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Les Mycoses FMDC

Ce document décrit les différentes formes cliniques de mycoses buccales, notamment le muguet, les candidoses chroniques et les mycoses profondes. Il présente également les facteurs favorisants, le diagnostic et le traitement de ces infections fongiques de la cavité buccale.

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Les Mycoses FMDC

Ce document décrit les différentes formes cliniques de mycoses buccales, notamment le muguet, les candidoses chroniques et les mycoses profondes. Il présente également les facteurs favorisants, le diagnostic et le traitement de ces infections fongiques de la cavité buccale.

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LES MYCOSES BUCCALES

Module PBD 16 : MEDECINE ORALE


Matière 2: PATHOLOGIES DES MUQUEUSES ET
DES TISSUS MOUS ENVIRONNANTS
Chapitre 3
Semestre 9 - Année 2021-2022

Pr. I. Ben Yahya


INTRODUCTION
1-FACTEURS FAVORISANTS
2-FORMES CLINIQUES
2-1 Candidoses aiguës
2 -2 Candidoses chroniques
2-3 Formes cutanéo muqueuses chroniques
2-4 Mycoses profondes de la cavité buccale

2
3-DIAGNOSTIC DES CANDIDOSES
3-1 Diagnostic positif
3-2 Diagnostic différentiel
4-TRAITEMENT DES CANDIDOSES
4-1 Traitement topique
4-2 Traitement systémique
CONCLUSION

3
1

Objectifs pédagogiques
Savoir reconnaitre une mycose buccale
Savoir reconnaitre les formes cliniques d’une mycose buccale
Savoir identifier les patients à risques
Savoir poser le diagnostic d’une mycose buccale
Savoir les principes de traitement et de prévention

4
Introduction

 Les candidoses sont des mycoses dues à des champignons ou levures

essentiellement du genre Candida Albicans

 Généralement saprophyte de la cavité buccale pathogène quand

perturbation de l’immunité.

 Portage simple dans 75% des cas sans signes cliniques

 Témoins d’un déséquilibre de la flore 5


Facteurs de pathogénicité liés au candida albicans
 Candida Albicans est la levure opportuniste numéro 1 des mycoses
et la clé de sa virulence est attribuée à sa capacité de produire des
phospholipases extracellulaires ce qui facilite son invasion cellulaire.
 Susceptible de former un biofilm complexe tant au niveau de la
muqueuse que les surfaces abiotiques comme les surfaces
prothétiques et peut efficacement coexister avec les bactéries
commensales et les cellules hôte 6
 Adhésion aux surfaces acryliques et plastiques
 Sécrétion d’enzymes protéolytiques favorisant l’invasion tissulaire
 Sécrétion de toxines immunosuppressives participant à la mort
cellulaire
 Paroi des spores protégée de la phagocytose

7
1- FACTEURS FAVORISANTS

Locaux :
 H.B.D. défectueuse,
 Prothèses mal entretenues,
 Traumatismes, ulcérations,
 Tabac, tic de léchage,
 Alimentation riche en hydrates de carbone,
 Diminution de la hauteur d’occlusion

8
Généraux: patients à risques
 Les patients immunocompromis : HIV ou par médications par ex. les
antibiotiques ou les corticoïdes inhalés ou les deux, les
antidépresseurs
 Les patients atteints de cancer, les diabètiques
 Les enfants et le sujet âgé, la femme enceinte, les patients souffrant
de xerostomie
 Toxicomanes
9
2- FORMES CLINIQUES
Les mycoses orales peuvent se présenter sous différentes formes
cliniques. La forme la plus commune est la forme aigue appelée
muguet ou mycose pseudo membraneuse.
2-1 Candidoses aiguës
2-1-1 Le muguet ( Candidose Pseudomembraneuse)
 Sensation d’inconfort avec perte de goût ou gout métallique
 Parfois sensation de brûlures et de cuisson
 Sécheresse buccale, prurit et perte de poids
10
Cliniquement : macules érythémateuses généralisées et
confluantes réalisant une stomatite érythémateuse 11
12
13
14
2-1-2 Formes cliniques du muguet
Candidose érythémateuse atrophique

candidose érythémateuse la plus


fréquente chez le patient HIV
15
Glossite dépapillante:
Erythème prédominant
car intense inflammation,
parfois très léger et superficiel
enduit

16
2-2 Candidoses chroniques
Les formes diffuses
 Muguet résistant au traitement et
évoluant par poussées
 Transformation des efflorescences
en kératose

17
 Diminution considérable de l’érythème sauf en cas d’alimentation riche en
Hydrates de Carbone 18
Glossite post ATB : ATB à large spectre
ou association de +++ ATB ( cyclines),
érythème sans enduit blanc

19
Les formes en foyer
Perlèche = cheïlite angulaire est l’apanage des enfants, des sujets âgés et
ceux porteurs de prothèse
 Siège : pli commissural avec extension vers la zone rétrocommissurale
 Présence de squames jaunâtres sur une peau érythémateuse : aspect vernissé
de la ½ muqueuse
 Fissures uniques ou multiples de la commissure labiale
 Bilatérale, récidivante
 Tic de léchage ; effondrement de la DVO ; stase salivaire ; macération
20
21
22
23
2
Glossite losangique médiane
 Siège : ligne médiane ovoïde en avant du V lingual
 Érythème lisse plan ou mamelonné
 Examen du palais +++ : lésion en miroir faite de macules
érythémateuses
 Souvent de découverte fortuite car absence de signes fonctionnels

24
25
26
2
Candidoses sous prothèse: 3 formes cliniques
70% de porteurs de prothèse
de nuit

Type1 : plages érythémateuses , macules rouge vif de 2 à 4 mm. de diamètre


27
Candidoses sous prothèse

Type1 : plages érythémateuses , macules rouge vif de 2 à 4 mm. de diamètre


28
Candidoses sous prothèse

Type 2 : érythème diffus + suffusions hémorragiques 29


Candidoses sous prothèse

Type3 - ouranite candidosique : hyperplasie papillaire + formations exophytiques


30
Formes hyperplasiques ou hypertrophiques
Aspect pseudo tumoral : Souvent en pleine joue ou sur la langue, forme
nécessitant une biopsie

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Langue noire villeuse
 Hypertrophie des papilles filiformes de la face dorsale de la langue
de teinte noire par oxydation de
la kératine (Candida geotrichum)

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2-3 Formes cutanéo muqueuses chroniques
Rares, on distingue
 les CMC familiales
 CMC diffuses : thorax et cuir chevelu
 Syndrome candidose- endocrinopathie : hypoparathyroïdie, diabète,
maladie d’addison …
 les CMC à révélation tardive : ongles, peau, muqueuse vaginale…

33
34
35
36
2-4 Mycoses profondes de la cavité buccale
Cryptococcose : fréquente chez le sujet VIH positif
Responsable d’infections pulmonaires, méningoencéphalite, papules ou
nodules buccaux pouvant se nécroser
Mucormycose : porte d’entrée nasale par inhalation de spores. Extension
vers les cavités sinusiennes, orbitaires ou vers le palais et par contiguité
aux gencives, langue, lèvres…
Aspergillose nasosinusienne : localisée au sinus, d’origine
dentaire(granulome apical, CBS, dépassement apical de pâte…) aspergillus
fumigatus
Autres : histoplasmose, candidoses systémiques… 37
3- DIAGNOSTIC

3-1 Diagnostic positif


Examen mycologique
 examen direct entre lame et lamelle sur frottis
 culture pour isolement : milieu de sabourraud +/-
chloramphénicol qui élimine les contaminants bactériens
milieu de sabourraud +/- actidione qui inhibe ou retarde le développement des
levures saprophytes de la peau
 culture pour identification de ++ colonies
38
39
Examens anatomopathologiques Justifiés UNIQUEMENT pour les
formes profondes
Interprétation des résultats :
 Diagnostic positif par confrontation
Données cliniques et paracliniques
 Le nombre de colonies supérieur à 30

40
3-2 Diagnostic différentiel

Matéria alba de la muqueuse 41


Kératose
Lichen plan
42
Langue géographique
43
Langue géographique

44
4- TRAITEMENT DES MYCOSES

A retenir : Les antifongiques par voie topique sont le


traitement de choix pour les formes non compliquées et
localisées des mycoses chez le patient immuno compétent.
Les patients immunocompromis et ceux présentant les
formes modérées , sévères ou disséminées, doivent être
traités aussi bien par voie systémique que topique.
45
Suppression des facteurs favorisants +++
4-1 Traitement topique
En 1ère intention +++
 Bicarbonate de Soude : ½ c. à c. dans ½ verre d’eau
 Nystatine ( Mycostatine ®): 6 à 8 cp/j /21 j
 Amphotéricine B :( Fungizone®) 2 g./j.- 4 à 6 App./21j.
 Miconazole : (Daktarin ® )2 c. m. 3/j. pdt 10 à 15 j.
46
Points essentiels
Différentes molécules existent pour le traitement des mycoses. Le traitement
local par nystatine ou miconazole est aussi efficace que celui systémique par
fluconazole. Le traitement doit être personnalisé considérant les différentes
formes cliniques, les profils des patients pour prévenir tous les risques
d’interactions physiologiques (grossesse, allaitement..) ou pharmacologiques
(patients âgés, polymédiqués, sujets à risque, ceux avec néoplasie ou
immunoidéprimés).

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4-2 Traitement systémique
 Fluconazole : (Diflucan® ) peros chez HIV 100 à 200 mg/j pendant
7 à 14 jours
12 mg/kg par jour chez l’enfant et 100 à 400 mg/jour chez l’adulte.
dose d’attaque de 200mg/j poursuivie par une dose d’entretien de
100mg/j.
 Kétoconazole ( Nizoral ® ): 200 mg/j moins efficace que
Fluconazole 48
CONCLUSIONS

 Pathologie fréquente de la muqueuse buccale


 Attention +++
Diagnostic à tord de certaines lésions
Traitement inadapté à la forme clinique
Facteurs favorisants d’où l’importance du traitement PREVENTIF basé sur :
correction des facteurs de risque
conseils hygiéno diététiques ( HBD et celle des prothèses…)
 Prévention de la survenue des lésions
49

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