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Systèmes D'inspection Et de Certification Des Importations Et Des Exportations Alimentaires

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CODEX ALIMENTARIUS

ISSN 1020-2560
Systèmes d’inspection et de

COMMISSION DU CODEX ALIMENTARIUS


PROGRAMME MIXTE FAO/OMS SUR LES NORMES ALIMENTAIRES
certification des importations
et des exportations alimentaires

Les systèmes d’inspection et de certification officiels et


officiellement reconnus sont un élément fondamental

Systèmes d’inspection et de certification des importations et des exportations alimentaires • Troisième édition
très largement utilisé du système de contrôle des
denrées alimentaires. La confiance des consommateurs
dans la sécurité sanitaire et qualité de leurs denrées
alimentaires dépend en partie de leur meilleure
connaissance de l’efficacité de ces systèmes comme
mesures de contrôle des produits alimentaires. Une
part substantielle du commerce international des
denrées alimentaires repose sur l’utilisation de
systèmes d’inspection et de certification. À l’issue de la
Conférence FAO/OMS sur les normes alimentaires, les
substances chimiques dans les aliments et le commerce
des produits alimentaires de 1991, la Commission
FAO/OMS du Codex Alimentarius a commencé à
élaborer des documents d’orientation, à l’intention
des gouvernements et autres parties intéressées, sur
Systèmes d’inspection et de
les systèmes d’inspection et de certification des
importations et des exportations alimentaires. Cette
certification des importations
troisième édition comprend des textes adoptés par la
Commission du Codex Alimentarius jusqu’en 2007. et des exportations alimentaires
La Commission du Codex Alimentarius est un organisme
intergouvernemental de plus de 170 membres, relevant du
Programme mixte FAO/OMS sur les normes alimentaires tel
Troisième édition
qu’établi par l’Organisation des Nations Unies pour
l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation mondiale
de la Santé (OMS). Le résultat principal du travail de la
Commission est le Codex Alimentarius, un recueil de normes
alimentaires, lignes directrices, codes d’usages et autres
recommandations adoptés au niveau international avec
l’objectif de protéger la santé des consommateurs et d’assurer
des pratiques loyales dans le commerce alimentaire.

ISBN 978-92-5-205841-0 ISSN 1020-2560

9 7 8 9 2 5 2 0 5 8 4 1 0

TC/M/A1391F/1/12.07/4000
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CM

MY

CY

CMY

K
Systèmes d’inspection et de
certification des importations
et des exportations alimentaires

Troisième édition

ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ

ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR L’ALIMENTATION ET L’AGRICULTURE

Rome, 2007
Les appellations employées dans ce produit d’information et la présentation des
données qui y figurent n’impliquent de la part de l’Organisation des Nations Unies pour
l’alimentation et l’agriculture (FAO) ni de l’Organisation mondiale de la santé (OMS)
aucune prise de position quant au statut juridique ou au stade de développement des
pays, territoires, villes ou zones ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières
ou limites. La mention de sociétés déterminées ou de produits de fabricants, qu’ils soient
ou non brevetés, n’entraîne, de la part de la FAO ou de l’OMS, aucune approbation ou
recommandation desdits produits de préférence à d’autres de nature analogue qui ne
sont pas cités.

ISBN 978-92-5-205841-0

Tous droits réservés. Les informations contenues dans ce produit d’information peuvent
être reproduites ou diffusées à des fins éducatives et non commerciales sans autorisation
préalable du détenteur des droits d’auteur à condition que la source des informations
soit clairement indiquée. Ces informations ne peuvent toutefois pas être reproduites
pour la revente ou d’autres fins commerciales sans l’autorisation écrite du détenteur des
droits d’auteur. Les demandes d’autorisation devront être adressées au:

Chef de la
Sous-division des politiques et de l’appui en matière de publications électroniques,
Division de la communication,
FAO,
Viale delle Terme di Caracalla, 00153 Rome, Italie
ou, par courrier électronique, à
[email protected]

© FAO et OMS 2007

French FAO-WHO disclaimer.indd 1 20/12/07 10:11:11


PRÉFACE
commission du codex alimentarius

La Commission du Codex Alimentarius est un organisme intergouvernemental


de plus de 170 membres, relevant du Programme mixte FAO/OMS sur les
normes alimentaires tel qu’établi par l’Organisation des Nations Unies pour
l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation mondiale de la Santé
(OMS) dans le but de protéger la santé des consommateurs et d’assurer des
pratiques loyales dans le commerce alimentaire. La Commission promeut
aussi la coordination de tous les travaux en matière de normes alimentaires
entrepris par des organisations internationales gouvernementales et non
gouvernementales.

Le Codex Alimentarius (en latin, code alimentaire) est le résultat du travail


de la Commission: un recueil de normes alimentaires, lignes directrices, codes
d’usages et autres recommandations adoptés au niveau international. Les textes
contenus dans la présente publication font partie du Codex Alimentarius.

SYSTÈMES D’INSPECTION ET DE CERTIFICATION DES


IMPORTATIONS ET DES EXPORTATIONS ALIMENTAIRES
Troisième édition

Les systèmes d’inspection et de certification officiels et officiellement


reconnus sont un élément fondamental très largement utilisé du système de
contrôle des denrées alimentaires. La confiance des consommateurs dans la
sécurité sanitaire et qualité de leurs denrées alimentaires dépend en partie
de leur meilleure connaissance de l’efficacité de ces systèmes comme mesures
de contrôle des produits alimentaires. Une part substantielle du commerce
international des denrées alimentaires repose sur l’utilisation de systèmes
d’inspection et de certification. À l’issue de la Conférence FAO/OMS sur les
normes alimentaires, les substances chimiques dans les aliments et le commerce
des produits alimentaires de 1991, la Commission FAO/OMS du Codex
Alimentarius a commencé à élaborer des documents d’orientation, à l’intention
des gouvernements et autres parties intéressées, sur les systèmes d’inspection
et de certification des importations et des exportations alimentaires. Cette
troisième édition comprend des textes adoptés par la Commission du Codex
Alimentarius jusqu’en 2007.
Pour plus de renseignements sur ces textes ou sur tout autre aspect de la
Commission du Codex Alimentarius, s’adresser au:

Secrétaire
Commission du Codex Alimentarius
Programme mixte FAO/OMS sur les normes alimentaires
Viale delle Terme di Caracalla
00153 Rome, Italie
Télécopie: +39 0657054593
Courrier électronique: [email protected]
http://www.codexalimentarius.net
TABLE DES MATIÈRES
SYSTÈMES D’INSPECTION ET DE CERTIFICATION DES IMPORTATIONS
ET DES EXPORTATIONS ALIMENTAIRES
Troisième édition

PrÉface iii

PRINCIPES APPLICABLES À L’INSPECTION ET À LA CERTIFICATION DES IMPORTATIONS


ET DES EXPORTATIONS ALIMENTAIRES 1
CAC/GL 20-1995

DIRECTIVES SUR LES SYSTÈMES DE CONTRÔLE DES IMPORTATIONS ALIMENTAIRES 5


CAC/GL 47-2003

DIRECTIVES SUR LA CONCEPTION, L’APPLICATION, L’ÉVALUATION


ET L’HOMOLOGATION DE SYSTÈMES D’INSPECTION ET DE CERTIFICATION
DES IMPORTATIONS ET DES EXPORTATIONS ALIMENTAIRES 21
CAC/GL 26-1997

DIRECTIVES SUR L’ÉLABORATION D’ACCORDS D’ÉQUIVALENCE RELATIFS


AUX SYSTÈMES D’INSPECTION ET DE CERTIFICATION DES IMPORTATIONS
ET DES EXPORTATIONS ALIMENTAIRES 35
CAC/GL 34-1999

DIRECTIVES SUR L’APPRÉCIATION DE L’ÉQUIVALENCE DE MESURES SANITAIRES


ASSOCIÉES À DES SYSTÈMES D’INSPECTION ET DE CERTIFICATION DES DENRÉES
ALIMENTAIRES 45
CAC/GL 53-2003

DIRECTIVES POUR LA CONCEPTION, L’ÉTABLISSEMENT, LA DÉLIVRANCE


ET L’UTILISATION DES CERTIFICATS OFFICIELS GÉNÉRIQUES 53
CAC/GL 38-2001

PRINCIPES ET DIRECTIVES POUR L’ÉCHANGE D’INFORMATIONS DANS LES SITUATIONS


D’URGENCE EN MATIÈRE DE SÉCURITÉ SANITAIRE DES ALIMENTS 67
CAC/GL 19-1995

DIRECTIVES CONCERNANT LES ÉCHANGES D’INFORMATIONS ENTRE PAYS


SUR LES REJETS DE DENRÉES ALIMENTAIRES À L’IMPORTATION 75
CAC/GL 25-1997

PRINCIPES APPLICABLES À LA TRAÇABILITÉ/AU TRAÇAGE DES PRODUITS EN TANT


QU’OUTIL D’UN SYSTÈME D’INSPECTION ET DE CERTIFICATION DES DENRÉES
ALIMENTAIRES 81
CAC/GL 60-2006
PRINCIPES APPLICABLES À L’INSPECTION ET À
LA CERTIFICATION DES IMPORTATIONS ET DES
EXPORTATIONS ALIMENTAIRES
CAC/GL 20-1995

SECTION 1 – INTRODUCTION

1. Les systèmes officiels et officiellement agréés d’inspection et de certification


constituent un moyen de contrôle des aliments d’une importance fondamentale
et très largement utilisé; les principes ci-après s’appliquent à de tels systèmes. La
confiance du consommateur dans la qualité (y compris la sécurité) de son alimentation
est fonction de l’efficacité qu’il attribue aux mesures de contrôle des aliments. Une
part considérable des échanges mondiaux de denrées alimentaires – par exemple,
viande et produits carnés – repose sur l’application de systèmes d’inspection et de
certification. Cependant, les prescriptions imposées à cet égard peuvent entraver
considérablement le commerce international des denrées alimentaires. C’est pourquoi,
il est souhaitable que l’élaboration et l’application de tels systèmes obéissent à des
principes appropriés.

2. L’inspection peut avoir lieu à toutes les étapes de la production et de la distribution.


Dans le cas de certains aliments, le seul moyen efficace d’assurer leur innocuité est
généralement d’exercer un contrôle sur les différentes opérations auxquelles ils
sont soumis – récolte, traitement, entreposage, transport, manutention etc. Selon la
méthode de conservation utilisée, il est parfois nécessaire de maintenir les contrôles
jusqu’au stade de la vente au détail. L’inspection peut s’appliquer à l’aliment lui-
même, aux procédés et aux installations de la chaîne de production et de distribution
ou aux substances et matières qui pourraient être incorporées aux aliments ou les
contaminer.

3. L’inspection doit s’effectuer aux stades les plus appropriés (par exemple, contrôle
de la réfrigération à tous les niveaux de la chaîne du froid). Dans le cas de certaines
exigences spécifiées, par exemple celles qui relèvent de la description du produit, il est
possible de procéder à l’inspection uniquement au moment de la distribution et avant
la vente finale.

4. Lors de leur conception et de leur application, les systèmes d’inspection et de certification


des aliments doivent être régis par un certain nombre de principes garantissant les
meilleurs résultats possibles en ce qui concerne la protection du consommateur et la
facilitation des échanges.


Systèmes d’ i nspec t i on e t de c er t i fi c at i on des i m p o r tat i ons e t des e x p o r tat i ons al i men ta i res

SECTION 2 – Définitions

Audit – Examen méthodique et indépendant sur le plan fonctionnel en vue


de déterminer si les activités et les résultats obtenus satisfont aux objectifs
préétablis.
Certification – Procédure par laquelle les organismes officiels de certification ou les
organismes officiellement agréés donnent par écrit, ou de manière équivalente,
l’assurance que des denrées alimentaires ou des systèmes de contrôle des aliments
sont conformes aux exigences spécifiées. La certification des aliments peut, selon le
cas, s’appuyer sur toute une série de contrôles prévoyant l’inspection continue sur
la chaîne de production, l’audit des systèmes d’assurance-qualité et l’examen des
produits finis.
Inspection – Examen des aliments ou des systèmes de contrôle portant sur les aliments,
les matières premières, la transformation et la distribution – y compris essais en cours
de fabrication et sur les produits finis – de façon à vérifier qu’ils sont conformes aux
exigences spécifiées.
Systèmes officiels d’inspection et de certification – Systèmes administrés par un
organisme gouvernemental habilité à promulguer et/ou à faire respecter les
règlements.
Systèmes officiellement agréés d’inspection et de certification – Systèmes ayant été
expressément approuvés ou agréés par un organisme gouvernemental compétent.
Exigences spécifiées – Critères fixés par les autorités compétentes en matière de
commerce des denrées alimentaires portant sur la santé publique, la protection du
consommateur et la loyauté des échanges.
Évaluation des risques – Evaluation de la probabilité et de la gravité des effets négatifs
sur la santé publique résultant, par exemple, de la présence dans les produits
alimentaires d’additifs, de contaminants, de résidus, de toxines ou d’organismes
pathogènes.

SECTION 3 – Principes

5. Les systèmes d’inspection et de certification des aliments devraient servir à garantir,


chaque fois que cela est nécessaire, que les aliments et leurs systèmes de production
sont conformes aux exigences spécifiées, afin de protéger le consommateur contre les
risques liés aux produits alimentaires et les pratiques commerciales frauduleuses et de
faciliter les échanges sur la base d’une description exacte du produit.

Aptitude à l’emploi
6. Les systèmes d’inspection et de certification doivent être parfaitement adaptés aux
objectifs fixés, compte tenu de la détermination du niveau acceptable de protection
qui est requis.

Évaluation des risques


7. Les systèmes d’inspection visant à garantir la sécurité des aliments doivent être conçus
et mis en œuvre en fonction d’une évaluation objective des risques adaptée aux
 circonstances. De préférence, la méthode d’évaluation des risques doit être conforme
PRINCI PES A PPLICAB LES À L’ INSPECTION ET À LA CERTI FICATION DES IM P ORTATIONS ET DES EX P ORTATIONS ALIMENTAIRES
(CAC /GL 20 -19 95)

aux approches agréées à l’échelle internationale. L’évaluation des risques doit s’appuyer
sur des preuves scientifiques.

8. Les systèmes d’inspection doivent s’appliquer à certains produits et à certaines méthodes


de traitement en fonction des risques évalués. Lorsqu’ils procèdent à une évaluation
des risques ou qu’ils appliquent les principes d’équivalence, les pays importateurs
doivent tenir dûment compte des déclarations des pays exportateurs indiquant que le
territoire national ou la région intéressée sont exempts de maladies transmises par les
aliments.

Non-discrimination
9. Les pays devraient faire en sorte d’éviter toute distinction arbitraire ou injustifiée en ce
qui concerne les risques liés à différentes situations, si de telles distinctions entraînent
une discrimination ou une restriction déguisée du commerce international.

Efficacité
10. Les systèmes d’inspection et de certification devraient disposer de moyens suffisants
pour s’acquitter de leur tâche. Dans le choix des systèmes d’inspection et de certification,
il faut prendre en considération les coûts pour le consommateur, ainsi que la dépense
de temps et d’argent pour le secteur alimentaire en cause et le gouvernement, en
consultation le cas échéant avec les organismes intéressés. De tels systèmes ne devraient
pas être plus restrictifs pour le commerce international que cela n’est nécessaire pour
atteindre le niveau de protection requis.

Harmonisation
11. Les pays membres devraient utiliser les normes, recommandations et Directives du
Codex (ou de toute autre organisation internationale accessibles à tous les pays)
chaque fois que celles-ci peuvent constituer des éléments appropriés de leurs systèmes
d’inspection et de certification. Les pays devraient participer activement aux travaux
de la Commission du Codex Alimentarius et d’autres organismes internationaux en
vue de promouvoir et de faciliter l’élaboration, l’adoption et la révision des normes
Codex.

Équivalence
12. Les pays devraient reconnaître que des systèmes différents d’inspection/certification
peuvent être capables d’atteindre les mêmes objectifs et, par conséquent, sont
équivalents. Il incombe au pays exportateur de démontrer l’équivalence de son
système.

Transparence
13. Tout en respectant le souci légitime de préserver le caractère confidentiel des
renseignements communiqués, il faudrait que les principes et modalités de
fonctionnement des systèmes d’inspection et de certification des denrées alimentaires
soient portés à la connaissance des consommateurs et des associations qui les
représentent, ainsi que des autres parties intéressées.

Systèmes d’ i nspec t i on e t de c er t i fi c at i on des i m p o r tat i ons e t des e x p o r tat i ons al i men ta i res

14. Les pays importateurs devraient fournir des renseignements sur les dispositions en
vigueur et tout changement proposé devrait être publié suffisamment à l’avance, sauf
en cas de danger grave et immédiat, pour permettre de formuler des observations.
Les avis des pays exportateurs, en particulier des pays en développement, devraient
être pris en considération au moment de la décision finale. Il faudrait prévoir un délai
raisonnable avant l’entrée en vigueur de nouvelles dispositions afin de permettre
aux pays exportateurs, en particulier aux pays en développement, d’apporter les
changements nécessaires à leurs méthodes de production et à leurs mesures de
contrôle.

15. Les pays importateurs devraient communiquer en temps utile aux pays exportateurs, à
leur demande, des précisions sur les raisons qui ont motivé leur décision concernant la
conformité des aliments avec leurs exigences spécifiées correspondantes.

16. À la demande des autorités compétentes des pays importateurs, les pays exportateurs
devraient donner accès à leurs systèmes d’inspection et de certification, afin qu’on
puisse en examiner et en évaluer les modalités pratiques de fonctionnement.

Traitement spécial et différencié


17. Lors de la conception et de l’application des systèmes d’inspection et de certification
des denrées alimentaires, les pays importateurs doivent prendre en considération la
capacité des pays en développement de donner les garanties nécessaires.

Procédures de contrôle et d’inspection


18. Les pays importateurs devraient mener à bien sans retard, toutes les procédures
nécessaires pour évaluer si le produit est conforme aux exigences spécifiées. Les
renseignements demandés et les éventuelles redevances exigées par les pays
importateurs doivent se limiter au strict nécessaire.

Validité de la certification
19. Les pays qui certifient des exportations de produits alimentaires et les pays importateurs
qui s’en remettent à des certificats d’exportation doivent prendre des mesures pour
s’assurer de la validité de la certification. Les mesures de validation prises par les pays
exportateurs peuvent consister, notamment, à établir avec certitude que des systèmes
officiels ou officiellement agréés d’inspection ont permis de vérifier que le produit
ou le procédé mentionné dans le certificat est conforme aux exigences spécifiées.
Les mesures prises par les pays importateurs peuvent comporter l’inspection au point
d’entrée, l’audit des systèmes d’inspection des pays exportateurs et l’assurance que les
certificats eux-mêmes sont authentiques et exacts.


DIRECTIVES SUR LES SYSTÈMES DE CONTRÔLE
DES IMPORTATIONS ALIMENTAIRES
CAC/GL 47-2003

SECTION 1 – CHAMP D’APPLICATION

1. Le présent document fournit un cadre en vue de l’élaboration et de la mise en


œuvre d’un système de contrôle des importations alimentaires destiné à protéger les
consommateurs et à faciliter l’usage de pratiques équitables dans le commerce des
denrées alimentaires tout en garantissant qu’il ne donne pas lieu à des obstacles
techniques injustifiés au commerce. Ces directives sont en conformité avec les Principes
applicables à l’inspection et à la certification des importations et des exportations
alimentaires et fournissent des informations spécifiques sur les contrôles des
importations alimentaires en complétant les Directives sur la conception, l’application,
l’évaluation et l’homologation de systèmes d’inspection et de certification des
importations et des exportations alimentaires.

SECTION 2 – DÉFINITIONS

Niveau de protection approprié. Niveau de protection considéré comme approprié par


le pays établissant une mesure sanitaire pour protéger la vie ou la santé humaine sur
son territoire. (Ce concept est également appelé «niveau acceptable de risque».)
Audit*. Examen systématique et fonctionnellement indépendant destiné à déterminer
si les activités et les résultats y afférents correspondent aux objectifs prévus.
Certification*. Procédure par laquelle les organismes de certification officiels et les
organismes officiellement reconnus donnent par écrit ou de manière équivalente,
l’assurance que des denrées alimentaires ou des systèmes de contrôle des denrées
alimentaires sont conformes aux exigences. La certification des aliments peut, selon
le cas, se fonder sur toute une gamme d’activités d’inspection pouvant comporter
une inspection continue sur la chaîne de production, l’audit des systèmes d’assurance
de la qualité et l’examen des produits finis.
Inspection*. Examen des denrées alimentaires ou des systèmes de contrôle des denrées
alimentaires, des matières premières, ainsi que de la transformation et de la
distribution, y compris les tests en cours de fabrication et sur les produits finis, dans
le but de vérifier s’ils sont conformes aux exigences.


Principes applicables à l’inspection et à la certification des importations et des exportations alimentaires
(CAC/GL 20-1995).

Directives sur la conception, l’application, l’évaluation et l’homologation de systèmes d’inspection et de certification des
importations et des exportations alimentaires (CAC/GL 26-1997).

Les définitions tirées des Directives sur la conception, l’application, l’évaluation et l’homologation de systèmes
d’inspection et de certification des importations et des exportations alimentaires (CAC/GL 26-1997) sont marquées d’un
astérisque (*). Les définitions tirées du Manuel de procédure, Commission du Codex Alimentarius sont marquées de
deux astérisques (**). 

Adopté en 2003. Révision en 2006.


Systèmes d’ i nspec t i on e t de c er t i fi c at i on des i m p o r tat i ons e t des e x p o r tat i ons al i men ta i res

Législation*. Comprend les lois, règlements, exigences ou procédures émis par les
autorités publiques relatifs aux denrées alimentaires et traitant de la protection de
la santé publique, de la protection des consommateurs et des conditions en matière
de loyauté des échanges.
Accréditation officielle*. Procédure par laquelle un organisme gouvernemental
habilité reconnaît formellement la compétence d’un organisme d’inspection et/ou
de certification en matière de services d’inspection et de certification.
Systèmes officiels d’inspection et de certification*. Systèmes administrés par un
organisme officiel habilité à promulguer et/ou à faire respecter les règlements.
Systèmes officiellement agréés d’inspection et de certification*. Systèmes ayant été
expressément approuvés ou agréés par un organisme gouvernemental habilité.
Exigences*. Critères fixés par les autorités compétentes en matière de commerce des
denrées alimentaires qui portent sur la protection de la santé publique, la protection
des consommateurs et les pratiques commerciales loyales.
Évaluation des risques**. Processus scientifique comportant les étapes suivantes:
i) identification des dangers; ii) caractérisation des dangers; iii) évaluation de
l’exposition; et iv) caractérisation des risques.
Analyse des risques**. Processus ternaire comprenant: l’évaluation, la gestion et la
communication des risques.

SECTION 3 – CARACTÉRISTIQUES GÉNÉRALES DES SYSTÈMES DE CONTRÔLE DES


IMPORTATIONS ALIMENTAIRES

2. Les principales caractéristiques des systèmes de contrôle des importations alimentaires


sont les suivantes:
• exigences spécifiées relatives aux importations alimentaires cohérentes avec les
exigences spécifiées relatives aux denrées alimentaires nationales;
• responsabilités clairement définies pour la ou les autorité(s) compétente(s)
concernée(s) par les procédures;
• législation et procédures d’application clairement définies et transparentes;
• priorité à la protection des consommateurs;
• dispositions du pays importateur visant à la reconnaissance du système de
contrôle alimentaire appliqué par l’autorité compétente d’un pays exportateur;
• mise en œuvre uniforme au niveau national;
• mise en œuvre garantissant que les niveaux de protection atteints sont cohérents
avec ceux concernant les produits alimentaires nationaux.

Exigences spécifiées relatives aux importations alimentaires cohérentes


avec les exigences spécifiées relatives aux denrées alimentaires nationales
3. Les exigences spécifiées sont généralement exprimées sous forme de normes de seuil
à limites précises avec des régimes d’échantillonnage complémentaires. Ces exigences
peuvent comprendre des normes, des dispositions relatives à l’échantillonnage, au
contrôle des processus, aux conditions de production, de transport, d’entreposage, ou
une combinaison de ces éléments.


DIRECTI VES SUR LES SYSTÈMES DE CONTRÔLE DES IM P ORTATIONS ALIMENTAIRES (CAC /GL 47-20 03)

4. L’ampleur et la rigueur des exigences spécifiées appliquées dans des circonstances


spécifiques devront être proportionnelles au risque, attendu que le risque peut
varier d’une source à l’autre du fait de facteurs tels que les circonstances spécifiques
et/ou analogues dans la région d’origine, la technologie utilisée, les antécédents de
conformité, etc. et/ou l’examen des attributs pertinents d’un échantillon de produits à
l’importation.

5. Dans la mesure du possible, les exigences spécifiées doivent être appliquées de la même
façon aux denrées alimentaires nationales et importées. Lorsque les exigences spécifiées
nationales comprennent des contrôles des processus, tels que les bonnes pratiques de
fabrication, la conformité peut être déterminée ou l’équivalence confirmée par audit
des systèmes d’inspection et de certification pertinents et, selon le cas, des installations
et procédures dans le pays exportateur .

Responsabilités clairement définies de l’autorité compétente


6. La ou les autorité(s) compétente(s) intervenant dans l’une quelconque des fonctions
d’inspection des importations alimentaires aux points d’entrée, de stockage, de
distribution et/ou de vente, devra (devront) avoir des responsabilités et des pouvoirs
clairement définis. La multiplication des inspections et des essais sur un même
échantillon d’une même expédition devra être évitée dans la mesure du possible.

7. Certains pays, par exemple les pays membres de groupements économiques régionaux,
pourront s’en remettre aux contrôles des importations mis en œuvre par un autre pays.
Dans de tels cas, les fonctions, responsabilités et procédures d’application assumées par
le pays qui effectue le contrôle des importations alimentaires devront être clairement
définies et accessibles aux autorités du ou des pays de destination finale afin de fournir
un système efficace et transparent de contrôle des importations.

8. Lorsque les autorités compétentes d’un pays importateur font appel à des tiers en
tant qu’organismes officiellement agréés d’inspection et/ou en tant qu’organismes
officiellement agréés de certification pour mettre en œuvre les contrôles, ces
arrangements devront être élaborés en conformité avec la Section 8, Accréditation
officielle, du document CAC/GL 26-1997. Les fonctions pouvant être assumées par ces
organismes tiers comprennent:

• l’échantillonnage des expéditions cibles;


• l’analyse des échantillons;
• l’évaluation de conformité des parties pertinentes ou de l’ensemble d’un système
d’assurance de la qualité pouvant être appliqué(es) par les importateurs dans le
but de satisfaire aux exigences spécifiées officielles.


Directives sur la conception, l’application, l’évaluation et l’homologation de systèmes d’inspection et de certification des
importations et des exportations alimentaires (CAC/GL 26-1997), par. 54.

Systèmes d’ i nspec t i on e t de c er t i fi c at i on des i m p o r tat i ons e t des e x p o r tat i ons al i men ta i res

Législation et procédures d’application clairement définies et transparentes


9. La législation a pour objet de fournir le fondement et les pouvoirs nécessaires à
l’application d’un système de contrôle des importations alimentaires. Le cadre
juridique permet l’établissement de la ou des autorité(s) compétente(s) et des processus
et procédures requis pour vérifier la conformité des importations aux exigences
spécifiées.

10. La législation devra donner à l’autorité compétente la capacité:


• de nommer des agents autorisés;
• d’exiger la notification préalable de l’importation d’une expédition de denrées
alimentaires;
• d’exiger une documentation;
• de procéder à l’inspection, y compris dans des locaux situés dans le pays
importateur, et à l’examen matériel des denrées et de leur emballage; de
prélever des échantillons et d’effectuer des essais analytiques; d’inspecter la
documentation fournie par une autorité du pays exportateur, un exportateur ou
un importateur; et de vérifier l’identité du produit par rapport aux attestations
fournies;
• d’appliquer des plans d’échantillonnage axés sur le risque, en tenant compte des
antécédents de conformité de l’aliment concerné, de la validité de la certification
y afférente et de toute autre information pertinente;
• de percevoir des droits pour l’inspection des expéditions et l’analyse des
échantillons;
• de reconnaître des laboratoires accrédités ou d’accréditer des laboratoires;
• d’accepter; de rejeter; de détenir; de détruire; d’ordonner la destruction, le
reconditionnement, la transformation ou la réexportation; de renvoyer au pays
d’exportation, de les affecter à un usage non alimentaire;
• de procéder au rappel des expéditions importées;
• de maintenir le contrôle des expéditions en transit pendant leur transport à
l’intérieur d’un pays ou leur stockage avant l’autorisation d’importation; et
• d’appliquer des mesures administratives et/ou juridiques lorsque les exigences
spécifiées ne sont pas satisfaites.

11. La législation pourra en outre prévoir:


• l’homologation ou l’enregistrement des importateurs;
• la reconnaissance de systèmes de vérification utilisés par les importateurs;
• un mécanisme d’appel contre les actions officielles;
• l’évaluation du système de contrôle du pays exportateur; et
• des accords de certification et/ou d’inspection avec les autorités compétentes des
pays exportateurs.

Priorité à la protection des consommateurs


12. Les systèmes de contrôle des importations alimentaires devront être conçus et
appliqués de sorte à accorder la priorité à la protection de la santé des consommateurs
et à l’assurance de pratiques loyales dans le commerce des denrées alimentaires plutôt
 qu’aux considérations économiques ou aux autres considérations commerciales.
DIRECTI VES SUR LES SYSTÈMES DE CONTRÔLE DES IM P ORTATIONS ALIMENTAIRES (CAC /GL 47-20 03)

Dispositions du pays importateur visant à la reconnaissance du système


de contrôle des aliments appliqué par l’autorité compétente d’un pays
exportateur
13. Les systèmes de contrôle des importations alimentaires devront prévoir la
reconnaissance, le cas échéant, du système de contrôle des aliments appliqué par
l’autorité compétente d’un pays exportateur. Les pays importateurs pourront
reconnaître les contrôles de sécurité sanitaire des aliments effectués par un pays
exportateur de plusieurs manières qui facilitent l’entrée des produits, y compris
l’usage de protocoles d’accord, d’accords de reconnaissance mutuelle, d’accords
d’équivalence et de reconnaissance unilatérale. Une telle reconnaissance devra, selon
le cas, comprendre les contrôles appliqués en cours de production, de fabrication,
d’importation, de transformation, de stockage et de transport des produits
alimentaires ainsi que la vérification du système de contrôle des exportations
alimentaires appliqué.

Mise en œuvre uniforme au niveau national


14. L’uniformité des procédures opérationnelles est particulièrement importante. Les
manuels de formation et programmes devront être élaborés et mis en œuvre afin
d’assurer une application uniforme à tous les points d’entrée ainsi que par l’ensemble
du personnel d’inspection.

Mise en œuvre garantissant que les niveaux de protection atteints sont


équivalents à ceux concernant les produits alimentaires nationaux
15. Le pays importateur n’ayant pas de pouvoir direct sur le contrôle des processus appliqués
à des denrées alimentaires produites dans un autre pays, une approche différente
sera possible au niveau de la surveillance de la conformité des denrées alimentaires
nationales et importées. De telles différences d’approche sont justifiables à condition
qu’elles soient nécessaires pour garantir que le niveau de protection obtenu concorde
avec celui des produits alimentaires nationaux.

SECTION 4 – MISE EN œuvre DU SYSTÈME DE CONTRÔLE

16. Les procédures opérationnelles devront être élaborées et mises en œuvre de façon à
minimiser les retards injustifiés au(x) point(s) d’entrée sans pour autant compromettre
la capacité des contrôles de satisfaire aux exigences. La mise en œuvre devra prendre
en compte les éléments détaillés dans la présente section ainsi que la possibilité de
reconnaître les garanties à la source, y compris la mise en œuvre de contrôles dans les
pays exportateurs.

Point de contrôle
17. Le contrôle des importations alimentaires par le pays importateur pourra être effectué
en un ou plusieurs point(s), y compris aux points suivants:
• au point d’origine, en cas d’accord avec le pays exportateur;
• au point d’entrée dans le pays de destination;
• au point de transformation ultérieure;
• au point de transport et de distribution; 
Systèmes d’ i nspec t i on e t de c er t i fi c at i on des i m p o r tat i ons e t des e x p o r tat i ons al i men ta i res

• au point de stockage; et,


• au point de vente (au détail ou en gros).

18. Le pays importateur pourra reconnaître les contrôles mis en œuvre par le pays
exportateur. L’application par le pays exportateur de contrôles pendant la production,
la fabrication et tout transit ultérieur devra être encouragée dans le but d’identifier et
de rectifier les problèmes au moment et à l’endroit où ils se présentent, de préférence
avant que le rappel coûteux d’aliments déjà distribués soit nécessaire.

19. L’autorisation des denrées avant leur expédition est un mécanisme possible pour
garantir la conformité aux exigences spécifiées, par exemple, dans le cas de produits de
valeur conditionnés en vrac et dont l’ouverture et l’échantillonnage au point d’entrée
pourraient leur être sérieusement préjudiciables, ou encore de produits nécessitant
une autorisation rapide dans le but d’en garantir la sécurité sanitaire et la qualité.

20. Lorsque le système d’inspection couvre l’autorisation avant expédition, l’autorité


responsable de l’autorisation devra être déterminée et les procédures définies.
L’autorité compétente du pays importateur pourra choisir d’approuver l’autorisation
avant expédition issue par un système officiel de certification du pays exportateur
ou des organismes tiers de certification appliquant des critères définis. L’autorisation
avant expédition doit être fondée sur les résultats de la vérification des documents
afférents aux expéditions.

Informations sur les denrées alimentaires devant être importées


21. L’efficacité du système de contrôle à appliquer des mesures de contrôle ciblées et
efficaces dépend des informations sur les expéditions entrant dans sa juridiction. Les
informations pouvant être obtenues au sujet des expéditions comprennent:
• la date et le point d’entrée;
• le mode de transport;
• la description détaillée du produit (y compris, par exemple, description du produit,
quantité, moyen de conservation, pays d’origine et/ou d’expédition, marques
d’identification telles qu’identificateur de lots ou numéros d’identification de
plomb, etc.);
• le nom et l’adresse de l’exportateur et de l’importateur;
• le fabricant et/ou le producteur, y compris le numéro d’enregistrement de
l’établissement;
• la destination; et,
• d’autres informations.
Fréquence de l’inspection et de l’analyse des importations alimentaires
22. La nature et la fréquence des inspections, de l’échantillonnage et des analyses des
importations alimentaires dépendront du risque pour la santé et la sécurité sanitaire
présenté par le produit, de son origine, des antécédents de conformité aux exigences


Directives pour une présentation générique des certificats officiels et l’établissement et la délivrance des
10 certificats (CAC/GL 38-2001).
DIRECTI VES SUR LES SYSTÈMES DE CONTRÔLE DES IM P ORTATIONS ALIMENTAIRES (CAC /GL 47-20 03)

spécifiées et d’autres informations pertinentes. Les contrôles devront être conçus pour
rendre compte de facteurs tels que:
• le risque évalué pour la santé humaine présenté par le produit ou son emballage;
• la probabilité de non-conformité aux exigences spécifiées;
• le groupe de consommateurs cible;
• l’importance et la nature de toute transformation supplémentaire du produit;
• le système d’inspection et de certification des denrées alimentaires du pays
exportateur et l’existence de tout accord d’équivalence, de reconnaissance
mutuelle ou de tout autre accord commercial; et
• les antécédents de conformité des producteurs, transformateurs, fabricants,
exportateurs, importateurs et distributeurs.

23. Les vérifications matérielles des produits importés, fondées de préférence sur des plans
d’échantillonnage statistiques, doivent représenter des méthodes valables de contrôle
de la conformité des produits aux exigences telles que fixées par le pays importateur ou,
dans le cas de l’importation d’un produit à des fins de réexportation, le contrôle doit
être effectué en se fondant sur les exigences du pays de destination finale et lesdites
exigences doivent être précisées dans le certificat de réexportation. Les procédures
d’inspection devront être élaborées de façon à spécifier les fréquences d’échantillonnage
ou l’intensité des inspections, y compris pour les produits réexportés.

24. La fréquence d’échantillonnage des produits provenant d’une source sans antécédents
de conformité ou des antécédents peu satisfaisants pourra être plus élevée que celle
des produits provenant d’autres sources ayant de bons antécédents de conformité, à
condition que ceux-ci soient établis sur la base de critères transparents et objectifs. Le
processus d’échantillonnage permet d’établir des antécédents de conformité. De même,
les denrées alimentaires issues de fournisseurs ou importées par des parties ayant de
mauvais antécédents de conformité devront être plus fréquemment échantillonnées.
Dans de tels cas, toute expédition pourra faire l’objet d’une inspection matérielle
jusqu’à ce qu’un nombre défini d’expéditions consécutives satisfasse aux exigences
spécifiées. Sinon, les procédures d’inspection pourront être élaborées de sorte à prévoir
la saisie automatique des produits issus de fournisseurs ayant de mauvais antécédents
de conformité, l’importateur devant prouver la convenance de chaque expédition par
le biais d’un laboratoire (y compris un laboratoire officiel) reconnu, agréé et/répertorié
par l’autorité compétente, et ce jusqu’à ce qu’un taux de conformité satisfaisant soit
atteint.

Échantillonnage et analyse
25. Le système d’inspection devra être fondé sur les plans d’échantillonnage du Codex
correspondant à la combinaison produit/contaminant pertinente, s’ils existent.
En l’absence de plans d’échantillonnage du Codex, il convient de se référer à des
plans d’échantillonnage internationalement acceptés ou reposant sur des données
scientifiques éprouvées.

26. Les méthodes standard d’analyse internationalement validées, ou des méthodes


validées par des protocoles internationaux, devront être utilisées, lorsqu’ils existent. 11
Systèmes d’ i nspec t i on e t de c er t i fi c at i on des i m p o r tat i ons e t des e x p o r tat i ons al i men ta i res

Les analyses devront être effectuées dans des laboratoires officiels ou officiellement
homologués.

Décisions
27. Des critères de décision (sans préjudice de l’application des procédures de douane)
devront être élaborés pour déterminer si les expéditions:
• sont acceptées;
• peuvent entrer seulement si elles sont autorisées suite à une inspection ou une
vérification de leur conformité;
• sont mises à la consommation après que des mesures de reconditionnement et/ou
correctives auront été prises dans le cas de produits non conformes;
• feront l’objet d’un avis de rejet, les produits étant réaffectés à des usages autres
que la consommation humaine;
• feront l’objet d’un avis de rejet, avec option de réexportation ou option de renvoi
au pays d’exportation aux frais de l’exportateur;
• feront l’objet d’un avis de rejet avec ordre de destruction.
28. Les résultats de l’inspection et, si nécessaire, des analyses de laboratoire devront être
interprétés avec prudence lorsque des décisions sur l’acceptation ou le rejet d’une
expédition en dépendent. Le système d’inspection devra comprendre des règles en
matière de prise de décision dans les situations où les résultats sont limites ou lorsque
l’échantillonnage indique que seuls certains lots de l’expédition sont conformes aux
exigences spécifiées. Les procédures pourront inclure des contrôles supplémentaires
ainsi que l’examen des antécédents de conformité.

29. Le système devra inclure des mécanismes formels pour communiquer les décisions
concernant l’autorisation d’entrer et le statut des expéditions. Un mécanisme d’appel
et/ou une possibilité de réexamen des décisions officielles concernant les expéditions
devront être prévus. Lorsque des aliments sont rejetés parce qu’ils ne satisfont
pas aux normes nationales du pays importateur mais sont conformes aux normes
internationales, il conviendra d’étudier l’option du retrait de l’expédition rejetée.

Actions en cas de situations d’urgence


30. L’autorité responsable devra disposer de procédures aptes à répondre de manière
appropriée aux situations d’urgence. Celles-ci comprendront la détention des produits
suspects à l’arrivée, le rappel des produits suspects déjà autorisés et, le cas échéant, la
notification rapide du problème et des mesures éventuelles à prendre aux organismes
internationaux.

31. Lorsque les autorités de contrôle des aliments des pays importateurs détectent des
problèmes lors du contrôle des importations alimentaires et lorsqu’elles jugent que
ces problèmes sont suffisamment sérieux pour indiquer l’existence d’une situation

Consulter le paragraphe 4 des Directives concernant les échanges d’informations entre pays sur les rejets de denrées
alimentaires à l’importation (CAC/GL 25-1997) à ce sujet.

Consulter le paragraphe 6 des Directives concernant les échanges d’informations entre pays sur les rejets de denrées
12 alimentaires à l’importation (CAC/GL 25-1997) à ce sujet.
DIRECTI VES SUR LES SYSTÈMES DE CONTRÔLE DES IM P ORTATIONS ALIMENTAIRES (CAC /GL 47-20 03)

d’urgence en matière de contrôle alimentaire, elles devront en informer le pays


exportateur sans délai par télécommunication.

Reconnaissance des contrôles des exportations


32. Conformément au paragraphe 13 des présentes directives, le pays importateur devra
établir des mécanismes pour accepter les systèmes de contrôle d’un pays exportateur
lorsque ces systèmes atteignent le niveau de protection requis par le pays importateur.
À cet égard, le pays importateur devra:
• élaborer des procédures pour évaluer les systèmes du pays exportateur en
conformité avec l’annexe des Directives sur la conception, l’application,
l’évaluation et l’homologation de systèmes d’inspection et de certification des
importations alimentaires (CAC/GL 26-1997);
• prendre en compte le champ d’application de l’arrangement, par exemple,
s’il couvre toutes les denrées alimentaires ou est limité à certains produits ou
fabricants;
• élaborer des procédures d’autorisation permettant d’obtenir son niveau approprié
de protection lorsque les arrangements conclus avec un pays exportateur ont un
champ d’application limité;
• prévoir la reconnaissance des contrôles des exportations, par exemple, en
exemptant les importations des inspections de routine;
• appliquer des procédures de vérification, par exemple, l’échantillonnage
occasionnel et aléatoire et l’analyse des produits à l’arrivée. (la Section 5 et
l’Annexe du document CAC/GL 26-1997 traitent la fourniture et la vérification des
systèmes de certification de denrées alimentaires faisant l’objet d’échanges);
• reconnaître le fait que les arrangements n’exigent pas nécessairement la
production de certificats ou de documents avec les expéditions, lorsqu’une telle
approche est acceptable par les deux parties.

33. L’autorité compétente du pays importateur pourra élaborer des accords de certification
avec des organismes officiels de certification ou des organismes officiellement agréés
de certification du pays exportateur afin de garantir la conformité aux exigences
spécifiées. De tels accords pourront être particulièrement utiles lorsque, par exemple,
l’accès à des installations spécifiques, telles que des laboratoires et des systèmes de
suivi des expéditions, est limité.

Échange d’informations
34. Les systèmes de contrôle des importations alimentaires nécessitent l’échange
d’informations entre les autorités compétentes des pays exportateurs et importateurs.
Ces informations pourront comprendre:
• les exigences spécifiées relatives aux systèmes de contrôle des denrées
alimentaires;

Directives concernant les échanges d’informations dans les situations d’urgence en matière de contrôle alimentaire
(CAC/GL 19-1995).

Directives sur l’élaboration d’accords d’équivalence relatifs aux systèmes d’inspection et de certification des importations
et des exportations alimentaires (CAC/GL 34-1999). 13
Systèmes d’ i nspec t i on e t de c er t i fi c at i on des i m p o r tat i ons e t des e x p o r tat i ons al i men ta i res

• des certificats «papier» attestant la conformité aux exigences spécifiées de


l’expédition concernée;
• des données ou certificats électroniques lorsqu’ils sont acceptés par les parties
concernées;
• des détails sur l’expédition alimentaire rejetée, telles que la destruction, la
réexportation, la transformation, le reconditionnement ou la réaffectation de
l’expédition à des usages autres que la consommation humaine;
• une liste des établissements ou installations satisfaisant aux exigences spécifiées
du pays importateur.

35. Toute modification des protocoles d’importation, y compris les spécifications, pouvant
affecter de façon significative les échanges devra être rapidement communiquée aux
partenaires commerciaux en prévoyant un délai raisonnable10 entre la publication des
règlements et leur application.

Autres considérations
36. L’autorité compétente pourra envisager d’élaborer d’autres arrangements destinés
à remplacer les inspections de routine. Ceux-ci pourront inclure des accords selon
lesquels l’autorité compétente évalue les contrôles des fournisseurs mis en œuvre
par les importateurs et les procédures en place pour contrôler la conformité des
fournisseurs. Ces arrangements pourront prévoir l’échantillonnage des produits à titre
d’audit, plutôt qu’une inspection de routine.

37. L’autorité compétente pourra envisager d’élaborer un système rendant l’enregistrement


des importateurs obligatoire. Les avantages d’une telle approche comprennent
la possibilité de fournir aux importateurs et aux exportateurs des informations sur
leurs responsabilités et les mécanismes en matière de conformité des importations
alimentaires aux exigences spécifiées.

38. Lorsqu’un système d’enregistrement des produits existe ou est mis en œuvre, les motifs
de l’enregistrement d’un produit (par ex. problèmes spécifiques et documentés en
matière de sécurité sanitaire des aliments) devront être réels. Ces ENREGISTREMENTS
DE PRODUITS DEVRONT TRAITER LES PRODUITS IMPORTÉS ET LES PRODUITS D’ORIGINE
NATIONALE D’UNE MANIÈRE IDENTIQUE OU ÉQUIVALENTE.

Documentation du système
39. Un système de contrôle des importations alimentaires devra être entièrement
documenté et comprendre une description de son champ d’application et de son
fonctionnement, des responsabilités et des actions du personnel, afin que toutes les
parties concernées sachent précisément ce qui est attendu d’elles.

40. La documentation d’un système de contrôle des importations alimentaires devra


comprendre:
• un organigramme du système officiel d’inspection, y compris la localisation
géographique et précisant les rôles de chaque niveau hiérarchique;
14
10
Décision de l’OMC WT/MIN (01)17 .
DIRECTI VES SUR LES SYSTÈMES DE CONTRÔLE DES IM P ORTATIONS ALIMENTAIRES (CAC /GL 47-20 03)

• les fonctions des postes applicables descriptions de poste de tous les employés;
• les procédures d’application, y compris les méthodes d’échantillonnage,
d’inspection et de test;
• la législation et les exigences pertinents auxquels devront satisfaire les
importations alimentaires;
• les contacts importants;
• des informations pertinentes en matière de contamination et d’inspection
alimentaires; et
• les informations pertinentes sur la formation du personnel.

Corps d’inspecteurs qualifiés


41. Un système de contrôle des importations alimentaires doit impérativement disposer
d’une main-d’œuvre adéquate, fiable, qualifiée et organisée et d’une infrastructure
d’appui. La formation, la communication et les éléments de supervision devront être
organisés de sorte à assurer la mise en œuvre cohérente des exigences spécifiées
par le corps d’inspecteurs en chaque point du système de contrôle des importations
alimentaires.

42. Lorsque des tiers sont officiellement agréés par l’autorité compétente du pays
importateur pour effectuer des travaux d’inspection spécifiés, les qualifications du
personnel d’inspection devront être au moins équivalentes à celles du personnel
d’inspection de l’autorité compétente qui accomplit des tâches semblables.

43. L’autorité compétente du pays importateur responsable de l’évaluation des systèmes


de contrôle des denrées alimentaires appliqués par les pays exportateurs devra
engager un personnel ayant des qualifications, une expérience et une formation
appropriées équivalentes à celles requises du personnel évaluant les systèmes de
contrôle nationaux.

Vérification du système
44. La vérification devra être effectuée conformément à la Section 9 des Directives sur la
conception, l’application, l’évaluation et l’homologation de systèmes d’inspection et
de certification des importations et des exportations alimentaires (CAC/GL 26 -1997),
et le système de contrôle des importations alimentaires devra être évalué de manière
régulière et indépendante.

SECTION 5 – INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES

45. Le Manuel de contrôle qualité des denrées alimentaires. Inspection des importations
alimentaires (Document sur l’alimentation et la nutrition 14/15, 1993) de l’Organisation
des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et le Manuel pour l’inspection des
importations alimentaires (1992) de l’Organisation mondiale de la Santé et du Centre
régional du Pacifique occidental pour la promotion de la planification et des études
appliquées en matière d’environnement (PEPAS) offrent des informations précieuses
aux personnes impliquées dans la conception ou la refonte de systèmes de contrôle des
importations alimentaires. 15
Systèmes d’ i nspec t i on e t de c er t i fi c at i on des i m p o r tat i ons e t des e x p o r tat i ons al i men ta i res

ANNEXE
PRINCIPES ET DIRECTIVES CONCERNANT L’INSPECTION DES DENRÉES
ALIMENTAIRES IMPORTÉES FONDÉE SUR LE RISQUE11
SECTION 1 – INTRODUCTION

1. La présente annexe développe les paragraphes 22 à 26 du document principal (CAC/GL


47-2003).

2. La mise en œuvre d’un programme d’inspection des denrées importées fondé sur le
risque offre un moyen efficace d’affronter les risques sanitaires associés aux denrées
importées12, en garantissant la conformité des denrées importées aux exigences du
pays importateur en matière de sécurité sanitaire des aliments, et permet d’accorder
une plus grande attention aux aliments qui présentent un niveau élevé de risque pour
la santé humaine.

3. Le présent document doit être lu en gardant présentes à l’esprit toutes les directives
Codex pertinentes.

SECTION 2 – OBJECTIF

4. La présente annexe a pour objectif d’aider les autorités compétentes à concevoir et


appliquer des programmes d’inspection des denrées importées fondés sur les risques
sanitaires présentés par les aliments.

SECTION 3 – PRINCIPES

5. Les principes suivants s’appliquent à l’élaboration et à la mise en œuvre d’un programme


d’inspection des denrées importées fondé sur le risque.
• Pour déterminer le niveau de risque présenté par une denrée importée, un pays
importateur devrait tenir compte du risque pour la santé humaine présenté ou
susceptible d’être présenté par la denrée, évalué en se fondant sur les données
scientifiques disponibles concernant sa consommation.
• Les exigences relatives à un programme d’inspection des denrées importées
fondé sur l’analyse des risques devraient être élaborées en suivant une approche
reposant sur le risque et ne devraient pas être appliquées de manière arbitraire
ou discriminatoire, ni créer d’obstacles injustifiés au commerce ou entraîner des
retards inutiles.

11
Fonction de la probabilité d’un effet adverse pour la santé et de sa gravité, du fait de la présence d’un (de) danger(s)
dans un aliment. Définitions des termes relatifs à l’innocuité des aliments utilisés en analyse des risques, Manuel de
procédure du Codex.
12
Dans la présente annexe, les denrées importées comprennent également les ingrédients alimentaires. L’inspection peut
16 également couvrir les produits d’alimentation des animaux élevés pour la consommation humaine.
DIRECTI VES SUR LES SYSTÈMES DE CONTRÔLE DES IM P ORTATIONS ALIMENTAIRES (CAC /GL 47-20 03)

• La nature13 et la fréquence de l’inspection d’une denrée importée devraient être


proportionnelles au niveau de risque qui lui est associé et tenir compte de tous les
facteurs pertinents14.
• Les plans d’échantillonnage15 et les méthodes d’analyse devraient être fondés
sur les normes, directives et recommandations Codex. En l’absence de plans
d’échantillonnage Codex, il conviendrait de faire référence à des plans
d’échantillonnage scientifiques ou agréés à l’échelon international lorsque cela
est matériellement possible16.
• Les informations concernant un programme d’inspection des denrées importées
fondé sur l’analyse des risques appliqué par un pays devraient être transparentes,
facilement accessibles et actualisées.

SECTION 4 – CONCEPTION D’UN PROGRAMME D’INSPECTION DES DENRÉES


IMPORTÉES FONDÉ SUR LE RISQUE

6. L’autorité compétente devrait utiliser les informations pertinentes pour évaluer le


niveau de risque associé aux denrées importées. Ces informations devraient comprendre,
entre autres éléments:
• La détermination scientifique du risque sanitaire présenté par les aliments, dans la
mesure possible17.
• L’adéquation des contrôles au stade de la transformation en place dans le pays
exportateur, démontrée par ses lois, règlements et autres politiques, ainsi que son
infrastructure et sa capacité à faire respecter les exigences de sécurité sanitaire
des aliments, pouvant être vérifiée par des audits et visites sur site effectués par
l’autorité compétente du pays importateur18.
• Les antécédents de conformité de la denrée en général, quelle que soit son
origine;
• Les antécédents du produit alimentaire en matière de conformité relatifs à son
origine, notamment, le cas échéant, les antécédents en matière de conformité:
– du pays exportateur ou de la région/zone concernée du pays exportateur;
– du producteur et du fabricant;
– de l’exportateur;
– de l’expéditeur; et
– de l’importateur. 
• Des rapports d’organismes d’inspection et/ou de certification officiellement agréés.
13
La nature de l’inspection peut couvrir, par exemple, le contrôle de la documentation, l’examen visuel, l’échantillonnage
et les essais.
14
Des exemples des facteurs pertinents sont donnés au paragraphe 22 du document CAC/GL 47/2003.
15
Principes pour l’élaboration ou le choix des procédures d’échantillonnage du Codex, Manuel de procédure de la
Commission du Codex Alimentarius.
16
La validation statistique des exigences en matière d’échantillonnage devrait toujours être le but visé, mais elle n’est pas
toujours possible lorsque l’expédition n’est pas homogène.
17
Les évaluations des risques, les résultats/antécédents en matière de poussées épidémiques d’origine alimentaire et
d’études épidémiologiques et les informations concernant les contaminants et/ou résidus peuvent jouer un rôle
important à cet égard.
18
Les programmes et résultats d’échantillonnage de laboratoire peuvent fournir ce type d’information. Les audits
constituent une autre source d’information à cet égard. 17
Systèmes d’ i nspec t i on e t de c er t i fi c at i on des i m p o r tat i ons e t des e x p o r tat i ons al i men ta i res

7. Le niveau de risque affecté à une denrée devrait être révisé périodiquement ou lorsque
de nouvelles informations pouvant affecter le risque sanitaire associé à la denrée sont
disponibles afin de maintenir la proportionnalité entre la nature et la fréquence de
l’inspection et le risque évalué.

8. L’autorité compétente en matière de sécurité sanitaire des aliments devrait définir


des niveaux d’inspection fondés sur les facteurs susmentionnés afin de déterminer la
nature et la fréquence des inspections aux frontières/points de contrôle d’un produit
alimentaire donné provenant d’un pays, producteur/fabricant, exportateur, expéditeur
et importateur donnés. La nature et la fréquence de l’inspection peuvent alors être
modifiées en fonction de la conformité démontrée aux exigences de sécurité sanitaire
des aliments. La nature et la fréquence de l’inspection devraient être parfaitement
documentées.

9. Le pays importateur devrait adapter la nature et la fréquence de l’inspection de la


denrée importée en se fondant sur des données provenant des autorités compétentes
du pays exportateur concernant les denrées exportées. Ces informations pourront
comprendre:
– des certificats;
– des déterminations d’équivalence;
– des mémorandums d’accord;
– des accords de reconnaissance mutuelle; ou
– d’autres mesures appropriées dont les pays peuvent convenir.

10. Le pays importateur peut également adapter/modifier la nature et la fréquence


de l’inspection de la denrée importée en se fondant sur une évaluation, réalisée
par l’autorité compétente du pays importateur, des contrôles que ses importateurs
effectuent sur leurs fournisseurs.

11. Les pays exportateurs peuvent fournir des informations sur les systèmes de contrôle en
place dans leur pays et, le cas échéant, une assurance au pays importateur concernant
la conformité d’une denrée particulière à ses exigences de sécurité sanitaire des
aliments.

12. Les audits effectués par le pays importateur peuvent, le cas échéant, vérifier les
contrôles d’inspection d’un pays exportateur et les informations ainsi obtenues peuvent
être utilisées dans le cadre de l’examen du niveau de risque affecté aux denrées de ce
pays.

13. Un pays importateur qui n’a pas de connaissance préalable des contrôles au stade de
la transformation d’un pays exportateur ou de la denrée elle-même (voir la liste du
paragraphe 6), en l’absence d’antécédents de conformité ou lorsque ces informations
ne sont pas facilement disponibles, peut, jusqu’à ce qu’il acquière cette connaissance,
établir dans un premier temps une inspection dont la nature est plus exhaustive et la
18 fréquence plus élevée que s’il disposait de telles informations sur cette denrée.
DIRECTI VES SUR LES SYSTÈMES DE CONTRÔLE DES IM P ORTATIONS ALIMENTAIRES (CAC /GL 47-20 03)

14. Le respect durable des exigences du pays importateur – démontré par exemple par
des audits et des inspections aux frontières/points de contrôle – permet aux pays
importateurs de réduire la nature et la fréquence de l’inspection réalisée aux frontières/
points de contrôle, en proportion avec le niveau de conformité vérifié.

15. Les poussées épidémiques d’origine alimentaire; les résultats d’études épidémiologiques;
les résultats d’audits réalisés dans le pays exportateur; la détection de cas de non-
conformité aux exigences en matière de sécurité sanitaire des aliments au point
d’importation et la détection d’agents pathogènes, de contaminants et de résidus
dangereux dans les denrées importées; et les résultats des inspections aux frontières/
points de contrôle peuvent amener un pays importateur à augmenter la nature et la
fréquence de l’inspection, ou dans des cas extrêmes, à suspendre le commerce de cette
denrée jusqu’à ce qu’il soit confirmé que des mesures correctives19 ont été mises en
place et sont dûment mises en œuvre. Un pays importateur peut collaborer avec un
pays exportateur pour éviter de nouvelles poussées épidémiques.

16. Le niveau d’ajustement/modification de la nature et de la fréquence de l’inspection


appliqué à une denrée devrait être proportionnel à l’évolution du niveau de risque
évalué pour la denrée concernée.

SECTION 5 – ÉLABORATION DES EXIGENCES ET PROCÉDURES

17. Les autorités compétentes devraient tenir compte des normes, recommandations et
directives Codex lors de l’élaboration des exigences relatives aux inspections aux frontières/
points de contrôle des denrées importées et utiliser, lorsqu’elles sont disponibles:
• Des informations pertinentes issues d’évaluations des risques réalisées selon des
protocoles internationalement acceptés concernant les dangers biologiques,
chimiques et physiques associés au type de denrée concernée.
• Des plans d’échantillonnage scientifiques ou agréés à l’échelon international dans
la mesure du possible.
• Des procédures d’inspection et des techniques d’échantillonnage appropriées
et des laboratoires officiels ou officiellement accrédités utilisant des méthodes
d’analyse validées.

18. La nature de l’inspection peut comprendre un éventail de procédures pour veiller à ce


que les denrées importées satisfont aux exigences de sécurité sanitaire des aliments
du pays importateur. Les procédures destinées à vérifier la conformité aux exigences
de sécurité devraient être définies en tenant compte de la proportionnalité entre ces
mesures et le niveau de risque présenté par la denrée ou le groupe de denrées. Ces
procédures peuvent comprendre par exemple:
• Contrôle de la documentation et/ou de l’état général de l’expédition;
• Contrôle de la documentation et échantillonnages périodiques des denrées
(par ex. toutes les 20 ou 40 expéditions) pour confirmer son exactitude;

19
Dans de tels cas, le pays importateur veillera à ce que les mesures correctives mises en place par le pays exportateur
soient évaluées dans un délai raisonnable. 19
Systèmes d’ i nspec t i on e t de c er t i fi c at i on des i m p o r tat i ons e t des e x p o r tat i ons al i men ta i res

• Analyse sensorielle;
• Échantillonnage et tests aléatoires ou ciblés des expéditions ou d’une partie des
expéditions selon un plan d’échantillonnage défini; ou
• Inspection, échantillonnage et tests lot par lot, qui devraient généralement être
réservés aux denrées présentant ou susceptibles de présenter un risque sanitaire
très élevé.

SECTION 6 – MISE EN ŒUVRE DU PROGRAMME D’INSPECTION


DES IMPORTATIONS FONDÉ SUR LE RISQUE

19. Les autorités compétentes chargées des programmes d’inspection des denrées importées
fondés sur le risque devraient s’assurer que les politiques et procédures pertinentes
sont mises en œuvre de manière transparente, coordonnée et cohérente. Le personnel
devrait avoir une formation appropriée pour permettre une telle coordination et les
informations devraient être partagées entre les autorités compétentes.

20. Le non-respect des exigences en matière de sécurité sanitaire des aliments d’un pays
importateur pourrait, entre autres, entraîner la modification de la manière dont le
risque est géré par le pays importateur pour la denrée concernée. La détention de
la denrée jusqu’à ce qu’une décision finale soit prise, associée à un échantillonnage
et des tests complémentaires visant l’établissement concerné, peut également être
une mesure appropriée. Ces mesures peuvent également être appliquées à d’autres
établissements d’exportation du même pays produisant des denrées semblables
lorsque les faits indiquent un problème généralisé. La suspension de l’importation
d’une denrée par un pays importateur devrait être réservée aux cas de risque grave de
sécurité sanitaire des aliments qui n’a pas été géré par d’autres moyens. Les procédures
devraient prévoir des voies de recours.

21. Lorsque les résultats des inspections aux frontières/points de contrôle indiquent
qu’une expédition ne respecte pas les exigences du pays importateur, les autorités
compétentes de ce pays devraient envisager de prendre les mesures décrites dans
les Directives Codex concernant l’échange d’informations entre pays sur les rejets de
denrées alimentaires à l’importation (CAC/GL 25-1997) ou les Principes et directives
Codex pour l’échange d’informations dans les situations d’urgence en matière de
sécurité sanitaire des aliments (CAC/GL 19-1995).

22. Les autorités compétentes du pays importateur devraient s’assurer que les laboratoires
disposent des compétences, des moyens et de la capacité nécessaires pour analyser les
denrées importées.

20
DIRECTIVES SUR LA CONCEPTION, L’APPLICATION,
L’ÉVALUATION ET L’HOMOLOGATION DE SYSTÈMES
D’INSPECTION ET DE CERTIFICATION DES IMPORTATIONS
ET DES EXPORTATIONS ALIMENTAIRES

CAC/GL 26-1997

SECTION 1 – OBJECTIFS

1. Les présentes directives se veulent un cadre pour la mise au point de systèmes


d’inspection et de certification des importations et des exportations qui concordent
avec les Principes applicables à l’inspection et à la certification des importations et
des exportations alimentaires. Elles visent à aider les pays à respecter les exigences
spécifiées et à déterminer les équivalences, de façon à protéger les consommateurs et
à faciliter les échanges de denrées alimentaires.

2. Le document traite de la reconnaissance de l’équivalence des systèmes d’inspection


et/ou de certification, mais non des normes qui ont trait à des produits alimentaires
particuliers ou à leurs éléments constituants (par exemple l’hygiène alimentaire, les
additifs et les contaminants, l’étiquetage et les exigences qualitatives).

3. L’application par les gouvernements des Directives présentées dans ce document


devrait contribuer à établir et à entretenir la confiance que doit inspirer le système
d’inspection et de certification d’un pays et à faciliter la loyauté des échanges, en
tenant compte des attentes des consommateurs relatives au niveau de protection
approprié.

SECTION 2 – DÉFINITIONS

Audit. Examen méthodique et indépendant dans son fonctionnement qui sert


à déterminer si les activités et les résultats obtenus satisfont aux objectifs
préétablis.


CAC/GL 20-1995.

Dans le cadre de ces Directives, “pays” comprend les organismes régionaux d’intégration économique auxquels
un groupe de pays a transféré ses compétences en matière de certification et d’inspection des importations et des
exportations alimentaires et/ou de négociations d’accords d’équivalence avec d’autres pays.

Les Principes applicables à l’inspection et à la certification des importations et des exportations alimentaires prévoient
que les pays importateurs devraient prendre en compte, lors de la définition et de l’application des systèmes
d’inspection et de certification des denrées alimentaires, les capacités des pays en développement à fournir les garanties
nécessaires (paragraphe 18).

En accord avec les Principes applicables à l’inspection et à la certification des importations et des exportations
alimentaires (CAC/GL 20-1995). 21
Systèmes d’ i nspec t i on e t de c er t i fi c at i on des i m p o r tat i ons e t des e x p o r tat i ons al i men ta i res

Certification. Procédure par laquelle les organismes de certification officiels et les


organismes officiellement agréés donnent par écrit ou de manière équivalente,
l’assurance que des denrées alimentaires ou des systèmes de contrôle des denrées
alimentaires sont conformes aux exigences spécifiées. La certification des aliments
peut, selon le cas, s’appuyer sur toute une gamme d’activités d’inspection pouvant
comporter une inspection continue sur la chaîne de production, l’audit des systèmes
d’assurance de la qualité et l’examen des produits finis4.
Équivalence. Capacité de systèmes d’inspection et de certification différents de remplir
les mêmes objectifs.
Inspection. Examen des produits alimentaires ou des systèmes de contrôle des denrées
alimentaires, des matières premières, ainsi que de la transformation et de la
distribution, y compris les essais en cours de fabrication et ceux sur les produits finis,
de façon à vérifier qu’ils sont conformes aux exigences spécifiées4.
Accréditation officielle. Procédure par laquelle un organisme gouvernemental habilité
reconnaît formellement la compétence d’un organisme d’inspection et/ou de
certification en matière de services d’inspection et de certification.
Systèmes officiels d’inspection et systèmes officiels de certification. Systèmes
administrés par un organisme gouvernemental compétent habilité à promulguer
et/ou à faire respecter les règlements4.
Systèmes agréés d’inspection et systèmes agréés de certification. Systèmes ayant été
expressément approuvés ou reconnus par un organisme gouvernemental habilité4.
Exigences spécifiées. Critères fixés par les autorités compétentes en matière de commerce
des denrées alimentaires qui portent sur la protection de la santé publique, la
protection du consommateur et les conditions d’échanges commerciaux équitables4.
Analyse des risques. Processus comportant trois volets: évaluation, gestion et
communication des risques.
Évaluation des risques. Processus scientifique qui comporte les étapes suivantes:
(i) identification des dangers, (ii) caractérisation des dangers, (iii) évaluation de
l’exposition et (iv) caractérisation des risques5.
Gestion des risques. Processus d’évaluation des politiques à suivre à la lumière des
résultats de l’évaluation des risques et, si nécessaire, sélection et mise en place des
options de contrôle appropriées, y compris des mesures réglementaires5.
Communication des risques. Echange interactif d’informations et d’opinions sur
les risques entre les responsables de leur évaluation et de leur gestion, les
consommateurs et les autres parties intéressées5.

SECTION 3 – ANALYSE DES RISQUES

4. L’application cohérente et transparente de l’analyse des risques facilitera les échanges


commerciaux internationaux en augmentant la confiance dans la sécurité des aliments
et dans les systèmes d’inspection des partenaires commerciaux. Elle permettra
également un meilleur ciblage des ressources destinées à l’inspection sur les risques
pour la santé publique survenant à n’importe quelle étape de la chaîne de production
et de distribution alimentaires.

22 
Manuel de procédure du Codex Alimentarius.
DIRECTI VES SUR LA CONCE P TION , L’A PPLICATION , L’É VALUATION ET L’HOMOLOG ATION DE SYSTÈMES D’ INSPECTION
ET DE CERTI FICATION DES IM P ORTATIONS ET DES EX P ORTATIONS ALIMENTAIRES (CAC /GL 26 -19 97)

5. Les principes de l’Analyse des risques – points critiques pour leur maîtrise (HACCP)
élaborés par le Comité du Codex sur l’hygiène alimentaire constituent un fondement
systématique pour l’identification et la maîtrise des risques en vue de garantir
l’innocuité des aliments. Les gouvernements devraient reconnaître que l’utilisation par
les entreprises alimentaires de l’approche HACCP constitue un outil fondamental pour
améliorer la sécurité des denrées alimentaires.

SECTION 4 – ASSURANCE QUALITÉ

6. Il faudrait également encourager les entreprises alimentaires à utiliser volontairement


un système d’assurance de la qualité pour renforcer la confiance à l’égard de la qualité
de leurs produits. Si les entreprises recourent à des outils d’assurance de la sécurité
et/ou de la qualité, les systèmes officiels d’inspection et de certification devraient en
tenir compte, notamment en adaptant leurs méthodes de contrôle.

7. Toutefois, les gouvernements conservent la responsabilité fondamentale de veiller,


grâce à des mécanismes officiels d’inspection et de certification, à ce que les denrées
alimentaires soient conformes aux exigences spécifiées.

8. La mesure dans laquelle l’industrie applique réellement des systèmes d’assurance de


la qualité peut influer sur les méthodes et les procédures avec lesquelles les services
gouvernementaux vérifieront le respect des exigences spécifiées, dans les cas où les
autorités officielles jugent que lesdits systèmes sont adaptés à leurs exigences.

SECTION 5 – ÉQUIVALENCE

9. La reconnaissance d’une équivalence d’inspection et de certification est facilitée


lorsqu’on peut démontrer objectivement que le pays exportateur applique un système
approprié d’inspection et de certification des aliments qui est conforme aux présentes
directives.

10. Aux fins de la détermination de l’équivalence, les gouvernements devraient reconnaître


que:
− les systèmes d’inspection et de certification devraient être structurés en fonction
du risque présumé et tenir compte du fait que les mêmes denrées alimentaires
produites dans des pays différents peuvent présenter des dangers distincts; et
− les méthodes de contrôle peuvent différer, tout en permettant d’obtenir
des résultats équivalents. Par exemple, un échantillonnage d’ambiance et la
stricte application de bonnes pratiques agricoles, même s’ils sont assortis d’une
vérification limitée du produit fini, peuvent donner des résultats équivalant à ce
que procurerait une vérification approfondie du produit fini visant à déterminer
la présence de résidus de produits chimiques agricoles dans la matière première.

Application du système d’analyse des risques – points critiques pour leur maîtrise (HACCP) et Directives concernant
son application, Annexe des codes d’usage internationalement reconnus – Principes généraux du Codex d’hygiène
alimentaire (CAC/RCP 1-1969).

Dans le cadre de ces Directives, «inspection et certification» signifie «inspection et/ou certification». 23
Systèmes d’ i nspec t i on e t de c er t i fi c at i on des i m p o r tat i ons e t des e x p o r tat i ons al i men ta i res

11. Les contrôles visant les aliments importés et ceux effectués sur la production intérieure
devraient être conçus de manière à assurer le même niveau de protection. Le pays
importateur devrait éviter la répétition inutile de contrôles lorsque ceux-ci ont déjà été
exécutés de façon valable par le pays exportateur. Dans ces cas, un niveau de contrôle
équivalent aux contrôles intérieurs devrait avoir été effectué aux étapes antérieures à
l’importation.

12. Le pays exportateur devrait permettre aux autorités chargées des contrôles alimentaires
dans le pays importateur, à la demande de ces dernières, d’examiner et d’évaluer ses
systèmes d’inspection et de certification. Dans leur évaluation de ces systèmes, les
autorités chargées des contrôles alimentaires dans le pays importateur devraient tenir
compte des évaluations internes de programmes ayant déjà été menées par l’autorité
compétente ou des évaluations menées par des instances tierces, indépendantes et
reconnues par l’autorité compétente du pays exportateur.

13. Les évaluations des systèmes d’inspection et de certification par un pays importateur
en vue d’établir l’équivalence de ces systèmes devraient prendre en compte toutes les
informations pertinentes en possession de l’autorité compétente du pays exportateur.

Accords d’équivalence
14. L’application des principes d’équivalence peut faire l’objet d’accords ou de lettres
d’entente entre les gouvernements en ce qui concerne tant l’inspection que la
certification des domaines, des secteurs ou des sous-secteurs de production. Il est
également possible d’établir l’équivalence en administrant une entente globale qui
porterait sur l’inspection et la certification de tous les produits alimentaires dont deux
pays ou plus font le commerce.

15. Les accords sur la reconnaissance de l’équivalence des systèmes d’inspection et de


certification peuvent inclure des dispositions concernant:
− le cadre législatif, les programmes de contrôle et les procédures administratives;
− les points de contact dans les services d’inspection et de certification;
− la démonstration, par le pays exportateur, de l’efficacité et de la pertinence de
ses programmes d’application des Directives et de contrôle, notamment en ce qui
concerne les laboratoires;
− le cas échéant, des listes des produits ou des établissements assujettis à la
certification ou à l’approbation, des installations agréées et des organismes
accrédités;
− les mécanismes à l’appui de la reconnaissance continue de l’équivalence (par
exemple échange d’information sur les risques, suivi et surveillance).

16. Les accords devraient prévoir des mécanismes pour l’examen et la mise à jour
périodiques, ainsi que des procédures pour le règlement des différends dans le cadre
de l’entente.

24
DIRECTI VES SUR LA CONCE P TION , L’A PPLICATION , L’É VALUATION ET L’HOMOLOG ATION DE SYSTÈMES D’ INSPECTION
ET DE CERTI FICATION DES IM P ORTATIONS ET DES EX P ORTATIONS ALIMENTAIRES (CAC /GL 26 -19 97)

SECTION 6 – INFRASTRUCTURE DU SYSTÈME D’INSPECTION ET DE CERTIFICATION

17. Les pays devraient définir les principaux objectifs à atteindre grâce aux systèmes
d’inspection et de certification des importations et des exportations.

18. Les pays devraient se doter d’un cadre législatif, de contrôles, de procédures,
d’installations, d’équipement, de laboratoires, de moyens de transport et de
communication, de personnel et d’un système de formation pour concourir à la
réalisation des objectifs du programme d’inspection et de certification.

19. Lorsque, dans un même pays, les différentes composantes de la chaîne de production
alimentaire relèvent d’autorités distinctes, il faudra éviter d’établir des exigences
contradictoires qui risqueraient de poser des problèmes juridiques et commerciaux et
de faire obstacle au commerce. Par exemple, dans les pays dont les provinces ou les Etats
ont le droit de légiférer, il faudrait qu’une autorité compétente à l’échelle nationale
puisse veiller à l’application uniforme des lois. L’autorité d’un pays importateur peut
néanmoins reconnaître une autorité infranationale compétente aux fins d’inspection
et de certification lorsque les autorités nationales concernées acceptent un tel
arrangement.

Cadre législatif
20. Aux fins de la présente section, le mot législation peut désigner des lois, des règlements,
des exigences ou des procédures, promulguées par des autorités publiques au sujet de
denrées alimentaires et visant à protéger la santé publique et les consommateurs et à
assurer des échanges commerciaux équitables.

21. L’efficacité des contrôles visant les denrées alimentaires est fonction de la qualité et de
l’exhaustivité de la législation sur les aliments. Celle-ci devrait autoriser l’application de
contrôles à toutes les étapes de la production, de la fabrication, de l’importation, de la
transformation, de l’entreposage, du transport, de la distribution et du commerce.

22. La législation peut, le cas échéant, inclure également des dispositions relatives
à l’homologation des établissements ou à l’établissement de listes d’usines de
transformation agréées, à l’approbation des établissements, à l’octroi de licences à
des négociants ou à leur agrément, à l’approbation de la conception du matériel,
aux pénalités en cas de non-conformité, aux exigences en matière de codage et à la
tarification des services fournis.

23. L’autorité nationale compétente dans le pays exportateur ou dans le pays importateur
devrait détenir un pouvoir exécutoire et décisionnel fondé sur une législation
appropriée. Elle devrait prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer l’intégrité,
l’impartialité et l’indépendance des systèmes d’inspection officiels et des systèmes
d’inspection agréés et veiller à ce que le programme d’inspection prévu dans la
législation nationale soit exécuté en conformité avec la norme prescrite.

25
Systèmes d’ i nspec t i on e t de c er t i fi c at i on des i m p o r tat i ons e t des e x p o r tat i ons al i men ta i res

Programmes et opérations de contrôle


24. Les programmes de contrôle ont pour but de vérifier la correspondance entre les
activités d’inspection et les objectifs, étant donné que les résultats de ces programmes
sont susceptibles d’être évalués en regard des objectifs établis pour le système
d’inspection et de certification. Les services d’inspection devraient concevoir leurs
programmes de contrôle en fonction d’objectifs précis et d’une analyse appropriée des
risques. A défaut de recherches scientifiques approfondies, les programmes de contrôle
devraient se fonder sur des exigences s’inspirant des connaissances et des pratiques du
moment. Tout devrait être mis en œuvre pour que les analyses de risque reposent sur
une méthodologie mondialement reconnue lorsque cela est possible.

25. Plus précisément, les pays devraient soit exiger de leurs établissements alimentaires
qu’ils utilisent l’approche HACCP, soit les encourager à y recourir. Les inspecteurs officiels
devraient recevoir une formation leur permettant d’évaluer l’application des principes
HACCP. Lorsque les programmes prévoient le prélèvement d’échantillons et leur analyse,
des méthodes d’échantillonnage et d’analyse appropriées et convenablement validées
devraient être établies pour garantir la représentativité et la fiabilité des résultats par
rapport aux objectifs établis.

26. Les éléments d’un programme de contrôle devraient notamment inclure, selon le cas:
– inspection;
– échantillonnage et analyse;
– contrôle de l’hygiène, notamment de la propreté et de la tenue vestimentaire du
personnel;
– examen de la documentation écrite et autre;
– examen des résultats de tout système de vérification appliqué par l’établissement;
– audit des établissements par l’autorité nationale compétente;
– audit national et vérification du programme de contrôle.
27. Il faudrait mettre en place des procédures administratives garantissant que les services
d’inspection effectuent des contrôles:
– régulièrement en fonction des risques;
– en cas de doute quant à la conformité;
– de façon coordonnée entre les différentes autorités, s’il en existe plusieurs.
28. Les contrôles devraient porter, selon le cas, sur les éléments suivants:
– établissements, installations, moyens de transport, équipement et matériel;
– matières premières, ingrédients, auxiliaires technologiques et autres produits
utilisés pour la préparation et la production de denrées alimentaires;
– produits semi-finis et finis;
– matériaux et objets destinés à entrer en contact avec les denrées alimentaires;
– produits et procédés de nettoyage et d’entretien, et pesticides;
– procédés utilisés pour la fabrication et la transformation de produits alimentaires;
– application et intégrité des marques de contrôle sanitaire, de classement et de
certification;
26
DIRECTI VES SUR LA CONCE P TION , L’A PPLICATION , L’É VALUATION ET L’HOMOLOG ATION DE SYSTÈMES D’ INSPECTION
ET DE CERTI FICATION DES IM P ORTATIONS ET DES EX P ORTATIONS ALIMENTAIRES (CAC /GL 26 -19 97)

– méthodes de conservation;
– intégrité de l’étiquetage et allégations.

29. Les éléments des programmes de contrôle devraient être documentés, notamment en
matière de méthodes et techniques.

Critères de décision et mesures


30. Le programme de contrôle devrait être ciblé sur les étapes et les opérations les plus
appropriées, selon les objectifs spécifiques poursuivis. Les procédures de contrôle ne
devraient pas porter atteinte à la qualité ou à la sécurité des aliments, surtout s’il s’agit
de produits périssables.

31. Il faudrait déterminer la fréquence et l’intensité des contrôles effectués par les services
d’inspection d’après le degré de risque et la fiabilité des contrôles déjà effectués
par ceux qui manipulent les produits, notamment les producteurs, les fabricants, les
importateurs, les exportateurs et les distributeurs.

32. Les vérifications matérielles des importations devraient être fondées sur les risques
associés aux importations. Les pays devraient éviter de procéder à des vérifications
matérielles systématiques sur les importations, sauf dans les cas où cela est justifié,
notamment lorsqu’il s’agit de produits présentant un niveau élevé de risque, lorsqu’on
soupçonne la non-conformité d’un produit donné, ou lorsqu’il y existe des antécédents
de non-conformité concernant le produit, le fabricant, l’importateur ou le pays.

33. Dans les cas où des vérifications matérielles s’imposent, il faudrait tenir compte,
dans les plans d’échantillonnage des produits importés, du niveau de risque, de la
présentation et du type des produits à échantillonner, ainsi que de la fiabilité des
contrôles du pays exportateur et des responsables de la manutention du produit dans
le pays importateur.

34. Dans le cas où l’on juge un produit importé non conforme, il faudrait appliquer les
critères suivants pour s’assurer que les mesures envisagées sont proportionnelles
au niveau de risque pour la santé publique, ou bien à la fraude ou à la tromperie
potentielle à l’égard des consommateurs:
– les récidives de non-conformité du même produit ou de la même catégorie de
produits;
– les antécédents de non-conformité des responsables de la manutention des produits;
– la fiabilité des vérifications effectuées par le pays d’origine.
35. Les mesures spécifiques appliquées peuvent être cumulatives au besoin et elles peuvent
inclure les éléments suivants:

À l’égard du produit non conforme:


– exiger de l’importateur qu’il rende le produit conforme (par exemple dans les
cas où le problème concerne l’étiquetage du produit, mais pas son inspection ni
d’éventuels risques pour la santé); 27
Systèmes d’ i nspec t i on e t de c er t i fi c at i on des i m p o r tat i ons e t des e x p o r tat i ons al i men ta i res

– rejeter les expéditions ou les lots, en totalité ou en partie;


– détruire le produit, s’il pose un risque potentiellement grave pour la santé.

À l’égard des importations futures:


– des programmes de contrôle mis en place par l’importateur ou l’exportateur pour
s’assurer que les problèmes ne se reproduisent pas;
– intensifier les vérifications visant les catégories de produits réputés non conformes
et/ou les entreprises concernées;
– demander aux autorités responsables du pays d’origine des informations et leur
collaboration à propos du produit ou de la catégorie de produits réputés non
conformes (vérifications accrues au point d’origine, notamment les contrôles
indiqués aux paragraphes 27 et 28);
– effectuer des visites sur place;
– dans les cas les plus graves ou les plus persistants, suspendre les importations
provenant des établissements ou des pays en cause.

36. Si possible et sur sa demande, l’importateur ou son représentant, devrait avoir accès
à tout lot rejeté ou consigné, et dans ce dernier cas, devrait avoir la possibilité de
communiquer toute information pertinente en vue d’aider les autorités de contrôle du
pays importateur à prendre leur décision finale.

37. Dans les cas où un produit est rejeté, un échange d’informations devrait avoir lieu
conformément aux Directives du Codex concernant les échanges d’informations entre
les pays sur les rejets de denrées alimentaires à l’importation.

Installations, équipement, transport et communications


38. Le personnel chargé de l’inspection devrait avoir accès à des installations et à du
matériel appropriés pour être en mesure de suivre les procédures et les méthodologies
d’inspection.

39. Il est essentiel de disposer de moyens de transport et de communications fiables pour


assurer la prestation des services d’inspection et de certification aux moments et là où
le besoin se justifie, et la transmission des échantillons aux laboratoires.

40. Il faudrait disposer de moyens de communication pour exécuter des vérifications de


conformité et faire éventuellement face à des rappels. On devrait envisager de mettre
au point des systèmes électroniques d’échange d’informations notamment pour
faciliter le commerce, protéger la santé des consommateurs et combattre les fraudes.

Laboratoires
41. Les services d’inspection devraient faire appel à des laboratoires évalués et/ou accrédités
dans le cadre de programmes agréés, garantissant des contrôles de qualité appropriés
et la fiabilité des résultats d’analyse. Des méthodes d’analyse validées devraient être
utilisées lorsqu’elles sont disponibles.

28 
CAC/GL 25-1997.
DIRECTI VES SUR LA CONCE P TION , L’A PPLICATION , L’É VALUATION ET L’HOMOLOG ATION DE SYSTÈMES D’ INSPECTION
ET DE CERTI FICATION DES IM P ORTATIONS ET DES EX P ORTATIONS ALIMENTAIRES (CAC /GL 26 -19 97)

42. Les laboratoires des services d’inspection devraient appliquer les principes de techniques
d’assurance de la qualité mondialement reconnues afin de garantir la fiabilité des
résultats d’analyse.

Personnel
43. Les services officiels d’inspection devraient pouvoir compter sur un personnel qualifié
et suffisamment nombreux dans des domaines tels que: science et technologie
alimentaires, chimie, biochimie, microbiologie, médecine vétérinaire, médecine
humaine, épidémiologie, génie agronomique, assurance de la qualité, audit et
droit. Le personnel devrait être compétent et posséder la formation nécessaire sur le
fonctionnement des systèmes de contrôle et d’inspection des denrées alimentaires. Il
devrait bénéficier d’un statut qui garantisse son impartialité et ne pas avoir d’intérêt
commercial direct dans les produits ou les établissements inspectés ou certifiés.

SECTION 7 – SYSTÈMES DE CERTIFICATION

44. Comme spécifié dans la Section 6 ci-dessus, l’efficacité du système d’inspection


détermine l’efficacité d’un système de certification.

45. La demande de certification devrait être justifiée par l’existence de risques pour la
santé ou de risques de fraude ou de tromperie. On devra dans la mesure possible
envisager des solutions alternatives à la certification, surtout si le système d’inspection
et les exigences d’un pays exportateur passent pour être équivalents à ceux du pays
importateur. Les accords bilatéraux ou multilatéraux, notamment les accords de
reconnaissance mutuelle et les accords de certification préalable, rendront peut-être
superflus la certification et/ou la délivrance de certificats qui étaient auparavant
obligatoires dans certains cas.

46. La certification devrait permettre d’attester qu’un produit, un lot de produits ou un


système d’inspection des aliments sont conformes aux exigences spécifiées. Elle devra,
selon le cas, se fonder sur:
– des vérifications régulières assurées par le service d’inspection;
– des résultats d’analyse;
– l’évaluation des procédures d’assurance de la qualité d’après leur conformité aux
exigences spécifiées;
– toute inspection expressément exigée pour la délivrance d’un certificat.
47. Les autorités compétentes doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer
l’intégrité, l’impartialité et l’indépendance des systèmes officiels de certification et des
systèmes de certification agréés. Elles doivent veiller à ce que les employés habilités
à valider les certificats soient suffisamment formés et tenus au courant au moyen,


Directives pour l’évaluation de la compétence des laboratoires d’essais chargés du contrôle des importations et des
exportations de denrées alimentaires (CAC/GL 27-1997). 29
Systèmes d’ i nspec t i on e t de c er t i fi c at i on des i m p o r tat i ons e t des e x p o r tat i ons al i men ta i res

s’il le faut, de notes à cet effet de l’importance du contenu de chaque certificat qu’ils
remplissent.

48. Les procédures de certification doivent inclure des procédures visant à assurer
l’authenticité et la validité des certificats à toutes les étapes pertinentes et à prévenir
les certifications frauduleuses. Plus précisément, le personnel:
– ne doit certifier que ce qu’il connaît personnellement ou ce qu’il peut évaluer lui-
même;
– ne doit pas signer de certificats vierges ou incomplets, ni de certificats se
rapportant à des produits qui n’ont pas été fabriqués dans le cadre de
programmes appropriés de contrôle. S’il est appelé à signer un certificat en
se fondant sur un autre document, le signataire doit être en possession de ce
document;
– ne doit avoir aucun intérêt commercial direct concernant les produits faisant
l’objet de la certification.

SECTION 8 – ACCRÉDITATION OFFICIELLE

49. Les pays peuvent accréditer officiellement des organismes d’inspection ou de


certification pour qu’ils offrent des services au nom des instances officielles.

50. Pour être officiellement accrédité, un organisme d’inspection ou de certification doit


faire l’objet d’une évaluation qui se fondera sur des critères objectifs, et doit au moins
se conformer aux normes énoncées dans les présentes directives, surtout pour ce qui
est de la compétence, de l’indépendance et de l’impartialité du personnel.

51. Les activités des organismes d’inspection et de certification officiellement accrédités


devraient être régulièrement évaluées par l’autorité compétente. Des procédures
devraient être mises en œuvre pour rectifier les lacunes et, le cas échéant, permettre le
retrait de l’accréditation officielle.

SECTION 9 – ÉVALUATION ET VÉrIFICATION DES SYSTÈMES D’INSPECTION


ET DE CERTIFICATION

52. Un système national devrait faire l’objet d’un audit qui sera distinct d’une inspection
courante. Il faudrait inciter les services d’inspection et de certification à s’auto-évaluer
ou à faire évaluer leur efficacité par des tierces parties.
53. Des auto-évaluations ou des audits par des tiers devraient être effectués aux divers
niveaux des systèmes d’inspection et de certification, en appliquant des procédures
d’évaluation et de vérification agréées à l’échelle internationale. Les services
d’inspection d’un pays pourraient entreprendre des auto-évaluations notamment pour
s’assurer que la protection des consommateurs et d’autres objectifs d’intérêt national
sont effectivement servis, pour améliorer leur efficacité interne ou pour faciliter les
exportations.
30
DIRECTI VES SUR LA CONCE P TION , L’A PPLICATION , L’É VALUATION ET L’HOMOLOG ATION DE SYSTÈMES D’ INSPECTION
ET DE CERTI FICATION DES IM P ORTATIONS ET DES EX P ORTATIONS ALIMENTAIRES (CAC /GL 26 -19 97)

54. Un pays qui envisage d’importer des produits peut, avec l’accord du pays exportateur,
examiner les services d’inspection et de certification d’un pays exportateur dans le
cadre de son processus d’évaluation des risques, en vue de déterminer les conditions
auxquelles devront satisfaire les importations en provenance de ce pays. Des évaluations
périodiques de contrôle pourraient se révéler utiles après l’ouverture des échanges
commerciaux.

55. Pour aider un pays exportateur à démontrer l’équivalence de son système d’inspection
et de certification, le pays importateur devrait mettre à sa disposition des informations
suffisantes sur son propre système et sur son efficacité.

56. Les pays exportateurs devraient être en mesure de démontrer qu’ils possèdent les
ressources, les capacités fonctionnelles et le cadre législatif nécessaires en plus de
l’administration effective de leurs systèmes, leur indépendance dans l’exercice de leurs
fonctions officielles et, le cas échéant, l’obtention de bons résultats.

57. Les directives relatives aux procédures à suivre par un pays importateur pour évaluer et
vérifier les systèmes d’un pays exportateur figurent à l’Appendice.

SECTION 10 – TRANSPARENCE

58. En accord avec les principes de transparence contenus dans les Principes applicables à
l’inspection et à la certification des importations et des exportations alimentaires, et
dans le but de promouvoir la confiance du consommateur dans la qualité et la sécurité
de ses aliments, les gouvernements devraient s’assurer que le fonctionnement de leurs
systèmes d’inspection et de certification est aussi transparent que possible, tout en
respectant les contraintes légitimes de confidentialité professionnelle et commerciale
et en évitant de créer de nouveaux obstacles au commerce en donnant une impression
trompeuse de la qualité et de la sécurité des produits importés par rapport aux produits
nationaux.

31
Systèmes d’ i nspec t i on e t de c er t i fi c at i on des i m p o r tat i ons e t des e x p o r tat i ons al i men ta i res

Appendice
DIRECTIVES SUR LES PROCÉDURES À SUIVRE PAR UN PAYS
IMPORTATEUR POUR ÉVALUER ET VÉRIFIER LES SYSTÈMES
D’INSPECTION ET DE CERTIFICATION D’UN PAYS EXPORTATEUR

1. Introduction

1.1 L’évaluation et la vérification doivent porter principalement sur l’efficacité du système


d’inspection et de certification appliqué par le pays exportateur plutôt que sur des
produits ou des établissements particuliers.

1.2 L’évaluation et la vérification peuvent être effectuées par des fonctionnaires du


pays importateur. Elles peuvent avoir pour objet l’infrastructure d’inspection et de
certification d’un pays exportateur, ou un régime d’inspection et de certification
particulier appliqué à un producteur ou à un groupe de producteurs.

2. Préparation

2.1 Les responsables de l’exécution d’un audit devrait préparer un plan couvrant les points
suivants:
– l’objet, l’ampleur et le champ d’application de l’audit ainsi que les normes ou les
exigences en fonction desquelles l’évaluation sera menée;
– la date et le lieu de l’audit, ainsi qu’un calendrier de l’ensemble des activités, la
date de publication du rapport final comprise;
– l’identité des auditeurs et, si une équipe d’audit est constituée, celle de son chef;
– la(les) langue(s) dans laquelle(lesquelles) l’audit sera exécuté et le rapport rédigé;
– un calendrier des réunions avec les fonctionnaires responsables et des visites des
établissements, selon le cas;
– les exigences en matière de confidentialité.
2.2 Ce plan devrait être examiné à l’avance avec les représentants du pays et, au besoin,
avec l’(les) organisme(s) faisant l’objet de l’audit.

2.3 Lorsque plusieurs organismes sont chargés de différents aspects du contrôle des
aliments dans le pays importateur, ces organismes doivent coordonner l’exécution de
l’audit afin d’éviter de multiplier les visites aux fins de l’évaluation de l’infrastructure
d’inspection et de certification des pays exportateurs.

3. Réunion d’ouverture

Il convient d’organiser une réunion d’ouverture avec les représentants du pays


32 exportateur, notamment avec les fonctionnaires responsables des programmes
DIRECTI VES SUR LA CONCE P TION , L’A PPLICATION , L’É VALUATION ET L’HOMOLOG ATION DE SYSTÈMES D’ INSPECTION
ET DE CERTI FICATION DES IM P ORTATIONS ET DES EX P ORTATIONS ALIMENTAIRES (CAC /GL 26 -19 97)

d’inspection et de certification. Lors de cette réunion, l’auditeur sera chargé


d’examiner le plan et de s’assurer qu’il dispose des ressources, de la documentation et
des installations nécessaires à l’exécution de l’audit.

4. Examen

Cette opération peut comprendre un examen de la documentation et une vérification


sur place.

4.1 Examen de la documentation


L’examen de la documentation peut consister en un examen préliminaire du système
national d’inspection et de certification, l’accent étant mis sur la mise en œuvre des
éléments du système d’inspection et de certification pour le(les) produit(s) en cause.
Après cet examen préliminaire, les auditeurs pourront examiner les dossiers d’inspection
et de certification correspondant à ces produits.

4.2 Vérification sur place


4.2.1 La décision de procéder à cette opération ne doit pas être automatique, mais doit
s’appuyer sur une série de facteurs, tels l’évaluation des risques que présente(ent)
le(les) produit(s) alimentaire(s), les antécédents du secteur ou du pays exportateur
en matière de respect des exigences spécifiées, le volume des denrées produites et
importées ou exportées, les changements survenus dans l’infrastructure du pays ainsi
que dans les systèmes d’inspection et de certification des aliments, et la formation
(théorique et pratique) des inspecteurs.

4.2.2 La vérification sur place peut comporter des visites aux ateliers de fabrication et aux aires
de manutention ou d’entreposage des denrées; elle vise à contrôler la conformité avec
les informations contenues dans la documentation mentionnée à la section 4.1.

4.3 Audit de suivi


Si l’on mène un audit de suivi pour vérifier si les lacunes constatées ont été corrigées,
il suffira, sans doute, d’examiner les points pour lesquels de telles mesures avaient été
jugées nécessaires.

5. Documents de travail

5.1 Il convient de normaliser autant que possible les formulaires de rapport sur les
constatations et les conclusions des évaluations, afin d’uniformiser la façon de procéder
pour l’audit, la présentation des rapports et l’évaluation et ainsi de rendre tout le
processus plus efficace. Parmi les documents de travail figurent également les listes de
contrôle des éléments à évaluer. Ces listes peuvent porter sur:
– la législation et la politique;
– la structure et les méthodes de travail de l’établissement;
– la pertinence des normes d’inspection ainsi que du champ d’application de
l’inspection et de l’échantillonnage;
– les plans et les résultats d’échantillonnage; 33
Systèmes d’ i nspec t i on e t de c er t i fi c at i on des i m p o r tat i ons e t des e x p o r tat i ons al i men ta i res

– les critères de certification;


– les mesures et les procédures visant à garantir le respect des exigences;
– les procédures concernant l’établissement des rapports et les plaintes;
– la formation des inspecteurs.

6. Réunion de clôture

Il convient de tenir une réunion de clôture avec les représentants du pays exportateur,
notamment les fonctionnaires responsables des programmes d’inspection et de
certification. A cette réunion, l’auditeur sera chargé de présenter les résultats de
l’audit et, le cas échéant, l’analyse qu’il a faite de la conformité. Cette information
devrait être présentée de manière claire et concise, afin que les conclusions de l’audit
soient clairement comprises. Un plan d’action devrait si possible, être défini en vue de
rectifier les insuffisances éventuelles.

7. Rapport

Le projet de rapport de l’audit devrait être transmis aux autorités compétentes dans
les deux pays dès que possible. Il devrait comporter un compte rendu des constatations
de l’audit, accompagné des preuves à l’appui de chaque conclusion; toute question
importante examinée au cours de la séance de clôture devrait aussi être consignée.
Le rapport final devrait inclure les observations des autorités compétentes du pays
exportateur.

8. Fréquence des audits

Il appartient au pays qui souhaite importer de décider de la fréquence des audits, avec
l’assentiment du pays exportateur. Les facteurs à prendre en considération incluent
les conclusions des audits précédents, et l’existence de procédures d’auto-évaluation,
ou d’audit par une tierce partie, des systèmes de contrôle du pays exportateur, ou
lorsqu’elles existent, l’efficacité de telles procédures.

34
DIRECTIVES SUR L’ÉLABORATION D’ACCORDS
D’ÉQUIVALENCE RELATIFS AUX SYSTÈMES D’INSPECTION
ET DE CERTIFICATION DES IMPORTATIONS ET DES
EXPORTATIONS ALIMENTAIRES

CAC/GL 34-1999

SECTION 1 – CHAMP D’APPLICATION

1. Le présent document fournit des conseils pratiques à l’intention des gouvernements


souhaitant conclure des accords d’équivalence bilatéraux ou multilatéraux relatifs
aux systèmes d’inspection et de certification des importations et des exportations
alimentaires. De tels accords pourront être des instruments ayant force obligatoire
prenant la forme d’ «accords internationaux» aux termes de la Convention de Vienne
sur le droit des traités ou des ententes moins formelles telles que des mémorandums
d’accord.

SECTION 2 – DÉFINITIONS

Audit. Examen méthodique et indépendant dans son fonctionnement qui sert


à déterminer si les activités et les résultats obtenus satisfont aux objectifs
préétablis.
Certification. Procédure par laquelle les organismes de certification officiels et les
organismes officiellement agréés donnent par écrit ou de manière équivalente,
l’assurance que des denrées alimentaires ou des systèmes de contrôle des denrées
alimentaires sont conformes aux exigences spécifiées. La certification des aliments
peut, selon le cas, s’appuyer sur toute une gamme d’activités d’inspection pouvant
comporter une inspection continue sur la chaîne de production, l’audit des systèmes
d’assurance de la qualité et l’examen des produits finis 1.
Système de certification. Système officiel ou agréé de certification.
Équivalence. Capacité de systèmes d’inspection et de certification différents de remplir
les mêmes objectifs.
Inspection. Examen des produits alimentaires ou des systèmes de contrôle des denrées
alimentaires, des matières premières, ainsi que de la transformation et de la
distribution, y compris les essais en cours de fabrication et ceux sur les produits finis,
de façon à vérifier qu’ils sont conformes aux exigences spécifiées 1.


Codex Alimentarius: Principes applicables à l’inspection et à la certification des importations et des exportations
alimentaires (CAC/GL 20-1995).

Codex Alimentarius: Directives sur la conception, l’application, l’évaluation et l’homologation de systèmes d’inspection
et de certification des importations et des exportations alimentaires (CAC/GL 26-1997). 35
Systèmes d’ i nspec t i on e t de c er t i fi c at i on des i m p o r tat i ons e t des e x p o r tat i ons al i men ta i res

Système d’inspection. Système officiel ou agréé d’inspection.


Systèmes officiels d’inspection et systèmes officiels de certification. Systèmes
administrés par un organisme gouvernemental compétent habilité à promulguer
et/ou à faire respecter les règlements 1.
Systèmes agréés d’inspection et systèmes agréés de certification. Systèmes ayant été
expressément approuvés ou reconnus par un organisme gouvernemental habilité1.
Exigences spécifiées. Critères fixés par les autorités compétentes en matière de commerce
des denrées alimentaires qui portent sur la protection de la santé publique, la
protection du consommateur et les conditions d’échanges commerciaux équitables1.

SECTION 3 – OBJECTIFS DES ACCORDS

2. Les pays peuvent souhaiter conclure des accords relatifs aux systèmes d’inspection et
de certification des importations et des exportations alimentaires afin de:
(a) disposer d’un moyen amélioré de s’assurer que les produits exportés sont
conformes aux exigences spécifiées du pays importateur;
(b) supprimer le chevauchement d’activités et utiliser les ressources collectives de
manière plus efficace et efficiente; et
(c) créer un mécanisme de coopération et d’échange de compétences spécialisées,
d’assistance et d’information qui contribue à garantir et à améliorer la
conformité aux exigences spécifiées.

3. Les accords d’équivalence ne sont généralement pas considérés comme une condition
d’échanges mais plutôt comme un moyen de veiller au respect des exigences spécifiées
du pays importateur tout en minimisant les obstacles au commerce. Par exemple, de
tels accords peuvent contribuer à réduire le nombre de vérifications matérielles ou
d’échantillonnages effectués par le pays importateur pour contrôler le respect des
normes ou pour éviter une certification supplémentaire dans le pays d’origine.

SECTION 4 – CHAMP D’APPLICATION ET TYPES D’ACCORD

4. Les présentes directives visent aussi bien les accords bilatéraux que les accords
multilatéraux. De tels accords peuvent couvrir des échanges effectués entre partenaires
commerciaux dans un sens ou dans les deux sens.

5. Comme convenu entre les parties, un accord d’équivalence visant les systèmes de
contrôle et de certification peut concerner tout aspect de l’innocuité des aliments ou
de toute autre exigence spécifiée pertinente en matière de denrées alimentaires. Ces
accords peuvent être limités à des domaines spécifiques d’échanges ou à des produits
spécifiques. Ces accords peuvent être conclus lorsque l’équivalence a été établie en ce
qui concerne tout ou partie des exigences spécifiées.


Dans le cadre de ces Directives, «pays» comprend les organismes régionaux d’intégration économique auxquels
un groupe de pays a transféré ses compétences en matière de certification et d’inspection des importations et des
exportations alimentaires et/ou de négociations d’accords d’équivalence avec d’autres pays.

Cf. Section 1 – Champ d’application. Bien que cette directive fasse référence à des «pays» et à des «accords», dans de
36 nombreux cas, ce seront les autorités compétentes qui concluront des accords ou d’autres ententes.
DIRECTI VES SUR L’ÉLABORATION D’ACCORDS D’ÉQUI VALENCE RELATI FS AUX SYSTÈMES D’ INSPECTION
ET DE CERTI FICATION DES IM P ORTATIONS ET DES EX P ORTATIONS ALIMENTAIRES (CAC /GL 3 4 –19 9 9)

6. Les accords d’équivalence peuvent inclure des dispositions relatives aux certificats ou
à d’autres formes de certification de produits échangés ou peuvent rendre superflus
certains certificats ou autres formes de certification.

SECTION 5 – Étapes prÉalables À l’ouverture de discussions


bilatÉrales ou multilatÉrales

7. Le pays importateur examine et détermine si les mesures du pays exportateur satisfont


aux exigences spécifiées du pays importateur. Toute décision doit toutefois être fondée
sur des critères objectifs.

8. En règle générale, l’élaboration d’accords nécessite des ressources importantes. Les


pays importateurs et exportateurs pourront donc établir des priorités faisant l’objet
d’examens portant à l’élaboration de ces accords, compte tenu des ressources limitées
disponibles pour procéder aux évaluations nécessaires. De telles priorités ne devront
pas être contraires aux droits et obligations de l’Organisation mondiale du commerce
(OMC).

9. Avant de fixer des priorités, les pays pourront considérer les questions suivantes:
(a) si la priorité devrait être accordée à certaines catégories de produits, en raison
des risques qu’ils présentent pour la santé publique;
(b) si le ou les produit(s) sur le(s)quel(s) portera l’accord fait ou font l’objet d’un
commerce important entre les pays importateur et exportateur, et si un accord
entre ces deux pays faciliterait ce commerce;
(c) si le pays exportateur semble avoir une infrastructure et des ressources
suffisantes pour maintenir un système de contrôle adéquat;
(d) si les produits du pays exportateur ont un faible taux de non respect des
exigences spécifiées du pays importateur;
(e) si le pays exportateur reconnaît et observe le Code de déontologie du commerce
international des denrées alimentaires adopté par le Codex;
(f) si des ressources importantes seront préservées du fait de cet accord.

10. Le pays engageant des discussions dans le but de conclure un accord d’équivalence
devra être prêt à faciliter des activités d’évaluation et de vérification, tant avant
qu’après la conclusion de l’accord.

11. Les pays qui ne sont pas encore prêts à conclure des accords d’équivalence pourront
souhaiter travailler conjointement à l’élaboration de tels accords. Les échanges
d’informations, la formation conjointe, la coopération technique et le développement
de l’infrastructure et de systèmes de contrôle des denrées alimentaires peuvent,
entre autres, servir de point de départ à l’élaboration ultérieure d’accords. Un pays
développé importateur devra envisager de fournir une assistance technique aux pays
en développement exportateurs afin de mettre en place des systèmes leur permettant


Cf. paragraphe 45 du document CAC/GL 26-1997.

Cf. CAC/GL 26-1997 pour des Directives relatives à la conduite de telles activités d’évaluation et de vérification. 37
Systèmes d’ i nspec t i on e t de c er t i fi c at i on des i m p o r tat i ons e t des e x p o r tat i ons al i men ta i res

d’avoir des exportations alimentaires conformes aux exigences spécifiées du pays


importateur et de faciliter l’élaboration d’accords d’équivalence.

SECTION 6 – ouverture de discussions en vue d’un accord


d’équivalence

12. Le pays prenant l’initiative de discussions en vue de conclure un accord d’équivalence


déterminera:
(a) le type d’accord d’équivalence souhaité;
(b) le ou les produit(s) visés;
(c) l’autorité compétente ou les autorités pour chaque produit;
(d) et le champ d’application des exigences spécifiées qui seront énoncées
dans l’accord (en matière par exemple, de santé et d’innocuité, de systèmes
d’assurance de la qualité, d’étiquetage, de pratiques frauduleuses vis-à-vis du
consommateur, etc.).

13. Un pays auprès duquel une telle démarche est faite devra y donner suite en temps
opportun.

14. Au cas où le destinataire d’une demande d’accord a des difficultés à y répondre


positivement, il devra donner les raisons et fournir toutes les recommandations
pertinentes en vue de faciliter l’élaboration future d’accords d’équivalence.

15. Les deux parties devront vérifier qu’elles disposent des pouvoirs juridiques nécessaires
pour négocier et conclure un tel accord.

SECTION 7 – PROCESSUS CONSULTATIF concernant les accords


d’équivalence

16. Dans une première étape du processus consultatif, le pays importateur diffusera
largement les textes relatifs à ses mesures de contrôle pertinentes et identifiera leurs
objectifs. Pour ce qui est des mesures de contrôle d’innocuité des aliments, le pays
importateur devra définir le ou les risque(s) pour la santé visé(s) par chaque mesure.
Lorsque l’on sait que certains dangers pour la santé, tels que des agents pathogènes
d’origine alimentaire, existent dans le pays exportateur mais pas dans le pays
importateur, ces dangers et les mesures les visant devront être identifiés.

17. Le pays exportateur fournira des informations prouvant que son propre système de
contrôle satisfait aux objectifs et/ou au niveau de protection, selon le cas, du pays
importateur:
– Les accords d’équivalence relatifs à des mesures (sanitaires) de contrôle de
l’innocuité des aliments sont conclus après qu’un pays importateur ait déterminé
que les mesures de contrôle d’un pays exportateur, même si elles sont différentes
de celles du pays importateur, satisfont au niveau approprié de protection
sanitaire du pays importateur.
38
DIRECTI VES SUR L’ÉLABORATION D’ACCORDS D’ÉQUI VALENCE RELATI FS AUX SYSTÈMES D’ INSPECTION
ET DE CERTI FICATION DES IM P ORTATIONS ET DES EX P ORTATIONS ALIMENTAIRES (CAC /GL 3 4 –19 9 9)

– Les accords d’équivalence relatifs à d’autres exigences spécifiées pertinentes


en matière de denrées alimentaires sont conclus après qu’un pays importateur
ait déterminé que les mesures de contrôle du pays exportateur, même si elles
sont différentes de celles du pays importateur, répondent aux objectifs du pays
importateur.

18. L’élaboration d’accords d’équivalence est facilitée par l’utilisation par les deux parties
des normes, recommandations et Directives du Codex.

19. Pour faciliter le processus consultatif, des informations seront échangées en fonction
des besoins sur les points suivants:

(a) Le cadre législatif, y compris les textes de toutes les lois pertinentes, qui constitue
le fondement juridique de l’application uniforme et cohérente du système de
contrôle des produits alimentaires faisant l’objet de l’accord;

(b) Les programmes et opérations de contrôle, y compris les textes de toutes les
mesures pertinentes des pays exportateurs faisant l’objet de l’accord, ainsi que
d’autres documents relatifs aux programmes et opérations de contrôle;

(c) Les critères de décision et mesures ;

(d) Les installations, équipements, transports et communications ainsi que l’hygiène


de base et la qualité de l’eau10;

(e) Les laboratoires, y compris des informations sur leur évaluation et/ou leur
accréditation, et des preuves qu’ils appliquent des techniques mondialement
reconnues d’assurance de la qualité11;

(f) Des détails sur les systèmes du pays exportateur visant à garantir une inspection
compétente et qualifiée12 grâce à la formation, l’accréditation et l’habilitation
appropriées du personnel d’inspection; et le nombre et la répartition des
inspecteurs;

(g) Des détails des procédures du pays exportateur pour l’audit des systèmes
nationaux, y compris l’assurance de l’intégrité et de l’absence de conflits
d’intérêts chez le personnel d’inspection13;


Cf. paragraphes 20 à 23 du document CAC/GL 26-1997.

Cf. paragraphes 24 à 29 du document CAC/GL 26-1997.

Cf. paragraphes 30 à 37 du document CAC/GL 26-1997.
10
Cf. paragraphes 38 à 40 du document CAC/GL 26-1997.
11
Cf. paragraphes 41 à 42 du document CAC/GL 26-1997.
12
Cf. paragraphe 43 du document CAC/GL 26-1997.
13
Cf. paragraphes 47 et 52 à 57 du document CAC/GL 26-1997.
39
Systèmes d’ i nspec t i on e t de c er t i fi c at i on des i m p o r tat i ons e t des e x p o r tat i ons al i men ta i res

(h) Des détails sur la structure et l’opération de tout système d’alerte rapide dans le
pays exportateur.

20. Les pays pourront souhaiter établir des tableaux comparatifs pour organiser les
informations susmentionnées et identifier les différences entre leurs systèmes de
contrôle respectifs.

21. Les pays importateurs et exportateurs définiront un processus pour examiner


conjointement les différences entre leurs mesures et/ou exigences spécifiées
respectives.

22. Les représentants du pays importateur devront pouvoir s’assurer que les systèmes de
contrôle du pays exportateur fonctionnent comme décrit. Cette assurance pourra être
obtenue grâce à une évaluation et à une vérification appropriées des processus décrits
à la Section 9 et à l’Annexe des Directives sur la conception, l’application, l’évaluation
et l’homologation de systèmes d’inspection et de certification des importations et des
exportations alimentaires.

23. Les parties à l’accord établiront des procédures pour:


(a) faire un audit et vérifier périodiquement, après la conclusion d’un accord
d’équivalence, que cette équivalence existe toujours; et,
(b) résoudre tout problème identifié lors de l’audit et de la vérification.

24. Une procédure de résolution de problèmes sera élaborée, avec notamment des
dispositions permettant au pays importateur de réexaminer des produits afin de
vérifier que le pays exportateur a bien remédié à ses insuffisances.

25. Les parties à l’accord décideront si l’accord d’équivalence doit inclure des dispositions
concernant l’utilisation, en plus ou au lieu des certificats, d’une liste d’établissements
dont la conformité aux mesures de contrôle équivalentes du pays exportateur a été
démontrée. Le pays importateur peut utiliser cette liste pour surveiller les importations.
Le pays exportateur sera chargé de fournir cette liste et toute mise à jour nécessaire au
pays importateur. Le pays importateur se réserve le droit de refuser les importations
d’un établissement et d’organiser avec le pays exportateur le retrait de la liste d’un
établissement, en fournissant les raisons de sa décision.

26. Les parties à l’accord conviendront de procédures relatives à l’échange d’informations


dans les situations d’urgence en matière de contrôle des aliments14.

27. Les parties à l’accord conviendront de procédures à suivre dans le cas d’expéditions de
denrées alimentaires non conformes aux termes de l’accord d’équivalence.

14
Cf. Principes et Directives du Codex sur les échanges d’informations dans les situations d’urgence en matière
40 de contrôle des aliments (CAC/GL 19-1995, Rév. 1-2004).
DIRECTI VES SUR L’ÉLABORATION D’ACCORDS D’ÉQUI VALENCE RELATI FS AUX SYSTÈMES D’ INSPECTION
ET DE CERTI FICATION DES IM P ORTATIONS ET DES EX P ORTATIONS ALIMENTAIRES (CAC /GL 3 4 –19 9 9)

28. Les parties à l’accord conviendront de procédures de résiliation de l’accord, au cas


où l’une ou l’autre des parties estimerait que les termes de l’accord ne sont plus
respectés.

29. Pour renforcer la confiance du public dans l’accord, tout en respectant le souci légitime
de préserver le caractère confidentiel des renseignements communiqués, les autorités
compétentes pertinentes des pays concernés devront donner au public, y compris
aux consommateurs, à l’industrie et aux autres parties intéressées, la possibilité de
présenter leurs observations en temps opportun sur le contenu de l’accord envisagé15.

SECTION 8 – ÉTUDES PILOTES

30. Avant de conclure un accord, les autorités compétentes dans les pays importateurs et
exportateurs pourront convenir de procéder à un essai ou à une étude pilote.

31. Le projet d’accord et le protocole relatifs à l’étude pilote pourront inclure, entre autres,
des dispositions concernant:
(a) la description et le calendrier du programme d’essai;
(b) les rôles et capacités des organismes publics et des organismes privés
officiellement agréés concernés;
(c) les procédures utilisées pour l’inspection et la certification;
(d) les procédures d’audit et leur fréquence;
(e) la description des besoins de formation ou d’information.

SECTION 9 – rédaction de l’accord

32. Les informations pouvant le cas échéant être incluses dans un accord sont énumérées
à l’Annexe A.

SECTION 10 – MISE EN ŒUVRE DE L’ACCORD

33. Un avis annonçant la conclusion de l’accord, ou le texte de l’accord lui-même, sera


publié par tous les gouvernements signataires. Le texte de l’accord sera mis à la
disposition du public de chaque pays dans la ou les langue(s) officielle(s) de ces pays.

34. Une fois l’accord entré en vigueur, chaque partie devra rapidement aviser l’autre ou les
autres partie(s) de toute mesure nouvelle ou modifiée se rapportant à l’accord.

15
Cf. paragraphe 58 du document CAC/GL 26-1997. 41
Systèmes d’ i nspec t i on e t de c er t i fi c at i on des i m p o r tat i ons e t des e x p o r tat i ons al i men ta i res

ANNEXE A
CONTENU DES ACCORDS D’ÉQUIVALENCE

Les informations suivantes devront, les cas échéant, figurer dans les accords
d’équivalence.
(a) Titre: Le nom donné à l’accord peut varier en fonction des préférences et des
obligations juridiques des parties à l’accord.
(b) Parties: Les noms des parties à l’accord bilatéral ou multilatéral.
(c) Objectif: Brève description de l’objectif spécifique de l’accord.
(d) Champ d’application: Identification des produits et des mesures qui font l’objet
de l’accord. Les éventuelles exceptions seront indiquées.
(e) Définitions: Définition des termes utilisés dans l’accord, selon les besoins. Dans
la mesure du possible, on utilisera les définitions de l’OMC et des documents du
Codex.
(f) Obligations de fond: Description détaillée des obligations et des responsabilités
spécifiques de chaque partie.
(g) Autorités compétentes: Titre de chaque autorité compétente qui sera
responsable de l’exécution de l’accord.
(h) Dispositions en matière d’évaluation et de vérification: Exposé des systèmes de
contrôle ou des parties de systèmes démontrés équivalents par le ou les (pays)
importateur(s) partie(s) à l’accord.
(i) Dispositions en matière d’évaluation et de vérification: Description des méthodes
utilisées pour vérifier la conformité aux dispositions de l’accord, y compris des
procédures d’audit et/ou des dispositions permettant aux parties de recourir à
des tiers officiellement agréés (y compris à des autorités compétentes de pays
qui ne sont pas signataires de l’accord). Les mécanismes de vérification continue
devront être clairement décrits.
(j) Critères de certification: Lorsque les certificats font partie d’accords pour le
respect des exigences spécifiées, une liste des critères, par attribut, devant être
utilisés par les autorités compétentes des pays importateur et exportateur pour
déterminer si le produit satisfait aux normes du pays importateur.
(k) Échantillonnage: Liste des références et des procédures d’échantillonnage
que les pays importateur et/ou exportateur utiliseront pour les contrôles et la
certification.
(l) Méthodologie analytique et autre: Liste des méthodes et procédures
équivalentes que les autorités compétentes parties à l’accord utiliseront pour
déterminer la conformité du ou des produit(s) visé(s) par l’accord.
(m) Procédures administratives: Procédures et conseils pour l’exécution et
l’application pratiques de l’accord.
(n) Échange d’informations et coopération: Une liste des types de partage des
compétences, de fourniture d’assistance et d’échange d’informations qui
contribueront à assurer la qualité et l’innocuité du ou des produit(s) visé(s) par
l’accord.

42
DIRECTI VES SUR L’ÉLABORATION D’ACCORDS D’ÉQUI VALENCE RELATI FS AUX SYSTÈMES D’ INSPECTION
ET DE CERTI FICATION DES IM P ORTATIONS ET DES EX P ORTATIONS ALIMENTAIRES (CAC /GL 3 4 –19 9 9)

(o) Transparence: Description des types d’information qui devront être échangées de
manière systématique, y compris mais de façon non limitative les lois et normes
révisées, les résultats analytiques et les résultats d’inspection.
(p) Notifications: Description des situations et procédures qui devront être suivies
lors de la communication de modifications importantes affectant l’innocuité des
produits échangés; des situations dans lesquelles il y a un risque identifié d’effets
graves sur la santé publique lié aux produits échangés; et des mesures prises pour
faire face à de telles situations.
(q) Règlements des différends: Description des procédures de consultation, des
comités mixtes, et/ou des autres mécanismes devant être employés par les parties
pour régler les différends survenant dans le cadre de l’accord. Ces procédures
et mécanismes ne devront pas limiter les droits ou obligations des parties
conformément aux accords de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
(r) Chargés de liaison: Pour chaque autorité compétente signataire, il conviendra
de désigner au moins un chargé de liaison dont on donnera le titre ou le
poste, l’adresse, le numéro de téléphone, le numéro de télécopie et l’adresse
électronique. (Il ne sera pas nécessaire de spécifier le nom des chargés de liaison).
(s) Entrée en vigueur: Date d’entrée en vigueur des dispositions de l’accord.
(t) Révision, modification et résiliation de l’accord: Méthodes pour la révision, la
modification et la résiliation de l’accord.
(u) Signatures: signatures, titres, et noms des agents représentant les autorités
compétentes parties à l’accord et date(s) de signature.

43
DIRECTIVES SUR L’APPRÉCIATION DE L’ÉQUIVALENCE
DE MESURES SANITAIRES ASSOCIÉES À DES SYSTÈMES
D’INSPECTION ET DE CERTIFICATION DES DENRÉES
ALIMENTAIRES
CAC/GL 53-2003

SECTION 1 – PRÉAMBULE

1. Il n’est pas rare que les pays importateurs et exportateurs utilisent des systèmes
d’inspection et de certification des denrées alimentaires différents. Ces différences
peuvent être liées à la prévalence de dangers particuliers en matière d’innocuité
des aliments, aux choix nationaux en matière de gestion des risques de sécurité
sanitaire des aliments et à l’évolution historique des systèmes de contrôle des denrées
alimentaires.

2. Dans de telles circonstances, un pays importateur et un pays exportateur pourront,


pour faciliter les échanges tout en protégeant la santé des consommateurs, examiner
ensemble si les mesures sanitaires du pays exportateur permettent d’atteindre le
niveau approprié de protection sanitaire du pays importateur, conformément au
principe d’équivalence prévu par l’Accord de l’Organisation mondiale du commerce
sur l’application des mesures sanitaires et phytosanitaires (Accord SPS de l’OMC).

3. L’application du principe d’équivalence présente des avantages tant pour le pays


exportateur que pour le pays importateur. Elle permet, tout en protégeant la
santé des consommateurs, de faciliter les échanges et de minimiser les coûts de la
réglementation supportés par les gouvernements, le secteur industriel, les producteurs
et les consommateurs en autorisant le pays exportateur à mettre en œuvre les moyens
les mieux adaptés à ses circonstances dans le but d’atteindre le niveau approprié de
protection du pays importateur.

4. Les pays importateurs devront éviter d’appliquer des mesures inutiles lorsqu’elles
ont déjà été mises en œuvre par le pays exportateur. Les pays importateurs pourront


Ces directives doivent être lues conjointement avec d’autres textes Codex pertinents, en particulier les Directives sur
l’élaboration d’accords d’équivalence relatifs aux systèmes d’inspection et de certification des importations et des
exportations alimentaires – CAC/GL 34-1999.

Conformément à la définition de l’équivalence donnée à la Section 3, il importe de distinguer les mesures qui sont
équivalentes (c’est-à-dire différentes de celles utilisées par le pays importateur tout en atteignant le niveau approprié de
protection de ce pays) des mesures qui sont identiques à celles du pays importateur.

Un pays exportateur ne pourra bénéficier de ces avantages lorsqu’une demande de détermination d’équivalence sert de
prétexte pour perturber des échanges existants. Une telle action de la part d’un pays importateur serait contraire aux
principes du commerce international. 45
Systèmes d’ i nspec t i on e t de c er t i fi c at i on des i m p o r tat i ons e t des e x p o r tat i ons al i men ta i res

réduire la fréquence et l’étendue des mesures de vérification de l’équivalence lorsque


les mesures appliquées par le pays exportateur ont été jugées équivalentes.

SECTION 2 – CHAMP D’APPLICATION

5. Le présent document fournit des directives sur l’appréciation de l’équivalence de


mesures sanitaires associées à des systèmes d’inspection et de certification des denrées
alimentaires. Aux fins de la détermination de l’équivalence, ces mesures peuvent être
sommairement classées comme suit: infrastructure; conception des programmes; mise
en œuvre et suivi; et/ou exigences particulières (cf. paragraphe 13).

SECTION 3 – DÉFINITIONS

6. Les définitions présentées dans le présent document sont inspirées de celles de la


Commission du Codex Alimentarius et de l’Accord SPS de l’OMC et sont cohérentes
avec celles-ci.

Mesure sanitaire: Toute mesure appliquée pour protéger, sur le territoire du pays, la
vie ou la santé humaine vis-à-vis des risques découlant des additifs, contaminants,
toxines ou organismes pathogènes présents dans les denrées alimentaires ou
les aliments pour animaux, ou de risques provenant de maladies véhiculées par
les aliments d’origine animale, végétale ou les produits dérivés ou de risques
provenant de tout danger présent dans les aliments.
Remarque: Les mesures sanitaires comprennent tous les décrets, lois,
réglementations, exigences spécifiées et procédures pertinents y compris, entre
autres, les critères sur les produits finals; les processus et méthodes de production;
les procédures de test, d’inspection, de certification et d’approbation; les
dispositions sur les méthodes statistiques, les procédures d’échantillonnage et
les méthodes d’évaluation des risques pertinentes; et les exigences en matière
de conditionnement et d’étiquetage directement liées à la sécurité sanitaire des
aliments.
Danger: Agent biologique, chimique ou physique présent dans un aliment ou état de
cet aliment pouvant avoir un effet néfaste sur la santé.
Risque: Fonction de la probabilité d’un effet néfaste sur la santé et de la gravité d’un
tel effet résultant de la présence d’un ou de danger(s) dans un aliment4.
Évaluation des risques: Processus scientifique comportant les étapes suivantes:
(i) identification des dangers; (ii) caractérisation des dangers; (iii) évaluation de
l’exposition; et (iv) caractérisation des risques4.
Niveau approprié de protection sanitaire: Niveau de protection considéré approprié
par le pays établissant une mesure sanitaire pour protéger la vie ou la santé
humaine sur son territoire. (Ce concept est également appelé «niveau acceptable
de risque»).

46 
Commission du Codex Alimentarius: Manuel de procédure.
DIRECTI VES SUR L’A PPRÉCIATION DE L’ÉQUI VALENCE DE MESURES SANITAIRES ASSOCIÉES
À DES SYSTÈMES D’ INSPECTION ET DE CERTI FICATION DES DENRÉES ALIMENTAIRES (CAC /GL 53 -20 03)

Équivalence de mesures sanitaires: État selon lequel les mesures sanitaires appliquées
par un pays exportateur, bien qu’étant différentes de celles appliquées par un
pays importateur, atteignent tel que démontré par le pays exportateur le niveau
approprié de protection sanitaire du pays importateur.

SECTION 4 – PRINCIPES GÉNÉRAUX RÉGISSANT LA DÉTERMINATION DE


L’ÉQUIVALENCE

7. La détermination de l’équivalence de mesures sanitaires associées à des systèmes


d’inspection et de certification des denrées alimentaires devra être fondée sur
l’application des principes suivants:
a) Un pays importateur a le droit de définir le niveau de protection sanitaire qu’il
juge approprié au sujet de la protection de la vie et de la santé humaines.
Le niveau approprié de protection sanitaire peut être exprimé de manière
qualitative ou quantitative.
b) La mesure sanitaire appliquée par un pays importateur devra effectivement
atteindre le niveau approprié de protection de ce pays et être mise en œuvre en
conformité avec l’article 2.3 de l’Accord SPS.
c) Un pays importateur devra décrire comment sa propre mesure sanitaire atteint
son niveau approprié de protection.
d) Un pays importateur devra reconnaître que des mesures sanitaires différentes
des siennes peuvent atteindre son niveau approprié de protection sanitaire et
peuvent donc être jugées équivalentes.
e) La mesure sanitaire proposée comme équivalente par le pays exportateur devra
être capable d’atteindre le niveau approprié de protection du pays importateur.
f) À la demande d’un pays exportateur, un pays importateur se prêtera sans retard
à des consultations en vue de déterminer dans un délai raisonnable l’équivalence
de mesures sanitaires spécifiées.
g) Il incombera au pays exportateur de démontrer objectivement que sa mesure
sanitaire peut atteindre le niveau approprié de protection du pays importateur.
h) Les mesures sanitaires des pays devront être comparées de manière objective.
i) Lorsque l’évaluation des risques est utilisée dans la démonstration de
l’équivalence, les pays devront veiller à ce que les techniques appliquées à cet
effet soient cohérentes, en utilisant, le cas échéant, des méthodes reconnues au
niveau international et en tenant compte des textes Codex pertinents.


Le document CAC/GL 26-1997 définit l’équivalence comme la «capacité de différents systèmes d’inspection et de
certification à satisfaire aux mêmes objectifs».

L’Accord SPS définit les droits et obligations des Membres de l’OMC relatifs à la détermination d’un niveau approprié de
protection sanitaire.

Dans les présentes directives, le mot «mesure» au singulier peut également, selon les circonstances, faire référence à
son pluriel ou à un «train de mesures».

Des mesures équivalentes pourront atteindre le niveau approprié de protection du pays importateur ou, lorsqu’elles
sont associées à d’autres mesures, contribuer à atteindre ce niveau approprié de protection. Dans la suite des présentes
directives, toute référence à la première proposition s’appliquera également à la seconde.

Directives sur la conception, l’application, l’évaluation et l’homologation de systèmes d’inspection et de certification des
importations et des exportations alimentaires – CAC/GL 26-1997. 47
Systèmes d’ i nspec t i on e t de c er t i fi c at i on des i m p o r tat i ons e t des e x p o r tat i ons al i men ta i res

j) Le pays importateur devra tenir compte de toute connaissance et expérience déjà


acquises sur les systèmes d’inspection et de certification des denrées alimentaires
appliqués dans le pays exportateur afin de procéder à la détermination
d’équivalence le plus efficacement et le plus rapidement possible.
k) Le pays exportateur devra permettre aux autorités chargées des contrôles
alimentaires dans le pays importateur, à la demande de ces dernières, d’examiner
et d’évaluer les systèmes d’inspection et de certification faisant l’objet de la
détermination d’équivalence.
l) Toutes les appréciations d’équivalence devront examiner les moyens de maintenir
l’équivalence.
m) Les pays devront garantir la transparence, tant dans la démonstration de
l’équivalence que dans l’appréciation de celle-ci, en consultant toutes les parties
intéressées dans la limite du possible et du raisonnable. Les pays exportateurs et
importateurs devront aborder une procédure de détermination d’équivalence de
manière coopérative.
n) Un pays importateur devra examiner de manière positive une demande émanant
d’un pays exportateur en développement concernant toute assistance technique
permettant de mener à bien une détermination de l’équivalence.

SECTION 5 – CONTEXTe d’une DÉTERMINATION d’Équivalence

8. Pour faciliter l’appréciation de l’équivalence entre les pays et promouvoir


l’harmonisation des normes en matière de sécurité sanitaire des aliments, les Membres
du Codex devront fonder leurs mesures sanitaires sur les normes Codex et textes
apparentés10.

9. Une détermination d’équivalence peut être sollicitée pour toute mesure ou tout train
de mesures concernant une denrée alimentaire ou un groupe de denrées alimentaires.
Les mesures sanitaires pertinentes d’un système de contrôle alimentaire appliqué dans
le pays exportateur devront satisfaire aux exigences du pays importateur lorsqu’elles
ne font pas l’objet d’une détermination d’équivalence.

10. L’étendue de la détermination d’équivalence dépendra de l’expérience, des


connaissances et de la confiance que le pays importateur a préalablement acquises au
sujet des mesures de contrôle alimentaire du pays exportateur.

11. Lorsqu’un pays importateur a une certaine expérience, connaissance et confiance


au sujet de mesures de contrôle alimentaire connexes à celles faisant l’objet de la
détermination d’équivalence et lorsque les pays conviennent que les exigences à
l’importation sont totalement satisfaites, c’est-à-dire en cas d’expérience commerciale
préalable, la détermination de l’équivalence de mesures sanitaires pourra être effectuée

10
L’article 3 de l’Accord SPS de l’OMC précise, entre autres, que les Membres de l’OMC pourront introduire ou maintenir
des mesures sanitaires qui entraînent un niveau de protection sanitaire plus élevé que celui qui serait obtenu avec des
mesures fondées sur les normes Codex s’il y a une justification scientifique ou si cela est la conséquence du niveau de
protection sanitaire qu’un Membre juge approprié. Ces mesures doivent être fondées sur une évaluation des risques
48 adaptée aux circonstances.
DIRECTI VES SUR L’A PPRÉCIATION DE L’ÉQUI VALENCE DE MESURES SANITAIRES ASSOCIÉES
À DES SYSTÈMES D’ INSPECTION ET DE CERTI FICATION DES DENRÉES ALIMENTAIRES (CAC /GL 53 -20 03)

sans tenir compte de ces mesures pertinentes connexes du système de contrôle


alimentaire.

12. En l’absence d’expérience, de connaissance et de confiance au sujet de mesures de


contrôle alimentaire connexes à celles faisant l’objet de la détermination d’équivalence
et lorsqu’il n’a pas été établi que les exigences à l’importation sont totalement satisfaites,
c’est-à-dire lorsque le commerce de produits alimentaires ou de groupes de produits
alimentaires est proposé pour la première fois, la détermination de l’équivalence de
mesures sanitaires devra examiner les mesures pertinentes connexes du système de
contrôle alimentaire.

13. Aux fins de la détermination de l’équivalence, les mesures sanitaires associées à un


système d’inspection et de certification des aliments peuvent être sommairement
classées comme suit:
a) infrastructure; y compris le fondement législatif (par ex. lois sur les denrées
alimentaires et lois d’application des règlements) et les systèmes administratifs
(ex. organisation des autorités nationales et régionales, systèmes d’application
des règlements, etc.);
b) conception, mise en œuvre et suivi des programmes, y compris la documentation
des systèmes, le suivi, les résultats, les critères de décision et mesures prises, la
capacité des laboratoires, l’infrastructure des transports et les dispositions en
matière de certification et d’audit; et/ou
c) exigences particulières; y compris les exigences applicables aux installations (ex.
conception des locaux), équipements (par ex. conception des machines entrant
en contact avec les aliments), processus (par ex. plans HACCP), procédures
(par ex. inspection ante et post mortem), tests (par ex. tests de laboratoire sur
les dangers microbiologiques et chimiques) et méthodes d’échantillonnage et
d’inspection.

14. Une telle classification devrait faciliter l’accord entre pays sur la base de comparaison
de mesures sanitaires faisant l’objet d’une détermination d’équivalence (cf. Section 6).
L’affectation de mesures à une catégorie particulière pourra par ailleurs aider les pays
à limiter l’étendue de la détermination d’équivalence relative aux mesures sanitaires
connexes du système de contrôle alimentaire.

SECTION 6 – BASe de COMPARaISON OBJECTIVE

15. Dès lors que les mesures sanitaires appliquées par un pays importateur ont pour objet
d’atteindre son niveau approprié de protection, un pays exportateur pourra démontrer
qu’il atteint ce niveau approprié de protection en démontrant que les mesures qu’il
propose comme équivalentes ont le même effet, quant à l’atteinte de ce niveau
approprié de protection, que les mesures sanitaires correspondantes appliquées par le
pays importateur en utilisant une base de comparaison objective.

49
Systèmes d’ i nspec t i on e t de c er t i fi c at i on des i m p o r tat i ons e t des e x p o r tat i ons al i men ta i res

16. Le pays importateur devra, à la demande du pays exportateur, définir le plus précisément
possible une base objective permettant de comparer à ses propres mesures les mesures
sanitaires proposées par le pays exportateur11. L’établissement d’un dialogue entre
les pays importateur et exportateur favorisera une entente et, si possible, un accord
sur la base de comparaison objective. Les autres informations à fournir par le pays
importateur pourront inclure:
a) le motif/l’objet de la mesure sanitaire, y compris la liste des risques spécifiques
qu’elle vise;
b) la relation entre la mesure sanitaire et le niveau approprié de protection
sanitaire, c’est-à-dire comment la mesure sanitaire atteint ce niveau approprié de
protection;
c) le cas échéant, une expression du niveau de contrôle du danger présent dans un
aliment obtenu par la mesure sanitaire;
d) le fondement scientifique de la mesure sanitaire examinée, y compris une
évaluation des risques le cas échéant;
e) toute information complémentaire pouvant aider le pays exportateur à présenter
une démonstration objective de l’équivalence.

SECTION 7 – PROCÉDURE de DÉTERMINATION de l’Équivalence

17. Le pays importateur devra, sur demande, fournir des informations sur ses mesures
sanitaires au pays exportateur. Le pays exportateur devra examiner toutes les mesures
sanitaires du pays importateur applicables aux denrées concernées et identifier
celles auxquelles il satisfait et celles pour lesquelles il demande une détermination
d’équivalence. Les pays importateur et exportateur devront alors suivre une procédure
convenue d’échange d’informations pertinentes afin de faciliter la détermination de
l’équivalence. Ces informations devront se limiter aux informations nécessaires dans ce
contexte.

18. La détermination de l’équivalence est facilitée lorsque les pays exportateur et


importateur suivent une série d’étapes telle que celle décrite ci-dessous et illustrée à
la Figure 1. Les parties devront coopérer tout au long de ces étapes afin d’aboutir à un
accord:
a) Le pays exportateur identifie la mesure sanitaire du pays importateur pour
laquelle il désire appliquer une mesure différente et demande le motif/objet de
cette mesure.
b) Le pays importateur fournit le motif/l’objet de la mesure sanitaire identifiée et
les autres informations pertinentes mentionnées à la Section 6.

11
La base de comparaison objective de mesures sanitaires de la catégorie «infrastructure» sera généralement de nature
qualitative, par exemple, la capacité de la législation sur le contrôle alimentaire à atteindre de vastes objectifs en matière
de sécurité sanitaire des aliments. La base de comparaison objective de mesures sanitaires de la catégorie «exigences
particulières» sera généralement de nature quantitative, par exemple, une comparaison des niveaux de maîtrise des
dangers découlant de la mesure. La base de comparaison objective de mesures sanitaires de la catégorie «programmes»
comprendra généralement des éléments qualitatifs et quantitatifs, par exemple, la bonne application des principes et la
50 définition de limites critiques appropriées, dans les systèmes HACCP de contrôle des denrées alimentaires.
D I REC T I VES SU R L’A PPRÉC I AT I ON DE L’ÉQU I VALENC E DE MESU RES SA N I TA I RES A SSOC I ÉES
À DES SYSTÈMES D’ I NSPEC T I ON E T DE C ER T I FI C AT I ON DES DEN RÉES AL I MEN TA I RES (C AC /GL 53 -20 03)

Figure I
Diagramme simplifié du processus de détermination de l’équivalence
(les étapes individuelles peuvent être réitérées)

PAYS EXPORTATEUR PAYS IMPORTATEUR

Identifie la ou les mesure(s) sanitaires (18.a)

Demande le motif /l’objet de la ou Fournit le motif/l’objet de la


des mesures(s) sanitaires (18.a) ou des mesure(s) sanitaire(s) (18.b)

Base objective de
comparaison? (18.c) Dialogue

Dialogue non requis

Élabore sa demande relative Évaluation (18.e)


à une ou plusieurs mesure(s)
proposée(s) comme équivalente (18.d)

Équivalence? Non

Oui Recense ses préoccupations (18.f)

Répond aux préoccupations


Évaluation (18.e)
du pays importateur: mesure(s)
sanitaire(s) proposée(s);
approfondit le dossier (18.g)

Équivalence? Non

Pays importateur donne la raison


du rejet de l’équivalence (18.h)

Oui Règlement possible d’opinions divergentes


sur la demande d’équivalence (18.i)

Équivalence? Non

Oui

51
Systèmes d’ i nspec t i on e t de c er t i fi c at i on des i m p o r tat i ons e t des e x p o r tat i ons al i men ta i res

c) Conformément à la Section 6, le pays importateur définit le plus précisément


possible une base objective permettant de comparer à ses propres mesures
les mesures sanitaires proposées par le pays exportateur. Les pays entament,
à l’initiative du pays exportateur, un dialogue sur cette base de comparaison
objective dans le but de s’accorder à ce sujet.
d) Le pays exportateur prépare et présente au pays importateur une soumission,
fondée sur l’évaluation des risques ou toute autre méthodologie appropriée, en
vue de démontrer que l’application d’une mesure sanitaire différente atteint le
niveau approprié de protection du pays importateur.
e) Le pays importateur examine la soumission et, si elle est adéquate, l’utilise pour
déterminer si les mesures du pays exportateur atteignent son niveau approprié
de protection.
f) Si le pays importateur a des préoccupations quant à la soumission présentée,
il en avise le pays exportateur le plus tôt possible en expliquant les raisons de
ses préoccupations. Dans un tel cas, le pays importateur suggère si possible une
manière d’aborder ces préoccupations.
g) Le pays exportateur répond à ces préoccupations en fournissant des informations
complémentaires, en modifiant sa proposition ou en prenant d’autres mesures,
selon le cas.
h) Le pays importateur avise le pays exportateur de son appréciation dans un délai
raisonnable et fournit la raison de sa décision s’il juge que la mesure sanitaire n’est
pas équivalente, à savoir, qu’elle n’atteint pas son niveau approprié de protection.
i) Les pays devront tenter de régler toute divergence d’opinion relative à
l’appréciation d’une soumission, intérimaire ou finale.

SECTION 8 – APPRÉCIATION

19. Le pays importateur devra procéder à l’appréciation de l’équivalence en se fondant sur


un processus analytique qui est transparent, objectif et cohérent et comprend, dans la
mesure du possible, la consultation de toutes les parties intéressées.

20. L’appréciation de l’équivalence de mesures sanitaires devra être fondée sur:


a) l’expérience, les connaissances et la confiance concernant les systèmes
d’inspection et de certification des denrées alimentaires du pays exportateur (cf.
Section 5);
b) les informations pertinentes fournies par le pays exportateur;
c) une analyse, utilisant la base de comparaison objective, de la solidité de la
relation entre la mesure sanitaire spécifiée du pays exportateur et l’atteinte du
niveau approprié de protection du pays importateur (cf. Section 6);
d) le fait que les paramètres devront être définis de manière quantitative dans la
mesure du possible;
e) l’adéquation des descriptions qualitatives lorsque le niveau de contrôle des
dangers présents dans les aliments n’est pas quantifié;

52
DIRECTI VES SUR L’A PPRÉCIATION DE L’ÉQUI VALENCE DE MESURES SANITAIRES ASSOCIÉES
À DES SYSTÈMES D’ INSPECTION ET DE CERTI FICATION DES DENRÉES ALIMENTAIRES (CAC /GL 53 -20 03)

f) la prise en considération de la variabilité et des autres sources d’incertitude


concernant les données;
g) la prise en compte de tous les effets sur la santé humaine attendus de la mesure
sanitaire identifiée du pays exportateur;
h) les textes Codex se rapportant aux questions de sécurité sanitaire des aliments
examinées.

21. Suite à toute appréciation d’équivalence, les pays exportateur et importateur devront
s’informer sans délai de tout changement important intervenant dans leurs programmes
et infrastructures d’appui qui pourrait avoir une incidence sur la détermination
préalable de l’équivalence.

53
DIRECTIVES POUR LA CONCEPTION,
L’ÉTABLISSEMENT, LA DÉLIVRANCE ET L’UTILISATION
DES CERTIFICATS OFFICIELS GÉNÉRIQUES
CAC/GL 38-2001

SECTION 1 – PRÉAMBULE

1. Les présentes directives reconnaissent que l’autorité compétente du pays importateur


peut exiger, avant d’autoriser l’entrée de denrées alimentaires destinées au commerce
international, que les importateurs présentent des certificats officiels délivrés par
l’autorité compétente du pays exportateur ou avec son autorisation.

2. Ces directives n’ont pas pour but d’encourager ou d’imposer l’usage de certificats
officiels pour les denrées devant faire l’objet d’échanges internationaux ou de diminuer
le rôle de facilitation des échanges joué par des certificats commerciaux ou autres, y
compris les certificats de tiers, non délivrés par le gouvernement du pays exportateur
ou avec son autorisation.

3. Ces directives reconnaissent que les certificats officiels peuvent aider les pays
importateurs à atteindre leurs objectifs en matière de sécurité sanitaire des aliments
et à assurer des pratiques loyales dans le commerce des denrées alimentaires mais
que d’autres approches pouvant compléter ou remplacer les certificats officiels (par
exemple, liste d’établissements) sont également possibles.

SECTION 2 – CHAMP D’APPLICATION ET OBJECTIFS

4. Les présentes directives fournissent des orientations aux pays sur la conception,
l’établissement, la délivrance et l’utilisation de certificats officiels qui attestent que
les denrées alimentaires destinées au commerce international satisfont aux exigences
du pays importateur en matière de sécurité sanitaire des aliments et/ou de pratiques
loyales dans le commerce des denrées alimentaires.

5. Ces directives entendent faciliter l’identification des informations et attestations


pouvant être fournies par les autorités compétentes.

6. Ces directives sont applicables aux certificats officiels quel que soit leur mode de
transmission, à savoir sur papier ou par voie électronique.


Ces directives devraient être lues en parallèle avec les Directives Codex sur la conception, l’application, l’évaluation et
l’homologation de systèmes d’inspection et de certification des importations et des exportations alimentaires (CAC/GL
26-1997), et en particulier la section 7 sur les systèmes de certification. On fera également référence aux modèles de
certificats élaborés par le Codex. 55

Précédemment Directives pour une présentation générique des certificats officiels


et l’établissement et la délivrance des certificats.
Adopté en 2001. Révisions en 2005, 2007.
Systèmes d’ i nspec t i on e t de c er t i fi c at i on des i m p o r tat i ons e t des e x p o r tat i ons al i men ta i res

7. Ces directives ne traitent pas des questions relatives à la santé animale et végétale
à moins qu’elles ne concernent directement la sécurité sanitaire des aliments. Il est
toutefois reconnu que, dans la pratique, un certificat officiel pourra contenir des
informations se rapportant à plusieurs questions (par exemple, sécurité sanitaire des
aliments, santé animale et végétale).

SECTION 3 – DÉFINITIONS

Certificats. Documents sous format papier ou électronique qui décrivent et attestent


les caractéristiques des expéditions alimentaires faisant l’objet d’échanges
internationaux.
Certification. Procédure par laquelle les organismes officiels de certification ou les
organismes officiellement agréés donnent par écrit, ou de manière équivalente,
l’assurance que des denrées alimentaires ou des systèmes de contrôle des aliments
sont conformes aux exigences spécifiées. La certification des aliments peut, selon le
cas, s’appuyer sur toute une série de contrôles prévoyant l’inspection continue sur
la chaîne de production, l’audit des systèmes d’assurance qualité et l’examen des
produits finis.
Certificats officiels. Certificats délivrés par l’autorité compétente du pays exportateur,
ou sous son contrôle, y compris par un organisme de certification agréé à cette fin
par l’autorité compétente.
Organismes de certification. Organismes de certification officiels et organismes de
certification officiellement agréés.
Agents de certification. Agents habilités ou agréés par l’autorité compétente du pays
exportateur en vue de remplir et de délivrer des certificats officiels.
Expédition. Collection définie de produits alimentaires normalement couverte par un
certificat unique.

SECTION 4 – PRINCIPES

8. Les principes suivants s’appliquent à la conception, à l’établissement, à la délivrance et


à l’utilisation de certificats officiels.
A. Les certificats officiels ne devraient être requis que lorsque des attestations et des
informations essentielles sont nécessaires pour assurer la sécurité sanitaire des
aliments et/ou des pratiques loyales dans le commerce des denrées alimentaires.
B. Les pays exportateurs peuvent fournir des assurances par des moyens autres que
des certificats couvrant une expédition, selon le cas.
C. Les attestations et informations requises par le pays importateur devraient être
limitées aux informations essentielles liées aux objectifs du système d’inspection
et de certification des denrées alimentaires du pays importateur.


Principes applicables à l’inspection et à la certification des importations et des exportations alimentaires (CAC/GL 20-
1995).

La reconnaissance des organismes de certification est abordée à la section 8 - Accréditation officielle des Directives sur la
conception, l’application, l’évaluation et l’homologation de systèmes d’inspection et de certification des importations et
56 des exportations alimentaires (CAC/GL 26-1997).
DIRECTI VES P OUR LA CONCE P TION , L’ÉTAB LISSEMENT, LA DÉLI V RANCE ET L’ UTILISATION
DES CERTI FICATS OFFICIELS GÉNÉRI QUES (CAC /GL 3 8 -20 01)

D. La raison d’être et les exigences relatives à des attestations spécifiques et


à des informations d’identification devraient être communiquées aux pays
exportateurs de manière cohérente et transparente et être appliquées par le pays
importateur de manière non discriminatoire.
E. Les certificats officiels, quel que soit leur mode de transmission ou leur contenu,
devraient présenter les informations sous un format qui simplifie et facilite
l’autorisation des produits visés tout en satisfaisant aux exigences du pays
importateur.
F. L’autorité compétente du pays exportateur est fondamentalement responsable
de tout certificat qu’elle délivre ou dont elle autorise la délivrance.
G. Toutes les attestations et les informations d’identification pertinentes requises
par le pays importateur devraient figurer sur un même certificat, dans la mesure
du possible, pour éviter des certificats multiples ou superflus.
H. Les autorités compétentes devraient prendre des mesures adaptées pour éviter
l’utilisation de certificats frauduleux et devraient collaborer, au besoin, aux
enquêtes menées en temps utile sur ces utilisations.

SECTION 5 – UTILISATION DES CERTIFICATS OFFICIELS

Principe A.
Les certificats officiels ne devraient être requis que lorsque des attestations et
des informations essentielles sont nécessaires pour assurer que les exigences
pour la sécurité sanitaire des aliments et/ou des pratiques loyales dans le
commerce des denrées alimentaires soient accomplies.

9. Des attestations et des informations spécifiques liées au produit identifié dans le


certificat peuvent fournir des assurances que le produit alimentaire ou le groupe de
produits alimentaires est conforme aux exigences du pays importateur en matière de:
• Sécurité sanitaire des aliments; et
• Pratiques loyales dans le commerce des denrées alimentaires.
10. Il est possible que la législation nationale n’autorise pas l’autorité compétente d’un pays
exportateur à délivrer le certificat requis par le pays importateur. Cette information doit
être communiquée au pays importateur. Celui-ci devrait alors envisager d’accorder la
souplesse nécessaire pour que ces assurances soient fournies par d’autres moyens, pour
autant que la sécurité sanitaire des aliments et les pratiques loyales dans le commerce
des denrées alimentaires soient assurées.

57
Systèmes d’ i nspec t i on e t de c er t i fi c at i on des i m p o r tat i ons e t des e x p o r tat i ons al i men ta i res

SECTION 6 – SOLUTIONS DE REMPLACEMENT DES CERTIFICATS OFFICIELS

Principe B.
Les pays exportateurs peuvent fournir des assurances par des moyens autres
que des certificats expédition par expédition, selon le cas.

11. D’autres dispositions fournissant des assurances équivalentes concernant la sécurité


sanitaire des aliments ou assurant des pratiques loyales dans le commerce des denrées
alimentaires devraient être envisagées.

12. Un pays importateur peut, dans certaines circonstances, consentir à accepter de la part
du pays exportateur une liste d’établissements satisfaisant à ses exigences spécifiques.
Cette liste peut être utilisée pour atteindre les mêmes objectifs que les certificats
expédition par expédition, étant entendu que le pays importateur peut toutefois
requérir des informations complémentaires (par exemple le mode de transport) pour
chaque expédition.

13. Les mécanismes et critères d’établissement, de mise à jour et de révision de ces listes
devraient être rendus transparents par le pays exportateur et approuvés par le pays
importateur.

14. Étant donné qu’une expédition est généralement couverte par un certificat officiel
unique, certains certificats peuvent également s’appliquer à des expéditions multiples,
sous réserve de l’accord du pays importateur. Les certificats se rapportant à plusieurs
expéditions doivent alors être de durée limitée.

SECTION 7 – QUANTITÉ D’INFORMATION, TRANSPARENCE


ET NON-DISCRIMINATION

Principe C.
Les attestations et informations requises par le pays importateur devraient être
limitées aux informations essentielles liées aux objectifs du système d’inspection
et de certification des denrées alimentaires du pays importateur.

15. Les attestations et informations officielles spécifiques devant figurer dans un certificat
seront déterminées par les exigences du pays importateur. Les pays importateurs
devraient tirer parti des normes internationales éventuellement disponibles afin de
réduire le niveau de détail nécessaire dans les certificats.

16. Les attestations et les informations officielles devraient être clairement identifiées
dans le texte du certificat et ne pas être inutilement complexes, détaillées ou plus
58 astreignantes que nécessaire pour le pays exportateur pour atteindre les objectifs du
DIRECTI VES P OUR LA CONCE P TION , L’ÉTAB LISSEMENT, LA DÉLI V RANCE ET L’ UTILISATION
DES CERTI FICATS OFFICIELS GÉNÉRI QUES (CAC /GL 3 8 -20 01)

système d’inspection et de certification des denrées alimentaires du pays importateur.


Sans pour autant s’en limiter, ces attestations pourront concerner:
• La conformité à des normes spécifiques et à des exigences spécifiées en matière de
production ou de transformation, le cas échéant;
• Le statut (par ex. licence) de l’établissement de production, de transformation, de
conditionnement et/ou de stockage dans le pays exportateur;
• Le statut zoosanitaire du pays exportateur s’il est susceptible d’affecter la sécurité
sanitaire des aliments; et
• Toute référence à des accords bilatéraux/multilatéraux pertinents.
17. Les prescriptions commerciales, telles que les caractéristiques spécifiques des produits
ou leur conformité aux spécifications de l’importateur, ne devraient pas être couvertes
par les certificats officiels.

18. Une expédition se rapportant à un échantillon alimentaire soumis aux fins d’évaluation,
d’essai ou de recherche dans le pays importateur devrait être clairement identifiée
en fonction de son utilisation prévue. Le certificat ou l’emballage doit clairement
indiquer que l’échantillon n’est pas destiné à la vente au détail et qu’il n’a aucune
valeur commerciale.

Principe D.
La raison d’être et les exigences relatives à des attestations spécifiques et à
des informations d’identification devraient être communiquées aux pays
exportateurs de manière cohérente et transparente et être appliquées par le
pays importateur de manière non discriminatoire.

19. Lors de la définition des exigences applicables aux certificats, les pays importateurs
devraient veiller à ce que les critères s’appliquent de la même manière à tous les pays
exportateurs afin d’éviter une discrimination arbitraire ou injustifiable.

20. Les autorités compétentes du pays importateur devraient, à la demande, communiquer


au pays exportateur les exigences relatives aux attestations et aux informations
officielles devant figurer dans les certificats ainsi que leur raison d’être.

59
Systèmes d’ i nspec t i on e t de c er t i fi c at i on des i m p o r tat i ons e t des e x p o r tat i ons al i men ta i res

SECTION 8 – CONCEPTION DES CERTIFICATS OFFICIELS

Principe E.
Les certificats officiels, quel que soit leur mode de transmission ou leur
contenu, devraient présenter les informations sous un format qui simplifie et
facilite l’autorisation des produits visés tout en satisfaisant aux exigences du
pays importateur.

21. Les certificats officiels devraient être conçus et utilisés de manière à:


• Simplifier et faciliter l’autorisation de l’expédition au point d’entrée ou de
contrôle;
• Prévoir l’identification précise de l’expédition certifiée et des parties intervenant
dans l’établissement et la délivrance du certificat;
• Aider le pays importateur à déterminer la validité du certificat; et
• Limiter au maximum le risque de fraude.
22. Les certificats officiels devraient, dans la mesure du possible, utiliser un modèle de
présentation. Les certificats devraient:
• Clairement identifier l’organisme de certification ainsi que les parties intervenant
dans l’établissement et la délivrance du certificat;
• Être conçus de manière à limiter au maximum les risques de fraude, notamment
grâce à l’utilisation d’un numéro d’identification unique ou d’autres moyens
permettant de garantir leur authenticité (par exemple, papier filigrané et/ou
autres mesures de sécurité pour les certificats papier; lignes et systèmes de
sécurité pour les certificats électroniques);
• Clairement décrire le produit et l’expédition auxquels ils font référence de
manière unique;
• Contenir une référence précise aux exigences officielles pour lesquelles le
certificat a été délivré;
• Contenir des attestations de l’organisme de certification officiel ou officiellement
agréé relatives à l’expédition qui y est décrite, et ne pas être soumis à une
obligation d’approbation/nouvelle certification une fois qu’ils ont été
délivrés; et
• Être rédigés dans une ou plusieurs langues parfaitement comprises par l’agent de
certification dans le pays exportateur et dans les pays de transit, le cas échéant, et
par l’autorité destinataire dans le pays importateur ou dans les pays dans lesquels
les denrées sont inspectées. En cas de nécessité, le certificat peut être assorti d’une
traduction officielle.


Lorsqu’ils doivent comporter des informations complémentaires, les certificats devraient être conçus de manière à
faire apparaître clairement qui a fourni les informations incluses dans les différentes parties (par exemple, laboratoire,
60 établissement de production, organisme de certification).
DIRECTI VES P OUR LA CONCE P TION , L’ÉTAB LISSEMENT, LA DÉLI V RANCE ET L’ UTILISATION
DES CERTI FICATS OFFICIELS GÉNÉRI QUES (CAC /GL 3 8 -20 01)

23. Les informations concernant le produit certifié devraient être clairement indiquées
sur le certificat, et comporter au moins les informations ci-dessous. Il peut en outre
comporter d’autres informations convenues par le pays importateur et le pays
exportateur:
• La nature du produit;
• Le nom du produit;
• La quantité, dans les unités pertinentes;
• Une description de la denrée et de l’expédition auxquelles il fait référence
de manière unique (par exemple, identificateur de lot, moyen de transport,
numéro(s) de sécurité ou code date);
• L’identité et, selon le cas, le nom et l’adresse du producteur/fabricant et/ou des
établissements de stockage ainsi que leur numéro d’agrément;
• Les nom et coordonnées de l’exportateur ou de l’expéditeur;
• Les nom et coordonnées de l’importateur ou du destinataire;
• Le pays d’expédition ou une zone du pays s’il s’agit d’attestations spécifiques; et
• Le pays de destination.
SECTION 9 – DÉLIVRANCE DES CERTIFICATS OFFICIELS (RESPONSABILITÉ DES
AGENTS DE CERTIFICATION, SÉCURITÉ ET PRÉVENTION DE LA FRAUDE)

Principe F.
L’autorité compétente du pays exportateur est fondamentalement responsable
de tout certificat qu’elle délivre ou dont elle autorise la délivrance.

24. Les certificats officiels tels que délivrés relèvent en dernier ressort des autorités
gouvernementales, étant entendu que le secteur de la production alimentaire
est fondamentalement responsable de la sécurité sanitaire des aliments et de la
prévention de la fraude et de la tromperie dans le contexte du commerce des denrées
alimentaires.

25. L’organisme de certification devrait:


• Être désigné et habilité de manière transparente, par la législation ou la
réglementation nationale/régionale10, à fournir les attestations pertinentes
requises dans un certificat officiel;


La classification de l’Organisation mondiale des douanes devrait être utilisée lorsqu’il y a lieu. S’il convient d’identifier
des espèces, la classification de Linnaeus sera appliquée.

Avec des références aux normes Codex lorsqu’elles existent.

Les quantités devront être indiquées dans le Système international d’unités (système métrique moderne).

Les codes de pays ISO peuvent être utilisés.

Les codes de pays ISO peuvent être utilisés.
10
Le terme «régional» fait référence à une organisation d’intégration économique régionale telle que définie à l’Article 2
de l’Acte constitutif de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture. 61
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• Avoir une désignation/habilitation reconnue comme suffisante par les


gouvernements de manière à éviter toute nécessité d’approbation/nouvelle
certification des certificats une fois qu’ils ont été délivrés;
• Fournir sur demande au pays importateur des informations concernant son
habilitation officielle;
• Veiller à ce que ses procédures permettent la délivrance de certificats officiels en
temps voulu de manière à éviter toute perturbation inutile des échanges;
• Disposer d’un système efficace permettant de limiter, dans la mesure du possible,
l’usage frauduleux des certificats officiels; et
• Disposer d’un programme de formation efficace et actualisé pour ses agents de
certification.

26. Si l’autorité compétente du pays exportateur est légalement habilitée à utiliser


des organismes de certification tiers et a autorisé un organisme tiers à délivrer des
certificats en son nom, l’autorité compétente doit veiller à ce que cet organisme tiers
soit dûment supervisé et fasse notamment l’objet d’audits.

27. Les certificats doivent normalement être délivrés avant que les expéditions auxquelles
ils se rapportent quittent le contrôle de l’organisme de certification. Les certificats
ne pourront être délivrés, lorsque les expéditions sont en transit vers leur pays de
destination ou y sont arrivées, que si des systèmes de contrôle appropriés sont en place
dans le pays exportateur pour appuyer cette pratique, qui doit être approuvée par le
pays importateur et, le cas échéant, par le pays de transit.

28. Les agents de certification devraient:


• Être désignés de manière appropriée par l’organisme de certification;
• Ne pas avoir de conflit d’intérêts relatif aux aspects commerciaux de l’expédition
et être indépendants des parties commerciales;
• Être pleinement au fait des exigences attestées;
• Disposer d’un exemplaire des règlements ou exigences mentionnés dans le
certificat ou d’informations et de notes d’orientation claires diffusées par
l’organisme de certification ou l’autorité compétente et expliquant les critères
auxquels le produit doit satisfaire avant d’être certifié;
• N’attester que les questions relevant de leurs compétences (ou qui ont été
attestées par une autre partie compétente); et
• Ne certifier que les circonstances pouvant être vérifiées, directement ou à l’aide
des documents fournis, y compris la conformité aux exigences spécifiées en
matière de production et à toute autre exigence spécifiée intervenant entre la
production et la date de délivrance du certificat.

Principe G.
Toutes les attestations et les informations d’identification pertinentes requises par
le pays importateur devraient figurer sur un même certificat, dans la mesure du
possible, pour éviter des certificats multiples ou superflus.

62
DIRECTI VES P OUR LA CONCE P TION , L’ÉTAB LISSEMENT, LA DÉLI V RANCE ET L’ UTILISATION
DES CERTI FICATS OFFICIELS GÉNÉRI QUES (CAC /GL 3 8 -20 01)

29. Les demandes de certificats devraient limiter autant que possible le besoin de certificats
superflus ou faisant double emploi, par exemple lorsque: 1) plusieurs certificats
contenant des attestations semblables sont requis par différents organismes d’un pays
importateur; 2) plusieurs certificats sont requis pour différentes caractéristiques alors
qu’une seule attestation suffirait; et, 3) plusieurs certificats contenant des attestations
semblables sont exigés de différents organismes de certification du pays exportateur.

30. Lorsqu’un certificat nécessite des attestations multiples (par exemple, sécurité sanitaire
des aliments, santé animale et/ou végétale), des attestations standard élaborées par
des organisations reconnues dans l’accord de l’Organisation mondiale du commerce
(OMC) sur l’application des mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS) pourront être
utilisées (c’est-à-dire, Codex, OIE, CIPV).

31. Lorsque des certificats sont exigés de plusieurs organismes, une seule autorité
compétente peut délivrer le certificat sur la base des informations reçues des autres
organismes officiels. On citera à titre d’exemple les mentions de statut zoosanitaire et
de santé publique sur le même certificat.

32. Lorsqu’un pays importateur demande que le certificat officiel contienne des informations
confidentielles, ces demandes devraient être limitées au besoin de veiller au respect
des exigences de sécurité sanitaire des aliments et d’assurer des pratiques loyales dans
le commerce des denrées alimentaires. Si de telles informations sont demandées, des
mesures appropriées pour protéger la confidentialité de ces informations devraient
alors être prises et communiquées à l’exportateur.

33. Les certificats officiels ne devraient pas contenir de données commerciales


confidentielles, telles que numéros de contrats et arrangements bancaires.

34. Lorsque, dans des cas exceptionnels justifiés par des problèmes documentés en matière
de santé publique, le pays importateur demande à recevoir l’assurance que la denrée
importée ne contient pas d’ingrédients provenant d’un ou de plusieurs pays spécifiés,
les certificats devraient contenir des attestations pertinentes. L’utilisation de ces
attestations devrait cesser lorsque le ou les pays auront géré le risque en se fondant sur
des données scientifiques et lorsque les mesures appliquées pour faire face au danger
seront jugées satisfaisantes par le pays importateur.

Utilisation des certificats papier


35. Si des certificats papier sont utilisés, les originaux doivent être délivrés et présentés à
l’exportateur ou à son agent.

36. Les certificats papier devraient, dans la mesure du possible, être conformes à la
formule-cadre des Nations Unies pour les documents commerciaux (Recommandation
no 1, ECE/TRADE/137).

37. L’organisme de certification du pays exportateur devrait garder une copie du certificat
original (clairement identifiée comme telle) pouvant être présentée sur demande à 63
Systèmes d’ i nspec t i on e t de c er t i fi c at i on des i m p o r tat i ons e t des e x p o r tat i ons al i men ta i res

l’autorité compétente du pays importateur ou d’un pays chargé par celui-ci d’effectuer
les contrôles des importations.

38. En délivrant un certificat papier, l’agent de certification devrait s’assurer que:


• Le certificat ne contient pas de suppressions autres que celles qui sont requises
dans le texte du certificat;
• Toute modification des informations certifiées est paraphée ou approuvée par
l’organisme de certification;
• Dans le cas de certificats comportant plusieurs pages, celles-ci constituent
manifestement un certificat unique, y compris la(les) traductions(s) officielles(s)
lorsqu’il y a lieu (par exemple, chaque page devra être numérotée et porter le
même numéro de certificat unique de manière à indiquer qu’il s’agit d’une page
précise dans une suite définie);
• Le certificat porte l’identification officielle de l’autorité compétente, la signature,
le nom et la fonction officielle de l’agent de certification (signature manuscrite ou
en copie certifiée);
• Le certificat porte la date, exprimée sans ambiguïté, à laquelle il a été signé et
délivré et, le cas échéant, sa période de validité; et
• Aucune partie du certificat n’est laissée en blanc au risque de pouvoir être
modifiée.

Utilisation des certificats électroniques


39. Lorsque les certificats d’exportation sont échangés sous forme électronique entre
les autorités compétentes des pays exportateurs et importateurs, le système utilisé
devrait:
• Envisager des éléments de données et une structure de message tels que ceux
qui sont définis/ratifiés par le Centre des Nations Unies pour la facilitation
des échanges et le commerce électronique en ce qui concerne les certificats
électroniques échangés entre les administrations frontalières (voir ISO/UNTDED11).
Les pays importateurs et exportateurs devront convenir des éléments de données
devant être échangés;
• Envisager l’application des technologies disponibles pour l’échange de messages
de données de façon à veiller à ce que les options retenues contribuent à la
continuité des opérations;
• Garantir l’intégrité du système de certification durant l’échange des données
électroniques pour éviter les fraudes, l’infection par des virus et d’autres logiciels
malveillants et préserver l’intégrité du système. Des exemples de mesures de
sécurité pouvant être encouragées comprennent:
– les certificats numériques d’authentification;
– le cryptage

11
L’UNTDED (Répertoire d’éléments de données commerciales des Nations Unies) contient des descriptions de tous
les éléments par numéro ainsi qu’une brève description et des caractéristiques (www.unece.org/etrades/codesindex.
htm). Par exemple, DE1004 correspond à un «Numéro de document/message». De même, dans le système X12, 324
correspond à un «Numéro de bon de commande» et comprend des éléments de données XML contenus dans la
64 spécification relative aux prescriptions commerciales pour les certificats d’exportation – Trade/CEFACT/2005/36.
DIRECTI VES P OUR LA CONCE P TION , L’ÉTAB LISSEMENT, LA DÉLI V RANCE ET L’ UTILISATION
DES CERTI FICATS OFFICIELS GÉNÉRI QUES (CAC /GL 3 8 -20 01)

– l’accès contrôlé et vérifié


– les pare-feu
• Inclure un mécanisme de contrôle et de protection de l’accès au système contre
toute intrusion non autorisée. Les autorités compétentes des pays exportateurs et
importateurs devront pour cela convenir de droits d’accès, notamment pour les
agents autorisés à accéder au système;
• Inclure des techniques ou procédures pour éviter la réutilisation frauduleuse des
certificats électroniques;
• Tenir compte de l’infrastructure et des capacités limitées des pays en
développement; et
• Inclure un plan d’intervention pour limiter au maximum la perturbation des
échanges en cas de défaillance du système.

40. L’exportateur ou son agent devrait être averti lorsqu’un certificat électronique a été
autorisé pour une expédition.

Présentation des certificats originaux


41. Dans le cas où des certificats papier sont utilisés, l’importateur ou le destinataire
devrait s’assurer que le produit est présenté aux autorités du pays importateur, ou
d’un pays chargé par celui-ci d’effectuer les contrôles des importations, accompagné
du certificat original, en conformité avec les exigences du pays importateur. Dans le
cas des certificats électroniques, l’importateur/destinataire ou son représentant devrait
fournir à l’autorité du pays importateur suffisamment d’informations sur l’expédition
pour permettre d’établir son identité en se référant aux informations figurant sur le
certificat.

Remplacement des certificats


42. Des certificats de remplacement peuvent être délivrés par une autorité compétente
pour corriger des certificats qui ont par exemple été perdus, endommagés, mal
rédigés, ou lorsque les informations d’origine ne sont plus exactes. Ces certificats
doivent indiquer clairement qu’ils remplacent le certificat d’origine Un certificat de
remplacement devrait porter le numéro du certificat original qu’il remplace ainsi que
la date à laquelle celui-ci a été signé. Le certificat original devrait être annulé et, dans
la mesure du possible, être retourné à l’autorité émettrice.

Annulation des certificats


43. Lorsqu’un certificat est annulé pour un motif valable, l’organisme de certification
devra annuler le certificat original le plus tôt possible et en aviser l’exportateur ou son
agent sur support papier ou par voie électronique. Cet avis devrait faire référence au
numéro du certificat original annulé et fournir tous les détails concernant l’expédition
ainsi que le ou les motifs de l’annulation. Une copie de l’annulation devrait être
fournie à l’autorité responsable du contrôle des aliments dans le pays importateur
lorsque l’expédition a été exportée. Un avis électronique devra être envoyé à l’autorité
de contrôle du pays importateur pour les pays utilisant des certificats électroniques.
Lorsque l’expédition est accompagnée d’un certificat papier, le certificat original
devrait dans la mesure du possible être retourné à l’autorité émettrice. 65
Systèmes d’ i nspec t i on e t de c er t i fi c at i on des i m p o r tat i ons e t des e x p o r tat i ons al i men ta i res

Certificats non valides


44. Malgré les efforts déployés pour éviter les erreurs, les certificats officiels contiennent
parfois des informations ou des mentions incorrectes. Lorsque de telles erreurs sont
découvertes, les organismes de certification du pays exportateur ou l’autorité du
pays importateur doivent se tenir mutuellement informés. Dans ce cas l’organisme de
certification doit, selon qu’il convient, délivrer sans tarder un certificat de remplacement
tel que celui qui est décrit au paragraphe 42 ou annuler le certificat comme il est dit au
paragraphe 43.

Principe H.
Les autorités compétentes devraient prendre des mesures adaptées pour éviter
l’utilisation de certificats frauduleux et devraient collaborer, selon le cas, aux
enquêtes menées en temps utile sur ces utilisations.

Certificats frauduleux
45. Lorsqu’une autorité compétente a des raisons valables pour soupçonner qu’un certificat
officiel accompagnant une expédition est frauduleux, qu’il s’agisse d’une fausse
déclaration délibérée ou d’une autre activité criminelle, elle devrait immédiatement
entamer une enquête et y faire participer l’organisme de certification du pays
exportateur censé avoir délivré le certificat réputé frauduleux. Il convient en outre de
notifier tout pays tiers pouvant être impliqué. L’autorité compétente devrait en outre
garder l’expédition concernée sous son contrôle jusqu’à la fin de l’enquête.

46. Les organismes de certification des pays dont le certificat réputé frauduleux est censé
provenir devraient coopérer pleinement à l’enquête de l’autorité compétente du
pays importateur. Si le certificat s’avère être frauduleux, les autorités compétentes
devraient faire tout leur possible pour identifier les responsables de sorte que des
mesures appropriées puissent être prises conformément au droit national/régional.

47. Le produit visé par les certificats frauduleux devrait être considéré comme contrevenant
aux exigences du pays importateur car ses caractéristiques exactes sont inconnues. La
destruction du produit est l’une des mesures qui peut être appliquée, car une telle
mesure peut fortement décourager les activités frauduleuses futures.

48. Les autorités compétentes des pays importateurs devraient tenir à jour des registres
sur les certificats des organismes de certification des pays exportateurs pertinents, y
compris, en ce qui concerne les certificats papier, des copies des tampons et marques
officiels.

66
PRINCIPES ET DIRECTIVES POUR L’ÉCHANGE
D’INFORMATIONS DANS LES SITUATIONS D’URGENCE EN
MATIÈRE DE SÉCURITÉ SANITAIRE DES ALIMENTS

CAC/GL 19-1995

1. PRÉAMBULE

1. Lors d’une situation d’urgence en matière de sécurité sanitaire des aliments, il est
essentiel, pour limiter au maximum les effets potentiellement néfastes sur la santé
publique, de communiquer au plus vite la nature et l’ampleur du problème à toutes
les parties concernées. Il convient d’éviter que des mesures injustifiées ne soient prises
à l’encontre d’autres denrées alimentaires provenant du même pays, ou d’autres pays,
qui ne sont pas impliquées dans la situation d’urgence. La dimension internationale du
commerce des denrées alimentaires exige que cette communication ait lieu au niveau
gouvernemental approprié.

2. Le présent document fournit des directives à l’intention des gouvernements nationaux


et des organisations d’intégration économique régionale concernant l’échange
d’informations dans les situations d’urgence en matière de sécurité sanitaire des
aliments.

2. CHAMP D’APPLICATION

3. Les présents principes et directives s’appliquent aux situations où les autorités


compétentes des pays importateurs et/ou exportateurs prennent conscience d’une
situation d’urgence en matière de sécurité sanitaire des aliments et où la communication
d’informations, sur les risques notamment, liées à la situation d’urgence doit être
entreprise.

4. Ils s’appliquent aux situations où le danger pour la sécurité sanitaire des aliments (agent
microbien, chimique, radiologique ou physique, etc.) a été spécifiquement identifié.
Ils peuvent également s’appliquer à celles où le danger pour la sécurité sanitaire
des aliments n’a pas été identifié mais où des informations scientifiques pertinentes
suggèrent l’existence d’un lien entre la consommation d’un aliment et l’apparition de
graves effets néfastes.

5. Ces principes et directives s’appliquent aux situations d’urgence en matière de sécurité


sanitaire des aliments associées à des importations ou des exportations alimentaires ou
à des aliments pouvant être importés ou exportés. Ils peuvent également s’appliquer

67

Adopté en 1995. Révision en 2004.


Systèmes d’ i nspec t i on e t de c er t i fi c at i on des i m p o r tat i ons e t des e x p o r tat i ons al i men ta i res

aux situations d’urgence concernant des aliments destinés à des animaux entrant dans
la chaîne alimentaire humaine.

6. Les principes et directives ne s’appliquent pas aux rejets de denrées alimentaires


survenant lorsque les normes d’un pays importateur ne sont pas satisfaites. Ces
situations sont couvertes par les Directives concernant l’échange d’informations entre
pays sur les rejets de denrées alimentaires à l’importation (CAC/GL 25-1997).

3. DÉFINITION

7. Situation d’urgence en matière de sécurité sanitaire des aliments: situation, accidentelle


ou intentionnelle, qui existe lorsqu’une autorité compétente identifie un risque grave
associé à la consommation de denrées alimentaires qui n’est pas encore maîtrisé et qui
exige que des mesures soient prises de toute urgence.

4. PRINCIPES

8. Les principes suivants s’appliquent à l’échange d’informations lorsqu’une situation


d’urgence en matière de sécurité sanitaire des aliments est identifiée:
a) Sa nature et son ampleur doivent, dans la mesure du possible, être décrites de
manière claire et exhaustive par les autorités compétentes concernées.
b) L’échange d’informations sur les situations d’urgence en matière de sécurité
sanitaire des aliments doit se faire entre les points de contact officiels désignés
par les autorités compétentes.
c) Un pays détectant une situation d’urgence en matière de sécurité sanitaire des
aliments, qu’il s’agisse d’un pays importateur ou d’un pays exportateur, doit
informer sans délai tous les pays affectés ou susceptibles de l’être.
d) Tous les renseignements pertinents doivent être mis en commun par les autorités
compétentes détectant une situation d’urgence en matière de sécurité sanitaire
des aliments pour permettre à tous les pays affectés ou susceptibles de l’être
de prendre des décisions de gestion ou de communication des risques en
connaissance de cause.
e) Les autorités compétentes doivent également, dans la mesure du possible,
fournir en temps utile des informations claires, pertinentes et factuelles aux
parties intéressées concernées.
f) La diffusion des informations doit être transparente et se poursuivre pendant
toutes les étapes de la situation d’urgence en matière de sécurité sanitaire
des aliments, afin de permettre l’évaluation et l’évolution permanentes des
interventions d’urgence.


Le code d’usages pour une bonne alimentation animale (CAC/RCP 54-2004) contient des dispositions concernant
les situations d’urgence affectant l’alimentation animale à la « Section 4.3.1: «Conditions spéciales applicables aux
situations d’urgence».
68
PRINCI PES ET DIRECTI VES P OUR L’ÉC HANGE D’ INFORMATIONS DANS LES SITUATIONS D’ URGENCE
EN MATI ÈRE DE SÉCURITÉ SANITAIRE DES ALIMENTS (CAC /GL 19 -19 95)

5. NATURE DE LA SITUATION D’URGENCE EN MATIÈRE DE SÉCURITÉ


SANITAIRE DES ALIMENTS

9. La nature de la situation d’urgence en matière de sécurité sanitaire des aliments, et son


fondement scientifique dès qu’il est disponible, doivent être décrits de manière claire,
concise et exacte. Même lorsque le danger pour la sécurité sanitaire des aliments n’a
pas été précisément identifié, tout lien manifeste et substantiel entre la consommation
d’un aliment et l’apparition d’effets néfastes graves pour la santé publique doit
être signalé par l’autorité compétente, conformément aux principes énoncés au
paragraphe 8.

10. Lorsque le danger pour la sécurité sanitaire des aliments est associé à une ou des
denrées alimentaires spécifiques, celles-ci doivent être identifiées le plus précisément
possible afin de faciliter l’identification et la localisation des denrées affectées. Dans les
autres cas, c’est-à-dire lorsque le danger pour la sécurité sanitaire des aliments touche
plusieurs catégories d’aliments et couvre potentiellement une zone géographique
donnée, tous les aliments affectés doivent être identifiés.

6. POINTS DE CONTACT OFFICIELS DÉSIGNÉS POUR L’ÉCHANGE


D’INFORMATIONS

11. Chaque pays doit désigner un point de contact officiel primaire pour les situations
d’urgence en matière de sécurité sanitaire des aliments, qui pourra assumer les fonctions
d’agent national de liaison pour les échanges d’information dans de telles situations.
Une liste des points de contact officiels primaires pour l’échange d’informations dans les
situations d’urgence en matière de sécurité sanitaire des aliments visé au paragraphe
8.b est disponible et une mise à jour est envoyée périodiquement aux gouvernements.
Il incombe à tous les pays de veiller à fournir régulièrement à l’Organisation mondiale
de la santé (OMS) des informations actualisées concernant leur point de contact
primaire officiel afin que la liste puisse être tenue à jour. Bien que le point de contact
officiel primaire soit le premier point de contact, il est entendu que les gouvernements
nationaux peuvent décider de désigner un point de contact spécifique pour une
situation d’urgence en matière de sécurité sanitaire des aliments donnée.

12. Les points de contact officiels désignés par les autorités compétentes pour coordonner
les mesures prises pour faire face à la situation d’urgence en matière de sécurité
sanitaire des aliments doivent être clairement identifiés. Les informations requises
comprennent le nom de l’autorité compétente et le nom, l’adresse, les numéros
de téléphone et de télécopie et l’adresse électronique des personnes ou bureaux
responsables de la gestion de la situation d’urgence qui peuvent fournir des détails
complémentaires sur le danger, les aliments concernés, les mesures prises et d’autres
informations pertinentes. Une adresse Internet doit également être fournie si un site
Web est utilisé pour diffuser des informations à jour.

69
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7. INFORMATION DE TOUS LES PAYS AFFECTÉS OU SUSCEPTIBLES


DE L’ÊTRE

13. L’impact d’une situation d’urgence en matière de sécurité sanitaire des aliments
peut être vaste en raison de la dimension internationale du commerce des denrées
alimentaires. L’autorité compétente du pays où la situation d’urgence en matière de
sécurité sanitaire des aliments est identifiée doit, dans la mesure de ses possibilités
et en coopérant avec d’autres autorités compétentes, recenser tous les pays pouvant
recevoir la ou les denrées incriminées et tous les pays d’où l’aliment potentiellement
contaminé ou ses ingrédients ont été importés. Toutes les informations pertinentes
concernant la situation d’urgence en matière de sécurité sanitaire des aliments doivent
être fournies aux autorités compétentes de ces pays.

14. La communication devra avoir lieu sans délai, employer les moyens les plus opportuns
et comprendre la vérification de sa réception par les principales parties. Tous les
moyens de communications - téléphone, courriel, télécopie et, si nécessaire, courrier -
doivent être envisagés pour assurer une communication rapide et garantir la réception
de l’information par l’autorité compétente dans les meilleurs délais.

15. Les informations initialement fournies étant souvent incomplètes, il incombe au


pays identifiant la situation d’urgence de s’assurer qu’elles sont complétées par
une ou plusieurs autres notifications à mesure que des données plus détaillées sont
disponibles.

16. Il est entendu que la nature et l’étendue de la divulgation des informations à chaque
autorité compétente correspondront à ce qui est considéré acceptable par l’autorité
compétente divulguant les informations, selon sa législation nationale.

8. INFORMATIONS À ÉCHANGER

17. Les autorités compétentes doivent échanger avec tous les pays affectés ou susceptibles
de l’être les informations pertinentes suivantes lors de l’identification d’une situation
d’urgence en matière de sécurité sanitaire des aliments:
a. La nature de la situation d’urgence en matière de sécurité sanitaire, y compris les
dangers et risques identifiés, la méthodologie utilisée et toutes hypothèses faites.
b. L’identification détaillée du ou des aliments concernés, y compris les marques
figurant sur les produits et les informations concernant les certificats.
c. Le ou les groupes de population affectés ou susceptibles de l’être.
d. Les informations concernant le transport (nom et coordonnées de l’exportateur,
de l’importateur, du destinataire, des expéditeurs, etc.).
e. Les mesures prises pour réduire ou éliminer le danger.
f. Les coordonnées complètes du point de contact officiel désigné et de l’autorité
compétente concernée.

18. La communication concernant la nature et l’ampleur de la situation d’urgence en


70 matière de sécurité sanitaire des aliments doit inclure des preuves scientifiques et
PRINCI PES ET DIRECTI VES P OUR L’ÉC HANGE D’ INFORMATIONS DANS LES SITUATIONS D’ URGENCE
EN MATI ÈRE DE SÉCURITÉ SANITAIRE DES ALIMENTS (CAC /GL 19 -19 95)

une évaluation des risques dès qu’elles sont disponibles, et décrire la manière dont les
normes internationales ont été prises en compte.

19. Il est recommandé tant aux pays importateurs qu’aux pays exportateurs d’utiliser une
présentation normalisée pour les informations échangées. Un modèle de présentation
est joint au présent document sous forme d’appendice. Si d’autres présentations sont
utilisées, il convient de veiller à ce que tous les renseignements pertinents soient inclus
et présentés clairement.

9. RÔLE DE L’AUTORITÉ COMPÉTENTE

20. Lors de l’identification d’une situation d’urgence en matière de sécurité sanitaire


des aliments, l’autorité compétente identifiant cette situation doit communiquer et
consulter sans délai la ou les autorités compétentes appropriées du ou des autres pays
affectés ou susceptibles de l’être. Les autorités compétentes chargées de coordonner
l’intervention doivent, s’il y a lieu, informer les pays recevant les denrées affectées des
mesures prises. L’exactitude et la véracité des données scientifiques et autres fournies
au sujet de la situation d’urgence en matière de sécurité sanitaire des aliments doivent
être vérifiées afin d’aider à la prise de décisions en matière de gestion des risques et de
communication des risques. Toute information inexacte doit être corrigée au plus tôt
par les autorités compétentes.

21. Il est également impératif que les autres parties concernées soient tenues informées,
selon les besoins, de la nature et de l’évolution de la situation d’urgence en matière
de sécurité sanitaire des aliments. Les autorités compétentes doivent en conséquence
fournir en temps utile des informations claires, pertinentes et factuelles aux entreprises,
aux consommateurs, aux autres parties intéressées et aux médias sur l’évolution de la
situation d’urgence en matière de sécurité sanitaire des aliments.

10. CIRCULATION DE L’INFORMATION

22. Les communications entre les pays exportateurs et importateurs doivent être
transparentes et se poursuivre pendant toutes les phases de la situation d’urgence,
depuis la notification initiale du problème, comprenant notamment, dans la mesure
possible, des détails sur toute évaluation des risques pertinente utilisée, jusqu’à la
notification de la résolution du problème. Ceci permettra aux pays de réexaminer leurs
stratégies d’évaluation, de gestion et de communication des risques à mesure que la
situation évolue.

11. AUTRES CONSIDÉRATIONS CONCERNANT L’ÉCHANGE D’INFORMATIONS

Niveau de distribution des aliments


23. Pour décider des mesures appropriées de communication à appliquer, les autorités
compétentes doivent tenir compte des quantités impliquées ainsi que de l’étendue
et du niveau (gros/détail) de leur distribution. Dans certains cas, les aliments affectés
n’auront pas encore pénétré dans le pays importateur et la communication sera axée 71
Systèmes d’ i nspec t i on e t de c er t i fi c at i on des i m p o r tat i ons e t des e x p o r tat i ons al i men ta i res

sur les importateurs. Dans d’autres cas, les aliments auront déjà été distribués dans le
pays importateur ou transbordés à destination d’autres pays et l’autorité compétente
devra tenir compte du niveau auquel les aliments auront été distribués (gros, détail,
consommateur) ou sont susceptibles de l’avoir été, et appliquer les mesures de gestion
et de communication des risques qui s’imposent, y compris un avis de rappel à un au
moins de ces niveaux de distribution.

Réexportation de denrées alimentaires affectées par une situation


d’urgence
24. Les denrées alimentaires interdites d’entrée dans un pays ou, dans certains cas, rappelées
après leur entrée doivent être traitées conformément aux dispositions des Directives
concernant l’échange d’informations entre pays sur les rejets de denrées alimentaires
à l’importation (CAC/GL 25-1997) en tenant compte du Code de déontologie du
commerce international des denrées alimentaires en cours de révision par le Comité du
Codex sur les principes généraux (CAC/RCP 20-1979).

Plan d’urgence en matière de sécurité sanitaire des aliments


25. Les pays importateurs et les pays exportateurs doivent se doter d’un plan d’intervention
indiquant la procédure à suivre dans les situations d’urgence en matière de sécurité
sanitaire des aliments. Ce plan doit comprendre des dispositions spécifiques relatives
à l’échange d’informations, et notamment l’information du public, selon les besoins,
concernant la situation d’urgence en matière de sécurité sanitaire des aliments.

Rôle de la FAO et de l’OMS


26. Bien que ces directives portent avant tout sur l’échange d’informations entre les
autorités compétentes des pays importateurs et exportateurs, des copies ou des résumés
des informations pertinentes seront communiqués, sur leur demande, à la FAO, à l’OMS
ou à d’autres organisations internationales. La FAO et l’OMS pourront fournir conseils
et assistance techniques à un ou plusieurs des pays touchés ou susceptibles de l’être.


En cours de révision par le Comité du Codex sur les principes généraux au moment de la rédaction du présent texte.

Par exemple: Directives pour le renforcement des systèmes de contrôle des denrées alimentaires (FAO/OMS) «La menace
72 terroriste et les produits alimentaires» (OMS).
PRINCI PES ET DIRECTI VES P OUR L’ÉC HANGE D’ INFORMATIONS DANS LES SITUATIONS D’ URGENCE
EN MATI ÈRE DE SÉCURITÉ SANITAIRE DES ALIMENTS (CAC /GL 19 -19 95)

Appendice
INFORMATIONS À ÉCHANGER DANS LES SITUATIONS D’URGENCE
EN MATIÈRE DE SÉCURITÉ SANITAIRE DES ALIMENTS
Les informations devant être échangées par les autorités compétentes des pays
exportateurs et importateurs affectés par les situations d’urgence en matière de sécurité
sanitaire des aliments sont répertoriées ci-après. Une situation d’urgence en matière
de sécurité sanitaire des aliments est une situation, accidentelle ou intentionnelle,
qui existe lorsqu’une autorité compétente identifie un risque grave associé à la
consommation de denrées alimentaires qui n’est pas encore maîtrisé et qui exige que
des mesures soient prises de toute urgence.

1. Nature de la situation d’urgence en matière de sécurité sanitaire des


aliments
La nature du danger pour la sécurité sanitaire des aliments provoquant la situation
d’urgence en matière de sécurité sanitaire des aliments doit être décrite à l’aide des
données suivantes, selon qu’il conviendra:
– contamination biologique/microbiologique (préciser l’organisme ou la toxine en cause);
– contamination chimique (par exemple, résidus de pesticides, de médicaments, de
produits chimiques industriels, de contaminants présents dans l’environnement);
– contamination physique, (corps étrangers, par exemple);
– contamination par les radionucléides (préciser le ou les radionucléides en cause);
– allergène non déclaré (l’allergène doit être expressément identifié);
– autres dangers identifiés (par exemple, substances chimiques naturellement
présentes dans les aliments ou résultant d’incidents de transformation ou de
conditionnement);
– agent inconnu (préciser les effets néfastes graves liés à la consommation des
denrées alimentaires spécifiées).

Dans chaque cas, le danger précis pour la sécurité sanitaire des aliments et son niveau
ou sa prévalence, définis en fonction des données disponibles, ainsi que les méthodes
d’échantillonnage et d’analyse utilisées et les hypothèses faites, le cas échéant, doivent
être signalés.

2. Identification des denrées alimentaires concernées


Les denrées alimentaires concernées doivent être décrites de manière détaillée. Les
informations suivantes doivent être fournies lorsqu’elles sont disponibles et applicables
au produit:
– description et quantité du ou des produits, notamment la marque, le nom du
produit tel qu’il figure sur l’étiquette, la qualité, la méthode de conservation (par
exemple, réfrigéré ou surgelé) et la durée de conservation;
– type et taille du ou des emballages;
– identification du lot, notamment le code du lot, les dates de production et de
transformation et l’identification des derniers locaux où les denrées ont été
transformées ou emballées; 73
Systèmes d’ i nspec t i on e t de c er t i fi c at i on des i m p o r tat i ons e t des e x p o r tat i ons al i men ta i res

– autres marques/cachets d’identification (par exemple: code barre, codes CUP);


– nom et adresse du producteur, du fabricant, du vendeur, de l’emballeur, de
l’exportateur ou de l’importateur, selon le cas;
– illustration;
– numéro(s) de référence du ou des certificats d’exportation, nom et marque
officiels.

Indiquer également les pays vers lesquels le produit a été exporté dès que cette
information est connue, pour permettre aux pays de savoir rapidement s’ils sont
susceptibles d’être touchés et les aider à localiser les denrées alimentaires affectées.

3. Groupe(s) de population affecté(s) ou susceptibles de l’être


Il peut arriver qu’une situation d’urgence en matière de sécurité sanitaire des aliments
affecte surtout certains segments de la population, par exemple, les enfants, les femmes
enceintes, les personnes immunodéprimées ou âgées. Ce fait doit alors être divulgué.
La nature et l’impact des effets nocifs pour la santé associés à une situation d’urgence
en matière de sécurité sanitaire des aliments comme la période d’incubation, la gravité
ou d’autres données épidémiologiques, devraient être indiqués.

4. Informations concernant le transport


Les informations suivantes doivent être fournies:
– nom et coordonnées de l’exportateur;
– nom et coordonnées de l’importateur;
– précisions sur le conteneur et l’expédition, les ports d’origine et de destination;
– nom et coordonnées du ou des destinataires et expéditeurs.

5. Mesures prises par le pays exportateur ou importateur


– mesures prises pour identifier les denrées et en empêcher la vente et
l’exportation;
– mesures de retrait des denrées du marché, en précisant si le retrait est volontaire
ou obligatoire;
– mesures prises en vue d’éviter d’autres problèmes;
– mesures prises pour réduire les risques par un traitement physique approprié;
– méthodes de diagnostic et de traitement des personnes affectées;
– mesures prises en vue de l’élimination définitive des produits (par exemple,
destruction des denrées).

6. Point(s) de contact de l’autorité compétente pour toute information


complémentaire
Coordonnées complètes, notamment: le nom de l’autorité compétente, l’adresse, le
numéro de téléphone, l’adresse électronique et les numéros de télécopie des personnes
ou bureaux pouvant fournir des informations complémentaires susceptibles d’être
recherchées par les pays affectés ou susceptibles de l’être pour faciliter la gestion de la
situation d’urgence en matière de sécurité sanitaire des aliments. Une adresse Internet,
s’il en existe une, devrait également être utilisée pour diffuser des informations à jour.
74
DIRECTIVES CONCERNANT LES ÉCHANGES
D’INFORMATIONS ENTRE PAYS SUR LES REJETS DE
DENRÉES ALIMENTAIRES À L’IMPORTATION

CAC/GL 25-1997

Préambule

1. Les Directives ci-après doivent servir de base à un échange structuré d’informations sur
les rejets à l’importation. Les éléments d’information les plus importants à examiner
dans ces Directives figurent en Annexe et chaque catégorie d’information est étudiée
plus en détail ci-après. Les Directives visent tous les types de produits alimentaires.

2. Ces Directives ne traitent que des rejets à l’importation justifiés par la non conformité
du produit aux exigences spécifiées du pays importateur. Les échanges d’informations
dans les situations d’urgence en matière de contrôle alimentaire sont traités dans le
document intitulé Directives concernant les échanges d’informations dans les situations
d’urgence en matière de contrôle des aliments (CAC/GL 19-1995).

3. Ces Directives concernent les échanges d’informations sur les rejets à l’importation et
ont pour objectif d’aider les pays à se conformer aux Principes applicables à l’inspection
et à la certification des importations et des exportations alimentaires (CAC/GL 20-1995),
en particulier, aux dispositions en matière de transparence mentionnées au paragraphe
14 de ces Principes.

Considérations générales

4. Les autorités chargées des contrôles alimentaires dans un pays importateur qui rejettent
un lot de produits alimentaires présenté à l’importation devraient toujours fournir
des informations à l’importateur sur les raisons du rejet. Ces informations devraient
également être fournies à l’exportateur si la demande en est faite aux autorités
chargées des contrôles.

5. Si le rejet d’un lot de produits a pour raison:


– la preuve d’un problème grave de sécurité des aliments et de risques pour la santé
publique dans le pays exportateur;
– la preuve d’allégations mensongères ou de fraude vis-à-vis du consommateur; ou
– la preuve d’une défaillance grave du système d’inspection ou de contrôle dans le
pays exportateur;

Les gouvernements et organisations désirant recevoir une liste de points de contact pour le contrôle des importations
alimentaires et les échanges d’informations dans les situations d’urgence en matière de contrôle des aliments doivent
s’adresser au Service central de liaison avec le Codex d’Australie, Australian Quarantine and Inspection Service, GPO Box
858, Canberra, ACT, 2601, Australie – Télécopie: 61-6-272-3103. 75
Systèmes d’ i nspec t i on e t de c er t i fi c at i on des i m p o r tat i ons e t des e x p o r tat i ons al i men ta i res

les autorités chargées des contrôles alimentaires dans le pays importateur devraient
en aviser les autorités chargées des contrôles alimentaires dans le pays exportateur
(par télécommunication ou autres moyens rapides de communication) et fournir les
renseignements détaillés précisés dans l’annexe aux présentes directives.

6. Après réception d’un tel avis, les autorités chargées des contrôles alimentaires dans le
pays exportateur devraient entreprendre les recherches nécessaires pour déterminer
la cause de tout problème ayant entraîné le rejet du lot. Les autorités chargées des
contrôles alimentaires dans le pays exportateur devraient, sur demande, fournir aux
autorités du pays importateur des informations sur les résultats de leurs recherches,
lorsqu’elles sont disponibles. Des entretiens bilatéraux devraient avoir lieu, le cas
échéant.

7. Lorsque dans d’autres circonstances, il y a:


– preuve de manquements répétés pouvant être corrigés (par exemple, erreur
d’étiquetage, perte des documents); ou
– preuve de manquements systématiques en matière de manutention, de stockage
ou de transport postérieurs à l’inspection/certification par les autorités des pays
exportateurs,
les autorités chargées des contrôles alimentaires dans le pays importateur devraient
également aviser les autorités chargées des contrôles alimentaires dans le pays
exportateur, de façon périodique ou sur demande.

8. Le pays importateur peut toujours fournir des renseignements concernant un rejet au


pays exportateur, même si cela n’est pas spécifié dans les présentes directives.

9. Dans certains pays, les renseignements sur les résultats obtenus lors de contrôles
alimentaires effectués par les pouvoirs publics sont facilement disponibles, alors que,
dans d’autres pays, les obstacles juridiques peuvent empêcher ou limiter la diffusion à
des tiers d’informations, par exemple, sur les rejets à l’importation. Dans certains cas,
les renseignements ne peuvent pas être communiqués avant un certain délai. Les pays
devraient, dans la mesure du possible, limiter au strict minimum les restrictions à la
diffusion à d’autres pays d’informations sur les denrées alimentaires refusées.

10. Des informations sur les rejets de denrées alimentaires à l’importation devraient être
fournies sur demande à la FAO et à l’OMS afin que celles-ci puissent aider les pays en
développement dans les efforts qu’ils déploient pour se conformer aux exigences des
pays importateurs.

Informations détaillées

Identification des produits concernés


11. Un certain nombre de données de base sont nécessaires pour identifier le lot de
produits alimentaires qui a été refusé à l’entrée du pays lorsqu’il a été présenté pour
importation. L’information la plus importante à cet égard concerne la nature et la
76 quantité de produits, les éventuels cachets, marques ou numéros d’identification
DIRECTI VES CONCERNANT LES ÉC HANGES D’ INFORMATIONS ENTRE PAYS
SUR LES RE J ETS DE DENRÉES ALIMENTAIRES À L’ IM P ORTATION (CAC /GL 25 -19 97)

et le nom et l’adresse de l’exportateur et/ou du producteur ou du fabricant. Des


renseignements concernant les importateurs ou les vendeurs pourraient également
être utiles. Lorsqu’un lot a été certifié, le numéro de certificat peut fournir une bonne
méthode d’identification.

Détails concernant l’importation


12. Des renseignements sur l’importation ou la présentation à l’importation sont
nécessaires. Les éléments les plus importants sont les suivants: point d’entrée et date
d’entrée, code d’identification et coordonnées de l’importateur.

Détails concernant la décision de rejet


13. Il est important d’obtenir des informations sur la décision de refuser l’importation,
en particulier le nom de l’autorité chargée des contrôles alimentaires qui a pris cette
décision, la date à laquelle celle-ci a été prise, et de savoir si la totalité ou seulement
une partie du lot a été refusée à l’entrée.

Raison(s) du rejet
14. La ou les raison(s) du rejet d’un lot de produits alimentaires doit (doivent) être
clairement exposée(s) et il conviendrait de mentionner les règlements ou normes qui
n’ont pas été respectés.

15. Des produits alimentaires peuvent être rejetés parce qu’ils sont jugés inacceptables
à l’issue d’un examen organoleptique ou qu’ils présentent des défauts techniques/
physiques, par exemple boîtes de conserve qui fuient, cachets brisés ou emballages
endommagés. Lorsque l’examen physique est à l’origine du rejet, une description claire
des critères utilisés devrait être fournie.

16. Lorsque la concentration d’un contaminant chimique dans un aliment est supérieure
à la limite maximale autorisée, le contaminant devrait être spécifié, ainsi que la
concentration relevée et la limite maximale autorisée. En cas de contamination
biologique ou de contamination par des toxines biologiques, il faudrait, lorsque aucune
concentration maximale n’a été fixée, fournir de façon aussi précise que possible
l’identité de l’organisme ou de la toxine en cause et, s’il y a lieu, la concentration
relevée. De même, les contraventions à la réglementation sur les additifs alimentaires
ou sur les normes de composition devraient être spécifiées. Certains pays n’acceptent
certains produits (par exemple, la viande fraîche) que s’ils proviennent d’établissements
agréés dans le pays exportateur. Si ces produits ne sont pas autorisés à entrer dans le
pays parce que les preuves de leur provenance manquent ou sont incomplètes, cela
devrait être mentionné.

17. Lorsqu’un lot de produits alimentaires est refusé à l’importation à la suite d’analyses
effectuées dans le pays importateur, les autorités de ce pays devraient fournir
sur demande des détails concernant les méthodes d’échantillonnage et d’analyse
employées et les résultats obtenus.

77
Systèmes d’ i nspec t i on e t de c er t i fi c at i on des i m p o r tat i ons e t des e x p o r tat i ons al i men ta i res

Mesures prises
18. Des informations devraient être fournies sur les mesures prises à la suite du rejet ou
de la saisie d’un lot de produits alimentaires. Il convient, notamment, de préciser ce
qu’il est advenu du lot, par exemple s’il a été détruit ou s’il est retenu en vue d’un
reconditionnement.

19. Si les produits refusés sont réexportés, les conditions liées à cette réexportation
devraient être indiquées. Par exemple, certains pays autorisent la réexpédition
seulement vers le pays d’origine ou vers des pays qui ont déclaré à l’avance être prêts
à accepter la livraison concernée en sachant qu’elle a été refusée ailleurs.

20. Outre l’échange d’informations entre les autorités chargées des contrôles alimentaires
des pays exportateurs et importateurs, il peut également être utile de mettre
l’ambassade ou tout autre organisme représentant le pays exportateur au courant de
la situation, afin que le pays concerné puisse prendre des mesures pour corriger les
défauts relevés et éviter ainsi le rejet de futurs lots.

78
DIRECTI VES CONCERNANT LES ÉC HANGES D’ INFORMATIONS ENTRE PAYS
SUR LES RE J ETS DE DENRÉES ALIMENTAIRES À L’ IM P ORTATION (CAC /GL 25 -19 97)

ANNEXE
MODÈLE DE PRÉSENTATION POUR LES ÉCHANGES D’INFORMATION
ENTRE PAYS SUR LES REJETS DE DENRÉES ALIMENTAIRES à
L’IMPORTATION

Il conviendrait que les pays fournissent en fonction des circonstances les informations
ci-après relatives aux rejets de denrées alimentaires à l’importation.

Identification du produit concerné


– Description et quantité du produit
– Type et dimensions de l’emballage
– Identification du lot (numéro, date de production, etc.)
– Numéro du récipient, connaissement ou détails similaires relatifs au transport
– Autres cachets, marques ou numéros d’identification
– Numéro de certificat
– Nom et adresse du fabricant, du producteur, du vendeur et/ou de l’exportateur,
numéro de l’établissement, selon le cas.

Détails concernant l’importation


– Port ou point d’entrée
– Nom et adresse de l’importateur
– Date de présentation à l’entrée

Détails concernant la décision de rejet


– Totalité/partie du lot rejetée (veuillez spécifier)
– Nom et adresse de l’autorité chargée des contrôles alimentaires ayant décidé du
rejet
– Date de la décision
– Nom et adresse de l’autorité chargée des contrôles alimentaires pouvant fournir
un complément d’information sur les raisons du rejet

Raison(s) du rejet
– Contamination biologique/microbiologique
– Contamination chimique (résidus de pesticides ou de médicaments vétérinaires,
métaux lourds, etc.)
– Contamination par radionucléides
– Etiquetage incorrect ou trompeur
– Non conforme à la composition indiquée
– Non conforme aux normes sur les additifs alimentaires
– Qualité organoleptique inacceptable
– Défauts techniques ou physiques (par exemple, emballage endommagé)
– Certification incomplète ou incorrecte
– Ne provient pas d’un pays, d’une région ou d’un établissement agréé
– Autres raisons 79
Systèmes d’ i nspec t i on e t de c er t i fi c at i on des i m p o r tat i ons e t des e x p o r tat i ons al i men ta i res

Remarque: Lorsque des denrées alimentaires ont été rejetées à l’importation sur la base
d’un échantillonnage et/ou d’une analyse dans le pays importateur, des informations
détaillées sur les méthodes d’échantillonnage et d’analyse et sur les résultats obtenus
et le nom du laboratoire d’essai devraient être disponibles sur demande.

Mesures prises
– Destruction du produit
– Produit consigné en attendant le reconditionnement/la rectification des lacunes
dans la documentation
– Produit consigné en attendant la décision finale
– Lieu de consignation du produit
– Importation permise sous réserve d’usages autre que la consommation humaine
– Réexportation permise sous certaines conditions, par exemple vers des pays
informés spécifiés
– Importateur avisé
– Ambassade/autorités chargées des contrôles alimentaires du pays exportateur
avisées
– Autorités dans les autres pays destinataires probables avisées
– Autres

80
PRINCIPES APPLICABLES À LA TRAÇABILITÉ/AU
TRAÇAGE DES PRODUITS EN TANT QU’OUTIL D’UN
SYSTÈME D’INSPECTION ET DE CERTIFICATION
DES DENRÉES ALIMENTAIRES

CAC/GL 60-2006

SECTION 1 – CHAMP D’APPLICATION

1. Le présent document contient un ensemble de principes visant à aider les autorités


compétentes à utiliser la traçabilité/le traçage des produits en tant qu’outil au sein de
leur système d’inspection et de certification des denrées alimentaires. Il doit être lu en
parallèle avec tous les textes Codex pertinents ainsi que ceux adoptés par l’OIE et par
la CIPV, le cas échéant.

2. Conformément au double mandat du Codex Alimentarius, la traçabilité/le traçage des


produits est un outil pouvant être appliqué, lorsqu’il y a lieu, au sein d’un système
d’inspection et de certification des denrées alimentaires pour contribuer à protéger les
consommateurs contre les risques d’origine alimentaire et les pratiques commerciales
trompeuses et à faciliter les échanges commerciaux fondés sur la base d’une description
précise des produits.

SECTION 2 – DÉFINITIONS

Inspection: Examen des aliments ou des systèmes de contrôle portant sur les aliments,
les matières premières, la transformation et la distribution – y compris essais en cours
de fabrication et sur les produits finis – de façon à vérifier qu’ils sont conformes aux
exigences spécifiées.
Certification2: Procédure par laquelle les organismes de certification officiels et les
organismes officiellement agréés donnent, par écrit ou de manière équivalente,
l’assurance que des denrées alimentaires ou des systèmes de contrôle des denrées
alimentaires sont conformes aux exigences spécifiées. La certification des aliments
peut, selon le cas, s’appuyer sur toute une série de contrôles prévoyant l’inspection
continue sur la chaîne de production, l’audit des systèmes d’assurance qualité et
l’examen des produits finis.


Principes Codex applicables à l’inspection et à la certification des importations et des exportations alimentaires
(CAC/GL 20-1995) (paragraphe 5).

Principes Codex applicables à l’inspection et à la certification des importations et des exportations alimentaires
(CAC/GL 20-1995). 81
Systèmes d’ i nspec t i on e t de c er t i fi c at i on des i m p o r tat i ons e t des e x p o r tat i ons al i men ta i res

Équivalence: Capacité de systèmes d’inspection et de certification différents de remplir


les mêmes objectifs.
Traçabilité/traçage des produits: Capacité à suivre le mouvement d’une denrée
alimentaire à travers une (des) étape(s) spécifiée(s) de la production, de la
transformation et de la distribution.

SECTION 3 – PRINCIPES

3. Ces principes portent sur le contexte, la raison d’être, la conception et l’application


de la traçabilité/du traçage des produits en tant qu’outil pouvant être utilisé par une
autorité compétente dans le cadre d’un système d’inspection et de certification des
denrées alimentaires.

Contexte
4. La traçabilité/le traçage des produits, tel que défini ci-dessus, est un des outils pouvant
être utilisés par une autorité compétente au sein de son système d’inspection et de
certification des denrées alimentaires.

5. Un pays importateur devrait apprécier qu’un système d’inspection et de certification


des denrées alimentaires n’utilisant pas d’outil de traçabilité/traçage des produits peut
atteindre le même objectif et produire les mêmes résultats (par exemple, en matière de
sécurité sanitaire des aliments, fournir le même niveau de protection) qu’un système
d’inspection et de certification des denrées alimentaires doté d’un tel outil.

6. Un pays exportateur ne devrait pas être tenu de reproduire l’outil (c’est-à-dire mettre
en place le même outil) de traçabilité/traçage des produits que celui utilisé, le cas
échéant, par le pays importateur.

Raison d’être
7. L’utilisation d’un outil de traçabilité/traçage des produits par une autorité compétente
devrait améliorer l’efficacité et/ou l’efficience des actions pouvant être nécessaires
concernant ses mesures ou exigences au sein de son système d’inspection et de
certification des denrées alimentaires.

8. La traçabilité/le traçage des produits est un outil qui, lorsqu’il est utilisé dans le
contexte de la sécurité sanitaire des aliments, n’améliore pas en soi les résultats de
sécurité sanitaire des aliments à moins qu’il ne soit associé à des mesures et exigences


Directives Codex sur la conception, l’application, l’évaluation et l’homologation de systèmes d’inspection et de
certification des importations et des exportations alimentaires (CAC/GL 26-1997).

Manuel de procédure du Codex.

Directives Codex sur l’élaboration d’accords d’équivalence relatifs aux systèmes d’inspection et de certification des
importations et des exportations alimentaires (CAC/GL 34-1999); Directives Codex sur l’appréciation de l’équivalence
des mesures sanitaires associées aux systèmes d’inspection et de certification des denrées alimentaires (CAC/GL 53-
82 2003).
PRINCI PES A PPLICAB LES À LA TRAÇ AB ILITÉ /AU TRAÇ AGE DES PRODUITS EN TANT QU ’OUTIL D’ UN SYSTÈME D’ INSPECTION ET
DE CERTI FICATION DES DENRÉES ALIMENTAIRES (CAC /GL 6 0 -20 0 6)

appropriées. Cet outil peut contribuer à l’efficacité des mesures associées de sécurité
sanitaire des aliments.

9. La traçabilité/le traçage des produits est un outil qui, lorsqu’il est utilisé au sein d’un
système d’inspection et de certification des denrées alimentaires, peut contribuer à
la protection des consommateurs contre les pratiques commerciales trompeuses et
faciliter les échanges commerciaux fondés sur une description précise des produits.

10. Dans chaque cas, un outil de traçabilité/traçage des produits devrait être justifié dans le
contexte du système d’inspection et de certification des denrées alimentaires et l’objet,
les objectifs et les spécifications de cet outil devraient être clairement décrits. La portée
et l’étendue de l’utilisation de l’outil devraient être proportionnelles au besoin décrit.

Conception
11. L’outil de traçabilité/traçage des produits peut s’appliquer à une partie ou à la totalité
des étapes de la chaîne alimentaire (de la production à la distribution), selon les
objectifs du système d’inspection et de certification des denrées alimentaires.

12. L’outil de traçabilité/traçage des produits devrait être capable d’identifier à n’importe
quel point de la chaîne alimentaire (de la production à la distribution) l’origine du
produit (une étape en amont) ainsi que sa destination (une étape en aval), selon les
objectifs du système d’inspection et de certification des denrées alimentaires.

13. Les objectifs, la portée et les procédures connexes d’un système d’inspection et de
certification des denrées alimentaires doté d’un outil de traçabilité/traçage des
produits devraient être transparents et, sur demande, mis à la disposition des autorités
compétentes du pays exportateur.

Application
14. L’application de la traçabilité/du traçage des produits devrait tenir compte des capacités
des pays en développement.

15. Lorsque, dans le contexte de l’utilisation de la traçabilité/traçage des produits en tant


qu’outil, des objectifs ou résultats du système d’inspection et de certification des denrées
alimentaires d’un pays importateur ne peuvent être satisfaits par un pays exportateur,
le pays importateur devrait envisager de lui fournir une assistance, en particulier
dans le cas d’un pays en développement. Cette assistance peut comprendre des délais
étendus de mise en œuvre, une certaine souplesse en matière de conception et une


Par exemple, en fournissant des informations sur les fournisseurs ou clients concernés par des problèmes de sécurité
sanitaire des aliments afin de permettre le rappel/retrait du produit visé.

Par exemple, en renforçant la confiance dans l’authenticité du produit et l’exactitude des informations fournies sur les
produits (origine, agriculture biologique, aspects religieux tels qu’aliments kasher ou halal, etc.).

La production pourrait être interprétée de façon suffisamment large afin d’englober les animaux destinés à la
production d’aliments, les aliments pour le bétail, les engrais, les produits phytosanitaires, les médicaments vétérinaires
et tout autre intrant d’origine animale ou végétale, etc., dans le cas où cela serait approprié pour une application
particulière de la traçabilité/traçage des produits aux denrées alimentaires. 83
Systèmes d’ i nspec t i on e t de c er t i fi c at i on des i m p o r tat i ons e t des e x p o r tat i ons al i men ta i res

assistance technique, de sorte que les objectifs et résultats du système d’inspection et


de certification des denrées alimentaires du pays importateur puissent être satisfaits.

16. Un système d’inspection et de certification des denrées alimentaires utilisant un outil de


traçabilité/traçage des produits ne devrait pas restreindre inutilement les échanges.

17. L’utilisation de l’outil de traçabilité/traçage des produits devrait être pratique,


techniquement possible et économiquement viable au sein d’un système d’inspection
et de certification des denrées alimentaires.

18. En décidant si et quand elle doit utiliser cet outil, dans le contexte d’un système
d’inspection et de certification des denrées alimentaires, l’autorité compétente devrait
tenir compte des risques évalués en matière de sécurité sanitaire des aliments et/ou des
caractéristiques des pratiques commerciales potentiellement trompeuses visées.

19. Dans le contexte d’un système d’inspection et de certification des denrées alimentaires,
l’outil de traçabilité/traçage des produits devrait être mis en œuvre au cas par cas en
fonction des besoins.

84
Pour de plus amples renseignements sur les activités de la Commission du Codex Alimentarius,
prière de s’adresser à:

Secrétariat de la Commission du Codex Alimentarius


Programme mixte FAO/OMS sur les normes alimentaires
Viale delle Terme di Caracalla
00153 Rome, Italie

Téléphone: +39 06 57051


Télécopie: +39 06 57053152/57054593
Télex: 625852 ou 625853
Courrier électronique: [email protected]
Site Web: www.codexalimentarius.net

On peut se procurer les publications du Codex auprès des points de


vente des publications de la FAO ou en s’adressant à:

Groupe des ventes et de la commercialisation


Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture
Viale delle Terme di Caracalla
00153 Rome, Italie

Télex: +39 06 57053360


Courrier électronique: [email protected]
CODEX ALIMENTARIUS

ISSN 1020-2560
Systèmes d’inspection et de

COMMISSION DU CODEX ALIMENTARIUS


PROGRAMME MIXTE FAO/OMS SUR LES NORMES ALIMENTAIRES
certification des importations
et des exportations alimentaires

Les systèmes d’inspection et de certification officiels et


officiellement reconnus sont un élément fondamental

Systèmes d’inspection et de certification des importations et des exportations alimentaires • Troisième édition
très largement utilisé du système de contrôle des
denrées alimentaires. La confiance des consommateurs
dans la sécurité sanitaire et qualité de leurs denrées
alimentaires dépend en partie de leur meilleure
connaissance de l’efficacité de ces systèmes comme
mesures de contrôle des produits alimentaires. Une
part substantielle du commerce international des
denrées alimentaires repose sur l’utilisation de
systèmes d’inspection et de certification. À l’issue de la
Conférence FAO/OMS sur les normes alimentaires, les
substances chimiques dans les aliments et le commerce
des produits alimentaires de 1991, la Commission
FAO/OMS du Codex Alimentarius a commencé à
élaborer des documents d’orientation, à l’intention
des gouvernements et autres parties intéressées, sur
Systèmes d’inspection et de
les systèmes d’inspection et de certification des
importations et des exportations alimentaires. Cette
certification des importations
troisième édition comprend des textes adoptés par la
Commission du Codex Alimentarius jusqu’en 2007. et des exportations alimentaires
La Commission du Codex Alimentarius est un organisme
intergouvernemental de plus de 170 membres, relevant du
Programme mixte FAO/OMS sur les normes alimentaires tel
Troisième édition
qu’établi par l’Organisation des Nations Unies pour
l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation mondiale
de la Santé (OMS). Le résultat principal du travail de la
Commission est le Codex Alimentarius, un recueil de normes
alimentaires, lignes directrices, codes d’usages et autres
recommandations adoptés au niveau international avec
l’objectif de protéger la santé des consommateurs et d’assurer
des pratiques loyales dans le commerce alimentaire.

ISBN 978-92-5-205841-0 ISSN 1020-2560

9 7 8 9 2 5 2 0 5 8 4 1 0

TC/M/A1391F/1/12.07/4000

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