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C A28

Ce document présente plusieurs démonstrations mathématiques sur des suites et intégrales. Il contient des calculs détaillés pour trouver des limites et formules asymptotiques. La démonstration aboutit à la formule de Stirling pour les factorielles.

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Mohamed Ali Ech
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1. (a) Pour tout t de [ 0, π2 ], et tout n de N : 0 6 sin t 6 1 ⇒ 0 6 (sin t)n+1 6 (sin t)n .

π
On en déduit par intégration de 0 à 2
: ∀n ∈ N, 0 6 In+1 6 In .
La suite (In ) est donc décroissante et minorée (par 0) donc convergente.
Z π/2−a Z π/2
π n
(b) On se donne a dans ] 0, 2 [ et on écrit l’égalité In = sin x dx + sinn x dx.
0 π/2−a
Pour majorer, on sait que x 7→ sinn x est croissante sur [ 0, π2 ] et majorée par 1.
On majore la deuxième intégrale par a.
On majore la première par ( π2 − a) sinn ( π2 − a) = ( π2 − a) cosn a puis par π
2
cosn a.
π
Ainsi ∀ n ∈ N, 0 6 In 6 a + 2
cosn a, avec 0 < cos a < 1.
On sait que la suite (In ) converge. Quand n → +∞, on obtient : 0 6 lim In 6 a.
n→∞
Comme cela est vrai pour tout a de ] 0, π2 [, il en résulte lim In = 0.
n→∞

2. (a) Par parties, pour n > 2 : =0


Z π/2 z }| { Z π/2
n−1 n−1
π/2
cos2 x sinn−2 x dx.

In = sin x sin x dx = − cos x sin x 0 +(n − 1)
0 0
Z π/2
Ainsi In = (n − 1) (1 − sin2 x) sinn−2 x dx = (n − 1)(In−2 − In ).
0
n−1
Il en découle la relation In = In−2 , valable pour tout n > 2.
n
2n − 1 2n − 1 2n − 3 31 π
(b) On trouve I2n = I2(n−1) = ··· I0 . Or I0 = .
2n 2n 2(n − 1) 42 2
(2n − 1)(2n − 3) · · · 3 · 1 π (2n)! π
Donc I2n = n
donc I2n = 2n (valable si n = 0).
2 n! 2 2 (n!)2 2
2n 2n 2(n − 1) 42
On trouve I2n+1 = I = ··· I1 . Or I1 = 1.
2n + 1 2(n−1)+1 2n + 1 2n − 1 53
2n n! 22n (n!)2
Ainsi I2n+1 = donc I2n+1 = (valable si n = 0).
(2n + 1)(2n − 1) · · · 3 (2n + 1)!
3. (a) En utilisant la relation donnant In+2 en fonction de In , on obtient, pour n > 0 :
n + 1 
un+1 = (n + 2)In+2 In+1 = (n + 2) In In+1 = (n + 1)In In+1 = un .
n+2
Ainsi la suite (un ) est constante. Pour tout n de N, un = u0 = I1 I0 = π2 .
In+2 In+1
(b) Pour tout n de N, on a : 0 < In+2 6 In+1 6 In et donc 0 < 6 6 1.
In In
In+2 n+1 In+1
Or lim = lim = 1. On en déduit lim = 1.
n→∞ In n→∞ n + 2 n→∞ In
r
∼ π ∼ 2 ∼ π
Ainsi In+1 ∞ In donc = (n + 1)In+1 In ∞ nIn . Il en résulte In ∞ .
2 2n
Z n+1
ln n + ln(n + 1)
4. La formule d’intégration approchée s’écrit ln x dx ≈ .
n 2
L’application x 7→ ln x étant concave, l’approximation est ici obtenue par défaut.
1 1 1 1
sup ln00 (x) =

On sait qu’un majorant de l’erreur commise est sup 2 = .
Z n+1 12 [n,n+1] 12 [n,n+1] x 12n2
ln n + ln(n + 1) 1
Ainsi 0 6 ln x dx − 6 .
n 2 12n2
Z n+1 h in+1
Mais ln x dx = x ln x − x = (n + 1) ln(n + 1) − n ln n − 1.
n n
Z n+1
ln n + ln(n + 1)  1
Il en découle ln x dx − = n+ (ln(n + 1) − ln(n)) − 1.
n 2 2
 1 1
On a donc obtenu l’encadrement 0 6 n + (ln(n + 1) − ln(n)) − 1 6 .
2 12n2
5. (a) Pour tout n > 2 :
 √   √ 
un+1 − un = ln (n + 1)n+1 n + 1 e−n−1 − ln((n + 1)!) − ln nn n e−n + ln(n!)
 3  1
= n+ ln(n + 1) − (n + 1) − ln(n + 1) − n + ln n + n
2 2
 1
= n+ (ln(n + 1) − ln(n)) − 1
2
1
La question précédente donne donc 0 6 un+1 − un 6 pour tout n > 2.
12n2
En particulier, on voit que la suite (un )n> est croissante.
D’autre part, pour tout n > 2 :
1 1 1
vn+1 − vn = un+1 − un + − = un+1 − un − .
12n 12(n − 1) 12n(n − 1)
1 1
Ainsi vn+1 − vn 6 2
− < 0. La suite (vn )n> est donc décroissante.
12n 12n(n − 1)
1
Enfin, il est clair que lim (vn − un ) = lim = 0.
n→∞ n→∞ 12(n − 1)

Les deux suites (un )n>2 et (vn )n>2 sont donc adjacentes.

(b) On trouve successivement :


 √   √ 
2un − u2n = 2 ln nn n e−n − 2 ln(n!) − ln (2n)2n 2n e−2n + ln((2n)!)
   √ 
= ln n2n+1 e−2n − ln (2n)2n 2n e−2n + ln((2n)!) − 2 ln(n!)
 √   (2n)!√n 
= ln n − ln 2 2n 2n + ln((2n)!) − 2 ln(n!) = ln √
√ 22n (n!)2 2
(2n)! π I
2n 2n

Or I2n = 2n donc 2un − u2n = ln
2 (n!)2 2 √ π
r
∼ π I2n 2n 1 1
On a I2n +∞ donc lim =√ donc lim (2un − u2n ) = − ln(2π).
4n n→∞ π 2π n→∞ 2
Mais bien sûr lim (2un − u2n ) = 2 lim un − lim u2n = 2C − C = C.
n→∞ n→∞ n→∞
1
On obtient finalement C = − ln(2π).
2
  √   1
(c) On sait maintenant que lim un = lim ln nn n e−n − ln(n!) = ln √ .
n→∞ n→∞ 2π
n √ −n
n ne 1 n!
Autrement dit lim =√ donc lim √ = 1.
n→∞ n! 2π n→∞ n
n e −n 2πn

On a donc obtenu la formule de Stirling : n! ∼ nn e−n 2πn.

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