Cours Psycho1
Cours Psycho1
Méthode pour étudier le fonctionnement de l’individu.
2 grands groupes :
- ergonomie cognitive.
- thérapie cognitive comportementale.
La psychologie Cognitive étudie les grands fonctionnements psychologiques de l’être humain:
- la fonction mémoire.
- l’utilisation du langage.
- les émotions.
- le raisonnement.
- les perceptions.
Mémoire, représentation, processus cognitif.
Perception et reconnaissance.
I. Le « behaviourisme ».
Comprendre le comportement des individus dans des situations particulières.
L’individu est assimilé a une boite noire, ses sensations ne résultent que des stimulations de
l’environnement : le psy ne voit pas le système dans son état réel, on voit son comportement donc on
interprète son comportement : comportement = hypothèse.
On ne peut pas regarder directement dans l’individu : boite noire.
Ex : En colère : interprétation de l’état de la personne à partir de ce qu’on perçoit.
Le psy va pouvoir définir :
- L’environnement de l’individu (appelé un stimulus) : ce qu’on voit, le langage écrit (texte quand
on lit, ce que quelqu’un dit).
- Stimuli détectés et traités par la boite noire.
- Boite noire produit des réponses : comportements (réponses aux stimuli = a une cognition
interne)
- Objectif en décrivant les stimuli et les comportements apportés parce qu’on peut tout voir de ça
donc il n’y a pas d’interprétation : début de la psychologie scientifique car basée sur ce qu’on voit.
II. Le cognitivisme.
Dans le « behaviourisme » on oublie toute la partie boite noire.
Objectif du cognitivisme est d’ouvrir la boite noire à l’aide des stimuli = psychologie expérimentale.
Seul moyen de mettre en relation les comportements et les stimuli pour ouvrir la boite noire.
III. La Cognition.
Ensemble des processus mentaux (cognitifs) qui se déroulent entre le stimulus et la réponse : tout ce
qui se passe dans la tête d’un individu.
Stimulus → perception (reconnaitre visages, mots) (comment fonctionne la perception → comment on
dit qu’on reconnait cette personne) → représentation de la stimulation (reconnaissance)
→ comparaison de la représentation issue de la stimulation avec les représentations stockées en
mémoire → décision.
Le tout modulé par le processus (mécanisme) attentionnel qui modifie la façon dont on perçoit les
choses et prend des décisions.
Dans l’environnement d’un individu, il y a tous les autres individus.
Pensée : représentations et processus :
- Cognition : latin = connaissance ou pensée = base de la psychologie.
- Cognition requiert représentations internes et des processus qui agissent sur ces
représentations mentales.
Représentation interne.
Représentation : connaissance reliant des entrées sensorielles à des sorties comportementales →
mise en relation de l’image détectée avec un comportement.
Pas uniquement chez les êtres humains : ex : thermostat de radiateur, enregistrement sur cd,
cerveau.
IV. Types de processus cognitif.
Perception : détection d’un stimulus aboutissant à sa reconnaissance.
Reconnaissance : mise en rapport d’un stimulus perçu avec des connaissances en mémoire (nom,
propriétés, usage).
Représentations en mémoire : connaissances stockées à court ou long terme pour une utilisation
ultérieure.
Action comportementale : action du système en réponse à des stimuli et/ou orienté vers des buts
(en réponse ou pas à des stimuli) (= parole, attraction, approche, évitement) → dans son
environnement. Utilisé en thérapie de groupe pour étudier le comportement.
V. Qu’est ce que la pensée ?
Donald HEBB :
La mémoire : les représentations et processus cognitifs sont sous-entendus par les associations
synaptiques entre les neurones et leur activité = bases de la neuropsychologie.
Psychologie Cognitive
I. Introduction.
1. Qu’est-ce que la cognition ?
Cognition : nom latin pour « connaissance » ou « pensée » : la base de la psychologie.
La cognition requiert des représentations internes (→ pouvoir construire des
représentations mentales) et des processus qui agissent sur ces représentations.
Sur cette base, nous devons posséder un cerveau pour élaborer, agir dessus via des processus.
Quand on veut étudier la psychologique de l’individu, on doit tenir compte de l’environnement.
→ Stimuli.
Le produit de l’activité mentale se montre par les comportements.
L’effet de primauté peut être due au fait qu’il y a peu d’items à mémoriser après il y a une saturation.
On appelle effet de primauté le fait de se rappeler des premiers mots et bénéficient d’une activation
privilégiée : peu d’items à mémoriser dans la mesure où il est le seul à bénéficier des activations.
→ Activation privilégiée.
L’effet de récence correspond aussi au fait que les items de fin sont les derniers activés en mémoire.
On appelle effet de recense le fait de se rappeler des derniers mots de la liste à cause d’une activité
privilégiée (rappel immédiat) dans le sens où c’est la dernière activation.
Rappel immédiat → Activation privilégiée.
Tous les 2 renvoient à la notion d’activation. Possibilité que certains items soient mieux rappelés,
généralement ils renvoient à des connotations, des connaissances importantes, affectives.
Si on fait varier la longueur de la liste, on aura toujours le même nombre, les mêmes items rappelés
(4/5 items) et c’est toujours une courbe en « U ».
La forme de la courbe est la même quelque soit la longueur de la liste (en « U »).
Comment distinguer les 2 systèmes de mémoire ? Le rappel dépend-il de connaissances en MLT et
MCT ?
On a 2 types de mémoire, quel type joue sur quel effet ?
Mise en évidence de la contribution de la MCT :
Ce qui modifie les informations en MCT :
- La quantité d’informations simultanées.
- Le temps de maintient des informations actives.
Test des listes avec interférence : (idée → surcharger la MCT)
L’interférence perturbe la MCT.
Ex : Alphabet à rebours entre l’encodage et le rappel.
> L’effet de récence est activé par la MCT, avec cette expérience on peut mesurer la MCT.
3. La capacité quantitative de la MCT :
(on peut la mesurer)
Nombre d’items oubliés à cause de l’interférence :
→ ceux qui étaient en MCT (» 4 items).
Le maintient requiert une autorépétition mentale (réactivation), sensible à l’interférence.
Interférence : mémoire limitée : peut contenir un maximum d’informations, donc si on surcharge la
mémoire à court terme : nouvelle tache élimine items mémorisés dans mémoire à court terme.
4. La capacité temporelle de la MCT :
La durée du maintient en MCT est limitée.
Le stockage à long terme dépend de la durée d’autorépétition mentale.
Elle dépend de la complexité des items et de la possibilité d’interférence. La MCT requiert un effort
conscient considérable.
Derniers mots non mis en mémoire : effet de récence repose uniquement sur la mémoire à court
terme.
5. Mise en évidence de la contribution de la MLT :
Ce qui modifie les informations en MLT :
- La capacité de stocker à long terme.
- Requiert aussi une autorépétition mentale
Test : pas d’interférence, mais un rythme variable d’autorépétition.
Ex : présentation de listes avec un rythme variable.
Les mots non affectés par la tache interférente sont des mots qui ont eu le temps d’être stockés dans
la mémoire à long terme.
6. Le stockage en MLT :
Le stockage à long terme dépend de la durée d’autorépétition mentale.
Le stockage en MLT comme le maintien en MCT, requiert une autorépétition mentale (réactivation).
Présentation des mots rapides : l’effet de récence est conservé mais on diminue le rappel des mots en
début et milieu de liste or il s’agit de mots stockés en mémoire à long terme : les mots donnés avec
plus de temps (2sec) sont mieux stockés en mémoire à long terme (pour y être stockés, les mots
doivent être traités dans un système de mémoire (il doit être répété en mémoire à court terme) qui
précède le moment où le mot va être stocké en mémoire à long terme).
Pour qu’un souvenir soit stocké en mémoire à long terme il doit être réactivé en mémoire à court
terme (ce phénomène se déroule dans le système de MCT).
7. Informations en MCT, puis MLT, puis MCT :
Il y a des échanges/interactions entre ces deux types de mémoire.
8. Plusieurs types de mémoires :
MLT :
- Stockage à long terme des souvenirs et connaissances.
- Evénements, personnes, compétences, règles
MCT : (mémoire de travail : processus de raisonnement)
- Rétention à court terme en fonction des :
→ Buts, activités en cours (numéro de téléphone, emplacement de parking, adresse d’un ami, etc.).
Mémoire sensorielle :
- Sert lors de la phase d’encodage des stimuli.
- Fait un tri des informations que l’on reçoit.
MCT :
- Une partie est disponible à la conscience.
- Tous types d’items.
- Capacité fixe (4 ± 2 items).
- Oubli en absence d’autorépétition.
MLT :
- Fonction de stockage.
- Capacité illimitée.
- Mémorisation difficile.
- Organisation sémantique des connaissances.
9. Organisation et substrats de la MLT :
Les connaissances vont être organisées pour être stockées dans la MLT.
10. Processus mémoriels :
Mémoire sensorielle → encodage perceptifs → représentation du stimulus dans la MCT →
récupération (précède le rappel).
11. La MCT ou Mémoire de Travail – Lien entre Encodage et Stockage :
Le traitement d’informations en MCT :
- Organisation d’informations entre elles.
- Optimisation de l’organisation pour un meilleur stockage en MLT.
- Raisonnement complexe, jugement, comparaison entre situations et buts, etc.
Besoin d’autorépétition mentale en MCT (mémoire de travail) :
- Impossible si interférences.
- Demande un effort souvent conscient.
- Processus très sensible car très facilement perturbé.
Nécessaire :
- Au maintien de l’information en MCT (réactivation).
- Au passage de MCT à MLT (mémorisation, stockage).
- A la mise en relation complexe entre informations diverses (élaborations, raisonnement).
Comment les informations complexes sont-elles traitées en fonction :
- Des connaissances déjà acquises.
- Des infos contextuelles.
Test de compréhension de texte :
Le titre joue un rôle structurant organisateur lors de l’encodage du texte :
- Compréhension du texte (encodage) en fonction des connaissances structurantes du titre.
- Rappel (de MLT à MCT) dépend de l’encodage.
- Le souvenir n’est pas crée de manière indépendante, mais en fonction du contexte = ce n’est pas
le souvenir lui-même qu’on stocke en MLT, mais on le stocke de manière subjective, et il est
impossible de récupérer le souvenir objectif du texte qu’on vient de lire une fois qu’on est passé à
autre chose.
12. Rappel (production) :
Direct de MCT.
Via la récupération d’informations stockées en MLT.
13. Le rappel en MCT:
L’information doit être disponible en MCT (consciemment ou inconsciemment).
→ Activation
Elle doit être exprimée (consciemment ou inconsciemment) au niveau comportemental (ex : parole,
expression, attitude, etc.).
→ Production
Stockage
(mémorisation, consolidation).
Il y a 2 conditions pour qu’il y ait création d’un souvenir en MLT :
- Organiser les connaissances.
- L’information doit être auto-répétée durant une durée indéfinie.
14. Capacités de stockage en MLT :
Stockage de MCT en MLT :
L’effort d’autorépétition mentale (durée indéfinie) permet le maintien en MCT et le passage en MLT.
Organisation des connaissances et stockage à long terme : mémorisation.
Il ne faut pas juste répéter mais comprendre avant de stocker a long terme.
L’organisation de connaissance (compréhension) est cruciale : nécessite de stocker de façon à
pouvoir retrouver l’information (récupération).
MLT :
- Stockage de quelques dizaines de minutes à plusieurs années.
- Capacité très importante en MLT.
15. Le traitement d’informations en MCT pour le stockage en MLT :
Comment les informations complexes sont-elles traitées en fonction :
- Des connaissances déjà acquises.
- Des informations contextuelles.
Ex : Test de compréhension de texte :
- Le titre joue un rôle structurant organisateur.
- Compréhension du texte (encodage) en fonction des connaissances structurantes du titre.
- Le rappel (de MLT à MCT) dépend de l’encodage.
Il va activer des informations et on va comprendre le texte en fonction du titre, les informations du titre
qui n’ont rien à voir vont être oubliées en MCT. Le rappel va dépendre de ce qu’on a encodé.
16. Le stockage :
Le stockage de MCT en MLT :
Organisation des connaissances et stockage à long terme : La Mémorisation.
L’organisation (compréhension) est cruciale : nécessité de stocker de façon à pouvoir retrouver
l’information : La Récupération.
17. Interactions entre événements anciens (MLT) et perçus (MCT) :
La MCT active ce qui est perçu (encodé) et ce qui est ancien (rappelé) (=préexistante en MLT).
La signification (sens, intérêt, affect) dépend :
- De ce qui rappelé (connaissances anciennes : buts, intérêts personnels), et
- Du contexte perçu à un moment donné (événement ponctuel, comportement, émotion ressentie).
Au moment de l’encodage le souvenir est modifié par le contexte.
En MCT pendant la période d’encodage, il y a une organisation des connaissances.
Des indices (rappel des mots par paire) permettent d’aider la récupération des informations.
18. La récupération :
Récupération (précède le rappel).
Le rappel de la MLT en MCT :
- Récupération de connaissances inconscientes stockées en MLT.
- Activation en MCT.
Nécessité d’indices pour sélectionner les informations à rappeler (contexte, buts, etc.).
L’organisation des informations complexes en MLT permet une meilleure récupération en MCT.
L’aide contextuelle au rappelpermet de retrouver en MLT les informations pertinentes en fonction de
ce qui est perçu en MCT.
Ex : Test de Rappel avec ou sans indices contextuels :
Lorsqu’on a mémorisé une liste des mots, on a organisé certains en MLT. Chaque indice permet de
retrouver le mot organisé en MLT. Plus on va organiser des connaissances en MLT et plus on peut les
récupérer.
19. Récupération de MLT en MCT :
Les indices contextuels permettent un meilleur rappel.
Ils récupèrent une partie des connaissances (de MLT en MCT).
Ces connaissances permettent la récupération d’autres connaissances associées en MLT.
Les en MLT permettent de retrouver l’information : base de l’organisation des connaissances.
20. L’organisation des connaissances :
Les connaissances concernent toute notre expérience vécue (émotions, événements, intentions,
comportements, buts).
Besoin lors du stockage pour un meilleur rappel.
Meilleur rappel lorsque les nouvelles connaissances sont organisées avec les anciennes déjà en MLT.
Plus on a de connaissances et plus il est facile d’en acquérir de nouvelles et de les rappeler.
21. L’oubli :
. Perceptif : oubli majoritaire (mais informations pas très importante), en MCT, en MLT.
. Incapacité de récupération (mauvais stockage).
Aux niveaux de l’encodage, du stockage, de la récupération.
Rôle de la mémoire sensorielle :
- La quasi-totalité des informations stockées en mémoire sensorielle sont oubliées (stocke tout
mais uniquement pendant quelques millièmes de secondes).
- Sélectionner une petite poignée d’informations pertinentes. Cette poignée d’informations va
passer dans la MCT.
- On doit être capable d’oublier une bonne partie des informations pour se concentrer sur les
informations pertinentes.
- Il faut le processus d’autorépétition pour pouvoir stocker l’information en MLT. Il faut les organiser
aussi pour être stockées.
- Il y a très peu d’oubli une fois stockée. Si l’information n’est pas bien organisée, elle aura du mal
à être récupérée (Ce qui reste est stocké en MLT, qui reste inaccessible puisque les informations
n’ont pas été
organisées avec les autres, soit parce qu’il y a des mécanismes qui troublent la récupération).
Quand on parle de refoulement → souvenir refoulé, qui pose un problème au niveau
comportemental, souvenir inconscient. Le niveau d’activation est trop faible pour qu’on puisse s’en
souvenir.
On a un oubli → Le taux d’oubli diminue avec la quantité de traitements effectués en mémoire (de la
mémoire sensorielle vers la MCT puis la MLT).
> Plus on va réactiver une information et moins elle a de chance d’être oubliée.
L’oubli a 2 explications :
- Perte réelle du souvenir, plus de trace de l’information.
- Souvenir présent, mais inaccessible car mal organisé lors du stockage mais présent en MCT.
Récupération par indices contextuels :
→ Echec de récupération, le souvenir est une reconstruction.
→ Les indices de récupérations augmentent l’accès au souvenir « oublié ».
Des mécanismes font que l’information reste inconsciente.
Ex : L’oubli de Récupération :
Comportement de « coups de pieds » du nourrisson.
→ Rovee-Collier :
- Renforcement du comportement par les mouvements d’un mobile.
- Décoration du berceau bien spécifique pendant l’apprentissage.
- Test des enfants le jour suivant : décoration identique ou différente.
Echec de récupération :
Ex : le bébé dans son berceau, il arrive à récupérer le comportement grâce au contexte. Si on
change le contexte, on a une sorte d’oubli (le bébé donne beaucoup moins de coups de pieds, il est
moins stimulé).
L’Amnésie Rétrograde :
→ Maladie d’Alzheimer ou un traumatisme qui peut rendre la mémoire inaccessible.
→ Perte des souvenirs les plus anciens.
→ Différent de l’Amnésie antérograde (impossible de recréer des souvenirs).
Si pas d’Alzheimer, on peut réactiver des souvenirs par des indices.
Réactivation du souvenir (bruit → peur), un souvenir oublié (par absence de récupérateur), peut-être
réactivé.
Ex : Test du rat dans sa cage avec le choc électrique, on lui apprend à associer un son à un choc.
Quand il entend un son, il a un comportement de peur. Après on lui fait entendre juste le son et il
apprend qu’il
n’y a plus de choc du coup il n’a plus de comportement de peur (comportement de préparation
à un stimulus négatif).
Le souvenir est-il oublié ou stocké en MLT ?
On donne un choc, puis on lui représente le son et on va remettre en œuvre le comportement de
figement.
Le souvenir n’est pas oublié, bien stocké en MLT.
L’Amnésie Antérograde : (ex : patient H.M.)
→ L’information est très rapidement oubliée.
→ Blocage des informations du passage de MCT vers MLT.
→ Déficit d’apprentissage.
Ceci vient d’une liaison à l’hippocampe, elle ne consolide plus l’information donc ne peut pas être
stockée en MLT.
Donc finalement, la méthode scientifique va vérifier empiriquement les modèles, les idées, les hypothèses que
l'on va se faire et va essayer de les vérifier.
On va alors voir que l'on aborde d'abord la théorie pour déterminer les hypothèses, quand on aura défini les
hypothèses, on va les opérationnaliser.
On va réaliser des observations par l'intermédiaire d'expérience et en fonction de résultats obtenus on va voir
si on peut proposer une amélioration de la théorie.
Et avec l'approche scientifique, on sera sûr que c'est un cercle continu, c’est-à-dire qu'elle décrit toujours le
mouvement et qu'on est toujours en train d'avancer.
L'approche scientifique va reposer sur la méthode expérimentale, on va avoir au cours de notre cursus plein
d'informations sur la méthode expérimentale.
Si on devait résumer la méthode expérimentale, déjà c'est de se dire de délaisser les hypothèses qu'on a posé par
rapport à notre théorie. Donc on va mettre en place un protocole expérimental et on va manipuler la ou les V.I,
on va mettre 2 conditions une dans laquelle on ne manipule pas la V.I et une condition expérimentale dans
laquelle on va faire varier certaines variables.
Ex : personne et beignet, la relation sans contrôle serait que l'on met la personne dans l'image du beignet et
puis on va s'intéresser à savoir si ses réactions sont les mêmes selon qu’il a juste l'image ou s'il a aussi l'odeur du
beignet. Donc ensuite, je mesure la V.D qui peut être plein de choses comme l'indice de satisfaction.
VI (variable indépendante) :
- c’est un facteur qui est manipulé et dont on va provoquer des variations.
- c’est une caractéristique du sujet, de son environnement physique ou social, de la tâche, ou du ou des stimuli
présentés, qui est manipulée par le chercheur dans le but de contrôler ou d’analyser son ou ses effets sur le
comportement étudié.
- c’est le chercheur seul qui procède à sa définition et à sa mise en place, elle ne dépend pas du sujet.
- elle va avoir au moins deux niveaux ou modalités.
- on peut avoir une ou plusieurs VI.
VD (variable dépendante) :
- c’est la réponse fournie par le sujet, ce qu’on mesure.
- la VD ne peut qu’être observée ou mesurée, l’expérimentateur n’a aucun pouvoir sur elle. Il se contente
d’observer ses variations en fonction des modifications des VI choisies.
VC (variable contrôlée) :
- par définition, elle n’a qu’un seul niveau.
On va rentrer un petit peu plus dans certains procédés cognitifs pour voir comment ils fonctionnent et après voir
quelles conséquences cela va avoir sur l'individu.
II. Processus cognitifs.
1. Processus cognitifs : la perception :
La perception n'est pas un simple "traitement du signal", c’est-à-dire que la perception est différente de
l'appareil photo qui prend une photo.
Alors pour ces différences, si l'on regarde ces 2 lignes, que peut-on dire sur la longueur de ces lignes ?
Certains penseront que celle du haut est plus courte et d'autres diront qu'elles font la même longueur.
On sait que la 2nd partie est vraie.
Après sur cela, que voit-on ?
→ Donc la vision d'un deutéranope.
Le deutéranope est un des malades de la Dyschromatopsie, elle est faite des troubles de la perception de la
couleur.
Dans la dyschromatopsie, il y a plusieurs formes de vision :
- Le dichromate (daltonien).
- Le protanope (manque le rouge).
- Le deutéranope (manque le vert = le plus fréquent).
- Le tritanope (manque le bleu = très rare).
- L'achromatope (nuance de gris = le plus rare).
Le daltonien est dichromate, c’est-à-dire qu'il n’a la perception que de 2 couleurs.
→ Si le rouge manque à la vision, alors c'est un protanope.
→ Si le vert manque à la vision, alors c'est un deutéranope (le plus fréquent et c'est cela le daltonisme).
C’est-à-dire que les autres pathologies, c'est par simplification qu'on les nomme aussi "daltonisme"
→ Si le bleu manque à la vision, alors c'est un tritanope (très rare).
Le daltonisme (et les dichromates aussi) est une infection qui en général est génétique mais peut être causée par
d'autres choses comme par ex : des lésions au niveau du cerveau ou de l'œil, et puis au niveau des fibres
nerveuses et ça peut être aussi causée par l'absorption de certaines substances chimiques.
Pour ce qui est des daltoniens, c'est une infection qui touche plus les hommes (8%) et peu les femmes (0.45%).
→ Donc potentiellement on a plus de probabilité de rencontrer un homme daltonien qu'une femme.
Il existe une autre forme de pathologie qui est une déficience totale de la perception des couleurs, c’est-à-dire
qu'on ne voit que dans les nuances de gris. A ce moment-là on dit qu'il est achromate (cas le +
rare), ça atteint à peu près une personne sur 40000.
Il y a juste sur une île du pacifique en Micronésie, où ce taux atteint 8%, là encore pour des raisons génétiques.
a. Dépister les troubles de la vision :
Test d'Ishihara :
Mis en place en 1917, il est composé de 38 planches "pseudo-isochromatiques". Et on peut déterminer si la
personne a des troubles de vision de la couleur, et si oui, lequel ?
Mais si une personne ne sait pas lire les chiffres (comme un jeune enfant), on fait comment ?
→ Alors il existe d'autres tests comme celui du Color Vision Testing Made Easy, qui propose non pas des
chiffres mais des symboles (ex : rond, carré).
Il y a plein d'autres tests comme celui des classements, classer des objets de couleurs, des tests qui permettent de
déterminer le degré de daltonisme.
b. Les différentes conséquences :
La 1ère conséquence va être celle de la lecture.
Si on prend "Google", la vision n'est pas très différente.
Au niveau du daltonisme, c'est un handicap car ça va non seulement poser des problèmes de lecture mais ça va
aussi poser des problèmes sur certaines professions (ex : métiers de transport, photographes, etc.).
L'ergonomie va essayer d'aider à pallier ces problèmes.
2. Processus cognitifs : la mémoire :
Modèle d'Atkinson et Shiffrin (1968) :
La mémoire sensorielle se fait au niveau visuel, puis elle est encodée dans la MCT, qui sera après encodée dans
la MLT.
La mémoire échoïque est au niveau auditif.
Au niveau de la mémoire sensorielle, l'information est très courte (» 500 ms) et au niveau de la MCT c'est peu
aussi (» 30 sec).
Pour ce qui est de la MLT, normalement elle n'a ni limite au niveau quantitatif ni limite au niveau temporel dans
la mesure ou bien sûr je n'ai pas de pathologie.
Par la suite, il y eu le modèle de Tulving (1972) :
Miler (1956) a montré qu'on pouvait planifier au niveau de la MCT, et on se rend compte qu'il y a un nombre
magique, le nombre 7 que l'on retrouve dans beaucoup de choses, et que ce nombre ± 2 (donc de 5 à 9) était
finalement la quantité d'information qu'on arrive à garder dans la MCT, c'est ce qu'on appelle "l'empan".
On a pu mettre en évidence qu'il existait des chunks, le chunk est un groupe d'éléments familiers, il va faire
référence à la MCT et qu'à partir du moment où il y a des éléments séparés et qu'on peut les regrouper dans une
autre catégorie.
Donc, selon que ces lettres sont annoncées de façon aléatoire ou annoncées selon des choses qui sont familières
pour nous, on va pouvoir retenir plus de choses, c’est-à-dire qu'au lieu que se sera 7 ± 2, ça sera 7 mots. Ce que
les chunks nous montrent c'est que lorsque l'on est expert dans un domaine, c'est qu'on va pouvoir augmenter le
nombre de choses mémorisées, ça sera toujours 7 ± 2 mais par contre on va augmenter dans l'intérieur d'un
chunk, c’est-à-dire que par exemple sur le joueur d'échec, il se souvient du déplacement des pièces au début, puis
après de certains coups, et enfin quand il est expert, de voir plusieurs coups à l'avance.
3. Processus cognitifs de la compréhension et de la lecture :
La compréhension est la lecture de 2 choses qui peuvent être regroupées car on peut avoir la compréhension
aussi au niveau du langage orale par exemple.
Disons que la lecture nous permet de mettre en évidence plus facilement la compréhension.
On peut avoir des informations visuelles, des mots écrits, on peut en avoir une perception par l'intermédiaire de
processeurs spécialisés, c’est-à-dire qu'on peut avoir à faire à des reconnaissances de formes, des
identifications lexicales, faire après un traitement syntaxique, un traitement sémantique, etc.
Une fois qu'on a fait tous ce processus et que du mot écrit on a déterminé que ce mot écrit était une liaison, on va
pouvoir d'une part en tirer une compréhension et d'autre part la stocker en mémoire.
Si jamais on ne comprend pas ce qu’on lit, on aura beaucoup de difficulté à le mettre en mémoire, si l'on
comprend c'est plus simple donc plus facile à stocker en MCT, donc plus facile à stocker en MLT.
Donc si on devait définir la lecture, on pourrait dire que c'est la capacité d'extraire l'information visuelle à partir
de la page afin de comprendre le texte. Cette définition a été donnée par Rayner et Pollatesk en 1989.
→ Il faut se poser la question entre la lecture et la compréhension.
On extrait l'information de la page, donc on extrait des informations du texte. On extrait l'information du
contexte dans lequel il intervient, et on s'intéresse aux connaissances préalables du lecteur (Þ expertise qu'il a
dans le domaine abordé dans le texte).
Ex : si on lit un livre sur les échecs et qu'on n'y connaît rien, ça ne sera pas évident, pas contre si on est expert
ça nous paraîtra évident.
→ A partir de tout ça, on a des inférences, ces inférences vont nous aider à accéder à la compréhension.
a. Dans la lecture, on s'intéresse aussi à la physiologie de l'œil humain :
A partir du moment où l'on vit, il y a 2 possibilités :
- Soit on n'a pas de problèmes visuels.
- Soit on est non-voyant et éventuellement on sait lire le braille.
Là on va s'intéresser à la personne qui n'a pas de déficiences visuelles. Au niveau de la vision, elle va se
départager en plusieurs éléments.
Si on enregistre les mouvements des yeux lors de la lecture et que l'on s'intéresse à la phrase, on se rend compte
qu'au niveau de la vision on va pouvoir partager 3 niveaux :
- Le 1er niveau qui va s'appeler la vision fovéale, c'est ce que l'on voit quand on est entrain de fixer.
- Mais pour lire, on va se servir aussi de la vision para-fovéale, c'est la vision qui est autour, très proche du
mot que l'on est entrain de fixer, et cela va aider à l'extraire, à extraire de l'information lorsqu'on lit. La vision
para-fovéale est un petit peu asymétrique, c'est qu'on va voir un peu + de caractère à droite qu'à gauche, ex : on a
4 caractères à gauche et 10 à droite. Si jamais on s'intéresse à la lecture dans un autre sens (comme l'arabe), notre
vision para-fovéale s'adaptera, elle sera inversée. On mesure soit en degré visuel, soit en caractère.
- Tout le reste se nomme la périphérie, qui donne des informations beaucoup + globale sur l'endroit où l'on
est dans la page par exemple.
La lecture se fait avec des saccades et des fixations. Les saccades c'est lorsque l'œil bouge, et les fixations c'est
quand l'œil reste fixé sur un mot.
Lorsqu'on fait une saccade, on ne voit rien, quand on fixe (presque statique), il recueille l'information pour
pouvoir la traiter.
Toutes les saccades n'ont pas la même taille, et certains mots vont être sautés, on va les définir dans la vision
para-fovéale, ce sont des mots courants comme les "le", "la", "de", etc. ou les mots très familiers.
Et si c'est un mot inconnu ou compliqué, on va le re-fixer (→ saccades régressives).
Ex : dans la dyslexie, au niveau de la lecture, lorsqu'on enregistre le mouvement des yeux, on se rend compte
que ces personnes comptent beaucoup de saccades régressives, c’est-à-dire qu'ils vont lire et quand ils ne
comprennent pas ils reviennent plusieurs fois dessus, et donc mettront beaucoup plus de temps pour lire.
Au niveau de la lecture, on va pouvoir utiliser une méthode qui est la méthode d'enregistrement des yeux. Elle
montre des informations sur les mots qui ont posé des problèmes de compréhension (car ils ont été lu plusieurs
fois), sur les mots et les phrases qui n'ont pas été lu, sur les mots et les phrases qui ont attiré le regard en 1 er, sur
l'impact des couleurs, des images et puis s'il y a eu des difficultés à récupérer des informations voulues.
4. Processus cognitifs : le raisonnement :
Le problème nouveau :
→ Soit le sujet avance par essais et erreurs.
→ Soit il essaie de comprendre la structure du problème et d’adopter une stratégie de résolution.
Augmenter les chances de résolution :
→ Compréhension des règles.
→ Compréhension des caractéristiques du problème.
a. Catégories de problèmes :
Il y a 3 catégories de problèmes :
- Transformation → Tour de Hanoï.
- Arrangement → Anagramme.
- Induction de structure → Master Mind.
Exemple : le problème des 9 points de Maer.
Ce problème consiste à unir les 9 points en 4 traits maximum, avec comme contrainte de ne jamais soulever le
stylo de la feuille.
Le principe est le suivant, il faut sortir des carrés. Le problème est que les lois de Gestalt ont tendance à nous
induire en erreur, c’est-à-dire qu’on se limite à notre perception que nous avons du carré et on oublie qu’il n’y
avait pas de contraintes sur le carré. Simplement, en allant un petit peu plus loin que le carré, on va pouvoir avec
les 4 lignes, tracer et joindre les 9 points.
b. Les raisonnements stratégiques :
On va avoir plusieurs façons de raisonner, et selon la façon dont on le fait, on va pouvoir utiliser soit
un raisonnement par algorithme, soit un raisonnement heuristique. Et dans les heuristiques, on peut avoir un
système avec des sous-buts ou un système par analogie.
L’algorithme c’est de tester des solutions une à une, on est sûr d’arriver à la solution mais on ne sait pas en
combien de temps.
L’heuristique c’est une stratégie qui mène souvent (mais pas toujours) à la solution. Si on y arrive c’est
beaucoup plus rapide, le problème c’est qu’il y a des biais.
c. Les biais des heuristiques :
Ce sont des biais dans le raisonnement qui font qu’on pense arriver à la solution mais qu’on fait des erreurs.
Au niveau des sous-buts et de l’analogie :
- Sous-buts : on veut arriver à la solution, on passe par des étapes intermédiaires.
- Analogie : on a un problème qui a une même structure qu’un problème que l’on connaît donc on va utiliser
les connaissances que l’on a du problème que l’on connaît pour s’aider à résoudre ce nouveau problème.
Au niveau des biais, on va pouvoir mettre en évidence 3 biais :
- Le biais de représentativité : l’événement est jugé en le rattachant à une classe d’événements similaires (ou
qui est jugée comme similaire), dont il est jugé représentatif.
- Le biais de disponibilité : juger un événement particulier en l’évaluant non à partir de toutes les
informations qui le concernent, mais en se referant seulement aux informations les plus facilement disponibles
(informations récentes, manquantes, plus faciles à se rappeler).
- Le biais de confirmation : l’Homme à tendance à confirmer ses hypothèses et non pas à les infirmer.
Ex :
Biais de représentativité : dans une boîte il y a 3 photos de filles et 7 de garçons. J’en prends une au hasard. Si je
dis que la personne sur la photo est attachante, bavarde et aime faire du shopping, combien de chances y-a-t-il
qu’il s’agisse de la photo d’une fille ? 30% !
Biais de disponibilité : quelle est la cause la plus probable de décès aux Etats-Unis ? a : être victime d’une chute
de débris d’avion ? ou b : se faire attaquer par un requin ? a est 30 fois plus probable que b, mais les médias nous
montrent davantage d’images de b, donc nous jugeons cet évènement comme étant plus probable.
Biais de confirmation : la tâche de sélection de Wason (1964) : 4 cartes, une lettre sur un côté et un nombre sur
l’autre. Indiquer quelle(s) carte(s) il vous faut tourner pour vérifier l’affirmation suivante « une carte a une
voyelle d’un côté et un nombre impaire de l’autre ». 75% de bonnes réponses
La psychologie cognitive met en évidence que le cerveau ne fonctionne pas tout à fait comme un ordinateur, on
peut dévier, interpréter des choses que l’on voit différemment de ce qu’elles sont réellement.
Pourtant lorsque des personnes construisent des ordinateurs ou des programmes, ils vont essayer d’appliquer la
logique de l’ordinateur au lieu d’appliquer celle de l’utilisateur, c’est-à-dire que la plupart des développeurs de
matériel qui contiennent une interface ont tendance à réfléchir en terme d’ordinateur, mais pas en terme de celui
qui se trouve face à l’ordinateur.
Pour résoudre ce problème, on a des ergonomes qui vont faire attention à ce que ça soit l’ordinateur qui s’adapte
à l’humain et non l’inverse. Il faut utiliser des règles qui sont basées sur la psychologie
cognitive, pour faire en sorte que les interfaces soient adaptées à leurs utilisateurs.
→ Comment faire pour que l’interface soit adaptée à son utilisateur ?
Dans ce champ d’application, l’ergonomie :
- est un spécialise des interfaces Homme-Machin (IHM) chargé d’adapter des outils informatiques
aux capacités cognitives humaines.
- est capable d’évaluer des interfaces sur des critères qualitatifs et quantitatifs.
- propose des recommandations qui dirigeront la conception ou la modification des produits
informatiques.
2. Les normes et l’ergonomie :
Maintenant il existe des normes ISO.
Au niveau de ces normes, on reconnaît l’ergonomie comme ne discipline scientifique et on a pu mettre
dans les classements, dans des normes (ex : ISO et AFNOR) tout un tas d’éléments pour vérifier
qu’un objet ou une interface a bien des critères ergonomiques.
Selon qu’on soit en ergonomie cognitive, ça ne sera pas les mêmes critères. On peut passer bien du
confort visuel quand on regarde un écran, à la charge de travail quand on est à son bureau.
Ex : la norme 9241. Pour cette norme, on se rend compte que le but de l’ergonomie est résumé en 3
points, c’est-à-dire que ça va être de rendre l’interaction entre l’homme et la machine par intermédiaire
des interfaces → plus efficaces, plus efficientes et plus satisfaisantes. Ces 3 termes sont des termes
clés de l’ergonomie, 3 notions très importantes.
Norme : document de référence sur un sujet donné. Il indique l’état de la science, de la technologie et
des savoir-faire garantissant un niveau d’ordre optimal. On distingue 4 types de normes :
- les normes fondamentales : elles donnent les règles en matière de terminologie, sigles, symboles,
métrologie (ISO 31 : grandeur et unité).
- les normes de spécifications : elles indiquent les caractéristiques, les seuils de performance d’un
produit ou d’un service.
- les normes d’analyse et d’essai : elles indiquent les méthodes et moyens pour la réalisation d’un
essai sur un produit.
- les normes d’organisation : elles décrivent les fonctions et les relations organisationnelles à
l’intérieur d’une entité.
ISO (Organisation Internationale de Normalisation) : organisme de normalisation international
composé de représentants et d’organisations nationales de normalisation de 158 pays. Créée en
1947, cette organisation a pour but de produire des normes internationales dans les domaines
industriels et commerciaux appelés normes ISO.
ISO 9241 : utilisabilité : « degré selon lequel un produit peut être utilisé, par des utilisateurs
identifiés, pour atteindre des buts définis avec efficacité, efficience et satisfaction, dans un contexte
d’utilisation spécifié ». Les critères des l’utilisabilité sont :
- l’efficacité : le produit permet à ses utilisateurs d’atteindre le résultat prévu.
- l’efficience : atteint le résultat avec un effort moindre ou requiert un temps minimal.
- la satisfaction : confort et évaluation subjective de l’interaction pour l’utilisateur.
3. Pourquoi a-t’on besoin d’ergonomes ?
Un produit est utilisable donc ergonomique, alors du point de vue des processus cognitifs, il doit être :
→ Efficace
→ Efficient
→ Satisfaisant
Comme la norme ISO 8241. Ce sont 3 termes clés de l’ergonomie cognitive.
Pour l’ergonomie physique, il y a d’autres priorités : le confort, la santé et la sécurité.
Si on a un manque d’utilisabilité, il se reflétera sur l’efficacité, l’efficience et la satisfaction :
Manque d’efficacité :
→ La personne ne l’utilise pas.
→ La personne l’utilise mal.
→ La personne commet des erreurs graves.
Manque d’efficience :
→ La personne va réussir tant bien que mal à réussir sa tâche mais elle va la réaliser en perdant
beaucoup de temps et avec des mauvaises performances.
Utilisation non satisfaisante :
→ Utilisation qui n’est pas agréable et fatigante.
→ Un produit ergonomique est « transparent ».
Ex : les lunettes. On les a sur le nez et on est censé ± les oublier, et si on les a, on va pouvoir voir
ce qui se passe autour de nous. Par contre, si on les enlève on ne voit plus très bien autour de nous,
on ne peut plus interagir avec notre environnement. Même chose pour l’ergonomie.
9. Théories et applications :
Cadre théorique : la charge cognitive.
- Exemple 1 : recommandation ergonomique pour les dispositifs multimédia d’aide à
l’apprentissage : multimédia : plusieurs modalité sensorielles (visuelle, auditive, tactile, etc.) et/ou
plusieurs modes de représentation (verbal, imagé, etc.).
- Exemple 2 : recommandation ergonomique pour exciter la perte d’orientation dans les
hypertextes : hypertexte : moyen de présentation non linéaire d’unité de texte relié entre elles.
Capacité cognitive : quantité maximale de ressources disponibles chez un individu.
Ressources cognitives : quantité d’énergie mentale disponible a un moment donné chez un individu
particulier.
Charge cognitive (ou effort mental) :
- Ressources nécessaires pour effectuer la charge.
- Charge imposée par la tache et l’environnement.
- Expertise du sujet.
- Stratégie adoptée par le sujet.
Questionnaire :
- Mesures subjectives de la charge.
- Mesures en temps différé de la charge.
- Problèmes liés à l’introspection.
Mesures physiologiques de la charge :
- Respiration et rythme cardiaque.
- Electroencéphalogramme.
- Diamètre pupillaire.
Mesures objectives de la charge.
Mesures en temps réel.
Validité interne.
On ne demande pas de produire, on se contente d’enregistrer.
Mesures de la performance :
- Mesures objectives de la charge.
- Mesures en temps réel.
- Performance à la tache :
+ Réussite.
+ Temps de réalisation.
+ Validité interne et tautologie.
- Performance en situation de double tache : validité interne.
- Interférence entre la 1ère et la 2ème tache.
Effet de position sérielle :
Le fait que lorsqu’on demande à quelqu’un de se rappeler les mots d’une liste qu’on vient de lui
présenter, le sujet se souviendra mieux des premiers et derniers mots de la liste que de ceux qui se
trouvent au milieu de la liste.
Redondance :
- Duplication de la même information sous différents formats.
- Multi-modalité : traite des informations de modalité sensorielle, graphique textuelle.
- De manière générale il faut éviter la redondance.
Complémentarité :
- Utile dans la mesure où les informations données sont complètes.
- A une illustration graphique on ajoute des explications textuelles.
Modèle de la mémoire de travail :
- Suppose que la mémoire de travail est multiple : centre qui administre toutes les informations,
ainsi que d’autres taches.
- chaque système peut reavailler indépendamment, grâce à ses propres ressources.
Recommandations générales : multimédia et hypermédia :
Voir travaux de M. BETRANCOURT, J. SWELLER ou A. TRICOT.
Intégration physique des informations.
Eviter la redondance.
Présentation multimodale d’informations complémentaires.
Retour (feedback) immédiat.
La perte d’orientation :
Ne pas savoir d’où l’on vient.
Ne pas savoir où l’on est.
Ne pas savoir où l’on va.
Oubli du but ou du sous-but que l’on cherchait à atteindre.
La perte d’orientation est un problème reflété par plusieurs visites du même noeud ou de la même
séquence.
Critiquable car :
- La répétition permet de renforcer la connaissance de la structure.
- Volonté explicite …
Certaines boucles peuvent être une ruse pour comprendre la structure de l’hypertexte, ou pour mieux
le connaitre/mémoriser.
Causes de la perte d’orientation (FOSS, 1989) :
Manque d’expérience de la navigation dans un hypertexte (= pages d’informations généralement
composées de texte, et reliées entre elles par des liens).
Manque d’expertise dans les domaines traités.
Surcharge cognitive.
On peut influencer les deux premiers points : on peut améliorer les connaissances ou changer le
système pour le rendre plus accessible.
On peut travailler sur la surface interactive pour diminuer la charge cognitive.
Recommandation générales : hypertexte :
Indication de l’endroit où l’on se trouve.
Faciliter la connaissance de la structure :
- Macro : menus, plans, cartes de contenus.
- Micro : marques morpho-dispositionnelles.
Faciliter la décision relative d’un lien (reconnaissance du lien, identification, position, etc.).
Ne pas surcharger une page.
Exemples de méthodes :
Analyse de la tache.
Analyse de l’activité.
Evaluation heuristique.
Tri de cartes (utilisé aussi chez l’enfant).
Remue-méninges (faire réfléchir ensemble ou isolément des personnes sur une même
problématique).
Entretien.
Questionnaire.
Instruction au sosie (méthode spécifique des ergonomes, permet de comprendre les instructions
physiques (ne pas demander à quelqu’un de faire la tache, mais de lui dire de demander à quelqu’un
d’autre de la faire : prendre conscience de ses actions en dirigeant une autre personne)).
Tests utilisateurs.
Exemple : évaluation de l’utilisabilité :
Méthode analytique :
- Evaluation heuristique : inspecter l’interface et déterminer si elle satisfait des principes ?
- 10 heuristiques de NIELSEN :
+ Visibilité de statut du système
+ Correspondance entre le système et le monde réel (le système doit parler la langue de
l’utilisateur, etc.).
+ Contrôle et liberté conféré à l’utilisateur (lui laisser la possibilité de revenir en arrière,
d’annuler une tache, laisser à l’utilisateur l’initiative, etc.).
+ Consistance et standard :
. Standard : lien hypertexte en bleu souligné.
. Consistance : lien en rouge = quelque chose de consultable.
+ Prévention des erreurs (confirmation avant suppression d’un fichier, parce que la
suppression est irréversible).
+ Privilégier le principe de reconnaissance plutôt que celui de rappel :
. Logique de rappel : lorsque je veux changer la police je dois taper le nom de la police.
. Logique de reconnaissance : on choisit le nom de la police dans une liste.
+ Flexibilité et efficience de l’utilisation :
. Interface suffisamment flexible pour répondre à tous les besoins = présenter l’information
sous différentes formes pour combler les déficiences des différents individus (déficience auditive,
visuelle, etc.).
. Possibilité pour les novices de chercher la police dans la liste, ainsi que pour les pros de
taper le nom de la police (plus rapide) ou même copier/coller en cliquant droit ou en utilisant le
raccourci clavier.
+ « Design » esthétique et minimaliste.
+ Aide à la reconnaissance, au diagnostic et à la correction des erreurs (parler la même
langue/jargon que le sujet est une aide à la compréhension des erreurs).
+ Aide et documentation : offrir la possibilité d’accéder à la documentation.
Méthode empirique :
- Test utilisateurs :
+ Enregistrement de différents types de comportements.
+ Verbalisation pendant (penser à voix haute) ou après l’activité.
+ Face à un produit fini ou non.
+ Evaluer des performances ou détecter des problèmes.
Ergonomie en tant que discipline scientifique :
Expérimentation.
Etude d’activités singulières en situation réelles, observation.
→ CLOT & LEPLAT (2006). La méthode clinique en ergonomie et en psychologie du travail. Le travail
humain, 68. 289-31.
Evaluation heuristique :
Chaque ergonome inspecte de façon indépendante l’interface pour s’assurer que chaque critère est
respecté.
Localisation et gravité des problèmes.
Confrontation des évaluations réalisées par les ergonomes : informations complémentaires.
Participants = ergonomes = cout plutôt faible.
10. Les conséquences d’un logiciel non ergonomique :
→ Détournement des règles prévues pour l’utilisation « correcte ».
L’utilisateur va utiliser d’autres moyens pour arriver à son but, il va perdre du temps et ne va pas
utiliser le logiciel de façon correcte.
→ Régression vers des outils ou des procédures plus simples qu’il maîtrise, mais ne va pas utiliser les
fonctions avancées du logiciel.
→ Recours à un intermédiaire, à une personne qui sait se servir du logiciel.
→ Rejet du système.
11. Paradoxe actuel :
On arrive à un paradoxe, à l’heure actuelle on a de plus en plus de nouvelles techniques de plus en
plus perfectionnées et « envahissantes », mais les utilisateurs sont de moins en moins experts en la
matière.
Avant, les utilisateurs étaient les développeurs, alors que maintenant on a vraiment 2 mondes, d’un
côté les développeurs et de l’autre les utilisateurs.
Le problème est que si l’on a affaire avec une nouvelle interface, si elle est trop complexe, on ne s’en
sort pas. En général sur un logiciel, on va utiliser 40% des possibilités.
Dans une entreprise, lorsqu’on met un nouveau produit, qu’on fait rentrer un nouveau système
informatique, cela amène une baisse de la productivité. Cette baisse de la productivité est due au fait
que les utilisateurs vont mettre du temps à s’adapter à ce nouveau logiciel.
Si l’interface du logiciel est bien faite, à ce moment-là, la baisse de productivité va être très minime car
très rapidement la personne va interagir facilement avec son nouveau fusil, alors que si l’interface est
mal faite, il va mettre beaucoup plus de temps à se servir du logiciel.
Les problèmes d’ergonomie ne concernent pas uniquement les nouvelles technologies.
Souvent les personnes ont du mal à se servir d’objets courants et ils pensent que cela est de leur
ressort.
Ex : une carte de ville.
On pense que si on ne sait pas se servir d’un objet, c’est que c’est de notre faute, « que l’on n’est pas
doué, que l’on a oublié comment ça marche, ou que ce n’est pas fait pour soi ».
Finalement la plupart du temps, ce n’est pas l’utilisateur qui est en faute mais l’interface qui est mal
faite, que c’est le produit qui n’est pas ergonomique.
IV. L’ergonomie cognitive.
Application des notions de psychologie cognitive à l’amélioration des interfaces homme-machine.
1. La perception :
La perception est influencée par les lois de Gestalt au niveau des illusions d’optique mais aussi au
niveau du regroupement, selon comment les objets sont avancés, on a tendance à voir des formes,
des regroupements.
Si on prend un plan, on a des chapitres et des paragraphes, si on aligne tout, ce n’est pas évident de
voir ce qui est subordonnée à l’autre.
Par contre si on utilise des éléments de la Gestalt, on va pouvoir faire ressortir les niveaux des
chapitres. Donc on utilise en fait des règles de proximité, pour pouvoir faire ressortir la structure sous-
jacente du plan que l’on lit. Grâce au principe de proximité, dans le 2nd cas il est plus facile de
comprendre la structure.
Si on utilise les lois de la Gestalt dans le fait de regrouper des éléments qui vont bien ensemble.
Lorsque l’on a une interface comme celle-là, dans laquelle on nous demande de rentrer des données,
qu’est-ce que l’on pourrait faire pour que ce soit plus lisible ?
On va pouvoir regrouper des éléments en fonction des différentes thématiques abordées dans le
formulaire, c’es-à-dire ce qui est relatif à la personne et ce qui est à la société dans laquelle elle
travaille.
Donc dans le 2nd cas, on a utilisé les règles de la Gestalt pour pouvoir rendre les choses plus lisibles
et donc plus faciles.
Les menus déroulants où on peut faire un tas d’actions sur lequel on n’a pas mis de séparateurs, et
puis le même simplement agencés par des séparateurs sur le type d’action que l’on veut faire. Tout de
suite cela va être plus facile et plus rapide pour trouver l’information qui nous manque, pour pouvoir
réaliser l’action.
Ce qui est important c’est que la perception va avoir des conséquences sur la compréhension.
→ Si on regarde ce morceau de formulaire, on voit qu’on a en bas 2 touches : « sauver » et
« annuler », et puis on a la personne qui souscrit le contact.
Le problème est que sur cette interface, on a la perception d’induire en erreur, car les titres et les
boutons ont exactement la même forme, donc lorsque la personne va remplir son formulaire, elle
risque de cliquer sur « contact » alors qu’en fait ce n’est pas un bouton.
a. La déficience visuelle : le braille :
Pour pouvoir se déplacer, une personne à déficience visuelle aura recours à sa canne blanche ou à
son chien. Ce sont des aides à la locomotion.
Pour avoir accès à la culture, à l’enseignement, on peut se servir du braille.
Le braille c’est 6 points, et ces 6 points vont respecter des critères au niveau de l’espacement, c’est-à-
dire qu’entre 2 points on a 2.5 mm, que le point lui-même fait 1.5 mm, et qu’il y a un alphabet.
Il existe plusieurs interfaces brailles lorsque l’on veut écrire un papier, on utilisera une tablette braille.
TD
I. Ergonomie Cognitive - TD.
Quand on travaille en ergonomie c'est sur 3 niveaux. Ici, on en fait un utilisateur qui porte sur
les caractéristiques et les buts.
1. Caractéristiques perceptives :
Quelles perceptions on a des couleurs ?
On veut connaître les aspects cognitifs de l'utilisateur (mémoire, attention, etc.)
→ Cela nous permettra de mieux orientez l'interface de l'utilisateur.
Il faut également faire une expertise (que l'on ait des connaissances ou pas dans le domaine qu'on va aborder),
ex: le cas des enfants et des téléphones, un enfant ne sait pas utiliser un téléphone (vers 2-4 ans).
Les aspects sociaux-culturels sont très importants, surtout en ce qui concerne les conventions sociales.
Ex : La France et l'Italie → une société veut lancer un objet dans les 2 pays, mais elle manque d'argent, donc
elle le lance à Nice. Après une étude de marché on se rend compte que le violet (couleur de l'objet) est la
tendance, en France cela marchera mais en Italie, cette couleur est signe de deuil.
L'aspect physique est important, la forme de l'objet, il doit être confortable et répondre aux normes de sécurité.
Ex : la télécommande, elle est l'interface entre nous et la TV. Elle n'aura pas la même forme pour un adulte que
pour un enfant.
Les données sur l'équipement sont importantes.
→ Il faut se poser la question de "quelle est ma cible ?"
2. Les buts :
→ Il faut analyser, est-ce par nécessité ou un souhait ?
Ex : la nécessité est d'avoir un téléphone portable, mon souhait est de jouer avec.
→ Qu'est-ce qui relève donc de la nécessité ? Du souhait ?
→ L'analyse de la tache : analyse des processus que l'utilisateur va avoir à faire pour résoudre une tache.
→ Quels sont les processus que l'utilisateur va rallier pour réaliser sa tache ?
Et on verra si c'est adapter à son profil ou pas.
→ Il ne faut pas confondre la nécessité et le souhait.
Ex : la PSP, son but 1er est d'être une console de jeu, mais elle a la possibilité de lire des mp3 et des films.
Le produit est le 2ième niveau et le contexte est le 3ième niveau.
3. La conception :
→ Il y a une idée et tout reste à faire, on va utiliser des connaissances et des techniques (entretien et
questionnaire).
→ Comment faire pour que notre téléphone soit ergonomique ?
4. La réalisation :
→ Avoir des connaissances en informatique, en design et communication, en interaction avec la machine et en
utilisation.
5. La validation (de l'interface) :
→ Soit on intervient dans tout le cycle pour vérifier que tous les critères d'ergonomie sont présents. Lorsque
l'interface n'est pas ergonomique, le produit sort quand même sur le marché et 6 mois après on sort une nouvelle
version.
→ Soit, plus rarement on revient à la réalisation, on va avoir recours à des tests puis à des analyses de données
statistiques.
6. En conclusion :
On a pu voir que les choses ont pu être valable quelque soit le profil et des choses spécifiques à un profil.
Donc on peut distinguer ces choses, voir si l'appareil s'adapte à plusieurs profils.
En fonction du but qu'on se donne, l'objet peut être spécifique au profil également.
Il faut également se poser la question de : "Est-ce que quand on conçoit quelque chose, on doit faire appel à un
ergonome ?"
II. Psychologie et Ergonomie cognitive – TD.
1. Expérience du STROOP :
John Ridley STROOP 1935.
Observer l’interférence entre un stimulus pertinent et un autre stimulus non pertinent.
La version originale est constituée de 3 planches comportant chacune 100 mots.
Constitution en groupes de 3 / 4 personnes.
Consignes pour effectuer l’expérience : il faut dire au sujet :
- Pour la planche a : « Vous allez lire cette liste de noms de couleurs le plus vite possible. Il faut lire de
gauche à droite. Commencez au top départ ».
- Pour la planche b : « Vous allez nommer la couleur de chacun de ces rectangles aussi rapidement que
possible. Il faut nommer la couleur pour chaque ligne de gauche à droite. Commencez au top départ. ».
- Pour la planche c : « vous allez nommer la couleur de l’encre avec laquelle chaque mot est imprimé aussi
rapidement que possible. Il faut nommer la couleur de l’encre pour chaque ligne de gauche à droite. Commencez
au top départ. ».
a. Bref rappel sur la psychologie cognitive :
Etudie ce qui se passe entre l’environnement et un ou des comportements :
- Stimulus visuel, auditif, tactile (deux verres un plein, l’autre quasi vide).
- Comportement moteur, verbal, perceptif, affectif.
Décrire le fonctionnement cognitif :
- Processus perceptif, attention, mémoire, émotion (sujets très vastes : dépendent des théories qu’on va
suivre), moteur, langage, raisonnement (raisonnement non seulement de solution, mais aussi de prise de choix
(pourquoi ce choix et pas un autre ?), résolution de problèmes.
Observer les processus et les structures qui permettent l’acquisition des connaissances en générale :
- Stockage de l’information, récupération (auditif, tactile, etc.), la transformation (changer la réalité de
l’information, la déformer), son utilisation.
→ Observer l’activité cognitive → créer des modèles de ces processus à partir de la méthode expérimentale
(statistiques, VIVD, moyennes, …).
b. Différentes formes de l’attention :
Notion d’attention :
- Impliquée dans chaque étape du traitement de l’information (pas tout a fait de la concentration, mais facilite
l’explication).
- Plusieurs définitions :
+ Capacité à sélectionner les stimuli importants dans une scène.
+ Ressource mentale, énergie.
+ Comparaison avec la concentration (reste sur tout ce qui est ressources mentales, alors que l’attention
n’utilise pas la même quantité de ressource mentale, mais va aussi utiliser des stimuli de l’environnement de
l’individu).
+ …
Attention sélective :
- Sélectionner les informations pertinentes au sein d’une quantité d’informations (on fait attention à un détail
et on oublie tout ce qui se passe autour : peut conduire a des accidents).
- Demande beaucoup de ressources mentales.
- Idée de « tri ».
- Mécanisme de contrôle nécessaire (rester focalisés sur le détail).
Attention divisée ou partagée :
- Possibilité de traiter plusieurs informations en même temps (regarder un objet avec une vision globale, et
non des détails de l’objet).
- Possibilité de traiter différentes taches en même temps (vision de différentes formes, textures, couleurs :
différentes informations traitées chacune séparément).
Attention soutenue :
- Maintient un niveau d’énergie/ressource mentale au cours d’une activité sur une période (écouter et prendre
des notes, jouer aux échecs, etc.).
c. Traitements automatiques ou contrôlés :
POSNER et SNYDER 1975 et SCHNEIDER et SCHIFFRIN 1977 : découvrent le principe de traitement
automatique ou contrôlé.
Particularité de la capacité de traitement :
- On ne peut pas traiter simultanément et indépendamment trop d’informations à la fois.
- Quantité limitée d’énergie des ressources mentales pour traiter toutes les informations.
Exp : le geste de la bouche va influencer l’audition/la perception d’un son (A, E et A/E).
2. Explication de l’expérience de STROOP :
a. Variables expérimentales :
Dans une expérience on va contrôler tous les stimuli pour voir le comportement : on va donc utiliser :
- Variable dépendante (VD) :
+ Ce qui va être récolté du comportement des sujets.
+ Ce qu’on mesure dans une expérience.
+ Ce qui varie en fonction des modalités et des individus.
- Variable indépendante (VI) :
+ Ce que l’expérimentateur manipule, ce qu’il va faire varier fait varier (dans le cas du STROOP c’est ce
qu’il a écrit en fonction de la couleur : variable couleur et variable mot).
+ Une VI a obligatoirement au moins 2 conditions = modalités (pour gestes de la bouche la VI c’est le
geste de la bouche, et la modalité c’est si c’est la moue ou l’ouverture de la bouche).
b. Variables expérimentales dans l’expérience du STROOP :
2 VI :
- Forme à 2 modalités :
+ Forme 1.
+ Forme 2 (mots pas dans le même ordre dans l’une et dans l’autre).
- Types de planches à 3 modalités puis qu’il y a 3 planches différentes :
+ Lecture de mots : planche lecture.
+ Dénomination de la couleur des rectangles : planche couleur.
+ Dénomination de la couleur de l’encre avec laquelle sont imprimés les mots : planche interférente.
1 VD :
- Temps de réalisation de la planche.
- En secondes.
- NB : on note aussi les erreurs et/ou les autocorrections de l’individu ou du patient.
c. Discussion des résultats :
Pas de différence significative entre les deux formes du STROOP :
- Sauf si on présente la même tache après un laps de temps (étude longitudinale).
Pour les sujets « normaux » :
- Temps de réponse de la planche A seront plus petits que les TR de la planche B qui seront plus petits que
ceux de la planche C.
Intérêt principal :
- Interférence.
- « échec » à l’effet STROOP est un comportement tout a fait normal.
Dénomination contre lecture :
- Dénomination = verbale, peut demander un temps de traitement supplémentaire.
- Lecture = silencieuse, et sans incertitudes (sauf pour ex : Couvent : lien avec le contexte).
Difficulté à inhiber une information dite automatique pour focaliser son attention sur une information dite
pertinente (dénommer la couleur de l’encre) :
- Allongement du TR pour traiter la planche C par rapport à la planche B et A.
- Augmentation des erreurs.
Le processus de la dénomination de la couleur va être considéré comme contrôlé car nécessite un effort.
Le processus de lecture des mots ne peut être empêché, on considère donc qu’il est automatique.
d. Intérêt clinique du STROOP (enfant/adulte) :
Au cours de la vie :
Cet effet d’interférence est présent dès l’âge scolaire (pas avant parce que l’individu ne sait pas lire), et augmente
avec le développement des capacités de lecture (on lit depuis plus longtemps).
Déclin de l’interférence à l’âge adulte et ceci jusqu'à 60 ans (diminution du temps dédié a la lecture).
A partir de 60 ans, il y a une nouvelle augmentation de l’interférence (petits vaisseaux qui explosent dans le
cerveau, si dans le cortex central ca provoque l’augmentation de l’interférence).
Utilisation :
Chez les enfants : TDAH (enfant hyperactifs).
Chez les adultes : schizophrènes, personnes âgées, cérébrolésés (ciste, tumeur, accident, etc.).
Tester les capacités d’inhibition de l’information non pertinente : plus le score obtenu est important, plus on en
déduit un déficit des capacités d’attention sélective, de flexibilité mentale, de contrôle inhibiteur.
Implication du cortex frontal.
Attention : on ne peut pas se baser uniquement sur un seule tache/sur ce test, il faut faire d’autres tests pour
confirmer ou infirmer d’éventuels troubles des fonctions frontales.
Le test de l’effet STROOP n’existe pas pour les enfants qui n’ont pas encore appris à lire et pour les
analphabètes.
Existe différentes versions du STROOP.
Béhaviorisme : courant psychologique, ne s’intéresse qu’à ce qu’on peut voir. courant du XXe siècle
qui ne s’intéresse qu’au visible, approche en psychologie qui consiste à se concentrer uniquement sur
le comportement observable de façon à caractériser comment il est déterminé par l’environnement et
l’histoire des interactions de l’individu avec son milieu, sans faire appel à des mécanismes internes au
cerveau ou à des processus mentaux non directement observables.
Cognitivisme : courant psychologique, s’intéresse à ce qui se passe dans la tête. Le cognitivisme est
le courant de recherche scientifique endossant l'hypothèse que la pensée est un processus de
traitement de l'information, cadre théorique qui s'oppose, dans les années 1950, au béhaviorisme. On
l'inscrit généralement dans l'approche computo-représentationnelle de l'esprit, bien que depuis la fin
des années 1980, le modèle connexioniste rivalise avec le computationnalisme. Ce courant s'inscrit à
l'opposé du béhaviorisme, mouvement qui remettait en question la scientificité de l'étude de la
cognition, celle-ci n'étant pas directement observable. Notons que, dans la francophonie, cognitivisme
est parfois employé comme synonyme de sciences cognitives, ce qui n'est pas tout à fait exact. Il
s'agit plutôt du courant de pensée qui, s'opposant au béhaviorisme, donnera par la suite naissance
aux sciences cognitives. Le cognitivisme est d'abord un paradigme scientifique constitué au moment
de la révolution cognitiviste des années 1950, qui a vu s'unifier différents domaines scientifiques,
notamment la psychologie, la linguistique, l'intelligence artificielle, les neurosciences, l'anthropologie et
la philosophie, en une super-discipline, qui a pris le nom de sciences cognitives. Le rôle central de la
cognition (humaine, mais aussi artificielle et animale) dans ce paradigme marque son opposition à la
tradition comportementaliste (ou béhavioriste) qui avait cours en psychologie jusqu'alors.
Taylorisme : avec l’organisation scientifique du travail dès 1911.Découpe la production en une série
de gestes élémentaires de sorte à éliminer les temps morts. méthode de travail qui tire son nom de
son instigateur : l'ingénieur américain Frederick Winslow Taylor (1856-1915). Apparue vers 1880, elle
préconise l'organisation scientifique du travail. Soit une méthode d'organisation mise en œuvre par
des scientifiques cherchant à définir a priori la meilleure façon de produire, propre à délivrer le
rendement maximum. Sa définition et sa rentabilité sont assurées grâce à l'analyse des techniques de
production (gestes, rythmes, cadences), à la définition des tâches (conception) a priori, et au passage
du salaire à la tâche au salaire à l'heure.
ATKINSON et SHIFFRIEN : Une formulation classique du modèle de mémoire modale a été proposée
par Atkinson et Schiffrin (1968). Les trois composantes de la mémoire dans le modèle modal sont : Le
registre sensoriel : il peut retenir une grande quantité d'informations sous forme visuelle pendant un
temps extrêmement court (quelques millisecondes). Ce processus est différent du phénomène de
rémanence visuelle ; La mémoire à court terme (MCT) : elle contient un nombre limité d'éléments,
stockés sous forme verbale pendant quelques secondes ; La mémoire à long terme (MLT) correspond
à notre conception intuitive de la mémoire. Les informations en MLT sont de nature sémantique. La
MLT ne connait pas en pratique de limites de capacité ou de durée de mémorisation. Pour Atkinson et
Schiffrin, la probabilité de mémorisation en mémoire à long terme (c'est-à-dire d'un apprentissage
durable) dépend uniquement de la durée de présence en mémoire à court terme
BADDELEY : test de mémorisation de liste de mots. En 1974 il développe une théorie expliquant que
la Mémoire de travail (MdT) serait composée : d'un Administrateur Central (système exécutif) qui
permet le partage de l'attention et des ressources cognitives et les prises de décision relatives au
transfert dans la Mémoire à Long Terme des informations traitées [= le stockage] ; et de deux
systèmes "esclaves" au premier : la Boucle Phonologique qui permet une autorépétition mentale, le
Calepin Visuo-Spatial qui permet la coordination de l'imagerie mentale et effectuer les tâches visuo-
spatiales.
DALTON : John Dalton, né à Eaglesfield (Cumberland) le 6 septembre 1766 et mort à Manchester le
27 juillet 1844, est un chimiste et physicien britannique. Il est connu surtout pour sa théorie atomique,
publiée en 1808, ainsi que pour ses recherches sur le daltonisme.
HEBB : Donald Hebb (1904-1985) est un psychologue et neuropsychologue canadien. Ses travaux
sur l'apprentissage par des réseaux de neurones artificiels ont eu une influence décisive sur les
neurosciences cognitives et l'intelligence artificielle. Ils sont également l'une des sources de la
révolution cognitive aux États-Unis en fournissant à la psychologie une alternative empiriquement
crédible au béhaviorisme.
ROVEE-COLLIER : comportement de « coup de pieds » du nourrisson.
STROOP : John Ridley Stroop (21 mars, 1897-1er septembre 1973) était un psychologue américain.
Stroop est né dans le comté de Rutherford dans le Tennessee. Il développa un exercice reposant sur
des mots en couleur, qui mis en évidence des interférences dans la perception du cerveau humain,
qu'on appela par la suite l'effet Stroop).
TULVING : Endel Tulving (1995) a proposé un modèle structural de la mémoire dans lequel il
distingue cinq systèmes de mémoire organisés de façon hiérarchique, à la fois en termes d'origine
phylogénétique et en termes de prépondérance au sein du système cognitif. On peut rappeler que
Sherry et Schacter (1987) ont défini le terme de système de mémoire comme l'« interaction entre
mécanismes d'acquisition, de rétention et de récupération, caractérisés par certaines règles
opératoires (...), 2 systèmes (ou plus) se caractérisant par des règles fondamentalement différentes ».
Du plus ancien au plus récent, il considère les systèmes suivants, chacun d'eux nécessitant l'intégrité
des systèmes précédents pour fonctionner : La mémoire procédurale : elle constitue selon ce modèle
le plus ancien et le plus important système de mémoire ; son intégrité est nécessaire au
fonctionnement des suivants, Le système de représentation perceptive SRP) : il contiendrait des
ébauches perceptives des éléments constitutifs de la mémoire sémantique. Ces deux premiers
systèmes sont dits anoétiques puisqu'ils n'impliqueraient pas de prise conscience de l'« objet ». La
mémoire sémantique se réfère à l'ensemble des représentations sur les connaissances générales sur
le monde, La mémoire primaire correspond à la MCT ou à la MDT. Ce système permet le maintien
temporaire et la manipulation de l'information. Ces deux systèmes sont dits noétiques puisqu'ils
impliquent une prise de conscience des objets qu'ils traitent La mémoire épisodique concerne les
représentations des événements situés dans le temps et dans l'espace (contexte). Ce système est dit
auto-noétique parce qu'il implique une prise de conscience de l'objet et du sujet propre en tant qu'il
perçoit l'objet. Le modèle SPI (pour sériel, parallèle et indépendant) soutient que : L'encodage se fait
de façon sérielle, dans un système après l'autre, item après item, Le stockage est parallèle, un
élément pouvant être stocké dans plusieurs systèmes en même temps, La récupération se fait de
manière indépendante, dans le système concerné.
POSNER et SNYDER 1975 et SCHNEIDER et SCHIFFRIN 1977 : découvrent le principe de
traitement automatique ou contrôlé.
Résumé
Béhaviorisme : comportement = hypothèse, étudie ce que l'on voit.
Cognitivisme : étudie ce qui se passe à l'intérieur de nous, la boîte noire.
→ Cognition : ce qui se passe dans la tête, entre un stimulus et la réponse.
Psychologie cognitive :
Domaines de la psychologie cognitive : neuroscience cognitive, attention, perception, langage, résolution de
problème, prise de décision, raisonnement, développement cognitif, intelligence artificielle/humain, mémoire.
Stimulus → Représentation et processus → comportement.
Apprentissage : acquisition → rétention (représentation mentale) → rappel (récupération).
Pensée : rappel → connaissances → action.
Amnésie antérograde : incapacité de créer des nouveaux souvenirs, blocage lors du passage de MCT à MLT.
Amnésie rétrograde : souvenirs anciens détruits, absence de récupération.
Effet de primauté : le fait de se rappeler des premiers mots = activation privilégiée.
Effet de récence : le fait de se rappeler des derniers mots = rappel immédiat = activé par la MCT.
Mémoire sensorielle (RIS): tri les informations, encodage des stimuli, stocke tout mais très bref.
MCT : mémoire limitée, capacité limitée, le maintien dépend de l'autorépétition.
MLT : mémoire illimitée, capacité illimitée, le stockage dépend de l'autorépétition.
RIS → encodage perceptif → MCT → autorépétition → MLT → stockage → récupération → MCT → rappel.
Localisation : hémisphère droit = régions pariétales, préfrontales droites.
Reconnaissance : hémisphère gauche = régions temporales, préfrontales gauches.
→ régions pariétales : reconnaissance de la localisation de l'objet.
→ lobe temporal : organisation des connaissances (récupération) = reconnaissance des évènements et
catégorisation.
→ région préfrontale : souvenirs récupérés (MdT) = relation entre évènements et émotions, buts, intentions.
La perception (Bottom-up) et ses connaissances aident à la reconnaissance de l'objet (Top-down).
Bottom-up pour une perception/reconnaissance et Top-down pour une représentation mentale/concept.
Stimuli → représentation abstraite globale (représentation prototypique) → mettre en relation d'autres
représentation (réseau sémantique) → reconnaissance.
Ergonomie cognitive :
Elaboration de la théorie → définition des hypothèses → réalisation des observations → amélioration de la
théorie.
VI : caractéristique du sujet ou le contour, manipulée par le chercheur.
VD : réponse du sujet, observée par le chercheur.
On organise notre perception, mais on peut se tromper, mettre de la cohérence là où il n'y en a pas.
Illusion d'optique.
Problème de vision : Le daltonisme (et les dichromates aussi) est une infection qui en général est génétique mais
peut être causée par d'autres choses comme par ex : des lésions au niveau du cerveau ou de l'œil, et puis au
niveau des fibres nerveuses et ça peut être aussi causée par l'absorption de certaines substances chimiques. Pour
ce qui est des daltoniens, c'est une infection qui touche plus les hommes (8%) et peu les femmes (0.45%).
→ pour dépister les troubles de la vision : test d'Ishihara, color vision testing made easy,...
→ l'ergonomie essaye de pallier à ces problèmes.
Mémoire sensorielle (échoïque = auditif) → MdT, MCT → MLT → mémoire épisodique et sémantique.
Le chunk est un groupe d'éléments familiers, on regroupe en catégories.
Mémoire de travail : administrateur central (contrôle les traitements et gère les ressources) → boucle
phonologique et calpin visuo-spatial.
Informations visuelles → processeurs spécialisés → mémorisation → processeurs spécialisés → compréhension.
Quand on fixe quelque chose : vision fovéale. Ce qui est autour est la vision para-fovéale. Tout le reste c'est la
périphérie.
Quand on reste fixé : fixations. Quand l'oeil bouge : saccades. Quand on ne connait pas le mot on le re-fixe :
saccades régressives (très fréquent chez les dyslexiques).
Catégories de problèmes → transformation, arrangement, induction de structure.
Stratégies de résolution de problème → raisonnement par algorithme (on teste tout un à un) et raisonnement
heuristique (biais = sous-buts [étapes intermédiaires] et analogie [connaissances semblables]).
3 biais : de représentativité (jugé comme similaire), de disponibilité (jugé par des informations disponibles), de
confirmation (confirmation des hypothèses).
Des ergonomes sont là pour faire en sorte que l'ordinateur s'adapte à l'homme.
3 étapes de l'ergonomie : adapter l'homme au travail (taylorisme), adapter la machine à l'homme, optimisation de
l'interaction homme/machine.
3 points de l'ergonomie : efficace (atteindre les résultats), efficiente (faire le moindre effort), satisfaisante
(confort) = c'est l'utilisabilité. Un produit ergonomique doit être transparent.
Points communs entre l'homme et la machine : dispositifs d'entrée des informations (homme : sens ; machine :
clavier, souris), dispositifs de sortie des informations (homme : parole, écriture ; machine : écran, enceintes),
MLT (homme : MLT ; machine : disque dur), mémoire de travail (homme : activation des processus cognitifs ;
machine : mémoire vive), processeur (homme : cerveau ; machine : processeur).
Différences entre l'homme et la machine : la machine n'a pas de sentiments, pas de bon sens, l'homme économise
ses ressources et non la machine.
Pour comprendre un objet il faut 3 paradigmes : technologique (reflète le mécanisme), de la métaphore
(semblable à un objet courant), idiomatique (comportement stéréotypé, cohérent). Mais l'interface est hors
paradigme.
Les lois de la Gestalt nous permettent de faire des regroupements pour une meilleure compréhension.