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CAHIERS FRANCO-CANADIENS DE L'OUEST

VOL. 4, N° 1, PRINTEMPS 1992, p. 71-88

La production écrite en sciences: étude préliminaire


portant sur des élèves du Manitoba
par
Léonard P. Rivard
Collège universitaire de Saint-Boniface
Winnipeg (Manitoba)

RÉSUMÉ
Cet article décrit une étude qui a porté sur la
production écrite en sciences naturelles chez des élèves de
la cinquième à la neuvième année dans des écoles franco-
manitobaines et dans des écoles d'immersion. La
complexité syntaxique, l'emploi des conjonctions et
l'usage des verbes ont tous été évalués dans les rapports
de laboratoire recueillis auprès de treize professeurs
participant à l'étude. Bien que les résultats soient peu
concluants, la complexité syntaxique et l'usage des verbes
étaient très utiles comme critères pour comparer
différents groupes d'élèves, tandis que l'emploi des
conjonctions était moins utile.
ABSTRACT
The purpose of this study was to assess scientific writing
in the French language by students in grades 5 to 9 in
Franco-Manitoban and French immersion schools.
Syntactic complexity, use of connectives, and verb usage
were aspects of language use analyzed in the interpretive
section of lab reports submitted by 13 teachers
participating in the study. Although the findings are not
conclusive, syntactic complexity and verb usage were
found to be particularly useful measures for
differentiating among groups of students, while use of
connectives was found to be less useful.

En 1982, le ministère de l’Éducation du Manitoba a réalisé


une étude portant sur la production écrite en anglais des élèves
de la 3, 6, 9 et 12 es années (Manitoba Writing Assessment
Program, 1982). Au niveau de la douzième année, l'étude
comportait une épreuve écrite et un exercice de planification,
c’est-à-dire la rédaction d’une dissertation descriptive et
72 CAHIERS FRANCO-CANADIENS DE L'OUEST, PRINTEMPS 1992

l’élaboration du plan d'une dissertation persuasive (en ne


rédigeant que la conclusion). Aux trois autres niveaux, les élèves
devaient composer une histoire ou un récit et décrire la marche
à suivre pour réaliser un projet (par exemple un bonhomme de
neige). Ensuite, pour analyser des données, divers moyens ont
été employés, notamment la notation selon les impressions
générales, les barèmes analytiques, les barèmes descriptifs et le
dénombrement des erreurs. En octobre 1982, les résultats
détaillés de cette évaluation ont été publiés dans un rapport
préliminaire; toutefois, aucun rapport final, analysant ces
données, n'a été diffusé. Il est regrettable que cette étude en soit
restée ainsi car les données brutes, à elles seules, n'ont pas jeté
de lumière sur la qualité de la production écrite des élèves.
Objectifs de l'étude
Dans le présent article, nous voulons aller plus loin que ce
rapport préliminaire de 1982, en mesurant la production écrite
en sciences chez des élèves de la cinquième à la neuvième année
dans des écoles franco-manitobaines (élèves dont la langue
maternelle est le français) et dans des écoles d'immersion (élèves
apprenant le français comme langue seconde). Au cours de
notre étude, un certain nombre de questions ont été soulevées:
existe-t-il une corrélation entre la facilité à manier le langage et
la facilité à exprimer des idées? Peut-on faire la distinction entre
les élèves de ces niveaux (cinquième à neuvième année) à l'aide
de divers critères linguistiques? Peut-on faire la distinction entre
les élèves des écoles franco-manitobaines et ceux du programme
d’immersion en utilisant les mêmes critères? Bien que notre
travail ne soit pas une étude définitive sur la production écrite
en sciences dans les écoles manitobaines, nous tenterons de
répondre à ces trois questions tout en dégageant des éléments
pertinents qui pourraient faire l’objet d'une étude plus
importante. Ainsi, il faut donc considérer cet article comme une
étude préliminaire sur la production écrite en sciences.
Les travaux antérieurs
Les barèmes descriptifs utilisés dans l'étude manitobaine
de 1982 portent sur le dénombrement de structures syntaxiques
particulières dans les textes des élèves. À chacun des quatre
niveaux, on a compté le nombre d’unités linguistiques diverses,
y compris leur nombre total: mots, unités-T (propositions
indépendantes), propositions subordonnées, propositions
adverbiales, propositions relatives et propositions nominales
LA PRODUCTION ÉCRITE EN SCIENCES… 73

(Manitoba Writing Assessment Program, 1982). Ensuite, on a


utilisé ces données pour établir des notes de complexité
syntaxique en relevant notamment le nombre de mots par unité-
T et par proposition, ainsi que le nombre de propositions
subordonnées par unité -T.
Kellogg Hunt a défini ainsi l'unité-T (Minimal Terminal
Unit): «the shortest grammatically complete sentence [...] that a
passage can be cut into without creating fragments» (Hunt,
1977, p. 93). Une unité-T peut transmettre une seule idée et
englober toutes les ressources linguistiques – subordination,
incises, conjonctions, substitutions, modifications, transfor-
mations, etc. – dont dispose le rédacteur pour composer une
phrase logique et cohérente. Chez les bons rédacteurs, le nombre
d'unités-T par phrase diminue à mesure qu'augmente le nombre
de mots par unité-T. En se fondant sur des études menées dans
de nombreux pays, notamment au Japon, en Hollande et dans
les îles du Pacifique, Hunt soutient que l'analyse des unités-T
vaut autant pour d'autres langues que l'anglais.
Les recherches de Hunt (1977), ainsi que celles de Witte et
Davis (1982) et de Pringle et Freedman (1985) ont démontré que
l'unité-T est un moyen efficace de comparer des textes rédigés
par des élèves au sein d'une grande catégorie d'âges. Des études
menées par ces auteurs confirment également que l'unité-T
permet d'évaluer différents types d'écrits (par exemple un texte
narratif par opposition à un texte descriptif). Pour sa part, John
Perron (1977) a découvert non seulement que le degré de
complexité syntaxique varie considérablement d'un genre à
l'autre, mais aussi que les structures syntaxiques utilisées par
des enfants ayant un niveau de compétence différent varient
grandement lorsqu'ils rédigent des textes de divers genres. Les
résultats de ces recherches sont également appuyés par les
travaux menés par Walter Loban (1976) au cours desquelles il a
mesuré l'évolution du langage chez 211 élèves pendant une
période de treize ans, à partir de la maternelle. À l'instar de
Hunt, Loban a également étudié les stratégies adoptées par les
rédacteurs pour élargir la portée du langage. Le rôle de la
subordination, de la conjonction et des verbes dans l'élaboration
du langage constitue une partie importante de son étude. Un
index pondéré de subordination a été utilisé pour évaluer et
comparer les stratégies d'élaboration dans les textes rédigés.
Loban soutient que la clarté du message est intimement liée au
nombre et au type de verbes employés dans un texte particulier
74 CAHIERS FRANCO-CANADIENS DE L'OUEST, PRINTEMPS 1992

et que les bons rédacteurs emploient donc des verbes plus


imagés, précis et inusités. Il s'est également penché sur la
précision des méthodes qu'utilisent les professeurs pour évaluer
la production écrite des élèves.
Loban a tout d'abord demandé aux professeurs d'évaluer
les compétences linguistiques des élèves faisant l'objet de
l'étude. À partir des résultats ainsi obtenus, il a réparti les élèves
en groupes selon leur niveau de compétence (faible ou élevé). Il
a relevé des différences entre les deux groupes en ce qui
concerne les points suivants: le nombre moyen de mots par
unité de communication, l’élaboration du sujet et du verbe sur le
plan syntaxique, le nombre de transformations grammaticales,
les aptitudes à la lecture et à l'écriture, la richesse du
vocabulaire, l’emploi de charnières, l’emploi de suppositions,
d'hypothèses et du mode conditionnel et l’emploi de
propositions adjectivales. Il en conclut que «the average number
of words per comunication unit proved to be one of the most
crucial measures of fluency developed during the course of the
investigation» ( Loban, 1976, p. 26). Tout en appuyant cette
observation, Roy O'Donnell (1977) affirme que cette méthode est
presque aussi efficace que l'index pondéré d'élaboration, établi à
la suite de calculs complexes basés sur l'utilisation de stratégies
d'expansion, telles que les propositions adjectivales, adverbiales,
conjonctives et nominales et l’emploi de prépositions.
L'étude des sciences en langue seconde
Selon Ebel, Bliefert et Russey (1987), les personnes
étudiant les sciences dans une langue seconde ont de la
difficulté à employer les verbes, les adverbes, les articles, les
pronoms, les prépositions et les conjonctions. Les prépositions et
les conjonctions, que l'on peut appeler des charnières,
permettent d'établir des liens qui sont essentiels lorsqu'on fait
des généralisations à partir de certaines données. En sciences, on
emploie souvent des mots et des expressions comme ainsi,
ensuite, parce que, cependant et par conséquent. Thomas Huckin et
Lesley Olsen ont affirmé que «connectives are sometimes
misused by nonnative speakers [...] because of miscate-
gorization, overgeneralization, interference from the native
language or the improper blending of two forms» (Huckin et
Olsen, 1983, p. 347). D'un autre côté, les adverbes, les verbes, les
articles et les pronoms sont tous nécessaires pour éliminer les
ambiguïtés et pour rédiger avec précision. L'emploi des verbes
LA PRODUCTION ÉCRITE EN SCIENCES… 75

en particulier revêt une importance capitale en communication.


À ce sujet, Huckin et Olsen ont également observé que
the most common areas of difficulty [...] with regard to
the use of verbs [are]: 1) major tense distinctions; 2) the
use of the progressive aspects of the verb; 3) subject-verb
number agreement, and; 4) grammatical irregularities of
particular verbs (Huckin et Olsen, 1983, p. 441).
En sciences, le présent, le passé composé, l’imparfait, le
futur et le présent continu sont les cinq temps qui prédominent.
Le présent sert à faire une généralisation universelle, c’est-à-dire
la production d’un énoncé qui était tout aussi vrai dans le passé
qu’il devrait l'être à l'avenir (par exemple l'eau gèle à 0 °C). Le
passé composé est employé pour décrire les résultats d'une
expérience ou la marche à suivre observée. Quant à l'imparfait,
il sert à décrire une action qui a commencé dans le passé et qui
se poursuit toujours ou même une action passée s'étant déjà
terminée qui se répercute encore sur le présent. Le futur simple
est employé pour décrire une action ou un effet que l'on prédit,
tandis que le présent continu sert à évoquer une action ou un
événement qui se déroule dans le présent.
Les temps de verbe qui posent le plus de problèmes aux
élèves apprenant une seconde langue sont le passé composé et
l'imparfait. Il leur est difficile de distinguer entre les actions qui
ont eu lieu dans le passé et celles qui se déroulent encore.
Merrill Swain (1988) a observé que les élèves en immersion
française utilisent trop fréquemment le passé composé dans les
situations où il aurait fallu choisir l'imparfait. Lorsque
l'imparfait est employé dans les rapports des élèves, il se limite
généralement à des verbes comme avoir, être, faire et vouloir. De
plus, elle soutient que, même en dixième année, les élèves en
immersion française commettent encore, une fois sur deux, des
erreurs en employant le conditionnel. Swain suggère aussi que
les difficultés liées au temps des verbes sont directement
attribuables aux stratégies pédagogiques employées par les
professeurs des écoles d'immersion. Ces derniers mettent peut-
être davantage l'accent sur le sens de l'énoncé que sur sa forme
grammaticale. (Dans l'étude de Swain, seulement 19 % des
erreurs de grammaire ont été corrigées.) En donnant aux élèves
des réponses incomplètes au sujet de la langue seconde, le
professeur transmet inconsciemment un message voulant que
les temps de verbe (passé, présent et futur) soient inter-
changeables. Cet auteur a également fait certaines observations
76 CAHIERS FRANCO-CANADIENS DE L'OUEST, PRINTEMPS 1992

sur l'enseignement limité sur le plan fonctionnel reçu par ces


élèves dans la langue seconde. À l'aide de données recueillies
dans la salle de classe, Swain a calculé la fréquence des temps
verbaux différents employés par les professeurs. L'analyse a
révélé que 75 % des verbes utilisés étaient au présent de
l'indicatif ou de l'impératif, 15 % étaient au passé et les autres
verbes étaient conjugués au futur ou au conditionnel.
Méthodologie
Nous avons demandé à vingt-deux enseignants d'écoles
franco-manitobaines et d'écoles d'immersion de choisir six
rapports de laboratoire dans au moins une de leurs classes,
selon trois catégories: deux rapports du groupe fort (le tiers
supérieur de la classe ou les meilleurs élèves), deux rapports du
groupe moyen (le tiers du milieu ou les élèves moyens) et deux
rapports du groupe faible (le tiers inférieur de la classe ou les
élèves les plus faibles), tout en indiquant l'âge et le niveau
scolaire de chaque élève. En procédant ainsi, nous espérions
recevoir 186 échantillons provenant de trente-et-une classes de
sciences. Toutefois, seulement treize des vingt-deux enseignants
ont répondu à notre demande. Ainsi, les échantillons recueillis
proviennent de dix-huit classes différentes, dont douze d'écoles
franco-manitobaines et six d'écoles d’immersion. Cependant,
nous n'exercions aucun contrôle sur les éléments suivants:
sélection des élèves (une classe donnée pouvait très bien être
supérieure à la moyenne), qualité de l'enseignement dispensé
(un professeur aurait pu mieux préparer ses élèves à la
rédaction des rapports), nature du rapport à rédiger (par
exemple la rédaction d'un rapport portant sur un concept
particulièrement complexe s'avère plus difficile), type
d'échantillon présenté (certains rapports étaient basés sur des
questions à réponse directe et d'autres, sur des questions plus
divergentes). Néanmoins, nous croyions que, malgré ces limites,
l'étude permettrait de faire des observations fort intéressantes.
Notre analyse porte sur la rédaction de nature spéculative,
fondée sur l'énoncé de l'hypothèse, l'interprétation des résultats
et les conclusions tirées à la suite de l'étude. Aussi, nous avons
retenu les aspects linguistiques suivants: la complexité
syntaxique établie en fonction du nombre moyen de mots par
unité-T; l’emploi de charnières évalué en fonction du nombre
moyen de conjonctions par unité-T et de la fréquence de
distribution de ces dernières; l’emploi de verbes évalué en
LA PRODUCTION ÉCRITE EN SCIENCES… 77

fonction de la fréquence de distribution des temps de verbe et


de la densité des verbes (nombre moyen de verbes par unité-T).
Les résultats et l'analyse
L'interprétation des résultats se limite aux questions sur
lesquelles porte notre étude, questions que nous avons
formulées plus haut dans nos objectifs.
1. Existe-t-il une corrélation entre la facilité à manier le
langage et la facilité à exprimer des idées?
Si la réponse est positive, les élèves les plus forts devraient
obtenir de meilleures notes pour chacun des critères
d'évaluation linguistique. Inversement, les notes des élèves les
plus faibles devraient être moins élevées que celles des autres
élèves, moyens et forts. Les résultats de l'analyse des
échantillons produits par les élèves des écoles franco-
manitobaines de la cinquième à la neuvième année, indiquent
qu'il existe une faible corrélation (tableau 1).
TABLEAU 1
Comparaison des élèves des écoles franco-manitobaines (FL1)
selon l'année en fonction de divers critères linguistiques
Années
Classement et 5e 6e 7e 8e 9e
critères linguistiques N=17 N=18 N=16 N=11 N=6
Nombre de mots par unité-T
Groupe fort 17,9 17,4 12,7 16,5 15,2
Groupe moyen 9,8 14,7 14,8 12,1 18,4
Groupe faible 16,9 13,5 10,2 13,4 16,2
Nombre de conjonctions par unité-T
Groupe fort 1,6 1,5 1,1 1,1 0,8
Groupe moyen 0,7 1,7 1,3 0,8 0,9
Groupe faible 1,2 1,0 0,5 1,3 0,7
Nombre de conjonctions différentes employées
Groupe fort 8 10 6 6 3
Groupe moyen 6 5 5 3 2
Groupe faible 5 6 3 2 2
Nombre de verbes par unité-T
Groupe fort 2,5 2,8 2,0 2,1 2,9
Groupe moyen 1,4 2,8 2,1 2,1 2,9
Groupe faible 1,8 2,5 1,3 1,7 2,4
Nombre de temps verbaux différents employés
Groupe fort 4 6 4 5 6
Groupe moyen 5 7 6 2 5
Groupe faible 3 5 1 2 3
78 CAHIERS FRANCO-CANADIENS DE L'OUEST, PRINTEMPS 1992

Bien qu'une comparaison des notes obtenues par les trois


différents groupes d'élèves de chaque niveau montre que les
résultats ne sont pas uniformes pour chacun des critères
d'évaluation linguistique, un lien direct est cependant évident
pour cinq des vingt-cinq cellules du tableau. Par exemple, les
meilleurs élèves en sixième année ont obtenu en moyenne 17,4
mots par unité-T, comparativement à 14,7 pour le groupe moyen
et 13,5 pour le groupe faible. En neuvième année, le nombre de
temps verbaux différents employés dans les échantillons révèle
aussi qu'il existe une relation linéaire: six temps ont été utilisés
dans le groupe fort, cinq dans le groupe moyen et trois dans le
groupe faible. De plus, le nombre de conjonctions différentes
employées par les élèves permet de distinguer entre les élèves
faibles, moyens et forts en cinquième, sixième et huitième
années. Par exemple, en cinquième année, les élèves forts ont
utilisé huit conjonctions différentes tandis que les groupes
moyen et faible en ont employé respectivement six et cinq.
Toutefois, la sélection des échantillons par les professeurs
risque d'avoir brouillé les résultats prévus dans les trois groupes
d'élèves pour ce qui est de l'évaluation des compétences
linguistiques. Les échantillons des «élèves moyens» ont peut-
être été prélevés chez des élèves se trouvant au-dessus de la
moyenne, ce qui aurait eu pour effet d'éliminer les éléments
permettant de distinguer entre les élèves forts et moyens. Il est
également possible que la facilité à manier le langage et la
facilité à exprimer des idées ne se recoupent pas toujours; des
élèves ayant une grande facilité d'expression ne sont peut-être
pas motivés sur le plan scolaire. Le nombre restreint d'échan-
tillons a peut-être accentué l'écart observé en temps normal; par
exemple, on n'a prélevé que six échantillons au total parmi les
élèves de neuvième année dans les écoles franco-manitobaines.
Si, en fonction des critères linguistiques, l'on compare
uniquement les groupes d'élèves forts et faibles, les écarts
observés sont favorables aux meilleurs élèves dans 23 cas sur 25.
On compte cependant deux exceptions: en neuvième année,
pour le nombre moyen de mots par unité-T, le groupe faible a
obtenu 16,2 et le groupe fort 15,2; en huitième année, pour le
nombre moyen de conjonctions par unité-T, le groupe faible a
enregistré 1,3 et le groupe fort 1,1 (tableau 1).
De plus, les données semblent indiquer qu'il existe une
corrélation entre la facilité d'expression sur le plan des idées et
LA PRODUCTION ÉCRITE EN SCIENCES… 79

la facilité d'expression verbale. Toutefois, une relation linéaire


directe, permettant de distinguer entre les trois groupes
d'élèves, ne peut pas être observée pour chaque critère
d'évaluation, ce qui est peut-être attribuable au nombre limité
d'échantillons ou à une erreur de sélection. Une méthode de
sélection permettant de recueillir des échantillons de chaque
élève dans une classe pourrait éliminer ce problème, tandis que
la collecte d'un plus grand nombre d'échantillons minimiserait
l'effet causé par l'écart normal observé au sein d'un groupe
d'élèves.

2. Peut-on faire la distinction entre les élèves de ces niveaux


(cinquième à neuvième année) à l'aide de divers critères
linguistiques?

Si des critères linguistiques constituent un moyen efficace


de comparer des élèves de différents niveaux, les élèves de
neuvième année devraient ainsi obtenir de meilleures notes que
les élèves moins «mûrs» (tableau 2).

En effet, les données applicables à la cinquième et à la


neuvième année laissent supposer que la complexité syntaxique
(nombre moyen de mots par unité-T) et l'emploi des verbes
permettent de distinguer efficacement ces deux groupes. Le
nombre moyen de mots par unité-T est de 16,6 pour tous les
élèves de neuvième année et de 14,7 pour ceux de cinquième
année. En ce qui concerne l'emploi des verbes, le nombre moyen
de verbes par unité-T est de 2,7 en neuvième année et 1,9 en
cinquième année, tandis que le nombre de temps verbaux
différents employés est respectivement de 3,0 et 2,2. Par contre,
l'emploi des charnières, évalué en fonction du nombre de
conjonctions par unité-T et du nombre de conjonctions
différentes employées dans l'ensemble de l'échantillon, est
supérieur en cinquième année. Toujours selon le tableau 2, le
nombre moyen de conjonctions par unité-T est de 1,2 en
cinquième année et de 0,8 en neuvième, tandis que le nombre
moyen de conjonctions différentes employées dans l'échantillon
est de 2,1 en cinquième et de 1,5 en neuvième. Bien que cette
anomalie puisse être attribuable au faible nombre d'échantillons
recueillis en neuvième année (N= 6), on observe un écart
considérable à tous les niveaux pour ce qui est de l'emploi des
charnières.
80 CAHIERS FRANCO-CANADIENS DE L'OUEST, PRINTEMPS 1992

TABLEAU 2
Comparaison des élèves des écoles franco-manitobaines (FL1)
selon l'année et le groupe en fonction de divers critères linguistiques
Années
Critères 5e 6e 7e 8e 9e
linguistiques N=17 N=18 N=16 N=11 N=6
Nombre de mots par unité-T
Minimum 7,4 8 4,5 8,7 11,3
Maximum 35 25,7 21,3 20,5 23
Moyenne 14,7 15,2 12,9 14,1 16,6
Nombre de conjonctions par unité-T
Minimum 0 0 0 0 0,3
Maximum 4 2,7 2,0 2,0 1,0
Moyenne 1,2 2,0 1,0 1,1 0,8
Nombre de conjonctions différentes employées
Minimum 0 0 0 0 1
Maximum 6 6 4 3 2
Moyenne 2,1 2,2 1,8 1,5 1,5
Nombre de verbes par unité-T
Minimum 1 1 1 1 1,7
Maximum 3 4,7 3 3 4
Moyenne 1,9 2,7 1,9 2,0 2,7
Nombre de temps verbaux différents employés
Minimum 1 1 1 1 2
Maximum 3 5 6 4 5
Moyenne 2,2 2,8 2,3 1,8 3,0

De plus, aucun des cinq critères linguistiques ne distingue


nettement les élèves des différents niveaux. Bien que les
échantillons en neuvième année soient supérieurs au chapitre de
la complexité syntaxique (moyenne: 16,6) et de la variété des
temps verbaux employés, les élèves de sixième année obtiennent
la meilleure note en ce qui concerne l'emploi de charnières (une
moyenne de 2,0 conjonctions par unité-T et l’emploi de 2,2
conjonctions différentes). Enfin, le nombre de verbes employés
par unité-T n'a pas permis d'établir la distinction entre les élèves
de sixième et de neuvième année (2,7 pour les deux groupes).
En ce qui concerne la variété des temps verbaux utilisés
(tableau 3), les échantillons provenant des élèves de la sixième
année sont supérieurs à ceux des élèves de cinquième, septième
et huitième années. Seuls les élèves de neuvième année ont
utilisé une plus grande variété de temps de verbe (neuf temps
LA PRODUCTION ÉCRITE EN SCIENCES… 81

en neuvième, huit en sixième). Toutefois, les élèves de


cinquième et de sixième année obtiennent la meilleure note
globale pour ce qui est du nombre de conjonctions différentes
utilisées: dix en cinquième et sixième, sept en septième et
huitième et trois en neuvième (tableau 4). Il convient de noter
que deux professeurs ont présenté des échantillons à la fois de la
cinquième et de la sixième année, et que ces derniers enseignent
tous deux le français et les sciences. Donnent-ils l'exemple à
leurs élèves en matière linguistique? Intègrent-ils efficacement
l'enseignement des langues à la production écrite en sciences?
Les deux possibilités existent étant donné que les résultats sont
atypiques.

TABLEAU 3
Distribution (%) des temps verbaux observés dans les
échantillons provenant des écoles franco-manitobaines (FL1)
Années
Temps 5e 6e 7e 8e 9e
verbaux N=17 N=18 N=16 N=11 N=6
indicatif présent 49,5 50 66,7 71,4 31,3
passé composé 26,8 13,5 9 14,3 25
passé simple - 0,8 - 2,4 -
imparfait 8,2 11,1 2,7 - 3,1
futur - 2,4 - - 3,1
conditionnel 2,1 4,8 4,5 - -
subjonctif - 0,8 - 2,4 3,1
infinitif présent 13,4 16,7 16,2 9,5 12,5
infinitif passé - - - - 3,4
participe présent - - 0,9 - 15,6
participe passé - - - - 3,1
100 % 100 % 100 % 100 % 100 %
nombre total 97 126 111 42 32

Bien que les résultats de l'étude soient peu concluants, la


complexité syntaxique et l'emploi de temps verbaux différents
permettent, semble-t-il, de faire la distinction entre la qualité de
la production écrite en sciences à différents niveaux. Toutefois, il
faudrait augmenter le nombre d'échantillons et rendre plus
objectif le processus de sélection pour obtenir des résultats
valides. Pour d'autres études, on devrait normaliser le type
d'épreuve écrite pour réduire l'écart observé dans l'emploi de
charnières et de temps de verbe. Un projet de laboratoire,
82 CAHIERS FRANCO-CANADIENS DE L'OUEST, PRINTEMPS 1992

spécialement conçu pour qu'il s'applique à différents groupes


d'élèves, donnerait de meilleurs résultats.
TABLEAU 4
Distribution (%) des conjonctions observées dans les
échantillons provenant des écoles franco-manitobaines (FL1)
Années
Conjonctions 5e 6e 7e 8e 9e
N=17 N=18 N=16 N=11 N=6
que 16,7 43,8 24,1 47,6 55,6
et 50 15,6 36,2 9,5 33,3
mais 6,3 1,6 - 4,8 11,1
si 10,4 7,8 6,9 - -
parce que 4,2 14,1 17,2 9,5 -
tandis que - 1,6 - - -
pour que 2,1 3,1 - - -
ou 4,2 3,1 - - -
quand 2,1 4,7 6,9 - -
car - 4,7 6,9 4,8 -
ainsi que 2,1 - - - -
même que 2,1 - - - -
lorsque - - - 14,3 -
à cause de - - 17,2 9,5 -
100 % 100 % 100 % 100 % 100 %
nombre total 48 64 58 21 9

3. Peut-on faire la distinction entre les élèves franco-


manitobains et ceux du programme d'immersion en
utilisant les mêmes critères?
Malheureusement, on n'a pu recueillir un nombre
suffisant d'échantillons dans les classes des écoles d'immersion
pour faire des comparaisons à chacun des niveaux. L'étude se
limite donc à la comparaison d'échantillons recueillis à deux
niveaux seulement: sixième et neuvième (tableau 5).
En sixième année, les élèves francophones (provenant des
écoles franco-manitobaines) ont obtenu de meilleures moyennes
pour tous les critères d'évaluation, à l'exception du nombre
moyen de verbes par unité-T. Toutefois, on peut expliquer
l'anomalie constatée à l'égard de l'emploi des verbes en
examinant les verbes particuliers utilisés par les élèves
d’immersion française. En effet, ces derniers ont tendance à
combiner des verbes à l'infinitif et des verbes au présent. Par
LA PRODUCTION ÉCRITE EN SCIENCES… 83

exemple, un élève a écrit «qu'il va rouler», ce qui évoque une


action à venir, que l'on prédit. En général, un élève plus mûr
aurait employé le futur. Cet usage est fréquemment observé
parmi les élèves d’immersion.
TABLEAU 5
Comparaison des élèves de la sixième et de la neuvième année
des écoles franco-manitobaines (FL1) et des écoles d'immersion
(FL2) en fonction de divers critères linguistiques
Années et programmes
Critères 6e 9e
linguistiques FL1 FL2 FL1 FL2
N=18 N=18 N=6 N=6
Nombre de mots par unité-T
Minimum 8 5 11,3 11,0
Maximum 25,7 32 23 24
Moyenne 15,2 14,7 16,6 14,8
Nombre de conjonctions par unité-T
Minimum 0 0 0,3 0
Maximum 2,7 4 1,0 2,7
Moyenne 2,0 1,2 0,8 1,3
Nombre de conjonctions différentes employées
Minimum 0 0 1 1
Maximum 6 4 1,0 2,7
Moyenne 11a 8b 3c 5d
Nombre de verbes par unité-T
Minimum 1 1 1,7 1
Maximum 4,7 6 4 3
Moyenne 2,7 2,8 2,7 2,3
Nombre de temps verbaux différents employés
Minimum 1 1 2 1
Maximum 5 4 5 3
Moyenne 8 4 9 5
a que, si, quand, et, pour que, mais, car, ou, parce que, tandis que, plus que.
b que, si, quand, et, pour que, mais, puisque, pourquoi.
c que, et, mais
d que, et, mais, si, parce que.

En neuvième année, les élèves francophones sont


supérieurs aux élèves d’immersion pour la complexité
syntaxique; le nombre moyen de mots par unité-T est de 16,6
pour les premiers et de 14,8 pour les seconds. Il en est également
ainsi pour les deux critères relatifs à l'emploi des verbes. Le
nombre moyen de verbes par unité-T est de 2,7 dans le cas des
84 CAHIERS FRANCO-CANADIENS DE L'OUEST, PRINTEMPS 1992

francophones et de 2,3 dans le cas des élèves d’immersion,


tandis que le nombre de temps verbaux différents employés est
supérieur chez les élèves francophones selon un rapport de neuf
à cinq. Toutefois, les élèves d’immersion obtiennent de meilleurs
résultats pour les deux critères relatifs à l'usage de charnières, le
nombre moyen de conjonctions par unité-T étant de 1,3 dans les
écoles d’immersion et de 0,8 dans les écoles franco-
manitobaines. Cinq conjonctions différentes ont été employées
par les élèves d’immersion, comparativement à trois chez les
francophones. Toutefois, étant donné qu'en sixième année, les
élèves francophones ont obtenu des résultats nettement
supérieurs aux élèves d’immersion pour ces deux critères, l'écart
est peut-être attribuable au faible nombre d'échantillons (N=6
pour les élèves de chaque programme). De plus, on observe des
ressemblances frappantes entre les échantillons recueillis dans
une classe d’immersion. L'exercice a-t-il été fait en groupe ou les
élèves ont-ils simplement eu de l'aide du professeur?
TABLEAU 6
Nombre de distribution (%) des temps verbaux employés par les élèves
de la sixième et de la neuvième année des écoles franco-manitobaines
(FL1) et des écoles d’immersion (FL2)
Années et programmes
6e 9e
Temps FL1 FL2 FL1 FL2
verbaux N=18 N=18 N=6 N=6
indicatif présent 63 50 37 52,9 10 31,3 15 50
passé composé 17 13,5 13 18,6 8 25 4 13,3
passé simple 1 0,8 - - - - - -
imparfait 14 11,1 2 2,9 1 3,1 1 3,3
futur 3 2,4 - - 1 3,1 - -
conditionnel 6 4,8 - - - - 1 3,3
subjonctif 1 0,8 - - 1 3,1 - -
infinitif présent 21 16,7 18 25,7 4 12,5 9 30
infinitif passé - - - - 1 3,1 - -
participe présent - - - - 5 15,6 - -
participe passé - - - - 1 3,1 - -
Total 126 100 % 70 100 % 32 100 % 30 100 %

En ce qui concerne le temps des verbes employés par les


mêmes élèves (tableau 6), on constate que les élèves de sixième
dans les deux programmes ont conjugué environ la moitié de
leurs verbes au présent. Les élèves francophones ont employé
LA PRODUCTION ÉCRITE EN SCIENCES… 85

davantage l'imparfait que les élèves d’immersion (11,1 % contre


2,9 %). En outre, les francophones sont également plus portés à
utiliser le passé simple, le futur, le conditionnel et le subjonctif,
tout en ayant moins recours au passé composé. Aussi, les élèves
francophones ont employé l'infinitif présent moins souvent que
les élèves d’immersion (16,7 % contre 25,7 %).
En neuvième année, les élèves francophones cherchent à
varier leurs temps de verbe; ils emploient plus souvent l'infinitif
passé et le participe présent, ce dernier temps ayant une
fréquence d'utilisation de 15,6 %, comparativement à 31,3 %
dans le cas du présent de l'indicatif. Par contre, les élèves
d’immersion continuent à employer le présent de l'indicatif et
de l'infinitif à la même fréquence que leurs collègues de sixième
année. De plus, toujours dans le cas des élèves d’immersion, le
choix des temps verbaux en neuvième et en sixième est à peu
près semblable. En général, les élèves d’immersion semblent
avoir moins de facilité à employer des temps de verbe précis
pour rédiger des textes en sciences.
Conclusion
Bien que les résultats soient très peu concluants, certains
des critères linguistiques employés, notamment la complexité
syntaxique et l’usage des verbes, s’avèrent utiles pour évaluer
des textes rédigés par différents groupes d'élèves. Par contre, le
critère concernant l'emploi des charnières n’a pas donné de bons
résultats, du moins dans notre étude. Toutefois, l'analyse des
charnières aurait peut-être été plus efficace si l'on avait recueilli
un nombre suffisant d'échantillons et si l'on avait réduit les
erreurs de sélection. On aurait également dû uniformiser la
nature du texte à rédiger afin de réduire au minimum les écarts
observés dans l'emploi des conjonctions et des temps de verbe.
De plus, il aurait fallu choisir des échantillons plus longs pour
assurer la précision et la pertinence de l'évaluation. En effet,
comme l'ont affirmé Kirby et Kantor (1983), l'analyse ultérieure
d'échantillons, recueillis dans des conditions inconnues du
chercheur, est une méthode d'évaluation beaucoup moins
valable que l'analyse d'échantillons prélevés dans une situation
contrôlée, conçue de façon à obtenir le type de textes nécessaire
à des fins de recherche. D'autres études devraient être menées
sur des échantillons produits dans le contexte d'un laboratoire
conçu par le chercheur, où l'on poserait des questions précises
d'interprétation de façon à orienter les élèves. On demanderait
86 CAHIERS FRANCO-CANADIENS DE L'OUEST, PRINTEMPS 1992

alors à ces derniers d'intégrer les réponses à ces questions dans


un paragraphe cohérent. Cette méthode permettrait non
seulement de contrôler la rédaction des textes, mais aussi de
produire des échantillons d'une longueur plus uniforme.

Des études ont révélé que le recours à des stratégies visant


à combiner des phrases «not only increase the syntactic
complexity of student writing, as measured by the T-unit, but
also improve the overall quality of the students’ written
production as measured holistically» (Kinneavy, 1983, p. 119).
Les deux professeurs des écoles franco-manitobaines qui ont
recueilli des échantillons à la fois en cinquième et sixième
années enseignaient-ils à leurs élèves des stratégies pour leur
faire combiner des phrases? Il serait utile de mener une étude
pour évaluer l'efficacité de telles stratégies dans l'amélioration
de la production écrite en sciences. Cette étude pourrait
comprendre une évaluation holistique des échantillons à l'aide
de critères typiquement employés par les professeurs de
sciences pour évaluer les rapports de laboratoire. Cette méthode
permettrait de confirmer s'il existe une corrélation entre les
compétences linguistiques et l'efficacité de la production écrite
en sciences.
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(Acceptation définitive en mai 1992)

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