ns2.

Famille des métaux de transition: Ses éléments possèdent des orbitales d


incomplètement remplies du type nsx(n-1)dy.
Famille de l’oxygène ou chalcogènes: leurs structure électronique externe est
du type: ns2 np4.
Famille des halogènes : leurs configurations électroniques externes est du type
ns2np5.
Famille des gaz rares: tous ces éléments ont une configuration électronique
externe de la forme ns2 np6.

74
IV-3 Critères de reconnaissance chimique
Les métaux donnent des Cations, leurs oxydes sont basiques.
Exemple: Mg  Mg2+ et MgO + H2O  Mg(OH)2
Les non-métaux donnent des Anions, leurs oxydes sont acides.

Exemple: S  S2- et SO2 + H2O  H2SO3

IV-3. a) Règle de Sanderson


Un élément est métallique si le nombre d’électron de sa couche de n le
plus élevé est inférieur ou égal au numéro de sa période. (sauf H et Ge).

Exemple : Fe (Z=26) 3d6 4s2 ici n le plus élevé est 4 ≤ sa période 4

75
IV-3. Les propriétés chimiques des atomes

Les propriétés de l’atome dépendent particulièrement de sa configuration


électronique externe, à savoir des électrons de la couche externe. Parmi
les propriétés qui peuvent donner une idée sur le comportement
chimique de l’atome on cite :
-L’aptitude à perdre ou gagner des électrons.
-La capacité de déformation du nuage électronique.
Règle de l’OCTET:
Un atome va réagir (gagner ou perdre des électrons) de façon à avoir
comme structure électronique externe celle du gaz rare le plus proche.

76
a) Rayon atomique RA
On peut définir le rayon atomique comme étant la moitié de la distance entre les
centres des deux atomes liés par une liaison simple.

- Sur une période : si Z augmente alors RA diminue.


- Sur une colonne : si Z augmente alors RA augmente.

77
b) Energie d'ionisation (E.I)
C'est l'énergie qu'il faut fournir pour arracher un électron à un atome (ou à un ion) dans
l'état fondamental et à l'état gazeux.
- Sur une même période : si Z augmente alors E.I augmente.
- Sur un même groupe : si Z augmente alors E.I diminue.
Ei
A( g )   A 
(g)  e Ei  0

Ei = En(A+) −En(A) = (-13,6 Z(A+)eff2/n2)(x-1) + (13,6 Z(A)eff2/n2)x


x: nombre d’électrons dans la couche où sera arraché l’électron

Energie d’ionisation varie en sens inverse du rayon atomique.


78
c) Affinité électronique (A.E)
C'est le phénomène inverse de l'ionisation.
L'affinité électronique d'un atome X est l'énergie dégagée lorsque cet
atome capte un électron.
E fix .
A( g )  e  

 A 
(g)  AE  E fix.

L’affinité électronique varie comme l’énergie d’ionisation.


79
d) Electronégativité ( χ )
C'est le pouvoir d'attirer un électron par un élément. Un élément
qui perd facilement un ou plusieurs électrons est dit électropositif.

L’électronégativité varie comme l’énergie d’ionisation en sens


inverse du rayon atomique.
80

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