ae)
Pr INS MILITAL
PATTON SAUVE BASTOGNE
NU RUUD Dp AIS
LA CAMPAGNE D'ALLEMAGNE DE LA 5° DB f ris
ad ° Py sS =
| M01699-55-F:6.90€-A0Perna ae et een ete
Cone ee et yee ce aa
NOS MAGAZINES ACTUELLEMENT EN KIOSQUE
Cree) Sere emis
eee eee) -
NOS HORS-SERIES ET NUMEROS SPECIAUX
Prey itestt Tora) eee ae) ree) but nak
Ey: EES SUS
S| oD Wassn Sphere,
os
(1a
Pyasei(0) Ne
ac Usa
Gs (CoB ciate neo) we
Soiree a noe tor oa)
eee ee {DISPONIBLEEN JUIN 2013}
Sire Rey tt Ura)
ee ee ene een ee ene)
Sion St cares
perpen
et eee eee eed
Peete ees
- Tarifs :- France métropolitaine : 24,90 €.
aux divisions blindées d’élite de la Seconde Guerre
emer
eee aes
Rome nena
nos publications presse
Un complément i
Renseignements : Editions Caraktére - Immeuble le Maunier - 3 120, route d’Avignon - 13 090 Aix-en-Provence - France
Tél: +33 (04.42 21 06 76 -[Link]a ——
EDIT OF- -
BD ans 1945 comsar & Fy Pour un Panther de plus
Duol de chars & Cologne
Les images de la destruction d'un Panther devant la cathédrale de Cologne en mars 1945
sont parm les plus célébres de la Seconde Guerre mondiale ; mais comment ce Panzer a+
6t6 terrassé et par qui ?
Alors que vous srez an tan dre ces
lianas, nous approcherons du 6 juin
2013, une date qui marque V'anniver-
Sseire des 69 ans du debarauement
fen Normandie, mais pas que... Car
Crest en effet un 6 juin 2003 que
‘Caraktere a offcielement vu le jour, ey cio (0n cee
en étant enregistée au grefte du t- de Lattre de Tassigny, la S* division blindée
‘bunal de commerce de Marseille! {du général de Vernejaul va jouer les premiers
Ciusloes rook nls tert, Vorke ce {60s lors do invasion do Allemagne, 8 parti
sia peeeet gl oe ee {e mers 1945. Son action déterminante et
Blindés. Ce fut un succds immédiat.
‘Que ge chemin parcouru au fil de ‘Ses nombreux succés au ceeur du Reich vont
ces dix ans : parti seul ou presque,
permet au général de Gaulle de faire valoir
le retour dela France aux edtés d'Alliés pou
‘me voila entouré de douze salaiés et
{une cinquentaine de collaborateurs CIP) cicposée 8 son égard ex de rétabl- te pays
lexteines, & commencer par nos des- g ‘au rang de puissance digne de recevoir la
sinateurs et nos fidéles auteurs | En Capitulation de la Wehrmacht. La §* DB aura
dix ans, cette équipe formidable a ‘alors parfaitement feit honour & sa devise
‘concu et publié plus de 200 numéros “ France d’abord | »
{de nos cing magazines bimestriels et
70 hors-séres, ce qui représente envi-
ona Thusedes
ee eee tesco: x [aioe Descente aux enfers pour un As
ters nous sul, b nous encourage SITE io cai etopration « Svachwit»
‘sans vous, I'aventure de Caraktere
Fein nee ramet Ancien Avec 150 victoires officeles, Otto Carus est'un des chefs de char les plus canés de I'Arme
Pantie clear eo bndée allemande. En avril 1944, il tente de réduire les tétes de pont sovietiques dans le secteur
Bien sor, nous avons connu des hauts de Narva, en Estonie, sous les ordres de letficace Oberst Graf von Strachwitz. Mais ces deux
fet des bas, beaucoup de succes et talents miftates serontvls suffisants pour vaincre une Armée rouge au somimet de sa forme ?
‘quelques échecs, notamment avec la
fin premoturee de nove revue Tenve es
de Campagne et celle, plus récente, , Irak-Afghanistan,
Gemchetr ek bem Seere, °°) aa ae eer enartanissmce
Mais aprés tout, ce sont 8 les régles
{du jeu pour celui qui sounsaite entre- (Quand les précentes dela guerre asymétrigue obligent es armées anglo-saxonnes & repenser de
pprendce. Et c'est bien la raison pour ‘A 8 Z leur doctrine d'emploi de la reconnaissance blindée, Britanniques, Américains et Canadiens
Taquelle nous continuons & vouloit Y vont chacun aur maniére: Jean Jacques Cécile nous relate Ia mutation de la reconnaissance
Jnnover dans les revues existantes ot blndée 8 '6preuve du terrain en Irak et on Afghanistan.
‘Berber de nouveaux titres.
Etjustament, quel aurait été plus beau
Coden ennverare pou Cake 6 Ey Patton save Bastogne
pele perece dine route one? Lacontre-ttaqueaméricane dans ls Ardenes
ea ae eee ea “ids vite apcés le déctenchement de offensive allemande « Wecht am Rhein » dans les Ardennes,
‘couvrant histoire de I'aéronautique le général Patton se cit prét & ataquer le flane Sud du sallant ennemi. Pour y parvenir, va faire
Re Er erolas pivoter une armée entiére dun quart de tour vers le nord, un exploit qui restera comme une des
Foncidrement tourné vers Factualité, :
ar Combet seca cleponibte on ide: plus bilantes manauvres de la guerre mécanisée. Seul un maitre du genre pouvait réussir
‘aves et maisons de presse & compter
Sela fnjun. Alors, ceux parm vous a Le « diable d'El-Alamein »
Quis'intéressent aux jets et helicos | 78 TTC MTO TE ag Le « diable El- Alamein
Se combat, je ai qu'une chose & Ginter Ham aE reir
ate efhet vos combinaone de nat do sas 19a, Grit Hal napa od aux you. pas ne quan ou Un régiment
st dino vos costes care 36k Varies tole Govan ux paces anthers dasa ate: eu url
tege est imminent tb ol romat ft ares ul erate ps june vcondae del Code chevalier dl rah Ger
ation ! de "Afrika Korps |
Bonne lecture, et 8 trés vite!
Bata Blinds 036 Seyes Genmerda 044271 0876 Gnd ma A
ernis Kade iaceerenae 388 ele
Yernis Keceri ye, eeecheoe eer
Seat” geese nau aie
See. earns
Sin pts mp sore} ge a AM eo wack Set Wat tare knaraoe Sig
(Spon a nn eanacs wepceen cance cnae obas ni CS 58
fer bs ma ssn toe pn bees to ana rt ct by
‘Scans wat nae ae gas ae sot [Link] Eericaretin oarRUBRIQUE
_ S’INTERESSER
POPU aah VEOlei
EST-CE SUSPECT ?
‘idéologie actuelle dit que oui ! Mais V'idéo-
ieee ct ene ee Matec
Pemoa ne eect ec
intéressante par le fait que ces incohérences
ee erark ne
société schizophrénique, d'une
Roce riey caret nies
eas
Le réel, dans histoire, ne laisse pas prévoir 'évo-
lution des faits, et le réel historique doit inclure
ear etecssenmeen testy etre)
par la société
Mais aujourd'hui, on pratique non seulement
Pescroquerie historique en jugeant le passé, mais
‘on pratique aussi le biais rétrospectif qui consiste &
dire qu’un événement éait prévisible avant méme
quill ait eu lieu, et qu’a ce titre la population
Pee et et eat ce
ses mauivais choix, ainsi que ses descendants
Crest Vhistoriquement correct, ce n’est pas une
Peete eCn oR cee ee ues co
fet eeeamtatite ect on net
steric ine Ce haat es kece a
Ere tees Runa te
Lhistoriquement correct, en partant du présent
pout juger le passé, faic que sintéresser & un objet
historique comme celui de la Webrmachenous fait
paraitre suspect de connivence avec l'idéologie
nazie, Une époque jugée comme pratiquement
« diabolique » ne peut naturellement pas intéresser
Peteonen sti
feu eer ee ree mettre
vérité historique est un lexique & exorciser.
ence U ny Oye td ec et ener td
tous les signes de la possession & travers |'His-
pokes ee eee
intellectuelle, & la
erro e eet aoe
Pee ee eect inte
er on encense un autre & cause de ses préférences
sexuelles. L’Histoire est réduite 4 'idéologie et
eaten erasers
Free eco Ree Te
comparer la lutte de Galilée contre les go-cen-
tristes. Galilée a dit choisir entre la vérité et le
Pie reece rp UT snot
Peeters nes ene ee ee ee
eee teen
Nous pouvons céper.
Beaucoup le font et participent ainsi & la mani-
pulacion officielle et insticutionnalisée et le pire,
enectentarte Went Cera ramen cto
con:
epee ti
eee nea ara Oats
NO te
eed ace eee sd
de la culture, privilege dela connaissance, privilege
Cee em nate et
Arcee wc Te
nostalgie envers le nazisme. Mais refuser de recon-
naitre les qualités de nos ennemis hier, cest se
Nee Reg eee ee
ne pas tirer les lecons du passé et c'est se laisser
Ponti accent terete nt ee enr tne
Steg ences tar taeen crane contre mcr
qualités & nos anciens ennemis doit logiquement
Peter tres Sree etch
aucune supériorité militaire, pourquoi n'avons-
nous pas st les battre autrement qu’en coalisant
UE ot een ee]ti
LE SONT MAGISTRi
SCENES DE BATAII RIET
FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM FMP SVINVN MDG IVC DLUN CO) NID
PALM SPRINGS 2013 MONTREAL 2012
MPR ke
INDESTRUCTIBLE.
| FE DVB TREN
+ LE 13 MAT
EDITION COLLECTOR
Oo) KNO 0) 34)
iretOE)
Tee e ee aCe ieee CMs ee eee
Dee ee ee ee
Pre
Py
Poaceae a ta as
Usqu'au début des années trente, Arme blindée du
Royaume repose principalement sur 76 chars FT lvrés
par la France en 1919... Avec Iarivée d'Hitler au pou-
Voir en Allemagne et le rééquipement en blindés des
Hongrois - leur ennemi séculaire ~, le gouvernement
rend, & partirde 1935, des mesures pour modemiser sa force blin-
dée dans le cadre dun plan de réarmement. Ilse tourne vers ses
alliés traditionnels (France, Grande-Bretagne, Tchécoslovaguie et
PPologno) et fait "acquisition, en 1937, auprds dela Tchécoslovaquia,
de 35 exemplaives de a tankette CKD AH-IV, renommde R-1, destinge
’ équiper ses brigades de cavaleri. En outre, 126 chars d'assaut
LT vz 35 sont négociés en 1937 auprés du constructour Skoda pour
rééquiner le 1* régiment de chars. Ils prennant I'anpelition de R-2
Ces commandes sont complétées per des matériel francais, en premier
lieule Renauit R-35, vré 841 exemplaires en 1939, chitre completé
pr 34 exemplaires polonais réfugies en Roumanie apres la défete.
Gx anv
sams royale urns
Car, ait 1942
mPrissance: 5500
Vitesse mas: 45 kmh
|Autonomi: 17
Bleage max: 12m
MiLongueur:32 ees
AU FRONT
Les R-35, lents, sous-motorisés, sous-armés, dépourvus de radio
tt suiets aux pannes, s‘avérent totalement inadantés a la « guerre
des steppes ». Is Sont presque tous retirés du front & issue de la
premiére campagne de Russie. Le R-2, qui se révéle alors étre le
seul char de combat roumain digne de ce nom et qui est doté dune
radio, se monte supérieur, bien que sa maintenance ne soit pas des
lus simples. fait bonne figure ots de la premiare campagne, mais
dévolle sas limites avec I'appartion de plus en plus massive des KV-1
et 7-34 en 1942, La prise de matériels soviétiques ~ relativement
Per Oey
Ce renfort bienvenu permet de mettre sur pied un second régiment
de chars, oi d'autres matériels d’origine francaise ~ des camions
Renaukt ot des tracteurs Lattly ~ sont rassemblés. L'apport francais
se traduit également par lautorisation, pour la société Maaxa, de
produire sous licence, en 1937, 300 exemplaires de la chenilette
Renault UE. Aprés la chute de la Pologne at de la France, le Reich
{est approché, meis bien que le Royaume ait signé le pacte Tripartite,
Vali allemand refuse de vendre des Panzer & son nouveau parte
naire, se contontant de lui révocéder quelques matériels de prise.
En avil 1941, ls deux régiments binds forment la colonne vertébrale
{de Ia 1® division blindée (1 DB), Au moment du déclenchemant de
offensive contre Union soviétique le 22 juin 1941, le parc blinds
‘ourain comprend 178 chenlettos UE (dont 52 de prise veisomblable:
ment fournies par les Allemands|, quelques chenillettes ex polonsises
TK et TKS, une poignée o'auto-biindées tchécoslovaques Tatra et
Skoda, 35 F-1, 126 F-2 et 75 R36.
conséquente 103 auto-bindes et 59 chars jusqu’a la fin du mois,
octobre 1941) - napporte qu'un enforcement tout relat, le manque
de pidces détechées finissant par bloguer nombre d entre eux su pace.
Les seuls engins réelement fiables sort les T-60 et ls tracteursda-
‘llerie STZ, dont les moteurs Ford sont connus des mécaniciens rou-
mains, et dont les pidces de rechange sont sutficamment nombreuses.
Cartans T-60 sont modifis en canons antichars automotaus TACAMD
par la suppression de leurs toutes et instalation d'un canan antichar
soviétique de 76,2 mm. 34 auront été modifiés & la fin de 1943.
“Tous serviront au sein dela 1™ DB, avant que quelques exemplairas
re Solent reversés, en 1944, & la & division de cavalerie motorisse.DEVE ED tonne)
Skoda R2
‘dson nee
‘Ameo reyateoumatne
“rane, 14%
80. Kf 222
‘srdveon bine
‘amie oyte eure
Rovramne, te 148
Mi Longocur58ietes
Panzer 38(t) 738
"7 osion ba
mde ejateumne
Ce, stents 1043
Puissance: 180
Blingage max:
Congas 44
Coane
DaeT eT)
EVOLUTION DES UNITES BLINDEES
Les divisions de cavalerie motorisées et la 1* DB roumsine se
Ccomportent bien au feu. Cette derniére participe aux durs com-
bats pour Odessa, un morceau particuliérement dur & aveler
our I'Armée royale, Les pertes en blindés son conséquentes :
en octobre 1941, les 18 R-1 qui servent au sein du corps de
ccavalerie en Crimée sont hors d'usage. Convaincus par les bonnes.
performances au feu de leur alli latin, los Allemands se dé
dant enfin a I'aider de facon plus substantialle. Mais ce ‘est
quand méme pas le Pérou : n’étant pas en mesure de fournit
des chars susceptibles d’affronter T-34 et KV-1, qui leur font
euxsmémes défaut, sauls 12 Panzer Il et 12 Panzer /V sont déli-
iis en 1942 sous les dénominations respectives de T-3 et T-4.
Les Roumains ont bien tenté de négocierI'achet de 287 Skoda T21
canon de 47 mm et 160 chars légers CKD, mais les Allomands
s'y sont opposés, ne consentant qu’a foutnir 26 vieux Panzer 35i0.
Les Roumains envisagent alors de produire leur propre version
du T-34, mais le tras faible niveau de leur industrie de guerre ne
leur permet pas. Ils se consolent comme ils le peuvent avec les
chars capturés (154 a la fin de 1942). A la veille de la campagne:
d'ét6 1942, les unités de maintenance, qui sont parvenues &
remettre en état la plupart des R-1, permettent aux divisions de
Ccavalerie ¢'aligner 29 de ces matérels. Sur le front de Stalingrad,
la 1 DB, la seule réserve mobile de la 3¢ armée roumaine, ne
posséde, au moment de la grande contre-offensive soviétique
du 19 novembre, que 84 R-2, 19 Panzer i! et /V et 2 chars de
prise. Elle perd 25 chars le lendemain, mais revendiaue la des
truction sur Armée rouge de 62 chars et 61 véhicules divers.
‘Au23 noverbxe, la grande unité nest plus qu’a 50 % de son potential
de combat théorique. Lorsqu’elle termine la campagne le 1 janvier
11943, la formation n’a pratiquement plus de chars opérationnels.
Stalingrad s'avére étre le cimatiére des éléphants pour ’Arme
blindée roumaine, qui y perd également 14 R-1 et 42 chenillettes
UE, La 1* DB n’étant plus que l'ombre d’elle-méme et les R-2
rescapés étant compltement dépassés, il est décidé de les recon-
Vertir, eux aussi, en canons antichars automoteurs : 20 TACAM
2 auront 6t6 produits @ la fin juin 1944... En attendant, les
Allemands, qui veulent remettre sur pied la 1" DB, lui révocédent
50 Panzer 38(t) Ausf. A, B et C.. tout aussi obsolétes ue les
R-2 | Fin novembre 1943, ces matériels, désormais appelés T-38,
sont incorporés au sein des 51", 52° et 53* compagnies de chars
«et jouent un rble-clé en annihilant une tentative de débarquement
prés de Novorossisk, sur la mer Noire. Mais incepables de tenir
18te & leurs homologues soviétiques, deux d’entre elles finissent
par etre rapatriées en Crimée, Le résultat des pertes feit que
les trois divisions mécanisées que comprend I'Armée roumaine
(1 DB, 5° et 8° divisions de cavalerie) font objet d'un ambitieux
programme de refonte,
‘Au 15 avil 1943, ily 9 toujours 207 chars en service, mais tous
‘sont, &'exception de 3, obsolétes. En dépit des efforts apportés,
les pertes ne sont, la date du 1% septembre 1943, pas totalement
recomplétées. Il est également décidé, en 1943, d’augmenter la
puissance de fou des R-35 grdce aux canons de 45 mm des BT-7
et T-26 (30 exemplaires auront ét6 reconvertis en juin 1944).
aide allemande se traduit par I'envoi de 4 StuGe i! (renommés
TA) et 31 nouveaux Panzer IV.
LE MARESAL, L'HEUREUSE SURPRISE
Mais, parallélement a la reconversion de chars absolétes ou de
prise, les Roumains décident, en décembre 1942, de produire
de toutes piéces un chasseur de chars national. Son étude
aboutit 8 'émergence d’un blindé d'une pureté de ligne inéga-
Iée jusqu'alors, ayant pour base le chassis du T-80 sovietique.
Couplé au tout nouveau canon antichar de 75 mm Resifa, qui
lors des tests menés en 1943 révdle d'exceptionnelles qualités,
il est particuligrement prometteur, et sa production est plani-
fi6e pour 1944 sous le nom de Maresal. Cette année doit voir
‘Se poursuivre la grande refonte des unités blindées : la 8° di-
vision de cavalerie motorisée est appelée & devenit la 2* DB.
A cette époque, les derniers R-35 ot R-2 sont retirés du service actif.
Le 26 avril 1944, la 1 DB est renommée « Grande Roumanie »
LLunité est graduallement renforeée tout au long de I'ét6 avec de
nouveaux matériel allamands : 104 SuGe IM, 83 Panzer IV et plu-
siours véhicules de reconnaissance Sd. Kf2 222. lls sont complétés,
au début du printemps, par 41 chars capturés en Crimée : T-34,
1-38, un KV1, et des chars américsins M3 Lee et anglais Valentine
Mk Il. Les Roumains mettront méme la mein, début juin, sur un
JS-Zet un JSU-152, Au 5 jullet 1944, 1a 1" DB comprend 48 T-4
‘820 TA. Quant ala 2° DB en cours de constitution, il semble bien
‘v'elle r’alignera guére plus de 23 T-4 et 7 TA... Et le Maresal?
Ses prototypes ont été achevés apras des tests d’évalustion,
‘et tout est prét pour débuter la production en série... lorsque Ie
retournement dalliance du 23 aodt 1944 met fin au projet.1941 - 1945 // La Roumanie
——$—_ / ‘aca 69
i Peisonbindee
‘Ame oylerouraine
FRourane, adore 1942,
‘StuG IN Aust. (8)bee.
aia mit :
id a
“Pa eee |
i p ; Ns fe
Li { :
Cio » :
= go
oe
panel 2 a i
se a
me |
-Les images de la destruction d’un Panther par un Pershing devant la cathédrale de
Cologne le 6 mars 1945 sont parmi les plus célébres de la Seconde Guerre mondiale.
OER ue RRR ULC COM Rae CCRC meld
CC Ra OMe UR CoM eRe ees i aad
OTe cee ea ae
CO
OBJECTIF COLOGNE ! un triangle entre Eft et le Rhin en dvection du nord,
Fin fever 1945, le 27st Army Group de Montgomery est Le Panter déinitparle de Cologne jusau’a la confluence entre les deux cours
soldement établi sur le Rhin, quil so prépare a franchi. Passing amiican url d'eau, & Dusseldorf. este Vl Corps du général Colins
De son edt, lo géniral Omar Brady, au ale charge BISESICANSHAE © Gra unit dla Zt Army ~ aera ct tace,
du £20h Amy Group amércan, dot tare pogresserls norbaedterens devant ensuite rene vile de Clog eesméme, us
‘stan nates encmecionsiconontale secretin MMPS cordial tat begeant ie is Acs rere
tive Atv avecle hin, avanede ver plan sudo fron OMB GTEC” Fars unis de Ia Yat Army staquerort pr Eu
@ faire sa jonction avec Patton qui, lui, attaquera vers le vite en mars 1945, irchen, au sud-est de la riviére Ahr, puis convergeront_
ned, ravers Eel. Ce mowverententenale pee versa 3d Amy
‘tra de s'emparer de Cologne, de sécuriser Coblence et Tove Helas US Nave Le 12th US Army Group est une force conséquente.
La 1st Army d'Hodges ligne douze divisions, dont
to's bindées, et deux Cavalry Groups. Patton dispose,
li, de dx divisions, dont trois blindées, et de
srencercer le maxiruum de soldats allemands. On espére,
fen outre, que ennemi se focalisera sur cette opération
~ beptsée « Lumberjack » par Bradley ~, ce quifeciltere quent
d'autant les préparatifs de « Monty »
De fait, Foffensive américaine dans rEitfl et le triangle
de la Sarre-Mosale permet de sovlager la pression contre
Montgomery, qui attaque plus au nord, en fixant les
deux Cavairy Groups. L’ensemble est appuyé par une
artillere conséquente, puiscue cheque corps d'armée
dispose organiquement de quatre batailons ¢'obusiers
do 155 mm, dows batailons de canons de 155 mm, un
Alemands. Aucun rit n'est consent a Wetymach. batailon de canons do4.5 pouces et un autd’obusiers
Brody dit copendant se préoccuper dane dot de a do 8 poucts. En raison des petcination 8 opéation
9th Army américaine prétée au 21st Army Group, avant « Grenade » [Ml le Vii Corps compte deux bataillons
d'atteindre la rive Quest du fleuve : il lui faut nettoyer ‘supplémentaires : un léger et un moyen.
- © munsTER ——llll
— = OFFENSIVES ALLIEES SUR LA RUHR
= ] FEVRIER - MARS 1945
Tite ‘nam
ioe font 7 mare
Ligne fot au 10 mars
ine de fon 221 mars
ie fot 2128 mars
Sp Pies aes ates us
PAYS-BAS § MS
ALLEMAGNE> colonne ce Sherman
accompagndede Gis 8
enue un vilge aren
Tos ce oie sla
Fer. Core on pete wi.
tous es Sherman not pas
‘ reequpes tun canon
Tem: enrevancte,
lemachne au premier plan
‘tensions de pans de
heite qu ametareat a
imopite au eh sure eran
‘135 etbaueuxae la Reet
42 Panther semble ait
sbandome, peu-re
ar manque essen
‘ar aucun inpaest
‘isl sou et ange
Ls rondes de bls
solmnwontcerainemert
‘rls tance des chars
aman. te avaen une
double ute: permet de
‘eserbourber es bes
‘et prtege i bindage
laterals ler cae dos
ups des Panzertuste
‘ont le Atenas
fase prand usage
Les deux armées américaines sont correctement appro-
visionnges par chemin de fer, et des procédures ont éxé
‘mises en place pour éventuallament face appe aviation.
Le Renseignement estime que 40 000 Allemands font
face bla fst Army et 45 000 de plus face ala Sc Army,
Eniéalté la Hocresgryppe @ de Gord von Runde ne com-
rend plus que Squivelent de six divisions a plein effect
En effet, en raison de sa mission de couverture, le
Vil Corps avance au nord de Cologne, se réservant
la prise de la vile pour plus tard. Le général Collins
partage les taches entre la Sr Armored Division du
général Rose ot la 99¢h Jnfantry Division de Laver.
Les chars ont pour mission de biser les cadenas défen-
sifs alemands, Rose doitfoncer plein nord & partir dela
Le LVI, Panzer Korps I dole 15, Armee 9 cei Cte pMEMENERIIE __téte depontpour coupe Fautoroute Cologne-Monchen
osu pele Vil Cons pendent operon « Grenade» Gasoaen 8 Stommetn ous pote verse rorées afin
te rt lui-ci va buter sur vis cu EA % i ring vis tr
En traversan st, calre! va bute sr les dso €Tatenere le rin & Worrngen, Le pan vee &roncon-
00 Ameo Kons Bie Koecing. Avsulde ren, ARAMA, nor adverse ot &empécher les disions Bindées
la 6 Pancendrmee de von Manuf avec toiscorps EEE etestat —alemandes de contrattaqer. Pendent ce temps, fa
d‘armée, tent la Roer. fee 99th Infantry Division nettoiere le terrain entre les blin-
Ue Vi Cora, en atignant Ete 27 fever, 2 em det et, vec de du 4h Covaty Grow, tad
ph bject aut tal ava Se seins dae locate do MMUMMME Guo Ios Gxt et Y040h htenry Dvstone, Ventre
« Grenade ». Mais aucune pause ne survient pour les Gis. droite du dispositif du corps d’armée, avanceront dans
‘Afin de protéger le flanc de la 9th Army, la téte de pont AEIERSAINE le secteur des mines de lignite, en direction de Cologne.
est consolidée, des ouvrages sont bats, et le corps, au
‘© mars, est en position prés de la route qui, de Jolich
fet Duren, mane & Cologne. Six ponts ont été établis
pour acheminer hommes et matériel de autre cété de
Eft, on dépit des efforts de la Luftwaffe. La résistance
lomande est sporadique, sauf & Moedrath entre larivibre
fet son canal, 00 une force de défense locale, laquelle se
joignent des trainards du LVM. Panzer-Korss blaque un
temps la progression eméricaine il faudra une atteque
de flanc pour débloquer Ia situation et containdke les
‘Allemand & licher prise
Le terrain & I'ouest et au sud-ouest de Cologne est
composé dun vaste plateau émaillé de foréts épais-
se ; les Alemands ont inondé les mines de ignite & ciel
ouvert, formant ainsi des lacs artificiels qui contraignent
les assailants 8 s’en tenir aux routes pour progresser.
Présentes en nombre, de vastes usines et des zones
Urbanisées offrent des points d'appui et de recuel aux
défensours. Bro, le terrains’ annonce compliqué pour les
Ali ;toutfois, au nord-ouest de Cologne, se trouve une
Plaine parsemde de vilages ot de petites agglomérations.
Et c'est précisémant dans ce secteur que les Gis vont
lessayer de prendre I'ascendant sur leurs ennemis.
12attaque débute le 2 mars, et d'embiée elle se heurte &
tne résistance cotiace organisée par des éléments épars
réunis autour des testes de la 9. Panzer Divison, qui util
sent notariment des fossés antichars prévus pour la tro
sitme ligne de défense dertire la Roer. Au soir du2 mars,
la pénétration nateint que 6 & 7 km, mis les Allerands
re peuvent plus mener que des actions de retardement
dons les villages avec les quelques chars et canons
d'assaut disponibles. Is n'ont plus de réserves : le 3, le
‘Combet Command Hickey Ell s'empare de deux villa
(ges au sud-ovest de Stommeln, quasiment sans pertes.
Parallélement, un autre Combat Command da la
«Spearhead » s'en prend aux défenseurs de Stommeln
fen attaquant sur trois axes différents : malgté une solide
défense adossée & un champ de mines antichars, |'as:
aut, bute en find aprés-midi et appuy® par des P-47,
submerge les Alleriands a la tombée de la nut. Rose
lenvoie des ements du Combat Command R, saréserve,
‘au-deld de Stommeln, en direction du Rhin. Is atteignent
Un village @ 8 km du fleuve. Ine reste plus qu'une localté
8 traverser avant object final, Worringen.
4. coonne ae Har. Tacks
statnnant do patel aut
‘Fane we, 3ilreur
‘Supe cal de la Root
Corrane a aczoutumes os
‘hes eo surcharges
‘aimpeatrenta
‘Yes engins mancourant
‘dan ne vib aemance
devacie sambient se
dest cCrocasie dos
‘Sherman conven
nar lnce-tammes pat
tes Bianiques pour ke
compe de fa 2rd Armored
‘Division opéant dana
Ror, Rappoons que aut
bind furor anst mode.
Pe remy
=
Dans la méme temps, [a 99th Infantry Division avance
dans le sillage des blindés et coupe en plusieurs
points 'autoraute Minchen-Gladbach-Cologne, de
‘meme que la 104th Infantry Division qui progresse
le long de I'autoraute Aix-la-Chapelle—Cologne et la
8th Infantry Division le long de V autoroute Duren~
Cologne, C'est & ce moment-la que le général Collins
rmodifie ses ordres : ses unités devrontinfléchir leur
Course afin de régle lo sort de Cologne sans plus atten-
dre. Ilest vrai que équlbre des forces est favorable
‘aux Amétieaing : la Grd Armored Division @ coupé en
doux le LXXX. Armee-Korps, qui demeute le dernier
‘obstacle entre les Sherman et la capitae de la Rhénanie-
Westphalia. La 11. Panzer-Division ast retenue par la
‘Sth Army & Neuss, tandis que les troupes allemandes
tuaversent le Rhin en bac et en ferry. Le VI! Corps a
dja fait 1 800 prisonnirs,
En fin de journée, le 3 mars, Collins ordonne & Rose
de poursuivre sur Worringen, mais aussi de détacher
des éléments au sud-est, vers Cologne. Les patroulles
du 83rd Reconnaissance Bazaillon de la 3rd Armored
Division ont repéré que les approches de Wortingen
sont bien défendues. Le batailon contourne alors la
ville par le nord et s‘empare, ce feisant, d'une batterie
de canons de 10,5cm et de 300 Allemands médusés.
‘Avant 'aube, une patroille de quatre hommes, menée
par le lieutenant Coates, atteint le Rhin au nord de
Worringen ; le plus dur a été fait ! La 92h infantry
Division continue aussi sa progression. Les Allemands
ont préparé des défenses orientées au nord-ouest
contre la 9th Army, ce qui permet & la division amé-
ricaine de mancouvier sur leur flane et lours aires.
La 11, Panzer Division n'a plus d'autre atemative que
dd se raplir derriére le Rhin, au risque sinon d’étre
fencerciée et détruite, Le 3 mars au soir, la « division
fentéme » décrache, se contentent de ne tenir qu'une
petite téte de pont su nard de Worringen, sur la rive
‘Quest du fleuve. Le § mars, Hitler donne entin rordre
de retraite : les arrifre-gardes s'accrochent au terrain,
‘aussi longtemps que possible, pour garder les deux
sites de ferry ouverts, le temps que les reterdataires
allemands aient traversé.(Ce mémejour le Vif Corps entame son attaque sur Cologne
La quatriéme ville allemande est défendue par le
DOXXI, Armee Korps de Kaechiing, avec les états-majors
etlesrestes des 9, Panzer Division, 363. Vokks Grenadier
Division t 3. Panzer Grenacter Division. Deux régiments
ssquelettiques garnissent une ligne de defense extérioure
Courant le long des faubourgs, tandis que les pompiers,
les policies et tous ceux qui peuvent porter une arme
sont postés dans la vile méme; pari eux, les membres
du Votkssturm. La résistance est plus dure au nord de
la vieile cits, oi la Sed Armored Division fat face 2 la
‘9, Panzer Division, et au sud, olla Bt Infantry Division
est encore plusieurs klométres de Cologne. Ifaut dire
que cette demiére vient cogner dans le flanc Nord du
LVI Panzer-Korps.
Les tenkistes américeins entzent dans Cologne & Faube,
Vers 7h 10, suivis par ls fantassins de la 104th infantry
Division qui antivent & Vouest. Prds da aérodtome, los
Allemands mettent les tubes de seize « 88 » a 'ho-
rizontale pour s'en prendre aux blindés du Combat
Command Hickey. Mais les chars élminent la menace
pr le bis d'une charge de cavalerie. La résistance dela
9, Panzer Division sefondre, quand son chef, le général
von Elverfeldt, est tué. Dans la soirée, la 8th Infantry
Division manceuvte au sud de Cologne, vers le Fhin,
our couper leur retraite aux défenseurs.
Le 6 mars, la 3rd Armored Division avance au cov de
lavile [BB réduite en ruines par les bombardements des
‘quecrimoteursaliés. Le pont Hohenzoller a été détrut;
derrire lu, la masse de la monumentale cathédrale de
Cologne, bien qu’endommagée, s‘impase dans le pay
sage, Cesta, &1fombre dumanument, qua va se dérauler
tun combat singuller mettant aux prises un Panther at un
Pershing. (utliser ii la photo « Cologne 1945 x).
‘Las chars de at Amare ston progeessent
‘ers a cahedale de Cologne, dont on econ
lastouete massive &fanibegian
‘Golggno, mars 1048
es antasine ae de
‘ataine Mt abservert
rudermentles envions
‘su miu des nes
Acts ao tepave aun
Panther, dou Gs dort
un est solgoeusement
"scouver contort =
balimonts Morton,
obableren onus
ales Abemands,
> cone photogenic
présoniant un loon de
cg Sherman are met
‘en Guinn la ai larger
3 char, a permet ose
mowvorsieimen! San lee
ge dune ggiomsration
ame Colegne On nters
Tes apest .acs sures
mmeutis ets presenee
de quelques cvs ous
Ages: Jeunes omenes
tls adolescent ayant 68
‘nls danse Voestar
‘tla ielrmacht pour
Yoandurela «guar
total » woul pa Hier
elles Merarques a2
-< Suan ot Sperman
progression cane
tsvilage ste pres do
Cologne. Tans que as
‘elonnes mécanisées
“americans ponatet au
‘ure la tande ae, ses
‘bonds son steisesPU BU mee
LA MISE A MORT D‘UN FAUVE
‘Merdi6 mers 1945, 14H00. Les chars dela 3rd Armored!
Division approchent du centrevville de Cologne et de 63
majestueuse cetheédrale. Venant des faubourgs occiden-
taux, un groupe de bindés améicains roule vers le parvis.
de' éifice. Des amas de ruines dans la Komodienstrasse
‘empéchent toutefois les tankistes daller plus loin
is s'arétent& environ 120 m de''endroit ola rue donne
sur la place de la cathedral.
Deux M4 Sherman de la F Company, 32nd Armored
Regiment, se tionnent dans la Komédlenstrasse,prbs du
croisement, sur la gauche, avec I Andreastloster Strasse.
Soudain, un obus frappe le Sherman de tate, bientt
suivi d’un second. Le commandant du char, Kellner,
s’extrat tant bien que mal de épave, car un obus lui a
‘sectionné lajambe gauche en dessous du genou. Suivent.
Je canonnier, John Galluce, etl adio-mitralleur du cher.
Le fils de Galliuca raconte las souvenirs de son pére :Fara, date eaten,
Goullos jorchort eo
preuve que eb rien
5tpas son premier te!{n'y eut pas o’eutres survivants lu except fon a vu que
c'était une erreur ~ Nal, ls ont trouvé mon pére par
terre avec son cal-45 2 le main. Mon pere m’a dit aussi
‘que pendent qu'on aida 1 entendu des trs de chars
er vu les Meus des coups de depart. Le Sherman de mon
re 2 fait face au canon de 75 mm & haute vélocité
Panther. Le 76 mm de son Sherman pouveit percer fe
blindage frontal du char allemand ? Cesta deuxiéme
ois depuis ke débarquement en Normandie que mon pere
survivait 3 ta destruction de son engin. »
Le chargour et le pilote ont ét6 tuds. Toute la scane
2 6%6 flmée par Jim Bates, un photographe du Signal
Corps aftecté &la 1st Army. Sur los premigres images,
lorsque le Sherman est touché, on ne distingue pas le
Panther & Vendroit ou il sera détruit plus tard, ce que
Von peut voir sur des photos ultérieures montrant les
deux carcasses. En réalite, ce momenta, le Panther
fest probablement dissimulé 8 c6té d'un tunnel qui court
s0us la gare centrale, le Trenkgesse. lest alors invisible
des troupes améicaines qui apprachent et tire sur le pre-
‘mier Sherman & environ 340 m de distance. Le Panther,
‘aprés avoir touché le Sherman, se déplace vers endroit
Ul sera neutraisé, vers le croisement de rues au bout
de la Marzelenstrasse, & 120 m du Sherman touché.
C'est un Panther Aust. A, qui appartient sans doute 8
lal, Abteilung du Panzer Regiment 33, "unite cuirassée
de la 9. Panzer- Division.
Dans une rue parallale, non loin de Ia, prograsse la
E Company du 32nd Armored Regiment. L'unité entend
par radio ce qui est arrivé au Sherman et recoit ordre de
\enir& bout du Panthor on utiisant ses Pershing. Le chef de
char de un des « lourds », Robert Early, descend de son
engin afin de monter sur le tit du bétiment du Deutsche
Arbelistront, De lil tepére le Panther et les environs.
sim Bates, quia suiv, lui demande alors la permission
de l'accompagner pour filmer la destruction du Panzer.
ALePersting evengeurs de
Rober Ean at en wan de fare
‘mawement pour rocéaer a mse
‘noth Pare ts ete
anotalegonde au erecta
Ta Secondo Guano monde,
> Touche Le Panterest tent
parle Pershing, va douer
‘se coups tTnende.qn
> Une we aérieane de
va scone oie Panne a
secu ses semrs stan
‘Oh aetingue ben pave
‘au cen. Le Pershing 3
sue ti deta premire
Tue ado, calle vers
laquelt Panter © pole
Sontubo, Le Sheman a
quant 3 8 ctr dans
tube justo on face
‘81 Panter, en dehors di
‘aa de a phoograie
Les vainguaue "Asta
Dever Homer Davis (2
gaucno) et Assistant
‘Gunner Jonn berg,
Sot, momoret de
rauipage du Persing
poset emer devant eur
> Payee aote entas
Cet oto ae pose au
‘mols dave 1948 pan
caporal dea Bend Ararme
‘iin. on earave cue
iePanthar @ de dooce,
a tourlo a ce pee,
sso canon a peru son
treinde Douce. Lapancans
‘aU premier plan esta pour
oigner es pteurs dépaves
Le Pontnerachive
ee conaimordovents
cunédale. On detingue le
romor impact 2 90m
dane ane crot du Panzer,
‘i case. Un devsone
‘bus apple Pathe sous
‘soncanon elle deme,
estiquita neen, ere
Teseneies ea cise.
Wraconte : « Nous montons dans les tages d'un batt
iment et nous apercevons le Penther. ii me dit de rester
(6 erqu’l va retouner 6 bord ex déplacer son blinds pour
‘mettre hors de combat le char nezi. 1a un des nouveaux
Pershing avec un canon de 30 mm. Le sergent Early me
oft qu'il va venir jusqu’é le place située juste en dessous
de moi, s‘aréter et trer sur Allemand. »
Le Pershing s'ébranle pour venir se positionner au cro
sement entre la tue oi il se trouve, An Dominikanern,
avec calle ol se tient le Panther, la Marzellenstrasse.
Jim Bates se souvient : « Quand le Pershing arrive
sur la place, le Panther fait pivoter se tourelle pour
pointer son canon en direction de la menace. »
Alors pourquoi le Panther ne tire--il pas en premier ?
Le Borefubrer du Panther n'est plus 18 pour répondre 2
cette question, maisil est probable que celuicis‘attendait
oir un Sherman et que la vision du T26E3 Ia quelque,
pou décontenancé, lu faisant perdre quelques secondes
décisives. Il est vrai que les Allemands ne connaissent
pas réellement le Pershing, apparu au combat quelques
semaines plus tt | Le canonnier du Pershing, Clarence
‘Smoyer, décrit la scéne : « Pou de temps evant que
howe Pershing détruise le Panther allemand sur fe place
e fa cathédrale de Cologne, le méme char avait détrut
"'un de nos Sherman et we trois membres de son équi
page. Quand cela est arrivé, notre char a recu Fordre
de descendre la rue adiacente et de détruire le Panther.
On nous @ dit d'avancer suftisamment loin, de fagon &
pouvoir trer le char de flanc, et qu'l avait son canon
ointé en di ‘quand nous
sommes arivés@ intersection, le conductour, qui avait
son périscope tourné vers le Panther, a vu son canon
se diviger dit sur nous ! Quand j'ai fet pivoter (a tou:
le, jo regardais ainsi “dons fe tube du Panther” : donc,
‘au lieu de stopper pour tre, notre conducteur a continué
jusqu’au milieu de intersection pour que nous ne soyons
‘pas immobiles. »
4110 me distance, slors que le char n’est pes encore
‘arrété le treur duT26E3 ouvre le feu avec un obus per
forant de 90 mm, Le Pershing tire successivement trois
‘obus ; tous atteignent leur cible, Touché de plein fouet,
le Panther prend feu. D’aprés les images de Bates, quate
hommes d’équipage réussissent & évecuer le Panzer,
dont un mourra de ses blessures peu apres. Les archives
~américaines indiquent qu'un autre corps a été retrouvé
dans le Panther. Clarence Smoyers raconte la scéne
4 Alors que nous sommes toujours en mouvement, je
tire une premivre fois. Puis notre pilote stoppe, ete tire
de plus BL pour étre sdr qu'il ne ripostera
pas. Les deux obus qui freppent le fianc du char lo ta
versent de part en part. En ce qui conceme équipage. je
‘me suis demandé pendant longtemps s'il avait survécu,
C'est seulement récemment que j'ai eu la réponse.
Un documentaire & propos de Ja vie de Jim Bates,
ian de Fautve rue. Pourta
deux bujours suivants, la carcasse du fauve est tés prisée par les
Gis, qui viennent se faite photographier devant ou sur lui, Ainsi init
le baroud d'honneur de I'un des derniors Panzer défendant Cologne,
deux mois avant la capitulation, sous les coups du nouveau char
américain M26 Pershing : tout un symbole. Quant au film de Jim
Bates, il est encore de nos jours fréquemment utilisé dans nombre
de documentaires sur la Seconde Guerre mondiale.
eet nee en
Ne ee)
ea Met RE em ea
ea trace ce
en
cea
Pe remy(DP 1945 unite
LA \ CAMPAGNE D'ALLEMAGNE
a
latin dela campagne Alsace, FArmée
francaise présente un visage bien ct
rent de clude armée Equi a daberqué
sures cbtes de Provence le 15 aoct
1944 et ibéré tout est de la France.
De nombreuses unités reconstituées issues de la
Résistance sont venues s‘souter au noyeu dut de er
mée d'Afrique et des Francais libres. Au moment oi les
derniers teux des combats d'Oberhoffen signent Ia fin
dune campegnesitficie et meurviare, la 1" seme fran.
aise, qui monte la garde au hin et se prépare & ent
fn Allemagne, comprend cing divisions dinfentere
(DIA, 2° DIM, 4° DMM, 9° DIC et 14° Di, deux dive
sions bindées i (1" et 8* DB) et plusieurs formations
non endivsionnées ou de réserve générale, dont les deux
{groupements de tabors maraceins, les deux groupements
de commandos et plusieurs régiments issus des maquis,
aqui templaceront des régiments de tailousnoc-oficains
‘u composeront les 1” et 10° divisions d'infentere
DE LA 5° DB
‘A Le M482 Sherman
4 gent de
cuiassers rveres. ne ve
aemarde sous free
‘carloux de Ta populate,
Sie
rs Te
Ue
i)
LATRAVERSEE DU RHIN
‘Aumois de mars 1945, surle front occidental, Américeins,
Britanniques ot Canadiens s‘appratont franchir le hin
pour envahit le Reich. Or, dans ce dispositt, est prévu
que I’Armée francaise ne tienne qu'un role secondaire
surle lane Sud dela coalition ;ellene doit pas entrer en
Allemagne | Fermement sppuyé parle général de Gaulle
qui en fait une priosité poltique pour rétablirle rang dela
France dans le monde, le général de Lattre de Tassigny
fit le sidge de I état-majr alé en vue dobtenir mieux
u‘un « second role » et la participation de la 1 armée
2 ce qui doit tre la demidre phase du confit en Europe.
Pour cela, il s'appuie sur la biillante campagne d’Al-
sce qui vient de se terminer par la libération du camp
d'Oberhoffen par la 3° DIA et la 14th US Armored
Division aprés de volents combats. Des fait d'armes qui
lui permattent effectivement g’obteni gain de cause.
Ans, das le 15 mats, la 1* armée frangaise porte le for
‘au conur du systéme défensif allemand, 5° DB du général
de Vernejoul en pointe. Le 18, le Combat Command 6
(CC 6) de calleci débouche de la forét d'Haguenau,a eee ae CO COME an Rat Tuna ea
COTO ON CnC MUR N Cts On Cue So: Cain MCN uae iLiad
OE ee ea Cae Su eae eco ae rant
Pe CR CR aa CR Mau emcee AI Ty
Poe ee es ncaa eens CR Mec uece ac eae Clay
ee eR Neder eral Sei ee en Ce eee nn ae ec I
« France d’abord ! »
Cae
i les pertes dues aux mines ont été sensibles, at s2
prdcipite vers la rividre Lauter, Un compte rendu du
6° FICA précise : « Le mission est o’atteinare la Lauter
‘et méme ae la waver ible. La colonne est
retardée par de nombreuses coupures rencontrées en
cours de route. A I'entrée de Kénigsbriick, un pont
coupé. La progression ne reprend qu’a 11h46. Devant
Niederrodern, aue fa téte de colonne du 4/1" REC
atteint 12 heures, liaison est prise avec la 14° OB US.
De nowvelles destructions et des encombrements
occesionnent de nouvelles heltes, tandis qu'un pont
fst jeté por le Génie américain sur la Salzbach. »
Le 19. 16N30, la compagnie Sahuc du 4° ATT (3" DIA)
traverse la Lauter & Scheinbenhardt et pénetre en
Allemagne, suivie, le lendemain, par le CC 6 qui com:
prendle 6° RCA, le 3/RMILE et le 4° escadron du capitaine
Rastoul. Aux apres combats dinfantere d'un iver rigou:
reux succéde désormais, comma 'a appelée le général de
Monsabert, « ia magnifique chevauchée dun printer
radieux ». I est vrai que la plaine de Bade-Wurtemberg
se préte particuliérement & une mancauvre de cavalerie
blindée que la déiquescence de la Wehumacht facie.
|4u RULE, prec pose
oir eater ne cbc
roe ie 127, queue
pt dane le campagne
au proms 1085.
ABREVIATIONS DES UNITES FRANCAISES
eee
Ped
em eee
ee ar
Pe toraeees
eta rete
SLU nes
ewe
ora
ee eG
Regiment de marche de la Légion étrangere
ener rs
ee ee
ee
ymme une avalanche que le sole d'avil liber, les
Kgionnaires & avant garde de Iarmée dévaleient. jé-
ible, vers le caeur de I’[Link] avait encore
les nudes combats, les engagements sévéres qui deman-
eient Fextréme & homme et au matériel. Mais c'état
des coups de bovtoir qui enfongaient chaque fois fe
porte de toute une région, exploitation profonde avec
ses avances foudroyantes les enivrait de Kilometres et
leur donnait conscience d'étre vainqueurs. lly avait ces
Allemands
npaient serviles: les prisonniers et
rendoient da vie parce guile anéan
vilages occupés oi is étaient les mates, ct
hier superbes qui
les déportés qu'il
tisseient lennem, ils les ressusciteiont. »Etendant son front jusqu’a Spire, a1 ermée francaise
dispose dans le Peatinat oun crénesu face & Kersruhe,
Qui lui permettra a’atteindre la trouee de Pforzheim
Elle aura ainsi accés aux plateaux du Wurtemberg et
pourra déborder la Forét Noire par lenord, Mais le temps
presse, car 'armée américaine a déclenché son offen-
sive sans en avert sa voisine francaise | Le 29 mars,
de Lattre recoit en conséquence un télégramme du
général de Gaulle qu, malgré un certain humour, ne less
pas de doute sur impatience du chef du gouvernement
Provisoite : « Mon cher général i faut que vous passiez fe
hin, méme sites Américains ne sy prétemt pos et ds
siez-vous le passer sur des barques. ya f8 une question
du plus haut intérét nationol. Kerlsruhe et Stuttgart vous
attendent, méme sis ne vous désirent pes. »
Finalomont, sans attondre le insuuctons du SHAEF, mais
avec 'assentiment du général Devers, chf du 6th Army
Group dont reve sa 1" armée, de Late donne Vordre &
ses troupes defranchirle Rin le 31 mars. lopération sera
exéoutde par deux divisions ¢'infanterie et une division
bilindée sur la dtection générale Germersheim-Bretten.
este que I'armée francaise est pauvre en moyens de
franchissement : seulement 55 bateaux M2 (qui per-
mettent le passage de 12 hommes), 1 Stormboats
(bateaux 0’ assaut de 6 hommes propulsés par un hors-
bord de 55 cv et capables d'une vitesse de 60/kmih) et
12 Rubberboats (pneumatiques propulsés & la pagaie,
pour 6 & 10 hommes) |
Qu’ cela ne tienne ! A taube du 31 mars, le 2° comps
d'amée entreprend le franchissement du fleuve & Spire
ft & Gaxmersheim. Aucune préparation catilerie n'est
tffectuée pour ne pas donner Iévelal'ennami. A Spi,
le 3* RTA passe sans trop de problémes et progresse de
4 Kométres. len vaauttementGermershelm, oufennemi,
a
‘A ure unt de
‘eeonmaiseance dela $08,
Soparenan wren
St REC, empruna un
pont rowsaie sure Rin
|S Gomersheenie tar
1s Grejnound et ep
‘erenten Aleagne pour
tnveratont do 1940"
"Y Uns start atune Jap
a1" REC tranen stent
Terni suruneporere a
retranché dans des casemetes le long de laberge, clove
surplacele 151° Rletinfige des pertes séveres au 4° RTM
et aux « propulsstes » du7 1° batailon du génie. Lorsque
les premiéres embarcations quitent is rive occidentale
du Rin, est 6 heures, historique de la 2° DIM relate
de facon précise cet épisode : « Au nord, un premier
passage est tents vers 6 heures : les bateaux ne peuvent
sortr des bras du Vieux-Rhin et sont puis d’enflade par
des armes automatiques au débouché du bras mort. Le
M/IST* Rl est obiigé o'occuper Ile tiangulaie avec sa
9 compagnie. Vers 10 heures. un peloton de TO du
4/2: RO ne peut se mettre en batterie pour trer sur les
‘ouvrages ennemis. Unt arilere cause des pertes dans(a zone d‘attente dy bation. » Au sud, le 3/4¢ RTM tra.
verse dens des conditions tregiques. Dés que les batesux
quittent le couvert des les et se présentent en face des
positions allemandes, ils sont la cible des mitralleu-
528 et des piéces c'artileie. Sur les dix embarcetions,
«un Bateau Hlambe, un deuxiéme coule, deux, prvés de
leurs navigateurs tués & la barre, s'en vont la dérive,
Jovets du courant qui les rejette vers fa rive amie, comme
les trois autres dont les propulseurs sont tombés en
panne. Finalement, trois bateaux seulement artvent 3
accaster ~20 hommes perdus quisacerochent la barge
sous le feu d'un blockhaus. »
intervention de artilerie et des Tanks Destroyers des
deux divisions o'intanterie et de la 5* DB débioque néan-
‘moins la situation, sibien que, dans a soirée, deux petites
tétes de pont sont occupées sur lo rive droite du Rhin.
Lo 1" avril, lo franchissement se poursuit on force, et los
Etatmajor du CC 4
> 1 régiment de cuirassiers (chars)
> 3* escadron du 1 régiment etrenger
de cavelerie reconnaissance)
> 2*batailon du régiment de marche do
Ja Legion étrangére(infanterie portée)
> 2° groupe du 62* régiment
Tartllrie d'Afrigue (appuifeu)
> 2+ compagnie du 96° batallon du génia
> 1" compagnie du 14" batailon médical
> 1© escadron du 12° groupe
‘escadrons de réparation
(maintenance des matériels)
Creed
> Etat-major du CC 5
> I= régiment de chasseurs d’Afique
(chors)
> 2 escadron du 1* REC
> 1 batallon du RMLE
> 1 groupe du 62" RAA
> 1 compagnie du 96" betallon du génie
> 1 compagnie du 14" betailon médical
> 1 escadran du 12: GER
Cee k een i
» Etat-msjor du CC 6
> 6° RCA (chars
> 4° escadron du 1% REC
> 3° batallon du RMLE
> 3° groupe du 82" RAA.
» 3° compagnie du 96" bation du Génie
> 3° compagnie du 14* batailon médical
> 3: escadron du 12 GER
REGIMENT DE CHASSEURS DE CHARS
cul
Groure
Cite PM AN Licata i
EFA 5)
Wirersemtecg
PeresVIOLENTS COMBATS EN PAYS DE BADE
Sans ettendre le fin du nettoyage de Kertaruhe, le général
de Lattre donne ordre d’attaquer la ville de Pforzheim
Dasle 5 avi, la 3* DIA, la 2° DIM eta 5* DB prennent
pied sur les pentes qui dominent la plaine badoise
‘Ayant quitté Karlsruhe, le sous-groupement Légion
s‘empare ensuite de Konigsbach, ou i subit une vio-
lonte contre-attaque, Les « képis blancs » parviennent
toutefois & se maintenir au prix de pertes sévéres. Le
JMO du 1* Cuirassiers raconte avec beaucoup de
‘détails ce combat difficile
4 Malgré trois attoques successives de la 477. VGD
([Volks-Grenadier-Division), appuyées par des auto
moteurs dont deux Jagdpanther, tous ses efforts
demeurent vains. Sous les ordres ds capitaine Gauthier,
les défenseurs du vilage, cuiressiers du 3" escadron,
commandos et légionnaires de la 6° compagnie se
défendent avec acharnement. Lo chef d'escadron
Comiot est blessé griévement, fe commendent Covet,
du 11° RCA (en mission) est tué, te lieutenant Biaggi
des commandos est blessé griévement. et son adlomnt,
Ie lieutenant Fazi, tué ainsi que le capitaine Ether, com
‘mandant la 6* compagnie du RMLE. Le lieutenant de
Préval et le lieutenant Barra, de la méme compagnie,
sont blessés. Le Maroc, déchenillé par un automoteur,
est, lorsqu'll a épuisé tous ses obus, finalement mis
en flammes par le méme automoteur.
Mais le colonel du Breil, quia sous ses ordres les sous-
aroupements A et 8, donne ordre au sous-groupement B
d'appuyer les éléments attequés dans Kénigsbach.
La contre-atteque débouche du nord vers 10 heures,
es automoteurs ennemis ~ Sturmgeschiitze 38
INdIR, probablement des Hetzer! ~ sont pris de
flanc par surprise. Coup sur coup, Je Léopard, fe
Loup Il er /Aspie Il, du 2° escadron, mettant en
a
ALi des Jaodpanner
fencontts paris OB au
Kenigach I apparnt
ppoosobrrent 2 sorwere
Paraoyager Abtolurg 624
‘A Supatbephotodun NS
Haf-Trock wanspetant des
prisoners et depessat
tame cckivass te
Ibeange took vrical
‘arate de i $08
toutes queceesange
Ssoltpetw 4 Moraontale
Sur cans engns de
ison ce quires pas
teglemedtae pasa gt
Ge iragne de a 108,
Hammes checun un eutomoteur. Les pelotons
Sciard et Lambruschini se mettent alors & nettoyer,
avec les légionnaires et les commandos, les lisié
res Ouest du village ; ily a des snipers de partout.
Un nouvel automoteur est détruit par fe peloton Sciard,
et un autre est abandonné intact par son équipage.
L’Aspic Il tre & nouveau, flambe 8 ce moment, mais
son équipage est indemne. Le bombardement par
Minen durera toute I'aprés-midi, jusqu’eu moment
ou fa cote 283, qui domine le village au sud, est
conquise et nettoyée par les trailleurs envoyés en
zentort. Le peloton Guinard du 3/11" RCA détruit 6a
Jement un automoteur, mais perd un de ses chars,
Melartmann I.»
Simultanément, le 2° escadron du 1! REC du capi-
taine Denardou est mis & la disposition du CC &
du colonel Mozat. Le 6, ce groupement atteint lariviére Neckar vers Lauffen, tandis que les
goumiers du 1* GTM et les tirailleurs de
la. 3*DIA s‘emparent, au sud, du massif
boisé de Stromberg. Les 7 et 8 avil, des
ponts lancés sur le Rhin & Germersheim,
puis & Karlsruhe-Maximilianau, permettent
de renforcer et de ravitaillar en continu les
unités de pointe,
De leur cOté, le CC 4, le 151 Rl, le 4* ATM
et le groupement de choc n° 1 aux ordres
ddu général Schlesser conquidrent Pforzheim
le 8, cependant que le 5° RTM, appuys
par le CC 6, organise une téte de pont
au sud de Lenz, vers Durzmenz. Enfin,
poussant sur I'axe Bruchsal-Heilbronn, le
2/1* REC atteint le Neckar dés le lendemain
’ Klingerberg, puis remonte le cours de la
rividre sur la rive gauche et occupe & la
fois Hofen-Waldheim et Lochgau les 8 et
9 avril. Escadrons et betaillons rivalisent
de prouesses et prennent des villes, des
villages sans coup férir, C’est I'époque de
toutes les audaces : de simples lieutenants
dde 20 ans enlévent des bases d'aviation ou
Ccapturent des généraux avec une poignée
de légionnaives.
« LA MAGNIFIQUE CHEVAUCHEE
D'UN PRINTEMPS RADIEUX »
Lo auill e 1" REC, moinsles 2° et 3" esca
dons, est mis ala disposition du CC 6. Apres
Vélagissemant de la téte de pont Enzberg—
‘Mulhausen, le 5 escadron, téte de colonns
s'empare de Gross-Glattbach a la tombée de
Ja nuit. Aprés une violente préparation d'arti-
lerie, 'ennemi contre-atteque en force. est
anéanti par la charge du lieutenant Celie.
Déployés en ordre de batale, les charslegers,
crachantle feu, s'enfoncent danse lane des
compagnies allemandes et les clouent sur
place. En quelaues minutes, le plateau est
jonché de cadavres. Les 9 et 10 avril puisles
jours suivants, lennemi réagit violemment,
‘mais ne s'agit que actions locales quir’en-
tamont en rien la tete de pont francais.
La 19. Armee, villa connaissance de la 1*
armée francaise depuis les plages de
Provence, cherche en effet & interdire les
dlcections essentiales de Keh et de Stuttgart
fen contratiant la maneuvre blindée ennemi
sur les autoroutes et les grandes voies de
pénétration. Il est vrai que les Allemands,
ubliant les legons au‘ls avaient pourtant
euxcmémes dispensées & leur adversaire
dans les Ardennes réputées infranchissables
en 1940, ne s'attendent pas & ce que les
Francais s'esseient a traverser la Forét Noire,
En conséquence, comme dans les Vosges,
de Lattre décide justement de porter son
effort par Ia | En priorité, il faut atteindre
Freudenstedt, plague toumante au centre du
massif qui permet de découpler les unités vers
Vest et vers Fouest. Le 10 avi, la 5* DB, la
9" DIC, la 2° DIM et le 2° GTM s'enfoncent
dans la montagne par des routes étroites et
sinueuses, propices & une guetilla menée par
de petits groupes de combat bien entrainés
‘4 LoMan2 Serman «Monat » ont
“groupe de fartassins pur netoyer ls
‘uarser dune appomératon lemande
‘¥ thstatin oe ox aut nous kien pape
poder: co MS Suatdu TREC adore
nage dvseanare &hofzorta a dws
« Fanso aed es bon Wb) pave gu
See pepe aux ona sues do Sua
eet qu hadrian cha
igor se ete gure a osange vera
ven
el ee
et fanatisés. Encore une foi, a division de Vernejoul
ouvre la voie. Le 15, le 1" REC ~ moins les 3° et
4° escacrons - est mis la cisposition du CC 5. Lelan-
demain, ses escacrons reconnaissent Ettmansweiller,
‘mais sont arrétés devant Altensteia, ce quiles oblige
® contourner co village dans la nut. Au lever du jour,
le sous-groupement Miquel attaint le haut-Neckar ;
les batallons du RMLE bousculentI'ennemi & Calw,
Nagold et Horb, avant de pousser vers Freudenstadt.TTI Sele ae
CEO
Le 1 peloton du 3* escadron a passé la fin de la nuit 8 Otischeim,
tla matinée semble voude au calme. Vers 10 heures, message du
ete ene ere ee
liaison avec des éléments amis qui ont pris le village. »
La mission m’échoit, et je pars avec une Jeep, deux AM et huit
commandos sur les plages arriére des AM, leur aspirant étant dans
Be eee hee oe ranges
Pee eer Sanne coer
ee ee eee ead
Dem Crea yeti cc cs
ee are
rete sous eee ae cee tet
pe eae
eee ee en ee
ee eythane
ee ee et te
la mairie et devant lequel sont arétées mes deux AM
Se eee att
oa
ee A eee
Peet ene eer rune ene
Quill existe & quelques centaines de métres un pont
sur "En2 et je sais que mon colonel fait rechercher
les points de passage sur cet affluent du Neckar
eee et
‘moyens nécessaire, jy vais moi-méme, suvi distance
de sécurité de aspirant des commandes. En vue du pont,
Ce ee ese
eeu es
ees eres are ee
je me décide au retour. La Jeep arrive alors, et le
Teer Core ee ela
ime crie : « Mon lieutenant, le capitaine est au vlage et
veut vous voir tout de suite, » Je m\avance... &t deux
ee eee eee are nay
Coe eet
fe plonge dans un pattfossé en sortart mon Cott de tu
ee a
Ce eee ed
casque a roulé 8 quelques matres devant moi. Une
eee eM ea cee ee at
moi, ete vos le mot fin. Mais un bruit femilierretentt
derriére moi : une mitralleuse de 30, celle de ma Jeep
pene ete a
eee eee ee rs
orieee Reenter ee eta
ee ee eee es
De eee een eta et?
ee eee oe ee
eae re
reenter eat
eed
Ma montse marque 12h15 ; Je sens le sang couler ds
‘mon genou blessé, je n’ose remuer. Soudain une voix
Dagan er ee
Cae ee rs
eee ee ae
Cee ete
Paes eed eee Ne
et el od
eee een eee
See
Neary
Peeters
Peete trey
orem
dons Enz, & quelques métres. L’Allemand soigne Vafficier francais
ee et
Finalement, un accord est trouve :l'infirmier remenera le lieutenant
LLhoro vers son peloton, et il pourra repair libre vers ses lignes.
Un vrai mirade infirm termine mon pansement, me pose un garrot
On ee et eee ean
Se ae ee aeons
ee ee ee eee te aes
See ee ec Nees
Dea eS eas eg ad
ui est allé les chercher, je suis & mon peloton. Le capitaine est
ieee aes ee tue eee
les visoges sont fermés. Mes sous-officers mentourent,adiudant-
chef Granddidie,adjudant Dax, le maréchal des logis Summeire qui
Potrero
Re eu een ee
Se ou Et Onn
Pg eet re
pain, deux jambons, bourrent son blouson de cigaret-
‘tes américaines,etils‘en va, alors que, couché sur le
are uc teste
poste de secours je sombre dans inconscience. Dans:
eee ea
Cee enc Eta
ee een eee ee et enn
pas arivé en vie la formation chirurgicale de « Mar-
chtPoca CU
Lors de cette phase de Ia campagne, le RMLE met
‘au point une progression dite en « trairs », c’est-b-
dire de vilage en village, décrite par le général Hallo
comme suit
«Bile consiste avec le micro n° 1 & prendre un vilage
et pendant quitle netioie, avec le micro n® 2 doubler et
prendre le suivant, te trosiéme micro restant en réserve
et ainsi de suite. Pour perfectionner le procédé, adi
dont-chef Porchman, dans le style militaire tres prussien
qui est le sien, téléphione (carla poste fonctionne tou-
Jours) de vilage en vilage pour donner Fordre aux troupes
‘allemandes qui sy touveraient de se rassembler au
lus vite sur place en attendant de nouvelles instruc
tions. Nous n‘avons ainsi, 8 Varrivée, qu’a cult ces
vaillantes troupes totalement surprises, les désarmer
et 8 les envoyer vers laniére les mains sur la t8te. En
doux jours, nous prendrons ainsi sept localtés, dont
Calw et son pont intact. »
TTandis que le CC 4 et le CC 5 de la S* DB progressent
entre Murg et Enz, le groupement de téte de la 2* DIM
enléve Freudenstadt, au prix de sévéres combats.
Cette occupation marque la fin dela phase préliminaire
de la manceuvre du général de Latte.
Forte de sa perose victorieuse surle Phin et en Pays de
Bade, a 1* armée frangaise se doit maintenant oanéen-
tir ce quillreste de la 19. Armee. Trois betailles vont
cconsommer Ie destruction de ladversaire : Stuttgart,
la Forét Noire at Ulm,
La5* DB se scinde des lors en deux pour une mancouvre
fen tenaille: une pince vers est, dessinant un large
‘mouvement enveloppant par la valiée de la Neckar,
autre vers louest par la sud de la Forét Noire.
Du 18 au 24 avril, le sous-groupement « Miquel »
OFFENSIVE DE LA 1* ARMEE FRANCAISE ‘ tenfonce littérslement le front allemand, et, rien que
‘AVRIL 1945 dans ia journée du 18, ses reconnaissances enlévent
quinze villages ou gros bourgs. Le 19, le peloton
de Montplanet s‘empare per surprise du pont sur la
Neckar a Tubingen, au moment ou les Allemands
"YE:quips co transmissions opéanta cit du car liar M&AS Stu « Vengeurs du "REC. yont le détruire. Ne disposant pas d'une infanterie
‘Note Tirsigne dvsonnae hazel sure case MT de opirater radia au cenie. Sufrisante, les escedrone du 1 REC marquent une
pause devant Reutlingen puissamment fortifiée.
Le 20, aprés une manceuvre de diversion du déta-
cchement Denardou vers le nord, en téte du CC 5,
le sous-groupement « Miquel » attaque vers le sud
ft Fouest avec la 2° DIM, réduisant les résistances,
et enlevant la localité qui arbore des draps et des
linges blancs sur toutes les facades : les habitants,
victimes de leur propagande, ont appris qu‘ls avaient
affeire 8 la « tenifiante » Légion et aux « barbares »
tiralleurs nord-efricains | Dans la foulée, Esslingen
tombe, puis la 5 DB et la 2* DIM poussant jusqu’a la
ligne Rottenburg-Herrenberg,
Durant la méme période, le 3° escadron du capitaine
Boileau éclaire le CC 4 qui s'enfonce au cosur de la
Forét Noire. En dix jours, du 10 au 19 avril, i enleve
successivement une trentaine de villages, passant
sans s'arréter, faisant signe aux autorités locales
de se constituer prisonniéres auprés des éléments
infanterie qui suivent Ia progression de I'escadron.
Parfois, des réactions violentes de I'ennemi rappellent
les légionnaires & une élémentaire prudence, comme 8
Weilsn-Schonbruch ob, dans la nuit du 20 au 21 avi,
la CAB (compagnie d' accompagnement) du 2/RMILE et
le 3° escadron sont encerclés par 'ennemi : « A Weil
in Schénbruch, au soir d'un difficile engagement, un
escadron de vatre régiment (1 REC] et deux compa.
gnies de 2 batailon (RMLE] luttérent durement contre
‘des formations SS wes nettement supérieures en nombre
afin de nous ouvrir la voie def copitale du Wurtembe,
> Pareoue doa 0B
BDans oe combat achamné, las officiors commandant les
létachements yfurent mortellement blessés :e capiteine
Liozzon, commendent fe détachement du RMLE, et le
lreutenane de Richemont, aopertenant & Vescadron du
REC. Is entrerent tous les deux dens fa mort, ensemble
céte #céte, Leur commun sacrifice marquant eparte
nance & la méme Légion étrangére — général Jean Olé,
Chef de cons di RMLE en 1946. »
De son c6té, du 14 au.20 avil le 4° escadron du 1# REC
remit également une mission d'éclarage au profit du
CC 8, d’abord dans la boucle du Neckar, lors du fran.
chissement de la Schonbruch, puis dans la progression
vers Stuttgart. C'est au cours de cette avance si rapide
ue le général (alors Heutenant) Of, aprés avoir déwuit
Véquivalent de deux compagnies allemandes surprises
sur la route, enleve le terain ¢'aviation et le vilage de
Pioningen & la tete de son peloton d automitraleuses.
Fien n’artOte la tube des biindés frangais, comme en
témoigne ce compte rendu provenant du 1/RMLE
4 Le sous-grouperment @ pu s‘approcher & abil d'une
‘nduletion de train. Un escadkon entier avec ses dx sept
chars et ses dl sept Half-Tracks de la compagnie de
Légion ont pu éire déoloyés en batalle, deux pelotons
(en téte et un en réserve. Les chars fonctrent dans cette
Formation vers levitage,suivis des Halt-Tracks tant de
toutes leurs pieces. Le vilage fut pris & la hussarde I»
Toujours le 20 aut, ddbouchant de Bobingen, Grotzingen,
Leonberg et par est du Neckar, oi elles cétoient des
Unités de la 7th US Army, les divisions francaises,
5 DBen tee, investissent I agalomération de Stuttgart.
Le 21, Ia division de Vernejoul péndtre dans ta ville
et la traverse de part en part jusqu’aux lsidres Nord.
Crest le 2° escadron du 6° régiment de chasseurs
d'Afrique qui, le premier, entre dans la capitale du
Wurtemberg. Le 4* escadron du 1* REC et les 2" et 3*
botailons du RMILE portent le fer au ceeur de Stuttgart.
Le général de Latte décrt Yarivée de ses hommes
« Dans les immenses avers ou rues centrales, etre les
squeleites des maisons dont ies bomberdements aériens
répétés n’ont lessé que les facades mortes, nos blindés
font le carrousel. Alors, es nines de cette immense cité
‘Chasseur Brochot se
Teseadon major da
GPRCA Ce caren atinat
fe awd 8Koppegen,
surla rout de etna,
pan ob dor,
"Ybatetie se WT Priest
62 rogimentdartore
‘[Link] mal as
beau sont our
‘tia poussiresouvee
Jest e port es unetes
(de foubras prowgeant
tener eta bouche
de 800 000 habitants se mettent & vivre. Des caves, des
millers o’hommes surgissent,oliramts de jole. Non pas
es Allemands certes, mais Europe que rAlemagne hit
{rienne @ voulu asservir et qu'elle a affublée de marques
infamie qui deviennent aujourc hui des trophées |.
Des Holand, des Yougostaves, des ltatens... Mais aussi
20 000 deéportés du travail ou prisonniers de 1940 qui
fembrassont nos soldat, et dont quelques uns, mivailette
‘au poing, aménent en colonne tes gedtirs qui les ont
_gardés durant cing ans. Le spectacle est inout. d‘autant
plus prodigioux que. de tous cétés, on tre encore, fe
nettoyage de (a vile n'est nullement achevé. »
Dans les rues de Stuttgsrt, des combats opiniatres et
senglants se déroulent de maison en maison, de ruine
en ruine. Surpris et tourné, 'ennemi n’oppose qu'une
résistance empreinte de désespoir aux biindés et 8 I'in-
‘anterie francaise. Elle dure & peine quelques heures
et de facon désordonnée, sous une pluie battante,1M4A1(76) Sherman
Unis incon
sdivskn Diose
‘Secteur de Bregenz Auch, ral 1045
Half-Track M3A1
Regiment de mare da Lenin srangbre
seaeurde Karsnie, Allemagne, au 145
M343 Stuart
1 rignent etranger de cavatee
Secteur de Stutga, Alemapne, evi 1985
rescadton, 1 régiment de cuassiorsLe PC duCC 6 est un instant ancerclé, mais une charge des Kégionnaires
du 3/RMLE lo dégage. Pou & pou, toute résistance organisbe cosse.
‘Souls des snipers et qulques SS isolés continuent une lute sans issue.
lis sont impitoyablement sbattus sous les yeux d'une population qui
comprend parfsitament le message déliveé... Une derniére menace
pése sur Stuttgart, nettement plus pacifique dans la mesure oli alle
‘émane des Américsins | La ville se trouvant dans leur futur secteur,
Cceux-ci demandent en effet le part des Francais, Le 70th US Infantry
Division fit meme son entrée en vile. Il faut intervention du général
de Geule en haut lieu pour qu'ls acceptent de se reirer et admettent
la mainmise francaise sur Stuttgart |
RHIN ET DANUBE
PPendertt que le 1 corps d‘armie (dontle fer da lance est la 1” DB) réalise
Vrencerclerent dela Farét Noire, détruisantle XVII. SS Armee. Korps ot
ceapturant plus de 18 000 Allemands avant de pantciar& arise Ulm,
|i 5* DBlonge le Jura sauabe, foncant vers le Danube et Sigmaringen,
our son dernier jour de commandement de le 5* DB, le général
{de Vernejoul espére bien capturer les anciens aigntaires du gouver-
rnement de Vichy interés dans cette vile : Laval ete maréchal Pétain.
Le 23, le sous-grouperent « Miquel» franchit le Danube & Sigmeringan,
et le lendemain, aprés s'éte emparée de la vill, la 5* DB étabit le
liaison avec la 1" DB, sans toutefois réussir 8 mettre la
main sur Pétain et sa cliaue, Les Combat Commands
do la 5* DB repartent alors vers le sud la poursuite des
divisions battuas en For8t Noire qui sont signalées sur
axe Donaueschingen-Bodensee. Le 24 avi ois div
sions allemandes se ruent vers! est, bouseuiant le maigre
rideau francais qui ne s'ettendat pas 8 un tel assaut du
C6té d'ppingen. Le général Béthouart, commandant le
1" corps d'armée,reccit en renfort la 5* DB, qui lance
contre le 779. Volks- Grenadier Division, Deux jours plus
‘tard, le 6* RCA décienche une conte attaque sur le vilage
dde Mauenhoim :
«A 06118, les Alemands font donner leur artierie,
dont les abus tombent au sud du vilage. lis tencent de
passer par Fest du village, mais la section Outermerel
tie de tous les c6tés. Le jour venu, le commandant
dv Chelas lance une deuxiéme contre attaque avec le
lieutenant de Broissi avec un TD, un char (M/C Merin),
eux Hal-Tracks de le Légion et FHalt-Track de araiteie
(sous-leutenant Schao). Chars et HT balaient fa créte,
Jes Allemands s‘enfuient et se précoitent dans le moulin
2 800 métres. La, des ts ‘rtilerie les mettent en pous-
sidre. Le détochement de Broissia s‘nstale sur la créte,
2 780 métes au nord de Mauenheim. Les arisonniers
affluent de toutes parts. A 7 heures, tout est a peu prés
‘calme. Des maisons brilent. Le 1™ escadron du 6° RCA
arrive en rentort #8 heures. »
Tandis que s‘amorcent les pourparlers d'une reddt
tion des arméos allamandes & 'Ousst, la 1" arméeLs colonel at
commandant 1" REC.
avecun de ss loannares
plots do char Suet La
‘renade 8 sept fammes dea
on ane ened
Upon ere Pasir
1 Page do gaucho, enna
Ladetiance.. Apres
presque org années ae
ape, dos prisons
Francais de 1940 saveretes
TONI08e 16°08. Des
scenes souvent decrls par
Tee ancene dol dhs,
“4 Pago pate, enbas
GGuire mpressonns,
jo ounos Abomands
appoint avec
Francais. ou dre que
Teaupage semble teu
lanes des scree, comer
Tesuggere rantuse ces
‘ankles ocupes sur la
Ssupersivture et ote de
es yourosl panda que
Tes autres atone ale
jelde consetes suvant!
> Bele vue dn Hal Track
senate vaversan un viloge
Larsesse 30
bord et dos ements
divers tsnsponts est
impressions ible
de errorqage. tales de
Tonle etdierideaton,
“angles, branches de
‘earoutoge, out yest
de De Latire péndtre en Autsiche, entre Lindau et Bregenz,
Le 1 mai, les éléments de reconnaissance du 1 REC
entrent dans le pays natal du Fier, suvis,lelendemain,
par le RMLE. Aprés avoir pris Friedrichshafen, Lindau et
Bregenz, les légionnaires s'enfoncent dans le Vorarberg
‘et dans Arlberg, Dornhim, Feldkicch, Bludenz marquent
les étapes de le progression en Autriche, oii faut biser
lune assez vive résistance des unités SS. Les débris des
troupes allemandes qui ont pu s'échapper refluent vers.
lo « réduit national », Mais celui-ci nest qu'un mythe, et
toute velkité de rdsistance s’effondre sous les coups de
boutoir des Franco-Américains. Et de fait, la poursuite
sachéve dans le décor somptueux des Alpes bavaroises
enneigées. Des éléments de la fantomatique 24, Armee ot
des batailons de SS charchent encore & fur pa Feldkich
et Bludenz, meis une avalanche leur coupe le route au
‘tunnel de'Arlberg, Au fur eta mesure de leur progression
‘ves la frontiére austro-taienne, a 5* DB, la 4* OMM et
Ja 2° DIM cepturent des prisonniers de marque : le 5 mai
€ Brandt, le peloton Barbey du 1” REC « cueile » ainsi
ancien ministre des Affaires étrangéres von Neurath,
le général von Mackensen, fs du maréchal de 1914-18,
ex-Kronprinz Wilhelm Hohenzollemn ou encore le général
von Bosch. En méme temps, des personnaltés frangaises
cuca ee Ul ae
déportées sont libérées. Déja, au cours de son avance,
le 1 armée eveit déivré de nombreux prisonniers francais,
et aliés et ouvert les portes de camps de concentration.
Le service de santé avait regroupé et soigné ces maiheu-
reux sur ile de Meinau, sur le lac de Constance, pour
duis repcennent des forces avant un retour éprouvent,
vers la France. Lorsaue la nouvelle de la capitulation de
la Wehrmacht tombe, la 5* DB se trouve sur "Arlberg.
‘Son héroique campagne d'Allemagne s'achéve,
LAFRANCE DE RETOUR
La campagne victorieuse de la 1” armée francaise en
Allemagne est terminée. Cing semaines ont suffi pour
‘néantir deux ermeées ennemies, cepturer 180 000 prison
‘ier (dont sept généraul, enwair lo Palatnat, lo pays de
Bad, le Wurtemborg, lapartie Sud de la Bavidro et pénétrer
fen Autriche. La victoire « Rhin et Danube » est consacrée
par ordre dujour n° 8 du général de Lattre de Tassigny
«Vous venez dinscrire sur nos drepeaux et sur nos éten-
dards deux noms chargés histoire et de gloire francaise
‘hin et Danabe. » Ces deux noms seront ceux qu/axborera
désormeis 'écusson de la 1" armée francaise au-dessus
des armes de Colmar, celles-c rappelant son autre grande
Vietoire, celle qui scella a libération défnitive de Alsace.
Cette billante campagne di Allemagne, en grande partic
éussie grace & la 5* DB, a pour conséquence majeure
d'asseoir la France & la table des vainqueurs. A Berlin,
le général de Latte de Tassiany signera|'acte de capitula-
tion de Allemagne aux cOtés des uois Grands, et la France
‘biendra un secteur c'occupation en Allemagne, lamsme
(00 son armée a réalisé sa fulgurente percée. L'heure est
désormeis aux honneurs, mais aussi ux adieux Bla 5* DB,
Le 20 mai, le général de Gaulle vient passer les troupes
fen revue & Obersdort, au pied des Alpes autrichiennes.
A rissue de ces cérémonies, le 1" REC, décoré dela crave
de guerre 1939-1945, regagne IAlgérie. Le RMLE partici-
pera encore, eux cOtés dela 13° DBLE, au défiétriomohal
du 14 jullet 1945, avant de rejoindre a son tour Afrique
du Nord, oi redeviendra le 3° REI. Légionnates, cuiras-
iors, artllous de [a §* DB ont alors le sentiment légitime
du devoir accompli et la grande satisfaction d'avoir fat
hhonneur leur devisa « France d‘abord !» =Le Panzerschiitze Otto Carius, I'un des chefs de char les plus capés de la Wehrmacht, a laissé
Ce een Ree eer e care oa)
permettent de s‘immerger dans le quotidien des équipages de Tiger, plus particuliérement dans.
celui de la 2. Kompanie de la schwere Panzer-Abteilung 502. Du début de sa carriére militaire
Ree ule ee ea a tener uate etry
eee ee Cn AR Rrra Miceom Mu Cnr tg
Pend ts Rg ee CMC cere eC Lares
Tee ee aR ee eel en ce sce
Par Laurent Tirone.
JANI,
ET OPERATION « STRACHWITZ » opto» tr on
Panzer V. Covel sot desings 4 escoe is soi-chen es
UN HOM
ME A PART eens ue son er Ther Seno nk
Lexsaue le Schwere Paneer Abteing 602 ext due
Btarmee-Grunpe « Narwa», Cats est soustes ores
de "Oberst der Reserve Hye Graf Streit, que
ses hommes sumomment« Pane Graf» ss at
tocrate russiene le come Svechwiteimpressionne
Ieloune Pancerschite, Ain, Carke pale de hien os
termes « U Oberst der Reserve Hyacinth Graf Svochwitz
est fe genre d'homme qu une fis encant, ne peut
fi cub. deroure un ratte de Togensetion tut
tnbissant® ses subordonnés une oand port nate
tin do poovor bag ax vénements. Nous avons ei
ta chance de porcoer & quelques optetions sous son
Geinetenanen? Cos iavanivss dinar de part
exemple dy fet que sien emont rot est bien ogense,
fa vctore est d68 ¢ mole acquse. »
LCofcier supérieur allemand est done en cherge du sec-
tour de Nerve, ot les Sométiques tentent de propesser
afin denveopoar es éléments alemands, Corts ter
Ge aor dee ston roaxen ai 1844 pro toes
Covnmande pr» Pancr Gra
LES TIGER SUR LA TOUCHE
Pour opération portant son nom, Graf Strachuwitz se rend
sur place avec quelques éléments de la Panzer Grenadier
Division « GroBdeutschland ». Ainsi das Panzer IV, des
semi-chenillés Sd. Kfe. 261 at des StuGe I! sont pxats
fu combat. Heureusement d'alleus, car notre unite de
Chars lourds ne peut jouer qu'un role secondaire dans
la premidre phase de la batalle, destinée a isoler de ses
aris la téte de pont adverse situse & ousst. Une fois
enoerce, cette demriére doit tre éliminde. Ain de guider
‘aurrieux ses hommes, I Oberst der Reserve Hyazinth Graf
Strachwite monte dens un des Panzer et accompegne
les éléments de tee. Inutle de dire que cette action li
2 permis de gagner notre confiance ds le début. Trop,
stilt, peu stable, axe d'attaque choisi est helas impr.
ticable pour nos Tiger. Par conséquent, ces dernier sont
placés en deuxiéme ligne, au cas ou ennemi viendrait
lancer des offensives destinéas & soulager la pression
‘exercée par nos troupes sur leurs positions situbes &
Nouest, Strachwitz doit alors se contenter de Panzer JV oparst der Resorve Hyacinth Graf Srachwitz ‘Oberieutnant Oto Carus (27 mai 1922-
ui, pesant 30 tonnes de moins que nas « lourds », sont ‘on Grow Zavehe und Caines me
bien plus & aise sur ce terrain encaiss. (Gojan 1885 25 av 1068). NAcACHTUNG STUKA |
‘Afi de feciterla progression des Landse et des Panzer,
notre commandant a demandé un soutien eérien sous la
forme de bombarcers en piqué Ju 87 Stuka. Néanmoins,
le terrain densément boisé ne facite pas le travail des
pilotes, Du haut de ma tourelle, je peux voir les avions
plonger sur leurs cibles, larguer leur bombe, avant de
remonter dans une chandelle vertigineuse ! Je n'ap-
prendtai que plus tard que ces raids ont été bien plus
dangereux pour nos hommes que pour nos ennemis !
En effet, les plotes ne parvenant pas & identifier lours
objectfs ont piqué sur tout ce qui bougeait. Les Ju 87
ont ainsi pilonné axe dattaque de nos camarades. Une
bbomnbe est méme tombe su éroite piste, catent de quel
ques minutes le blindé du comee Strachwitz et manquent.
Couper notre infanteria de tout appui blinds. En dépit do
ces raté, Tassaut se déroule dans de bonnes conditions.
Notte Kommandeur fait forcer la vitesse de progression,
« LES QUELQUES T-34/76 QUI SE RUENT SUR NOUS SE HEURTENT A
car il ne faut pas qu'lvan puisse s‘échapper la faveur
de Ia nuit. Mes camarades subissent des pertes, mais
C'est le prix payer pour donner un coup fetal aux forces
ui s opposent 8 eux. Une fos la pénombre instalée, les
soldats russes auraient eu beau jeu de s'échapper vers
le sud, voire de couper les lignes de ravitalement de
notre groupe d’assaut. L’Armée rouge ne tarde pas 8
réagi et lance des contre-attacues pour dessert tau.
Des offensives limitdes tentant également de fara diver
sion afin de nous inciter & suspendre nos opérations.
Les quelques T:34/76 qui se ruent sur nous se heurtent
toutefois 8 nos Tiger qui, placés en défensive, ne leur
laissent aucune chance. Nos projectiles de 8,80m les
stoppent net dans leur éian, brisent toutes leurs velété,
Le lendemain, la poche est réduite sans mal. Le majorite
des soldets russes et de leur matériel est tombeée entre
‘nos mains, Seuls quelques chanceux peuvent s’échapper
vers le sud pendant la nuit, profitant des attaques de
secours menées dans cette direction.
Panzer IV Ausf. H
Karpigrppe « Sache»
"krmée sbemande
Union sovéique, stone, secteur de Narva ave 1044AE EEN TS
UN PLAN AUDACIEUX
Une fois cette téte de pont éiminée, Panzer Graf nous
convoque afin de nous faire part de ses intentions.
homme posside des traits de caractire 1s duts, voire
méprisants envers ses supérieurs, 8 qui il ne manque
pas de rappeler qu'il eppartient 'eistocrati, mais per
Sonne ne pense vraiment cu mal de lui. Avec e succes
rencontré lors de cette premiere phase, il @ acquis
notre respect et notre reconnaissance, Une fois réunis,
iInous explique, toyjours de maniére hautaine, le dérou-
ement de la prochaine phase : « Eh bien, Messieurs,
voilé comment je vois les choses. Notre groupement
tactique va mener une atiaque frontale conve la poche
«Est de Krivasso 8 partir de la zone de départ que
nous baptiserons « Kinderheim » Gardin d'enfants).
se déplacera & travers la plaine et passera la vole
ferroviaire. Ce coup de force sere mené par quatre Tiger
dela 2. Kormpanie de fa schware Panzer-Abtailung 502.
Apres avoir traversé le remblai de chemin de Fer,
Is se rabattront vers la dite et se mettront en positon.
Les quatre Tiger suivants transporteront une escouade
dinfanterie et se dirigeront, comme ‘ls avaient le
diable @ leur trousse, vers l"embranchement situé &
100 métres au sud/-est de la oie ferrée, Cet embran:
chement doit re atteint dans les plus bref d6lais et
teny ouvert codte que code, De cette faron, un grou:
pement de quatre Panzer lV et de semi-chenillés pourra
rogresser et occuperlaplaine quisétend au-dela de fe
voie. Durant la nuit. un périmétre sera mis en place et
‘maintena jusqu’® ce qu'un autre régiment d’infanterie
vienne prendre la reléve et établisse une ligne de front.
Contact sera alors fait & Vouest et al'est. La principale
chose que ie tens 8 souligner est que Fopératin entire
doit se dérouter selon te calendtier prévu. Cota signitie
{qu’aucun char ne doit restor sur fa route et bloquer
fa progression. Le succes de toute 'action peut etre
compromis par suite d'un simple retard. Je déciare
expressément que chaque Panzet immobilsé doit re
poussé dans le marais par tous les moyens possibles.
« CHAQUE PANZER IMMOBILISE DOIT ETRE POUSSE
DANS LE MARAIS PAR TOUS LES MOYENS POSSIBLES. »
‘A Des Panzer Waust E
“Tiger se rassemblet sur eur
2ane de atpan Ouran cate
hose de opératon. os
‘quipages ont atraeton
formate de ouchor&
Termemant eeu char.
Lenonsespeet de celle
‘consi conan
‘rave accident esque
fate de rales, acne
plusieurs fertassins.
Pht hat Un Ju 87
Sta sural une ft
russe. Lrs de Poperatin
{Stach , dont de
res rena prison des
Bombarsoments also
1 Pht eu: Un
Borarver observe is
Slenoure dane ural.
Us wonme de feu che par
Fane sowétique rene cet
‘roe esp prea
Le responsabilté de la réussite de I’opération repose
‘entsrement surles chefs de cher, quel que sot leur rong.
Tout est clair?»
Nous lui répondons alors un tonitruant « Jewon/,
Herr Grats
D'un sourire un peu sarcestique, le comte nous fait,
‘comprendre qu'il n'est pas dupe de notre attitude enwvers
sa facon de procéder. Aucun de ses traits de caractire
‘aura trouvé de place dans un livre sur les bonnes
‘manidres... Ceci étant dit, il continue de décrre son
plan avec une surprise & la cle,
«Tr8s bien. Jusqu’a présent, tour est assez simple.
‘Mais maintenant, i une question différente pour les
Bordfulwer des Tiger. Avec quel batallon voulez-vous
‘combattre ? »
[Nous nous regardons les uns les autres, étonnés par la
gonérosité de cette offre, bion pou dans les habitudes
du comte, Nous nous sommes immédiatement mis
«accord sur un batailon dintantarielegere, avec lequel
‘nous avions deja fat le « coup de feu »
«Tres bien, vous ‘aurez. »
Oberst se tourne vers son adjudant.
« Assurez-vous que ces hommes soient retirés des
‘avant pastes oui sont actuellement et soient amends
ick Maintenant. partons de remplol des lance-flam-
‘mes, des pionniers, des observateurs d/artilere, et
de tant d'autres détails. La supériorté aérienne dans
le secteur sera assurée par notre aviation. Un semi-
C’henillé radio assurera les liaisons avec la Luftwaffe
afin de communiquer vos positions respectives, rapi-
dement ot avec précision. Par ailleurs, vous recevrez
vos propres cartes et photos aériennes pour Fopération.
Les points importants sont marqués par des numéros.
De cette fagan. n'y aura pas de malentendus et pasJOUR J
Enfin, e 6 avril, nous rejoignons notre zone de ras-
semblement situge juste derrire le « Kinderheim »
Nous essavons de faire le moins de bruit possible pour
préserverleffet de surprise, mais le rugissement des
moteurs et le claquement des chenilles rendent nos
déplacements peu dscrets, Heureusement, Panzer Graf
a ordonné & notre artilere de tirer quelaues salves.
Les détonations de nos obusiers et de nos canons cou-
rent alors le vacarme que nous faisons. Décidément,
le comte a pensé & tout avec ce bruit de fond ! Notre
infanterie est déja sur place, et chaque Tiger voit
plusieurs hommes grimper sur sa caisse. Tout se
passe comme sur des roulettes. A l'heure dite, nous
commengons notre progression. Conformément aux
cordres, mais contrairament a mon habitude, mon Tiger
‘est positionné en seconde position dans la colonne,
de facon & ce que, sila machine de téte est touchée,
Je puisse toujours commander \'avance. Kerscher,
‘moi, Zwetti et Gruber, nous cheminans maintenant
sur un axe étroit. Grace aux photagraphies fournies
par le comte, nous connaissons parfeitement le relief
‘autour de Lemtibu. Chaque cratére de bombe nous
est familier. Nous savons méme ce qui nous attend
derriare ce fameux remblai de chemin de fer. J'ai une
confiance absolve envers les trois autres chefs de char
Nous avons partagé nombre de batailles, et je connais
leur valeur. En téte de la progression, notre groupe
re transporte pas dinfanterie montée. En revanche,
Gruber et Zwett) accueillant chacun trois pionniers
Ccensés nous aider si nous venions & tomber sur des
mines. En cas de rencontye avec I'ennemi, ils ont pour
consignes de sauter &I'abri du moindre couvert et se
foire le plus discret possible
Des Panerschitzen de
‘ohuere Pansenabetirg S02
Se-dtensent ase dont
‘ava 104g. Comequance
‘lec Tigea pes
Sos guide ue tea,
Des Parzrsnizen saree
‘ders acrachs au
ane gabe dea our
Lar pesenes detent
‘steaactistaue dea
2 Kompari de bse
Ponaeraseang 502
ORGANISATION MILLIMETRIQUE
Graf Strachwite s'est fait construire deux bunkers dans
le « jardin d’enfants », un pour lui et autre pour son
‘adjudent. De la, il coordonne action de ses troupes.
la méme pensé au fait que les fantassins seraiant plus
8 Vase lors de 'attaque sans leurs vétements d'hiver
Dans ces conditions, i aregroupé, par compagnie, toutes
leurs affaires et les 2 marquées o'un signe distinct de
facon a ce quills pussent, une fois les combats finis,
les récupérer dans un somi-chenillé spécialoment affrété
our cela. Ani, nos hommes ne souffitont pas du foi.
Pendant que Panzer Graf plane opétaton, son adjudant
calcul la inte exacte du déclenchement de attaque en
fonction de laluminosité, de mania ® ce que las teurspuissont discernor leurs cibles. La préparation dartilerie
doit commencer cing minutes avant que nous partions
‘au combat, et le barrage roulant est censé se déplacer
vers avant aprés cing nouvelles minutes. Ala fin de ce
laps de temps, nous sommes censés avoir df franchi le
remblai de chemin defer. Pu de temps avant e début de
Vattaque, Graf vientnous voir, toujours muni de son baton
de marche tradtionnel pour observer notre percée.
« LA TRAJECTOIRE DES MUNITIONS FORME
ALORS UN VERITABLE DOME DE FEU. »
Aric dteustarges
chenles o28 Tae
progressentactemencurla
Tour pression a sol owe
lesempiche de ater es
‘chemns caossabes
Ge Foperaton« Strachan,
tes seme son
tortement sis pour
‘cornoyor des toupes a
plus ps de ia tne de
front ou encare amener
‘durataement
ORAGE DE FEU
A rhaure dite, notre artilaria entre en action, Un vir
table déluge de fer et de flammes, tel que nous n’en
avons jamais connu aupravant, s'abat sur nos ennemis.
Tous nos canons sont de la partie. Méme les piéces
de Flak, canons de 2cm a te rapide, de 3,7em ou de
&.8em, positionnées en demi-are de cercle, ouvrent le
fou avec des tracantes. La trajectoire des munitions
forme alors un veritable dome de feu autour de la
poche « Est », Dens un premier temps, nous devons
avancer jusqu’a la lisiére Sud de cette coupole de
«clumiére », avant que les artloursnallongent leurs tis.‘Maintenant, un régiment de NebelWwerfer lance raquette
sur roquette, d’abard avec des projectiles au napalm,
puis avec des explsifs. Leur effet est dévastateur, et la
fort tout entre s'embrase, Les arbres hauts de plusieurs
metres flambent comme des torches. Tous les Fusses
ui’ étaient pas dans leurs bunkers sont immédiatement
tués par les ondes de choc. Dans la foulée, des obu-
siers, dont des 28cm, et artilerie dvisionnaire plonnent
les positions adverses. Pendant le barrage, nous avons
roulé vars le remblai de chemin defer & grande vitesse.
Vassaut est une totale surprise pour les fantassins sovi-
tiques qui, sonnés par renfer qui vient de s'abattre sur
(ux, ne parviennent pas & croite que nous sommes dé)
sur eux. Statufiés, certains nous regardent passer sans
rdagit. Nous allons tellement vite que nous ne parve-
ons pas @ nous servir de nos mitrlleuses contre eux.
Toutefois, notre vitesse nous permet de prencre de court
tun canon antchar gui, apparemment, était cansé barter
axe d’epproche. Ses servants n'ont méme pas ke temps
denlever le bouchon protecteur situé au bout du tube que
Ketscher le détrit d'un obus explosif bien alusté, Nous
ppassons lerembiai et obiquons le long de la voie ferée.
Les positions des soldats russes sont sommairement
‘aménagées & cause de la tere gelée, et nous n’avons
‘aucun mal 8 les neutraliser sans subir aucune perte.
Lelong du remblal, van a consteuit des bunkers en terre
abritant des canons antichars, mais, de leur cété, is
‘offrent évidemment pas beaucoup de protection. Sept
canons antichars, pointés [Link] lignes, sont rapidement
mis hors de combat
« JORDONNE A MON POINTEUR D’EXPEDIER QUELQUES OBUS
DE 8,8CM VERS NOTRE OBSERVATEUR D'ARTILLERIE ! »
TIRS FRATRICIDES
[Mes camarades et moi sommes de bonne humeur, cat
la perose @ réussi au-dela de nos attentes, La minuteuse
plarification de Panzer Graf a porté ses fruits. C'est &
‘ce moment que nous sommes pris sous un violent ti
datileie. Les explosions nous encerclent, projetant de
la terre et des pierres su a cuirasse de nos chars. Ivan a
repcis ses asprits plus vite que prévu ! Mais comment ?
Des tis aussi précis nécessitent un observateur d'atilrie
surle terain, et notre barrage aurait da le mettre hors de
combat ! Avec consternation, nous nous apercevans que
ce sont nos propres pices qui nous ont pris pour cite |
[Embusqué dans le « Kinderheim », homme qui régle le
fou des obusiers de 75cm nous @ identifiés comme des
chats soviétiques. Dans ses jumells, alors que nous
sommes cachés en partie per le rembla,il rend nos
Tiger pour des véhicules ennemis sur le point de contre
attaguer. A fesil nu, nous pouvons voir les tejectoires
ttés plates des projectiles qu filent vers nous. J’ordonne
lune marche arrire pour sort de la zone mortelle afin
féviter de prendre un obus sur latte ! Et, pournatre plus
‘grand malheur, nos gars tent tr@sbien et commencent 8
nous cadker de plus en plus précisément. Immédiaternent,
je transmets par radio un message expliquant l'ereur,
‘mais les quatre obusiers maintiennent leur cadence sans
relache. Je n'ai alors pas le choix et fordonne 3 mon
pointeur dexpédior quelques obus de 8, Bom vers notre
obser vatour¢atilerie avant que la situation ne devienne
intenable, Pris sous notre feu, hamme doit changer de
Position, et nous en profitons pour manaauvrer afin de
ous soustaie a ce pilonnage
> Serva egatemant se
transpose troupes,
les Stampescnaze
partopantaaivement aux
‘operations menées on
‘aa fa dase secteur
“de Narva, o leur pous
ovules rend put
rmanibies que Tiger.
{¥ Protéaés parla masse
dun Tiger. des Lanaser
progreeset versa lane de
font Les feu arene
Soutigue, mas uss
‘aemande ), er causront
Selourdes pits. Lvs de
Toperatin » Schute»
les senants gemmanaues
Heroyati mataresse,
DANGEREUSE INATTENTION
Cette ereur d' identification a des conséquences facheu-
528 sur le déroulerent de notre opéretion. Distraits per
Ces tir fratricides, nous n’avons pas pu maintenir la
pression sur les défenseurs soviétiques, et ces derniers
Cont eu le temps de se reprendre en amenent des canons
‘antichars dans les bois deriére nous. Soudain, un choc
ssecoue mon Tiger! Nous sommes touchés su Farigre,
la partie la plus faible de notre char !J‘ordonne au pilote
de pivoter le plus rapidement possible, mais Zwett repare
la menace et réduit au silence I'antichar et ses servants.
I maintient ensuite la tourelle de son char en direction
de laisiae afin de pouvoir contrer une nouvelle action.
Hiles, Gruber est 8 son tour touché par un te venant
de droite. Dans le confusion, nous n‘avons pas vu un
‘ute antichar caché dans un petit bosquet arbres situs
10s de a ligne ferroviaire. Le premior coup endommage
‘évérementle tran de roulement de sa montue, le second
perce la cuirasse, et Gruber et son chargeur sont biassés
paar des éclats, Notre réaction ne tarde pas, et un obus
‘eit voler en morcaaux la batterie russe. Prenant tous les
risques, Zwetti s’engage sur un champ de mines afin
dintercaler la masse de son propre binds entre celui deGruber et d'autres piéces ennemies. Les dommages sont
Jourds, mais le Tiger blessé peut encore se mouvoit, et le
pilote entreprend de retourner dans nos lignes, protégé pat
Zwetti. Juste 3 temps, car 'atilerie russe se déchaine,
meme les piéces lourdes placées au sud de Narva rej
{nent la batalle. Ivan veut se débarrasser de nous !
L'ACTION CONTINUE
Pendant que nous faisions le gros dos, Ia deuxiéme
formation de quatre Tiger @ atteint embeanchementsitué
2100 matres au sud-est de la vie fer. Autour de nous,
les fantassins soviétiques commencent & s‘organiser,
‘mais nous n’avons pas le temps de nous en occuper.
"Y Destantassinsalerands
de T 34 vebioment
tm abs onan a te
‘teint a touraee par un
bus do gos cals.
Descente aux enfers pour un As
‘Avec Iside de nos soldats, note Kommandeur,"Oberleu-
tant Von Schiller, maintient ouvert le passage entrée
de la forét marécageuse, Mahheureusement, le batailon
Vous aimerez peut-être aussi