PDF Cours Sarl Maroc 2021 - Compress
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pl
Thématique :
La Société À Responsabilité
Responsabilité
Limitée
SOMMAIRE.
INTRODUCTION. 3
TITRE I: LA CONSTITUTION
CONSTITU TION DE LA SARL. 5
2
INTRODUCTION.
La Société À Responsabilité Limitée (« SARL ») est une société commerciale par la forme
(art. 2 de la loi n°5-96) , qui est constituée par une ou plusieurs personnes (art. 44 de la loi
précitée). La SARL est particulièrement adaptée aux entreprises tant en phase de création que
de développement, et arrive à accrocher l’intérêt des dirigeants de très petites, petites et
moyennes entreprises, en raison de sa simplicité de fonctionnement et de son cadre juridique
efficient.
Ce cadre offre aux associés le bénéfice de la responsabilité limitée, de telle sorte qu’en créant
une telle société ou en transformant une entreprise individuelle en SARL, ses associés sont en
principe à l’abri des poursuites des créanciers sociaux sur leur patrimoine. Son second atout
réside dans son assez grande souplesse de fonctionnement, qui contraste avec la rigidité de la
Société Anonyme (« SA »), et par les nombreuses options qu’offrent les statuts aux associés,
grâce auxquelles la SARL est adaptée à des situations très différentes.
Depuis 1997, la loi n°5-96 sur les sociétés en nom collectif (« SNC »), en commandite simple,
en commandite par actions, à responsabilité limitée et en participation a fait l’objet, au cours
de ces dernières années, d’un certain nombre de modifications. No us pouvons en citer quatre
(4) :
- la loi n°82-99 du Dahir n°1-99-328 du 30 décembre 1999, qui modifie le premier
alinéa des articles 121, 128 et 129 de la loi n°5-96 ;
- la loi n°21-05 du Dahir n°1-06-21 du 14 février 2006, qui (a) modifie et complète les
dispositions des articles 46, 50, 51, 68, 86, 96 et 101 de la loi précitée ;
(b) et abroge les dispositions de l’article 102 de la loi précitée ;
- la loi n°24-10 du Dahir n°1-11-39 du 2 juin 2011, qui (a) modifie et complète les
dispositions des articles 51, 52, 95 et 96 de la loi précitée ;
(b) abroge et remplace les dispositions des articles 46 et 77 de la loi précitée ;
(c) abroge les dispositions de l’article 125 de la loi précitée ;
- la loi n° 21-19 du Dahir n° 1-19-79 du 26 avril 2019, qui (a) modifie et complète les
dispositions
dispositions des articles 71 et 75 ;
(b) et ajoute l’article 83 bis.
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La SARL présente une nature « hybride », « mixte », qui constitue un type intermédiaire entre
les sociétés de personnes et les sociétés de capitaux. Il convient d’analyser, de manière
succincte, de quelle manière la SARL présente des caractéristiques commu nes à l’une (i) ou
l’autre (ii) catégorie :
i. Comme les sociétés de personnes, la SARL est traditionnellement constituée entre
un petit nombre d’associés, au maximum cinquante (50), qui se connaissent en
principe.
Comme dans les sociétés de personnes, les associés sont titulaires de parts sociales
et non d’actions. Parts qui ne peuvent être cédées à des tiers qu'avec le
consentement de la majorité des associés, représentant au moins les trois quarts
(3/4) des parts sociales (art. 58 de la loi précitée) .
Le capital social de la SARL peut être faible. Avant que la loi n°24-10 ne dispose
que le montant du capital est librement fixé par les associés dans les statuts (art. 46
de la loi n°5-96), entre 2006 et 2011, il était au minimum de dix mille (10.000)
dirhams au moins.
En outre, les formalités de constitution de la SARL sont moins complexes que
celles exigées des SA, et l’essentiel des pouvoirs est dévolu à la gérance.
Enfin, et contrairement aux SA, la SARL ne peut émettre de valeurs mobilières.
ii. Comme pour les sociétés de capitaux, les associés n’ont pas la qualité de
commerçant et, à la différence des associés des SNC, ils ne sont responsables des
apport s (art. 44 de la loi précitée) .
dettes sociales que jusqu’à concurrence de leurs apports
Comme dans les SA, le commissaire aux apports tient un rôle important par
rapport à l’évaluation des apports en nature (dernier alinéa de l’art. 53 de la loi
précitée).
Enfin, les événements affectant la situation juridique personnelle des associés tels
que le décès, l’incapacité ou la faillite n’ont, en principe, pas de grandes
répercussions sur la vie de la société (art. 85 de la loi précitée) .
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Consentement : Comme pour toute autre forme de société, le consentement des associés doit
être réel et exempt de vice (dol, erreur, violence).
C apacité : Il n’est pas nécessaire que les associés d’une SARL aient la capacité requise pour
apacité
être commerçants ou pour faire un acte de commerce isolé.
Obje
Obj et : L’objet du contrat de société est, conformément à l’article 982 du DOC, la mise en
commun de biens ou d’activité en vue de partager le bénéfice. L’objet du contrat de société ne
présente guère d’intérêt sur le plan pratique, et n’est à confondre
confondre ni avec l’objet social, ni avec
l’intérêt social de la société.
Cause : Toute société constituée dans un but illicite est nulle. Pour exemple, sont prohibées
les manifestations du consentement des associés en vue de la poursuite d'une fin illicite ou
contraire à l'intérêt des tiers ; afin
af in de poursuivre un but illicite ou frauduleux.
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Obje
Obj et social : Les statuts doivent obligatoirement définir l’objet social, c’est -à-dire les
activités que la SARL se propose d’accomplir. Bien que commerciale par la forme, la SARL
peut en principe exercer toute activité
activité permise par la loi. Cependa
Cependant,
nt, il existe certaines
activités dont l’exercice, notamment sous forme de SARL est prohibé. L’article 44 de la loi
n°5-96 interdit aux sociétés de banque, de crédit, d’investissement, d’assurance, de
capitalisation et d’épargne d’adopter cette forme de société.
Il est à noter que l’objet social, qui doit être réalisable, marque une limite du champ d’action
de la société. C’est la raison pour laquelle il devra être défini avec soin par les associés dans
les statuts. Il ne doit pas être trop étroit, pour n e pas trop brider la liberté de manœuvre du
gérant et sous peine de devoir modifier trop souvent les statuts si la société souhaite
régulièrement faire évoluer son activité.
d’associés : La
Nombre d’associés loi n°5-96 parle « d’acte constitutif » pour désigner, tantôt l’acte
juridique unilatéral lorsque la SARL est constituée avec un seul associé (auquel
( auquel cas on
o n parle
d’une SARL à Associé Unique, une « SARL-AU »), tantôt le contrat de société lorsque la
SARL est constituée par deux ou plusieurs associés, au maximum cinquante (50).
Si, au cours de la vie sociale, le nombre d’associés devient supérieur à cinquante (50), la
SARL dispose d’un délai de deux (2) ans pour faire cesser cette situation. Au terme de ce
délai, il faut :
- ou bien que le nombre des associés ait été ramené au plus à cinquante (50) ;
- ou bien que la société ait été transformée en SA.
A défaut de régula
régularisation
risation dans le dé
délai
lai prescrit, la société se trouve automatiquemen
automatiquementt dissoute
(art. 47 de la loi précitée) .
La SARL-AU est la seule entreprise sociétair e unipersonnelle au Maroc. C’est une exception
au principe d’unicité du patrimoine ainsi qu’une dérogation de l’article 982 du DOC.
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C ap
apii ta
tall soci
sociaal : Le montant du capital d’une SARL est librement fixé par les statuts. Il n’est
donc pas possible de constitu er une SARL sans capital social. L’indication du montant du
capital doit figurer dans les statuts de la société (art. 2 de la loi n°17-95 applicable en vertu de
n°5-96).
l’article 1 de la loi n°5-96)
orts : En vertu de l’article 51 de la loi n°5 -96, et pour ce qui concerne, les trois types
Appo
App
d’apport, il convient de les analyser de manière succincte.
i. Les apports en numéraire : les associés sont tenus de libérer seulement une
fraction correspondant au moins au quart (1/4) du montant des apports en
numéraire. La libération du surplus doit intervenir, en une ou plusieurs fois, sur
décision du gérant et dans un délai qui ne peut excéder cinq (5) ans à compter de
l’immatriculation de la société au RC.
Les fonds correspondant aux apports en numéraire doivent être déposés pour le
compte de la société en formation dans un compte bancaire bloqué. Lorsque le
capital social dépasse cent mille (100.000) dirhams, le délai légal est de huit (8)
jours pour sa réception
réception par le
less personnes qui lles
es ont reçus.
également mentionner que la fictivité d’une société peut notamment
Nous pouvons également
l’apport, ce qui
provenir de l’absence ou de la fictivité de l’apport, est par exemple le cas
lorsque l’apport souscrit par un prête-nom est financé par un prêt consenti par le
maître de l’affaire.
ii. Les apports en nature : tout bien, meuble ou immeuble, corporel ou incorporel
(immeuble, droit au bail, fonds de commerce, brevet, créance, etc.), peut être
apporté, soit en toute propriété, soit en jouissance.
Chaque apport en nature doit faire l’objet d’une évaluation dans les statuts.
Toutefois, les associés peuvent décider à l’unanimité que le recours à un
commissaire aux apports ne sera pas obligatoire dans les cas énumérés à l’article
53 de la loi précitée (des biens de faible valeur, etc.).
L’absence de recours à un commissaire aux apports rend les associés solidairement
responsables pendant cinq (5) ans, à l’égard des tier s,
s, de la valeur attribuée aux
apports en nature lors de la constitution de la société.
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Des sanctions pénales frappent les gérants qui, frauduleusement, auront fait
attribuer à un apport en nature une évaluation supérieure à sa valeur réelle (art.
106 de la loi précitée) .
iii. Les apports en industrie : s’il peut être procédé, dans les SARL, à des apports en
socialess : Le capital doit être divisé en parts sociales égales (art. 46 de la loi précitée) .
P arts sociale
Les parts sociales doivent être souscrites en totalité par les associés, et doivent être
intégralement libérées lorsqu’elles représentent des apports en nature. La répartition des parts
entre les associés doit être mentionnée dans les statuts (art. 51).
La loi n’exige aucune valeur nominale minimale. Cette valeur nominale est donc librement
fixée par les associés qui peuvent aussi convenir qu’elle ne sera pas exprimée dans les statuts
(entre 2006 et 2011, le minimum légal était fixé à dix dirhams).
l’exploitation : Comme
Participation aux résultats de l’exploitation dans toute société, les associés doivent
tous participer aux bénéfices et aux pertes, étant entendu que cette participation n’est pas
obligatoirement proportionnelle aux apports.
Cependant, la contribution de chaque associé aux pertes sociales est limitée au montant de ses
apports.
Affe
Af oci etatis : Conformément à la règle générale, les associés de SARL doivent être
feccti o sso
l’aff ectio societatis.
animés par l’a
d’ affectio societatis d’un ou de
Le plus souvent, la fictivité d’une société résulte du défaut d’affectio
plusieurs associés, mais l’existence de liens familiaux entre les associés n’est pas de nature à
donner un caractère fictif à la société.
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Dans les SARL-AU, il n'y a plus contrat mais acte unilatéral de volonté d'instituer une société.
Il n'est plus possible de parler d'intérêt commun, ni d'un véritable affectio societatis, mais la
personnee morale créée n'es
personn n'estt pas fictive dans la mesure où l'associé
l'associé unique se comporte
comporte comme
le membre d'une personne morale.
D énomi natii on sociale : La société doit être désignée par une dénomination sociale. La
nomi nat
dénomination sociale doit être précédée ou suivie, selon les cas, immédiatement des mots «
société à responsabilité
r esponsabilité limitée » ou des init
initiales
iales « SARL », oouu encore « société à
responsabilité limitée d’associé unique », ainsi que de l’énonciation du capital social (art. 45).
D ur
uréée : La durée de la société peut être fixée à quatre-vingt-dix-neuf (99) ans, maximum
autorisé par la loi (art. 2 de la loi n°17-95 n°5-96).
n°17- 95 applicable en vertu de l’article 1 de la loi n°5-96)
Elle doit être indiquée dans les statuts (art. 50 de la loi n°5-96). Elle court à compter de
l’immatriculation de la société au RC (art. 3 de la loi n°17-95).
9
Sta
St utss : Les statuts doivent être établis par écrit (art. 11 de la loi n°17-95 applicable en vertu
atut
de l’article 1 de la loi n°5-96)
n°5 -96).. L’acte peut être sous signature privée ou notarié. Toutefois,
dans certains cas, la forme notariée est obligatoire ; dans d’autres, elle est à conseiller.
Les statuts sont plus ou moins détaillés selon le désir des associés. Cependant, les mentions
suivantes sont obligatoires
o bligatoires (art. 50 de la loi n°5-96) :
1) les prénom, nom, domicile ou, le cas échéant, s'il s'agit de personnes morales les
dénomination, forme et siège de chacun des associés ;
2) la constitution en forme de SARL ;
3) l'objet social ;
4) la dénomination sociale ;
5) le siège social ;
6) le montant du capital social ;
7) l'apport de chaque associé et, s'il s'agit d'un apport en nature, l'évaluation qui lui a
été donnée ;
8) la répartition des parts entre les associés ;
9) la durée pour laquelle la société a été constituée ;
10) les prénom, nom, domicile des associés ou des tiers pouvant engager la société, le cas
échéant ;
11) le greffe du tribunal où les statuts seront déposés ;
12) la signature de tous les associés.
Outre les mentions obligatoires rappelées ci-dessus, les statuts doivent contenir toutes les
autres clauses nécessaires pour assurer le bon fonctionnement de la société, notamment celles
concernant :
concernant
- le choix du ou des gérants ;
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S'ils sont établis par acte sous seing privé, il en est dressé autant d'originaux qu'il est
nécessaire pour le dépôt d'un exemplaire au siège social et l'exécution des diverses formalités
requises (art. 11 précité).
Tout associé a le droit, à toute époque, d’obtenir au siège social la délivrance d’une copie
certifiée conforme par le gérant, des statuts en vigueur au jour de la demande. La société doit
annexer à ce document la liste des gérants et, le cas échéant, des Commissaires Aux Comptes
(« CAC ») en exercice, etc. Il s’agit du droit à l’information financière que tout associé
possède.
P ub cité : La SARL est soumise aux mêmes formalités de publicité que les autres sociétés, à
ublilicité
savoir :
- le dépôt au greffe du tribunal d’un exemplaire des statuts ;
-
la publication d’un extrait dans un journal d’annonces légales et au bulletin officiel
(toute modification apportée à un statut, doit être soumise aux mêmes formalités de
dépôt et de publication) ;
- l’immatriculation au RC (toute société commerciale doit être immatriculée au RC).
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Il y a lieu de noter que d’une part, et qu’à l’instar des sociétés de personnes, la SARL se
distingue par la simplicité de son organisation, puisqu’il n’y a qu’un seul organe qui assure
l’administration et la direction de la société : le ou les gérants ( Chapitre 1).
D’autre part, et comme dans les SA, les associés non gérants ont un rôle important à jouer en
ce qui concerne la SARL ( Chapitre 2). De même que pour les CAC pour les SARL les plus
importantes (Chapitre 3).
Chapitre 1: La gérance.
Nous allons analyser succinctem
succinctement,
ent, les modali
modalités
tés de nomination
nomination et de révocation
révocation du gérant
unique ou des gérants ( a), avant d’analyser les po uvoirs du gérant ( b) ainsi que sa
té (c).
responsabilité
responsabili
Conditions d’éligibilité : La loi n°5-96 n’exige aucune condition particulière pour l’exercice
des fonctions de gérant ; elle se borne à indiquer, sous son article 62, que les SARL sont
gérées par une ou plusieurs personnes physiques (dans les SA, les administrateurs peuvent
-95).
être d eess personnes physiques ou morales, voir l’art. 41 de la loi n°17 -95) Un gérant peut être
associé ou non (contrairement à la SA, voir l’art. 44 de la loi n°17 -95).
-95). Lorsqu’il est nommé
par les statuts, le gérant est dit « statutaire », mais il peut également
également être nommé par un acte
postérieur.
Seulement, divers textes tendent à limiter, en droit ou en fait, l’exercice des fonctions de
gérant d’une SARL. La profession d’avocat est par exemple incompatible avec la fonction de
gérant d’une société commerciale (art. 7 de la loi n°28-08), de même que pour la profession
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titre professionnel une activité lucrative de quelque nature que ce soit (art. 15 du Dahir n°1-
58-008 portant statut général de la fonction publique, modifié par la loi n°50-05).
Enfin, les statuts peuvent prévoir des règles particulières d’éligibilité des gérants. On pourra
notamment stipuler :
- que les gérants devront être associés ;
- qu’ils devront être choisi parmi les membres de telle famille ou de tel groupement ou
encore, parmi les personnes exerçant
exerçant tel métier ou telle profession ;
- ou encore qu’ils devront être propriétaires d’un nombre déterminé de parts sociales.
natii on : Le ou les gérants sont nommés par les associés, dans les statuts ou par acte
N omi nat
postérieur (art. 62 de la loi n°5-96) . Les gérants peuvent être nommés pour une durée limitée
ou pour la durée de la société. Dans le silence des statuts, ils sont nommés pour une durée de
trois (3) ans.
Ici, par « acte postérieur », la loi entend une décision collective prise après l’adoption des
statuts. Cet acte postérieur est pris « dans les conditions prévues au deuxième alinéa de
75 ».
l’article 75 » La décision doit donc être prise par les associés représentant au moins les trois
quarts (3/4) du capital social, et toute clause exigean
exigeantt une majorité plus élevée est réputée non
écrite.
L’acceptation de ses fonctions par le gérant peut être expresse ou tacite et résulter,
fonct ions.
notamment, de l’exercice de ses fonctions.
Cessation de fonctions : En premier lieu, il est à noter que même lorsqu’ils sont nommés
dans les statuts, les gérants restent révocables.
En second lieu, les fonctions de gérant peuvent prendre fin part la démission ou par la
révocation. Cette révocation
révocation peut se faire de deux manières :
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L’article 63 de la loi n°5 -96 opère une distinction entre les rapports avec les associés (ordre
interne) et les rapports avec les tiers (ordre externe).
Dans les rapports entre Dans les rapports avec les tiers, le ou les gérants peuvent
associés, les pouvoirs du accomplir tout acte d’administration (des actes qui relèvent
ou des gérants sont de la gestion normale d'un patrimoine en vue d'en conserver
déterminés par les statuts. la valeur ou de le faire fructifier) et de disposition (des actes
entraînant une transmission de droits pouvant avoir pour
effet de diminuer la valeur d'un patrimoine).
Le ou les gérants occupent une place particulière dans l’organisation de chaque SARL. Les
gérants, étant nommés par les associés dans le but de gérer la société au quotidien et dans
celui de la représenter ainsi que de l’incarner aux yeux des tiers, peuvent notamment engager
leur responsabilité civile [1] ou pénale [2].
14
[1]. R espo
spons
nsa ilitté civile : Les gérants sont responsables selon les cas, individuellement ou
abili
solidairement (art. 67 de la loi n°5-96) envers la société ou envers les tiers, soit des
infractions aux dispositions légales applicables aux SARL (i), de la violation des statuts (ii),
ou encore, des fautes commises dans leur gestion (iii).
ii. Violation des statuts : Tout acte du gérant fait au-delà de ses pouvoirs statutaires
ou légaux l’expose à une action en responsabilité de la part de ses associés.
associés.
L’excès de pouvoir peut constituer, au sens de l’article 69 de la loi, un « juste
motif » de révocation ou une « cause légitime » de révocation judiciaire.
iii. Faute de gestion : Citée par l’article 67 précité, la notion de faute est vaste et
imprécise. Elle évolue en fonction de la jurisprudence, qui est riche en ce qui
concerne les procédures de liquidation judiciaire.
D’après un arrêt de la Cour d’appel de commerce de Marrakech, la faute de
gestion peut être une action ou une omission (notamment une négligence). Ainsi,
la faute de gestion peut résulter non seulement d’une erreur dans la gestion ou
d’une négligence, comme elle peut résulter de la continuation abusive d’une
exploitation
exploitation déficitaire (CA. de Marrakech, arrêt n° 08/2002 du 06/02/2002).
15
Actii on e
Act en
n rre
esp
spo
ons
nsa ili té : On reconnaît, en général, que l’action en responsabilité intentée
abilit
contre les gérants pour inobservation de la loi ou des statuts, ou pour fautes commises dans
leur gestion, est une action dite « sociale », car elle a pour objet de réparer le préjudice causé à
la société elle-même.
Mais, lorsque les associés ou des tiers ont, par la faute des gérants, subi un préjudice
personnel,
personnel, ils peuvent en demande
demanderr la réparation, par application
application des articles 77 et 78 du
DOC.
Outre l'action en réparation du préjudice subi personnellement, les associés peuvent, soit
individuellement, soit en se groupant intenter l'action sociale en responsabilité contre les
gérants. Les demandeurs sont habilités à poursuivre la réparation de l'entier préjudice subi par
la société à laquelle, le cas échéant, les dommage-intérêts sont alloués (extrait de l’art. 67 de
la loi n°5-96).
Exercice de l’action : Il y a (i) l’exercice de l’action par la société ; (ii) l’exercice de l’action
par un ou plusieurs
plusieurs associés ; et (iii) l’exercice de l’action par les créanciers sociaux.
Lorsque la société est en liquidation amiable ou judiciaire, l’action est exercée par
le liquidateur ou par le mandataire-liquidateur.
16
ii. associés :
Exercice de l’action par un ou plusieurs associés : Chaque associé peut
personnellement intenter l’action sociale en réparation du préjudice subi par la
société.
S’ils représentent au moins le quart (1/4) du capital, les associés peuvent dans un
intérêt commun, charger, à leurs frais, un ou plusieurs d'entre eux de les
représenter
représenter po
pour
ur soutenir, tant en demande qu'en défense, l'action sociale contre les
gérants. Le retrait en cours d'instance d'un ou plusieurs associés, soit qu'ils aient
perdu la qualité d'associé, soit qu'ils se soient volontairement
volontairement désis
désistés,
tés, est sans
effet sur la poursuite de ladite instance (alinéa 4 de l’art. 67 précité).
iii. Exercice de l’action par les créanciers sociaux : Les créanciers sociaux peuvent
exercer l’action sociale qui n’aurait pas été intentée par la société et à laquelle la
qui comporterait par avance renonciation à l'exercice de cette action (deux derniers alinéas de
l’art. précité).
Mode d’exercice de l’action individuelle : L’action en responsabilité, fondée sur les articles
77 et 78 du DOC, appartien
appartientt seulement à celui, associé ou tiers, qui subi le préjudice.
L’action individuelle peut être intentée indépendamment de l’action sociale et, dans les deux
cas, si plusieurs gérants ont coopéré aux faits dommageables, le tribunal détermine la part
contributive de chacun dans la réparation du préjudice.
17
Prescription
Prescr responsabilité : Les
iption de l’action en responsabilité actions en responsabilité prévues à l’article
67 se prescrivent par cinq (5) ans à compter du fait dommageable ou, s’il a été dissimulé, de
sa révélation. Toutefois, lorsque le fait est qualifié crime, l’action se prescrit par vingt (20)
ans (art. 68 de la loi précitée) .
[2]. R espo
spons
nsa
abi lité pénale : La responsabilité pénale est l'obligation de répondre des
nale
infractions commises et de subir la peine prévue par le texte qui les réprime. Le gérant de
SARL est susceptible d’engager sa respons abilité si on peut lui imputer une infraction prévue
par un texte de loi.
loi.
Seulement, nous pouvons uniquement analyser les dispositions du titre VIII de la loi n°5-96.
Celui-ci contient quatre (4) chapitres, dont deux (2) nous intéressent : les infractions et
sanctions communes contenues dans son Chapitre II (i),
(i), ainsi que les infractions et sanctions
propres aux SARL
SARL au Chapitre III (ii).
(ii).
ii. Les fausses déclarations concernant la répartition des parts sociales, la libération des
parts ou le dépôt des fonds
fonds,, ou l'omission
l'omission volontaire de faire cette déclaration
déclaration dans
l’acte de société (art. 113).
L’émission de valeurs mobilières (art. 114).
18
générales : états de synthèse, inventaires, rapports des gérants et, le cas échéant, celui
du ou des CAC et procès-verbaux des assemblées générales (art. 117).
19
Le d
drr oi
oitt de vote : On signalera de façon liminaire que chaque associé dispose d’un nombre de
vote
voix égal à celui des parts qu’il possède ; ce principe d’égalité est d’ordre public (art. 72 de la
loi précitée) ; il n’est donc pas possible de créer des parts sociales à vote double ou des parts
sociales sans droit de vote. Pour le reste, il convient d’examiner les modalités d’exercice de
droit de vote (i) et les modali
modalités
tés de calcul des major
majorités
ités (ii).
20
Un associé peut se faire représenter par son conjoint à moins que la société ne
comprenne que les deux époux. Sauf si les associés sont au nombre de deux, un
associé peut se faire représenter par un autre associé ; si les statuts le permettent,
un associé peut se faire représenter par un tiers non associé.
Enfin, le procès-verbal, qui est établi et signé par le président de l’assemblée (il
ii. Les modalités de calcul des majorités : Les règles de majorité dans les assemblées
ou lors des consultations écrites obéissent à une mathématique différente de celle
qui a cours dans les SA ; les calculs se font à partir des parts sociales, chacune
donnant droit à une voix :
- pour les décisions ordinaires (les décisions prises dans les assemblées
générales ou lors des consultations écrites, ou encore, ce qui concerne
l'augmentation du capital par incorporation de bénéfices ou de réserves qui
est une dérogation légale, etc.), la majorité absolue est exigée, c’est -à-dire
plus de la moitié de l’ensemble des parts sociales.
- pour les décisions extraordinaires (cession de parts sociales à des tiers,
désignation ou révocation des gérants, nomination des CAC, toute
modification des statuts, etc.), la majorité exigée est celle des trois quarts des
parts sociales.
sociales.
Comme les actionnaires d’une SA, les associés de la SARL ont droit aux dividendes, aux
réserves et au boni de liquidation. Les droits financiers des associés sont en principe égaux.
La vie financière de la SARL est comparable à celle de la SA. En principe, elle est soumise à
l’impôt sur les sociétés. Les états de synthèse doivent être déposés au greffe du tribunal dans
le mois qui suit leur approbation par l’assemblée générale : les esprits curieux peuvent de la
sorte se renseigner sur les résultats financiers de la SARL.
21
C’est sur ce point que la situation de l’associé d’une SARL se sépare plus nettement de la
situation de l’actionnaire, qu’il s’agisse du mode de cession des droits sociaux (i), de
ii. La nécessité d’un agrément :: La nécessité d’un agrément témoigne du caractère
hybride de la SARL qui, sur ce plan, cousine avec les sociétés de personnes.
L’intuitu personae qui
L’intuitu préside à sa constitution et à son fonctionnement, interdit
qu’un étranger puisse entrer dans la société sans l’accord d'une majorité
représentant trois quarts des parts sociales. Signalons que le cédant n’est pas
interdit de vote, ce qui souvent simplifie les choses.
Il y a lieu de distinguer les cas où l’obtention de l’agrément des associés e st
obligatoire, des cas où ledit agrément
agrément est facul
facultatif
tatif :
22
- l’agrément est obligatoire
obligatoire,, lorsqu’il est question de céder de parts à un tiers,
et devra notamment répondre à l’exigence de la majorité des trois
quarts précitée ;
- l’agrément est facultatif , dans les cas de transmission par voie de succession
ou de cession entre conjoints – parents
parents – et alliés jusqu’au deuxième degré
iii. Le nantissement des parts sociales : Le nantissement (tout court) est un contrat qui
affecte un bien incorporel à la garantie d'un emprunt ou d'une dette (voir les
articles 336 et suivants du Code de commerce) .
Quant au nantissement des parts sociales, celui-ci est encore plus aléatoire que
celui des actions et n’inspire guère confiance aux prêteurs. La loi n°5 -96 en fait
vaguement mention à l’article 59, qui dispose que tout projet de nantissement de
parts sociales devra répondre
r épondre aux condi
conditions
tions prévues pour la cession de parts aux
tiers. Cela vaut agrément anticipé du cessionnaire.
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Ici encore, le corpus législatif de la SA nous servira de point de comparaison pour les besoins
de ce dernier titre. C’est ainsi que nous analyserons, de manière succincte, les différentes
La décision d’augmenter le capital entraîne une modification des statuts dans les conditions
évoquées ci-dessus
ci-dessus (majorité des tro
trois
is quart) ; l’incorporation de bénéfices ou de réserves peut
cependant être décidée à la majorité absolue (plus de la moitié de l’ensemble des parts
sociales). En outre, rappelons qu’il est dans l’esprit de la SARL le fait que l’entrée de
nouveaux associés soit soumise à agrément.
L’augmentation par apport en numéraire n’est possible que si le capital a été intégraleme nt
(art. 77 de la loi n°5-96
n°5- 96 qui renvoie à l’art. 51 de la même loi)
libéré .
L a rré
éducti
duction
on de cap
capii tal e
ett la pe
perr te de la mo
moii tié
tié d
du capii tal : La réduction peut servir à éponger
u cap
des pertes ou un excès de liquidités (art. 79 de la loi précitée) ; si les capitaux propres
représentent moins de la moitié du quart du capital social, le gérant doit convoquer les
associés afin de décider s’il convient de dissoudre la société ou de continuer l’exploitation en
reconstituantt les capitaux propres (art. 86 de la loi précitée).
reconstituan
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Chapitre 2: La transformation.
L a ttrr ansforma
nsformation
tion e
en
nS A : C’est l’hypothèse la plus fréquente. Semblable mue exige, à peine
SA
de nullité (dernier alinéa de l’art. 87 de la loi n°5-96)
n°5 -96),, qu’un commissaire à la transformation
soit désigné afin d’apprécier la valeur des biens composant l’actif social ;
il doit également
attester que le montant des capitaux propres est au moins égal à celui du capital social
l’a rt. 36 de la loi n°17-95).
(l’article précité renvoie à l’art.
La décision de transformation est prise par les associés à la majorité des trois quarts des parts
sociales.
L a ttrr ansf
ansfor
orma
matitio
on en un autr
autree type de soci
sociét é : La transformation de la SARL en société en
été
nom collectif exige l’accord unanime des associés, puisqu’elle entraîne une augmentation de
leurs engagements. Le consentement unanime des futurs commandités est de même requis en
cas de transformation en commandite (premier et deuxième alinéas de l’art. 87 précité).
Quant à la fusion, elle est soumise au même régime que celui des SA (articles 222 à 229 de la
loi n°17-95).
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