Fiches Conseils Off
Fiches Conseils Off
U9-12
15 FICH ES CO N S EILS
POUR U N M E ILLE U R
DÉ VEL OPP EM E N T
ACCOMPAGNEMENT
Choisir le bon club (ce qui fera qu’il arrêtera
1 ou continuera par la suite)
Faire du club un accélérateur
2 des compétences sociales
Les étapes de développement
3 de l’enfant / joueur.euse
Pour ou contre
4 le surclassement ?
La relation éducateur.trice-parent-joueur.euse
5 (accompagner la progression de l’enfant)
ENTRAINEMENT
Les principales qualités
6 à développer entre 9 et 12 ans
Plus de ballon pour plus
7 de plaisir et de progression
Le climat
8 d’apprentissage
L’importance du mouvement
9 ou « jeu sans ballon »
Les 10 conseils d’une séance
10 réussie (organisation, animation...)
COMPÉTITION
Les temps de jeu /
11 Les postes
La causerie
12 d’avant-match
Bien faire de la compétition
13 (état d’esprit, plaisir...)
L’erreur comme outil d’apprentissage
14 (réhabiliter le statut)
Parents, le guide de bonne conduite
15 (pratique libre)
CHOISIR avec ses copains et copines. Le deuxième facteur, ERREURS
À ÉVITER
ACCOMPAGNEMENT
B
fondamental, est le savoir-être de l’encadrement.
E BON C LU
Des éducateurs.trices accueillants, enthousiastes,
À RETENIR
La fidélité des
membres est le premier
critère de réussite et de
qualité d’un club.
Le savoir-être de
l’éducateur.trice permet
l’instauration d’un bon
climat d’apprentissage.
u’est-ce qu’une saison réussie dans le soc- Le plaisir
cer de base ? La réponse à cette question comme carburant L’erreur ne doit pas
théorique est d’ordre pratique : le taux de On a tendance à l’oublier, être sanctionnée mais
renouvellement du membership. Le fait pour un en- mais la première chose que utilisée comme un outil
fant de vouloir revenir (ou pas) la saison suivante re- l’enfant recherche dans la de progression.
présente en effet le premier critère de réussite pour pratique de son sport, c’est le
le club, mais aussi pour les parents ! Ces derniers plaisir de jouer. C’est son prin- En match, le proces-
savent alors, à postériori, s’ils ont fait le bon choix cipal moteur, son carburant sus de développement
(ou non) pour leur enfant. A postériori seulement… pour se montrer assidu aux individuel doit passer
Aussi, comment les aider à prendre “tout de suite” la entraînements, fournir des ef- avant les objectifs de
bonne décision ? Plusieurs facteurs doivent être pris forts, progresser, performer… résultats
en compte, qui vont conditionner l’épanouissement Un club qui sait assurer les
personnel et sportif de l’enfant. Il y a d’abord la dis- conditions d’une telle pratique La notion de plaisir
tance entre le domicile et le club. Plus les deux seront pour ses jeunes membres passe en premier
proches moins le joueur ou la joueuse sera fatigué s’avère forcément un bon pour un enfant dans la
par les trajets, et plus il aura de chances de jouer choix pour les parents. pratique de son sport.
4
S
IDÉES D’ACTIONS FACCEILE
À METTRE EN tPenLAorganisant
telles que le respect, la tolérance ou
ACCOMPAGNEMENT
, C OM M E
par les enfants, pour une meilleure appropriation (= donner du sens). Une
LE CLU B
idée : faire en sorte qu’il y ait 9 règles de vie puis les matérialiser “au poste”,
comme s’il s’agissait de joueurs.euses, sur une affiche accrochée dans le
U R
vestiaire… Une charte peut aussi être partagée (enfants et parents) qui ser-
SOCIALES
pect, la tolérance ou la
La vocation du club solidarité sont à inscrire
ne se limite pas à la en fil rouge de l’appren-
pratique et à la progres- tissage à l’échelle d’une
sion des joueurs.euses. saison.
a vocation de nos clubs ne peut pas se limiter uniquement à la pratique Œuvrer à ce que Une attention égale
et à l’apprentissage du soccer. En plus d’œuvrer à ce que les enfants les enfants deviennent doit être portée à chaque
deviennent de bons joueurs.euses, il convient de les aider à devenir de “aussi” de bonnes enfant afin de nourrir
bonnes personnes. Le club de sport, comme l’établissement scolaire, repré- personnes. sa confiance et favoriser
sente un condensé de la société où chacun est amené à développer ses compé- son affirmation de soi.
tences personnelle pour “mieux vivre ensemble.” C’est là que le rôle de ceux qui Le développement des
encadrent s’avère primordial. Outre l’enseignement “technique” qu’il dispense, compétences sociales En club, l’éducateur.
l’éducateur.trice a pour mission de veiller à inscrire la notion d’éducation - passe par l’instauration trice est le référent de
parallèlement à la notion de progression - en fil rouge de son apprentissage. d’un cadre de fonctionne- l’enfant ; son attitude
Comment ? Par l’instauration d’un cadre de fonctionnement clairement défini ment clair, qu’il convient doit s’avérer exemplaire
qu’il lui revient de faire respecter ; par la mise en place d’actions transversales de faire respecter. et modélisante.
à la pratique du soccer, sous forme ludique, permettant d’ancrer des valeurs
6 7
LES É TA PES D E Une physiologie adaptée
ÉTAPES DE LA
ACCOMPAGNEMENT
O P PEM EN T CONSTRUCTION
En dehors de la psychomotricité, aucune qua-
SE
La construction du jeu et joueuses
.EU
un niveau élevé de souplesse et développe
U EU R
chez les jeunes joueurs 4 étapes
DU JO
naturellement son potentiel aérobie en jouant.
Physiologiquement, “il est bien adapté aux acti- de 6-7 ans s’effectue enentales
consécutives et fondam in d’or-
vités en endurance et sa capacité de récupéra- qui respectent leur besor l’espace
tion entre deux actions intenses est particuliè- ganiser et de structure e leur
rement développée” (Charles Thiébaud et Pierre qui les entoure, ainsi qucial.
eaucoup d’éducateurs.trices et ob- Sprumont - “L’enfant et le sport”). Ce qui ne veut développement psychoso
jeu,
servateurs ont tendance à l’oublier : pas dire qu’il faille chercher à le faire progresser 1 Construire le sens du où le
jusqu’à 6-7 ans, l’enfant ne joue pas c’est-à-dire la direction
dans ce domaine, l’enfant ayant naturellement le ballon.
au soccer ; il joue “avec un ballon”. Son rap- une Puissance Maximale Aérobie proche de son joueur.euse doit amener
de cible
port égocentrique avec l’objet qu’il convoite le maximum. “Il n’y a pas de danger à faire faire un 2 Construire la notion zone où
rt e,
pousse à ne pas coopérer sur le terrain. Faire travail lactique chez un enfant en bonne santé. Si à atteindre (but, po ssentiel
une passe, c’est donner son “jouet” à un autre. danger il y a, c’est uniquement d’un point de vue amener le ballon…), l’eit située
Inconcevable ! Cette focalisation explique le étant que cette cible so…
phénomène de “grappe” autour du ballon, tel
psychologique. Voilà pourquoi c’est déconseillé, au bout du sens du jeu
en plus d’être inutile”. Mais comment être sûr de
un essaim d’abeilles… Rien ne sert ici de crier 3 Construire la notiondifficile car
que les efforts imposés ne soient pas inadaptés ? partenaire . Un e étap e
pour qu’ils se replacent. Ce n’est qu’avec le etient un
temps et l’aménagement de situations de jeu
“Si l’esprit de compétition n’est pas exacerbé par à cet âge, l’enfant entr ” avec le
l’entourage, l’enfant ne dépassera pas de lui-même rapport “égocentrique al à
à l’entraînement que l’enfant va appréhender
ses limites face à l’activité pratiquée”. Dont acte. ballon. Il a donc du mec, c’est le
l’adversaire, prendre conscience de “l’utilité” concevoir que jouer av x
de son partenaire pour gagner, et ainsi adap- donner… D’où le fameu
ter naturellement son comportement sur le phénomène de grappe.
n
terrain… À cet âge et ce jusqu’à 12-13 ans, 4 Construire la notio va poser
l’enfant se trouve dans ce qu’on appelle “l’âge d’adversaire. Ce lu i qu i
car il
d’or des acquisitions”, qui réclame beaucoup les problèmes dans le jeu ose… mais
veut faire la m êm e ch
de répétitions. Les habiletés techniques et
tactiques vont se façonner petit à petit, es- dans le but opposé !
sentiellement à partir de contenus ludiques,
de jeux, en particulier des oppositions à
faible rapport numérique (du 1 contre 1 au
4 contre 4). Ces acquisitions concernent
également les habiletés motrices, ô com-
À RETENIR
des acquisitions” tech- La préformation,
bien importantes dans le développement niques, tactiques mais en U12, marque une
de l’athlète, qui affine son schéma corpo- aussi et surtout motrices, intensification du travail
rel. Les spécialistes s’accordent même à A 6-7 ans, l’enfant qui réclament beaucoup technico-tactique, prépa-
dire qu’à 10 ans, 80 % des habiletés mo- ne joue pas au soccer ; de répétitions. ratoire à l’entrée dans
trices - dont on sait qu’elles sous-tendent il joue avec un ballon. le soccer des “grands”.
les habiletés techniques - sont acquises ! l’éducateur.trice doit en Les habiletés tech-
La préformation, en U12, marque en- prendre conscience et niques et tactiques doivent A partir des U14,
suite une intensification du travail techni- adapter ainsi sa pédagogie. se développer essentielle- il faut introduire de ma-
co-tactique, préparatoire à l’entrée dans ment à partir de contenus nière progressive l’endu-
le soccer des “grands.des”, en U14, avec Jusqu’à 12-13 ans, ludiques, de jeux, en particu- rance-puissance dans
introduction progressive, à ce stade, de l’enfant se trouve dans ce lier des oppositions à faible le développement des
l’endurance-puissance dans le dévelop- qu’on appelle “l’âge d’or rapport numérique. qualités athlétiques.
pement des qualités athlétiques.
8 9
E SURCLASSEMENT ?
NTRE L
ACCOMPAGNEMENT
À RETENIR
Le surclassement reste une
bonne option pour le joueur ou la
joueuse qui fait “trop” de diffé-
rences dans sa catégorie d’âge.
Le sortir de sa zone de
confort en le confrontant à une
plus grande adversité va l’inciter
à développer de nouvelles com-
pétences pour rester perfor-
mant.
10 11
rêt à tirer dans le même sens, à faire cause
ACCOMPAGNEMENT
LA RELATION
(technique, tactique, physique, mental) ? Cette d’un repas diététique, , le parent
partie plus “spécifique” de la réunion doit permettre du stress, etc. Là encorer un acteur
est encouragé à deveni enfant.
de faire acte de pédagogie auprès des parents à de la progression de son
U R.TRICE -
propos de ce qui sera demander aux joueurs.euses
E
an,
ÉDUCAT
dans les mois à venir. De quoi donner du sens et dé- 4 Une à deux fois par urs
permettre à un ou plusieelier sur la
samorcer d’emblée un certain nombre de futures parents d’animer un at leur faire
séance. L’opportunité dertains
AN T
incompréhensions sources de tensions.
T-EN F
prendre conscience de cede donner
PAREN À RETENIR
celui de l’éducateur.trice a de
grandes chances de desservir
la progression de son enfant.
critères de réalisation, isé la
du sens au travail réal s, de
semaine et, pourquoi pa
susciter des vocations !
l arrive parfois que des éducateurs.trices en viennent à “couper” la rela- Choisir de “couper” la
tion avec les parents, par crainte qu’ils discutent leurs choix, se montrent relation avec les parents
envahissants ou fassent preuve carrément d’ingérence. C’est une erreur. afin de se prémunir de tout Le club doit œuvrer à faire
problème de contestation ou du parent un “partenaire” de
Quelle que soit la compétence ou la renommée de l’éducateur.trice, l’enfant
d’ingérence est une erreur. la formation, en l’écoutant, en
n’aura toujours qu’un seul référent : son papa et/ou sa maman. Ne pas te- l’impliquant… Tout en lui deman-
nir compte de l’existence de cette relation privilégiée entre un parent et son dant de respecter la place qui
enfant, c’est occulter le potentiel pouvoir de nuisance qu’il peut avoir sur son Le papa/la maman reste est la sienne.
apprentissage du soccer. “Potentiel”, car la majorité des parents se com- le principal référent de
portent bien, fort heureusement ! Mais dans certaines situations, hélas, le l’enfant, quelle que soit la
compétence ou la renommée Faire acte de pédagogie
discours tenu dans la voiture ou à la maison vient brouiller le message que
de l’éducateur.trice. (auprès des parents) permet
l’éducateur.trice compétent essaye de transmettre. Ce qui a pour principale de donner du sens à ce qui
conséquence de desservir l’épanouissement et la progression du joueur. est demandé à l’entraîne-
euse. Raison pour laquelle l’éducateur.trice, parents et enfants ont tout inté- Un parent dont le com- ment et en match. Moins
portement ou le discours d’incompréhension = moins
n’est pas en adéquation avec de tensions.
12
9-12 ANSLES
d’exigences). De U9 à U12, la grande priorité au
niveau du développement physique est le déve-
loppement de la littératie physique. Cependant,
CIP A
plus le joueur progresse dans ce niveau, plus il
QUALITÉS À
vers la coordination et des exercices de sauts
et de lutte. Le développement de la capacité se
fera à travers le jeu et la participation active (on
cherche à ce que les joueurs de ces catégories
V E LO P PE R
soient en mouvement au moins 75% du temps
d’un point de vue tactique que l’évolution des est accordée au développement
contenus va le plus évoluer à cet âge. L’identifica- des qualités d’endurance
tion des temps et phases de jeu (conservation, capacité pour tendre ensuite
transitions, déséquilibre, etc.) devient essentielle à vers le développement de
la compréhension du jeu et à la coopération entre l’endurance puissance, par
partenaires. Autant de qualités indispensables au le jeu principalement.
passage ensuite vers le soccer à 11.
TACTIQUE :
Mentalement, l’esprit de
compétition doit être aiguisé par
DU 1 CONTRE 1 Il régresse ? C’est normal ! le volonté de gagner/de ne pas
14 15
PLUS D E B A L LO N Exercice
pratique et prise
QUE DU PHYSIQUE
AVEC BALLON,
C’EST POSSIBLE !
LU S
de conscience
T D E
es ! Il
E
uniquement du fait de l’éducateur. tents entre deux coupell ble et
DE PLA IS IR
trice. Cela résulte aussi d’une est tout à fait en visag ea
déve-
prise de conscience des acteurs même recommandé de alités
lopper les différe nt es qu
du jeu. Voici une manière de
N
Qu’il
physiques avec le ballon.
R E S S IO
la provoquer : mettre en place
O G
ac i-
PR
s’agisse de vit esse- viv
une conservation à 5c5 sur 10 urse
té (conduite de balle, co
minutes. Sans le dire aux joueurs. + frappe au bu t, etc .),
rcuit
euses, demandez à 2 adjoints d’endurance capacité (cie puis-
de comptabiliser le nombre de technique), d’ en du ra nc
ême
e plaisir reste le principal moteur du jeune joueur.euse de soccer, quel que ballons touchés par chacun sance (jeux réduits) et me,
durant la séquence. A la fin, de coordination (jonglag peut
soit son niveau. Sans lui, son activité sportive préférée risque fort de se
communiquez les données à voix tennis ballon, etc.), toutule de
transformer en contrainte. Et qui dit contrainte dit difficultés à fournir des être entrepris avec la bore alors
efforts à l’entraînement, à s’investir dans le temps… Alors comment activer au haute et demandez à tous de cuir. Et même s’il s’avè et de
mieux cette notion de plaisir ? Par le climat d’apprentissage, la bienveillance de calculer la différence entre celui plus difficile de quantifierle gain
l’éducateur.trice et l’état d’esprit du groupe, d’accord. Mais aussi et surtout par qui a touché le plus de ballons et personnaliser la charge, d’impli-
celui qui en a touché le moins (à en matière de plaisir et assurera
la présence du ballon ! Cela peut paraître une évidence. Pourtant, il n’est pas cation des joueurs.euses ression.
l’échelle d’une séance compor-
ENTRAINEMENT
À RETENIR
contenus d’entraînement port numérique et avec
proposés. plusieurs cibles, ou encore
l’absence de files d’attente
Le plaisir est le Toutes les qualités sur les ateliers assurent
principal carburant de physiques (vitesse-vivacité, plus de contacts avec le
l’enfant, quel que soit son endurance capacité, ballon.
niveau. Sans lui, moins endu- rance puissance...)
d’efforts, d’investissement peuvent être travaillées
Le nombre de contact
et de progression. avec ballon (de manière
avec le ballon, dans le jeu,
“intégrée”).
peut aussi être augmenté
Cette notion de plaisir par un déplacement plus
peut être activée de Un travail physique efficient des joueurs.euses
différentes manières, à “intégré”, des groupes “sans ballon”. Pour cela,
commencer par l’omnipré- réduits, des oppositions le une prise de conscience
sence du ballon dans les plus souvent à faible rap- est souvent nécessaire.
17
nement pour établir des règles et rassurer ; faire
preuve d’empathie en accordant la même atten-
tion (en qualité et en quantité) à chaque enfant ; fa-
voriser l’enthousiasme et la concentration, ne pas
À RETENIR
être toujours dans la critique et la répression. Une Outre le “savoir-faire”
sorte de code de conduite qui favorisera inévitable- de l’éducateur.trice, le “savoir
ment le climat d’apprentissage pour le bien de tous. être” qui assure les conditions
Pour une pratique sereine qui assure les conditions d’un bon climat d’apprentissage
de l’épanouissement de l’enfant tout en impactant et de pratique se révèle tout
positivement ses qualités. aussi important.
souhaitable - ne peut en aucun cas devenir l’objet respecter : connaître son public
social prioritaire. Ce n’est pas la finalité en plus (ses joueurs.euses) et se connaître
S P OU R
d’être très réducteur. Les objectifs de moyens soi-même, changer sa perception
T
cadre de fonctionnement, faire
ON C L IM A
preuve d’empathie, favoriser
UN B
l’enthousiasme et la concentration.
S S AG E
Se recentrer sur le projet
D’APPR E NTI
éducatif du club et sa véritable
vocation, plutôt que de se focaliser
les résultats. Prioriser les objec-
tifs de maîtrise et de moyens.
CE
la passe
L’IMPORTAN
Au soccer, qui commande ?
Celui qui a le ballon ou celui qui le
l’adversaire à qui il sera d’autant plus facile de dé- réclame ? Cette question met en
fendre. Le jeu sans ballon crée les conditions de l’in- avant la notion d’appel de balle,
certitude, fait émerger la solution au porteur dans qui va de pair avec celle de dé-
le but de créer du déséquilibre et de porter le dan- marquage et de “jeu sans ballon”.
ger, mais permet aussi d’empêcher la progression Seulement voilà, le démarquage
adverse et de resserrer les lignes pour favoriser la n’a rien de si naturel et de si
récupération collective du ballon. Mais comment dé- évident. Car être plusieurs à se
velopper cette “qualité” autrement que par la prise déplacer dans un espace libre
de conscience ? Le Barça, par exemple, en a fait une afin de se rendre disponible au
véritable marque de fabrique au sein de son acadé- porteur sous-entend forcément
mie où tous les athlètes ont pris l’habitude, depuis qu’il n’y en aura qu’un qui rece-
leur plus jeune âge, de rester “connectés” au jeu, vra effectivement la boule de
sans jamais s’arrêter. La réponse est dans cet ADN cuir… Pas les autres, qui seront
de la Masia : sensibiliser l’enfant, dès les plus petites peut-être moins enclins la fois
catégories, à ne pas se déplacer par “intermittence” d’après à se déplacer “pour rien.”
mais à toujours assurer la continuité du jeu. Tout l’enjeu pour l’éducateur.trice
consiste à faire comprendre à
ses joueurs.euses,
ENTRAINEMENT
20
6
N’animez pas votre séance au pas de course UN MATÉRIEL
dans le but d’y faire “rentrer” tout ce que vous
aviez planifié. Fixez-vous un ou deux points clés par COLORÉ ET
thème et n’en variez pas. CLAIREMENT
7
Prévoyez un début de séance dans lequel le ou DISPOSÉ
les enfants retardataires pourront s’incorporer Les éducateurs.trices
facilement, sans compromettre l’organisation. ont souvent tendance à
sous-estimer l’effet d’untallé
CONSEILS
8
Ne donner que les consignes essentielles avant matériel clairement ins ,
un exercice afin de mettre les joueurs.euses en et mis en valeur (couleur
action le plus rapidement possible. Après cette pre- disposition, nature de tion
mière “phase de découverte”, vous pourrez alors ap- l’objet…) sur la motiva r
POUR
porter de nouvelles règles. des joueurs.euses à entre
dans la séance. Surtout
Maintenez la concentration des enfants pendant chez les plus jeunes qui ent
9 font le lien inconsciemm ”,
OPTIMISER
les temps faibles en leur demandant de poser
systématiquement les ballons lorsque vous intervenez entre “couleurs” et “jeux lés
habitués aux jouets bario
devant eux. depuis leur tendre en- une
Systématisez et faites respecter un protocole fance. Or, rappelons-le le
10 nouvelle fois, le plaisir estant
VOTRE
de fin de séance commun à tous les joueurs.
premier moteur de l’enf
euses, afin que cela ne soit pas toujours les mêmes, qui joue au soccer. Alorsver !
par exemple, qui ramassent le matériel. tout est bon pour l’acti
ENTRAINEMENT
SÉANCE
Ne pas 1
Terminer l’installation des ateliers au moins
insister si ça ne 10 minutes avant le début de l’entraîne-
ment. Cela permet à l’éducateur.trice d’entrer se-
fonctionne pas reinement dans sa séance et de se tourner pleine-
Les éducateurs.trices expéri-
ment vers l’accueil des enfants.
mentés se montrent capables de
switcher rapidement dans le cas Préparer l’approvisionnement en ballons, en
où un exercice ne fonctionne pas. 2 particulier pour les jeux et ateliers se termi-
À RETENIR
Rien ne sert de s’entêter. Mieux nant par une frappe. Le but : éviter les temps Toujours privilégier la
vaut adapter immédiatement morts et les renvois de ballons gênants. qualité à la quantité dans le
le contenu afin de conserver contenu d’entraînement qui
Anticiper toute absence de dernière minute est proposé.
un maximum d’investissement 3 d’un.e collègue éducateur.trice. Comment ?
Se délester au maximum
de l’organisation de la
de la part des enfants, plutôt que
En réfléchissant en amont au remplacement d’un séance (pose du matériel Favoriser la mise en
de vouloir “passer en force”, faire
des ateliers prévus par une situation où les notamment) afin de se mon- action rapide des joueurs.
“ce qui était prévu”, au risque
joueurs.euses seront en quasi-autonomie. trer immédiatement disponible euses par une courte présen-
de revoir la qualité de la séance à
physiquement et mentalement tation de la séance et des
la baisse. N’oubliez pas que l’édu- Distribuez les dossards en début de séance
cateur.trice débutant.e cherche 4 afin de gagner du temps pendant la séance.
pour les enfants. consignes de départ minima-
listes sur les ateliers.
à se rassurer, tandis que l’éduca-
Ne laissez pas le groupe inactif trop long-
teur.trice confirmé rassure 5 temps en début de séance (appel des pré-
Pour l’éducateur.trice, il
s’agit souvent d’anticiper Eviter les temps morts
ses joueurs.euses...
sents, présentation trop longue, etc.). des “imprévus prévisibles” afin sur et entre les ateliers (appro-
de réussir chacune de ses visionnement des ballons,
séances. constitution des groupes, etc.)
22
E JEU
Avoir la même
D
banc ! Il en va de la responsabilité et de la bienveil-
LES T EM PS considération
lance des encadrants. Moins évident à gérer, l’at-
tribution des postes avant et pendant la rencontre.
Bien sûr, chaque joueur.euse a ses préférences et pour tous
S TES
Il est tentant pour l’édu-
S P O
il est admis que tous et toutes se montrent plus
ET LE
ou moins habiles et efficaces dans certaines zones cateur.trice de faire en-
du terrain. Seulement voilà, jusqu’à ce que l’on trer son élément le plus
assiste réellement à une spécialisation au poste, faible lorsque le score
généralement à partir de l’entrée dans le soccer est déjà acquis ou de le
à 11, la polyvalence doit être de mise. En effet, positionner systémati-
chaque joueur.euse doit appréhender régulièrement quement sur un côté afin
d’autres responsabilités sur le terrain, d’autres es- d’éviter qu’il ne perde
paces et formes de déplacements, d’autres angles des ballons “chauds”
de passe, etc. Comme à l’école où l’enfant aborde dans l’axe du terrain. Il
dans un premier temps toutes les matières afin de s’agit d’une erreur. L’en-
se constituer un “bagage” général et fondamental fant n’est pas dupe et, en
avant d’affiner la nature de son apprentissage avec plus des difficultés (peut-
les années, la logique est similaire en soccer. Reste être seulement passa-
à l’expliquer aux joueurs.euses. Et à leurs parents. gères) qu’il éprouve balle
au pied, il aura moins de
chances que les autres
de progresser (car il
e
9 ans d’avoir conscienc és qui d’autres responsabilités, d’autres angles de
oilà deux notions qui posent souvent
question aux parents ainsi qu’aux enfants des exigences et spécificitrdien de passe, etc.
eux-mêmes. Les temps de jeu en compé- entourent le poste de galle ils sont
but. Raison pour laque ns les
tition et les postes occupés sur le terrain peuvent beaucoup à démarrer dale champ Il est important d’expliquer ce fonction-
être source d’incompréhension et de tension. buts avant de finir dans ! Face à nement (temps de jeu et postes) aux joueurs.
Pourtant, s’agissant des premiers cités, la règle deux, trois ans plus tard érable de euses ainsi qu’à leurs parents, afin de préve-
devrait être toujours la même : dans le soccer des un tel constat, il est préf rs.euses nir toute incompréhension et tension.
jeunes et à fortiori à un niveau amateur, l’éduca- faire “tourner” les joueu faire
teur.trice doit assurer le même temps de pratique dans les buts, histoire defutures
naître pourquoi pas de pant les En club, les enfants peuvent évoluer
pour tous, indépendamment du talent de chacun. vocations, tout en dévelop ctiques)
dans les buts à tour de rôle, ce qui aidera
Pas question de laisser le meilleur élément sur le habiletés technique (et tachamp. à faire naître des vocations tout en dévelop-
terrain tandis que celui qui éprouve plus de difficul- le
des futurs goals dans rtantes pant leurs qualités dans le champ.
tés se morfond une grande partie du match sur le Qualités ô combien impos jours.
dans le soccer à 11 de no
24
COMBATTRE
lement l’athlète dans la compétition et créer les
conditions de la motivation. Pour que le propos
soit à la fois synthétique, cohérent et impactant,
l’éducateur.trice doit bien la préparer. Pour finir,
LA ROUTINE
rappelons qu’il peut être judicieux d’utiliser des A chaque avant-match
sa causerie. Autant s
supports visuels tels que la vidéo afin d’éveiller dire que ce rendez-vou
l’intérêt des jeunes joueurs.euses, très sensibles ritualisé se répète
au monde de l’image. Enfin, rappelez-vous que si maintes fois à l’échelle
une bonne causerie ne permet pas de “gagner” d’une saison. Au risque
un match, elle représente une mise en condition de finir par ennuyer
qui favorise la capacité des joueurs.euses à exploi- les enfants et d’altérer
par conséquent son
ter au maximum leur potentiel. “efficacité.” Aussi, il est
conseillé à l’éducateur.
trice d’en faire varier
Langage verbal et non verbal régulièrement la forme
“Ce que vous êtes crie plus fort que ce que vous pour surprendre et
dîtes.” Voilà une citation qui colle parfaitement à combattre la routine.
l’exercice de la causerie où l’éducateur.trice est Comment ? En intro-
duisant de la vidéo, en
en “représentation.” En d’autres termes, le mes- adoptant un ton très
sage qu’il adresse n’est pas seulement formulé différent, en faisant
par des mots ; il est aussi incarné par une voix, intervenir une autre t
des gestes, une posture… En avoir conscience personne, en changean
revient à effectuer un premier pas vers une le lieu de la causerie,
démarche de progression. D’où l’importance etc. Faites preuve de
créativité !
pour l’éducateur.trice de bien préparer sa
causerie, sur le fond comme sur la forme !
LA C AU SER IE
D’AVAN T-M AT C H À RETENIR
Chez les plus jeunes,
7 à 10 minutes, a aussi pour
vocation de faire basculer
mentalement l’enfant dans la
compétition et créer les
la causerie se limite à poser conditions de la motivation.
COMPETITION
hez les plus jeunes, la “causerie” doit être réduite à sa plus simple ex- le cadre, instaurer un climat
pression. Inutile de se lancer dans de grands discours ni parler “tac- positif et à susciter l’enthou-
tique” ! L’enfant veut simplement aller jouer, sans contraintes ni “boule siasme. Pas de discours Lorsqu’on s’adresse à
technique ! ses joueurs.euses avant un
au ventre” comme s’il devait “passer un examen…” Ici, l’objectif de l’éducateur.
match, le message n’est pas
trice se limite à (re)poser le cadre de la pratique, à instaurer un climat bien- seulement véhiculé par des
veillant, sécurisé, à créer l’enthousiasme et à rappeler certaines règles de A l’approche du soccer à mots ; il est aussi incarné par
bonne conduite. Plus tard, lorsqu’on approche du soccer à 11, la causerie va 11, la causerie prend une une voix, des gestes, une
revêtir progressivement un caractère plus pédagogique. Il est alors utile, par tournure plus pédagogique. posture…
exemple, de rappeler ce qui a été travaillé la semaine afin de fixer les objectifs Elle sert notamment à fixer
de moyens sur le match (ce qu’on attend des joueurs.euses). Cette interven- des objectifs de moyens en
faisant le lien avec ce qui a Changer régulièrement
tion qui se tient généralement quelques instants avant le match ne doit pas la forme de la causerie
durer plus de 7 à 10 minutes (au-delà, l’enfant entend mais n’écoute plus)... été travaillé la semaine.
permet de surprendre les
La causerie est aussi un rituel dont la vocation est de faire basculer menta- joueurs.euses, d’éveiller leur
La causerie, qui intérêt et ainsi de combattre
ne doit pas excéder la routine.
26
“BIEN FAIR E” D E Respecter
“tous” les
acteurs
LA CO M P ÉT ITIO N du jeu
“Bien faire” de la
compétition n’est pas
seulement à mettre
en lien avec ce qui est
ans les catégories de jeunes, la produit sur le terrain
compétition est-elle une finalité, en vue d’obtenir un
l’aboutissement du travail réali- résultat. C’est aussi
sé la semaine à l’entraînement ? La ré- un comportement
ponse est non. Elle représente un “outil” à adopter, au sens
mis au service de l’épanouissement, de large, qui doit aller de
la progression et du plaisir des joueurs. pair avec
euses. Bien sûr, il est normal de vou- le rôle éducatif et so-
loir s’imposer à l’adversaire et gagner. cial du club de soccer.
Comme dans toute discipline sportive, Ainsi, le respect du
la pratique du soccer accouche d’un partenaire, de l’adver-
gagnant et d’un perdant. Il ne s’agit saire, des éducateurs.
pas de le renier. Simplement, le simple trices, de l’arbitre et
fait de “dédramatiser” la compétition des parents sont des
auprès de l’enfant et de ses parents critères essentielles
va avoir un impact très positif sur la haut de ses priorités, puis de gesticuler et crier à la bonne pratique.
prise de risque et d’initiative sur le depuis le bord du terrain à la moindre occasion L’éducateur.trice doit
terrain, sur la capacité à tenter des ratée ! “Bien faire” de la compétition, c’est aussi et y veiller et ne pas ou-
choses sans craindre de se tromper, avant tout savoir gérer ses émotions. L’éducateur. blier de souligner tout
etc. Restent l’envie de “jouer” et de trice qui a peur transmet sa peur ; il ou elle trans- comportement fair-
se faire plaisir ! Autant d’éléments met cette forme de nervosité sur le terrain… A play ou au contraire
favorables à la progression des l’inverse, si l’enfant perçoit qu’il peut prendre part répréhensible. Cela
jeunes athlètes. L’éducateur.trice, au match en toute sérénité, avec la bienveillance entre complètement
par son discours et sa posture est de l’encadrement et de ses proches, alors il évo- (aussi) dans le cadre
le premier responsable de ce cli- luera sans retenue, sans inhibition, et donnera sa de sa mission.
mat de pratique. Pas question de pleine mesure.
hisser la notion de plaisir tout en
COMPETITION
À RETENIR
la renier, a un impact Crier depuis le bord
E ?
CRIER, POUR QnaUlesOonI tFpeArmIR
positif sur la prise de du terrain s’avère le plus
risque et d’initiative sur le souvent inutile voire
is de démontrer que La compétition terrain, sur l’envie de contre-productif.
Plusieurs études internatiors. trices
touche
qui vocifèrent depuis la évé- est avant tout un “outil” “jouer” et de se faire
la plupart des éd ucat eu ce aux
e forme d’impuissance fa mis au service de l’épa- plaisir.
expriment en réalité un o à leur manque de compétence ? Sans nouissement, de la Bien faire de la
nements. Des cris en éch ’en plus d’être inutiles, ces hurlements compétition, c’est aussi
doute. Toujours est-il qu efficients voire contre-productifs. progression et du plaisir
s’avèrent à la fois contre- pas. des joueurs.euses Par son discours un comportement à
u de l’action , un en fant entend mais n’écoute et sa posture, l’éducateur. adopter qui va de pair avec
Dans le fe e de son
se rend compte de la colèr
Et quand bien même il peur et la perte de confiance guettent, trice est le premier res- le rôle éducatif et social du
éducateur.trice, alors la réalisation d’une performance… Voilà “Dédramatiser” ponsable de ce climat club, dans le respect de
allant à l’encontre de lanseillé de s’adresser calmement à ses la compétition, sans de pratique. tous les acteurs du jeu.
pourquoi il est plutôt co temps mort ou à la pause.
joueurs.euses pendant un
29
ce qui ne fonctionne pas ou n’a pas LE CANAL +/ qu-e m/enta+le à adopter
fonctionné. Pour lui et ses joueurs. sti
Voici une petite gymna ire accepter la critique : dé-
euses, il s’avère tout aussi important qui permet de m ieu x fa e
aspect positif, poursuivr
de renforcer les acquis en soulignant marrer sa phrase par un qui a été commise , pu is
ce qui est ou a été bien réalisé, tant en soulignant l’erreur ment positif. En pratique,
individuellement que collectivement. conclure par nouvel élé “Tom, tu as une bonne
Une démarche qui participe inévita- voilà ce que cela donne : longue est ratée parce que
frappe ; mais ici ta passe le temps de lever la tête
blement à faire de la séance et du tu t’es précipité ; prendsettront d’être beaucoup plus
match un “bon moment” à passer. et tes qualités te perm mieux que : “Tom, ta passe
De quoi permettre à l’enfant de ten- précis.” C’est beaucoup s la tête !”
ter sans peur de se tromper. Bref, de est ratée, tu ne lèves pa
prendre du plaisir et de progresser !
L’ERREUR À RETENIR
M E O UTIL
L’erreur est un “matériau” utile à la
COM
construction des compétences, quel que
soit le domaine.
ous avons déjà eu l’occasion de le répéter à plusieurs reprises dans Ne pas se concentrer uniquement
COMPETITION
30
LA BONNE CONDUITE
PARENT, LE GUIDE DE Ce qui revient à dire qu’il tentera moins, fera preuve de moins d’initiatives,
le tout aux détriments de sa progression. C’est ce qu’on appelle le “joueur
Est-ce que tu t’es bien amu- d’entraînement.” Celui qui brille la semaine dans l’intimité de la séance, mais
sé ?” Voilà la première ques- qui se recroqueville le week-end sous le regard possiblement réprobateur
tion centrale et fondamentale que de ses proches. Quel dommage !
tout parent devrait poser à son en-
fant à la fin de chaque entraînement
et match de soccer. Exit le résultat
ou les statistiques individuelles ! L’éducateur.trice entraîne, À RETENIR
Le papa et la maman doivent faire le parent encourage La première interrogation
comprendre très tôt à leur proté- Cela peut paraître une évidence mais la réalité d’un parent vis-à-vis de son
gé que le plaisir constitue la princi- est parfois tout autre. Trop souvent, des parents enfant après un match de
pale ressource dans laquelle il peut ne peuvent s’empêcher de “téléguider” leur soccer devrait toujours de savoir
puiser à coup sûr pour progresser enfant depuis le bord du terrain en leur donnant s’il s’est bien amusé, quel que
et performer dans son sport favo- des consignes pas toujours opportunes… Pro- soit le score ou les statistiques.
ri. Une posture qui réclame par blème, l’enfant est “programmé” pour obéir à
ailleurs de se monter cohérent son papa et à sa maman ; il aura donc tendance En compétition, le parent
durant la compétition. Ce qui re- à suivre leurs directives alors que celles-ci sont est là pour encourager et
vient à encourager et valoriser peut-être en total contradiction avec celles de valoriser, pas pour pester ou
les bonnes actions depuis la tri- l’éducateur.trice ! Or, jusqu’à preuve du contraire, blâmer. Sa présence doit rassu-
bune, plutôt que de pester et blâ- la compétence “technique” est à mettre au rer et non pas être source de
mer les erreurs commises sur le crédit de ce dernier ou cette dernière… pression !
terrain. La présence des parents
doit rassurer les jeunes joueurs. Un enfant qui joue en ayant
euses et non pas constituer une le sentiment de “passer un
source de pression supplémen- examen” devant ses parents
taire ! La fameuse peur de mal restera dans sa zone de confort
faire et d’être jugé… Un enfant afin d’éviter au maximum les
qui joue en ayant le sentiment erreurs qui pourraient lui être
de “passer un examen” devant reprochées. Aux détriments de
ses parents restera dans sa sa progression.
zone de confort afin d’éviter
COMPETITION