Deuxième partie
Métamorphisme dans le cadre de la géodynamique
I. Définition et limites
1. Définition : c’est l’ensemble des transformations structurales et minéralogiques
Subies par une roches (où un massif de roches) , à l’état solide, sous l’effet d’un
changement des conditions physiques auxquelles elle est soumise( P, T)
2. Limites du métamorphisme
II. Facteurs du métamorphisme
[Link]
1.2. Pression lithostatique: pression solide Ps:
Pression = force par unité de surface : S.I ( 1 Pa= 1 Newton.m-2)
En géologie on utilise le CGS ( 1Bar= 105 Pa) , en général en terme de Kb (108Pa)
NB: l’effet de l’attraction de la terre sur l’atmosphère, Pression atmosphérique = 1 bar
Ps en un point est la force ρgz appliquée par unité de surface par les matériaux surincombrants
( z ou h= hauteur de la colonne de roche sus-jacentes, g= accélération de la pesanteur =[Link]-2.
Croûte continentale ρ = 2600Kg.m-3.
vers 10 Km Ps= 2.6Kb
Moho Ps= 10kb
100km (manteau sup) ultrabasique : ρ = 3 300Kg.m-3. Ps est de l’ordre de 30kb
ρ
h Ps
2.2. Pression de fluides
Liée à la présence des fluides ( H2O, CO2 …) dans la roche : dans la structure
Cristalline, dans les pores interstitiels, ou à la surfaces des grains
Pf = 0 Pf différente de 0
3.3. Pression orientée ( déviateur des contraintes)
À la différence la Ps les contraintes tectoniques dans les conditions orogénique
Ne sont pas isotropes ( anisotrope)
Les forces tectoniques (contraintes ) produisent une composante anisotrope que l’on
appelle déviateur des contraintes.
Le déviateur des contraintes est fonction de : rhéologie , plasticité des matériaux
N.B: lorsqu’on parle de l’estimation des conditions P, T d’un assemblage
minéralogique c’est de la Ps ( profondeur ) qui est estimée.
Valeur déviateur est trop faible / Ps: ( quelques centaines de bars)
Ps : genèse des minéraux : Pd : orientation des minéraux ( alignement ) (
schistosité)
2. Température
Changement de T : addition ou perte de chaleur
Sources de chaleur : intrusions magmatiques; source profonde ou gradient géothermique
T en Kelvin ou en dégrée Celsius : T(K) = T(°c)+273
Le géotherme n’est pas uniforme dans toute les couches de terre
Dans la croûte il est de l’ordre de 30 °C /Km
II. Nomenclature des roches métamorphiques
1. Basée sur la nature du protolithe
- Sédimnts riche en argiles : métapélite
- Arénites ou arkose : psamite ou r métamorphique quarto-feldspathique
- sable et grés : quartzite
- Marne : R. métamorphi. À sillicate calciques ( amphibole, prx, sphène et anorthite)
- Calcaire et dolomie : marbre et cipolin
- Basalte : métabasite
- Dunite, pyroxénite, péridotite : schiste à talc, gneiss ultrabasique
2. Basée sur la composition minéralogique
Non de la roche + les minéraux abondant ou index : schiste à chlorite ,micaschiste
à grenat et staurotide ; gneiss à sillimanite et cordiérite …
3. Basée sur la texture
La texture un paramètre important pour la nomenclature et la classification des roches
Métamorphique:
•Détermination de la foliation dans les roches ( orientation préférentielle de la pétrofabrique)
• héritage des structures du protolithe ( lamination (dans le cas de métamorphisme de contact;
anciennes déformations dans le cas du métamorphisme régional ..)
•l’orientation des minéraux s’observe très bien dans les métapélites ( riche en micas)
• cause P anisotrope !!!
•Orientation dans d’autres types de roches si la déformation est importante
Les différents types de structures planaires dans un terrain pélitique en croissance du degr
de métamorphisme de façon progressive:
-Ardoise : sch. Ardoisiers : R. à grains fins (invisibles à l’Œil nu et homogène, très fissile
( débitage en feuillets très minces)
-Phyllades : ressemblent aux ardoises mais se débitent en plaques épaisses, minéraux
essentiellement séricite et chlorite relativement plus gros et peuvent être visibles en Oe.N
-schiste: alignement parallèle des phyllites ( micas, chlorite) de taille moyenne à grosse,
visible à l œil nu.
-gneiss: foliation et alternance de lits ( leuco et mélanocrate( essentiellement biotite et silicate
d’alumine ), minéraux grossiers bien visible à l’œil nu.
III. Texture et relation Minéraux schistosité
1. Différents types de Textures
1.1. texture équante :
Dans les roches qui n’ont pas subit des contraintes déviatoriques, donc la
pression est isotrope; texture est aussi isotrope granoblastique sans
présence de minéraux orientés : cornéennes u métamorphisme de contact
(Schéma 1)
1.2. texture lépidoblastique ( lépidos= écailles)
Caractérisée par l’orientation parallèle des minéraux à habitus aplatis ( en
écailles) tel que la chlorite, biotite muscovite .
( schéma 2)
1.3. texture nématoblastique
Schistosité matérialisée aussi par l’orientation des minéraux aciculaires ( qui
sont en forme d’aiguille) souvent en présence des minéraux en écailles
( schéma 3)
1.4. texture lépido-granoblastique
Dans ce type de texture les minéraux en écailles (musco, biotite) forment des lits à
texture lépido alors que le quartz et Feldspath forment des lits granoblastique
( schéma 4)
1.5. texture grano-nématoblastique
Lits à biotite sillimanite ( némato )
Et lits quartzofeldspathique ( grano)
( Schéma 5)
[Link] porphyroblastique
On parle de ce type de texture lorsqu’on a développement des minéraux de grande
taille ( exmple Staurotide ) entourés de en écaille qui matérialisent la Schistosité ( bio
et musco..)
( Schéma 6)
1.7. texture poecilitique :
Les porphyroblaste de forme amiboide englobent les éléments de la matrice: exple
de cordiérite poecilitique englobant la biotite et la muscovite.
( Schéma 7)
2. Interaction entre 2 schistosités
2.1Cas de deux schistosités bien définies
( schéma )
2.2 cas de crénulation
( schéma)
2.3 cas de transposition
( schéma : transposition partielle,
schéma : transposition totale )
2.4. Attention !!!! Réfraction ???
( schéma)
3. Relations schistosité et minéraux
C’est une sorte de datation relative entre le moment de cristallisation des minéraux et
celui du développement de la schistosité.
3.1: minéraux anté-cinématiques ( anté-schistosité )
Ce type de minéraux regroupe l’assemblage formé avant le développement de la
Schistosité. ce type de minéraux se trouve moulé par la S ou inclus dans les minéraux
moulés par la S. ils sont donc affectés par la déformation de la phase responsable de S.
(Schéma d’un grnt moulé par bio, musc et renfermant des minrx de qutrz alignés de façon
Incliné ou perpendiculaire à la S principale )
[Link]éraux syncinématiques
Leurs croissance est contrôlée par la Schi. Ce type de minéraux se développe lors
de la même phase de déformation responsable du Développement de la S principale et
sont donc orientés de façon parallèle à celle-ci
( schéma : biotite musc et chlorite )
3.3. minéraux post-cinématiques
Post déformation qui a donné Sp. Ils se dévelopent de façon statique en coupant les
minéraux de Sp ou ils peuvent les englober sans modification de Schi. Externe qui est donc
En continuité avec la Sch. Interne ( 2 schéma : 1: coupe : 2 englobe )
4. Poly-phasage et poly-métamorphisme
4.1. poly-phasage
C’est la succession dans la même roche des recristallisation qui correspondent au
déroulement d’un seul événement de métamorphisme, et reflétant l’évolution de son
degré
4.2. poly-métamorphisme
Développement d’une nouvelle S ne détruit pas totalement les roches et laisse
souvent des reliques déformés d’anciennes paragenèses.
Il y’a donc superposition dans la même roche de deux ou plusieurs événements
métamorphiques distincts dans le temps. Dans ce type de roches chaque
événement a un assemblage minéralogique qui est différent de l’autre et donc
appartiennent à des faciès différents l’un de l’autre (liés à deux orogenèses)
IV. Les différents types de métamorphisme
Selon l’importance de l’un ou des deux paramètres qui contrôlent le métamorphisme
Nous pouvons distinguer entre différents types :
Pression : dynamo-métamorphisme : mylonite , tectonite , cataclastite
Température : thermo-métamorphisme : de contact, xénolites métamorphiques
P et T: dyanamo –thermo métamo ( régional) : BP, MP, HP ; d’enfouissement
P et T anormalement élevées : métamorphi. D’impact ou de choc : impactite
Autres types: métasomatisme, métamorph. Des fonds océanique
1. Métasomatisme ( métamorphi. Hydrothermal )
- Changement de la composition chimique de la roche mère ( différent du méta.
Topochimique)
- Résultat d’une circulation de fluides très chauds dans les fissures
- Accompagne souvent le métamorphi de contact ou dans les fonds océaniques
- Fluides souvent magmatiques, riches en solutés ( Na, ca, K….) migrent vers
l’encaissant et y précipitent les solutés
- Souvent d’intérêt économique exple: skarns et greisens
1.1. Skarns
Mise en place accompagnée d’une forte circulation de fluides hydrothermaux qui
peuvent provoqué déshydratation des micas ( cas des pélites) ou décarbonatation
des calcaire ( libération de CO2). Exple granite dans les calcaire:
Transfert du Ca vers le calcaire et formation de la wollastonite ( Ca SiO3) et qtz dans
l’endoskarn. Et transfert du Si vers les calcaures formation de Calcite et wolllastonite
et calcite dans l’exo-skarn
(Schéma )
1.2. Greisens
Roches métasomatiques issues de circulation de fluide riche en F, Cl , Co2 et B
dans des conditions de MT°(mésozone)
Ils sont caractérisés par la présence de qtz,musc, topaze , fluorine, tourmaline
et peuvent être à l’origine de gisements d’étain et de tungstène
Souvent associés aux leuco-granites tardi- orogéniques
2. Métamorphisme des fonds océaniques
Au voisinage des dorsales M.O. affectant donc les basaltes et rarement les gabbros
dont les textures restent visibles malgré la forte intensité du métamorphisme.
Toujours accompagné de métasomatisme
Transformations sont essentiellement minéralogique : albitisation des plagéo (
substitution de Ca par Na).
Minéraux caractéristiques: qtz, chlorite, sphène, épidote et actinote
3. Métamorphisme dynamique ou cataclastique
Localisé le long des zones de grandes failles, cisaillement ou chevauchement sous
un régime de tension ( P ) très élevé
Pas de néogenése minérale importante
Métamorphisme qui déforme sans transformer la roche
Milieu fragile ( cassant) : tectonite
Milieu profond ( ductile): mylonite
4. Métamorphisme d’impact
Aussi de choc. Résulte lorsque une météorite entre en collision avec la surface de la
terre.
La P et T sont anormalement élevé pendant un fraction de seconde
Duré brève: temps insuffisant pour que les réaction se déclenchent : on a donc que des
transformations polymorphiques : qutz se transforme en stischovite et coésite ( formes
de HP et HT
Apparition de clivage dans le quartz et des figures en arrêtes de poissons dans les micas
(104 Bar et 104 °c)
5. Métamorphisme de contact
[Link] du métamorphisme de contact
Résulte lors de la mise en place d’un corps magmatique chaud dans un encaissant
froid, produisant une augmentation anormale de la T°au contact magma-encaissant.
Mise en place en générale entre 1 et 8 Km : donc des BP ( 250 bar à 2 Kbar), des P de
cet ordre ne peuvent pas jouer un rôle important dans les transformation (
recristallisation).
Seule la T°est donc le facteur déterminant dans ce type de métamorphisme d’où le
nom : thermo-métamorphisme
Transfert de chaleur : magma chaud vers encaissant froid : auréole demétamorphisme
(schéma)
L’étendue de l’auréole est faible / corps magmatique ( encaissant silicaté mauvais
conducteur)
La diffusion de chaleur vers l’encaissant est un flux décroit en fonction du temps (
refrodissement ) et de la distance au contact
Maximum atteint au contact magma encaissant :
Tc = T0(encaiss)+ ( T0 mag- T0enc)/2
Exmple: corps magmatique à 800°C et encaissant à 200 : Tc = 200+(800-200)/2=
500°c
Le maximum atteint au contact magma encaissant tant que le magma reste à T0
Tc décroit avec le refroidissement du magma
Température diminue avec la distance à l’encaissant : auréole formée d’enveloppes
( schéma des enveloppes de l’auréole)
5.2. Facteurs qui contrôlent l’étendu de l’auréole
5.2.1. nature du magma
Plus le magma est chaud plus l’étendue de l’auréole du contact serait large
T°C. Magma basique > magma acide : auréole dans le cas basique < auréole dans le
cas acide !!!!
Magma acide ( granitique) riche en fluides : transfert de chaleur loin du corps
magmatique
(schéma maga acide et basique )
5.2.2. volume du magma
Plus l’intrusion est volumineux plus l’auréole est large
( schéma)
5.2.3 durée de la vague de chaleur
Magma très chaud qui se refroidit rapidement ne donne pas d’auréole de contact. Les
laves même si elles sont en grande quantité leur chaleur se dissipe rapidement et les
réactions métamorphique n’auront pas du temps pour se déclencher
5.2.4. nature de l’encaissant
Dans une encaissant sédimentaire ( pélitique ) riche en argiles sensible aux
perturbations thermique l’auréole de contact sera plus larges que dans les cas d’un
encaissant métamorphique ou magmatique ( basique) riche en minéraux résistants
aux hautes températures
5.2.5. niveau de mise en place
Lorsque l’intrusion se met en place en profondeur, la différence de température est
moins importante et il a donc le temps de se refroidir lentement: la duré de vague
de chaleur est donc importante et l’auréole sera plus large
Dans le cas contraire, la mise en place en sub-surface, la différence de T°
encaissant –intrusion est élevée, le refroidissement est rapide est l’auréole est
moins large
( schéma )
6. dynamo-thermo-métamorphisme
6.1. métamorphisme d’enfouissement
C’est un cas particulier du métamorphisme dynamo-thermique ( sorte de
métamorphisme régional !!!!). Ce type de métamorphisme est typique des bassins
subsidents à remplissage très épais, il se développe à la base des séries sédimentaires
ou volcano-sédimentaires. Le degré est faible et ne dépasse l’épizone ( BT). Ce type de
métamorphisme n’est pas accompagné de déformation et plissement ce qui le
différencie du métamorphisme régional senso stricto .
6.2. métamorphisme régional senso stricto
Dans ce type de métamorphisme les roches sont soumises à des perturbations
simultanées et de la Température et de la Pression. À la différence des autres types de
métamorphisme le métamorphisme régional ou général affecte de grandes surfaces ou
masses de terrain. En plus des pression élevé ce type de métamorphisme est
accompagné d’une intervention des pressions anisotropes ( tectoniques), et donc d’une
déformation intense des matériaux. Selon l’importance des paramètres physique P et T
on peut distinguer entre plusieurs gradients de métamorphisme régional : HP BT, BP
HT, MP HT et d’autres cas intermédiaires
V. Faciès métamorphiques
1.Définition : c’est l’ensemble des assemblages minéralogiques ( ou roches
métamorphiques) qui correspondent aux même conditions physique ( P, T) de
recristallisation indépendamment de leur composition chimique
2. Intérêt et origine cette notion
- Dans le but d’estimer les
conditions physiques du
métamorphisme
- Eskola 1915 : découpage du
domaine P, T en cases en se
basant sur les minéraux
basaltiques
[Link] différents faciès d’eskola
3.1. faciès du métamorphisme de contact (cornéennes et sanidinites)
Dans ce type de faciès la P est faible et donc ne joue pas un rôle déterminant . La T
est le facteur de contrôle.
Rque pas de schiste tacheté : eskola a travaillé sur les roches basique
Les faciès de cette série à température croissante sont : Cor. À albite et épidote : cor.à
Hbl ; cor à px et sanidinites
T°croissante
Mul: Mullite : Si2 Al6 O13
Rque: Sanidinite est très rare ( ultrahaute température) ne se réalise que dans les
xénolithes
3.2. Zéolite
C’est un faciès de très faible degré : ( début du métamorphisme): essentiellement
dans les roches volcaniques; caractérisé par la présence des minéraux : laumonite
, analcime , heulandite et Wairakite : mnrx de remplacement du verre
3.3: prhénite-pumpellyite
C’est un faciès dont une partie appartient au métamorphisme de faible
degré ( transition zéolite- prh-pm),
-prh à actinote : dont on trouve l’assemblage : Albite , prhénite et chlorite
-Prhénite-pumpellyite : caractérisé par la présence de prhénite ( Ca Al Si o)
et de pumpellyite aussi chl, albite et épidote ( roche basique)
C’est le début de métamorphisme dans les pélites avec l’assemblage : illite
ou muscovite , chl, albite , qtrz.
Les roches de ce faciès ont une couleur bleue-verte à cause de la
présence de pumpellyite ferrifère
3.3. Schistes verts
C’est un faciès épizonal ( ne dépasse pas 500°C); couleur verte due à la présence de
la chlorite et l’épidote
Assemblage minéralogiques
roche basique: albite , épidote , chlorite , actinote ( parfois Stilpnomélane à BP)
Pélite : chlorite , muscovite , albite (biotite), qtrz et grnt ( à P>4 Kbr)
3.4: Amphibolites
Correspond à des P ( entre 2 et 12 ) et des température en gros mésozonales (
<700°C).
-Basiques: Passage schi vert – sch. Bleus : chute de l’abondance de l’ Actinote, épido,
chl et albite et augmentation des proportion modales de l’ Hornblende ( amphibole verte
à brune : basalte et gabbro), grenat ou disthène, plagioclase et parfois biotite
-Pélites : staurotide , disthène ( kyanite) ou andalousite , biot, musc et qutz
Ou cor/ grenat , disthène; aussi sillimanite, biotite et parfois muscovite/ feldspath-k
Figure : silicates d’alumine
3.5. Schistes bleus
C’est un faciès de P ( 7 à 12 Kbr). Et T entre (200-500°C)
Caractérisé dans les métabasites par remplacement de Ca par Na dans l’amphibole
pour donner le glaucophane (amphibole sodique de couleur bleau d’où le nom du
faciès)
Basiques : glaucophane , amphacite ( prx) , lawsonite et chlorite épdiote, albite
À P élevée : Glauco, Zoïsite , plagioclase , qtrz
Pélites: phengite ( micas sans Al), carpholite (Fe, Mg) Al2Si2O6(OH)4 . ( ou disthène),
Chlorite ((Mg, Fe, Al)6(Si, Al)4O10(OH)8 /chloritoïde((Fe, Mg)2Al4Si2O10(OH)4 ) et quartz
5.6. éclogites
C’est un faciès qui se développe sous des conditions extrêmes du métamorphisme à
HP ( supérieure à 10 Kbar ) et à M et HT.
C’est le résultats de recristallisation des roches basiques en roches plus dense (
éclogites) de couleur verdâtre ou rougeâtre
Basiques: pyrope ( grenat magnésien ), omphacite ( prx sodique ), Jadéite (NaAlSi2O
pôle purement sodique du prx conditions de très HP( >14kbr), BT.
Assenblages : Omphacite, pyrope, plus ou moins quartz ( coésite)***, Glaucophane ,
Phengite et Lawsonite ou Zoïsite
- pélites: phengite , Kyanite, chloritoide, talc et Qtrz
ou : Phengite (Mg), Chloritoide, Grenat(Mg), talc et quartz
Remarque : les hautes P favorisent l’incorporation du Mg dans les minéraux
3.6. faciès des granulites
C’est un faciès catazonal ( T°>700°C) qui se forme sous les conditio PH2O<Ptotale donc en
absence ( ou peu ) de l’eau.
*BP:
-roches basiques: Opx ( hypersthène) , Cpx, Plagio et Olivine ( roche très basique).
-pélites: abondance de cordiérite en présence de F.k ( grnt et Opx peuvent être présents)
*MP:
-roches basiques : grnt, cpx, opx, plagio ( peut être amphibole) ( pas de qurtz s’il y a grnt)
-Pélites: c’est des migmatites : grt, sillimanite, Fk et qrtz ( cordiérite peut exister en
équilibre avec le grnt dans ce type de roches)
*HP:
-basiques: absence de Opx; présence de : Cpx, grnt et qurtz ( plagio peut être présent)
-Pélites : disthène et Fk ( HP , HT), grnt et Fk; parfois à très HT : saphirine ou osumilite
( saphirine + qrtz ou osumilite +qtrz : T°(1100°C) pro che des conditions de fusion
VI. Notions de minéraux index et zones métamorphiques
Définitions :
1. Minéral index : c’est un minérale qui a un domaine de stabilité très étroit ( intervalle de
P ou T très étroite), et donc très sensible à la variation du degré du métamorphisme,. Ce type
de minéraux donne des informations précises sur les conditions physiques du métamorphisme.
Exemple :
andalousite : Stable à BP. (P< 4kbr)
FK : stable HT ( 700°C)
Chlorite : stable à BT (<500°C)
2. Isograde :
C’est une surface d’égale intensité de métamorphisme ( même P et T). Les isogrades correspondent
à l’apparition ou la disparition dans une série métamorphique d’un minéral index.
L’isograde (+ minéral index) correspond à la tranche où il y’a apparition de minéral exple ( +staurotide
Isograde (-minéral index ) correspond à la disparition de ce minéral repère ( exple : (- chlorite)
3. Zones métamorphiques
Correspond à la tranche du terrain comprise entre deux isogrades successifs.
Elle est nommée selon le nom du minéral qui vient d’apparaître.
4. Les principaux minéraux index et le degré du métamorphisme
4.1. illite + chlorite:
Ils indiquent un degré très faible de métamorphisme et coexistent à des températures
très basses;
Début du métamorphise (200à400°C) : conditions de l’Anchizone ( roche typique :
ardoise et phyllades)
4.2. zone à chlorite + séricite
Cette zone indique l’entrée dans l’épizone ( plus que 400°C).
4.3. zone à biotite
La biotite vient de la réaction: chlorite + muscovite ( phengite) = biotite + musco+qrtz
4.4. zone à grenat
Le grenat est un minéral index de P>4 kbrs. Il vient de la transformation chlorite
muscovite par la réaction : chlorite +muscovite : grenat+ biotite+ qrtz + eau
Bilan 1:
zone à chlorite + zone à biotite + zone à grenat = Epizone (BT de 400 à 500°C à MP)
Roche typique schiste à grenat
4.5. zone à Staurotide
C’est un minéral index de l’entrée dans la mésozone ( MT 500 à 650 °C) et disparaît
avant la fin de celle –ci.
Il peut se produire par deux réaction selon la richesse en AL de roche métapélitique
-Composition très alumineuse :
Chlorite + qrtz : staurotide+ grnt + eau
-Composition alumineuse:
Grenat + chlorite+ muscovite = staurotide+ biotite+ qrtz + eau
4.6. zone à disthène :
C’est un minéral qui indique des températures de la mésozone à MP. Il provient de la
réaction de transformation de la chlorite avant en présence de la muscovite avant la
transformation totale ( épuisement de la phase chlorite) :
Chlorite + muscovite+ staurotide : biotite + disthène + qrtz+ eau.
Et après la destruction de la chlorite par:
Staurotide + qurtz+ muscovite = disthène +biotite + eau
6.7. zone à sillimanite
C’est un minéral de HT qui indique la partie terminale de la mésozone à MP et BP.
La sillimanite vient de la transformation de la staurotide ( à MP) en présence de la
muscovite par la réaction :
Staurotide+ muscovite + qrtz = sill+ grnt (P>4)+ biot+ eau
Ou par la transformation polymorphique du disthène ( toujours MP)
Dsithène : sillimanite
à Basse pression :
Le disthène n’est pas stable et la sillimanite se produit de la transformation
polymorphique :
Andalousite : sillimanite
Bilan 2 : les zones à staurotide + zone à disthène + zone à sillimanite = mésozone à MP
6.8. zone à cordiérite
À basse pression le grenat, staurotide ne sont pas stables, c’est donc la cordièrite
qui marque l’entrée dans la mésozone.
Il vient de la transformation de la chlorite par la réaction :
Chlorite+ muscovite = cordièrite+ biotite + qrtz + eau
6.9. Zone à andalousite
À BP l’andalousite est le silicate d’alumine stable à des MT. Il se forme par
transformation de la chlorite avant son épuisement par la réaction
Chlorite+ muscovite+ qrtz = cordiérite+ andalousite+ biotite+ eau
Après transformation totale de la chlorite andalousite se forme par la réaction
Muscovite+ cordiérite + qrtz = biotite + andalousite+ eau
Bilan 3: zone à cordièrite + zone à andalousite + zone à sillimanite = mésozone à BP
6.10. zone à sillimanite+ FK (HT)
C’est une zone typique du métamorphisme de BP, HT. La présence de sillimanite et
Feldspath potassique indique l’entrée dans les Haute température « Catazone » (T >
650°C).
Ils se forment par la destruction de la muscuvite qui est instable à HT par la réaction :
Muscovite + qrtz ; sillimanite + FK + eau
Remarques
•la muscovite disparaît à l’entrée de la catazone
• à MP la catazone n’est atteinte que si la série est trop épaisse, dans ce cas on peut
avoir formation des migmatites dans les conditions de MP
Paléosome ( mésosome )
Néosome ou migmatite
Mélanosome ( bio,grnt (cord), silli)
Leucosome (FK, Plg, qrtz)
[Link] à HP, BT
Dans la séquence pélitique le minéral typiques de ces conditions est le Talc.
Le talc peut être stable en présence de grenat et du disthène (le seul silicate
d’alumine stable dans ces conditions) dans ce type de séquence.
Le talc se produit par la réaction :
Chlorite (ferrifère) + qrtz : grenat + talc + eau
Chlorite (Mg)+ qrtz: disthène + talc+ eau
Bilan des assemblages minéralogiques au dépend des séries métamorphiques
VII. Les gradients(séries) métamorphiques
Concept défini
par Miyashiro
(1961), sous la
base de la
succession
systématiques
des faciès
métamorphiques
sur de vastes
étendues de
terrains
métamorphiques
1. Gradient de BP-HT: Abukuma ( Buchan)
Défini au japon dans la chaine
d’Abukuma et Ryoke. Il est
caractérisé par les conditions des
faciès; sch. Verts et amphibolite
et atteint les conditions des
granulites et anatexie
Dans ce type de
métamorphisme la
température joue un rôle
très important ( voisin du
métamorphisme de
contact )
La séquence métapélitique est
caractérisée par la présence de
l’andalousite ( ou sillimanite à HT) ,
et de la cordièrite .
Disthène, grnt et staurotide sont
rares ou absents
-6 zones métamorphiques , séparées par 5 isogrades (+)
progrades ( localité buchan (écoce)): bio, cord, andal, sill, Fk.
-z. à chl+ z. à bio : épizone (400 -500°C)
-z. à cord+ z. à andal. + z. à sill: mésozone (500 à 650)
-Z à sillimanite + Fk : catazone ( T > 650°C
Séquence métabasite:
zéolite, Prh-pum, schites
verts, amphibolite, BP-H
T
granulites
Minéralogie: chlorite+
alb+epid+ actinote + prhé+
Schistes verts: alb+
epidote+ chl ±
Stilpnomélane
Amphi. De BP: hbl + epid+
alb+ qrtz
Granulite de BP:
opx+plg+qrtz.
Ou : Ol+ plg+ cpx/ opx
[Link] de MP-HT: Dalradien (Barrowien)
Décrit par G. Barrow (1893) dans les
séries métapélitiques (dalradiennes)
néo-calédonniennes de l’écosse.
C’est un gradient de MP : entre 4
et 10 Kbar.
Dans l’espace P-T il traverse les
faciès : sch. Verts, amphibolite et
atteint l’anatexie
Dans les séries métapélitiques: 6 zones séparées par 5 isogrades (+): bio, grnt,
staurotide, disth., sill.,
-Épizone (400-500°C) : z. chl+ z. bio+ z. grnt
- mésozone (500-650): z. stauro+ z. disth + z. sill
Rappel ( voir zone à sill+fk dans la partie isogrades et zones métamorphique): le
gradient de MP ( Dalradien) n’atteint pas la catazone que si la série est épaisse on
aura donc une autre zone à sill+Fk
Résumé de l’assemblage minéralogique
Séquence métabasite:
zéolite, Prh-pum, schites
verts, amphibolite à Hbl,
granulites de MP
MP-H
T
Minéralogie: chlorite+
alb+epid+ actinote + prhé+
Schistes verts: alb+
épidote+actinote+ chl.
Amphi. De MP: hbl + plg+
grenat/disth ± qrtz
Granulite de MP: opx+cpx
+ plg+qrtz ou grenat
[Link] de HP-BT: Alpin (Franciscain)
Il a été défini dans les terrains
métamorphique cénozoïques de San
Francisco dans la région de california
C’est un gradient de HP :
pression supérieure à 10 Kbar, et
donc paragenèses de très
grandes profondeurs.
Dans l’espace P-T il traverse les
faciès : schistes bleus, et
éclogites, il n’atteint pas les
conditions d’anatexie et donc ne
donne pas de migmatites
(exceptions!!!)
Séquence des Métapélites:
-la présence du Talc (Mg si O (OH)). En présence de Muscovite et chloritoide.
-Talc et musc donnent couleur blanchâtre aux roches ( schistes blancs pour les
pélites métamorphisées dans des conditions des schist. Bleus et éclogites.
-Présence de la carpholite
-Absence de Biotite remplacée par la phengite
-Disthène est le seul silicate d’alumine présent ( sill et andal tjrs absents)
- grenat et de type pyrope
Séquence métabasite:
zéolite, Prh-pum, schites
bleus, éclogites
Minéralogie: chlorite+ alb+epid+
actinote + prhé ( P intermédiaire) HP
Schistes bleus: lws+ab+ chl -B
T
Schistes bleus à gl: Gln+lws+ab.
Ou : gln+zo+ Pg+qrtz)
Eclogites: omph.+ grnt+ gln ±qrtz( cs)
ou: phen, laws/ Zoïsite
Jadéite est présente à HP
Remarque: Protholite est caractérisée par la fréquence des péridotite et de
serpentinites : c’est essentiellement basiques et ultrabasique ( croûte océanique)
VIII. Répartition des différents gradients
et le contexte géodynamique
1. Répartition des terrains métamorphiques
1.1. de HP-BT
-Localité type : San Francisco en Californie , dans les séries cénozoïques
- typiques des chaînes récentes
- typiques du contexte de convergence océan-continent ( actuel) (Kornprobst
J., 2001)
- rare avant 1 Ga
-Largement alignées sur le rivage pacifique et dans les zones internes des
chaînes alpines ( zones liguro-piémontaises des alpes occidentales)
Remarques: serpentines et péridotites sont abondantes dans les séries
affectées par ce type de métamorphisme ( restes de croûte océanique)
1.2. de [Link]
-Rare dans les chaîne
cénozoïques récentes
-Abondant dans les chaînes
hercyniennes et plus
anciennes
- les protholites sont
essentiellement des roches
continentales
-Parfois en y trouve des
éclogites de HT
1.3. de BP-HT
-Localité type : chaines de Ryoke et Abukuma au japon
- chaînes récentes du crétacé supérieur ( 65-99 Ma)
-Derniers stades des orogenèses hercyniennes ( 300 Ma)
- exception : généralisation pendant l’archéen (2.5 à 4 Ga)
-Plusieurs contextes : seul ou en chaînes doubles ( chaînes appariées )
2. Contexte géodynamique et
conditions physiques
2.1. gradient géothermique
Différentes situations possibles de géotherme-contexte
[Link]-HT: quel contexte?
[Link]-BT: contexte
[Link]-MT: contexte
Blocage de subduction : partie en
exhumation et création d’une nouvelle
zone de subduction ??
Début de collision: épuisement du tapis roulant : subduction continent-contient??
[Link] vers les HT
Délamination et chauffage après collision :
passage vers une chaîne mature à anatexie très active
[Link]âchement post-orogénique et retour vers
les BP-HT: exhumation rapide !!!
[Link] de subduction : autre contexte de BP-HT
Ceinture métamorphiques appariées des zones de subductions