Lire Et Écrire en Français
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MINISTERE DE L’EDUCATION
Manuel de français
8 ème
année de l’enseignement de base
Les auteurs
Houcine HANNACHI Mohamed Seddik H a s s e n LABIDI
GHAZOUANI
Inspecteur Principal Professeur d’enseignement
Inspecteur Principal secondaire
Les évaluateurs
Mohamed Salah Y o u s s e f NOUICER
BOUAZIZI Inspecteur Principal
Inspecteur Principal
2
A vant-propos
Tous les modules sont organisés de la même façon : Les activités d’oral, de lecture (de textes
courts et de textes longs), de langue et d’expression écrite mettent en œuvre le même principe de
complémentarité.
Chaque fiche est présentée de façon graduelle. La dernière étape t’invite toujours à exploiter
tes acquisitions antérieures dans le cadre d’une petite rédaction.
Une fiche de lecture de l’image, en relation avec les centres d’intérêt au programme, se
propose, dans chaque module, de t’aider à comprendre le langage spécifique de la création
artistique.
En outre, des grilles d’évaluation te permettront, au terme de chaque module, d’évaluer la
qualité de tes apprentissages.
Les auteurs
3
4
Module d’apprentissage n°1
J’apprends à :
5
RESSOURCES LINGUISTIQUES
Activités ORAL LECTURE ÉCRIT
Vocabulaire Syntaxe Conjugaison Orthographe
Se présenter -Tristesse de Synonymes et Les présentatifs Les
départ, Laye contraires. composantes
-Retrouvailles de du récit
rentrée, de Nominalisation
Lacretelle Champ lexical
6
quelqu’un en - Un élève brillant, passé dans le récit
utilisant les Troyat composé,
formules Les pronoms
appropriées Lectures Comment personnels
complémentaires : désigner des (sujet et COD) futur
- La nuit étoilée de meubles Le récit à la
Sophie,Montrénaud
1ére ou à la
- La naissance Le mot juste 3ème personne
d’une vocation, Passage du
Barjavel nom au verbe
- L’accent grave, et inversement
La rentrée scolaire.
7
Situation 2 :
Tous les élèves se présentent par les signes du zodiaque. C’est à toi de commencer...
HOROSCOPE
BÉLIER TAUREAU GÉMEAUX CANCER LION VIERGE
21 mars-20 avril 21 avril-22 mai 23 mai-21 juin 22 juin-22 juillet 23 juillet -23 août 24 août-23 septembre
Exemple :
– Moi, je m’appelle Ahmed …. Je suis bélier. Et toi, Faten ?
– Bonjour, bélier ! Ahmed, je te conseille d’être prudent, car je suis scorpion…
Situation 3 :
Pour présenter quelqu’un, tu peux utiliser:
A la récréation, ton camarade te demande de - Je te présente…
lui présenter un professeur ou un élève qu’il - C’est…
ne connaît pas. - Voici (voilà)…
Situation 5 :
8
Lecture
Tristesse de départ
Mon père m’avait rapidement rejoint et il m’avait pris la main comme du temps où
j’étais enfant. Je ralentis le pas : j’étais sans courage, je
sanglotais éperdument.
- « Père ! fis-je.
5 - Je t’écoute, dit-il.
- Est-il vrai que je pars ?
- Que ferais-tu d’autre ? Tu sais bien que tu dois partir.
- Oui », fis-je.
Et je me remis à sangloter.
10 « Allons ! allons ! mon petit, dit-il. N’es-tu pas un grand
garçon ? »
Mais sa présence même, sa tendresse même - et davantage encore maintenant qu’il
me tenait la main - m’enlevaient le peu de courage qui me restait, et il le comprit.
- « Je n’irai pas plus loin, dit-il. Nous allons nous dire adieu ici : il ne convient pas que
15 nous fondions en larmes à la gare, en présence de tes amis ; et puis je ne veux pas
laisser ta mère seule en ce moment : ta mère a beaucoup de peine, mais nous devons
nous montrer courageux. Sois courageux ! Mes frères, là-bas, s’occuperont de toi. Mais
travaille bien ! Travaille comme tu travaillais ici. Nous avons consenti pour toi des
sacrifices ; il ne faut pas qu’ils demeurent sans résultat. Tu m’entends ?
20 - Oui » fis-je.
Il me serra contre lui ; il ne m’avait jamais serré si étroitement contre lui.
- « Va ! petit, va ! »
Il desserra brusquement son étreinte, il partit très vite –sans doute ne voulait-il point
me montrer ses larmes– et je poursuivis ma route vers la gare.
Camara Laye, L’Enfant noir
1) Pourquoi le père ne veut-il pas accompagner son fils jusqu’à la gare ? Cherche deux
raisons.
2) Quel conseil le père donne-t-il à son fils ? Trouve la phrase qui le montre.
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3) Quel argument utilise-t-il pour le convaincre ?
4) Qui s’occupera de l’enfant une fois arrivé à Conakry ?
Trouves-tu normal que le père n’accompagne pas son fils jusqu’à la gare ? Dis pourquoi.
3) Dans les phrases suivantes, je cherche le contraire de chacun des verbes soulignés :
a- A la suite de son accident, l’élève désespère d’être reçu(e) à l’examen.
b- Les jeunes s’intéressent de plus en plus à la lecture.
c- L’enfant a oublié d’installer le cédérom sur son ordinateur.
Camara est heureux de se trouver à la capitale. Il écrit à ses parents pour raconter sa
nouvelle vie.
(Expressions à utiliser : être bien accueilli, être émerveillé, éprouver du plaisir, être au
comble du bonheur, regretter…). Rédige la lettre à sa place.
10
Lecture
(Après les grandes vacances, le narrateur est impatient de retrouver son ami Philippe Robin…)
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1) Pourquoi le narrateur est-il surpris à la vue de son ami ?
2) Relève la réplique qui montre que Philippe parle trop. Quel défaut présente-t-il ?
3) Le narrateur attend son ami avec impatience, mais il est vite déçu. Pourquoi ?
1) Je construis une phrase avec les adjectifs suivants : fanfaron, doué, indiscipliné, studieux
12
Langue
Les présentatifs
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2) Je réponds par une phrase selon le modèle :
– Qu'est-ce que c'est ? Pour se présenter on peut utiliser :
– C’est le livre de Jean Je suis + prénom et nom
Je m'appelle + prénom et nom
livre / Jean ; classeur / voisine ; stylo / frère ;
Je suis + adjectif de nationalité
tableau / salle ; clés / bureau
Je suis + nom de profession
Pour présenter quelqu'un ou
3) Je réponds aux questions selon ce modèle : quelque chose on utilise :
4) Je remplace l'expression "il y a" par le verbe entre parenthèses et je réécris la phrase
selon le modèle suivant :
a- ll y a beaucoup plus d'accidents sur les routes les jours de grands départs en vacances
(provoquer).
b- ll y a eu une bagarre entre deux groupes de supporters, à côté de l’école (opposer).
c- ll y a un problème pour organiser le spectacle de fin d'année (se poser): il n'y a pas
d'argent (manquer)!
d- Dans ce bâtiment, il y a deux étages (comporter).
1) J’entre dans une librairie, la vendeuse me présente les articles suivants en utilisant :
c’est/ ce sont, il y a :
un classeur. des magazines. des disquettes.
un cartable. des cahiers. une revue.
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Écrit
Scott, un jeune collégien de quatorze ans n’a pas vu Tony, son frère aîné depuis huit ans.
Pendant les vacances, ses parents l’envoient passer une semaine dans le petit village de
montagne du Colorado où Tony, âgé de vingt ans, est serveur. C’est le mois de mars, il fait
chaud et les pistes sont fermées à cause des risques d’avalanche. Malgré les interdictions
Tony entraîne son frère en ski de fond sur «sa piste secrète». Le début de la promenade se
passe à merveille et Scott, jusque-là un peu méfiant envers ce frère qui a quitté la maison
familiale sans explication et qui lui a tant manqué, se détend et goûte le plaisir de ces
retrouvailles en pleine nature.
Soudain, alors qu’ils se trouvent sur un champ de neige, ils sont emportés par une
avalanche ; Scott réussit à se dégager et part chercher du secours pour retrouver son frère,
toujours enfoui sous la neige. Après plusieurs heures de recherche, les sauveteurs
réussissent enfin à localiser Tony : celui-ci a une jambe cassée mais est sain et sauf.
Ron Roy, Risques d’avalanche
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2) Je replace les événements dans l’ordre où ils se sont passés.
a- A la fin de la classe, elle les oublie.
b- L’enfant cueille des fleurs et en fait un bouquet.
Le récit est une histoire formée
c- En rentrant en classe, elle pose les fleurs sur un
coin du bureau. d'une suite d'actions réalisées
d- A la fin de la récréation, elle l’offre à son par des personnages dans un
professeur. lieu et une époque déterminés.
e- Elle le remercie d’un sourire, parfois même elle lui
caresse les cheveux.
3) Dans le récit suivant, je remets les verbes d’action à leur place en les conjuguant au passé
composé (plaquer , arriver, mettre, enlever)
Lundi matin, notre enseignante nous avait dit que le lendemain ce serait la dernière journée
qu’elle passerait avec nous et que M. Pardigon allait revenir.
Alors, à la récréation, on s’est mis d’accord pour lui faire une fête. On (….) de bonne heure
à l’école, et on (.…) tous les bureaux. On les (…. ) contre les murs . Au milieu de la salle, on
(…. ) les fleurs, bien au frais, dans un seau d’eau.
N . Ciravégna, Chichois de la rue des Mauvestis
(…. ) Comme j’arrive au coin de la rue, une bande de Le récit comporte trois
gamins m’empoigne, me renverse, m’arrache mon panier
situations :
et s’empare de mon argent. Complètement affolé, je
Une situation initiale, des
raconte à ma mère ce qui est arrivé, mais elle ne fit
situations intermédiaires et
aucun commentaire ; elle s’assied immédiatement, écrit
une nouvelle liste de commissions, me redonne de une situation finale
l’argent et me renvoie à l’épicerie.
1) Raconte une petite aventure à laquelle tu as participé sans être le personnage principal.
2) Une élève faible fait de grands progrès. Que fait-elle ? Raconte.
3) Tu es sur le point d’aller au collège. Un événement survient et t’en empêche. Raconte.
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Oral
(Sonia invite sa correspondante étrangère Sophie à venir passer les vacances de printemps chez elle.)
2
1
3 4
17
Jeu de rôles : Comme dans l’image, tu choisis les
Tu peux utiliser :
camarades avec qui tu vas jouer les scènes des
- Sois la bienvenue !
présentations :
Je suis très content(e) de te
Situation 1 : recevoir…Toute la famille est
-Tu accueilles ta correspondante. heureuse de t’accueillir…
- Tu lui souhaites la bienvenue.
- Je te présente …, c’est ….
Situation 2 : Elle est …
- …, c’est …. Il est…
- Tu présentes dans l’ordre ta mère, ton père, tes
- Ma sœur, …, a …ans.
frères et sœurs. - Voici … ! il s’appelle …il est…
- Tu présentes ta correspondante à tes parents. - C’est …Elle a …ans…
Moi, je mesure…,
Situation 4 : Dans la séance d’éducation
Ma taille est…
physique, le professeur demande aux élèves de se
Je pèse…, mon poids est…
présenter par la taille, le poids et le sport préféré. Moi, je pratique le …
Jouez la scène à tour de rôles. Mon sport préféré est…
Avec
Sans Avec beaucoup
quelques
difficulté de difficultés
difficultés
Je me présente en tenant compte de la situation de
communication.
Je présente quelqu'un ou quelque chose en donnant
les renseignements convenables.
18
Lecture
19
1) a- Je classe les adjectifs ci-dessous selon qu’ils expriment une qualité ou un défaut :
(paresseux, brillant, turbulent, attentif, bavard, intelligent)
b- J’emploie chaque adjectif souligné dans une phrase.
Dans un court paragraphe, tu présentes trois conditions qui, selon toi, assurent le succès
dans les études.
Tu peux utiliser : il faut, on doit, il est nécessaire de…
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Lecture d’image
(2)
(1)
1) De quoi la B.D. est-elle constituée ?
1) Qui sont les personnages ? 2) Le père est-il satisfait des résultats de son fils ?
2) Comment s’appelle le petit enfant ? 3) Que lui reproche-t-il ?
4) Comment qualifie-t-il son fils ?
(3)
D’après l’image, quel effet les paroles du père ont-elles sur l’enfant ?
1) Je construis une phrase avec chacune des expressions suivantes : avoir honte,
reprocher, féliciter, être fier de…
2) Je complète par les mots : scolarité, scolarisation, scolaire, l’école
a- Sabrine poursuit ses études à …. primaire, c’est une élève sérieuse.
b- Au début de l’année…………….. , l’élève a acheté un beau cartable.
c- Le taux de ……. en Tunisie est très élevé.
d- Ali a abandonné ses études à dix-sept ans. On lui a délivré un certificat de ….
3) Je trouve le verbe de la même famille et je l’emploie dans une phrase :
a- l’instruction → instruire b- la récitation……………….............….
c- l’addition……………………. d- l’interrogation…………....……………
e- la lecture…………….……… f- la conjugaison…………………………
A la fin du trimestre, tes parents reçoivent ton bulletin scolaire, quelle est leur réaction ?
Raconte dans un paragraphe de quelques lignes.
21
Langue
J’avais composé pour mes élèves cinq ou six contes fantastiques. Cela les amusait
beaucoup. Malheureusement, M. Viot, le surveillant général, n’entendait pas qu’on
s’amusât de la sorte. Trois ou quatre fois par semaine, le terrible homme aux clefs faisait
une tournée d’inspection dans le collège, pour voir si tout s’y passait selon le règlement. Or,
un de ces jours-là, il arriva juste au moment le plus pathétique de l’histoire. Toute l’étude
tressauta en le voyant. Les petits, qui étaient effarés, se regardèrent. Le narrateur s’arrêta
court.
- « On ne travaille donc plus ici ?
- Ces messieurs ont beaucoup travaillé ces jours-ci, balbutiai-je… j’ai voulu les
récompenser en leur racontant une petite histoire… »
Je compris qu’il ne fallait plus raconter d’histoires […]. Pendant quelques jours mes
petits furent inconsolables. […]
Je les aimais tant, si vous saviez, ces gamins-là !
D’après A.Daudet, Le Petit Chose
1) Sur mon cahier, je recopie en deux colonnes les termes qui reprennent le prénom Gaël:
dans la première je note les mots de reprise qui évitent simplement la répétition ; dans la
deuxième ceux qui apportent une information nouvelle sur le personnage :
J’attendais Gaël depuis une bonne demi-heure déjà. Il
devait me retrouver à l’entrée du cinéma. Mais cet éternel On appelle mots de reprise les
distrait n’avait sûrement pas noté l’heure exacte du différents mots qui désignent un
rendez-vous. J’aimais bien Gaël, mais mon camarade personnage, un animal ou un
était un rêveur incorrigible. Il oubliait tout, perdait tout, et objet qui a été nommé
se laissait distraire par le moindre détail. J’avais souvent autrement au début.
passé des heures à patienter avant de voir arriver ce
Certains mots de reprise
pêcheur d’étoiles, ce bâtisseur de rêves. Il riait de mes
permettent d’apporter des
colères et m’expliquait : «J’ai trouvé quelque chose
d’extraordinaire ! Ecoute…» informations nouvelles.
in Textes français CM1, Nathan
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Les années collège
Les mots de reprise qui évitent Les mots de reprise qui apportent une
simplement la répétition information nouvelle sur le personnage
Exemple : Il Exemple : Cet éternel distrait
3) Sur mon cahier, je relie chaque élément de la colonne A à ce qu'il désigne dans la colonne B
A B Il n’est pas rare que l'on désigne
- Le toit du monde - La lune un personnage, un animal ou
- L’ennemi des souris. - Le cheval
- Le Nouveau Monde - Le chat un lieu par une expression.
- L’astre des nuits. - Paris (exemple: "le roi des animaux"
- Le plus vieil ami de l’homme. - L'Everest
- La ville-lumière. - L'Amérique désigne le lion)
4) J’invente une expression pour désigner les noms suivants et je construis à chaque fois
une phrase.
Le livre, l’ordinateur, le collège, le dictionnaire.
5) A partir de la liste suivante, je complète par le mot pouvant remplacer ce qui précède :
(intervention, faute, exploit, nouvelle, impression)
a- Il a appris que sa candidature était retenue. Cette.…………………… lui a redonné du
courage.
b- Il a pris la parole pour donner son avis; cette.………………………. n'a pas été appréciée
par tous.
c- Le défenseur a fauché l'attaquant dans la surface de réparation : cette .……………… a
été sanctionnée par l'arbitre.
d- Il est parvenu à traverser l'Atlantique à la rame: cet.………………………… a été salué
par tous.
e-. Il a senti dès le début que cette élève avait de réelles possibilités; cette.………………….
a été confirmée par les résultats du trimestre.
Un matin, un chien errant s’est introduit dans la cour du collège. C’est la panique ! Raconte
en variant les mots de reprise.
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Écrit
J’apprends à :
• identifier les personnages,
• reconnaître leurs rôles,
• produire un récit intégrant les différents rôles narratifs.
(1)
Léniot était entré à Saint-Augustin à neuf ans, sachant à peine lire. Il s'était senti d'abord
tellement seul au milieu de ces camarades qui parlaient une langue inconnue de lui, […]
tellement abandonné qu'il s'était mis à travailler éperdument…
Ses progrès étonnèrent tout le monde. Au bout d'un an, on le fit passer de la huitième
classe dans la sixième et, dans cette nouvelle classe, pour la première composition de
l'année, il fut le premier. Dès lors, il s'entêta, décidé à garder toujours le premier rang. On
l'avait exclu des jeux de plein air. Les capitaines d’équipe eux-mêmes demandèrent qu’il en
fût dispensé. Il en fut content. Désormais tout lui devint indifférent, hormis cette place de
premier, son idée fixe. Et c'était un effort de tous les jours.
Valery Larbaud, Femina Marquez, Gallimard, 1926.
a- Où se passe la scène ?
b- Quel âge Léniot a-t-il au début ?
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Les années collège
(2)
Le chevalier Paladin
Ils
Tu as vu ? Ils
s’enfuient ! se sont
débandés sans
même livrer
combat !...
C’est peut-étre
ma fidèle épée ... Et le castel
qui les a... Ah !
maudit de Berlin
voici l’orée du
L’Enfanteur !!
bois...
Ah !
Enfer !
Enfin ! Je te
trouve !!
25
1) Quel est le personnage qui joue le rôle du héros ?
2) Quelles sont les qualités qui permettent de le reconnaître ?
3) Qui cherche-t-il à délivrer ?
4) Qui s’oppose à lui ?
5) D’après toi, le héros va-t--il obtenir ce qu'il cherche ?
1) La princesse / un livre de magie / un homme vêtu de noir désignent trois rôles narratifs
différents. Remets-les à leur place dans le texte suivant :
Un pauvre sabotier avait un fils, Jean le Chanceux, qui avait Dans un récit, le héros
appris à lire. Celui-ci décida de partir pour tenter sa chance. Il part à la recherche d'un
rencontra sur son chemin (….) qui l'engagea comme domestique objet de valeur qui lui
et l'emmena dans son château. Jean y découvrit (….) (car manque, par exemple,
l'homme en noir était sorcier), dont il apprit tous les secrets. Il réussir, réaliser un
s'échappa de chez son maître, qui se lança à sa poursuite en se exploit …
transformant en loup. Jean se changea en hirondelle et vola Dans sa recherche, le
jusqu'à une tour où se tenait assise une princesse. Le sorcier se héros peut être aidé par
transforma en épervier, mais Jean se changea en diamant au un ou plusieurs adju-
doigt de la princesse. Le sorcier se changea en grain de blé: vants. Mais il a aussi
alors Jean devint coq et le croqua. Il alla chercher les trésors du des adversaires. Ce
sorcier, épousa (….) et fut toujours heureux. sont les opposants.
D'après «Jean le Chanceux», Le Légendaire des provinces françaises
2) Même consigne :
- un vieux pêcheur-Noémi et le petit paysan- la marée-des coquillages
(….), avec qui elle jouait habituellement, coururent au bord de la mer. Ils y restèrent à
jouer pendant une heure environ. Pendant qu’elle était occupée à ramasser (….), la mer était
déjà venue presque jusqu’à ses pieds. C’était l’heure de (…).
Leurs pieds s’enfoncèrent dans le sable humide ; l’eau commençait à alourdir leurs
vêtements.
Bientôt, tous leurs efforts pour se sauver devinrent inutiles.
Ils criaient : « au secours ! au secours ! » Mais personne ne leur répondait.
Enfin (….) les aperçut et courant à eux, sautant d’un rocher à l’autre comme un jeune
homme, parvint à les sauver.
Madame de Girardin, Contes
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Frédéric et sa sœur s’en vont à l’école, par la rue du village. Le soleil rit et les deux enfants
4) Je fais correspondre à chacun des personnages du récit ci-dessous les actions qui
conviennent
se mit à crier : « au secours ! au secours ! » en promettant récompense à celui qui le
délivrerait./ parvint à défoncer la porte et à délivrer le prince / enleva un jeune prince et
l’enferma dans une petite cabane au milieu de la forêt
Au temps où les souhaits se réalisaient encore, une vieille sorcière (….). Il y passa de
longues semaines.
Un jour, un bûcheron vint dans la forêt, il avait marché pendant des heures entières et, pour
finir, il se trouva devant la cabane. Alors, en entendant le bruit de pas, le prince (….). Le
bûcheron, armé de sa hache, (….).
2) Dans chaque case du tableau ci-dessous, je choisis un élément pour produire un récit :
Héros Ceux qui s’opposent à lui Ceux qui l’aident
- Un prince - Une sorcière - Une fée
- Une bergère - Un voleur - Un paysan
- Un écolier - Un loup - Un chien
Les lieux Les actions L’objet de valeur
- Une grotte - Triompher dans un combat - Délivrer une princesse
- Une rivière - Poursuivre et attraper le voleur… - Récupérer le mouton volé.
- Le chemin de l’école - Grimper sur un arbre - Echapper au loup
3) A la sortie des classes, ton meilleur camarade tombe dans les escaliers et se blesse. Qui l’a
fait tomber, qui l’a secouru ? Comment la scène s’est-elle terminée ?
Raconte dans un paragraphe d’une dizaine de lignes.
4) L’un(e) de tes camarades a eu de mauvaises notes en français. Tu décides de l’aider
malgré le refus de tes parents. Raconte dans un court paragraphe.
5) C’est ton premier jour au collège, la cloche sonne. Tu n’arrives pas à trouver la salle de
classe. Qui t’a aidé(e) ? Dans un paragraphe d’une dizaine de lignes, raconte ce qui s’est
passé.
27
Écrit
28
Lecture
Au collège
1) Qui sont les personnages rencontrés par Marcel dans le collège ? Quelle est leur
fonction ?
2) Marcel se sent-il vraiment à l’aise au collège ? Pourquoi ?
3) Dans quel but les personnages rencontrés par Marcel sont-ils «coalisés contre» lui ?
Partages-tu le point de vue de Marcel quand il compare les surveillants à «la police des
récréations ?»
29
1) Dans le texte, je relève les termes qui appartiennent à l'univers scolaire en les classant
dans ce tableau :
2) Voici des mots qui désignent des meubles (le pupitre, l'armoire, le bureau).
Je remets chaque mot à sa place.
a- Le professeur a rangé les livres de la bibliothèque de classe dans …
b- Le responsable de la classe a mis le registre sur le …
c- Autrefois, les écoliers écrivaient sur des…
4) Je remplace le verbe mettre par un mot de sens plus précis dans la liste suivante
(poser, inscrire, ranger, allumer, introduire) :
30
Lecture
Un élève brillant
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1) Quel rang Alexis occupe-t-il en composition française ?
2) Pourquoi est-il fier de ses résultats ? Justifie ta réponse.
3) Selon l’enfant, comment ses parents vont-ils réagir en apprenant la nouvelle ?
4) A la fin du texte, quels indices montrent que les parents sont absents ?
D’après toi, Alexis sera-t-il déçu en découvrant que ses parents sont absents ? Pourquoi ?
1) Je cherche un synonyme pour chacune des expressions suivantes, puis je l’utilise dans
une phrase : remporter un succès, parler le français avec aisance, être sur le podium.
2) Sur mon cahier, je rattache chaque emploi du verbe reprendre de la colonne A à l’un des
sens de la colonne B :
A B
Alexis reprenait ses parents en riant. Prendre de nouveau ce qu’on a cessé d’utiliser.
Faire à quelqu’un une observation sur une
L’écolier a repris le stylo pour écrire.
erreur, ou une faute qu’il a commise.
Rendez-moi mes livres et reprenez vos
Rentrer en fonction.
photos !
Après le congé de maternité,
Prendre ce qu’on avait donné
l’enseignante a repris son travail.
Un dimanche, tu as passé une journée très chargée (réviser, jouer avec des ami(e)s, aider
tes parents…). Raconte ce que tu as fait en précisant à chaque fois le temps et le lieu des
actions.
32
Langue
1) Où se passe la scène ?
2) Quels sont les personnages qui dialoguent dans ce récit ?
1) Je relève les pronoms personnels et je les classe dans le tableau qui suit :
Les pronoms personnels de première et deuxième personne Les pronoms personnels de 3ème personne
2) Qui désignent les pronoms «Je» et «tu» dans le texte ? A qui renvoient les pronoms de 3ème
personne ?
3) Je classe, maintenant, les pronoms selon leur fonction dans le tableau suivant :
Pronom personnel sujet Pronom personnel COD
1) Je complète avec les pronoms qui suivent : ( il, nous, ils, le, je)
… étions heureux quand commençaient ces chants. … signifiaient la fin de nos souffrances,
le retour à la maison. Enfin, le maître … libéra un par un. Avant de partir, … nous dirigions
pour … saluer une dernière fois. … prîmes nos babouches et … nous en allâmes.
… faisait déjà sombre quand …’arrivai à la maison.
A. Séfrioui, La Boîte à merveilles
2) Dans les phrases suivantes, les verbes sont conjugués au passé composé.
Je complète par le pronom personnel sujet qui convient :
a- …a préparé ses leçons avec sa camarade. d- …..ont étudié ensemble à Tunis.
b- ….est rentré chez lui. e- ….avez fini votre travail avant l’heure.
c- ….avons eu besoin de vous.
3) Je conjugue les verbes entre parenthèses au futur simple :
Je (être) chez toi et j’(avoir) le temps de parler avec toi.
33
Je (être) à Chamonix à Noël et j’(avoir) besoin d'un
manteau. Les pronoms personnels je, tu,
Il (avoir) souvent besoin d’un plus petit que soi. nous, vous ne remplacent rien. Ils
désignent les personnes en
Nous (être) ensemble et nous (avoir) le temps de
communication.
déjeuner Les pronoms personnels (il, ils
Vous (être) gentils et vous (avoir) un peu de patience ! elle, elles) remplacent des GN
Ils (être) à Paris le 1er janvier et ils (avoir) besoin de sujets dont on a parlé.
leur studio. On est un pronom personnel sujet
4) Je réponds aux questions selon le modèle : qui désigne une 3ème personne
(Attention à l’accord du participe passé !) indéfinie. Le verbe s'accorde
Vous révisez le cours avec Pierre ? toujours avec son sujet.
- Oui, je le révise avec Pierre.
a- – Vous avez fait la composition française tout(e) Les pronoms personnels COD
seul(e) ? remplacent des GN. Ils varient
– Oui, … avec les personnes.
b- – Nous faisons les exercices ce soir ?
⎧ me
⎨
– Oui, … te
le, la regarde
c- – Ils ont acheté les livres chez le bouquiniste ?
⎩
Paul
nous
– Oui, … vous
d- – Vous avez rencontré Marie et Sonia au collège ? les
Oui, …
5) Je remplace les mots en gras par les expressions qui les
représentent ( ses amis, la vérité, les secrets, son livre.)
Quand le pronom personnel COD
a- Pendant le cours de français, il ne faut jamais l’oublier.
est placé avant le verbe, le
b- Jean les invite pour son anniversaire. participe passé employé avec
c- On les raconte à son meilleur ami. avoir s'accorde avec ce pronom.
d- Les enfants doivent la dire aux parents.
6) J’utilise les pronoms personnels qui conviennent pour éviter la répétition :
Sébastien aime bien son chien Gaston. Tous les jours, Sébastien promène son chien
Gaston dans la rue et lui donne des biscuits. Gaston mange les biscuits rapidement. Mais
Sébastien aime aussi être avec ses copains de l’école. Le week-end, Sébastien leur
téléphone et invite ses copains de l’école à venir chez lui. Sébastien leur apprend qu’il a une
nouvelle moto et qu’il adore conduire la moto
7) Réécris le texte suivant en remplaçant le réveil-matin par la montre :
(Attention à l’accord du participe passé !)
Cher Papa, je voudrais bien que tu viennes reprendre le réveil- matin. Tu me l'avais donné
avant que je parte de Téhéran et maman et sœur Laurence avaient dit qu'il était très beau.
Moi aussi je le trouve très beau, mais je crois que maintenant il ne me servira plus. C'est
pourquoi je voudrais que tu viennes le prendre. Il te servira à nouveau. Il marche très bien.
Il ne fait pas de bruit la nuit. J. M. G. Le Clézio, Lullaby, éd. Gallimard, 1978.
Tu écris à ton frère à l'étranger pour lui parler de ton meilleur ami de classe.
Tu peux commencer ton paragraphe ainsi :
«Mon meilleur camarade de classe est très gentil ... Il ....»
Tu veilleras à varier les pronoms personnels.
34
Écrit
Texte 1 :
Sans doute je rêve. Je suis au collège. J'ai quinze ans. Je résous avec patience mon
problème de géométrie. Accoudé sur ce bureau noir, je me sers sagement du compas, de
la règle, du rapporteur. Je suis studieux et tranquille. Des camarades, auprès de moi, parlent
à voix basse.
Antoine de Saint-Exupéry, Pilote de guerre (1943).
Texte 2 :
Agée de 12 ans, Aline est actuellement inscrite dans une classe de troisième […].Elle
dévore tous les livres et les revues qui lui tombent sous la main. Son père, informaticien, l'a
d'abord aidée à traduire les publications américaines auxquelles elle s'était abonnée.
Aujourd'hui sa chambre, où trônent deux ordinateurs, est une véritable bibliothèque
scientifique. Aline ambitionne de devenir chercheuse.
D’après Bernard Génies, Le Nouvel Observateur, 13-19 novembre 1997
a- De quel personnage est-il question dans ce texte ?
b- Quelle est sa passion?
J’avais souffert, les premiers jours, d’une espèce d’étourdissement de liberté et de vide,
je m’étais jeté d’abord avec fougue dans les exercices violents où se plaisaient mes
camarades de classe.
Julien Gracq, Le Rivage des Syrtes
3) Même exercice :
Pendant les grandes vacances, je suis allée dans le midi avec mes parents et ma sœur.
Nous y sommes allés en voiture et nous avons fait du camping dans une caravane.
J’aime faire du camping. Je joue au tennis et au volley-ball et je vais à la plage.
4) A partir des éléments suivants, je raconte à la première personne un accident qui m’est
arrivé au collège. J’emploie le présent de l’indicatif.
Toi-même
Le collège La séance Le professeur Courir, tomber,
Le terrain de sport, d’éducation physique d’éducation physique bousculer, transporter,
L’infirmerie du collège… Tes camarades, secourir, soigner…
l’infirmière…
1) Quand tu étais enfant, il t’est arrivé d'avoir très peur en rentrant de l’école. Fais le récit
de cet episode dans un paragraphe de 10 lignes..
2) Invente un personnage : donne-lui un nom différent du tien et prête-lui quelques-uns des
éléments de ta vie.
a- Le personnage inventé raconte sa vie à la première personne.
b- Raconte la vie de ce personnage à la troisième personne.
3) La nuit tu rêves d’être un personnage que tu as découvert dans ton cours d’histoire.
Quelles actions as-tu accomplies ? Raconte à la première personne.
4) Un dimanche tu as fait en solitaire une randonnée en montagne. Il t’est arrivé quelque
chose d’extraordinaire. Raconte ton aventure à la première personne.
36
Écrit
b- Relève une correction bien faite, une correction insuffisante et des corrections qui
restent à faire.
c- La phrase est longue. Où pourrait-on placer un point de façon à obtenir deux phrases
à peu près égales ?
d- Réécris ce texte au propre en tenant compte de toutes ces remarques.
37
2) Pour produire un récit, je vérifie
- si mon texte a un sens.
- si j’ai bien utilisé les mots de reprise
- si j’ai bien utilisé les temps des verbes.
3) Pour m’aider :
- Je lis oralement mon brouillon : certaines erreurs pourraient apparaître.
- Je relis mon brouillon quelques temps après l’avoir écrit.
38
Lectures complémentaires
39
Lectures complémentaires
L'accent grave1
Le professeur : Élève Hamlet !
L’élève Hamlet (sursautant) : ... Hein... Quoi... Pardon... Qu'est-ce qui se passe…
Qu'est-ce qu'il y a... Qu'est-ce que c'est ?…
Le professeur : Suffit. Pas tant de manières. Et conjuguez-moi le verbe être, comme tout
le monde, c'est tout ce que je vous demande.
Le professeur (excessivement mécontent) : Mais c'est vous qui n'y êtes pas, mon
pauvre ami!
40
Lectures complémentaires
15
Et qui refont leur fourmilière
Sous les yeux fixes des garçons.
41
42
Module d’apprentissage n°2
J’apprends à :
• lire des récits intégrant des passages descriptifs,
• faire le portrait d’une personne ou d’un animal,
• insérer des passages descriptifs dans un récit.
43
RESSOURCES LINGUISTIQUES
Activités ORAL LECTURE ÉCRIT
Vocabulaire Syntaxe Conjugaison Orthographe
- Au zoo, Daudet Suffixe -ation Le c. du nom
Synonymie Genre et
Le diminutif nombre du Temps de
- Au théâtre, France
nom l’indicatif : Reconnaître
- L’habit d’Arlequin, Expressions imparfait, le texte
Monchaux figées Les passé simple descriptif
synonymie déterminants
Vocabulaire
Demander - Au cirque, Carême des Les expansions
des sentiments du GN : le
informations - Lecture d’ image(1) Suffixe –eur groupe insérer des
- Lecture d’ image(2) adjectival, la -ot, -eau, passages
Vocabulaire proposition - eau, descriptifs
- Une séance
44
Fournir des du théâtre relative - eaux dans un récit
mouvementée,
informations
Pérochon Vocabulaire accord du
des loisirs participe
Adjectifs de passé faire le portrait
Lectures Champ couleur physique et
complémentaires : lexical/ moral d’une
- La fête de Benjamin champ
personne
sémantique
Blaireau, Gram
- L’invitation du chat, Antonymie :
Dürr et Thuswaldner Verbes d’état, Faire la
45
1) Que représente chacune des deux images ?
Situation 1 :
Tu es un journaliste sportif, la veille du match de l’équipe Tu peux utiliser :
nationale, tu fais une interview avec le sélectionneur Comment se portent … ?
national. Pourriez-vous nous
Tu t’informes sur l’état de santé des joueurs et sur informer sur… ?
l’équipe rentrante. Avez-vous bien supervisé… ?
Tu choisis l’un(e) de tes camarades pour qu’il (elle) joue Quelle idée avez-vous sur… ?
le rôle de l’entraîneur.
Tu poursuis le dialogue
Le journaliste : …?
L’entraîneur : Tous les joueurs sont en bonne santé.
Le journaliste :… ?
L’entraîneur : Les meilleurs joueurs participeront à la rencontre.
Le journaliste : … ?
L’entraîneur : Nous sommes bien informés sur l’équipe adverse.
46
Allons voir un spectacle !
Situation 3 :
Tu peux utiliser :
Tu es l’animateur de la radio locale de ton collège. Nous portons à la connaissance
Tu informes tes camarades sur la fête de fin d’année des élèves…/ nous informons…
(Lieu, temps, animation...) Voici le programme …,
La fête aura lieu à …
Situation 4 :
Tu peux utiliser :
Tu téléphones à la radio régionale pour t’informer sur Je voudrais savoir…,
le programme musical du dimanche. pourriez-vous… ?
Je cherche des informations
sur…
Je voudrais des précisions…
Est-il vrai que… ? Qu’est-ce
qu’on aura au programme ?
Situation 5 :
Tu peux utiliser :
cadre d’un festival d’été, tu t’adresses au responsable Est-ce que vous pourriez
(-euses), l’horaire du spectacle, les prix des tickets… Pourriez-vous m’informer sur… ?
Combien coûte… ?
Quels sont les chanteurs qui… ?
A quelle heure… ?
47
Lecture
Au zoo
(Madame Barancy descendit avec les enfants –Jack et son ami Mâdou - pour faire le tour du
lac. Quelle promenade délicieuse !)
- «Si nous allions au jardin d’acclimatation1 ? proposa la mère.
- Oh ! La bonne idée, maman !...Mâdou qui n’a jamais vu ça…»
On remonta en voiture pour suivre la grande allée jusqu’à la
grille. Mâdou commença à s’amuser. Avec un sentiment mêlé
5 de plaisir et de peine, il regardait les kangourous dressés sur
leurs pattes, si longues qu’elles ont l’agilité et l’élan d’une paire
d’ailes…Il s’arrêtait devant ces grilles légères, peintes en clair
pour plus d’illusion, où les onagres2, les antilopes, étaient
parqués, sans pitié pour leurs sabots fins, si légers, si agiles…
10
Les oiseaux enfermés l’apitoyaient surtout. Les perruches,
les aras3 semblaient tristes dans cette longue cage séparée en
compartiments uniformes, dont chacun s’orne d’un petit bassin
et d’un arbre à perchoir, sans branches ni feuilles vertes !
Tout à coup, entre deux avenues, un spectacle étrange, fantastique, remplit Mâdou
15 d’une extase si grande, qu’il en resta immobile, muet, sans un mot pour exprimer sa
stupeur, son ravissement : Au dessus des massifs, presque à la hauteur des grands
arbres, deux éléphants, dont on n’apercevait encore que les
énormes têtes et les trompes en mouvement, s’avançaient,
balançant sur leurs larges dos tout un monde bariolé4. Après les
20 éléphants, une girafe venait, le cou raide, portant très haut sa tête
sérieuse et fière ; des gens étaient montés dessus. Et cette
singulière caravane défilait dans l’allée tournante, entre la dentelle
des jeunes branches, avec des rires, des petits cris…
- Qu’as-tu, Mâdou ?... Est-ce que tu es malade ? demanda Jack.
25 Positivement Mâdou défaillait5 d’émotion, mais quand il apprit que
lui aussi pourrait monter sur les lourdes bêtes, sa figure prit un air
grave, posé, presque solennel. Deux ou trois fois de suite, on lui fit faire le tour des allées.
- « Encore, encore ! » disait-il, et sur le petit pont qui traverse la pièce d’eau, il passait
et repassait, excité jusqu’à l’ivresse par l’allure pesante et rapide de l’éléphant.
A. Daudet, Jack.
1. Jardin d’acclimatation : jardin situé à Paris. On y trouve des plantes et des animaux exotiques.
2. Onagres : ânes sauvages.
3. Aras : perroquets.
4. Bariolé : de diverses couleurs.
5. Défaillait : devenait faible, malade
48
Allons voir un spectacle !
1) Qui sont les personnages présents dans ce texte ?
2) Quel est le lieu visité ?
3) Qu’est-ce qu’on y trouve ?
Si tu étais à la place de Mâdou aurais-tu le même sentiment de peine que lui ? Pourquoi ?
Comme Mâdou, il t’est arrivé de visiter un parc zoologique. Dans un petit paragraphe, fais
le récit de cette visite.
49
Écrit
je dois :
• lire pour comprendre le texte,
• relire plusieurs fois toutes les questions,
• répondre en respectant l’ordre des questions,
• mettre en relation la question et la partie du texte
• reformuler l’idée sur mon brouillon,
• au brouillon, construire ma réponse à partir des mots de la question (je transforme la
phrase interrogative en une phrase déclarative…),
• introduire les indices dans ma réponse en rédigeant celle-ci toujours au brouillon,
• écrire lisiblement au propre en respectant les règles de la grammaire et de l’orthographe,
• relire ma réponse pour corriger certaines erreurs.
Dans le texte (Introduction, page 48, ligne 1) : On a trois noms propres (Mme Barancy,
Jack et Mâdou)
On a d’autres indices qui montrent les relations entre les personnages :
50
Lecture
(Dans ses souvenirs d’enfance, l’auteur raconte comment s’est passée sa première soirée de
théâtre) :
A peu de temps de là, j’assistai à la représentation d’une pièce de théâtre...Pendant
vingt-quatre heures, je vécus, agité de crainte et d’espérance et dévoré de fièvre. Je
crus que, ce jour-là, le soleil ne se coucherait jamais. Le dîner, dont je n’avalai pas une
bouchée, me parut interminable. Ma mère n’en finissait pas de s’habiller. Le fiacre,
5 appelé par Justine, attendait. Maman mit de l’eau de lavande sur son mouchoir et
descendit. Elle s’aperçut dans l’escalier qu’elle avait oublié son flacon de sels1 sur la
toilette et m’envoya le chercher.
Enfin nous arrivâmes ; l’ouvreuse nous introduit dans une loge toute rouge qui
s’ouvrait sur une vaste salle bourdonnante d’où partaient les sons des instruments que
10 les musiciens accordaient. La solennité des
trois coups frappés sur la scène et suivis d’un
profond silence m’émut. Le lever du rideau fut
vraiment pour moi le passage d’un monde à un
autre. Et dans quel monde splendide j’entrais !
15 Habité par des chevaliers, des dames et des
demoiselles, la vie y était plus grande et plus
magnifique que dans le monde où ma naissance
m’avait placé...Rien n’existait plus pour moi, que
ce monde enchanté. Pas un des personnages du drame qu’il fit passer sur la scène,
20 non pas même le veilleur de nuit et le sergent du guet, ne se montra à mes yeux sans
y laisser une vive image. Mais, quand parut l’héroïne, un trouble extraordinaire
s’empara de moi ; elle était belle, pâle et mélancolique dans la nuit...
Les entr’actes qui me ramenaient brusquement à la vie de tous les jours me
semblaient d’une brutalité odieuse et les cris de : « sirop, limonade... ! » me blessaient
25 par leur caractère profane2.
La toile se releva. Je recommençai à vivre.
Le lundi, à la classe du matin, je n’entendis point les explications de Monsieur
Beaussier.
Les jours succédaient aux jours et je n’oubliais pas la dame merveilleuse; je me
30 demandais quel palais elle habitait, dans quels jardins délicieux elle se promenait. Mais
je ne trouvais personne qui pût me l’apprendre.
Faute de renseignements, je lui donnai un logis à mon goût, un château où j’entassai
toutes les splendeurs de l’Orient.
1. flacon de sels : le flacon de sels est utilisé par les dames lorsqu’elles craignaient de se trouver mal
2. profane : qui n’est pas religieux.
51
1) Quel spectacle l’enfant et sa mère vont-ils voir ?
2) L’enfant connaît-il déjà ce genre de spectacle ?
1) Quelles sont les expressions qui montrent que l’enfant est impatient d’assister au
spectacle ?
2) Le lever du rideau fait passer le narrateur d’un monde à un autre. Quels sont ces deux
mondes ? Lequel préfère-t-il ?
3) Quel est le moment du spectacle qui l’a le plus marqué ?
4) Qu’est ce qui montre que cette soirée au théâtre a laissé chez l’enfant une forte
impression ?
Trouves-tu normal que le narrateur reste marqué par cette soirée longtemps après ? T’est-
il arrivé d’être fortement ému(e) par un spectacle ?
1) J’explique le sens des mots : « ouvreuse », « loge », « entracte » et j’utilise chacun d’eux
dans une phrase.
2) « Et dans quel monde splendide j’entrais ! »
Je cherche dans le texte trois synonymes de l’adjectif « splendide », puis je construis une
phrase avec chacun d’eux.
3) Je donne les infinitifs des formes verbales soulignées puis je conjugue le verbe au passé
composé.
a- Je vécus agité de crainte et d’espérance.
b- Je crus que, ce jour-là, le soleil ne se coucherait jamais.
c- L’ouvreuse nous introduit dans une loge.
d- Je n’entendis point les explications de Monsieur Beaussier.
52
Langue
C’était un film très passionnant où l’on voyait une auto rouler sur une route déserte, large
d’environ cinq mètres. Cette auto était poursuivie par une autre voiture que des brigands
avaient volée. L’auto qui roulait à vive allure approchait d’un passage à niveau quand
un train rapide déboucha sur les rails. Mac Kenney, Ma sœur Hélène
1) Je relève dans le texte les expressions qui déterminent les GN en gras et je les classe
dans le tableau suivant :
GN Groupe adjectival Proposition relative
Un film
Une route
Une autre voiture
L’auto
Un train
2) Comment appelle-t-on une expression qui enrichit le GN ?
3) Je classe les groupes adjectivaux dans le tableau suivant :
Adjectif Adverbe + adjectif Adjectif + groupe nominal prépositionnel
Pour une superficie totale de trente-cinq mètres carrés, qu'ils n'osèrent jamais vérifier, leur
appartement se composait d'une entrée minuscule, d'une cuisine exiguë, dont une moitié
avait été aménagée en salle d'eau,d'une chambre aux dimensions modestes, d'une pièce à
tout faire … un réfrigérateur de petit mât, un chauffe-eau électrique, une penderie de tune,
une table, où ils prenaient leurs repas, et un coffre à linge sale.
Georges Pérec, Les Choses
53
2) Je complète les GN soulignés selon les indications entre parenthèses :
(périlleux, haute de deux mille mètres, intéressant à voir, très amusant)
a- L’animateur nous propose un jeu (adv + adj).
b- Ce film (adjectif + groupe prépositionnel) vient de sortir.
c- L’acrobate exécute un mouvement ( adjectif).
d- L’alpiniste a escaladé une montagne (adjectif + groupe prépositionnel)
3) Je remplace chaque groupe nominal prépositionnel par l’adjectif qui convient :
Ex. : La fête de l'année → La fête annuelle
a- Une scène de théâtre Le groupe adjectival, expansion
b- Des reportages sur le sport du GN, peut être constitué :
- d’un adjectif,
c- Une course de chevaux
- d’un adjectif précédé d’un
d- Des jeux de carnaval
adverbe,
e- L'équipe de Marseille - d’un adjectif suivi d’un groupe
f- La sélection de Tunisie prépositionnel.
54
Allons voir un spectacle !
1) A la télévision, tu as regardé un spectacle de cirque. Un clown, un acrobate et un
animal savant jouent leurs numéros. Tu décris l’un d’eux en variant les expansions
nominales.
55
Écrit
J’apprends à :
a. Où se trouve le narrateur ?
b. Quel sentiment éprouve-t-il en regardant le spectacle ?
56
Allons voir un spectacle !
1) Voici des expressions de perception qui introduisent des passages descriptifs.
(je vis / je pus contempler/ en tournant les yeux vers l’ouest/)
Remets-les à leur place dans le texte suivant. Le plus souvent, le
texte narratif comporte
Nous arrivâmes enfin, après trois heures de voyage, devant un
des passages
village de pêcheurs. Des huttes misérables, à demi enterrées, descriptifs.
soutenues par des poutres et couvertes de terre sèche. La mer se Dans un récit, les
trouvait à une centaine de pas. On était sur une petite hauteur, d’où passages descriptifs
(….), (….) un paysage d’une ineffable beauté. Pas très loin, les sont généralement
couleurs du couchant se reflétaient dans les eaux d’une autre mer, annoncés par des
tout à fait tranquille, dont (….) au loin le rivage. C’était un lac d’eau verbes de perception
comme voir, regarder,
douce, je l’appris tout de suite après.
Vintila Horia
contempler, sentir,
entendre …
2) Le court passage descriptif suivant a été supprimé :
(Elle était plus jolie que toutes, élégante, gracieuse, souriante et folle de joie.)
Remets-le à sa place.
Le jour de la fête arriva. Mme Loisel eut un succès. Tous les hommes la regardaient,
demandaient son nom, cherchaient à être présentés. Tous les attachés du cabinet voulaient
valser avec elle. Le ministre la remarqua.
Maupassant, La Parure, 1883
3) Même exercice :
(grosse- jolie- fourrés- en cuir, en laine)
Dans un passage
En hiver, chaque week-end, j’avais l’habitude d’aller descriptif, le narrateur
au cinéma. Ma mère me conseillait d’ enfiler mon pull-over(….), présente l’être ou l’objet
d’enrouler une (….) écharpe autour de mon cou et de prendre à décrire. Ensuite il
décompose cet être (ou
mon imperméable.
objet) en parties et
J'avais une(.…) casquette pour l'hiver, des souliers(….), des attribue à chacune de
gants(….). J'avais toujours trop chaud, voilà pourquoi j’étais ces parties une ou des
toujours malade. caractérisations.
Texte d’élève in Français CM1
57
4) Voici des noms de lieu et d’agent qui appartiennent au domaine du cirque.
(le cirque/ la piste / le chapiteau/ l’écuyer/ les ouvriers/ les artistes.)
Je les remets à leur place dans les phrases suivantes :
A neuf heures du matin, (….) arrive dans la ville. Une heure plus tard, (….) hissent la toile
du mât. Onze heures, (….) est monté. Vers midi, (….) et recouverte de sciure, les (….)
peuvent commencer à répéter. A la fin du spectacle, (….) et son cheval dansent , sautent
et saluent le public.
A. Goupil, La semaine de français
5) Je complète les phrases suivantes avec les verbes proposés : (se dresser, être, rire,
sauter, utiliser, traverser)
a- Les spectateurs (….) parce que le clown a toutes sortes de malheurs.
b- Les cascadeurs (….) très haut mais ils (….) un tremplin. Le saut périlleux (….) très
difficile à réaliser.
c- Un coup de fouet et hop ! un fauve (….) un cerceau enflammé puis tous (….) sur leurs
pattes de derrière.
6) Je complète chaque début de récit suivant par un passage descriptif de deux lignes.
a- C’était dimanche, j’ai accompagné ma sœur au manège. J’ai vu…
b- Devant la salle de cinéma, les spectateurs bavardaient par petits groupes, les uns…,
les autres…
c- Au stade, j’ai vu une grande foule devant les guichets…
d- Le jour de l’aïd, j’ai demandé à ma mère de m’accompagner au manège…
1) Tu es déjà allé(e) au cirque. Raconte l’un des numéros en décrivant celui ou celle qui l’a
exécuté.
2) Lors d’une soirée musicale, un(e) artiste t’a particulièrement marqué(e). Raconte la
scène et décris ce qui t’a impressionné(e) chez cet(te) artiste.
3) Ton établissement organise une fête de fin d’année. Raconte en décrivant le cadre et les
invités.
58
Oral
Gaston au zoo
Le pavillon des singes ? Eh ben, cette
Tout droit, contournez le entrée, elle est
Rhododendron, et c’est à où ??
gauche.
59
Situation 1 : Voici des structures que tu
peux utiliser :
Gaston s’informe : il pose des questions au gardien
Quels animaux peut-on … ?
( sur les animaux du parc, sur le pavillon des lions et
Pourriez-vous me dire si …
sur le prix des tickets). Choisis un(e) camarade avec
Y a-t-il des ours… ? Où se
qui tu vas jouer la scène.
trouvent les lions ? Combien
coûte … ?
Situation 2 :
Excusez- moi, est-ce que… ?
Gaston ne comprend pas bien le renseignement fourni, Pourriez-vous me montrer… ?
il revient sur ses pas pour demander encore plus Dites-moi ! Est-ce que… ?
d’ informations au gardien. Deux autres élèves jouent Pardon, je voudrais…
la scène. Je n’ai pas bien compris …
60
Lecture
L'habit d'Arlequin
Il était une fois dans une école, un petit garçon nommé Arlequin, que tout le monde
aimait, car il avait toujours le sourire et ses amis disaient qu'il avait un cœur d'or.
Le carnaval approchait. En récréation, tous les élèves parlaient des vêtements neufs
que leurs parents leur faisaient faire. [...]
5 «Et toi ? dirent ses petits amis à Arlequin, comment sera ton
costume pour le carnaval?
- Oh, moi, dit l'enfant en secouant la tête, mes parents sont
si pauvres! Et puis mon père vient d'être gravement malade,
nous n'avons pas assez d'argent pour acheter un habit de
10 carnaval.»
Les enfants eurent le cœur serré en pensant que leur gentil
camarade serait le seul à garder ses vieux habits pour le
carnaval. Ils se réunirent et parlèrent à voix basse.
Dès le lendemain, chacun apportait un petit morceau de
15 tissu dans lequel serait fait son propre costume, afin de
confectionner un bel habit neuf au petit Arlequin. Mais voilà! Tous ces morceaux étaient
de couleur différente! Personne n'avait pensé à cela. Comment faire?
« Oh, dit Arlequin tout joyeux, ma mère sait si bien coudre et elle a de si bonnes idées
qu'elle va sûrement me faire un déguisement1 superbe avec tout cela! Et moi je penserai,
20 le portant, que chaque morceau est un morceau de votre amitié.»
Le matin du Mardi Gras2, le petit Arlequin avec son costume multicolore tout flambant
neuf3 fut le plus applaudi des enfants de la ville, tant il était drôle et joli avec sa petite
frimousse4 souriante, ses cheveux bien peignés et son déguisement !
Marie-Claude Monchaux, Dis maman, raconte..., Librairie Hachette, 1976.
61
1) De combien de paragraphes le texte est-il formé ? Donne un titre à chacun d’eux.
2) Arlequin a-t-il les moyens pour avoir un nouvel habit ?
3) Quelle solution les enfants ont-ils trouvée pour résoudre le problème de leur camarade ?
4) Quel moyen Arlequin a-t-il utilisé pour exprimer sa reconnaissance à ses camarades ?
Quelle est la phrase qui le montre ?
Que penses-tu de ce que les enfants ont fait pour aider leur camarade ?
1) Dans le texte, je relève trois synonymes de vêtement ainsi que les adjectifs qui les
caractérisent.
2) a- Voici des expressions qui contiennent le mot cœur : avoir un cœur d’or, avoir le cœur
serré, avoir le cœur gros.
Je cherche le sens de chacune de ces expressions que j’emploie dans une phrase.
b- Je classe ces mots qui expriment des sentiments dans le tableau ci-dessous :
la fureur- la satisfaction -la rage -la frayeur- l'angoisse - la gaieté.
3) Je classe les adjectifs suivants en deux colonnes selon qu’ils traduisent une
caractéristique physique ou morale : trapu, souriant, svelte, drôle, squelettique, amusant,
robuste, peureux, mignon, tendre, généreux, ventru
1) Vous avez assisté, ton ami(e) et toi, à un film d’horreur. Il (Elle) a eu très peur. Raconte la
scène en décrivant l’état dans lequel se trouve ton ami(e)..
62
Lecture
1. une cape : vêtement de dessus, sans manches, qui enveloppe le corps et les bras
2. un équilibriste :personne qui fait des tours d’adresse, d’équilibre. (acrobate)
3. enfariné :couvert de farine, de poudre blanche
J’apprends par cœur les huit premiers vers, puis je les récite en classe de manière
expressive.
63
1) Je rattache chaque élément de la colonne A à ce qui lui correspond dans la colonne B.
A B
Les artistes de cirque Les exerices qu'ils pratiquent
3) Je construis une phrase avec chacun des verbes suivants : sauter, jongler,
applaudir, rugir
Tu es allé(e) une fois au théâtre pour regarder une pièce comique. Raconte en décrivant le
comédien qui t'a fait rire.
64
Langue
Aux abords du Clusot, la foule était nombreuse sur les deux côtés de la route. On
applaudissait Busard, parce qu’il était le premier […]
Un gosse s’avança pour voir arriver le coureur. Une femme se précipita pour le tirer en
arrière. Busard arrivait sur eux à quarante-cinq à l’heure. Il fit un écart pour les éviter. Les
roues glissèrent sur le pavé mouillé. Le vélo se coucha. Busard passa par-dessus le guidon
et plongea sur le pavé.
Roger Vailland, 325. 000 francs
65
1) Je conjugue les verbes entre parenthèses à l'imparfait :
L’imparfait
C'(être) la première fois que le cirque Manzano Formation : radical+ terminaisons
(s'arrêter) dans notre ville et nous (mourir) d'envie Exemple : parler : je parl+ ais
d'assister à la représentation du lendemain soir. partir : je part+ais
Manzano (être) magicien et, avec sa cape noire,
Terminaisons
ses gants blancs et son chapeau claque, je lui
(trouver) fière allure. Je -ais
Tu -ais
Lorris Murail, Le cirque Manzano
Il, elle, on -ait
Nous -ions
2) Même exercice Vous -iez
Le dimanche toute la famille (sortir) ensemble. Alors, Ils, elles -aient
le vendredi soir, tout le monde (se réunir) dans le
salon pour décider où aller. Les garçons les plus âgés Quelques imparfaits
(vouloir) faire du surf et les plus petits (préférer) aller irréguliers:
au cinéma. connaître Je connaissais
L. Pachico, in Rendez-vous des mots écrire J’écrivais
dire Je disais
faire Je faisais
lire Je lisais
prendre Je prenais
voir Je voyais
66
Allons voir un spectacle !
4) Je réécris le paragraphe suivant en conjuguant les verbes au passé simple :
67
Écrit
68
2) Voici des expressions se rapportant aux caractéristiques
Le défilé du carnaval
Le long défilé (….) s'étire sur le grand boulevard. Voici Scaramouche, (….) qui passe en
courant; il tient une guitare en bois dans sa main droite. Arrive ensuite, en dansant, le (….)
Polichinelle(….).
5) Dans cette image, je choisis un personnage, je lui donne Pour faire le portrait d’une
un nom puis je décris sa taille et son aspect physique. personne, tu peux utiliser :
Tu peux utiliser les adjectifs suivants : petit(e) , grand(e) - être, sembler, avoir l’air,
de taille, gros(se), mince, maigre, vieux, vieille, jeune… paraître…+ adjectif
- avoir+ partie du corps +
adjectif
- être comme, ressembler à
- porter, être vêtu de …
69
6) a- Je choisis l’un des quatre personnages ci-dessous, je lui donne un nom et je le
décris.
Tu peux utiliser : Il (elle) a les yeux bleus, noirs, verts, les cheveux longs, courts, bruns,
blonds, châtains, frisés...
Il porte des lunettes, une moustache, une barbe, une cravate, un chapeau, un costume
bleu….
Elle porte une robe verte, un chemisier bleu, une minijupe, des boucles d'oreilles…
b- Je complète le portrait du personnage en imaginant son (ses) trait(s) de caractère.
Tu peux utiliser : jovial, triste, gai, méchant, malin, intelligent…
brave, timide,
vifs, brillants, courts, longs, grand, élancé,
large, étroite, courageux, rusé,
raides, noirs, mince, corpulent,
ternes, sombres, pincée, rieuse, discret, fidèle
rares, ondulés, robuste, musclé,
froids, tristes… expressive… hypocrite,
crépus... svelte, gros…
fier,orgueilleux…
1) Lors d’une rencontre sportive, un joueur a particulièrement attiré ton attention. Raconte les
exploits de ce joueur en faisant son portrait.
3) Tu assistes à l’arrivée d’une course cycliste. Raconte en faisant le portrait du coureur qui
a remporté la victoire.
4) A l’occasion de la fête du village, ta sœur a voulu te faire une surprise, alors elle s’est
déguisé(e). Raconte la scène en faisant son portrait.
70
Oral
Un jour à la sortie du collège, quatre copains font des projets pour l'après-midi.
71
Situation 1 :
Les quatre copains se rendent au cinéma Tu peux utiliser :
Le Paris, le guichetier leur apprend que la salle Quand aura lieu …?
affiche« complet ». Alors Anne se renseigne sur : A quelle heure… ?
- l’horaire de la prochaine séance, Y a-t-il…. ?
- l’heure d’ouverture du guichet, Peut-on… ?
- la possibilité de bénéficier d’un tarif élève…
Situation 2 : Quel est le thème… ?
Tu annonces à tes amis la diffusion d’un film Qui en sont les interprètes ?
intéressant sur une chaîne de télévision. Ils te Quel est le nom du metteur
posent des questions sur le film. Tu y réponds. en scène ?
Vous jouez la scène à quatre. Qui a écrit le scénario ?
Situation 3 : Est-ce … ?
L’un(e) de tes ami(e)s veut en savoir plus sur Dans quels films … ?
l’acteur(-trice) principal(e) du film. Il te demande des Avec qui… ?
informations sur les autres films dans lesquels Comment… ?
il(elle) a joué, sur son rôle dans chaque film… De quelle nationalité… ?
Vous jouez la scène à deux.
72
Lecture d'image (1)
73
Qu’est-ce qui retient le plus ton attention dans cette affiche?
1) Je cherche le sens des mots suivants et j’utilise chacun d’eux dans une phrase : affiche,
panneau, panonceau, enseigne, pancarte.
2) Les loisirs sont des activités que tu pratiques durant tes moments libres. En voici une
liste :
les jeux vidéos - le cinéma - la musique - le théâtre - le football - la peinture - la lecture
- les visites de monuments ou d'expositions - le cirque - la fête foraine - le parc
d'attractions.
Classe-les dans ce tableau :
Les loisirs que je peux pratiquer à la Les loisirs pour lesquels je dois sortir de
maison chez moi
3) Devinette : Quel est l’animal de cirque qui a une longue trompe, des défenses
énormes et des pattes évasées ? Tu y réponds par une phrase complète.
1) Dans un court paragraphe, décris les deux animaux représentés par l’affiche : la
souris et l’éléphant
2) Un jour tu as assisté à un spectacle étrange : un charmeur de serpent t’a
émerveillé(e). Raconte en décrivant ce que tu as vu.
74
Lecture d'image (2)
CLOWNS-ANIMAUX
ACROBATES
RODEO SUR LAMA
DROMADAIRE
CHEVAUX ET TAUREAUX
pendant le spectacle 30 chevaux, lions, tigres, panthères, serpents et crocodiles
Prix ENFANTS : 20 F
1 jour, seulement dans votre ville
75
1) Quel est le nom du cirque ?
2) A quelle heure aura lieu la représentation ?
3) Quel est le prix d’entrée du spectacle pour les enfants ?
Dans l’affiche, il y a un fer à cheval peux-tu le repérer ? Que symbolise-t-il d’après toi ?
76
Lecture
Mon oncle Jean avait un appareil photographique spécial, qui lui avait permis de fixer
des spectacles fort curieux, de préparer un film où bêtes et gens de l’Afrique centrale
jouaient leur rôle. Le directeur de l’usine voulait que ce film passât sous les yeux des
ouvriers et des employés1[…].
5 Quand on eut fait l’obscurité, le singe Makoko et les chiens se glissèrent derrière les
spectateurs rassemblés dans une grande salle. Un opérateur manœuvrait2 l’appareil de
projection ; à l’autre extrémité de la salle, l’explorateur commentait les scènes qui se
succédaient sur l’écran. Il nommait les villes, montrait les villages maigres, les fleuves et
les montagnes couvertes des forêts. Les spectateurs assistèrent aux travaux, aux jeux,
10 et aux danses des habitants du pays. Puis ce fut des scènes de chasse qui animèrent
l’écran.
Lorsque parurent des arbres gigantesques, l’oncle Jean annonça : « Nous arrivons
maintenant à la lisière de la grande forêt tropicale. Si notre célèbre Makoko était là, il
reconnaîtrait son pays natal ! »
15 Juste à ce moment une rumeur se fit entendre : Makoko sautant d’une chaise sur une
épaule, d’une épaule sur une tête, se précipitait vers l’écran où il croyait retrouver sa
mère. Au premier plan, un arbre semblait avancer une grosse branche. Fou de joie, le
pauvre singe s’élança vers cette branche pour aller se jeter dans les bras de la grande
guenon3 que mon oncle avait filmée.
20 Il retomba lourdement parce qu’il n’avait trouvé qu’une surface lisse et glissante.
L’explorateur releva Makoko et le prit dans ses bras.
E. Pérochon, Le livre des quatre saisons
77
1) Est-ce que le film projeté est « parlant » ? Quel détail le prouve ?
2) A quel moment du film les scènes de chasse passent-elles ?
3) Pourquoi le jeune singe se précipite-t-il vers l’écran ?
4) Que lui arrive-t-il ?
1) Je complète les phrases suivantes par les mots qui conviennent pris dans cette liste :
(écran, opérateur, filmer, cinéaste, représentation)
a- Faire un film c’est…
b- Les gens qui font des films s’appellent…
c- Dans un cinéma, l’appareil de projection reproduit les images du film sur un …
d- L’homme qui fait marcher l’appareil est un …
e- Dans la salle, les gens regardent le spectacle, on dit encore la …
2) Les mots vue et tableau sont des synonymes de paysage qui veut dire « tout ce qui attire
l’attention et le regard ». Je complète les phrases suivantes par ces mots :
a- Du haut de la colline, nous avons ……magnifique de la ville.
b- Le voyageur regarde défiler……….à travers la vitre du compartiment.
c- La plaine est comme …….qui se déroule à ses pieds.
3) Je cherche le sens des mots suivants et j’emploie chacun d’eux dans une phrase :
l’ouvreuse, le guichetier, le réalisateur
4) Je complète les phrases avec les expressions suivantes : jouer un air, jouer avec , jouer
de, jouer
a- Le clown …. des ballons volants.
b- Le violoniste …un morceau de musique classique.
c- Le musicien….luth et de la flûte.
d- J’ai entendu … de Mozart.
Tu as vu un film dans une salle de cinéma. Raconte la scène qui t’a le plus marqué(e).
78
Langue
Le désordre est encore grand. Les maisons sont reconstruites, mais les routes des
caravanes restent désertes et les vaisseaux sont dans les ports inutiles. Dans l'Est, au bord
d'un grand océan, quelques insectes se battent. Partout les usines sont arrêtées, partout je
vois des milliers d'êtres inoccupés qui cherchent péniblement leur nourriture... Ô! Maître!
Voilà un spectacle incroyable. Sur ce même globule de boue où des Terriens meurent de
faim, d'autres Terriens entassent et laissent pourrir des récoltes qui semblent inutiles...
Sont-ils fous ? André Maurois, Mes songes que voici, Grasset éd.
2) Parmi les verbes d’état, lequel peut être remplacé par demeurer ? Lequel peut être
remplacé par paraître ?
3) Quel est le rôle des verbes d’état par rapport au sujet de la phrase ?
4) Quelle est la fonction des mots qui les suivent ?
1) Je classe les phrases selon que le verbe conjugué est un verbe d’action ou d’état :
a- La chanteuse paraît au balcon de son appartement et Si les verbes d’action sont
salue ses fans. innombrables (chercher,
b- Sous la lumière des projecteurs, la comédienne paraît
prendre, chasser…), les
éblouissante.
verbes d’état sont en
c- Le cirque italien reste trois semaines à Sousse.
d- Les spectateurs sont restés muets devant les tours du nombre réduit : être,
prestidigitateur. paraître, demeurer, rester,
e- L’artiste demeure rue Molière n° 12. sembler, avoir l’air, passer
f- Après la panne d’électricité, la salle est demeurée obscure pour.
pendant un assez long moment.
Phrases à verbe d’action Phrases à verbe d’état
79
2) Je complète selon le cas par les verbes d’état suivants : (être, rester, paraître,
devenir)
a- Le cavalier réussit à monter en selle. Une minute plus
tard, il(… ) debout sur la croupe du cheval et…. planté à Les verbes d’état ci-dessus
son aise. sont suivis d’un attribut du
b- De loin, le clown nous( …) fatigué mais se montre très sujet qui peut être un groupe
attentif. adjectival, ou un GN.
c- Toutes les danseuses du bal (…)ravissantes.
L’équipe locale vient de perdre un match décisif. Raconte en décrivant les sentiments des
supporters.
80
Écrit
A. Daudet, Jack
a- Où Mâdou se trouve-t-il ?
b- Quels sentiments éprouve-t-il en regardant le défilé des animaux ?
81
1) Dans le texte ci-dessous, je remets à leur place les adjectifs suivants :
(intelligente /savante /blanche/ dorées / jolie) Tout comme le portrait d’une
Gringoire vit arriver une (…)petite chèvre(…), alerte, personne, le portrait d’un
éveillée, lustrée, avec des cornes(…), avec des pieds animal apporte des
dorés, avec un collier doré. C'était une charmante bête, précisions sur les
douce, (…), spirituelle, une chèvre (…). caractéristiques physiques
Victor HUGO, Notre-Dame de Paris. et morales de celui-ci.
2) Dans le texte suivant certains passages descriptifs ont été supprimés. Je les remets à leur
place pour reconstituer les portraits de la chèvre et du poney. Voici les qualifications :
/qui mettait ses pieds sur quatre verres/ petite / tout harnaché /
/qui s’arrêtait toujours devant l’un de nous / savante /
Pour faire le portrait d’un
La représentation était avancée plus qu'à moitié. On animal, tu peux nommer et
voyait sur la piste une(....) chèvre(....)(....), puis sur deux, caractériser
puis sur un seul. A peine étions-nous assis que bondissait • l’aspect général
sur la piste un poney (....) et (….) lorsqu’il fallait désigner (la taille, la robe, le pelage)
la personne la plus aimable ou la plus suave de la société. • la tête,
• la queue,
Alain Fournier, Le grand Meaulnes • la démarche.
82
Écrit
Ta région a l’habitude de célébrer une fête locale. Dans un paragraphe d’une quinzaine
de lignes, raconte en décrivant les invités et l’ambiance générale.
Je dois lire le sujet plusieurs fois afin de dégager le centre d’intérêt auquel il se rapporte.
Je dois aussi faire attention au type d’écrit qui m’est demandé.
• Le centre d’intérêt :
Dans ce sujet par exemple, je relève les mots célébrer, fête, invités, ambiance. Je
constate que ces mots appartiennent au champ lexical du spectacle ( thème ou centre
d’intérêt du module 2).
D’autres mots dans le sujet peuvent aussi m’aider à mieux comprendre encore le sujet. Ici,
par exemple, le sujet m’impose de parler d’une fête locale, c’est-à-dire une fête de ma
région, une fête que je connais et à laquelle j’ai assisté plusieurs fois.
Je planifie
J’organise mes idées selon un ordre précis( chronologique par exemple : le premier
jour…, l’après-midi…, le soir… le dernier jour...)
83
Je rédige mon texte
Je relis mon texte et je l’améliore au besoin
84
Lectures complémentaires
(Benjamin Blaireau souhaitait donner une fête. Henri Chauve-Souris distribua les invitations à
tous les amis.)
- Écoutez ! s'écria Sophie Souris des Champs en lisant la sienne, chacun apporte
quelque chose et on fait la fête.
- Quelle bonne idée ! s'exclama Gaston Hérisson. [...]
Théophile Taupe avait l'air bien renfrogné1. L'idée d'une fête où il fallait apporter
5 quelque chose ne lui disait rien qui vaille.
Il alla en discuter avec Benjamin Blaireau.
- Merci pour l'invitation, dit-il, mais je ne viendrai pas. Je n'ai rien à apporter et je ne
peux rien préparer, je suis trop occupé à bâtir ma maison.
- Oh, mon Dieu ! soupira Benjamin Blaireau. Mon Dieu ! Eh bien, tu n'as qu'à t'apporter
10 toi-même.
- Moi-même ? répéta Théophile Taupe.
- Exactement, répondit Benjamin Blaireau. Tout le monde apporte quelque chose,
mais toi, si ça ne te dérange pas trop, apporte-toi tout simplement.
Théophile Taupe se rendit donc à la fête sans rien d'autre que sa petite personne
15 boueuse, mal lavée et mal peignée, ni pomponnée2 ni bien habillée. Tous les autres
invités avaient mis leurs plus beaux habits et apporté plein de choses. [...]. Jacques Hibou
avait apporté des serpentins, Frédéric Rat des chapeaux très rigolos, Élise Écureuil ses
gâteaux de fée et Hervé Hermine du jus de sureau3 [...] .
Et toi, Théophile, qu'as-tu apporté? demanda Gaston Hérisson.
20 - Euh... rien que moi-même, répondit Théophile Taupe en se ratatinant4 sur place.
- Rien que toi-même? répéta Gaston Hérisson, choqué. Écoutez tous ! Théophile
Taupe s'est apporté... lui-même, et rien de plus! [...]
Théophile Taupe se sentait plus bas que terre...
1. renfrogné: mécontent.
2. pomponnée: maquillée.
3. un sureau: un petit arbre qui pousse très vite.
4. se ratatiner: se faire tout petit.
85
Lectures complémentaires
L'invitation du chat
Le chat, pour fêter son anniversaire, invita ses voisins: des piverts, des hirondelles,
des moineaux et de nombreux oiseaux chanteurs, ainsi que des lièvres et des lapins,
des écureuils et deux souris. Le chat était de très bonne humeur, et les invités se
sentirent à l'aise. Ils demandèrent :
5 « Qu'y aura-t-il comme divertissement ?
- Mais vous êtes le divertissement», dit le chat en riant. Les invités s'étonnèrent bien
un peu, mais ils ne voulaient pas gâter l'ambiance.
Les oiseaux chantèrent leurs dernières ritournelles et firent de belles
démonstrations aériennes. Les lièvres firent des pirouettes très osées ; les écureuils
10 se révélèrent d'audacieux acrobates, et les souris se balancèrent par la queue.
Mais les invités commencèrent à avoir faim, et demandèrent :
«Où est le goûter ?
- Mais vous êtes le goûter! »
Il ferma la porte et se mit à dévorer ses invités les uns après les autres.
Le prestidigitateur
« Silence », cria-t-il.
Il monte sur une chaise, se coiffa d’un bonnet pointu parsemé d’étoiles, retroussa
les manches de son veston sur ses avant-bras. il prit un œuf dans sa trousse, le palpa
longuement, et soudain, de la coque tira trois mouchoirs de soie noués bout à bout...
5 Ensuite , il dévissa un petit cylindre de nickel plein de terre noire, nous fit entendre
le son plein que rendaient ses parois, le revissa, le frôla de la pointe de sa baguette
magique et, le couvercle à nouveau retiré, nous désigna d’un doigt triomphant le
minuscule arbrisseau de carton verdâtre poussé là par le prodige de son intervention.
Enfin, saisissant un couteau, il se le planta dans la paume avec des contorsions
10 et des grimaces de douleur, pendant qu’un crissement de ressort nous avertissait
qu’au lieu de traverser les chairs saignantes, la lame s’enfonçait dans le manche,
lentement.
Je savais bien que l’arme était inoffensive, que la plante n’avait pas germé là par
génération spontanée et que l’œuf était évidé ; mais, tout de même, serré contre mes
15 camarades, je considérais avec une admiration peureuse cet homme aux larges
épaules et aux yeux d’enfant dont les belles mains laissaient couler sur nous une pluie
intarissable de miracles.
Henri TROYAT, Faux jour
86
Lectures complémentaires
«D'abord nous allons sur la grande roue», dit-elle. La grande roue est immense et
Henri a peur: Angelina, elle, adore se sentir emportée dans les airs.
Quand ils descendent de la roue, Henri a un peu mal au cœur. Mais il se sent mieux
dès qu'il aperçoit un manège.
5 « Regarde, dit-il, on y va ?
- Non, dit Angelina, c'est pour les bébés. Nous, on va sur les grandes attractions1. »
Et elle entraîne Henri sur les montagnes russes2. Le pauvre Henri ferme les yeux
et serre de toutes ses forces la barre de la petite voiture qui glisse sur ses rails à une
allure, vertigineuse3. Angelina adore ça et elle a très envie d'y retourner une seconde
10 fois. Mais Henri refuse en pleurant.
« Bon, dit Angelina, alors nous allons dans le Château Hanté. Je suis sûre que tu
aimeras cela.»
Elle paie et tire Henri à l'intérieur. À peine ont-ils fait trois pas qu'une gigantesque
araignée les menace. Puis un squelette leur barre le chemin en cliquetant. Quand il a
15 disparu; deux fantômes apparaissent. Hou! Hou! Angelina veut toucher Henri... mais il
n'est plus là ! [...] Angelina fait demi-tour : elle doit retrouver son petit cousin. Dans sa
précipitation4, elle tombe entre les pattes de l'araignée géante et le vendeur de tickets
doit venir la délivrer. Angelina est enfin sortie du Château Hanté. [.. .] Hélas! Henri est
introuvable. Angelina est si inquiète qu'elle fond en larmes.
20 C'est alors qu'elle le voit. À deux pas d'elle...
Angelina est tellement contente qu'elle serre Henri dans ses bras et lui donne un
gros baiser.
Helen Craig et Katarine Holabird, Angelina à la foire
87
Le toucher d'or
Il était une fois un homme très riche qu’on appelait Midas, et cet homme était roi. Il
avait une petite fille dont je ne peux pas arriver à me rappeler le nom. Si vous le voulez
bien, nous l’appellerons Marie d’Or.
Il faut dire que le roi Midas aimait l’or par-dessus
5 tout. S’il tenait tant à sa couronne, c’est qu’elle était
faite de ce précieux métal. Il est vrai qu’il aimait
presque autant la petite fille qui jouait si gentiment sur
les marches de son trône ; mais il croyait, l’insensé !
qu’il ne pouvait rien faire de mieux pour elle que de lui
10 laisser à sa mort quantité de pièces jaunes et brillantes.
Voyait-il un beau coucher de soleil ? Il aurait voulu
saisir les nuages dorés pour les enfermer dans ses
coffres. Et si la petite Marie courait à sa rencontre avec
une touffe de boutons d’or, il lui disait :
15 -« Bah ! Bah ! Mon enfant, cela vaut-il la peine de
cueillir des fleurs qui n’ont de l’or que la couleur ? »
Jadis, cependant, dans sa jeunesse, le roi Midas avait aimé les fleurs et fait planter
les plus beaux jardins qu’on pût voir. Mais, à présent, il ne se promenait plus guère
parmi ses roses et laissait leur parfum se perdre dans l’air. Si pourtant il venait à passer
20 près d’elles, il calculait quelle serait leur valeur au cas où ces milliers de pétales seraient
changés en petites plaques d’or.
De même, lui qui avait tant aimé la musique, il n’aimait plus désormais que le son
des piles d’écus. C’est pourquoi il passait le plus clair de ses journées dans un lugubre
caveau de son palais, où il gardait son trésor. Après avoir fermé la porte à double tour,
25 il prenait un sac plein de pièces d’or, une coupe d’or, un lingot d’or, un boisseau de
poudre d’or, et il apportait tout cela dans le rayon de soleil qui tombait d’une étroite
meurtrière. Alors il comptait ses écus, jouait à lancer et à rattraper son lingot, faisait
ruisseler entre ses doigts la poussière étincelante et se mirait dans la coupe polie en se
réjouissant de sa richesse. Il ne prenait pas garde que la coupe arrondie lui présentait
30 une image déformée, ridicule, qui semblait lui rire au nez.
Midas, avec tout son or, n’était pas tout à fait heureux. Car plus il était riche, plus il
souhaitait de l’être davantage encore. Rien n’aurait pu le satisfaire que de posséder
tous les trésors du monde.
Un jour qu’il était dans son caveau, occupé comme d’habitude, il vit une ombre sur
35 ses monceaux d’or. Il se retourna vivement et se trouva en présence d’un étranger !
88
Jugez de sa surprise, car il était bien sûr d’avoir fermé la porte. L’inconnu était un jeune
homme de superbe prestance, au visage rayonnant, comme métallique, qui répandait un
tel éclat que tous les recoins de la pièce, d’ordinaire si noirs, s’en trouvaient illuminés.
Midas devina que son visiteur était plus qu’un mortel. Il n’en fut pas autrement effrayé,
Le toucher d’or
40 car l’étranger avait un sourire plein de bienveillance. Il fut même soulagé de voir qu’il
n’avait pas affaire à un vulgaire voleur.
L’inconnu promena son lumineux sourire sur tous les objets du caveau et, par là même,
les éclaira brillamment. Puis, se tournant vers Midas :
-«Tu es bien riche, lui dit-il. Il n’y a nulle part sur la terre autant d’or amoncelé entre
45 quatre murs.
- Oui, répondit le roi avec une petite moue, j’ai assez bien réussi. Mais il m’a fallu
travailler toute ma vie pour remplir ce caveau. Il faudrait vivre des milliers d’années pour
devenir vraiment riche.
-Comment ! s’écria l’étranger. Tu n’es pas
50 content ? »
Midas secoua la tête.
-«Qu’est-ce donc qui pourrait te satisfaire?
demanda le radieux visiteur. Je serais bien
aise de le savoir. »
55 Midas devint rêveur. Il contempla ses
monceaux d’or, sa vaisselle d’or, ses sacs de
poudre d’or comme pour leur demander
conseil. Il ne disait rien. L’étranger attendait
patiemment.
60 Tout à coup le roi redressa vivement la
tête : il venait d’avoir une idée lumineuse.
-«Ah ! Ah ! dit l’étranger. Je vois que tu as trouvé. Dis-moi donc ce que tu désires.
- C’est un souhait très simple, répondit l’avare. Je suis fatigué d’avoir tant de peine à
recueillir des richesses et je voudrais avoir le pouvoir de changer en or tout ce que je
65 toucherais.» L’inconnu, qui n’avait pas cessé de sourire, se mit cette fois à rire franchement:
-« Le toucher d’or, s’écria-t-il, le toucher d’or ! Bravo, roi Midas, c’est vraiment une idée
admirable. Naturellement, tu es bien sûr que l’accomplissement de ce souhait fera ton
bonheur ?
- Comment pourrait-il en être autrement ?
70 -Tu ne le regretteras jamais ?
- Je ne vois aucune raison de le regretter, mais toutes les raisons d’en être comblé de
joie.
-Eh bien, que ton vœu soit exaucé ! Demain, au lever du soleil, tu auras le toucher d’or. »
Là-dessus, l’étranger devint si resplendissant que le roi Midas n’en put supporter l’éclat.
75 Il ferma involontairement les yeux. Quand il les rouvrit, son mystérieux visiteur avait
disparu.
89
La nuit suivante, le roi Midas eut bien du mal à s’endormir. Il se retournait dans son
lit en se demandant si l’extraordinaire inconnu qui avait le don de passer à travers les
portes fermées et de répandre tant de lumière allait tenir sa promesse ou s’il s’était
80 seulement moqué de lui. Il s’endormit enfin, rêvant de trésors, mais d’un sommeil agité,
et se réveilla à la petite pointe de l’aube.
Aussitôt il étendit les bras hors du lit pour vérifier s’il avait bien le toucher d’or. Il palpa
avidement une chaise, un rideau…Hélas ! La chaise restait de bois, le rideau d’étoffe.
L’inconnu s’était joué de lui et ne lui avait procuré qu’une nuit de fièvre.
85 Comme le roi retombait sur son lit, furieux et désespéré, un rayon de soleil entra par
la croisée et dora le plafond au-dessus de sa tête. Il lui sembla alors que les draps de son
lit brillaient d’un éclat singulier. En les regardant de plus près, quel fut son bonheur de
voir que la toile fine s’était transformée en or pur ! L’étranger avait dit vrai, mais, dans son
impatience, Midas n’avait pas attendu que le soleil fût tout à fait levé.
90 Transporté de joie, il sauta à terre et se mit à toucher tout ce qui lui tombait sous la
main. D’abord la colonne du lit, qui devint une magnifique colonne d’or cannelée; puis le
rideau de la fenêtre, qu’il écartait pour mieux y voir, et dont le gland devint un gros poids
d’or massif. Il saisit un livre posé sur une table et, sur-le-champ, le livre parut superbement
relié et doré sur tranches ; mais, lorsque le roi en tourna les pages du doigt, elles se
95 transformèrent en minces feuilles d’or sur lesquelles on ne pouvait plus rien lire. Midas ne
s’en soucia guère, car il ne songeait pas du tout à lire, et il se dépêcha de s’habiller, ravi
de se voir dans la glace tout revêtu de drap d’or. Cela lui faisait bien des habits un peu
lourds, mais ils restaient souples, et comme ils brillaient !
Le roi tira son mouchoir que la petite Marie d’Or avait ourlé pour lui, et il eut pour la
100 première fois un geste de mécontentement à voir que le mouchoir, lui aussi, était d’or : Il
aurait préféré garder intact ce cadeau de sa petite fille.
Mais, après tout, il n’y avait pas là de quoi fouetter un chat ! Midas prit ses lunettes et
les mit sur son nez pour admirer ses habits de plus près. Malheureusement elles étaient
en or elles aussi, et il n’y avait plus moyen de rien voir au travers.
105 Le roi fut décontenancé, mais après un instant de réflexion il se dit tout en jetant ses
lunettes :
-« Bah ! En somme, ce n’est pas une affaire. Le toucher d’or vaut bien quelques menus
sacrifices. J’y vois encore assez clair comme cela pour les besoins courants de la vie, et
je demanderai à Marie d’Or de me faire la lecture. »
110 Il sortit de sa chambre, descendit l’escalier du palais et sourit de plaisir à remarquer
que la rampe de marbre devenait d’or à mesure que sa main glissait sur elle. Il ouvrit la
porte du jardin (dont le loquet, aussitôt, fut changé en or) et s’élança parmi les roses qui
embaumaient la brise matinale. Courant de rosier en rosier, il se mit à toucher chaque
fleur, chaque bouton, n’ayant de cesse que tous les arbustes fussent d’or. Puis, cet
115 exercice violent et l’air vif du matin lui ayant ouvert l’appétit, il retourna au palais pour
prendre son petit déjeuner.
Comme il entrait dans la salle à manger, il vit venir à lui Marie d’Or tout en pleurs. Il en
fut fort étonné, car c’était la petite fille la plus joyeuse qu’on pût voir et, dans toute une
année, elle ne versait pas assez de larmes pour remplir un dé à coudre.
90
120 -« Qu’as–tu donc, ma petite Marie d’Or, demanda-t-il en lui caressant doucement la
tête ? Comment peux-tu pleurer par une si belle matinée ? »
Sans mot dire ni rabattre le tablier dont elle se cachait les yeux, Marie d’Or tendit à
son père une des roses qu’il avait transformées.
Le toucher d’or
-« Est-ce donc cette belle rose qui te cause tant de peine ? dit-il avec surprise.
125 T’aurait-elle piquée ?
-Ah ! Mon cher père, répondit l’enfant, elle n’est plus belle du tout, cette rose ; voyez,
elle est devenue toute jaune, toute gâtée. Ce matin je suis descendue au jardin pour
vous faire un bouquet et…et, savez-vous ce qui est arrivé ? Un grand malheur ! En une
nuit toutes les fleurs ont perdu leur couleur et leur parfum. Je ne sais où elles ont pris
130 cette vilaine teinte jaune. Et sentez : elles n’ont plus la moindre odeur !
-Va, dit Midas, console-toi, ma chère petite. Il sera bien facile, si tu le veux,
d’échanger une belle rose comme celle-ci, prête à durer cent ans, contre une fleur
ordinaire qui ne dure guère plus d’un jour. Sèche tes larmes et assieds-toi. Tu vas
laisser refroidir ton lait.»
135 Il s’assit lui-même en face de sa fille, non sans s’émerveiller de voir que la cafetière
et la tasse qu’il touchait prenaient aussitôt l’aspect de l’or.
- «Il va falloir, pensa-t-il, que je fasse faire des armoires spéciales, dont je garderai
la clef, pour y enfermer une vaisselle aussi précieuse. Je ne pourrai plus la laisser
traîner à la cuisine. »
140 Tout en réfléchissant, il porta une cuillerée de café à ses lèvres et poussa un cri
d’effroi : le liquide s’était figé et transformé en un petit lingot qui fit un cliquetis métallique
quand le roi le remit dans sa tasse.
-«Qu’avez-vous, mon père ? demanda Marie d’Or, dont les yeux étaient encore
humides de larmes.
145 -Rien, rien, mon enfant, dit Midas. Ne prends pas garde à moi et croque tes rôties.».
Il avisa une jolie truite dans un plat (le maître cuisinier savait que le roi n’aimait rien
tant que les truites d’eau vive pour son petit déjeuner) et la mit sur son assiette. Mais,
ce faisant, il en effleura la queue du bout du doigt…et ne vit plus devant lui qu’un
poisson d’or.
150 Oh ! C’était une admirable œuvre d’art, qu’on aurait dite ciselée par le plus habile
orfèvre du monde. Rien n’y manquait, ni les fines nageoires, ni les écailles délicates
ouvragées à merveille. Un chef-d’œuvre, vraiment. Seulement on ne déjeune pas de
chefs- d’œuvre et Midas, qui avait grand-faim, commença à être irrité et inquiet.
-« Je me demande comment je vais faire, se dit-il, pour calmer mon appétit. »
155 Un petit gâteau, puis un œuf qu’il saisit nerveusement se transformèrent comme le
poisson. Alors, piquant de sa fourchette une pomme de terre toute chaude, il essaya
de l’introduire rapidement dans sa bouche et de l’avaler d’un trait avant qu’elle eût le
temps de se changer en or. Mais ce n’était déjà plus une pomme de terre qu’il avait dans
la bouche, c’était un lingot d’or qui lui brûlait la langue ! Midas bondit de sa chaise avec
160 un cri de douleur et se mit à sauter dans la chambre.
Marie d’Or, effrayée, sauta elle aussi de sa chaise et se précipita vers lui :
91
-«Mon père, mon cher père, qu’avez-vous ? lui demanda-t-elle d’une voix anxieuse.
Vous êtes-vous brûlé ?
-Ah ! Ma chère petite, répondit Midas en secouant tristement la tête, je ne sais vraiment
165 ce que ton malheureux père va devenir. Avec tout cet or devant moi, je suis plus infortuné
l’instant d’avant, roulaient sur ses joues ; jaunes et raides les beaux cheveux, naguère
châtains, qui retombaient sur ses épaules. Et tout son corps s’était durci sous les lèvres
du roi. Malheur, malheur ! Marie n’était plus qu’une statue d’or !Une statue bien touchante.
Son visage, qui était resté le même dans les moindres détails (jusqu’à la charmante
175 fossette du menton), avait gardé son expression d’amour, de douleur et de pitié. Il y avait
dans cette vue de quoi déchirer le cœur du roi, qui se tordait les mains de désespoir et
gémissait à fendre l’âme en pensant qu’il avait malgré lui tué sa fille.
-« Ah ! s’écria-t-il, avec quelle joie je donnerais toutes mes richesses pour ramener le
rose de la vie sur les joues de mon enfant !»
180 Comme il achevait cette phrase, il vit surgir devant lui le mystérieux étranger dont il
avait, la veille, reçu le don fatal.
- «Eh bien ! mon ami, dit l’inconnu, comment te trouves-tu avec le toucher d’or ?»
Et il accompagna ces paroles d’un large sourire qui répandit une lueur jaunâtre sur la
statue de la petite Marie.
185 - « Je suis le plus malheureux des hommes, répondit le pauvre roi entre deux sanglots.
- Comment cela ? N’ai-je pas tenu ma promesse ? Ton
souhait ne s’est–il pas accompli ?
- Que m’est tout l’or du monde si j’ai perdu mon enfant ? dit
Midas en jetant des regards désespérés sur l’image inanimée
190 de sa fille.
- Oh ! ma fille, ma chère petite fille bien vivante, cria le malheureux roi en se tordant à
nouveau les mains.
92
- Tu es décidément beaucoup plus sage que tu ne l’étais hier, dit l’étranger en regardant
Midas avec gravité. Et je vois que ton cœur ne s’est pas entièrement changé en dur métal,
205 comme on aurait pu le craindre. Voyons, renoncerais-tu sans regret au toucher d’or ?
Le toucher d’or
- Il m’est odieux, odieux ! » répondit Midas.
A cet instant, une mouche se posa sur son visage et tomba à terre, transformée elle
aussi en un insecte d’or. Midas frissonna d’horreur.
-« Eh bien !dit le puissant inconnu, va te plonger dans la rivière qui coule au fond de
210 ta roseraie. Mais n’oublie pas d’emporter un pot de terre : tu y puiseras de l’eau vive et
tu en aspergeras tous les objets auxquels tu veux rendre leur premier aspect. Si tu le fais
avec confiance, ils reviendront ce qu’ils étaient avant d’avoir été transformés par ta
cupidité. »
Le roi se jeta à genoux. Quand il se releva, le radieux étranger s’était évanoui.
215 Sans tarder une minute, Midas prit un grand pot de terre (qui, naturellement, se
changea aussitôt en or) et courut à la rivière. Sous ses pas, l’herbe, les buissons
se mettaient aussitôt à jaunir comme si l’automne les eût touchés.
A peine arrivé sur la berge, il piqua une tête dans l’eau sans même prendre la
précaution d’enlever ses vêtements ni ses chaussures.
220 -« Quel délicieux bain ! s’écria-t-il entre deux plongées. Jamais eau ne m’a paru plus
fraîche. Je me sens tout rajeuni. »
Il grimpa sur la rive, trempa le pot d’or dans la rivière et, pour sa plus grande joie, le
vit se changer de nouveau en bonne et brave argile. Alors il toucha une violette, tremblant
encore de la voir devenir jaune et inodore ; mais non, la petite fleur garda sa nuance
225 délicate et son parfum. Quel bonheur ! Il semblait même à Midas que son cœur devenait
plus léger dans sa poitrine, oui vraiment, plus léger qu’il n’avait été depuis de longues
années.
Il courut au palais, au grand étonnement de ses domestiques, éberlués de voir leur
maître monter ainsi l’escalier quatre à quatre et tout ruisselant, une cruche de terre à la
230 main ! Mais il se souciait bien de sa dignité ! Il ne fit qu’un bond jusqu’à la statue de Marie
et versa une bonne moitié de l’eau de la cruche sur la tête de sa fille.
Ah ! quel plaisir de voir le rose revenir sur les chères petites joues ! Mais quand elle
éternua tout à coup en sautant de côté pour échapper à la cascade qui tombait sur elle,
l’heureux père se mit à rire et à pleurer de joie tout ensemble.
Hypothèses de lecture à partir du titre du récit et de celui du recueil dont il est extrait
- Exploitation des illustrations
- Lecture des premières lignes du texte pour situer l’histoire dans l’espace et dans le
temps.
- Lecture à poursuivre à la maison
93
Activité 2 :
Activité 3 : vocabulaire
1 - Dans ce récit, l’or occupe une place importante.
Dans les phrases ci-dessous, remplace chacune des expressions en bleu par son
synonyme
être très riche - très avantageuse, très lucrative-excellent, parfait - en payant très cher -
du pétrole - quel que soit le prix offert - source de richesse.
a - Une journée de pluie après cette sécheresse serait de l’or pour les cultivateurs.
b - Le prix de l’or noir a augmenté ces dernières années.
c - En montant votre propre entreprise, vous ferez là une affaire d’or.
d - Elle rêvait d’un mari en or.
e - Cet homme d’affaires roule sur de l’or
f - On ne peut se procurer cette machine qu’à prix d’or.
g - Je n’abandonnerai pas cette voiture pour tout l’or du monde.
94
2- Voici des expressions qui contiennent le mot argent. Je cherche dans le dictionnaire le
sens de chacune d’elles.
En avoir pour son argent-jeter de l’argent par les fenêtres- le temps c’est de l’argent-
l’argent n’a pas d’odeur.
Le toucher d’or
3- Dans les phrases suivantes, trouve le nom correspondant à chacun des adjectifs entre
parenthèses.
Exemple : (Pauvre) n’est pas un vice ⎯→ la pauvreté n’est pas un vice.
a - Par (cupide), il refusait de prendre son congé.
b - Il dépense son argent avec (prodigue.)
c - Il interpella le mendiant avec (grossier.)
d - Avant votre (majeur) vous ne pouvez pas disposer de votre fortune.
e - La (sain) est le premier des biens.
f - Prudence est mère de (sûr).
g - La (cher) de la vie oblige ce rentier à chercher du travail.
h - (oisif) est mère de tous les vices.
Marie d’Or tendit à son père une des roses qu’il avait transformées et lui dit :
«Ah ! mon cher père, elle n’est plus belle du tout, cette rose ; voyez, elle est devenue toute
jaune, toute gâtée. Ce matin je suis descendue au jardin pour vous faire un bouquet et…et,
savez-vous ce qui est arrivé ? Un grand malheur ! En une nuit toutes les fleurs ont perdu leur
couleur et leur parfum».
N. Hawthorne, Le toucher d’or
1) a - Dans la phrase, « elle est devenue toute jaune », de combien d’éléments est formé le
verbe ?
Quel est l’auxiliaire employé ?
b - Quel est le sujet de « est devenue toute jaune » ?
c - Avec quel mot le participe passé s’accorde-t-il ?
2) Dans la phrase «Marie d’Or tendit à son père une des roses qu’il avait transformées»
a - Quel est l’auxiliaire employé ?
b - Quel est le mot qui occupe la fonction C.O.D. de « avait transformées »?
c - Que remplace ce mot ?
d - Quel est donc son genre et son nombre ?
1) Je conjugue les verbes mis entre parenthèses au passé composé et je fais attention à
l’accord du participe passé
- Marie d’Or, effrayée, (sauter) de sa chaise et s’est précipitée vers son père.
- Marie d’Or (entourer) tendrement de ses bras les genoux de son père et lui, tout ému
de son affection, l’(embrasser) au front.
2) Je mets au passé composé les verbes conjugués au passé simple.
a - Midas prit ses lunettes et les mit sur son nez pour admirer les habits de la petite Marie
d’Or.
b - Il grimpa sur la rive, trempa le pot d’Or dans la
1) Le participe passé employé avec
rivière et, pour sa plus grande joie, le vit se être s’accorde en genre et en
changer de nouveau en bonne et brave argile. nombre avec le sujet du verbe.
c - Il avisa une jolie truite dans un plat et la mit 2) Le participe passé conjugué avec
dans son assiette. l’auxiliaire avoir s’accorde en
d - Il s’assit lui-même en face de sa fille, non sans genre et en nombre avec le
s’émerveiller de voir que la cafetière et la tasse C.O.D. lorsque celui-ci est placé
qu’il touchait prenait aussitôt l’aspect de l’or. avant le verbe.
96
Imagine que tu es dans une situation difficile. Un homme aux pouvoirs surnaturels te vient en
Le toucher d’or
aide. Raconte ce qui s’est passé. Tu emploieras le passé composé.
Débat
1 - Parmi les proverbes suivants, quel est celui qui s’applique le mieux à la situation du roi ?
Pourquoi ?
Activité 9 : J'écris
2 - Imagine que tu rencontres cet homme aux pouvoirs surnaturels. Que lui demanderas-tu ?
Rédige un paragraphe de quelques lignes.
3 - Choisis l’un des objets suivants et imagine une histoire dans laquelle cet objet joue un rôle
essentiel.
Un anneau qui rend invisible- un tapis volant- une clé d’or- une baguette magique
Rédige un paragraphe de quelques lignes.
97
98
Module d’apprentissage n°3
Voyages et découvertes
J’apprends à :
• explorer le monde en lisant des récits de voyage,
• décrire des lieux et des objets,
• insérer des passages descriptifs dans un récit.
99
RESSOURCES LINGUISTIQUES
Activités ORAL LECTURE ÉCRIT
Vocabulaire Syntaxe Conjugaison Orthographe
La Le récit
Demander des détermination Le présent intégrant une
informations - Un voyage imprévu, description
L’expression
Dubart,
Fournir des Champ du lieu
informations - La bicyclette, Barouh lexical du
- Voyage, Payen voyage du L’expression Le passé Accord du Décrire un
Donner des transport du temps composé participe lieu
informations - Un navigateur solitaire, passé
pour conseiller Décrire un
Gerbaullt objet
- voyage de vacances, Accord de
l’adjectif.
Rolland Décrire un
L’imparfait
100
- A bicyclette de Paris…, Synonymie lieu et des
Brans Polysémie objets
………. Noms
Lire pour rire : d’action Le futur
- Une vache dans le Noms
métro, Rousseau d’agent
- A Paris…, Pérochon
Voyages et découvertes
J’apprends à :
• m’ informer,
• informer.
- Oui, Madame ?
- Je voudrais aller rue Jeanne d’Arc.
- Dans le treizième, n’est-ce pas ?
- Je ne sais pas ; c’est 42, rue Jeanne d’Arc, 75013 Paris.
- Oui, c’est bien ça. C’est le treizième arrondissement.
Questions :
a- Robica est-elle déjà allée à Paris ?
b- Connaît-elle la rue Jeanne d’Arc ?
c- A quel bureau s’adresse-t-elle ?
d- Quelle information demande-t-elle à l’hôtesse ?
101
Situation 1 :
Pour demander une
Robica demande à l’hôtesse d’autres informations
concernant : information, tu peux utiliser :
• le moyen de transport le plus rapide pour aller à Paris, Pourriez-vous… ?
• l’endroit où l’on peut prendre ce moyen de transport, Pourrais-je… ?
• le prix des billets Comment dois-je… ?
Tu joues la scène avec un(e) camarade Combien coûte … ?
Situation 2 :
Robica prend le métro, elle descend à la station indiquée,
elle s’adresse à un passant. Pour informer, tu peux dire :
En t’aidant des deux images suivantes, imagine un court Il faut aller…, ensuite…
dialogue entre les deux personnages puis joue la scène Prenez…, ensuite tournez…
avec un(e) camarade. A gauche…, à droite…
A l’angle de…
Situation 3 :
Vous vous préparez à passer un week-end au bord de la mer. Ton père
te demande de téléphoner à la réceptionniste d’un hôtel pour :
• réserver deux chambres pour le week-end,
• te renseigner sur le prix des chambres,
• demander si l’on peut payer par chèque.
Imagine la suite du dialogue suivant puis joue-le avec l’un(e) de tes camarades.
• Allo, hôtel…?
• Oui, Monsieur. En quoi puis-je vous aider ?
• Bonjour Mademoiselle ! J’aimerais…
Situation 4 :
Un(e) touriste étranger(ère) en visite dans ta ville, te demande de lui indiquer un hôtel bon
marché, ainsi qu’un restaurant où il peut manger des plats typiquement tunisiens. Imagine le
dialogue puis joue-le avec l’un(e) de tes camarades.
102
Lecture
Voyages et découvertes
Un voyage imprévu
Depuis toujours, je souffre d’une terrible maladie : je suis timide, terriblement timide.
Le jour de mes quinze ans, mes parents ont décidé que c’était assez !
«Danielle, tu vas aller chez ta tante à Boisseuil. Le voyage est un peu compliqué. Il
faut changer de train et pour finir, prendre un car. A ton âge, il faut que tu apprennes
5 à voyager seule !»
Je demande à mes parents d’oublier cette
idée mais rien à faire, il faut partir, le voyage en
train s’est bien passé. En sortant de la gare, j’ai
vu immédiatement l’autocar de Boisseuil. Je
10 commence à trouver que je me débrouille
vraiment bien, quand tout à coup…Pouf ! Gling,
gling…Sctrouff !! Le car s’arrête. Que se passe-
t-il ?
Hélas ! c’est une panne nous explique le conducteur, nous sommes à Lussignoles.
15 Il y a un hôtel où vous pourrez passer la nuit. On repartira demain vers neuf heures.
Alors, je prends ma valise et je monte en courant jusqu’à l’hôtel. La porte de l’hôtel
est fermée. Je sonne, je sonne. Enfin une jeune fille de mon âge vient ouvrir.
- Chambre, s’il vous plait !
La jeune fille me donne une chambre très confortable.
20 Seule dans la chambre, je me félicite moi-même. Pour une première expérience, ce
n’est pas si mal !
Jean-Luc Dubart, Rendez-vous des mots
1) Pourquoi les parents de Danielle veulent-ils que leur fille parte en voyage toute seule ?
2) Quel problème rencontre-t-elle pendant le voyage ?
3) Quel sentiment la jeune fille éprouve-t-elle une fois seule dans la chambre d’hôtel ? Justifie
ta réponse.
103
D’après toi, la jeune fille a-t-elle réussi à vaincre sa timidité?
1) Je cherche le sens des expressions suivantes puis j’utilise chacune d’elles dans une
phrase: tomber en panne , imprévu, se débrouiller.
Tu vas passer quelques jours de vacances chez un(e) ami(e), mais le voyage est un peu
compliqué. Raconte ce que tu as fait.
Tu peux utiliser : acheter le billet ; prendre le train ; l’autocar ; changer ; sortir de la gare…
104
Ecrit
Voyages et découvertes
Pour mieux écrire
Question sur le texte, p. 103 : Pourquoi les parents de Danielle veulent-ils que leur fille parte
en voyage toute seule ?
105
Lecture
La bicyclette
Quand on partait de bon matin
Quand on partait sur les chemins
À bicyclette
Nous étions quelques bons copains
5 Il y avait Fernand, il y avait Firmin
Il y avait Francis et Sébastien
Et puis Paulette
On était tous amoureux d’elle
On se sentait pousser des ailes
10 À bicyclette
Sur les petits chemins de terre
On a souvent vécu l’enfer
Pour ne pas mettre pied à terre
Devant Paulette.
1) Sur mon cahier, je complète le tableau suivant, puis j’utilise le nom ou l’adjectif dans une
phrase.
106
Voyages et découvertes
Nom Adjectif
… amoureux
rivalité ….
… jaloux
méchanceté …
… tendre
2) J’utilise dans une phrase chacune des expressions suivantes : être amoureux de, vivre
l’enfer, mettre pied à terre.
Dans un paragraphe de quelques lignes, fais le récit d’une promenade que tu as faite avec
des amis dans la forêt, ou au bord de la mer.
107
Langue
La détermination
Texte 1
Je ne cherchais pas l’Eden en débarquant à Djerba, cette île tunisienne, à l’entrée du
golfe de Gabès, mais seulement une terre agréable où passer mes vacances. Sur ce point,
j’étais comblé. Un ciel si haut, si léger, si transparent, qu’il n’y avait rien au-dessus de ma
tête, seulement un vide infini. Aucune pensée mystique ne me tourmentait. Je me voulais
touriste, curieux de pittoresque et décidé à oublier tous mes soucis. Bains de mer et de
soleil.
Joseph Joffo, La vieille dame de Djerba
4) Relève trois noms propres dans le texte. Sont-ils tous précédés d’un déterminant ?
Texte 2
Au-dessus de hautes falaises de terre rouge, se détachait un promontoire sur lequel
s’accrochait un village, Sidi Bou Said, dont les maisons blanches auraient pu être prises pour
des moutons groupés au sommet de la colline. La silhouette des coteaux s’abaissait pour se
confondre presque avec la ligne des eaux.
H. Bec, Sous le soleil tunisien
a- De quel village est-il question dans ce texte ?
b- A quoi les maisons de ce village sont-elles comparées ?
108
Voyages et découvertes
1) Relève et classe les articles en trois colonnes : définis,
indéfinis, partitifs. On distingue :
Le voyageur emporte dans sa valise des objets - l’article défini : le, la , l’, les
personnels. Des peignes. Un portefeuille. Un agenda. Un - l’article indéfini : un, une,
stylo. Une lampe torche. Un savon dans sa boîte. Des des
brosses à dents et du dentifrice. - l’article partitif : du, de la.
(On peut remplacer l’article
Des ciseaux. Des cachets pour la migraine.
partitif par une partie de…,
Un antimoustique. Du déodorant. De la crème solaire. une certaine quantité de…)
D’après R. M. Pirsig
2) Voici une petite annonce. Réécris-la sous forme d’un texte en ajoutant les déterminants
qui conviennent :
109
5) Complète avec le déterminant démonstratif qui convient.
- Regarde….cette casquette et …sac. Je les ai achetés en France.
- …paire de chaussures est solide mais souple.
- Je voudrais ….tarte aux pommes et …éclair au café. Certains déterminants
expriment une quantité
6) Complète avec le déterminant de quantité qui convient:
précise : aucun(e), un(e),
plusieurs, une, chaque, quelques, deux :
deux, trois, vingt…
Sami et Mériem rejoignent la file des ( …) voyageurs qui
D’autres expriment une
attendent encore d'enregistrer leurs bagages . Ils ont (...)
quantité imprécise : un peu
grosse valise et (…) petits sacs de toile noire. Les deux
jeunes mariés sont impatients d'arriver à Djerba, cette île de…, beaucoup de…,
merveilleuse où se rendent ( ...) année(…) milliers de quelques…
touristes.
2) Dans une lettre d’une dizaine de lignes adressée à ton correspondant français, tu décris
la ville ou le village où tu habites.
Tu peux commencer ainsi ton texte : J’habite une ville Généralement, dans un texte,
du nord (sud) tunisien… les êtres et les objets sont
nommés la première fois
avec un déterminant indéfini,
puis ils sont repris avec un
déterminant défini.
110
Écrit
Voyages et découvertes
Récit intégrant une description
J’apprends à :
• raconter en décrivant le lieu où se passe l’action,
• bien insérer la description dans le récit.
Texte 1
Il y a environ une quarantaine d’années, je faisais une longue course à pied, sur des
hauteurs absolument inconnues des touristes, dans cette très vieille région des Alpes qui
pénètre en Provence.
Cette région est délimitée au sud-est et au sud par le cours moyen de la Durance […] ; au
nord par le cours supérieur de la Drôme, depuis sa source jusqu’à Die […] ; à l’ouest par les
plaines du Comtat Venaissin et les contreforts1 du mont Ventoux […]
C’était, au moment où j’entrepris ma longue promenade dans ces déserts, des landes2
nues et monotones, vers 1200 à 1300 mètres d’altitude. Il n’y poussait que des lavandes3
sauvages.
J. Giono, L’homme qui plantait des arbres
1) Ce texte constitue-t-il le début ou la fin d’un récit ? Réponds avec précision en t’appuyant
sur ce que tu sais du schéma narratif.
2) Quelle région le narrateur décrit-il ? Quelles sont les expressions qui la désignent ?
3) Quels types d’information nous donne-t-il sur cette région ?
111
Texte 2
Après plusieurs heures de marche laborieuse, Robinson arriva au pied d’un massif de
rochers entassés en désordre. Il découvrit l’entrée d’une grotte, ombragée par un cèdre
géant ; mais il n’y fit que quelques pas parce qu’elle était trop profonde pour pouvoir être
explorée ce jour-là. Il préféra escalader les rochers afin d’embrasser une vaste étendue
du regard. C’est ainsi, debout sur le sommet du plus haut rocher qu’il constata que la mer
cernait de tous côtés la terre où il se trouvait et qu’aucune trace d’habitation n’était
visible : il était donc sur une île déserte.
Michel Tournier, Vendredi ou la vie sauvage
112
Voyages et découvertes
2) Dans le paragraphe ci-dessous, le narrateur décrit une île qu’il découvre pour la
première fois.
Remets à leur place les indicateurs de lieu suivants :
en bas/ au-delà de/ des deux côtés/
L’île avait à peu près la forme d’un bateau.
1) La description d’un lieu
(….), on voyait des rochers, des falaises, des
peut se faire de deux
sommets d’arbres et des pentes raides ;(….),
manières :
s’étendait la jungle plate, d’un vert dense. (….)l’île,
-de l’ensemble aux éléments
touchant presque sa pointe, une autre île sortait de
-des éléments à l’ensemble.
l’eau.
Ch. Vildrac, L’île Rose
2) Les indicateurs de lieu,
compléments circonstanciels
3) Même exercice de lieu, servent à organiser
au-delà des arbres /à ma droite / çà et là /à mes pieds la description.
J’étais sur la plate-forme d’une tour. Là, j’ai eu un charmant spectacle ; sur ma tête, un
beau soleil ;(….), toute la ville ; à ma gauche, la grande place ; (….), une rue posée
comme une longue arrête noire parmi les maisons blanches ; (….), quelques églises
antiques ; autour de la ville, une épaisse ceinture d’arbres; (….), une grande table ronde
de plaines et de champs labourés.
V. Hugo, Notre-Dame de Paris
113
5) Sur le modèle de l’un des textes ci-dessous, décris la ville où tu passes chaque année tes
vacances.
a- Chamonix est une toute petite ville au fond d’une vallée, au pied des Alpes françaises.
Le mont Blanc, la plus haute montagne d’Europe domine cette capitale de l’alpinisme,
cette célèbre station de ski.
M. Dubois , dans Langue et civilisation françaises
b- En Afrique du Nord, loin derrière des côtes bleues de l’Algérie et juste avant les
roses de sable du désert de Sahara s’étend un pays montagneux nommé la Kabylie.
Les hauteurs y sont couronnées de bordjs : petits villages blancs, aux maisons
basses et carrées.
1) A l’occasion d’une excursion dans le sud tunisien, un village t’a particulièrement attiré(e).
Décris-le en le situant géographiquement et en précisant ses caractéristiques.
4) Tu prends part à l’une des aventures de Harry Potter ou d’un autre personnage célèbre.
Fais-en le récit en décrivant le(s) lieu(x) où se passe l’action.
114
Oral
Voyages et découvertes
J’apprends à :
• raconter en décrivant le lieu où se passe l’action,
• bien insérer cette description dans le récit..
115
Situation 1 : Pauline approuve le choix de son fiancé
mais veut en savoir plus sur le Kenya que Pierre Tu peux utiliser :
connaît déjà. Dans quelle partie… ?
Tu te renseignes sur ce pays, puis tu choisis un(e) Où se situe… ?
camarade avec qui tu joues la scène. Quelle langue… ?
Quel type de climat… ?
116
Lecture
Voyages et découvertes
Voyage
Le train s’évade de la gare,
Quitte la ville, et tout à coup,
Dans l’espace qu’il accapare
S’élance, rugissant et fou.
117
a- Le détenu s’est évadé de la prison à bord d’un hélicoptère.
b- Les vacances à l’étranger ont été pour moi une occasion de m’évader de la vie de tous
les jours.
c- « Le train s’évade de la gare »
2) Dans les exemples suivants, je dis si le mot voyage a un sens propre ou figuré
a- Dans le train, Paul voyage en 1ère classe
b- La nuit, je voyage dans mes rêves.
c- Grâce à la télévision, on voyage sans se déplacer.
d- Dans ma ville, il y a deux agences de voyage.
4) Je recopie le texte et je complète par les mots de la liste suivante : tickets, gare,
locomotive, quai, portières, passagers, rails, chef de gare, chemin de fer.
Dans le hall de (…), quelques voyageurs retardataires s’empressent à acheter leurs (…).
Dehors, les autres attendent sur (…). Aussitôt que (...) apparaît au bout du (...), les plus
impatients se précipitent à proximité des (...) en dépit des avertissements du (...). A l’arrêt
du train, les (…) s’ouvrent automatiquement. Les voyageurs montent alors et découvrent
qu’il y a de la place pour tous (...).
Dans Lire et découvrir
118
Lecture
Un navigateur solitaire
Voyages et découvertes
Le 6 juin, à midi, je levai l’ancre. La grande aventure commençait.
Avant de quitter la France, j’avais fait l’acquisition des cartes qui montrent la
direction et l’intensité des vents dans l’Atlantique Nord. Un bateau faisant route vers le
sud-ouest à la sortie du détroit de Gibraltar doit rencontrer les vents du nord-ouest et
5 descendre sous les îles Bermudes, avant de rencontrer New -York.
Je quittai donc Gibraltar. Il faisait très beau. Laissant derrière moi le port et, poussé
par une brise légère, j’étais étendu sur le pont, rêvant des jours qui allaient venir.
J’avais une confiance absolue dans le Vaillant et ma navigation. J’envisageais avec
joie mon passage dans les vents du nord, où je trouverais un soleil ardent et les
10 poissons volants des mers tropicales. Je jetai mes derniers regards à la terre. La brise
augmentait lorsque, sortant de la baie
d’Algésiras, je mis le cap sur la sortie du détroit.
Les poissons étaient si nombreux autour de
moi, que l’eau semblait bouillonner, des
15 marsouins jouaient autour de mon bateau et les
albatros plongeaient…
Voici quelle était la routine de ma vie dans
ces premiers jours. Le matin, à 5 heures, je
sautais de ma couchette pour cuire mon déjeuner. Je faisais la cuisine sur un réchaud
20 à pétrole, dans le poste d’équipage. La gîte du bateau était souvent si grande que la
poêle à frire tombait du réchaud, inondant mes jambes d’huile bouillante.
Pendant les douze heures de navigation, sous des vents très frais, je devais
exercer une attention soutenue. Il ne m’était pas possible de lire, et cependant je ne
m’ennuyais jamais. J’admirais la beauté de la mer et des vagues, la tenue de mon
25 navire, et disais tout haut les œuvres de mes poètes préférés.
Quand venait la nuit, j’étais mort de fatigue. Je réduisais la voilure de ma grand-
voile, attachant la barre, je préparais mon deuxième repas de la journée, qui consistait
habituellement en bœuf salé et en pommes de terre bouillies dans l’eau de mer, dont
elles prenaient une délicieuse saveur. L’air marin me donnait un appétit féroce.
30 Enfin je tombais épuisé dans ma couchette et dormais, durement bercé par les
vagues.
Alain GERBAULT, Seul à travers l’Atlantique
1) Le narrateur voyage d’un continent à l’autre. Quels sont ces deux continents ?
2) Voyage-t-il seul ou accompagné ?
119
1) Comment s’appelle le navire à bord duquel le narrateur voyage ? Que signifie ce mot ?
2) Avec quels sentiments le navigateur envisage-t-il son voyage ?
3) Quelles sont ses occupations pendant les semaines qu’il passe au milieu de l’océan ?
4) Pourquoi le narrateur est-il épuisé de fatigue chaque soir ?
1) Voici des expressions qui se rapportent à la navigation : lever l’ancre, faire route vers,
mettre le cap sur.
Je cherche le sens de chaque expression, puis je l’emploie dans une phrase.
3) Je recopie le texte suivant en utilisant les mots : chance, danger, découverte, hasard,
risque.
Partir à l’aventure, c’est prendre des … . Il faut parfois affronter des … . Mais avec un
peu de …, l’aventure débouche sur de grandes …. Parfois, le …fait bien les choses.
N. Chauveau, dans A mots contés
4) Je complète les phrases avec les mots suivants : itinéraire, route, circuit, vol
Imagine que tu fais la traversée de la Méditerranée à bord d’un voilier. Fais le récit de ce
voyage dans un paragraphe de quelques lignes en utilisant quelques unes des
expressions que tu viens de découvrir.
120
Langue
Voyages et découvertes
L’expression du lieu
2) Le poète veut aller aux Etats-Unis, en France et au Canada. Dans cette phrase, remplace
chaque nom de pays par le nom de sa capitale(Paris, Ottawa, Washington). Que
constates-tu au niveau de l’emploi des prépositions ?
121
2) Complète le texte avec « à », « en », ou « au(x) »
Le grand canyon est ….Etats-Unis,……Amérique du
On emploie la préposition :
nord. Le Fuji-Yama est…Japon, …..Asie. Les chutes
- à devant les noms de ville
du Niagara sont…Amérique du Nord, …..Canada et …
ou de pays sans article : à
Etas-Unis. Le Kilimandjaro est…Afrique,... .Kenya et
Paris, à Cuba.
..Tanzanie. Le canal de Suez est...Egypte, …..Afrique
- en devant les noms de
du Nord. Enfin, le «Pain de sucre» est….Rio de
continent, de pays au féminin
Janeiro,….Brésil.
ou de pays commençant par
R. Dorgelès, Partir
une voyelle : en Europe, en
Tunisie, en Angola
3) Complète avec « dans », « sur », « sous », « à »
- au(x) devant les noms de
- Le père est assis…un gros fauteuil et la mère….une
pays au masculin ou au
petite chaise en osier.
pluriel : au Canada, aux
- Regarde, il y a James Bond….la télévision.
États-Unis
- Le cinéma Champo n’est pas…la rue des écoles,
mais …le boulevard Saint-Michel.
- Nous avons déjeuné…l’herbe,…les arbres.
4) Dans chaque phrase, relève les compléments circonstanciels de lieu. Classe-les selon
qu’ils indiquent le lieu d’où l’on vient, le lieu où l’on va, le lieu par où l’on passe, le lieu
où l’on est :
a- Les passagers descendent de l’avion.
b- Les hirondelles se sont envolées vers l’Afrique.
c- Pour arriver plus vite, je suis passé par la rue de la gare.
d- Le train est entré dans le tunnel.
e- Une calme rivière coule à travers champs.
f- Les nuages progressent de la mer vers la terre.
122
Écrit
Voyages et découvertes
J’apprends à :
• caractériser des objets,
• les situer dans l’espace.
Le coffre du marin était resté dans la petite chambre depuis le jour de son arrivée à
l’auberge[…] Bien que la serrure fût très dure, ma mère l’ouvrit et rejeta le couvercle en
arrière en un clin d’œil. Une forte odeur de goudron monta de l’intérieur, mais nous ne
vîmes rien sur le dessus qu’un costume en très bon état, soigneusement brossé et plié.
Ma mère déclara qu’il n’avait jamais porté. Au-dessous se trouvait un fouillis d’objets divers:
un gobelet d’étain, un lingot d’argent, une vieille montre espagnole, quelques petits bijoux
sans grande valeur, deux boussoles montées sur cuivre, et cinq ou six coquillages des
Antilles.
R.-L. Stevenson, L’île au trésor
a- Où se passe la scène ?
b- A qui appartient le coffre ?
1) A travers le regard de qui la description du contenu du coffre est-elle faite ? relève une
expression qui le montre.
2) Relève deux expressions qui permettent de situer les objets décrits les uns par rapport aux
autres ?
3) Sur ton cahier, remplis le tableau suivant :
Nature grammaticale
Objet décrit Expression qui le caractérise
de l’expression
123
3) Complète à l’aide des adjectifs suivants : Pour situer dans l’espace on peut
géométriques, ensoleillé, bleue, blancs. utiliser :
- un groupe nominal introduit par
Au–dessus de lui, c’était le ciel (….). Au-dessous ça une préposition (à, en, dans, sur,
et là dans l’espace, des blocs de nuages (…) que sous, devant, chez…) ou une
l’avion dépassait bien vite. Sous les nuages dans une locution prépositive (à droite de,
à gauche de, en haut de, au-
brume (….), Tifernand voyait le sol lointain, taché de
dessus de…)
vagues formes (….). - un adverbe(ici, là-bas, loin, là-
Ch. Vildrac, L’île Rose haut…)
4) Je complète le paragraphe à l’aide des noms d’objets suivants :
mâts- bateau- voile- voilier
Robinson monta au sommet d’un arbre. Il braqua sa vue sur le (….) devenu nettement
visible. C’était un fin (….) taillé pour la course avec ses deux hauts (….) dont le premier
portait une (….) carrée, le second une (….) rectangulaire.
2) A l’occasion d’une excursion, tu visites les souks d’une médina. Tu rentres dans un
magasin d’articles traditionnels. Fais le récit de cette visite en décrivant ce que tu as vu.
124
Oral
Voyages et découvertes
J’apprends à :
• demander une information,
• fournir une information.
Situation 1 :
Tu voudrais faire visiter à ton ami étranger quelques uns Tu peux utiliser :
des musées de la ville de Tunis. Tu t’adresses à un bureau - Je voudrais m’informer sur…
de l’office du tourisme pour demander des informations - Pourrais-je savoir…
sur les musées ouverts le dimanche et leurs adresses, - Existe-t-il un tarif spécial ?
l’heure d’ouverture, le prix d’entrée, la possibilité d’avoir - Est-il possible de… ?
un guide.
125
Situation 2 :
Tu téléphones à l’hôtesse d’une agence de voyage pour réserver une place à destination
d’une ville de ton choix. Tu demandes des informations sur la date et l’horaire du vol, le
prix du billet selon la classe, l’heure d’arrivée...
Tu joues la scène avec une camarade.
Situation 3 :
Situation 4 :
Je participe à un échange.
126
Lecture
Voyages et découvertes
Voyage de vacances.
( Après les examens, Antoinette et son frère Olivier, qui viennent de perdre leur mère, font
un voyage en Suisse pour se récompenser tous deux de leurs années de peine…)
Antoinette n’avait pas cessé d’économiser sou par sou, pour avoir une petite
épargne en cas de maladie. Elle n’avait pas dit à son frère la surprise qu’elle voulait
lui en faire.
Le lendemain de sa réception1, Antoinette annonça à son frère qu’ils allaient
5 passer un mois en Suisse. Olivier poussa des cris de joie à cette nouvelle.
Les préparatifs du voyage furent une grande affaire, mais un plaisir de tous les
instants. Le mois d’août était déjà assez avancé quand ils partirent. Ils étaient peu
habitués à voyager. Olivier n’en dormit pas, la nuit d’avant. Et il ne dormit pas non
plus, la nuit en wagon…
10 L’aube rougissante apparut sur la campagne blême2, entre Dôle et Pontarlier. Le
spectacle des champs ; le gai soleil qui se levait de la terre ; les prairies frissonnantes
qu’enveloppaient la buée légère de leur haleine blanche comme le lait ; […]tout
absorbait l’attention d’Antoinette, comme celle de son frère.
Ils arrivèrent au but de leur voyage : un village dans la montagne, au-dessus du
15 lac, à quelque distance de Spiez.
Ils y passèrent trois ou quatre semaines, dans un petit hôtel.
Ils faisaient ensemble de courtes promenades : elle, appuyée sur son bras,
marchant à petits pas, causant tous deux, lui surtout devenu très loquace3, riant,
disant ses projets, racontant des drôleries.
20 Antoinette se laissait gagner quelquefois par la belle humeur de son frère : ils
jouaient à se poursuivre, à se jeter de l’herbe. Et un jour, il la vit rire, comme autrefois
quand ils étaient enfants, de ce bon rire fou de petite fille, insouciant, transparent
comme une source, et que depuis des années il n’avait pas entendu.
Romain ROLLAND, Jean- Christophe, Antoinette.
127
1) Quelle surprise Antoinette fait-elle à son frère après sa réception à l’examen ?
2) Pourquoi Olivier n’arrive-t-il pas à dormir pendant deux nuits successives ?
3) Durant le voyage en train, par quoi l’attention d’Antoinette et de son frère est-elle
absorbée ?
4) Grâce au voyage, la sœur retrouve la joie de vivre. Qu’est-ce qui le montre dans le
dernier paragraphe ?
1) Je cherche un verbe synonyme pour chacune des expressions suivantes et je l’utilise dans
une phrase :
faire des économies, faire une épargne, faire un voyage, faire une découverte.
3) Voici des expressions qui traduisent le bonheur d’Antoinette et d’Olivier. Utilise chacune
d’elles dans une phrase : pousser des cris de joie, être au comble du bonheur, être de
bonne humeur.
A l’approche des vacances tes parents te font une agréable surprise. Fais-en le récit dans
un paragraphe de quelques lignes.
128
Lecture
Voyages et découvertes
A bicyclette de Paris à Saïgon1
(Le narrateur voyage de Paris à Saïgon à bicyclette. Il passe par les Indes.)
Il y a environ quatre heures que je roule sur une route plate et droite, ne voyant
jamais au bout de mon faisceau de lumière le moindre virage qui égaierait un peu
cette monotonie. Le jour pointe2 devant moi ; je pédale à sa rencontre. J’ai supprimé
mon éclairage inutile. Au loin, un rideau de verdure ferme la route. C’est un tournant.
5 La chose est si rare que cela me distrait un instant. J’attaque enfin mon virage.
Soudain, au moment où la route se redresse et repart à droite, je vois en plein
milieu de la chaussée, à quelques mètres, un
superbe tigre. Il se présente de flanc ; sa gueule
tournée vers moi montre des babines garnies de
10 crocs.
Tout cela entrevu dans une fraction de seconde
ne me laisse guère le temps de l’analyse. Je suis
pris de court. J’arrive à bonne allure et ne peux
freiner pour rebrousser chemin. D’ailleurs, je ne me
15 commande même plus. Je pousse un grand cri ; je dois avoir fermé les yeux
attendant la chute qui résultera de ma rencontre avec le félin. Je vais être mis en
pièces dès que je serai à terre.
Quelle drôle de sensation de ne pas sentir la chute prévue ! Le temps semble trop
long, et pourtant, j’ai senti un déplacement, et par-dessus mon épaule vu une queue
20 disparaître dans le fourré. C’est tout. Devant moi la route est libre…Mon cœur secoue
mon sang à un rythme anormal.
Je reste sur ma lancée en roue libre un bon moment sur cette route plate, puis je
suis pris de tremblement, et connais pour la première fois ce que l’on doit appeler la
peur. Lionel BRANS, Seul à bicyclette de Paris à Saïgon
129
D’après toi, qu’est-ce qui a pu sauver le narrateur ?
1) J’explique le sens des expressions soulignées, puis j’utilise chacune d’elles dans une
phrase.
a- Je suis pris de court.
b- Je ne peux pas freiner pour rebrousser chemin.
c- Je reste sur ma lancée en roue libre.
2) Je complète en trouvant le nom d’agent correspondant.
a- Le narrateur roule à bicyclette : c’est un… c- Pierre pilote son avion personnel : c’est un…
b- Anne roule en automobile : c’est une… d- Pierrette conduit sa charrette : c’est une...
3) Voici une liste de verbes : être au volant de, rouler, monter à, pédaler, freiner, ralentir,
démarrer.
Répartis-les selon qu’ils s’emploient pour parler d’un cycliste, d’un automobiliste, ou des deux.
4) Jeu de devinette. Voici des énoncés qui caractérisent différents types d’habitation à travers
le monde. Devine le nom de ces habitations.
a- Je suis en toile, on me déplace à dos de chameau, je suis…
b- Les pauvres gens m’ont construit autrefois, avec n’importe quoi. On me démolit
maintenant à tour de bras. Je suis…
c- On m’entoure souvent d’un jardin, on me construit dans de beaux quartiers, et l’on aime
m’habiter. Je suis…
d- On ne me construira jamais en Tunisie. Il n’y fait pas assez froid pour moi ; vous
souvenez-vous de mon nom ?
e- De toutes les maisons, je suis la plus haute, je touche le ciel : je suis l’orgueilleux…
f- Je ne suis pas aussi haut que mon cousin américain, mais j’ai quand même quatre ou
cinq étages. Mon nom est…
Avec beaucoup de
Sans difficulté Avec quelques difficultés
difficultés
Je lis couramment un texte et
j’en comprends l’essentiel.
Je relève des indices pour
justifier mes réponses.
J’apprécie le texte.
130
Langue
Voyages et découvertes
L’expression du temps
A deux heures précises, l’automobile arrive. La servante crie son admiration. Lorsque le
chauffeur a donné son coup de manivelle, les demoiselles se taisent. Soudain, il klaxonne
parce que la rue est encombrée…Elles sursautent ! Arlette, d’un signe de la main, dit au
revoir à la servante. Telcide, bien calée dans le fond, ne bouge plus. L’automobile est en
route[…].
Pendant quelques temps, la voiture suit d’abord avec précaution les vieilles rues […]. On
arrive bientôt sur la grand’route. Une demi-heure plus tard, les demoiselles croient être
encore dans les environs lorsque, au bout d’une allée, elles aperçoivent un château. Ces
demoiselles sont arrivées.
G. Acremant, ces dames aux chapeaux verts.
1) Relève toutes les expressions de temps, puis classe-les dans le tableau suivant :
1) Complète avec les élements manquants Pour situer une action dans le temps,
Nous habitons au bord de la mer(….) cinq ans. on peut utiliser :
(….) été, il y a beaucoup de monde, surtout des - un adverbe (hier, demain…)
touristes. - un groupe nominal prépositionnel
Nous partons à la plage (….) sept heures du
(en hiver, pendant la nuit…)
matin et nous rentrons le soir (….) la chaleur.
- une proposition subordonnée
Au contraire, (….) printemps et (….)automne,
circonstancielle de temps
nous sommes seuls sur la plage.
131
c. Nous avons fait le tour de la Tunisie (….) une semaine
d. Si vous louez une voiture (….) plus de dix jours, vous avez un tarif spécial
Fais le récit d’une journée de vacances au bord de la mer. N’oublie pas de situer les
actions dans l’espace et dans le temps.
132
Écrit
Voyages et découvertes
Raconter en décrivant un lieu et des objets
J’apprends à :
• décrire avec précision,
• insérer de courts passages descriptifs dans un récit.
Angéla est de retour à Paris après avoir passé un mois de vacances aux Antilles. A
l’entrée de son appartement situé au troisième étage d’un immeuble de la rue des martyrs,
il y a une grande valise en toile bleue qu’elle a jetée là, à moitié vide et d’où elle tire de
temps en temps quelques vêtements qu’elle range ensuite dans la garde-robe de la
chambre à coucher. Dans le salon, les tissus antillais dont elle a recouvert les fauteuils et le
canapé donnent à l’appartement une touche ensoleillée et exotique[…].
Au fond du couloir, en face de la salle de bain, se trouve la cuisine. Angéla a mis la table,
elle a étalé une nappe rose sur laquelle elle a déposé des assiettes grises en porcelaine.
Martine Dubois et Reine Mimran,
dans Méthodes de français, 2000
a- Où Angéla a -t-elle passé ses vacances ?
b- Situe géographiquement cette région.
1) Angéla est dans son appartement. De combien de pièces cet appartement est-il
formé ?
2) Quel(s) meuble(s) trouve-t-on dans chaque pièce ?
3) Relève les autres objets mentionnés dans ce passage et complète le tableau ci-dessous
Objets Expressions qui les caractérisent
A B
Une villa désertique
Une cité ferroviaire
Un hôtel somptueuse
Une terre balnéaire
Une ville luxueux
Une gare tentaculaire
133
2) Remets les adjectifs suivants à leur place (attention à l’accord)
Étroit, solide, petit, modeste, vaste, bon, élevé, épais.
C’est une maison(…) sans luxe et sans ornements. Les
Décrire avec précision un lieu
murs (…) et (…) protègent bien contre la chaleur et le
froid. c’est indiquer à la fois les
Le toit (…) recouvert de(…) tuiles abrite un(…) grenier parties dont il est constitué et
où la lessive peut sécher, ainsi que les oignons et les les objets qui s’y trouvent.
pommes de terre. Les fenêtres un peu (…) pour mieux
résister au vent sont munies encore de leurs (…) carreaux.
G. Droz
3) Dans le paragraphe ci-dessous, remets à leur place les courts passages descriptifs
suivants :
tamisée par des rideaux rouges et blancs / recouverte d’une toile cirée orange /
que deux fenêtres donnant sur la rue éclairaient parfaitement /
134
Voyages et découvertes
1) À l’occasion d’un voyage organisé à Djerba, tu es logé(e) dans un hôtel. Décris ta
chambre de l’intérieur.
2) À l’occasion d’un voyage dans le sud tunisien, tu visites une oasis. Fais le récit de cette
visite en insérant de courts passages descriptifs.
3) Tu es invité(e) chez ton correspondant français. En te recevant chez lui, il te fait visiter
la maison qu’il habite. Décris ce que tu vois.
4) Tu as fait un voyage qui t’a beaucoup plu. Raconte-le à tes camarades en insérant
quelques descriptions qui leur permettront d’imaginer les lieux et les objets.
135
Lire pour rire
Paris, beuf !
Après son voyage dans le métro, la vache Marguerite a voulu visiter la tour Eiffel.
15 Hélas, elle a dû renoncer à son projet. « Je n’aime pas les ascenseurs et il y a vraiment
trop de marches aux escaliers», a-t-elle déclaré…Après la tour Eiffel, la vache
voyageuse a visité le Jardin des plantes. « Pas très intéressant, il n’y a pas de trèfle ni
de luzerne … ». Puis elle est allée faire un tour aux champs Elysées. Enfin elle a pris le
train pour repartir chez elle. «Paris est assez agréable ; mais pour une vache, ce n’est
20 pas l’idéal », a-t-elle dit avant le départ.
136
Lire pour rire
Voyages et découvertes
À Paris, tout en gris
Je suis allé à Paris, hop !hop ! Sur mon cheval gris. Un Parisien m’a dit :
« Pour visiter la ville, vous n’avez pas besoin de cheval ! » C’est pourquoi j’ai mis mon cheval
à l’écurie.
Un Parisien m’a demandé :
5 « Que venez-vous faire à Paris ? »
J’ai répondu :
« Je veux monter en haut, tout en haut de la tour Eiffel.
-Et pourquoi voulez-vous donc monter en haut, tout en haut de la tour Eiffel ?
-Pour voir, d’un même coup d’œil, tout Paris. Car je veux m’en retourner chez moi dès que
10 mon cheval sera reposé.
-Oh ! m’a dit le Parisien, vous ne partirez point si vite ! Pour bien voir Paris, un coup d’œil ne
vous suffira pas. »
J’ai monté tout en haut de la Tour Eiffel. J’étais à trois cents mètres au-dessus du sol et
j’apercevais toute la ville et ses environs.
15 Je voyais les cheminées des usines et les clochers des églises. Je voyais les monuments, les
grands magasins, les beaux hôtels. Je voyais les gares où arrivaient des trains, venant de
toutes les directions. Je voyais la Seine avec ses ponts et ses bateaux. Je voyais des maisons,
des maisons, des maisons…
Entre ces maisons innombrables, je voyais les places, les boulevards, les rues.
20 Dans les rues, je voyais les gens comme des fourmis. Et, surtout, je voyais rouler des
automobiles, des automobiles, des automobiles…
Quand j’ai été redescendu, un Parisien m’a dit :
-« Maintenant, vous pouvez partir : votre cheval est reposé ! »
Je lui ai répondu :
25 -« Je ne pars point si vite ! Je veux encore voir Paris. »
A Paris, tout en gris
Pour visiter Paris, j’ai mis mes souliers gris.
Un Parisien m’a dit :
- « Suivez bien les trottoirs, si vous ne voulez pas vous faire écraser ! »
30 C’est qu’en effet, les autobus roulaient, les tramways roulaient, les automobiles roulaient,
roulaient, roulaient…Jamais je n’avais vu rouler autant d’automobiles !
Je suivais bien les trottoirs mais, aux croisements de rues, il n’était pas facile de passer.
J’ai traversé quand même tout Paris en suivant la Seine, puis je suis allé au Bois de Boulogne.
Mais un Parisien m’a dit :
35 -« Vous userez vos souliers gris. Montez donc dans un tramway ! »
J’ai monté dans un tramway pour aller au palais du Louvre. Puis j’ai pris l’autobus pour aller
voir la cathédrale Notre-Dame. Puis j’ai monté dans un taxi et je suis allé au jardin des Plantes.
Et j’étais content d’aller vite, tout en ménageant mes souliers gris.
Un Parisien m’a dit :
40 - « Vous iriez encore plus vite, si vous preniez le métro.
137
Lire pour rire
138
Lectures complémentaires
Voyages et découvertes
Un voyageur égaré
(Meaulnes est en pension chez l’instituteur d’un petit village. Un jour, il décide d’aller seul,
chercher les grands-parents de son ami, dans un village éloigné. Un paysan lui prête une voiture
et un cheval. Mais il se trompe de chemin.)
Depuis un instant, ma jument avait cessé de trotter. Quand Meaulnes voulut, d’un
coup de fouet, lui faire reprendre sa vive allure, elle continua à marcher au pas avec
une extrême lenteur.
- Jamais nous n’arriverons à Vierzon pour le train, dit-il à mi-voix.
5 Il n’osait pas s’avouer sa pensée la plus inquiétante, à savoir que, peut-être, il
s’était trompé de chemin. Il s’aperçut que la nuit tombait.
Tout autre que Meaulnes aurait immédiatement rebroussé chemin. C’était le seul
moyen de ne pas s’égarer davantage. Mais il réfléchit qu’il devait être fort loin du village
qu’il avait traversé à quatre heures. De plus, pendant qu’il dormait, la jument pouvait
10 avoir pris un chemin transversal. Enfin, ce chemin-là devait bien mener vers quelques
villages.
Tandis que la bête, impatiente, tirait sur les guides, le grand Meaulnes sentait
grandir en lui le désir d’arriver quelque part. Il fouetta la jument qui fit un écart et se
remit au grand trot. L’obscurité augmentait. Dans le chemin détrempé, il y avait
15 maintenant tout juste passage pour la voiture. Soudain, la jument ralentit son allure
comme si son pied avait buté dans l’ombre. Meaulnes tira sur les guides pour reculer
de quelques pas et se dressa dans la voiture. C’est alors qu’il aperçut, entre les
branches, une lumière.
- Allons, ma vieille, dit-il, nous n’irons pas plus loin, nous saurons bientôt où nous
20 sommes arrivés.
A. Fournier, Le grand Meaulnes.
139
Lectures complémentaires
Départ
(Pour la première fois deux petits Parisiens quittent leurs parents : Ils vont en vacances à la
mer, ils font partie d’une colonie.)
Dès qu’ils pénétrèrent dans la salle d’attente, les enfants furent assourdis par le bruit.
Quel vacarme ! De longues files d’écoliers serpentaient le long des escaliers en criant,
chantant et bavardant.
Le halètement des locomotives, le roulement des chariots transportant les bagages,
5 les cris, les appels, les rires, les chansons, se confondaient en une rumeur sourde que
coupait parfois le sifflet d’une locomotive.
La famille Clément réussit tant bien que mal à se frayer un chemin vers le quai. Le
portillon était ouvert…Le compartiment fut vite trouvé et les enfants installés. C’était la
première fois qu’ils quittaient leurs parents. Tous étaient bien émus…La dernière,
10 Madame Clément, descendit du wagon.
Le train se mit tout d’un coup à glisser sur les rails. Les poteaux de ciment qui
soutiennent la verrière protégeant les quais, défilèrent un par un et les enfants, penchés
à la portière, aperçurent leurs parents qui agitaient leur mouchoir. Ceux-ci-s’éloignèrent
petit à petit puis disparurent. La voie contourna un pâté de maisons, les enfants revirent
15 l’avenue de la gare, d’autres maisons, des jardins puis ce fut la campagne.
140
Lectures complémentaires
Voyages et découvertes
L’Enchanteur
(Tifernand est un petit garçon qui va de Paris à l’île Rose en Méditerranée, dans l’avion d’un
homme riche qu’il appelle l’Enchanteur)
141
142
Module d’apprentissage n°4
Lectures inoubliables
J’apprends à :
143
RESSOURCES LINGUISTIQUES
Activités ORAL LECTURE ÉCRIT
Vocabulaire Syntaxe Conjugaison Orthographe
- Un rêve de lecture,
Vallès. -La ponctuation
du dialogue
144
-Lecture d’image
-Les verbes
Lectures inoubliables
J’apprends à :
• expliquer,
• justifier.
145
Oral
Tu peux utiliser :
-Moi, je préfère…car…
Situation 1 : Aimes-tu fréquenter les -En ce qui me concerne, j’ai une préférence
bibliothèques ou lire chez toi ? pour …parce que…
A tour de rôle chacun d’entre vous prend la -J’aime mieux…parce que…
parole pour présenter son choix et le justifier.
Situation 2 : Si tu avais à choisir parmi les livres exposés ci-dessus, lequel choisirais-tu ?
Pourquoi ?
Tu peux dire :
Chaque élève explique les raisons de son
-Moi, je choisirais plutôt …parce que…
choix.
-Si j’avais à choisir, je prendrais…car…
- De tous les livres exposés, celui qui
m’intéresse c’est …car…
146
Lecture
Lectures inoubliables
(Juste avant la Deuxième Guerre Mondiale, le petit François, fils de maçon italien, vit dans le quartier
«rital », qui bouillonne de vie. Sa passion de la lecture ne manque pas d’étonner les voisins…)
Tous les jeudis matin, jour sans classe, j’allais avec un cabas à la
bibliothèque municipale. Les livres étaient vénérables pour la plupart, tous
uniformément vêtus d’une grosse reliure de toile noire. On avait droit à
deux livres à emporter par personne inscrite, alors j’avais inscrit papa et
5 maman, ça me faisait, comptez avec moi, six bouquins à dévorer par
semaine. Avec les illustrés que me passaient les copains et les journaux
que maman rapportait de chez ses patronnes pour allumer le feu et garnir
la poubelle, ça me faisait de quoi tenir d’un jeudi à l’autre, mais bien juste.
On choisissait sur catalogue, mais les titres qui vous faisaient envie
10 étaient toujours en main, il fallait faire une liste par ordre de préférence, la barbe1, j’aimais
mieux fouiner dans les rayons et me laisser séduire par la bizarrerie d’un titre ou les
effilochures d’une très vieille reliure. J’aimais les livres énormes.
Je remontais la rue Sainte-Anne, le cabas bourré de gros bouquins me tirait de côté vers
2
le bas. Les mères ritales me regardaient passer, les yeux écarquillés3 par l’admiration et un
15 vague effroi. «Ma touté quouesté lives, tou vas les lire, Françva ? O pétêt tou regardes
solement i gimazes ? »
«Y a pas d’images », je disais.
«Tou vas pas me dire qué tou vas lire touté quouesté mots d’écrit touté sol, no ?
François CAVANNA, Les Ritals
1) Quel est le verbe du premier paragraphe qui caractérise la passion du narrateur pour les
livres ?
2) À quelle astuce recourt-il pour emporter le plus de livres de la bibliothèque municipale ?
3) Qu’est-ce qui le dérange dans le règlement de la bibliothèque ? Quelle est l’expression qui
le montre?
4) Pourquoi les mères ritales regardent-elles le narrateur avec admiration et crainte ?
147
1) Que penses-tu de la passion qu’a le narrateur pour les livres?
2) Peux-tu réécrire les paroles des mères ritales dans un français correct ?
1) Dans les deux premiers paragraphes, cherche deux mots synonymes de « livre», puis
emploie chacun d’eux dans une phrase.
2) Voici des expressions autour du mot « livre ». Tu chercheras le sens de ces expressions
dans le dictionnaire, puis tu emploieras chacune d’elles dans une phrase.
«Parler comme un livre », « livre de chevet », « à livre ouvert », « livre de bord » .
3) Relie par une flèche chacun des noms de la colonne A à la définition qui lui correspond
dans la colonne B.
A B
1) Tu as besoin d’un livre ancien. Tu te rends chez plusieurs bouquinistes. Enfin, tu réussis
à l’avoir. Raconte dans un court paragraphe.
2) Pour faire un exposé, tu consultes plusieurs ouvrages dans la bibliothèque municipale
avant de trouver celui dont tu as le plus besoin. Raconte dans un court paragraphe.
148
Lecture
Lectures inoubliables
La bibliothèque de nos rêves
Un soir, dans les Lectures pour tous1, une grande page annonçait que «pour des
mensualités modiques, on pouvait dorénavant se constituer la bibliothèque de ses rêves,
en dix versements mensuels de dix francs, avec un acompte de vingt francs, à choisir dans
le catalogue ».
5 Mon père fit ses calculs. Ses calculs furent favorables!
Après avoir longuement discuté avec ma mère, il me
permit de choisir la bibliothèque de mes rêves. Pendant
des jours et des nuits, je discutais chaque titre et chaque
nom de poète avec mes parents, évinçant les uns,
10 rattrapant les autres, indécis mais radieux […]
Un matin, au premier courrier, mon père reçut une lettre des grands éditeurs qui lui
retournaient son mandat, avec une lettre polie que je mis un long moment à comprendre.
Désolés de ne pouvoir vous faire bénéficier de nos avantages…Prêts à vos ordres pour
toute commande ferme dont vous voudriez bien nous honorer.
25 Cette humiliation fut une des plus cruelles de toute mon enfance.
1. Il s’agissait de revues périodiques à caractère culturel auxquelles les familles comme celle d’André
Chamson étaient abonnées.
2. Leconte de Lisle (1818-1894), poète français.
149
Oral
1) Je cherche dans le dictionnaire le sens de chacun des mots suivants puis je les utilise dans
des phrases Modique, acompte, indécis, cruel
2) Je relie par une flèche chaque nom de la colonne A à la définition qui lui correspond dans
la colonne B.
A B
Tu as retrouvé les livres de tes premières années à l’école. Raconte en décrivant tes
sentiments.
150
Langue
Lectures inoubliables
Il n’y avait pas beaucoup d’élèves dans l’école de la princesse et on n’eut aucune difficulté
à trouver une table libre pour le prince de Motordu, le nouveau de la classe. Mais dès qu’il
commença à lire le texte qu’on lui avait mis sous les yeux, le prince déclencha le rire parmi
ses nouveaux camarades. Ils n’avaient jamais entendu quelqu’un parler ainsi ! Mais la
princesse n’abandonna pas. Patiemment, chaque jour, elle essaya de lui apprendre à lire
comme tout le monde.
- On ne dit pas : j’habite un papillon, mais j’habite un pavillon.
Au bout de quelques semaines, il parvint à lire correctement, mais ses camarades le
trouvaient beaucoup moins drôle : il ne tordait plus les mots !
Conte, La belle Lisse Poire du Prince de Motordu.
151
Langue
123
Non, je …lis…de B. D. -toujours, souvent, ne…jamais
e- As-tu envie de bouquiner ? parfois, quelquefois
Non, je…ai…envie de bouquiner.
6) Mets les phrases suivantes à la forme négative.
a- J’ai lu un livre cet après-midi. Dans une phrase négative
b- Ma grand-mère m’a raconté une histoire. un, une, des, du, (de le) sont
c- Mon cousin m’a envoyé des cartes postales. remplacés par de (d’).
d- As-tu des C.D. dans ton cartable ?
e- Ma sœur mange du fromage tous les soirs.
7) Emploie la double négation en réunissant les deux phrases
Exemple : Je n’aime pas le roman de science-fiction. Je n’aime pas la poésie.
Je n’aime ni le roman de science-fiction ni la poésie.
a- Elle n’écoute pas son père. Elle n’écoute pas sa mère. La conjonction ni
b- Il ne retrouve pas son journal. Il ne retrouve pas son chapeau. s’emploie
c- Ici, dans la bibliothèque on n’entend pas de bruit. accompagnée de ne
On n’entend pas de sonnerie de téléphone. dans une phrase
d- Je ne connais pas cet auteur. Je ne connais pas ses écrits. négative qui contient
e- Le romancier n’a pas écrit de contes. Il n’a pas écrit de deux ou plusieurs
nouvelles. groupes coordonnés.
1)Tu es chargé par le Directeur de rédiger des consignes à respecter par les élèves dans
la salle de la bibliothèque du collège. 2)Ton petit frère obtient des résultats scolaires peu
Tu peux utiliser : satisfaisants. Tu en parles avec lui et tu lui donnes
a- ne pas + infinitif quelques conseils. Rédige le dialogue en variant
b- L'impératif + négation les expressions de négation.
152
Éc r i t
Lectures inoubliables
J’apprends à :
• reconnaître un dialogue dans un récit,
• insérer un court dialogue dans un récit.
1) Délimite le passage dans lequel la jeune femme répond aux questions du bibliothécaire.
2) Observe la ponctuation. Par quoi ce passage est-il encadré ? Quel est le verbe qui
l’introduit ?
3) A quoi chaque tiret correspond-il dans ce passage ?
4) Les pronoms je et vous désignent le même personnage. A quel moment du dialogue
chacun des deux pronoms est-il employé ?
1) Dans le dialogue suivant, indique quels personnages sont Dans un récit, certains
désignés par les pronoms des première et deuxième personne: passages rapportent
- Puis-je compter sur toi pour me trouver le livre dont je t’ai directement des paroles.
parlé ce matin ? Si deux ou plusieurs
- Pour la jolie étudiante dont tu es amoureux ? Oui, je vais le personnages échangent
faire. Je te l’apporterai tout à l’heure. des paroles, on dit qu’il
y a dialogue.
153
- Je t’en serais reconnaissant, Jean ! J’espère pouvoir te Dans un dialogue, je / nous
rendre service un jour, moi aussi. J’ai vraiment besoin de désigne le personnage qui
ce livre ! parle, tu / vous celui à qui l’on
Pierre souhaitait se rapprocher davantage parle.
de Mercedes, la demander en mariage, qui sait ?
Par amitié, j’avais accepté de l’aider.
Alain Billet, Peu coûtés
3) Dans le texte suivant, le dialogue entre le narrateur et le vieux Boutignan est mal disposé.
Présente- le correctement en annonçant chaque réplique par un tiret et un retour à la ligne.
À la bergerie du Bronzet, on remarquait sur l’une des murailles blanchies à la chaux, dans
un cadre rougeâtre, une vieille gravure. Petit, me fit le vieux Boutignan, on m’a dit que tu
savais lire, est-ce que c’est vrai ? Je lis un peu, mais pas assez. Dis, est-ce que tu pourrais
me lire ce qu’il y a d’écrit sur ce tableau ? Et moi, dressé sur la pointe des pieds, en
redressant la tête, je lus : La vengeance poursuivant le crime. Oui, c’est bien ça ! s’écria
le vieux tout joyeux, mon petit, tu es un homme, tu en sais plus que ton maître.
B. Bonnet, Vie d’enfant.
154
4) Insère le dialogue comme il convient dans le texte ci-dessous.
Lectures inoubliables
-« Suis bien mon âne, répondit la fermière, jamais tu ne te perdras »
-« Madame, indiquez-moi, je vous prie, le chemin de la ville. »
Arrivé à un carrefour, Pierre hésitait, ne sachant quelle route il devait prendre. Devant lui,
un poteau se dressait, indiquant le chemin, mais pour le lire il aurait fallu connaître au
moins l’alphabet et…Pierre ne savait ni a ni b. Enfin, arriva une fermière qui, montée sur
son âne, allait au marché. Et Pierre prit la route suivie par la bête, honteux d’être plus sot
qu’un baudet.
J. Aubert, Le livre qui chante
1) Une mère découvre que sa fille ne lit que des revues de mode. Elle lui conseille alors des
lectures utiles.
Raconte en imaginant le dialogue qui s’est déroulé entre elles.
2) À l’occasion de ton anniversaire, ton père veut t’offrir des livres. Vous vous rendez chez
le libraire du quartier…Mais vous n’êtes pas d’accord sur le choix des livres.
Raconte en rapportant le dialogue qui s’est déroulé entre vous.
155
Oral
J’apprends à :
• prendre la parole pour expliquer et justifier mes choix de lecture.
Sondage d’opinions
- Aimez-vous lire ?
Un hebdomadaire, Les nouvelles Littéraires, a interrogé plusieurs centaines d’élèves en
leur demandant : « Aimez-vous lire ? Si oui, pourquoi ? Si non pourquoi ? » 74 % des
élèves interrogés ont répondu « oui » et seulement 20% « non ».
Voici quelques-unes de leurs réponses :
Pour
« Oui, parce que ça m’apprend à ne pas faire de fautes d’orthographe et parce que cela
nous apprend à connaître de nouveaux mots »
« J’aime bien lire pour être bon en français. »
« Ça m’aide beaucoup pour les rédactions, les descriptions de la nature, par exemple, ou
bien des mots que l’on ne sait pas employer. »
«J’apprends presque plus de choses avec la lecture qu’en classe. C’est en plus une
occupation calme, ce qui n’est pas pour déplaire à mes parents. C’est reposant. »
«J’aime assez lire, mais ce dont j’ai horreur dans la lecture, c’est de lire un livre dans les
délais. »
« L’ennui, quelquefois m’oblige à me plonger dans le début d’un livre, mais, une fois
commencé, je suis obligé de le finir pour en connaître la fin. »
« Cela permet de rêver, d’imaginer d’autres mondes, d’autres univers où tout serait différent. »
Contre
« Si c’est un livre qui est écrit tout petit et sans images je n’aime pas. »
« Si le professeur ne nous donnait pas à lire et à résumer des livres, je ne les lirais jamais. »
« Ils mettent trop de détails, des choses sans importance qui me lassent, alors je ne les finis
pas. »
« La télé remplace la lecture. »
« Je n’aime pas tellement car je suis un garçon qui aime beaucoup bouger, et quand je lis,
je ne bouge pas beaucoup. »
Les nouvelles littéraires, 15 juin 1980.
156
1) Auprès de qui ce sondage d’opinions est-il réalisé ?
Lectures inoubliables
2) Présente oralement les raisons essentielles pour lesquelles certains de ces élèves
aiment lire, et les autres non.
3) Avec laquelle de ces réponses es-tu le plus d’accord ?
4) Laquelle de ces réponses te semble la moins satisfaisante ?
Situation 1 :
Tu choisis parmi les réponses fournies celles qui te semblent les plus satisfaisantes. Puis
avec un(e) camarade-journaliste, vous jouerez la scène.
Situation 2 :
Tu es interrogé(e) par un(e) journaliste.Tu lui expliques ce que représente pour toi la lecture,
dans quelles conditions tu lis et quelles impressions te procure habituellement la lecture.
Tu joues la scène avec un(e) camarade.
Situation 3 :
Tu réalises à ton tour un sondage d’opinions auprès de tes camarades, en leur posant des
questions sur leurs goûts de lecture, sur la langue dans laquelle ils lisent le plus, ou sur les
difficultés qu’ils rencontrent en lisant.
Vous jouez la scène à plusieurs.
157
Lecture
Le crieur de journaux
Lorsque j’eus dix ans, ma famille abandonna la campagne pour la ville. Là, je débutais
dans la vie comme crieur de journaux. Une des raisons, c’est que nous avions besoin
d’argent. Une autre, c’est que je voulais faire de l’exercice1.
Mais je dois dire d’abord que j’avais découvert la
5 bibliothèque publique et que je me plongeais dans la
lecture jusqu’à complète prostration 2. Dans les
pauvres fermes où j’avais vécu, les livres n’existaient
pas. Par un pur miracle, on m’en avait prêté quatre, des
ouvrages merveilleux que j’avais dévorés. L’un était la
10 biographie de Garfield ; le deuxième traitait des
voyages en Afrique de Paul Du Chaillu ; le troisième
était un roman de Ouida, où manquaient les quatre
dernières pages ; le quatrième, Les Contes de
l’Alhambra, de Washington Irving.
15 Alors apparut dans ma vie la ville d’Oakland et, sur
les rayons de sa bibliothèque municipale, je vis un
monde immense surgir à l’horizon. Il y avait là des
milliers de livres aussi bons que mes quatre merveilles, et même quelques-uns des
meilleurs.
20 À cette époque, on n’écrivait pas d’ouvrages pour les enfants, et il m’arriva d’étranges
aventures. Je me rappelle avoir été impressionné, en consultant le catalogue, par ce titre :
Les Aventures du Pèlerin Pickle. Je remplis un bulletin et le bibliothécaire me remit la
collection des œuvres complètes de Smollet en un énorme volume. Je lisais tout, mais je
m’attachais surtout à l’histoire, aux aventures et aux anciens voyages sur terre et sur mer.
25 Je lisais le matin, l’après-midi et la nuit. Je lisais au lit, à table, à l’aller et au retour de
l’école, je lisais aux récréations, pendant que mes camarades s’amusaient. Je commençais
à avoir des tics. Je répondais à tout le monde : « Allez-vous-en ! Vous m’agacez ! »
Et puis, à dix ans, me voilà dans les rues à crier les journaux. Je n’avais plus le temps
de lire.
Jack LONDON, Le cabaret de la dernière chance (traduction de L. Postif )
158
Lectures inoubliables
1) Quels sentiments le narrateur éprouve-t-il lors des ses premières lectures ?
2) Quelles sont ses lectures préférées ?
3) Le narrateur est devenu un passionné de lecture. Qu’est ce qui le montre dans le
quatrième paragraphe ?
4) Pourquoi, à dix ans, n’a-t-il plus le temps de lire ?
Un(e) camarade de classe te pose des questions sur un livre que tu viens de lire et qui t’a
beaucoup plu. Raconte en rapportant le dialogue.
159
Lecture
Un rêve de lecture
(Dans la salle d’ étude, Jacques voit dans une fente un livre qu’il retire difficilement)
Il est nuit.
Je m’en aperçois tout d’un coup. Combien y a-t-il de temps que je suis dans ce livre ?
Quelle heure est-il ?
Je ne sais pas, mais voyons si je puis lire encore ! Je frotte mes yeux, je tends mon
5 regard, les lettres s’effacent, les lignes se mêlent, je saisis encore le coin d’un mot, puis
plus rien.
J’ai le cou brisé, la nuque qui me fait mal, la poitrine creuse : je suis resté penché sur
les chapitres sans lever la tête, sans entendre rien, dévoré par la curiosité, collé aux flancs
de Robinson, pris d’une émotion immense, remué jusqu’au fond de la cervelle et jusqu’au
10 fond du cœur ; et en ce moment où la lune montre là-bas un bout de corne, je fais passer
dans le ciel tous les oiseaux de l’île, et je vois se profiler la tête longue d’un peuplier
comme le mât du navire de Crusoé ! Je peuple l’espace vide de mes pensées, tout comme
il peuplait l’horizon de ses craintes ; debout contre cette fenêtre, je rêve à l’éternelle
solitude et je me demande où je ferai pousser du pain…
15 La faim me vient : j’ai très faim.
Vais-je être réduit à manger ces rats que j’entends dans la cale de l’étude ? Comment
faire du feu ? J’ai soif aussi. Pas de bananes ! Ah ! Lui, il avait des limons frais ! Justement
j’adore la limonade !
Clic, clac ! On farfouille dans la serrure.
20 Est-ce Vendredi ? Sont-ce des sauvages ?
C’est le petit pion qui s’est souvenu, en se levant, qu’il m’avait « oublié », et qui vient
voir si j’ai été dévoré par les rats, ou si c’est moi qui les ai mangés.
Il a l’air un peu embarrassé, le pauvre homme ! Il me retrouve gelé, moulu, les cheveux
secs, la main fiévreuse ; il s’excuse de son mieux et m’entraîne dans sa chambre, où il me
25 dit d’allumer un bon feu et de me réchauffer.
Il a du thon mariné dans une timbale « et peut-être bien une goutte de je ne sais quoi,
par là dans un coin, qu’un ami a laissée il y a deux mois. » […]
Il est forcé de repartir, de rejoindre sa division. Il me laisse seul, seul avec du
thon- poisson d’Océan- la goutte, -salut du matelot- et du feu,- phare des naufragés.
30 Je me rejette dans le livre que j’avais caché entre ma chemise et ma peau, et je le
dévore avec un peu de thon, […]devant la flamme de la cheminée.
Jules Vallès, L’enfant
160
Lectures inoubliables
1) Qui est le personnage principal de ce texte ?
2) Que fait-il pour lutter contre la solitude ?
1) Le verbe rêver entre dans plusieurs constructions. Fais correspondre à chaque emploi le
sens qui lui convient : faire un rêve, désirer, penser à, voir en rêve.
a- « Je rêve à l’éternelle solitude »
b- La mère rêve souvent de sa fille à l’étranger.
c- Ce n’est pas la vie que j’avais rêvée.
d- Tu rêves, secoue-toi !
2) Complète à l’aide du mot qui convient.
a- Le livre a beaucoup plu aux lecteurs et aux (…). [lectures, lectrices]
b- L’ouvrage a été (…) à plusieurs milliers d’exemplaires. [tiré, épuisé]
c- J’aime beaucoup (…) le soir avant de me coucher. [bouquiner, feuilleter]
d- Est-ce que vous avez un (…) de ce livre d’art. [exemple, exemplaire]
e- L’histoire de Robinson Crusoé (…) beaucoup de jeunes enfants. [passionne, patiente]
3) En t’aidant de la liste ci-dessous, remplace ce qui est souligné par le mot qui convient :
Aventure, mensonges, ennuis, difficile
a- Je ne te crois pas. Tu me racontes des histoires.
b- Si tu ne fais pas tes devoirs, tu risques de t’attirer des histoires !
c- Il m’est arrivé une drôle d’histoire.
d- On a perdu notre chemin. Cela a été toute une histoire de le retrouver.
Il t’est arrivé de t’identifier au héros d’un récit que tu as lu. Raconte dans un paragraphe
de quelques lignes.
161
Langue
La phrase interrogative
(L’auteur des Aventures très douces de Timothée le rêveur répond aux questions de ses jeunes
lecteurs :)
1) Sur ton cahier, pour chaque question de la colonne A, trouve la bonne réponse dans la
colonne B
162
Lectures inoubliables
A B
163
5) Je complète chaque question et je cherche la réponse.
Je m’appelle Gaël. Je suis l’institutrice. J’habite à Lyon. Mon passe-temps préféré est
la lecture. Le dimanche, je joue au tennis. En été, je fais de la planche à voile.
a - (…) s’appelle cette demoiselle ?
- (…)
b - (….) est sa profession ?
- (….)
c - (….) habite-t-elle ?
- (….)
d - (…) est son passe-temps préféré ?
- (…)
e - (….) elle fait le dimanche ?
- (….)
f - (….) fait-elle en été ?
- (….)
Tu viens d’avoir un(e) nouveau (elle) correspondant(e). Pour mieux le (la) connaître, tu lui
écris une lettre où tu lui poses cinq questions différentes.
Tu peux utiliser les mots interrogatifs suivants : Que… ? Où… ? Comment…. ? Quel…. ?
Combien… ?
164
Écrit
Lectures inoubliables
J’apprends à :
• insérer un dialogue dans un récit,
• utiliser les types de phrases et les temps du dialogue
Un beau matin, ma mère me déposa à ma place, et sortit sans mot dire, pendant que mon
père écrivait magnifiquement sur le tableau : « La maman a puni son petit garçon qui n’était
pas sage. » Tandis qu’il arrondissait un admirable point final, je criai : «Non ! Ce n’est pas vrai!»
Mon père se retourna soudain, me regarda stupéfait, et s’écria : «Qu’est –ce que tu dis ?
-Maman ne m’a pas puni ! Tu n’as pas bien écrit ! »Il s’avança vers moi :
-«Qui t’a dit qu’on t’avait puni ?
-C’est écrit. »
La surprise lui coupa la parole un moment.
-«Voyons, voyons, dit-il enfin, est-ce que tu sais lire ?
-Oui.
-Voyons, voyons… » répétait-il. Il dirigea la pointe du bambou vers le tableau noir.
-«Eh bien, lis.»
Je lus la phrase à haute voix. Marcel PAGNOL, La gloire de mon père.
1) Classe les répliques du dialogue entre l’enfant et son père dans le tableau suivant.
Répliques de l’enfant Répliques du père
2) Quel est le type de phrase qui domine dans les répliques de l'enfant ? Et dans celle du père?
Peux-tu dire pourquoi ?
3) Quels sont les deux temps de l'indicatif qui dominent dans le dialogue ? Quel est l'autre mode
employé dans les répliques du père ?
4) En comparant le dialogue au reste du texte, que constates-tu au niveau des types de phrases
et des temps verbaux ?
165
-Alors Monsieur Chevalier, vous passez votre temps dans les vieux livres (…)
-Je passe surtout beaucoup de temps aux archives (…) dans La dépêche du Midi
2) Réécris ce texte en mettant en ordre les répliques du dialogue
Un jour nous rencontrons le professeur Lenoir Dans le dialogue,
- Monsieur Lenoir, est-ce qu’un scientifique écrit beaucoup ? on peut utiliser
- Pour écrire cet article, il m’a fallu environ deux ans de travail. tous les types de
- Oh ! moins qu’un écrivain bien sûr ! Mais écrire fait partie de son phrases et surtout
métier : tantôt un article, tantôt un livre. le type interrogatif,
Il nous montre un article qu’il vient d’écrire pour une revue allemande impératif et
- Allemande ? Et pourquoi pas française ? exclamatif..
- Cet article de vingt pages, il vous a demandé combien de temps ?
- Je publie aussi dans les revues françaises ! Mais vous savez, les scientifiques travaillent
aussi bien en anglais qu’en français ou en allemand, pour qu’ils puissent être lus à
travers le monde. dans La grammaire en CM2
3) En t’aidant des indications entre parenthèses, imagine les répliques manquantes.
Diana est une petite fille de 14 ans. Elle adore la lecture. Avec l’argent de poche que lui donne
sa mère, elle achète des bandes dessinées et des revues. Une fois sa mère lui a dit :
-« Attention Diana, n’oublie pas que l’argent est pour le mois entier et que tu dois acheter
un petit cadeau pour l’anniversaire de ton amie Catherine.
- (Diana apprend à sa mère qu’elle a prévu d’acheter deux livres de poche et que l’argent
risque de ne pas suffire.)
-(la mère demande à sa fille si elle désire obtenir une avance sur l’argent de poche du mois
suivant.)
-(Diana remercie sa mère, mais refuse sa proposition. Elle décide de n’acheter qu’un seul
livre.)
-(La mère rappelle surtout à sa fille de ne pas oublier le cadeau.)
4) Dans le dialogue suivant, mets les verbes entre parenthèses au mode et au temps qui
conviennent
Le professeur se tourna vers Alex et Justin, assis devant lui. Même si le récit est au
-Vous (faire) l’exposé dont je vous (charger) la semaine passé, les paroles
dernière ? rapportées directement
-Non, M’sieur, répondit Justin, nous ne (lire) pas le bouquin, nous dans le dialogue sont
(avoir) un contrôle de Maths hier. en général au présent
-Et pourquoi ne me (prévenir)vous pas plus tôt ? (de l’indicatif ou de
-Nous n’y (penser) pas. l’impératif), au passé
-Drôle d’excuse ! Vous (présenter) votre exposé la semaine composé ou au futur
prochaine. Et cette fois-ci, (tâcher) de ne pas l’oublier. simple.
M.Ollivry , dans Rendez-vous des mots
166
Oral
Lectures inoubliables
J’apprends à :
• prendre la parole pour expliquer et justifier mes choix de lecture
- La mère : Manon, ma chérie, cela fait trois jours que je te vois plongée dans le même
livre! C’est quoi au juste ce bouquin ?
- Manon : C’est un auteur martiniquais. Il raconte des voyages imaginaires dans des
planètes inconnues.
- Le père : Il doit avoir quelque chose de particulier, ton auteur martiniquais ! (Puis se
tournant vers Alex) Et toi Alex, Harry Potter le matin, Harry Potter à midi, Harry
Potter le soir ! Tu devrais essayer autre chose !
- La mère : (défendant son fils qui feint de ne rien entendre) : Tu n’avais pas tes BD
préférées quand tu avais son âge ? A chaque génération ses lectures !
- Alex : Attention maman, papa est très nostalgique !
D’après M. Dubois et R. Mimran, Culture et civilisation
167
Situation 1 :
Je choisis un personnage du dialogue ci-dessus et je joue la scène avec trois autres
de mes camarades.
Situation 2 :
a- J’exprime mes goûts de lecture devant le reste de la classe. Je choisis dans la liste
suivante :
- Les récits de fiction / les bandes dessinées / les revues (scientifiques, culturelles, de
mode) /la presse (les magazines, les journaux)
b- je justifie mes choix de lecture.
Situation 3 :
Tu es chargé(e) de mener une enquête sur le thème : «la presse et les jeunes».
Quels journaux, revues, magazines, etc. lisent-ils ? Par quelles rubriques sont-ils
intéressés (société, sport, culture, politique, fait divers, etc.)
Tu prépares 4 questions et tu joues la scène avec quatre camarades différents.
Situation 4 :
Pour se documenter sur un thème au programme, certains de tes camarades ont fait
une recherche sur internet, d’autres ont consulté des livres à la bibliothèque. En
classe, devant le professeur, chaque groupe explique et justifie son choix de
documentation.
Avec Avec
Sans
quelques beaucoup
difficulté
difficultés de difficultés
Je respecte les règles de la communication
orale(écouter attentivement autrui, respecter les tours
de parole, etc).
168
Lecture
Lectures inoubliables
Un maître pas comme les autres
Notre maître a pas mal d’idées qui nous inquiètent un peu…au début.
Aujourd’hui, par exemple, sitôt rentré en classe, il a ordonné :
«Posez vos cartables et accompagnez-moi jusqu’à ma voiture. J’ai un gros morceau
de moquette et des colis à décharger. Vous allez m’aider. »
5 Intrigués, nous nous sommes précipités auprès de son auto. Il laissa passer quelques
instants, le temps que nous nous calmions et il expliqua :
«Dans certains colis, il y a des petits morceaux de mousse et dans d’autres, du tissu.
Nous allons en faire des coussins. Nous étalerons la moquette dans un coin de la classe
et nous poserons les coussins dessus. Ensuite, nous peindrons les cartons. Ainsi, tout
10 sera fin prêt pour accueillir des livres et des lecteurs.
-Des livres, m’sieur ? Pourquoi des livres ? Ils ne sont pas bien, dans leur armoire?
Le maître sourit :
-Voyons Carlos, je ne veux pas parler des livres de classe mais de livres de
bibliothèque. Des livres qui racontent des histoires, qui parlent de ce que l’on aime.
15 Carlos grimaça.
-Ne fais pas l’idiot, Carlos, poursuivit le maître. Écoute : nous possédons un livre, le
nôtre, celui que nous avons écrit nous- mêmes. Si nous le rangeons dans une armoire,
nous l’oublierons. Si nous voulons penser à lui, si nous désirons le relire, il faut le mettre
dans un endroit pratique et agréable, un coin bibliothèque par exemple. Seulement, un
20 seul livre dans une bibliothèque, c’est un peu juste, tu ne trouves pas ? Donc, cet après-
midi, nous irons dans une librairie acheter des livres, mais pas n’importe lesquels, des
livres qui vont vous plaire, que vous allez aimer. D’ailleurs, c’est vous qui les choisirez,
pas moi !
Quand nous aurons placé les livres dans notre coin bibliothèque, nous pourrons les
25 regarder, les feuilleter, les lire même, confortablement installés parmi les coussins. Si cela
vous tente, vous pourrez en emporter chez vous. Quand vous aurez vraiment goûté aux
livres aux beaux livres, aux livres qui font rêver, pleurer, chanter ou rire, vous ne pourrez
plus vous en passer. »
Nous avons travaillé dur toute la matinée. Quand la cloche de midi sonna, tout était
30 prêt. Il ne restait plus qu’à ranger notre unique livre dans le coin bibliothèque. Chacun
voulait s’en charger. Quand nous avons vu notre livre, tout seul, dans un carton au milieu
des coussins, nous avons vraiment désiré lui acheter des compagnons.
Philippe Barbeau, L’odeur de la mer
169
1) Les élèves trouvent leur maître peu ordinaire. Quel est l’indice qui le montre ?
2) Comment les élèves réagissent-ils quand le maître leur ordonne de décharger la
moquette et les colis ?
3) Comment procède-t-il pour faire accepter l’utilité de ce coin bibliothèque ?
4) Le maître n’impose pas la lecture de livres précis. Quels sont les indices qui le montrent ?
5) Quelles phrases montrent que le maître a réussi dans son projet ?
Que penses-tu de la méthode utilisée par le maître pour motiver ses élèves à la lecture?
1) Dans chaque phrase du texte, je remplace le mot souligné par un synonyme parmi la
liste suivante : se priver, attirer, étonné, s’élancer
a- En découvrant la moquette et les colis, les élèves étaient intrigués.
b- Quand la sonnerie retentit, les élèves se précipitent vers la sortie.
c- Ce livre me tente, j’ai envie de le lire.
d- Le dictionnaire est un ouvrage indispensable. On ne peut pas s’en passer.
2) Je cherche deux mots qui se prononcent de la même manière que « lit », « livre», puis
j’utilise chacun d’eux dans une phrase.
170
Lecture d’image
Lectures inoubliables
Jean et Luc
171
Langue
Comme son père avait refusé de lui acheter un livre, Matilda décida de se rendre toute
seule à la bibliothèque du village. Quand elle arriva, elle se présenta à la bibliothécaire,
Mme Folyot.
- Où sont les livres d’enfants, s’il vous plaît ? demanda Matilda.
- Nous les avons mis là-bas, sur les rayons du dessus, lui dit Mme Folyot. Veux-tu que je
t’aide à en trouver un joli avec beaucoup d’images ?
- Non, merci, dit Matilda, je me débrouillerai bien toute seule.
À dater de ce jour-là, chaque après-midi, aussitôt sa mère partie pour aller travailler,
Matilda trottinait jusqu’à la bibliothèque.
Roald DAHL, Matilda
172
Le présent de l’indicatif
Lectures inoubliables
Ver
bes Verbes Verbes en
Pers Exceptions
onne en -er -ir, -re, -oir
s
Je -e -s Je peux/ je veux
Tu -es -s Tu peux/ tu veux
Il -e -t/ -d Il a/ il est/ il va
Nous -ons -ons
Vous êtes/
vous -ez -ez Vous dites
Vous faites
Ils -ent -ent Ils ont/ ils sont/ils vont/ ils font
2) Même exercice.
a- Tu viens de la librairie ? b- Es-tu déjà allé à la foire du livre ? Le passé composé
- Oui, j’en (venir) - Oui, j’y (aller) l’année dernière est formé avec
- Qu’est-ce que tu (acheter) ? - Y (revenir)–tu l’année prochaine ? l’auxiliaire être ou
- Des livres et des B. D. - Peut-être. Nous (aller) ensemble avoir + le participe
si tu veux passé du verbe
c- (Finir)-tu le livre que je te (prêter)
la semaine dernière ?
- Non, je ne le (pas encore commencer).
Verbes qui se conjuguent
- Ah bon ! Et quand me le (rendre)-tu ?
avec l’auxiliaire être :
- Je te le (rendre) quand je le (finir).
-aller/venir ; entrer/sortir/
3) Complète à l’aide du pronom personnel qui convient.
arriver/partir ;
Olivier rencontre sa voisine à la sortie de l’école.
monter/descendre ;
Il regarde la jeune fille, mais il ne dit rien. Elle lui
naître/mourir ;
fait un sourire comme d’habitude.
rester/tomber
La petite fille lui demande :
-se laver, s’habiller, etc.
-Hier, (…) as vu le film de Tom Cruise à la télé ?
- Non, hier, (…) ai lu un livre intéressant.
- Ah ! (…) aimes lire ? Moi aussi, (…) adore lire. Le jour de mon anniversaire, (…) ai reçu
trois livres de Charlie Brown.
-Charlie Brown?!!! (…) déteste Charlie Brown.
1) Le futur simple est formé de
Dans Rendez-vous des mots
l’infinitif + les terminaisons :
-ai, -as, -a, -ons, -ez, -ont
1) Complète en imaginant le dialogue entre les deux 2) Quelques futurs irréguliers
personnages. aller ➞ j’irai
Il est environ huit heures du soir. Pierre lit paisiblement avoir ➞ j’aurai
dans le salon de son appartement. Soudain il entend être ➞ je serai
quelqu’un frapper à la porte. faire ➞ je ferai
2) Tu lis tranquillement dans ta chambre. Soudain ta pouvoir ➞ je pourrai
mère te demander d’aller faire des courses. Raconte en venir ➞ je viendrai
rapportant le court dialogue qui s’est déroulé entre vous. voir ➞ je verrai
173
Éc r i t
J’apprends à
• insérer un dialogue dans un récit ,
• choisir le verbe introducteur qui convient
Cette humiliation1 je ne peux pas l’oublier. Lorsque Mme Vallard avait rendu la
dissertation que nous avions faite une semaine avant, à la maison, elle s’était arrêtée devant
moi, m’avait fixé dans les yeux pour me cracher2 :
-Vous n’êtes qu’un fumiste3. Vous avez très mal copié Maupassant.
J’avais d’abord rougi, puis j’avais tenté de me défendre, tandis qu’autour de moi on
pouffait de rire :
-M’dame, j’ai pas copié Maupassant. Je ne savais pas qu’il avait écrit cette histoire. C’est
le maître de mon ancienne école qui m’a raconté cette histoire, avais-je tenté naïvement de
réagir.
Et elle, trop heureuse d’avoir reconnu Guy de Maupassant m’avait couvert de honte
devant toute la classe en me criant :
-Et en plus, vous mentez ! Je vous avais mis un sur vingt pour le papier et l’encre, mais
je vous mets zéro. C’est ce que vous méritez.
C’était pourtant M. Grand qui avait raconté la mésaventure survenue à un pauvre vieil
homme, dans un village, il y avait de cela quelques dizaines d’années.
1) Je relève les verbes qui introduisent les répliques des personnages et j’indique leur
place.
2) Quelles informations donnent-ils sur la manière de parler de chacun des personnages ?
3) Je remplace chaque verbe par un autre de sens proche.
4) Je remplace tous les verbes introducteurs par le verbe «dire». Que penses-tu du résultat?
Que représente le verbe dire par rapport aux autres verbes ?
174
Lectures inoubliables
1) Je classe les verbes introducteurs selon qu’ils annoncent une parole qui a été dite ou bien
qui va être dite.
3) Parmi les verbes suivants lesquels informent sur les sentiments du locuteur et lesquels
situent la place d’une réplique par rapport à d’autres répliques dans le dialogue.
Se plaindre, commencer, critiquer, rétorquer, interrompre, enchaîner, s’inquiéter,
s’alarmer.
4) Dans les phrases ci-dessous, le verbe introducteur est placé avant la parole rapportée.
Replace-le après ou à l’intérieur en apportant les modifications nécessaires.
a- En regardant la couverture du livre, Jean dit : « Il doit être intéressant, ce roman ! »
b- L’enfant répond en se grattant la tête : « ce n’est pas ma faute, si j’e n’ai pas le livre !
Il n’existe dans aucune librairie. »
c- L e bouquiniste à qui ses petits yeux donnaient un air rusé, lança ; « vous ne trouverez
ces prix nulle part»
d- La présentatrice annonce : «le film sera rediffusé dans deux jours. »
175
Contrairement à dire, qui est
Arsène (…) : « Il faut que tu m’aides à planter mes
un verbe neutre, les autres
choux. »
verbes introducteurs
Mais Ernest ne bougea pas.
peuvent:
Arsène se dressa de toute sa hauteur :
-caractériser la manière de
- Tu dois m’aider à planter mes choux, (…) -t-il.
parler (crier, grogner,
- J’ai mieux à faire, grogna Ernest, j’ai mon livre à finir.
hurler…)
- Tu le regretteras, (…) Arsène.
-indiquer le sens de la parole
- J’ai mon livre à finir, répéta calmement Ernest. »
(conseiller, expliquer,
dans Cours de la Sorbonne
affirmer, ordonner…)
-situer la place de la réplique
par rapport à d’autres
répliques (répondre, ajouter,
répéter…)
Avec Avec
Sans
quelques beaucoup
difficulté
difficultés de difficultés
176
Lectures complémentaires
Lectures inoubliables
Le plaisir de Julien
(M. de Rênal vient de proposer à Sorel d’engager son fils comme précepteur. Le père n’a pas
encore accepté mais il est heureux de se débarrasser de Julien. Il se rend à la scierie…)
177
Lectures complémentaires
Premières lectures
Le peu de bons ouvrages dont je me suis pénétrée depuis que j’existe, a développé
le peu de bonnes qualités que j’ai. Je ne sais ce qu’auraient produit en moi de
mauvaises lectures : Je n’en ai point fait, ayant eu le bonheur d’être bien dirigée dans
mon enfance.
5 Il ne me reste donc à cet égard que les plus doux et les plus chers souvenirs.
Un livre a toujours été pour moi un ami, un conseil, un consolateur éloquent et
calme, dont je ne voulais pas épuiser vite les ressources, et que je gardais pour les
grandes occasions.
Oh ! Quel est celui de nous qui ne se rappelle avec amour les premiers ouvrages
10 qu’il a dévorés ou savourés !
La couverture d’un bouquin poudreux que vous retrouvez sur les rayons d’une
armoire oubliée ne vous a-t-elle jamais retracé les gracieux tableaux de vos jeunes
années ?
N’avez-vous pas cru voir surgir devant vous la grande prairie baignée des rouges
15 clartés du soir, le vieil ormeau et la haie qui vous abritèrent, et le fossé dont le revers
vous servit de lit de repos et de table de travail, tandis que la grive chantait la retraite à
ses compagnes, et que le pipeau du vacher se perdait dans l’éloignement ?
Oh ! Que la nuit tombait vite sur ces pages divines ! Que le crépuscule faisait
cruellement flotter les caractères sur la feuille pâlissante !
20 Il faut partir, le chemin est pierreux et la côte est rude ; vous êtes couvert de sueur,
mais vous aurez beau faire, vous arriverez trop tard, le souper sera commencé.
Quand votre grand-mère vous demandera, le soir, la confession de votre journée, et
que vous aurez avoué, en rougissant, que vous vous êtes oublié à lire dans un pré, et
que vous aurez été sommé de montrer le livre, après quelque hésitation, et une grande
25 crainte de le voir confisqué sans l’avoir fini, vous tirerez en tremblant de votre poche,
quoi ?...Robinson Crusoé ! Oh ! Alors la grand-mère sourit. Rassurez-vous, votre trésor
vous sera rendu ; mais il ne faudra pas désormais oublier l’heure du souper.
178
Lectures complémentaires
Lectures inoubliables
Comme un voleur
179
Lectures complémentaires
180
Une étrange rencontre
181
Jacques dévisagea les hommes qui l’entouraient : tous avaient l’air on ne peut plus
sérieux. Puis il éclata de rire.
45 -« Vous me prenez pour un idiot ! Je ne vais pas me laisser impressionner par une
histoire de fantôme !
-La Filleule de la Mort n’est pas un fantôme ! l’interrompit Pierre d’une voix grave. Elle
n’a que la peau sur les os, c’est presque un squelette. Et quand elle pose ses mains
osseuses et griffues autour d’un cou… »
50 Jacques jeta sa serviette sur la table et repoussa sa chaise
derrière lui. « La soupe était délicieuse ! Et votre histoire très
intéressante ! Je ne l’oublierai pas pendant mon voyage. »
L’aubergiste haussa les épaules et prit l’argent que Jacques
lui tendait. Tandis que ce dernier se dirigeait vers la sortie, il lui
55 lança : «Bonne chance ! Et si quelqu’un vous supplie de monter
dans votre voiture, surtout, ne vous arrêtez pas ! »
Le vent glacial assaillit brutalement Jacques tandis qu’il
courait vers sa calèche.
Maintenant, la nuit était tombée, mais la pleine lune, entre
60 deux nuages, éclairait suffisamment la route qui sinuait à
travers les collines et les bois. Jacques se mit à fredonner pour
se distraire de l’angoisse qui naissait en lui. Le froid vif ne tarda pas à engourdir ses
mains, et ses bras se fatiguèrent à tenir les rênes. À cause de cette histoire racontée par
l’aubergiste, il n’appréciait guère de se retrouver seul en pleine nuit, sur cette route
65 déserte…
À Mortefontaine, un bon feu devait flamber dans la cheminée. Jacques donna un petit
coup de rênes sur l’échine de ses chevaux afin de les faire accélérer quand, soudain, les
deux bêtes poussèrent un hennissement apeuré. Alarmé, Jacques regarda autour de lui
et vit ce qui les avait effrayées : devant eux, sur le bord de la route, il y avait quelqu’un.
70 Il portait un châle noir sur la tête et tendait un bras effrayant de blancheur dans sa
direction.
La lumière blafarde de la lune dévoila un visage et Jacques put voir qu’il s’agissait d’une
vieille femme. Elle lui faisait signe de s’arrêter.
Jacques repensa à l’histoire entendue à l’auberge. Il se rapprocha peu à peu de la
75 vieille femme, mais, arrivé à sa hauteur, il passa son chemin, fouetta furieusement ses
chevaux et les lança au grand galop. Il se sentait ridicule mais il était pourtant content
d’atteindre bientôt Mortefontaine.
Jacques tremblait de froid sur son siège tandis que les chevaux continuaient de
galoper sur la route déserte. Brusquement, les rênes se tendirent. Les deux bêtes
80 hennirent de nouveau et se cabrèrent au risque de renverser la calèche. Usant de toutes
182
Une étrange rencontre
ses forces, Jacques parvint à les maîtriser. Quand elles se furent calmées, il se rassit
sur son siège, le cœur battant à tout rompre, et tenta de reprendre son souffle
C’est alors qu’il aperçut, sous la lumière laiteuse de la lune, au bord de la route, une
jeune femme aux longs cheveux blonds, enveloppée d’une cape verte. Elle le regardait
85 d’un air implorant.
« Monsieur, je dois me rendre à Mortefontaine…Mon cheval m’a désarçonnée et s’est
enfui il y a deux heures environ. Je suis transie et exténuée…Je vous en supplie, ayez
la bonté de me laisser monter dans votre voiture ! »
Jacques rapprocha sa calèche de la jeune femme. Il avait rarement vu un visage
90 aussi ravissant, rarement entendu une voix aussi douce et raffinée.
« Ce sera un réel plaisir pour moi de vous conduire à Mortefontaine, dit-il en lui
tendant la main pour l’aider à monter sur le siège. Je m’y rends
moi- même. Un ami m’y attend.
-Vous êtes vraiment aimable. Je n’aurais pas supporté de
95 rester une heure de plus par ce froid glacial. »
Jacques détourna les yeux de ce beau visage, si proche du
sien maintenant. Il fit claquer les rênes : les chevaux repartirent au
petit trot.
Jacques essaya tout d’abord de poser quelques questions à sa
100 passagère mais elle semblait si timide et si réservée qu’il n’insista
pas. Parfois, il tournait la tête de son côté. Elle se contentait alors
de sourire, ses yeux brillant au clair de lune. Mais il ne tarda pas
à remarquer sur son visage une expression dure qui subsistait
même quand leurs regards se croisaient…
105 Le visage de la jeune fille ne paraissait pas si jeune que ça. Sa peau s’était fanée,
ses cheveux avaient perdu toute leur blondeur : ils étaient devenus gris et ternes.
Jacques prit les rênes d’une main, se frotta les yeux de l’autre. Il se sentit soudain mal
à l’aise et fatigué. Il jeta un coup d’œil vers la femme qui le dévisageait. Il eut l’impression
que ses yeux noirs s’étaient enfoncés dans les orbites et que ses os ressortaient, faisant
110 saillie sous la peau.
Jacques ne put réprimer un frisson et reporta son attention sur la route. Quelque
chose s’insinuait dans son esprit, qui le rendait de plus en plus nerveux. Il serra les
dents. Il s’obligea à ne pas tourner la tête, mais il finit par céder à la tentation. Il jeta un
rapide regard sur la femme.
115 Un squelette était assis sur le siège à côté de lui, un squelette grimaçant, un affreux
sourire ! Jacques sut qu’il s’agissait de la Filleule de la Mort. Terrorisé, il s’agrippa aux
rênes. Deux mains décharnées jaillirent de la cape verte, se tendirent vers lui. À la
seconde où elles se plantaient dans son habit, il lâcha les rênes et se protégea le cou
de ses mains. Mais la Filleule de la Mort l’empoigna à bras-le-corps et il eut le plus grand
120 mal à résister à cette étreinte mortelle. Les chevaux se cabrèrent, puis reprirent leur
course folle sur la route déserte.
183
Soudain, les doigts osseux et griffus enserrèrent le cou de Jacques. Sa respiration se
fit difficile, saccadée. Le visage hideux se colla contre le sien. Il rassembla le peu de
force qui lui restait et réussit à écarter ces mains qui tentaient de lui ôter la vie.
125 La Filleule de la Mort chancela, mais sourit encore. Et elle revint à l’attaque. Jacques
la saisit par ses poignets osseux, se redressa d’un coup, et l’arracha violemment du
siège pour la pousser hors de la voiture. La Filleule de la Mort tenta de se retenir à un
crochet à l’arrière de la calèche mais tomba sur la route avec un cri à vous glacer les
sangs.
130 À demi conscient, Jacques retomba sur son siège et laissa ses chevaux filer droit
devant eux, vers Mortefontaine.
« Jacques ! C’est bien toi ? » demanda une voix.
Jacques entrouvrit les yeux et vit son ami qui le regardait, l’air inquiet :
-« Jacques, qu’est-ce qui se passe ? Tes chevaux sont venus jusqu’ici, mais toi, tu
135 étais évanoui. Tu es malade ?
-La Filleule de la Mort…, murmura Jacques.
-Arrête de dire des âneries ! s’exclama son ami.
-La Filleule de la Mort…Elle a essayé de me tuer.
-Tu as entendu parler de cette vieille superstition ? lança son ami en l’aidant à mettre
140 pied à terre. Les gens d’ici la racontent pour effrayer les voyageurs. »
Jacques leva la tête vers la lune. Avait-il rêvé ? Sans doute…
184
Une étrange rencontre
Activité 1 : Découverte du texte
Hypothèses de lecture à partir du titre du texte et de celui du recueil dont il est extrait
- Exploitation des illustrations
- Lecture des premières lignes du texte pour situer l’histoire dans l’espace et dans le
temps.
- Lecture à poursuivre à la maison
Activité 2 : Explication d’un passage allant du début jusqu’à « Et quand elle pose ses
mains osseuses et griffues autour d’un cou »
1 - Je lis silencieusement le texte, puis à haute voix.
2 - Je réponds aux questions suivantes :
- Où et quand se passe l’histoire ?
- Qui en sont les personnages ?
- Quel est le personnage principal?
- Où se rend-il ? Que penses-tu du nom de lieu indiqué ?
- Par quel moyen voyage-t-il ?
Activité 3 : Vocabulaire
2-a- A partir du radical « aventure », trouve le mot qui correspond à chacune des définitions
suivantes :
- Un homme qui a le goût du risque. (Nom)
- S’exposer à des dangers. (Verbe)
- Une aventure désagréable. (Nom)
- Rempli d’aventures. (Adjectif)
b- Emploie chacun des mots trouvés dans une phrase.
185
3- Complète chacune des phrases par un mot de la liste suivante :
Crainte- panique- frayeur- terreur- épouvante.
a- En apercevant la Filleule de la Mort, Jacques poussa un cri de…
b- N’aie aucune … ; mon chien ne mord pas.
c- Des bandits répandaient la….dans la région.
d- Le film d’…met en scène des personnages terrifiants et souvent fantastiques.
e- Quand le chien est entré dans la volière, ce fut la…parmi les oiseaux
(L’aubergiste met en garde Jacques contre une créature appelée la Filleule de la Mort…)
Jacques se mit à fredonner pour se distraire de l’angoisse qui naissait en lui […]. À cause
de cette histoire racontée par l’aubergiste, il n’appréciait guère de se retrouver seul en
pleine nuit, sur cette route déserte.
À Mortefontaine, un bon feu devait flamber dans la cheminée. Jacques donna un petit
coup de rênes sur l’échine de ses chevaux afin de les faire accélérer.
J. B. Stamper, « La Filleule de la Mort », dans Minuit, heure de l’horreur.
186
Une étrange rencontre
1- Je complète par le verbe qui convient : espérer, viser , rêver :
a- En mettant en garde le voyageur, l’aubergiste (….) à lui faire changer d’avis.
b- En quittant l’auberge, Jacques (….) arriver rapidement à destination.
c- Le voyageur (….) d’une soupe chaude et d’un bon feu.
Activité 6
Explication d’un passage allant de : «C’est alors qu’il aperçut… » jusqu’à «un
rapide regard sur la femme. . »
187
Activité 7
Etude de la structure du récit et des rôles narratifs
1- Je classe les personnages en fonction du rôle qu’ils jouent dans le récit : personnages
bienfaisants ou malfaisants.
2- Je délimite les différentes situations du récit (situation initiale, situations intermédiaires,
situation finale)
Activité 8
Explication du passage allant de « Un squelette était assis … » jusqu’à la fin.
Activité 9 : Débat
Les fantômes sont-ils des êtres réels ou imaginaires ?
Après les mises en garde de l’aubergiste, Jacques décide de se faire accompagner d’un
chien.
Imagine la suite dans un récit d’une quinzaine de lignes.
188
Module d’apprentissage n°5
J’apprends à :
• expliquer un phénomène,
• justifier un point de vue,
• produire un paragraphe argumenté.
189
RESSOURCES LINGUISTIQUES
Activités ORAL LECTURE ÉCRIT
Vocabulaire Syntaxe Conjugaison Orthographe
190
Lectures complémentaires Nominalisation L’argumentation
- Le nid de chardonnerets, Les sufixes –logue, L’expression
-logiste, -ien de la
J. Renard
Dialoguer et conséquence
échanger Synonymes de habitation
des points - Le père, l’enfant et
de vue l’oiseau, Decoster Mots de la même famille
Pollution de la mer
Pollution de la mer :
mort des oiseaux
Pollution :
l’homme se protège
191
Pêche intensive (pêche au chalut) : Utilisation intensive des produits chimiques
destruction de la faune et de la flore et désertification du sol
192
Les amis de la nature
Situation 1 : Un agriculteur de ta région a
l’habitude d’utiliser de grandes quantités Tu peux utiliser :
d’engrais chimiques et de pesticides pour -détruire l’environnement, provoquer des
augmenter le rendement de sa récolte. Une dégâts, mettre en danger, avoir des effets
discussion a lieu entre ce dernier et un négatifs sur…
ingénieur agronome sur les effets de ces -augmenter le rendement, permettre
produits sur la santé des citoyens et sur d’accroître la production, gagner plus, faire
l’environnement. des bénéfices…
Vous jouez la scène à deux.
193
Lecture
Le chevreau blanc
Un soir d'été, il fait grand jour encore. Nous venons de nous mettre à table. En province
et à cette époque, on ne dîne pas après sept heures. La fenêtre est grande ouverte: la
troupeau est rentré, les chevaux sont à l'écurie, le berger vient de partir, la sonnette du
portail a tinté lorsqu'il a passé le seuil. Quel calme dans la cour déserte! Quelle sérénité
5 sur nous tous!
Céleste, notre jeune bonne, chantonne au seuil de la cuisine, ouverte aussi à la douceur
du soir.
Un bruit grêle, inattendu, alerte soudain mon oreille. On eût dit le bêlement d'un de ces
biquets adorables qui viennent joncher1 en cette saison, chaque vendredi à la cloche du
10 marché, toute la largeur du trottoir jusqu'à la maison de grand-mère. Je me suis retourné
brusquement, aussitôt ému et ravi. J'avais bien entendu: c'est un chevreau, tout blanc, un
peu de rose au bout du nez. Céleste, assise, l'a pris sur ses genoux. Sa main gauche
repose sur le doux pelage neigeux, de l'autre main elle incline un biberon plein de lait. Son
visage penché n'est que tendresse. Comme il tète, le chevreau blanc! Abandonné,
15 confiant, goulu, gracieux, plein de joie... Je sens tout cela pêle-mêle, et la joie, aussitôt est
en moi, enfant heureux parmi les siens et qui regarde, sur les genoux d'une belle jeune
fille, un chevreau blanc qui tète dans la cour de sa maison.
D 'où est venue, plus brisante que la foudre, cette «idée» abominable? Elle a fondu sur
moi, et j'ai crié. Ce chevreau blanc qui est là, que j'ai
20 aimé dès mon premier regard, demain, dans quelques
jours, fatalement, Céleste en «servira» sur notre table
la tendre chair martyrisée2. Il aura donc fallu le tuer, le
faire mourir. Et je crie, et la nuit est sur moi, en moi,
et c'est intolérable, et je refuse cela de toutes mes
25 forces, je le repousse en criant, de tout mon être en
proie à une fureur désespérée, à la haine. Je crie, je
crie, les poings sur les yeux. Un jet glacé me frappe en
plein visage. Mon jeune oncle, «pour me calmer», m'a
lancé un verre d'eau à la face. Mes cris redoublent. Il
30 a fallu que ma mère se levât, me prît dans ses bras,
m'emportât.
1. joncher : couvrir
2. martyrisée : tuée, abattue
194
Les amis de la nature
1) Où et quand se déroule cette scène?
2) De quel animal est-il question dans ce texte ?
1) Je cherche le nom qui donne chacun des diminutifs suivants : chèvre ➞ chevreau
Oiselet, chaton, agnelet, biquet, ânon, perdreau, louveteau
2) En m’aidant du dictionnaire, je complète les phrases suivantes par ces mots : omnivore,
carnivore, insectivore, herbivore, granivore, frugivore.
a- Le lion, redoutable chasseur, est un……………
b- Cette année il n’a pas assez plu, les vaches, animaux…………, ont manqué d’herbe.
c- Les écureuils amassent fruits et graines en prévision de l’hiver, ils sont………………
d- Gare à vous, les insectes ! Les oiseaux vont vous dévorer, ils sont……….
e- Les porcs se nourrissent de tout, ils sont………………….
3) Je relie chaque mot de la colonne A à sa définition de la colonne B :
A B
la proie Tous les animaux bons à manger que l’on prend à la chasse
le gibier Se dit d’animaux qui se nourrissent de proies
le prédateur Etre vivant qui sert de repas pour un animal
195
4) a- Je cherche les noms correspondant aux adjectifs suivants:
ému, attendri, surpris, étonné, enthousiaste, affolé, scandalisé, stupéfait, révolté.
b- J’emploie trois de ces noms trouvés dans des phrases.
Ton grand-père qui vit à la campagne te fait cadeau d’un agnelet. Raconte ce que tu as
fait pour en prendre soin.
Il était une fois quatre petits lapins qui se nommaient Flocon, Grandes-Oreilles, Queue-de-
Coton et Pierre-le-Lapin. Ils vivaient avec leur mère dans un terrier sous les racines d'un très
gros sapin.
« Maintenant, mes chéris, dit un matin la vieille madame Lapin, vous pouvez aller dans les
champs, mais n’entrez pas dans le jardin de monsieur Mac Grégor ! Votre père a eu un
accident à cet endroit-là. Madame Mac Grégor l'a mis dans un pâté!»
in La compréhension en lecture
196
Langue
(En vacances chez son oncle et sa tante dans une réserve africaine, Aubrée a recueilli
une petite gorille. Elle s’y est attachée et l’a baptisée Julie. Mais un jour...)
- Imagine Julie quand la petite gorille sera adulte !dit sa tante. Elle pèsera de quatre-vingts à
cent kilos. Peut-être plus. Elle voudra se comporter avec toi comme avec ceux de sa race.
Et, dans son affection, elle pourrait bien te casser une côte ou un bras! De plus, il serait tout
à fait impossible de la garder ici en plantation. Elle n'y trouverait pas de quoi manger et
causerait d'énormes dégâts, sans compter la frayeur qu'elle susciterait.
- Oui, je comprends! admit Aubrée à regret.
Francine Gillet-Edom, Julie mon amie gorille
a- Où se passe la scène ?
b- Sur quel animal porte la discussion entre Aubrée et sa tante ?
1) Compare les terminaisons du futur à celles des verbes soulignés dans le texte.
Que constates- tu ?
2) Trouve l’infinitif de chacun des verbes soulignés.
3) A quel mode ces verbes sont-ils conjugués?
4) La forme verbale en –rais exprime-t-elle un fait réel ou imaginaire ?
197
Écrit
2) Je réécris les phrases suivantes en utilisant le conditionnel présent. Puis j’explique l’idée
introduite à chaque fois par le conditionnel
a-Je veux un bouquet de fleurs.
b-Tu veux un chien de bonne race ?
c- Il souhaite élever un chat ou un chiot ?
d-Vous aimez des jasmins ou des narcisses ?
e-Titin a des ailes et s’envole dans le ciel.
f- Vous pouvez m’aider à planter des arbres ?
g- Puis-je avoir un yaourt « bio » ?
198
Les amis de la nature
5) Je transforme les énoncés suivants de manière à exprimer un fait imaginaire
qui dépend d’une condition. Je varie les sujets.
a- Appeler en cas de rencontre d’animaux abandonnés.
b- Raconter tout au maire en cas de demande d’explications.
c- Accorder un délai aux clients en cas de non-paiement.
d- Avertir en cas de remarque d’incendie.
e- Venir me voir en cas de passage dans le quartier.
f- Ramasser deux fois par jour les poubelles en cas de chaleur.
1) Tu rêves de vivre dans un milieu calme et propre. Tu exprimes tes désirs dans un court
paragraphe. Tu peux utiliser les verbes vouloir, aimer, souhaiter, désirer…
2) Le gardien du jardin public surprend un groupe d’enfants en train d’arracher des fleurs. Il
leur donne des conseils. Fais-le parler dans un court paragraphe en employant les verbes
falloir, devoir au conditionnel.
199
Lecture d’image
L’homme et l’environnement
1 2
3 4
200
Les amis de la nature
1) Dans l’image 1, en quoi le comportement négatif du vacancier consiste-t-il ?
2) L’image 2 illustre quatre actions négatives. Lesquelles ?
3) Quels sont les actes négatifs illustrés par l’image 3 ?
4) Sur quels autres comportements négatifs, l’image 4 attire-t-elle l’attention ?
1) En utilisant le préfixe (-in/-im), complète par l’adjectif qui correspond au verbe entre
parenthèses
Exemple : Ce comportement est (tolérer) ➞ intolérable
a- Incendier la forêt est un acte (pardonner).
b-Déverser de l’eau par la fenêtre est une action (admettre).
c- Jouer au ballon dans un jardin public est (accepter).
2) Je remplace le verbe mettre par l’un des mots suivants : poser, garer, déposer, chausser.
a- Tu devrais mettre ta voiture plus loin. J’en ai assez de la pollution !
b-Avec ce temps pluvieux, tu dois mettre tes bottes. Mais tu éviteras de marcher sur le
gazon.
c- Mets les déchets dans la poubelle !
d- Le vacancier met le poste par terre.
3) Je complète les phrases suivantes avec les verbes sauvegarder, lutter, défendre
Les écologistes …la nature. Ils …contre toutes formes de pollution et de dégradation de
l’environnement. Dans plusieurs pays, des lois ont été votées pour … la faune et la flore.
Ton voisin déverse les ordures ménagères sur le trottoir. Tu interviens pour lui expliquer
les conséquences négatives de son comportement. Raconte la scène en rapportant la
discussion que vous avez eue.
201
Langue
Le subjonctif présent
Exemple :
Le chien d’aveugle
ils parlent ➞ que je parl-e
Certains aveugles utilisent un chien pour se
ils courent ➞ que je cour-e
déplacer. Mais ce chien n'est pas n'importe quel chien.
En général, on forme le subjonctif
Spécialement dressé, il faut qu'il (être) calme et doux,
présent sur le radical de la 3ème
qu'il (avoir) un comportement sans caprice ni fantaisie;
personne du pluriel au présent de
qu'il (obéir) parfaitement et qu'il (veiller) à tout moment
l’indicatif suivi des terminaisons :
à la sécurité de son maître en lui évitant les obstacles
-e, -es, -e, -ions, -iez, -ent
du chemin. Qu'il (penser), (décider), (agir) pour lui.
dans Langue française CM1
202
Les amis de la nature
c- Le médecin doute que la maladie (être) d'origine virale et il demande que le traitement
(être) momentanément suspendu.
d-Les verts souhaitent que le gouvernement (intervenir) rapidement
pour les soutenir dans leur action.
e- Je suis ravie que les enfants (pouvoir) trouver un milieu plus sain.
f- Je ne suis pas sûr que l’usine (salir) l’environnement.
203
Écrit
L’explication
J’apprends à :
• reconnaître les marques de l’explication dans un texte,
• insérer de courts passages explicatifs.
Le Président : Vous vous nommez bien, «lérot» ou dans certaines régions, «rat-bayard»?
Le Lérot : Ouais, Monsieur le Président […]
Le Président : Plusieurs plaintes pour vols sont déposées contre
vous en septembre et octobre et puis, à partir de
novembre, plus rien. Vous semblez avoir disparu.
Où êtes-vous donc allé après cette date ?
Le Lérot : Monsieur le Président. Je me suis installé dans le grenier et j'ai hiberné.
Le Président : Hiberné? Que voulez-vous dire? Expliquez-vous un peu, mon ami.
Le Lérot : Vous savez bien que nous autres, petits rongeurs: loirs, lérots, écureuils,
muscardins, entrons en hibernation (c'est-à-dire en sommeil) dès que la
température baisse.
Le Président : Comme les marmottes, si j'ai bien compris?
Le Lérot : Tout juste, Monsieur le Président!
Le Président : Vous êtes inculpé de chasse d'animaux protégés par la loi !
La Hulotte, n° 9, Société de Protection
de la Nature des Ardennes, février 1973
a- Qui est l’accusé ?
b- Que lui reproche-t-on ?
204
Les amis de la nature
2) Je complète les phrases suivantes, en utilisant mes connaissances sur le thème
de la nature.
Exemple : Des expériences récentes ….
➞ Des expériences récentes ont prouvé qu’il était possible de cloner des animaux
a- On appelle ….
b- D’après les spécialistes…
c- Il est admis que…
d- Il a été prouvé que…
(Cécile a assisté à un congrès sur l’environnement, Michel est bien informé sur la question.
Alors que Pierre cherche des explications à ce sujet)
Michel : J’ai lu dans le journal que 50% des arbres sont malades en Suisse. Et c’est encore
pire en Autriche, puisque 80% des arbres sont en péril…
Pierre : (….)
Cécile : (….) .
Pierre : Mais que sont les pluies acides ?
Cécile : (….) .
Pierre : (….)?
Cécile : D’après ce que j’ai entendu, il n’y a pas grand- chose à faire, à moins que tout le
monde ne prenne conscience du danger…Pour limiter les dégâts, il est absolument
indispensable de contrôler les usines
Lechimiques.
journal de Spirou n°24 92,Éd.J. Dupuis, 1986.
dans Méthode de français
a- Où se passe la scène racontée dans cette B.D. ?
b- Qui en sont les personnages ?
205
Oral
J’apprends à :
Vous avez de 13 à 16 ans... Vous aimez la nature, vous adorez les animaux.
Nous sommes l'association «L'Oiseau Bleu».
Nous vous proposons les messages ci-dessous :
206
Les amis de la nature
1) A quel public s’adresse la Radio Verte ?
2) Que défend l’association « L’oiseau bleu » ?
3) Quel lien y a-t-il entre les différents messages de l’image 2 ?
4) Parmi les phénomènes évoqués quel est celui qui te semble le plus préoccupant?
Pourquoi ?
Situation 1 : Tu choisis un slogan et tu défends ton choix devant le reste de tes camarades.
207
Lecture
208
Les amis de la nature
1) Les arbres sont comparés à des êtres humains. Relève les indices qui le montrent.
2) Quels rôles les sapins jouent-ils dans la forêt ?
3) Que font les arbres dès que quelqu’un s’approche d’eux ? Pourquoi ?
4) Quelles sont les menaces qui pèsent sur la vie des arbres, d’après le chêne ?
5) Pourquoi l’enfant est-il un peu triste à la fin du texte ?
1) J’associe les noms des arbres (le peuplier, le sapin, le cèdre, le saule) de la colonne
A à leurs définitions dans la colonne B
A B
.......................... Grand arbre à branches presque horizontales en étages
.......................... Arbre élancé, de haute taille, à petites feuilles
.......................... Arbre qui pousse dans les lieux frais et humides
3) Je complète par les homonymes cerf, serre/ mur, mûres/ chaîne, chêne
a- Le jardin est entouré d’un…
b- Marie aime la confiture de …
c- Le … brame au clair de lune.
d- L’aigle emporte sa proie dans ses …
e- Ma mère porte une jolie …en or
f- Les montagnes de la Khroumirie sont recouvertes de … et de sapins.
Après sa promenade dans la forêt, l’enfant rencontre un(e) camarade. Leur conversation
porte sur les dangers qui guettent les arbres. Raconte en rapportant le dialogue qui s’est
déroulé entre eux.
209
Langue
L’Expression de la cause
1) Je lis les extraits suivants et j’identifie les moyens qui expriment la cause
a- La ville étouffe sous 400 mille tonnes d’ordure. En 1989, le Maire avait voulu fermer
sa décharge municipale d’ordures, parce qu’elle n’était pas suffisamment contrôlée
Le Point, avril 1989
c- Les marées noires, qui nous indignent, ne sont pas un drame écologique irréversible;
car la nature a le pouvoir de régénérer les substances qu’elle a elle-même fabriquées,
comme le pétrole.
J.M. Pelt, Science et Nature, 1990
210
Les amis de la nature
2) Je complète avec car, puisque, parce que
a- …la mer est polluée, les baignades sont déconseillées.
b- Certains estivants ont attrapé des maladies,…ils n’ont pas respecté les consignes de
sécurité.
c- Pourquoi avez- vous pris le risque de vous baigner ?
- ….j’adore la mer. Je n’ai pas fait attention, répond le malade.
Un incendie s’est déclaré dans une forêt, mais il n’a pu être maîtrisé qu’après un long
moment.
Tu en rends compte dans un court paragraphe en variant les expressions de la cause.
211
Lecture
La mort de la Loute
La Loute commençait à donner des signes de déclin1. Elle avait encore sa belle
fourrure fauve, soyeuse, mais le tour de son museau, autrefois très brun, était devenu tout
à fait blanc. En même temps elle perdait chaque jour un peu de sa vivacité. Sa taille était
moins svelte; toute sa démarche semblait alourdie, ses noires prunelles, jadis si brillantes,
5 prenaient une teinte d'iris trouble.
- «Avez-vous remarqué, dit un soir Aubriot après avoir longuement examiné la tête de
la chienne, avez-vous remarqué Francine, que la Loute n'y voit presque plus?
- Allons donc! s'écria Francine, incrédule2, vous vous trompez.
- Dame ! Elle aura bientôt quatorze ans, et c'est l'âge où les chiens de son espèce
10 déclinent fortement.»
Francine devenait pensive, son front se rembrunissait et ses yeux se mouillaient.
- «N'en parlons plus soupirait-elle, l'idée que la pauvre bête est près de sa fin me
déchire le cœur... Songez donc, quand elle s' en ira, ce sera comme un grand
morceau de ma vie qui se détachera.»
15 Quand on commença à entrer en hiver, l'état de la chienne empira3 rapidement.
Elle marchait avec peine, s'essoufflait dès les premiers pas et s'étendait, lassée et
haletante sur le pavé. Francine était obligée de la prendre dans ses bras pour la ramener
au logis.
Aubriot, touché de l'inquiétude de la jeune fille, alla sans rien dire chercher le
20 vétérinaire. A la première inspection, le praticien déclara que, vu son âge avancé, la
chienne ne pouvait aller loin. Néanmoins, il ordonna des pilules destinées à rendre
l'essoufflement moins pénible.
La malheureuse bête ne pouvait plus rester en place... Elle se levait, hasardait
quelques pas en soufflant douloureusement, puis elle s'allongeait, la tête à demi
25 soulevée, le poitrail agité. Francine la prenait sur ses genoux, et la Loute, ouvrant ses
paupières, tournaient vers elle ses yeux vitreux4, comme pour la supplier de l'empêcher
de tant souffrir [...]
Francine s'était agenouillée près de la chienne et l'appelait tendrement. La bête remua
faiblement la queue et lui donna sur la main un petit coup de langue. Puis elle poussa un
30 cri aigu, roidit ses pattes dans une
brusque convulsion, sa tête retomba
lourdement et tout son corps devint
inerte.
- Je...je crois bien qu’elle est morte» ,
35 hasarda timidement Aubriot.
- Non, non ! Loute ! appelait
désespérément Francine.» Mais la
Loute ne répondait pas; elle était
maintenant sourde à tous les bruits
40 de la terre, même à la voix de sa
maîtresse.
A. Theuriet, Au paradis des enfants
212
Les amis de la nature
1- déclin : état d’un être qui arrive à la fin de sa vie , faiblesse.
2- incrédule : qui ne veut pas croire, qui ne se laisse pas convaincre.
3- empirer : devenir plus grave.
4-vitreux : troubles, au regard éteint.
Choisis la phrase du texte qui te semble exprimer le mieux l’amour de Francine pour sa
chienne et lis-la de façon expressive.
1) Je cherche le sens des adjectifs pauvre et brave dans les phrases suivantes
a- La pauvre bête a fini par mourir.
b- Cette femme pauvre n’a pas de quoi nourrir ses enfants.
c- Francine est une brave fille.
d- Ahmed est un paysan brave, il ne craint pas d’affronter les loups.
2) Je forme des noms à partir de chanter, déposer, trafiquer, rejeter et je complète les
phrases :
a- Le …de la poubelle sur le trottoir choque les voisins.
b- Le …des déchets industriels pollue l’environnement.
c- Le …de l’ivoire est sévèrement puni par la loi.
d- Le …des oiseaux me réjouit.
213
4) Comment les appelle-t-on ?
a- Elle fait de la chirurgie : c’est une…
b- Il (ou elle) s’occupe de la météorologie: c’est un(e)…
c- Elle travaille dans l’agriculture : c’est une…
d- Elle s’occupe de l’environnement : c’est une…
Avec beaucoup de chagrin, Francine écrit à son ami(e) pour l’informer de la mort de sa
chienne.
Rédige la lettre.
214
Langue
L’expression de la conséquence
1) Je rattache la conséquence à la cause par l’un des verbes suivants : susciter, entraîner,
provoquer, déclencher.
a- En Angleterre, les brouillards chargés de fumée… l’étouffement des habitants.
b- L’explosion d’un pétard dans la vallée … une avalanche.
c- Le réchauffement de la planète … l’inquiétude de toute l’humanité.
d- La crue du fleuve …le départ de tous les riverains.
215
3) Je complète les phrases suivantes par de façon que, de sorte que ou tellement…que:
a- La chienne est … malade …on a décidé d’appeler le vétérinaire.
b- La végétation a envahi ce jardin abandonné … on ne peut plus y entrer.
c- Cette région est … célèbre … tous les touristes veulent la voir.
d- Cette nuit, le vent a soufflé très fort, … plusieurs arbres ont été déracinés.
Imagine les conséquences des phénomènes suivants, puis rédige à chaque fois un
paragraphe de quelques lignes :
a- L’ usine dégage des gaz toxiques…
b- Le pétrolier naufragé laisse échapper une grande quantité de pétrole…
c- Le parc automobile augmente à un rythme effréné…
216
Éc r i t
L’argumentation
1) Je retrouve l’idée principale, puis je repère Argumenter consiste à justifier une idée
les différents arguments utilisés. principale (un acte, un jugement, une
Le lieu où je m’étais d’abord établi ne me décision…) par :
paraissait pas propre à y fixer ma demeure, - la cause qui l’a provoquée :
parce que c’était un terrain bas, marécageux et Je ne sortirai pas ce soir parce qu’il
trop près de le mer, par conséquent malsain ; neige.
mais surtout parce qu’il n’y avait point d’eau - les avantages (conséquences
douce assez proche. Je me mis donc en quête positives) :
d’un endroit plus sain et plus convenable qui Il fait bon vivre dans ce village, de sorte
remplît ces conditions, je trouvais une petite que j’ai envie de m’y installer.
esplanade bordée par une colline, qui s’élevait - les inconvénients (conséquences
de ce côté presque aussi droite qu’un mur ; de négatives)
sorte qu’aucun assaillant ne pouvait descendre à La ville est tellement polluée que
l’improviste de son sommet. beaucoup d’enfants souffrent de
D. Defoe, Robinson Crusoé maladies respiratoires.
217
2) Je justifie par l’expression de la cause chacune des décisions suivantes :
a- Il est interdit de chasser dans les réserves naturelles…
b- On a décidé de construire une autoroute dans cette région …
c- Le port du masque est obligatoire dans les usines chimiques…
d- Il est interdit de se baigner dans cette zone…
1) Au cours d’une promenade en forêt, ton ami(e) et toi, vous avez trouvé un petit renard
blessé. Tu veux le garder et l’apprivoiser. Ton ami(e) essaie de te convaincre que tu as
tort.
Rapporte le dialogue qui s’est déroulé entre vous deux.
2) Ton collège célèbre la journée de l’arbre. L’un(e) de tes ami(e)s hésite à y assister. Tu
essaies de le (la) convaincre de participer à la fête.
Rédige le dialogue.
3) Après le cours de sciences naturelles, tu discutes avec un(e) camarade à propos des
expériences pratiquées sur les animaux. Chacun de vous exprime un point de vue
différent.
Rédige le dialogue.
218
Oral
- Moi, j'aime les chiens! Ils sont obéissants et affectueux, dit Robert.
- Moi, je préfère les chats! Ils sont indépendants mais câlins, affirme Sylvie.
- Tu dis n'importe quoi! Ma grand-mère a un chat. Dès qu'elle le caresse, il la griffe.
- Mais les chats sont plus jolis ! Avec mes cousins, nous avons vu des chats
splendides dans une exposition.
- On se calme, on se calme. On se met en rang ! ordonne l’enseignante.
dans Découverte de la langue
Situation 1 : un jeu.
Tu peux utiliser :
On divise la classe en deux groupes : les amis du chat contre
Moi je préfère …parce
les amis du chien !
que…, que… et que…
A chaque fois un duo s’affronte devant le reste de la classe.
Quant à moi, je préfère…
Chacun défend son choix.
En ce qui me concerne, je
Vous jouez la scène à deux.
pense que…
219
Situation 2 : A-t-on besoin d’un animal de compagnie ? Qui est pour, qui est contre? Vous
jouez la scène à deux. L’arbitrage est confié à deux élèves.
Situation 3 : Êtes-vous pour ou contre l’abattage des arbres au bord des routes ?
Vous vous répartissez en deux groupes : le groupe pour et le groupe contre
A tour de rôles un représentant du groupe pour affronte un représentant du groupe contre
220
Lecture
5 Je crains fort de n'être plus rien Mon Dieu comme c'est difficile
Qu'un souvenir, une peinture D'être un petit bois disparu
Ou le restant d'une aventure. Quand on avait tant de racines
Un parfum, je ne sais pas bien. 20 Comment faire pour n'être plus ?
1) Qui parle dans ce poème? Quels sont les indices qui le montrent ?
2) Quelles sont les expressions qui montrent que le petit bois n’est plus comme avant?
3) Quel sentiment le petit bois exprime-t-il dans la dernière strophe ?
221
Choisis une strophe que tu liras à haute voix et de façon expressive.
A B
Bois Végétation qui pousse sous les arbres, dans les forêts
2) Voici des mots désignant les différentes parties d'un arbre. Je les définis et j’utilise chacun
d’eux dans une phrase: tronc, feuillage, branches, racines
A B
c- C'est au fruit qu'on connaît l’arbre c- la nécessité oblige à faire certains actes
Un incendie a détruit un bois près de chez toi. Parles-en dans un court paragraphe en
insistant sur les dégâts provoqués.
222
Éc r i t
J’apprends à :
• exprimer un point de vue favorable ou défavorable,
• produire un dialogue argumenté.
- On va essayer de rendre Julie à son groupe de gorilles, le plus tôt possible, expliqua Jean,
le cousin d’Aubrée.
- Comment, elle ne reste pas avec nous ? Je serai donc privée de ma meilleure amie!
Pourquoi, pourquoi voulez-vous renvoyer Julie dans la forêt ?
- D’abord, parce qu’une loi protège les gorilles, répondit Jean. Heureusement d’ailleurs, car
ce sont des animaux menacés de disparition totale. Ensuite, parce que les humains vivent
avec les humains; les gorilles doivent vivre avec les gorilles... Enfin, imagine Julie quand
elle sera adulte ! Elle pèsera de quatre-vingts à cent kilos.
Francine Gillet-Edom, Julie mon amie gorille
a- Sur quel animal la discussion porte-t-elle ?
b- Comment Aubrée considère-t-elle cet animal ?
Argumenter consiste à
1) Dans le tableau ci-dessous, je classe les arguments exprimer un point de vue
pour ou contre la possession d'un animal domestique favorable ou défavorable que
- Posséder un animal domestique peut poser des problèmes l’on justifie par des
d'hygiène et de santé. arguments.
- Certains foyers sans enfants trouvent en l’animal Pour introduire son point de
un compagnon. vue ou celui des autres on
- Le retour à l’état sauvage est toujours possible chez peut utiliser :
les animaux domestiques. Penser que, trouver que,
- Chaque fois que l'on part en vacances, le même juger que, refuser de croire
que, ne pas être d’accord
problème se pose: il faut trouver quelqu'un pour
avec ceux qui disent que,
s'occuper de l'animal, car il n'est pas toujours
partager l’opinion de ceux
qui…
223
possible de l'emmener. C'est parfois très difficile.
- Un chien à la maison peut faire peur aux voleurs.
- Un(e) ami(e) vaut mieux que tous les animaux du monde.
- Cette année, mes parents ont dépensé beaucoup d'argent à cause de notre chien. Il a été
malade et nous avons dû aller quatre fois chez le vétérinaire.
- Le chien et le chat sont des compagnons fidèles.
3) Ton ami(e) et toi, vous discutez de la vie à la campagne. Chacun émet un point de
vue différent. Rédige le dialogue
Voici des arguments que tu peux utiliser :
-L’air de la campagne est sain et me met en forme
-Je peux pratiquer des sports variés : faire de l’escalade, monter à cheval, chasser…
-Je peux dormir paisiblement.
-La vie est monotone, les moyens de distraction et de culture manquent.
- Les possibilités de rencontres entre les jeunes sont rares.
-Les conditions de logement sont peu confortables.
1) Tu as suivi un débat télévisé sur le loup. Son apparition provoque des réactions
d’enthousiasme chez les amis de la nature et de colère chez les bergers. Rapporte le
dialogue entre les deux parties.
2) Ton camarade t’invite à l’accompagner au zoo. Tu lui expliques que tu es contre la captivité
des animaux. Une discussion s’engage entre vous deux. Rapporte le dialogue.
224
Lectures complémentaires
225
Lectures complémentaires
Soyez polis
Couronné d' étincelles Déplaisent à la plupart des gens
Un marchand de pierres à briquet Mais la brûlure de son regard
Élève la voix le soir Les rappelle à de bons sentiments.
Dans les couloirs de la station Javel1 Soyez polis
5 Et ses grands écarts de langage 10 Crie l'homme
Soyez polis avec les aliments
Soyez polis
Avec les éléments avec les éléphants
Soyez polis avec les femmes
15 Et avec les enfants
Soyez polis
Avec les gars du bâtiment
Soyez polis
Avec le monde vivant.
226
Lectures complémentaires
1. se démenait : s’agitait
227
Lectures complémentaires
« Comme un arbre... »
228
Tableaux de conjugaison
In
fin
Mo
iti
f Avoir Être Aimer Finir Partir
de
Passé simple Passé simple Passé simple Passé simple Passé simple
J’eus Je fus J’aimai Je finis Je partis
Indicatif
Futur simple Futur simple Futur simple Futur simple Futur simple
J’aurai Je serai J’aimerai Je finirai Je partirai
Tu auras Tu seras Tu aimeras Tu finiras Tu partiras
Il aura Il sera Il aimera Il finira Il partira
Nous aurons Nous serons Nous aimerons Nous finirons Nous partirons
Vous aurez Vous serez Vous aimerez Vous finirez Vous partirez
Ils auront Ils seront Ils aimeront Ils finiront Ils partiront
Passé composé Passé composé Passé composé Passé composé Passé composé
J ’ai eu J’ai été J’ai aimé J’ai fini Je suis parti
Tu as eu Tu as été Tu as aimé Tu as fini Tu es parti
Il a eu Il a été Il a aimé Il a fini Il est parti
Nous avons eu Nous avons été Nous avons aimé Nous avons fini Nous sommes partis
Vous avez eu Vous avez été Vous avez aimez Vous avez fini Vous êtes partis
Ils ont eu Ils ont été Ils ont aimé Ils ont fini Ils sont partis
Que tu aies Que tu sois Que tu aimes Que tu finisses Que tu partes
Qu’il ait Qu’il soit Qu’il aime Qu’il finisse Qu’il parte
Que nous ayons Que nous soyons Que nous aimions Que nous finissions Que nous partions
Que vous ayez Que vous soyez Que vous aimiez Que vous finissiez Que vous partiez
Qu’ils aient Qu’ils soient Qu’ils aiment Qu’ils finissent Qu’ils partent
229
In
fin
Mo iti
f Aller Devoir Dire Faire Pouvoir
de
Passé simple Passé simple Passé simple Passé simple Passé simple
J’allai Je dus Je dis Je fis Je pus
Indicatif
Futur simple Futur simple Futur simple Futur simple Futur simple
J’irai Je devrai Je dirai Je ferai Je pourrai
Tu iras Tu devras Tu diras Tu feras Tu pourras
Il ira Il devra Il dira Il fera Il pourra
Nous irons Nous devrons Nous dirons Nous ferons Nous pourrons
Vous irez Vous devrez Vous direz Vous ferez Vous pourrez
Ils iront Ils devront Ils diront Ils feront Ils pourront
Passé composé Passé composé Passé composé Passé composé Passé composé
Je suis allé(e) J’ai dû J’ai dit J’ai fait J’ai pu
Tu es allé(e) Tu as dû Tu as dit Tu as fait Tu as pu
Il est allé Il a dû Il a dit Il a fait Il a pu
Ns sommes allé(e)s Nous avons dû Nous avons dit Nous avons fait Nous avons pu
Vous êtes allé(e)s Vous avez dû Vous avez dit Vous avez fait Vous avez pu
Ils sont allés Ils ont dû Ils ont dit Ils ont fait Ils ont pu
Que tu ailles Que tu doives Que tu dises Que tu fasses Que tu puisses
Qu’il aille Qu’il doive Qu’il dise Qu’il fasse Qu’il puisse
Que nous allions Que nous devions Que nous disions Que nous fassions Que nous puissions
Que vous alliez Que vous deviez Que vous disiez Que vous fassiez Que vous puissiez
Qu’ils aillent Qu’ils doivent Qu’ils disent Qu’ils fassent Qu’ils puissent
230
Table des matières
Contenu Pages
Avant-propos 3 3
Module d’apprentissage 1 5 41
Module d’apprentissage 2 43 87
Module de lecture 1 88 97
231