Thème 2
: Faire la guerre, faire la paix : formes de conflits et modes de résolution
AXE 1 : La dimension politique de la guerre : des conflits interetatiques aux enjeux
transnationaux.
- « Toutes les civilisations doivent leur origine à la guerre » de John Keegan : la guerre est un
moteur/outils des civilisations.
- « La guerre est un caméléon : sa forme, ses moyens, son ampleur épousent l’histoire des peuples
et des nations » de Carl Von Clausewitz
- « C’est en dépassant l’horizon des champs de bataille que l’on comprend comment le monde fait
la guerre et comment la guerre fait le monde » de Hervé Drévillon
- Sous Louis 14, la guerre etait considérée comme le dernier moyen possible d’exercer le pouvoir
après que toutes les négociations aient échouées, mais c’est aussi la preuve que l’on a été raisonable
Jalon 1 : Division des rercherches et travaux
* Carl Von Clausewitz
* Dimensions politiques guerre 7 ans
* Nvelles dimensions politiques des guerres révolutionnaires et napoléoniennes
I. Comment Clausewitz a t-il observé et décrit un schéma classique des guerres ?
En quoi les guerres interetatiques de son époque correspondent-elles selon Clausewitz à des
modèles et à des tendances basées sur des affrontements politiques ?
« La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens »
« La guerre est un acte de violence qui doit contraindre l’adversaire d’executer notre volonté »
Caractéristiques de la guerre de 7 ans (1756-1763)
PLAN MILITAIRE
C’est un conflit armé interétatique à dimension mondiale. Elle consacre la puissance montante du
RU aux dépens de la France, tandis que la Prusse s’affirme. Le conflit prend des formes de guerre
totale, par la mobilisation générale des forces et un bilan humain qui annonce les guerres
conventionnelles du XX° siècle.
- Guerre 7 ans malgrès dimensions planétaires, reste guerre classique, interétatique et assez
équilibrée.
- Etats arrêtent combat dès objectif politique est atteint = réalité politique = guerre réelle
- Guerre longue à cause de l’équilibre des forces qui ne cessent d’évoluer, empêchant possibilité de
paix. On ne cherche pas une paix perpétuelle/ universelle mais où les forces seraient équilibrées et
où chacun trouverait son înteret. C’est en 1763 que cela arrive car épuisement égal : 2 camps
finissent par signer traité de paix.
= Batailles longues, renversements, adaptations locales, des combats limités.
PLAN POLITIQUE
= Des arangements, des motifs religieux et politiques (monarchies absolues/limitées)
Après la guerre : il y a de lourds impôts et des contestations
PLAN SOCIAL
= Consq désastreuses, centaines de milliers de morts civils, appauvrissements et contestations =
l’ère des révolutions.
= Guerre classique
= Guerre réelle
Les guerres de la Révolution et de l’empire ( 1792- 1815)
- guerre absolue
- Pour Clausewitz la guerre est un moyen est pas une fin en soi, elle est de 2 natures : violence +
l’expression de la raison politique.
- Pour lui la guerre est asservie de la politique et développe donc une théorie.
Guerre régulière : guerre opposant des Etats qui utilisent des troupes et des moyens réguliers
(armées nationales et armes conventionelles).
Guerre interetatiques : guerre opposant au moins 2 états.
Guerre réelle : Limitée par les principes politiques et militaires qui guident et cadrent le conflit.
Guerre classique : guerre régulière et réelle
Guerre absolue : Le principe populaire domine et peut conduire à une radicalisation, une violence
extrême qui a la volonté d’anéantir l’adversaire et cela peut se produire.
Jus a bellum (droit à la guerre) : Ensemble des conditions qui justifient le déclanchement d’une
guerre.
Jus in bellum (droit dans la guere) Ensemble des limitations à respecter dans la conduite de la
guerre (décla de guerre, traitement prisonniers, traité paix). Il a été progressivement fixé par les
conventions de Genéve et de Haye. Il constitue aujd le droit international humanitaire.
Jus post bellum (droit après la guerre) A la fin conflit, les accords de paix doivent être équitables et
la situation finale ne doit pas être plus conflictuelle que celle d’avant.
Jalon 2 : Le développement des nouvelles formes de conflits modifie-t-elle la façon de penser et de
faire la guerre ?
Terrorisme : ce n’est pas 2 états qui s’affrontent et ce sont des conflits asymétriques (terroristes –
nombreux que le reste) Ces 2 éléments permettent de distinguer cette situation des guerres
classiques ou régulieres.
Islam : Civilisation qui s’est développée autour de la religion musulmane
Islamisme : courant politique qui vise à imposer une islanisation de la société mais aussi du droit et
de l’état. « charia » loi islamique : islamistes veulent imposer comme seule référence.
Djihadisme : Courant violence de l’islamisme favorable à la diffusion de la « guerre sainte »
Guerre irrégulière : Guerre impliquant au moins 1 acteur non étatique, usant d’armes ou d’actions
non-conventionnelles et visant des civils.
Terrorisme : Acte politique dont les motivations sont de nature criminelle et non économique qui
se manifeste par des actes violents visant de façon indeterminée les civils et les armées. L’objectif
est de toucher l’opinion publique pour faire pression sur le pouvoir politique.
- Le terrorisme islamisme djihadiste se développe ds années 1990 avec la création et le
développement d’Al-Quaida. Si les mvents djihadistes sont aujd divisés entre Al-quaida et l’État
islamique, leurs modalités d’action relèvent toutes d’actes terroristes assez proches de celle des
guerres irrégulières du XX° siècle.
A) Après la seconde guerre mondiale
- guerre évolue nvelles formes : guérillas, attentats se multiplient et guerre régulières se rarifient.
- Terrorisme est mis en œuvre par groupes + organisations = Al Qaida,, l’État islamique, Talibans et
Boko Haram. Et visent au nom théorie politique l’islamisme, à destabiliser les Etats- d’Occident et
d’Afrique, MO et d’Asie identifiés comme ennemis.
- Actions menées relèvent de guerre irrégulière et n’opérent pas distinctions entre popu civiles et
militaires, tanr ds recrutement combattants que ds les cibles choisies.
- Pas menées par Etats ou armées régulières
- Elles empruntent à la guerre révolutionnaire des techniques de combats, forme mobilisat°
idéologique des soldats et volonté déstabiliser des Etats contestés.
B) Une qualification difficile des guerres
- Etats visées et plus l’Occident usent d’une rhétorique guerrière pour mobiliser leur population face
au terrorisme islamiste. Affirment être en guerre et « faire la guerre au terrorisme ». (interventions
relèvent de guerre classique : interventions d’armées régulières et constitut° coalitions autour d’un
objectif militaire précis.
- Mais avec l’absence de décla de guerre, recours à des drones et unités speciales et traitement diff
des prisonniers terroristes : montre qualificat° de guerre est discutable pour ces conflits.
- 2006 : Daech choisit de combattre sur sol particulier : territorialisation du combat. Ciblent lieux
d’attaques ds monde entier et montent civilisat° une contre autres.
- Il savent se mettre en « dormance » pendant années pour marquer le coup après.
Terrorisme
* Un etat de guerre particulier selon forme de dérégulation de la guerre. C’est pas guerre
conventionelle car pas encadrée par un état ni par ceux qui luttent contre.
* Une forme de dérégulation guerre et fin croyance selon laquelle un système international pouvait
réguler les guerres.
* L’opposé guerre conventionelle car cherchent juste à tuer et cherche pas victoire militaire mais politique
* outils extrême politique qui respecte pas codes éthiques de l’humanité ou juridique de guerre habituelle
* réponses faire guerre terrorisme complexes : surveiller, informer, légiférer, défendre valeurs (laicité)
= Terrorisme ne remet pas totalement modèle de Clausewitz en cause mais rappelle que guerre
caméléon. C’est une nvelle forme de guerre, mutation guerre. Ce n’est pas modèle classique. Il
trouve moyen d’imposer vision politique autoritaire. Mais par ses évolutions, la guerre peut aussi
remettre en cause le modèle politique souhaité au départt et la nécéssité de la paix s’impose même
dans les projets politiques dans les extrêmes.