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Fiches Conseils Off

Le document traite de conseils pour accompagner le développement des jeunes joueurs et joueuses de soccer âgés entre 9 et 12 ans. Il aborde des sujets comme le choix du club, l'entraînement, la compétition et le rôle des parents. Le document propose 15 fiches conseils sur ces différents thèmes.

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Mustapha Asbai
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Fiches Conseils Off

Le document traite de conseils pour accompagner le développement des jeunes joueurs et joueuses de soccer âgés entre 9 et 12 ans. Il aborde des sujets comme le choix du club, l'entraînement, la compétition et le rôle des parents. Le document propose 15 fiches conseils sur ces différents thèmes.

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ACCOMPAGNEMENT ENTRAINEMENT COMPÉTITION

U9-12

15 FICH ES CO N S EILS
POUR U N M E ILLE U R
DÉ VEL OPP EM E N T
ACCOMPAGNEMENT
Choisir le bon club (ce qui fera qu’il arrêtera
1 ou continuera par la suite)
Faire du club un accélérateur
2 des compétences sociales
Les étapes de développement
3 de l’enfant / joueur.euse
Pour ou contre
4 le surclassement ?
La relation éducateur.trice-parent-joueur.euse
5 (accompagner la progression de l’enfant)

ENTRAINEMENT
Les principales qualités
6 à développer entre 9 et 12 ans
Plus de ballon pour plus
7 de plaisir et de progression
Le climat
8 d’apprentissage
L’importance du mouvement
9 ou « jeu sans ballon »
Les 10 conseils d’une séance
10 réussie (organisation, animation...)

COMPÉTITION
Les temps de jeu /
11 Les postes
La causerie
12 d’avant-match
Bien faire de la compétition
13 (état d’esprit, plaisir...)
L’erreur comme outil d’apprentissage
14 (réhabiliter le statut)
Parents, le guide de bonne conduite
15 (pratique libre)
CHOISIR avec ses copains et copines. Le deuxième facteur, ERREURS
À ÉVITER
ACCOMPAGNEMENT

B
fondamental, est le savoir-être de l’encadrement.

E BON C LU
Des éducateurs.trices accueillants, enthousiastes,

L bienveillants, qui ne “sanctionnent” pas l’erreur (à 1 Offrir plus de temps


de jeu aux meilleurs
l’entraînement et en match) mais la considèrent joueurs.euses dans la
comme un “outil” pédagogique pour progresser, compétition.
demeurent les garants d’un bon climat d’apprentis-
2 Corriger systémati-
sage. A ce titre, les objectifs de “moyens” (comment quement les erreurs, r
bien jouer) doivent être prioritaires sur les objectifs mais oublier de valorise
de “résultat” (gagner). Une dédramatisation de la les bons gestes.
t
compétition qui favorise la prise de risque / d’initia- 3 Donner le sentimen
tive (sans peur de se tromper) et active la notion de aux enfant s qu ’il s
plaisir ! À condition de donner le même temps de jeu “passent un examen” à
à tous, même aux moins en avance. chaque match.

À RETENIR
La fidélité des
membres est le premier
critère de réussite et de
qualité d’un club.

Jouer “près de chez


soi” s’avère favorable à
l’épanouissement de
l’enfant.

Le savoir-être de
l’éducateur.trice permet
l’instauration d’un bon
climat d’apprentissage.
u’est-ce qu’une saison réussie dans le soc- Le plaisir
cer de base ? La réponse à cette question comme carburant L’erreur ne doit pas
théorique est d’ordre pratique : le taux de On a tendance à l’oublier, être sanctionnée mais
renouvellement du membership. Le fait pour un en- mais la première chose que utilisée comme un outil
fant de vouloir revenir (ou pas) la saison suivante re- l’enfant recherche dans la de progression.
présente en effet le premier critère de réussite pour pratique de son sport, c’est le
le club, mais aussi pour les parents ! Ces derniers plaisir de jouer. C’est son prin- En match, le proces-
savent alors, à postériori, s’ils ont fait le bon choix cipal moteur, son carburant sus de développement
(ou non) pour leur enfant. A postériori seulement… pour se montrer assidu aux individuel doit passer
Aussi, comment les aider à prendre “tout de suite” la entraînements, fournir des ef- avant les objectifs de
bonne décision ? Plusieurs facteurs doivent être pris forts, progresser, performer… résultats
en compte, qui vont conditionner l’épanouissement Un club qui sait assurer les
personnel et sportif de l’enfant. Il y a d’abord la dis- conditions d’une telle pratique La notion de plaisir
tance entre le domicile et le club. Plus les deux seront pour ses jeunes membres passe en premier
proches moins le joueur ou la joueuse sera fatigué s’avère forcément un bon pour un enfant dans la
par les trajets, et plus il aura de chances de jouer choix pour les parents. pratique de son sport.

4
S
IDÉES D’ACTIONS FACCEILE
À METTRE EN tPenLAorganisant
telles que le respect, la tolérance ou
ACCOMPAGNEMENT

la solidarité ; par l’attention portée à


nnemen
chacun des enfants (pas seulement 1 Sensibiliser à l’envirochets.
les meilleurs) de façon à nourrir leur une mini-collecte de dé )
ifférents chaque semaine
confiance et à favoriser leur affirma- 2 Créer des binômes (djoueurs ou joueuses
tion de soi ; par sa bienveillance et avec l’objectif que les 2ragent systématiquement,
plus généralement son attitude mo- s’entraident et s’encou affinités.
délisante, etc. Une nouvelle fois, le sa- quelles que soient leurs
les joueurs et joueuses
voir-être de l’éducateur.trice de soccer 3 S’assurer que “tous” semble à la fin de
se révèle être au moins aussi important ramassent le matériel en rentrer aux vestiaires.
que son savoir-faire, compte tenu de son l’entraînement avant de
tition, questionner les
objectif qui consiste à remplir au mieux 4 À la fin de la compé mêmes) sur leurs ressentis,
sa mission d’encadrement en club. enfants (pas toujours les s font preuve d’une
et s’assurer que les autre
écoute active. re,
l d’ av ant match (cris de guer de
L’importance du cadre 5 Crée r un ritue
permettant à chacun
tape dans la main, etc.)d’appartenance au groupe
de fonctionnement ressentir un sentiment
Dans le club de soccer comme dans la (cohésion, solidarité).
vie en général, chacun doit connaître
ses droits et devoirs pour le bien et
le respect de tous. C’est à l’éducateur.trice, dès la reprise, d’instaurer ce
cadre de fonctionnement dont la nature peut être décidée et commentée

, C OM M E
par les enfants, pour une meilleure appropriation (= donner du sens). Une

LE CLU B
idée : faire en sorte qu’il y ait 9 règles de vie puis les matérialiser “au poste”,
comme s’il s’agissait de joueurs.euses, sur une affiche accrochée dans le

U R
vestiaire… Une charte peut aussi être partagée (enfants et parents) qui ser-

ACC ÉLÉ R AT E vira de fil conducteur et de rappel des compétences


sociales requises tout au long de la saison.

DE COM P ÉTE N CE S À RETENIR Des valeurs éduca-


tives telles que le res-

SOCIALES
pect, la tolérance ou la
La vocation du club solidarité sont à inscrire
ne se limite pas à la en fil rouge de l’appren-
pratique et à la progres- tissage à l’échelle d’une
sion des joueurs.euses. saison.
a vocation de nos clubs ne peut pas se limiter uniquement à la pratique Œuvrer à ce que Une attention égale
et à l’apprentissage du soccer. En plus d’œuvrer à ce que les enfants les enfants deviennent doit être portée à chaque
deviennent de bons joueurs.euses, il convient de les aider à devenir de “aussi” de bonnes enfant afin de nourrir
bonnes personnes. Le club de sport, comme l’établissement scolaire, repré- personnes. sa confiance et favoriser
sente un condensé de la société où chacun est amené à développer ses compé- son affirmation de soi.
tences personnelle pour “mieux vivre ensemble.” C’est là que le rôle de ceux qui Le développement des
encadrent s’avère primordial. Outre l’enseignement “technique” qu’il dispense, compétences sociales En club, l’éducateur.
l’éducateur.trice a pour mission de veiller à inscrire la notion d’éducation - passe par l’instauration trice est le référent de
parallèlement à la notion de progression - en fil rouge de son apprentissage. d’un cadre de fonctionne- l’enfant ; son attitude
Comment ? Par l’instauration d’un cadre de fonctionnement clairement défini ment clair, qu’il convient doit s’avérer exemplaire
qu’il lui revient de faire respecter ; par la mise en place d’actions transversales de faire respecter. et modélisante.
à la pratique du soccer, sous forme ludique, permettant d’ancrer des valeurs

6 7
LES É TA PES D E Une physiologie adaptée
ÉTAPES DE LA
ACCOMPAGNEMENT

aux efforts intenses

O P PEM EN T CONSTRUCTION
En dehors de la psychomotricité, aucune qua-

DÉVE L lité athlétique ne requiert un travail spécifique


chez les petits. L’enfant possède dès le départ DES PLUS PETITS
collectif

SE
La construction du jeu et joueuses

.EU
un niveau élevé de souplesse et développe

U EU R
chez les jeunes joueurs 4 étapes

DU JO
naturellement son potentiel aérobie en jouant.
Physiologiquement, “il est bien adapté aux acti- de 6-7 ans s’effectue enentales
consécutives et fondam in d’or-
vités en endurance et sa capacité de récupéra- qui respectent leur besor l’espace
tion entre deux actions intenses est particuliè- ganiser et de structure e leur
rement développée” (Charles Thiébaud et Pierre qui les entoure, ainsi qucial.
eaucoup d’éducateurs.trices et ob- Sprumont - “L’enfant et le sport”). Ce qui ne veut développement psychoso
jeu,
servateurs ont tendance à l’oublier : pas dire qu’il faille chercher à le faire progresser 1 Construire le sens du où le
jusqu’à 6-7 ans, l’enfant ne joue pas c’est-à-dire la direction
dans ce domaine, l’enfant ayant naturellement le ballon.
au soccer ; il joue “avec un ballon”. Son rap- une Puissance Maximale Aérobie proche de son joueur.euse doit amener
de cible
port égocentrique avec l’objet qu’il convoite le maximum. “Il n’y a pas de danger à faire faire un 2 Construire la notion zone où
rt e,
pousse à ne pas coopérer sur le terrain. Faire travail lactique chez un enfant en bonne santé. Si à atteindre (but, po ssentiel
une passe, c’est donner son “jouet” à un autre. danger il y a, c’est uniquement d’un point de vue amener le ballon…), l’eit située
Inconcevable ! Cette focalisation explique le étant que cette cible so…
phénomène de “grappe” autour du ballon, tel
psychologique. Voilà pourquoi c’est déconseillé, au bout du sens du jeu
en plus d’être inutile”. Mais comment être sûr de
un essaim d’abeilles… Rien ne sert ici de crier 3 Construire la notiondifficile car
que les efforts imposés ne soient pas inadaptés ? partenaire . Un e étap e
pour qu’ils se replacent. Ce n’est qu’avec le etient un
temps et l’aménagement de situations de jeu
“Si l’esprit de compétition n’est pas exacerbé par à cet âge, l’enfant entr ” avec le
l’entourage, l’enfant ne dépassera pas de lui-même rapport “égocentrique al à
à l’entraînement que l’enfant va appréhender
ses limites face à l’activité pratiquée”. Dont acte. ballon. Il a donc du mec, c’est le
l’adversaire, prendre conscience de “l’utilité” concevoir que jouer av x
de son partenaire pour gagner, et ainsi adap- donner… D’où le fameu
ter naturellement son comportement sur le phénomène de grappe.
n
terrain… À cet âge et ce jusqu’à 12-13 ans, 4 Construire la notio va poser
l’enfant se trouve dans ce qu’on appelle “l’âge d’adversaire. Ce lu i qu i
car il
d’or des acquisitions”, qui réclame beaucoup les problèmes dans le jeu ose… mais
veut faire la m êm e ch
de répétitions. Les habiletés techniques et
tactiques vont se façonner petit à petit, es- dans le but opposé !
sentiellement à partir de contenus ludiques,
de jeux, en particulier des oppositions à
faible rapport numérique (du 1 contre 1 au
4 contre 4). Ces acquisitions concernent
également les habiletés motrices, ô com-
À RETENIR
des acquisitions” tech- La préformation,
bien importantes dans le développement niques, tactiques mais en U12, marque une
de l’athlète, qui affine son schéma corpo- aussi et surtout motrices, intensification du travail
rel. Les spécialistes s’accordent même à A 6-7 ans, l’enfant qui réclament beaucoup technico-tactique, prépa-
dire qu’à 10 ans, 80 % des habiletés mo- ne joue pas au soccer ; de répétitions. ratoire à l’entrée dans
trices - dont on sait qu’elles sous-tendent il joue avec un ballon. le soccer des “grands”.
les habiletés techniques - sont acquises ! l’éducateur.trice doit en Les habiletés tech-
La préformation, en U12, marque en- prendre conscience et niques et tactiques doivent A partir des U14,
suite une intensification du travail techni- adapter ainsi sa pédagogie. se développer essentielle- il faut introduire de ma-
co-tactique, préparatoire à l’entrée dans ment à partir de contenus nière progressive l’endu-
le soccer des “grands.des”, en U14, avec Jusqu’à 12-13 ans, ludiques, de jeux, en particu- rance-puissance dans
introduction progressive, à ce stade, de l’enfant se trouve dans ce lier des oppositions à faible le développement des
l’endurance-puissance dans le dévelop- qu’on appelle “l’âge d’or rapport numérique. qualités athlétiques.
pement des qualités athlétiques.

8 9
E SURCLASSEMENT ?
NTRE L
ACCOMPAGNEMENT

POUR OU CO de nouvelles compétences, progresser. La contrainte demeure le moteur de


l’évolution ! Attention cependant, car si le fait de complexifier son apprentissage
par le biais du surclassement constitue une option viable, elle peut aussi se ré-
véler contre-productive dans certains cas. En particulier si l’enfant ne fait pas
preuve de suffisamment de maturité et d’affirmation de soi pour pouvoir s’inté-
grer et s’épanouir à l’étage supérieur. Auquel cas la meilleure solution sera de le
ramener dans sa catégorie d’origine.

À RETENIR
Le surclassement reste une
bonne option pour le joueur ou la
joueuse qui fait “trop” de diffé-
rences dans sa catégorie d’âge.

Le sortir de sa zone de
confort en le confrontant à une
plus grande adversité va l’inciter
à développer de nouvelles com-
pétences pour rester perfor-
mant.

UNE QUESTION Qu’est-ce que la “Zone Dans le soccer comme dans


DE MATURITÉ rvole Proximale de Développement” ? la vie en général, la contrainte
est le moteur de l’évolution.
i su La Zone proximale de développement (ZPD)
Surclasser un talent qu Mais la
et enfant est en avance par rapport aux .
sa catégorie, d’accord s’ef- occupe une place centrale dans le processus
autres et fait souvent la différence, seul, démarche doit toujoursclusif de d’apprentissage et dans la relation pédagogique Le surclassement peut
en match ? Le contexte de l’entraînement fectuer pour le bien ex issement entre les “enseignants” les “apprenants”. Il s’agit néanmoins s’avérer
ne lui permet plus de progresser ? La question du l’enfant, de son épanou aucun de la zone dans laquelle ce dernier va mobiliser contre-productif, en particulier
surclassement se pose. L’objectif n’est pas ici de ré- et de sa progression. En vir les toutes ses ressources pour réaliser une tâche si l’enfant n’affiche pas la maturi-
compenser ce joueur.euse - ce n’est pas une promo- cas celle-ci doit venir ser r.trice, donnée. Cette tâche devant déboucher, à terme, té nécessaire.
intérêts d’un éducateuclub.
tion - mais de le ou la sortir de sa zone de confort en d’une équipe ou d’un d’ordre sur des apprentissages ou un stade de com-
le confrontant à une plus grande adversité. Rien de Outre les considérationst est aussi préhension supérieurs. La ZPD est bordée d’un La démarche doit toujours
pire en effet qu’un enfant qui s’ennuie dans sa caté- sportif, le surclassemen . Ne pas côté par la zone d’autonomie où le joueur.euse s’effectuer “au service exclusif”
gorie et/ou se repose uniquement sur ses qualités une affaire de maturitéple, la n’a pas besoin d’aide, du fait de la simplicité de de l’enfant, en accord avec lui et
(innées ou déjà acquises) pour se montrer dominant. sous-estimer, par exems de rester l’action à réaliser mais qui ne génère pas d’ap- ses parents.
En étant surclassé (provisoirement ou pour un temps nécessité pour les jeune aires du
connectés à leurs partenerver le prentissage et, à l’autre extrémité, par la zone
plus long), il va se rendre compte qu’il ne fait plus la même âge afin de cons gement dite de rupture. Cette dernière ne débouche sur
différence aussi facilement. S’il est en avance sur le plaisir de jouer. Un chanest jamais aucun apprentissage non plus, puisque la com-
plan physique, il va devoir trouver d’autres solutions, anticipé de catégorie n’ er en ac- plexité de la tâche est telle que l’apprenant ne
notamment techniques et tactiques, pour rester en anodin et doit s’effectu parents. pourra pas la réaliser avec les ressources dont
réussite. S’il est en avance sur le plan technique, il ne cord avec l’enfant et sesrclasse- il dispose. D’où la nécessité de bien connaître
parviendra plus à effectuer des séries de dribble et En clair, la règle du su tous les
ment ne vaut pas pour ns n’en et évaluer ses joueurs.euses afin de leur
sera contraint d’user de moyens plus collectifs… Dans talents précoces ! Certaicessaire. dispenser l’apprentissage le plus efficient
un cas comme dans l’autre, il va s’adapter, développer ont pas la maturité né s l’envie. à leur épanouissement et progression.
Ou tout simplement pa

10 11
rêt à tirer dans le même sens, à faire cause
ACCOMPAGNEMENT

commune. Le club doit faire du papa et de la IDÉES POUR


IMPLIQUER
maman des “partenaires” de la formation de
leur enfant ! C’est considérer plutôt qu’ignorer,
impliquer plutôt qu’écarter, expliquer plutôt que
dédaigner, écouter plutôt qu’éviter, etc. Certes,
LES PARENTS
ptionnelle-
chacun doit savoir rester à sa place, mais une 1 Leur permettre exce ervenir) à
ment d’assister (sans intatch. Un
collaboration fructueuse et intelligente - au ser- une causerie d’avant-m teur.trice
vice de l’enfant et pour son bien - assure géné- bon moyen pour l’éducaent il
ralement les conditions d’une saison pleinement de leur montrer comm et quels
réussie entre les différents acteurs. s’adresse aux enfants, tendus sur
sont précisément ses atique,
le plan technique, tact
L’importance de physique ou mental.
s indivi-
la réunion de pré-saison 2 Mener des entretienpar saison,
Trop souvent, cette réunion entre les éducateurs. duels, deux à trois fois r le niveau
afin de faire le point su eur.euse,
trices et les parents se limite aux aspects orga- et la progression du jou rtement.
nisationnels et à l’énoncé des droits et devoirs ainsi que sur son compotendus et
de chacun. Si ces éléments demeurent certes De quoi lever les malen de
incontournables, ils gagnent à être complétés par rendre le parent acteurnt.
l’évolution de son enfa
une approche plus “techniciste.” Qu’est-ce qu’on dagogiques
va travailler précisément cette saison ? De quelle 3 Fournir des fiches pé rent sur,
visant à “éduquer” le pa du sommeil
manière ? Et quels seront les attendus, en compéti- par exemple, l’impact enjeux
tion, autour des quatre facteurs de la performance , les
sur la performance les méfaits

LA RELATION
(technique, tactique, physique, mental) ? Cette d’un repas diététique, , le parent
partie plus “spécifique” de la réunion doit permettre du stress, etc. Là encorer un acteur
est encouragé à deveni enfant.
de faire acte de pédagogie auprès des parents à de la progression de son

U R.TRICE -
propos de ce qui sera demander aux joueurs.euses

E
an,

ÉDUCAT
dans les mois à venir. De quoi donner du sens et dé- 4 Une à deux fois par urs
permettre à un ou plusieelier sur la
samorcer d’emblée un certain nombre de futures parents d’animer un at leur faire
séance. L’opportunité dertains

AN T
incompréhensions sources de tensions.

T-EN F
prendre conscience de cede donner

PAREN À RETENIR
celui de l’éducateur.trice a de
grandes chances de desservir
la progression de son enfant.
critères de réalisation, isé la
du sens au travail réal s, de
semaine et, pourquoi pa
susciter des vocations !

l arrive parfois que des éducateurs.trices en viennent à “couper” la rela- Choisir de “couper” la
tion avec les parents, par crainte qu’ils discutent leurs choix, se montrent relation avec les parents
envahissants ou fassent preuve carrément d’ingérence. C’est une erreur. afin de se prémunir de tout Le club doit œuvrer à faire
problème de contestation ou du parent un “partenaire” de
Quelle que soit la compétence ou la renommée de l’éducateur.trice, l’enfant
d’ingérence est une erreur. la formation, en l’écoutant, en
n’aura toujours qu’un seul référent : son papa et/ou sa maman. Ne pas te- l’impliquant… Tout en lui deman-
nir compte de l’existence de cette relation privilégiée entre un parent et son dant de respecter la place qui
enfant, c’est occulter le potentiel pouvoir de nuisance qu’il peut avoir sur son Le papa/la maman reste est la sienne.
apprentissage du soccer. “Potentiel”, car la majorité des parents se com- le principal référent de
portent bien, fort heureusement ! Mais dans certaines situations, hélas, le l’enfant, quelle que soit la
compétence ou la renommée Faire acte de pédagogie
discours tenu dans la voiture ou à la maison vient brouiller le message que
de l’éducateur.trice. (auprès des parents) permet
l’éducateur.trice compétent essaye de transmettre. Ce qui a pour principale de donner du sens à ce qui
conséquence de desservir l’épanouissement et la progression du joueur. est demandé à l’entraîne-
euse. Raison pour laquelle l’éducateur.trice, parents et enfants ont tout inté- Un parent dont le com- ment et en match. Moins
portement ou le discours d’incompréhension = moins
n’est pas en adéquation avec de tensions.
12
9-12 ANSLES
d’exigences). De U9 à U12, la grande priorité au
niveau du développement physique est le déve-
loppement de la littératie physique. Cependant,

CIP A
plus le joueur progresse dans ce niveau, plus il

LES PR IN faut mettre de l’emphase sur le développement


de la vitesse et le début du renforcement à tra-

QUALITÉS À
vers la coordination et des exercices de sauts
et de lutte. Le développement de la capacité se
fera à travers le jeu et la participation active (on
cherche à ce que les joueurs de ces catégories

V E LO P PE R
soient en mouvement au moins 75% du temps

DÉ d’une séance d’entraînement. Mentalement,


l’enfant va naturellement s’endurcir et l’omni-
présence de la compétition dans chaque petit jeu
d’entraînement (comptage des points) doit parti-
À RETENIR
Techniquement, la passe
ciper à développer sa volonté de gagner, face à longue ainsi que les différents
lui-même, mais aussi avec et contre les autres. types de frappe au but font leur
Pendant la préadolescence, sur le plan technique, entrée dans la gamme d’appren-
les nouvelles capacités musculaires permettent tissage.
d’aborder l’apprentissage du jeu long, mais aussi
et surtout d’aiguiser sa technique de frappe au Physiquement, une place
but, dans différentes positions. Mais c’est bien de plus en plus importante
ENTRAINEMENT

d’un point de vue tactique que l’évolution des est accordée au développement
contenus va le plus évoluer à cet âge. L’identifica- des qualités d’endurance
tion des temps et phases de jeu (conservation, capacité pour tendre ensuite
transitions, déséquilibre, etc.) devient essentielle à vers le développement de
la compréhension du jeu et à la coopération entre l’endurance puissance, par
partenaires. Autant de qualités indispensables au le jeu principalement.
passage ensuite vers le soccer à 11.

TACTIQUE :
Mentalement, l’esprit de
compétition doit être aiguisé par
DU 1 CONTRE 1 Il régresse ? C’est normal ! le volonté de gagner/de ne pas

AU 4 CONTRE 4 s tactiques Arrivés à l’âge de 12 ans, certains athlètes se perdre à l’entraînement, en


mettent subitement à stagner voire carrément fournissant les efforts néces-
alité
Le développement des quans réclame régresser. Manque d’implication, de sérieux, saires avec et pour les autres.
chez l’athlète de 9 à 12 ctions avec ses d’envie ? Pas toujours. Parfois, l’explication se
une multitude d’intera s, ainsi qu’une trouve ailleurs et notamment dans les fortes Tactiquement, les temps et
partenaires et adversairentraînement phases de jeu sont à assimilés en
répétition suffisante à l’e de ces nouvelles perturbations (passagères) vécues à la puber-
vue du passage vers le soccer à
pour favoriser l’ancragepondre à cette té. En effet, il est scientifiquement prouvé que
compétences. Afin de ré que les jeux 11. Pour cela, rien de mieux que
si de jeunes athlètes deviennent maladroits et
nécessité, rien de mieux 4 contre 4. Et patauds, cela est lié aux changements profonds
les jeux à effectifs réduits du 1
partir des U10, le joueur.euse entre réduits, du 1 contre 1 au soccer - aux qui interviennent lors de cette période de haute
contre 1 au 4 contre 4.
dans l’antichambre du soccer à 11. pour cause, un match de- est une succes-
quatre coins du terrain opposition réduite turbulence que représente le pic pubertaire.
A l’entrée dans l’adoles-
A ce titre, il convient de le prépa- sion de phases de jeu à qui va rarement L’aspect neurologique, en dépit d’une relative
cence, il se peut que certains
rer petit à petit à appréhender un nouveau (1c1, 2c1, 2c2, 3c2, etc.) A l’entraîne- stabilité, se trouve fortement perturbé par l’évo-
format de pratique (soccer à 7, à 9, à 11), au-delà du 4 contre 4. ts numériques joueurs.euses stagnent voire
lution des aspects morphologiques, produisant
de nouvelles interactions (car plus de parte- ment, ces faibles rappor et joueuses de un véritable déséquilibre du schéma corporel.
régressent subitement. Cela est
naires), un nouvel espace de jeu (terrain plus permettent aux joueursfois ce type de bien souvent dû à un déséquilibre
grand), mais aussi de nouvelles exigences “vivre” de nombreuses la vérité du jeu, Alors, avant de blâmer injustement, apprenez à neuro-morphologique passager
situation très proche dede temps. Pour tenir compte de ce phénomène naturel. Mon- provoqué par la puberté.
sur le plan mental et physique (davantage donc, en un minimum é et efficient. trez-vous compréhensif, rassurant et patient !
un apprentissage accélér

14 15
PLUS D E B A L LO N Exercice
pratique et prise
QUE DU PHYSIQUE
AVEC BALLON,
C’EST POSSIBLE !
LU S
de conscience

P OU R P Faire toucher plus de fois le


ballon aux enfants n’est pas Exit les footings, tours ermit-
rain et autres eff or ts
de ter-
int

T D E
es ! Il

E
uniquement du fait de l’éducateur. tents entre deux coupell ble et

DE PLA IS IR
trice. Cela résulte aussi d’une est tout à fait en visag ea
déve-
prise de conscience des acteurs même recommandé de alités
lopper les différe nt es qu
du jeu. Voici une manière de

N
Qu’il
physiques avec le ballon.

R E S S IO
la provoquer : mettre en place

O G
ac i-

PR
s’agisse de vit esse- viv
une conservation à 5c5 sur 10 urse
té (conduite de balle, co
minutes. Sans le dire aux joueurs. + frappe au bu t, etc .),
rcuit
euses, demandez à 2 adjoints d’endurance capacité (cie puis-
de comptabiliser le nombre de technique), d’ en du ra nc
ême
e plaisir reste le principal moteur du jeune joueur.euse de soccer, quel que ballons touchés par chacun sance (jeux réduits) et me,
durant la séquence. A la fin, de coordination (jonglag peut
soit son niveau. Sans lui, son activité sportive préférée risque fort de se
communiquez les données à voix tennis ballon, etc.), toutule de
transformer en contrainte. Et qui dit contrainte dit difficultés à fournir des être entrepris avec la bore alors
efforts à l’entraînement, à s’investir dans le temps… Alors comment activer au haute et demandez à tous de cuir. Et même s’il s’avè et de
mieux cette notion de plaisir ? Par le climat d’apprentissage, la bienveillance de calculer la différence entre celui plus difficile de quantifierle gain
l’éducateur.trice et l’état d’esprit du groupe, d’accord. Mais aussi et surtout par qui a touché le plus de ballons et personnaliser la charge, d’impli-
celui qui en a touché le moins (à en matière de plaisir et assurera
la présence du ballon ! Cela peut paraître une évidence. Pourtant, il n’est pas cation des joueurs.euses ression.
l’échelle d’une séance compor-
ENTRAINEMENT

rare de voir des exercices physiques (courses), techniques (file d’attente) ou


tant x séquences de 10 minutes, les conditions de la prog
jeux (rapport numérique trop important) ne permettant pas aux enfants de le
toucher suffisamment (ou le toucher tout court). Au détriment de l’implication puis d’une saison comportant x
générale et donc de la progression. L’une des priorités de l’éducateur.trice qui séances…). Qui progressera le
conceptualise son entraînement doit être par conséquent de s’assurer que les plus ? Effet garanti. Questionner
contacts avec la boule de cuir vont être fréquents tout au long de sa séance. ensuite les enfants sur ce qu’il
Comment ? Par l’intégration du ballon dans le travail athlétique ; par la constitu- faudrait faire pour toucher plus
tion de groupes réduits sur les ateliers (10-12 joueurs.euses maximum) ; par de ballons ? Inévitablement, la
la mise en place d’oppositions le plus souvent à faible rapport numérique ; par question des déplacements (être
l’aménagement de jeux avec plusieurs cibles (mini-buts) ; par l’absence de files disponible au porteur) va surgir…
d’attente sur certains ateliers, etc. Plus de plaisir, donc, mais aussi plus de pro-
gression car plus de répétitions (contrôles, passes, frappes, etc.).

À RETENIR
contenus d’entraînement port numérique et avec
proposés. plusieurs cibles, ou encore
l’absence de files d’attente
Le plaisir est le Toutes les qualités sur les ateliers assurent
principal carburant de physiques (vitesse-vivacité, plus de contacts avec le
l’enfant, quel que soit son endurance capacité, ballon.
niveau. Sans lui, moins endu- rance puissance...)
d’efforts, d’investissement peuvent être travaillées
Le nombre de contact
et de progression. avec ballon (de manière
avec le ballon, dans le jeu,
“intégrée”).
peut aussi être augmenté
Cette notion de plaisir par un déplacement plus
peut être activée de Un travail physique efficient des joueurs.euses
différentes manières, à “intégré”, des groupes “sans ballon”. Pour cela,
commencer par l’omnipré- réduits, des oppositions le une prise de conscience
sence du ballon dans les plus souvent à faible rap- est souvent nécessaire.

17
nement pour établir des règles et rassurer ; faire
preuve d’empathie en accordant la même atten-
tion (en qualité et en quantité) à chaque enfant ; fa-
voriser l’enthousiasme et la concentration, ne pas
À RETENIR
être toujours dans la critique et la répression. Une Outre le “savoir-faire”
sorte de code de conduite qui favorisera inévitable- de l’éducateur.trice, le “savoir
ment le climat d’apprentissage pour le bien de tous. être” qui assure les conditions
Pour une pratique sereine qui assure les conditions d’un bon climat d’apprentissage
de l’épanouissement de l’enfant tout en impactant et de pratique se révèle tout
positivement ses qualités. aussi important.

Il se situe au cœur du triangle


Gagner, oui, mais pas pédagogique formé par l’éduca-
à n’importe quel prix teur.trice, l’entraîné.e et l’activité.
La compétition, ingrédient essentiel, s’inscrit dans
un processus de progression où l’adversaire n’est Veiller à développer l’humain
pas un ennemi. Hélas, dans les faits, l’éducateur. autant que le sportif, c’est
trice pense souvent (à juste titre parfois) qu’il sera favoriser l’investissement et la
jugé uniquement sur le fait d’avoir gagné ou perdu montée en compétence des
avec son équipe… D’où la nécessité de se recen- athlètes dans le temps.
trer sur le projet éducatif du club et sa véritable
vocation. Empiler les victoires - même si cela est Six principales règles sont à
ENTRAINEMENT

souhaitable - ne peut en aucun cas devenir l’objet respecter : connaître son public
social prioritaire. Ce n’est pas la finalité en plus (ses joueurs.euses) et se connaître

S P OU R
d’être très réducteur. Les objectifs de moyens soi-même, changer sa perception

R ÈGLE (“comment” performer) doivent toujours demeu- de la compétition, accorder un


rer prioritaires aux objectifs de résultat. statut positif à l’erreur, poser un

T
cadre de fonctionnement, faire

ON C L IM A
preuve d’empathie, favoriser

UN B
l’enthousiasme et la concentration.

S S AG E
Se recentrer sur le projet

D’APPR E NTI
éducatif du club et sa véritable
vocation, plutôt que de se focaliser
les résultats. Prioriser les objec-
tifs de maîtrise et de moyens.

eaucoup d’éducateurs.trices se focalisent sur leur “savoir-faire” pour


encadrer du mieux possible leur joueurs.euses dans une démarche de
progression. Ils sont beaucoup moins à accorder autant d’importance
à leur “savoir être” dans une démarche d’épanouissement… Or, l’un ne va pas
sans l’autre. Assurer les conditions d’une pratique positive qui veille à dévelop-
per l’humain autant que le sportif, c’est favoriser l’investissement et la montée
P ” D E L ’É D U C A T E U R .T R ICE
LES 3 “C” ET LEdeS pr3atiqu“ e se situe au cœur du triangle pédagogiqauuecentre
en compétence des athlètes dans le temps. Mais comment optimiser ce climat
d’apprentissage ? Par l’établissement de six règles principales à toujours avoir
en tête et à respecter : la connaissance de son public (les enfants de sa catégo- et ant
Le climat d’apprentissagerice, l’entraîné.e et l’activité. Il vise à placer l’enfson projet, et
rie) et de soi-même (ses propres attentes et émotions) ; changer sa perception formé par l’éducateur.t plus que jamais acteur de sa performance, de at d’apprentis-
de la compétition, sans la renier, mais en priorisant les objectifs de maîtrise aux de la pratique, devenant de la bienveillance de son encadrement. Le climur le résumer,
objectifs de résultat ; accorder un statut positif à l’erreur qui demeure un “outil” bénéficiant pour ce faire motivationnel de l’enfant et son bien-être. Po e ; Confiance)
indispensable à l’apprentissage et à la progression ; poser un cadre de fonction- sage impacte le processus “C” de l’éducateur.trice (Compétence ; Consciencdu joueur.euse).
on peut évoquer les trois laisir de jouer ; Progrès ; Participation (active)
ainsi que les trois “P” (P
18
DU JEU SANS BALLON L’appel déclenche

CE
la passe

L’IMPORTAN
Au soccer, qui commande ?
Celui qui a le ballon ou celui qui le
l’adversaire à qui il sera d’autant plus facile de dé- réclame ? Cette question met en
fendre. Le jeu sans ballon crée les conditions de l’in- avant la notion d’appel de balle,
certitude, fait émerger la solution au porteur dans qui va de pair avec celle de dé-
le but de créer du déséquilibre et de porter le dan- marquage et de “jeu sans ballon”.
ger, mais permet aussi d’empêcher la progression Seulement voilà, le démarquage
adverse et de resserrer les lignes pour favoriser la n’a rien de si naturel et de si
récupération collective du ballon. Mais comment dé- évident. Car être plusieurs à se
velopper cette “qualité” autrement que par la prise déplacer dans un espace libre
de conscience ? Le Barça, par exemple, en a fait une afin de se rendre disponible au
véritable marque de fabrique au sein de son acadé- porteur sous-entend forcément
mie où tous les athlètes ont pris l’habitude, depuis qu’il n’y en aura qu’un qui rece-
leur plus jeune âge, de rester “connectés” au jeu, vra effectivement la boule de
sans jamais s’arrêter. La réponse est dans cet ADN cuir… Pas les autres, qui seront
de la Masia : sensibiliser l’enfant, dès les plus petites peut-être moins enclins la fois
catégories, à ne pas se déplacer par “intermittence” d’après à se déplacer “pour rien.”
mais à toujours assurer la continuité du jeu. Tout l’enjeu pour l’éducateur.trice
consiste à faire comprendre à
ses joueurs.euses,
ENTRAINEMENT

1/ que c’est l’appel qui dé-


À RETENIR clenche la passe et non l’inverse ;
2/ que les déplacements
Sur un match de 90 minutes, un joueur. incessants ne sont pas inutiles.
euse a le ballon entre les pieds en moyenne Ils permettent non seulement
deux à trois minutes. Le reste du temps, il de proposer plusieurs solutions,
se déplace… mais aussi de créer de l’incerti-
tude pour l’adversaire qui aura
Offensivement, le jeu sans ballon permet plus de mal à défendre.
d’offrir davantage de solutions au porteur, en

LES JEUX À TOUCHES


créant de l’incertitude pour l’adversaire.

A votre avis, sur un match de 90 mi-


nutes, combien de temps, en moyenne,
DE BALLE LIMITs ÉeffiEcaSces pour Défensivement, il a pour vocation
d’anticiper collectivement la perte de balle,
plu
L’une des manières les placer sans ballon de s’opposer à la progression adverse et de
un joueur.euse a-t-il le ballon entre les pieds” ? inciter l’e nf ant à se dé
e de touches
A cette petite devinette, vos protégés seront est de limiter le nombrrce que dans le favoriser la récupération du ballon.
sans doute surpris d’apprendre que la réponse de balle. Pourquoi ? Pa n, les parte-
est 2 à 3 minutes. “Cela veut-il dire qu’on ne joue but de conserver le ballolle n’auront pas A l’entraînement, une des manières les
pas au soccer les 87 à 88 minutes restantes ? naires du porteur de ba i proposer des
d’autres choix que de lue transmettre le plus efficaces pour inciter l’enfant sans
Si. Alors qu’est-ce que l’on fait ? C’est ça, on
solutions afin qu’il puiss trois touches de ballon à se déplacer est de limiter le nombre
se déplace…” Quoi de mieux, pour inciter vos ballon en une, deux oussible pour lui de de touches de balle pour le porteur.
joueurs.euses à se mouvoir, que de leur faire balle maximum. Impo cependant à ne
prendre conscience, dans un premier temps, le conserver. Attention “contrainte” Un enjeu fort pour l’éducateur.trice
de l’importance du “jeu sans ballon” ? Sans lui, pas abuser de ce type dece également à consiste à faire comprendre à ses joueurs.
pas de jeu collectif qui tienne. Sans cette volon- afin de laisser de la plante le jeu “libre” euses que c’est l’appel qui déclenche la
té de créer du mouvement autour du porteur, la “vérité” que représe ssion de la
pour favoriser la progre de l’espace se passe et que les déplacements incessants
les solutions de ce dernier s’amenuisent et le technique. L’occupationent et que cela ne sont jamais inutiles.
jeu de votre équipe devient bien trop lisible pour développe progressivem e.
demande de la patienc

20
6
N’animez pas votre séance au pas de course UN MATÉRIEL
dans le but d’y faire “rentrer” tout ce que vous
aviez planifié. Fixez-vous un ou deux points clés par COLORÉ ET
thème et n’en variez pas. CLAIREMENT
7
Prévoyez un début de séance dans lequel le ou DISPOSÉ
les enfants retardataires pourront s’incorporer Les éducateurs.trices
facilement, sans compromettre l’organisation. ont souvent tendance à
sous-estimer l’effet d’untallé

CONSEILS
8
Ne donner que les consignes essentielles avant matériel clairement ins ,
un exercice afin de mettre les joueurs.euses en et mis en valeur (couleur
action le plus rapidement possible. Après cette pre- disposition, nature de tion
mière “phase de découverte”, vous pourrez alors ap- l’objet…) sur la motiva r

POUR
porter de nouvelles règles. des joueurs.euses à entre
dans la séance. Surtout
Maintenez la concentration des enfants pendant chez les plus jeunes qui ent
9 font le lien inconsciemm ”,

OPTIMISER
les temps faibles en leur demandant de poser
systématiquement les ballons lorsque vous intervenez entre “couleurs” et “jeux lés
habitués aux jouets bario
devant eux. depuis leur tendre en- une
Systématisez et faites respecter un protocole fance. Or, rappelons-le le
10 nouvelle fois, le plaisir estant

VOTRE
de fin de séance commun à tous les joueurs.
premier moteur de l’enf
euses, afin que cela ne soit pas toujours les mêmes, qui joue au soccer. Alorsver !
par exemple, qui ramassent le matériel. tout est bon pour l’acti
ENTRAINEMENT

SÉANCE
Ne pas 1
Terminer l’installation des ateliers au moins
insister si ça ne 10 minutes avant le début de l’entraîne-
ment. Cela permet à l’éducateur.trice d’entrer se-
fonctionne pas reinement dans sa séance et de se tourner pleine-
Les éducateurs.trices expéri-
ment vers l’accueil des enfants.
mentés se montrent capables de
switcher rapidement dans le cas Préparer l’approvisionnement en ballons, en
où un exercice ne fonctionne pas. 2 particulier pour les jeux et ateliers se termi-

À RETENIR
Rien ne sert de s’entêter. Mieux nant par une frappe. Le but : éviter les temps Toujours privilégier la
vaut adapter immédiatement morts et les renvois de ballons gênants. qualité à la quantité dans le
le contenu afin de conserver contenu d’entraînement qui
Anticiper toute absence de dernière minute est proposé.
un maximum d’investissement 3 d’un.e collègue éducateur.trice. Comment ?
Se délester au maximum
de l’organisation de la
de la part des enfants, plutôt que
En réfléchissant en amont au remplacement d’un séance (pose du matériel Favoriser la mise en
de vouloir “passer en force”, faire
des ateliers prévus par une situation où les notamment) afin de se mon- action rapide des joueurs.
“ce qui était prévu”, au risque
joueurs.euses seront en quasi-autonomie. trer immédiatement disponible euses par une courte présen-
de revoir la qualité de la séance à
physiquement et mentalement tation de la séance et des
la baisse. N’oubliez pas que l’édu- Distribuez les dossards en début de séance
cateur.trice débutant.e cherche 4 afin de gagner du temps pendant la séance.
pour les enfants. consignes de départ minima-
listes sur les ateliers.
à se rassurer, tandis que l’éduca-
Ne laissez pas le groupe inactif trop long-
teur.trice confirmé rassure 5 temps en début de séance (appel des pré-
Pour l’éducateur.trice, il
s’agit souvent d’anticiper Eviter les temps morts
ses joueurs.euses...
sents, présentation trop longue, etc.). des “imprévus prévisibles” afin sur et entre les ateliers (appro-
de réussir chacune de ses visionnement des ballons,
séances. constitution des groupes, etc.)
22
E JEU
Avoir la même
D
banc ! Il en va de la responsabilité et de la bienveil-

LES T EM PS considération
lance des encadrants. Moins évident à gérer, l’at-
tribution des postes avant et pendant la rencontre.
Bien sûr, chaque joueur.euse a ses préférences et pour tous

S TES
Il est tentant pour l’édu-

S P O
il est admis que tous et toutes se montrent plus

ET LE
ou moins habiles et efficaces dans certaines zones cateur.trice de faire en-
du terrain. Seulement voilà, jusqu’à ce que l’on trer son élément le plus
assiste réellement à une spécialisation au poste, faible lorsque le score
généralement à partir de l’entrée dans le soccer est déjà acquis ou de le
à 11, la polyvalence doit être de mise. En effet, positionner systémati-
chaque joueur.euse doit appréhender régulièrement quement sur un côté afin
d’autres responsabilités sur le terrain, d’autres es- d’éviter qu’il ne perde
paces et formes de déplacements, d’autres angles des ballons “chauds”
de passe, etc. Comme à l’école où l’enfant aborde dans l’axe du terrain. Il
dans un premier temps toutes les matières afin de s’agit d’une erreur. L’en-
se constituer un “bagage” général et fondamental fant n’est pas dupe et, en
avant d’affiner la nature de son apprentissage avec plus des difficultés (peut-
les années, la logique est similaire en soccer. Reste être seulement passa-
à l’expliquer aux joueurs.euses. Et à leurs parents. gères) qu’il éprouve balle
au pied, il aura moins de
chances que les autres
de progresser (car il

À RETENIR se cantonne au même


rôle) et risque une perte
de confiance qui peut
Chez les jeunes, à un niveau amateur, remettre en cause son
l’éducateur.trice doit assurer le même désir de pratiquer le
temps de jeu pour tous, indépendamment
soccer en club.
des qualités de chacun.

L’élément le moins en avance ne doit pas


entrer en jeu uniquement lorsque le score est
favorable, ni systématiquement sur un côté.
GARDIEN : PAS DE
SPÉCIALISATION Jusqu’au soccer à 11, il est recomman-

AVANT 10-12 ANS


dé de faire connaître tous les postes aux
enfants de façon à ce qu’ils appréhendent
de 7, 8 ou
Difficile pour un enfant réellement d’autres espaces, d’autres types d’efforts,
COMPETITION

e
9 ans d’avoir conscienc és qui d’autres responsabilités, d’autres angles de
oilà deux notions qui posent souvent
question aux parents ainsi qu’aux enfants des exigences et spécificitrdien de passe, etc.
eux-mêmes. Les temps de jeu en compé- entourent le poste de galle ils sont
but. Raison pour laque ns les
tition et les postes occupés sur le terrain peuvent beaucoup à démarrer dale champ Il est important d’expliquer ce fonction-
être source d’incompréhension et de tension. buts avant de finir dans ! Face à nement (temps de jeu et postes) aux joueurs.
Pourtant, s’agissant des premiers cités, la règle deux, trois ans plus tard érable de euses ainsi qu’à leurs parents, afin de préve-
devrait être toujours la même : dans le soccer des un tel constat, il est préf rs.euses nir toute incompréhension et tension.
jeunes et à fortiori à un niveau amateur, l’éduca- faire “tourner” les joueu faire
teur.trice doit assurer le même temps de pratique dans les buts, histoire defutures
naître pourquoi pas de pant les En club, les enfants peuvent évoluer
pour tous, indépendamment du talent de chacun. vocations, tout en dévelop ctiques)
dans les buts à tour de rôle, ce qui aidera
Pas question de laisser le meilleur élément sur le habiletés technique (et tachamp. à faire naître des vocations tout en dévelop-
terrain tandis que celui qui éprouve plus de difficul- le
des futurs goals dans rtantes pant leurs qualités dans le champ.
tés se morfond une grande partie du match sur le Qualités ô combien impos jours.
dans le soccer à 11 de no

24
COMBATTRE
lement l’athlète dans la compétition et créer les
conditions de la motivation. Pour que le propos
soit à la fois synthétique, cohérent et impactant,
l’éducateur.trice doit bien la préparer. Pour finir,
LA ROUTINE
rappelons qu’il peut être judicieux d’utiliser des A chaque avant-match
sa causerie. Autant s
supports visuels tels que la vidéo afin d’éveiller dire que ce rendez-vou
l’intérêt des jeunes joueurs.euses, très sensibles ritualisé se répète
au monde de l’image. Enfin, rappelez-vous que si maintes fois à l’échelle
une bonne causerie ne permet pas de “gagner” d’une saison. Au risque
un match, elle représente une mise en condition de finir par ennuyer
qui favorise la capacité des joueurs.euses à exploi- les enfants et d’altérer
par conséquent son
ter au maximum leur potentiel. “efficacité.” Aussi, il est
conseillé à l’éducateur.
trice d’en faire varier
Langage verbal et non verbal régulièrement la forme
“Ce que vous êtes crie plus fort que ce que vous pour surprendre et
dîtes.” Voilà une citation qui colle parfaitement à combattre la routine.
l’exercice de la causerie où l’éducateur.trice est Comment ? En intro-
duisant de la vidéo, en
en “représentation.” En d’autres termes, le mes- adoptant un ton très
sage qu’il adresse n’est pas seulement formulé différent, en faisant
par des mots ; il est aussi incarné par une voix, intervenir une autre t
des gestes, une posture… En avoir conscience personne, en changean
revient à effectuer un premier pas vers une le lieu de la causerie,
démarche de progression. D’où l’importance etc. Faites preuve de
créativité !
pour l’éducateur.trice de bien préparer sa
causerie, sur le fond comme sur la forme !

LA C AU SER IE
D’AVAN T-M AT C H À RETENIR
Chez les plus jeunes,
7 à 10 minutes, a aussi pour
vocation de faire basculer
mentalement l’enfant dans la
compétition et créer les
la causerie se limite à poser conditions de la motivation.
COMPETITION

hez les plus jeunes, la “causerie” doit être réduite à sa plus simple ex- le cadre, instaurer un climat
pression. Inutile de se lancer dans de grands discours ni parler “tac- positif et à susciter l’enthou-
tique” ! L’enfant veut simplement aller jouer, sans contraintes ni “boule siasme. Pas de discours Lorsqu’on s’adresse à
technique ! ses joueurs.euses avant un
au ventre” comme s’il devait “passer un examen…” Ici, l’objectif de l’éducateur.
match, le message n’est pas
trice se limite à (re)poser le cadre de la pratique, à instaurer un climat bien- seulement véhiculé par des
veillant, sécurisé, à créer l’enthousiasme et à rappeler certaines règles de A l’approche du soccer à mots ; il est aussi incarné par
bonne conduite. Plus tard, lorsqu’on approche du soccer à 11, la causerie va 11, la causerie prend une une voix, des gestes, une
revêtir progressivement un caractère plus pédagogique. Il est alors utile, par tournure plus pédagogique. posture…
exemple, de rappeler ce qui a été travaillé la semaine afin de fixer les objectifs Elle sert notamment à fixer
de moyens sur le match (ce qu’on attend des joueurs.euses). Cette interven- des objectifs de moyens en
faisant le lien avec ce qui a Changer régulièrement
tion qui se tient généralement quelques instants avant le match ne doit pas la forme de la causerie
durer plus de 7 à 10 minutes (au-delà, l’enfant entend mais n’écoute plus)... été travaillé la semaine.
permet de surprendre les
La causerie est aussi un rituel dont la vocation est de faire basculer menta- joueurs.euses, d’éveiller leur
La causerie, qui intérêt et ainsi de combattre
ne doit pas excéder la routine.
26
“BIEN FAIR E” D E Respecter
“tous” les
acteurs

LA CO M P ÉT ITIO N du jeu
“Bien faire” de la
compétition n’est pas
seulement à mettre
en lien avec ce qui est
ans les catégories de jeunes, la produit sur le terrain
compétition est-elle une finalité, en vue d’obtenir un
l’aboutissement du travail réali- résultat. C’est aussi
sé la semaine à l’entraînement ? La ré- un comportement
ponse est non. Elle représente un “outil” à adopter, au sens
mis au service de l’épanouissement, de large, qui doit aller de
la progression et du plaisir des joueurs. pair avec
euses. Bien sûr, il est normal de vou- le rôle éducatif et so-
loir s’imposer à l’adversaire et gagner. cial du club de soccer.
Comme dans toute discipline sportive, Ainsi, le respect du
la pratique du soccer accouche d’un partenaire, de l’adver-
gagnant et d’un perdant. Il ne s’agit saire, des éducateurs.
pas de le renier. Simplement, le simple trices, de l’arbitre et
fait de “dédramatiser” la compétition des parents sont des
auprès de l’enfant et de ses parents critères essentielles
va avoir un impact très positif sur la haut de ses priorités, puis de gesticuler et crier à la bonne pratique.
prise de risque et d’initiative sur le depuis le bord du terrain à la moindre occasion L’éducateur.trice doit
terrain, sur la capacité à tenter des ratée ! “Bien faire” de la compétition, c’est aussi et y veiller et ne pas ou-
choses sans craindre de se tromper, avant tout savoir gérer ses émotions. L’éducateur. blier de souligner tout
etc. Restent l’envie de “jouer” et de trice qui a peur transmet sa peur ; il ou elle trans- comportement fair-
se faire plaisir ! Autant d’éléments met cette forme de nervosité sur le terrain… A play ou au contraire
favorables à la progression des l’inverse, si l’enfant perçoit qu’il peut prendre part répréhensible. Cela
jeunes athlètes. L’éducateur.trice, au match en toute sérénité, avec la bienveillance entre complètement
par son discours et sa posture est de l’encadrement et de ses proches, alors il évo- (aussi) dans le cadre
le premier responsable de ce cli- luera sans retenue, sans inhibition, et donnera sa de sa mission.
mat de pratique. Pas question de pleine mesure.
hisser la notion de plaisir tout en
COMPETITION

À RETENIR
la renier, a un impact Crier depuis le bord
E ?
CRIER, POUR QnaUlesOonI tFpeArmIR
positif sur la prise de du terrain s’avère le plus
risque et d’initiative sur le souvent inutile voire
is de démontrer que La compétition terrain, sur l’envie de contre-productif.
Plusieurs études internatiors. trices
touche
qui vocifèrent depuis la évé- est avant tout un “outil” “jouer” et de se faire
la plupart des éd ucat eu ce aux
e forme d’impuissance fa mis au service de l’épa- plaisir.
expriment en réalité un o à leur manque de compétence ? Sans nouissement, de la Bien faire de la
nements. Des cris en éch ’en plus d’être inutiles, ces hurlements compétition, c’est aussi
doute. Toujours est-il qu efficients voire contre-productifs. progression et du plaisir
s’avèrent à la fois contre- pas. des joueurs.euses Par son discours un comportement à
u de l’action , un en fant entend mais n’écoute et sa posture, l’éducateur. adopter qui va de pair avec
Dans le fe e de son
se rend compte de la colèr
Et quand bien même il peur et la perte de confiance guettent, trice est le premier res- le rôle éducatif et social du
éducateur.trice, alors la réalisation d’une performance… Voilà “Dédramatiser” ponsable de ce climat club, dans le respect de
allant à l’encontre de lanseillé de s’adresser calmement à ses la compétition, sans de pratique. tous les acteurs du jeu.
pourquoi il est plutôt co temps mort ou à la pause.
joueurs.euses pendant un

29
ce qui ne fonctionne pas ou n’a pas LE CANAL +/ qu-e m/enta+le à adopter
fonctionné. Pour lui et ses joueurs. sti
Voici une petite gymna ire accepter la critique : dé-
euses, il s’avère tout aussi important qui permet de m ieu x fa e
aspect positif, poursuivr
de renforcer les acquis en soulignant marrer sa phrase par un qui a été commise , pu is
ce qui est ou a été bien réalisé, tant en soulignant l’erreur ment positif. En pratique,
individuellement que collectivement. conclure par nouvel élé “Tom, tu as une bonne
Une démarche qui participe inévita- voilà ce que cela donne : longue est ratée parce que
frappe ; mais ici ta passe le temps de lever la tête
blement à faire de la séance et du tu t’es précipité ; prendsettront d’être beaucoup plus
match un “bon moment” à passer. et tes qualités te perm mieux que : “Tom, ta passe
De quoi permettre à l’enfant de ten- précis.” C’est beaucoup s la tête !”
ter sans peur de se tromper. Bref, de est ratée, tu ne lèves pa
prendre du plaisir et de progresser !

Questionner pour mieux enseigner


Non seulement l’erreur n’est pas un problème en soi mais elle constitue une
véritable opportunité pour l’éducateur.trice dans le processus d’apprentissage
de l’enfant. Par exemple, à la mi-temps ou à la fin d’un match, elle lui permet
non pas de dire au joueur.euse ce qu’il ou elle aurait dû faire, mais de l’inciter
à trouver la réponse tout.e seul.e. C’est la pédagogie du questionnement.
La démarche est tout aussi valable à l’entraînement et permet d’ancrer
plus facilement une solution dès lors qu’elle provient de l’enfant lui-même.

L’ERREUR À RETENIR

M E O UTIL
L’erreur est un “matériau” utile à la

COM
construction des compétences, quel que
soit le domaine.

D’APPR EN TIS SA GE Inhiber un enfant en lui donnant l’im-


pression qu’il n’a pas le droit à l’erreur est
la pire des postures à adopter.

ous avons déjà eu l’occasion de le répéter à plusieurs reprises dans Ne pas se concentrer uniquement
COMPETITION

sur les erreurs, mais renforcer aussi les


ce document : l’erreur est un “matériau” utile à la construction des
acquis en soulignant ce qui est ou a été
compétences, que ce soit dans la vie personnelle, dans le parcours bien réalisé.
professionnel, ou dans la pratique d’un sport de compétition ! Celui qui ne tente
pas ne se trompe jamais ; mais celui qui ne tente pas ne progresse pas… Voilà
pourquoi le fait d’inhiber un enfant en lui donnant l’impression qu’il n’a pas le Le canal “+/-/+” permet de mieux
droit à l’erreur est très certainement la pire des postures pédagogiques à faire accepter la critique. A expérimenter !
adopter pour l’éducateur.trice de soccer. Il ne s’agit pas ici de favoriser l’erreur
mais de l’accepter pour ce qu’elle est : un échec transitoire vers l’apprentis- L’erreur représente l’opportunité
sage et la réussite. A condition de savoir la relever et la corriger correctement pour l’éducateur.trice non pas de dire à
au bon moment. A condition aussi de ne pas se focaliser uniquement sur elle ! l’enfant ce qu’il aurait dû faire, mais de
Car la nécessaire prise d’initiative (qui génère de l’erreur) réclame aussi une l’inciter à trouver la réponse par lui-même.
bonne dose de confiance en soi. Aussi, que ce soit pendant ou après l’entraî- C’est la pédagogie du questionnement
nement, le match, l’éducateur.trice ne doit pas se concentrer uniquement sur

30
LA BONNE CONDUITE
PARENT, LE GUIDE DE Ce qui revient à dire qu’il tentera moins, fera preuve de moins d’initiatives,
le tout aux détriments de sa progression. C’est ce qu’on appelle le “joueur
Est-ce que tu t’es bien amu- d’entraînement.” Celui qui brille la semaine dans l’intimité de la séance, mais
sé ?” Voilà la première ques- qui se recroqueville le week-end sous le regard possiblement réprobateur
tion centrale et fondamentale que de ses proches. Quel dommage !
tout parent devrait poser à son en-
fant à la fin de chaque entraînement
et match de soccer. Exit le résultat
ou les statistiques individuelles  ! L’éducateur.trice entraîne, À RETENIR
Le papa et la maman doivent faire le parent encourage La première interrogation
comprendre très tôt à leur proté- Cela peut paraître une évidence mais la réalité d’un parent vis-à-vis de son
gé que le plaisir constitue la princi- est parfois tout autre. Trop souvent, des parents enfant après un match de
pale ressource dans laquelle il peut ne peuvent s’empêcher de “téléguider” leur soccer devrait toujours de savoir
puiser à coup sûr pour progresser enfant depuis le bord du terrain en leur donnant s’il s’est bien amusé, quel que
et performer dans son sport favo- des consignes pas toujours opportunes… Pro- soit le score ou les statistiques.
ri. Une posture qui réclame par blème, l’enfant est “programmé” pour obéir à
ailleurs de se monter cohérent son papa et à sa maman ; il aura donc tendance En compétition, le parent
durant la compétition. Ce qui re- à suivre leurs directives alors que celles-ci sont est là pour encourager et
vient à encourager et valoriser peut-être en total contradiction avec celles de valoriser, pas pour pester ou
les bonnes actions depuis la tri- l’éducateur.trice ! Or, jusqu’à preuve du contraire, blâmer. Sa présence doit rassu-
bune, plutôt que de pester et blâ- la compétence “technique” est à mettre au rer et non pas être source de
mer les erreurs commises sur le crédit de ce dernier ou cette dernière… pression !
terrain. La présence des parents
doit rassurer les jeunes joueurs. Un enfant qui joue en ayant
euses et non pas constituer une le sentiment de “passer un
source de pression supplémen- examen” devant ses parents
taire ! La fameuse peur de mal restera dans sa zone de confort
faire et d’être jugé… Un enfant afin d’éviter au maximum les
qui joue en ayant le sentiment erreurs qui pourraient lui être
de “passer un examen” devant reprochées. Aux détriments de
ses parents restera dans sa sa progression.
zone de confort afin d’éviter
COMPETITION

au maximum les erreurs qui Eviter de “téléguider”


pourraient lui être reprochées. son enfant depuis le bord
du terrain en lui donnant des
consignes qui peuvent s’avérer
en contradiction à celles de
, MON FILS !
TU SERAS CHAMPIONssit l’éducateur.trice !
e par procuration ?
réu
Connaissez-vous le syndrôme de git d’une dérive dans laquelle
s’a
Bien connu en psychologie, il sur-stimulent les talents et la Gare au syndrôme de réus-
les parents sur-investissent et le domaine sportif (mais pas site par procuration qui
réussite de leurs enfants dans à une attitude excessive dans le conduit les parents à une atti-
que) au point de les conduire passer au second plan la notion tude excessive dans le suivi de la
suivi de la pratique et à faire procuration mène le plus pratique de leur enfant, faisant fi
d’épanouissement. Ce destin par de la pratique lorsque l’enfan
t de la notion d’épanouissement.
souvent à l’échec et à l’arrêt stoire” n’est pas la sienne mais
prend conscience que cette “hi
celle de ses parents.
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