DOSSIER PÉDAGOGIQUE
Les étapes de la réalisation d’une
production d’un spectacle lyrique
Dispositif pédagogique - Médiation culturelle Opéra
• Qu’est-ce qu’un opéra ?
• Quand l’opéra est-il né ?
• Combien de temps faut-il pour monter un opéra ?
• Quels types de métiers interviennent lors de cette préparation ?
• Quel est le rôle du metteur en scène, du soliste, de l’éclairagiste, du régisseur...?
• Qui recrute les artistes d’une production ?...
...autant de questions auxquelles ce dossier permettra d’apporter
quelques éléments de réponse.
Sommaire
• Ressources pédagogiques
>> Qu’est-ce qu’un opéra ?
>> L’opéra à travers le monde
>> Les étapes de la réalisation d’un opéra
>> Les métiers de l’opéra
• Glossaire
Qu’est-ce qu’un opéra ?
Un opéra est une œuvre musicale destinée à être chantée
sur une scène. Ce type d’œuvre appartient à la musique
classique, moderne ou contemporaine ; c’est une forme de
théâtre musical occidental.
L’opéra est une musique chantée qui raconte une histoire.
Selon les rôles dans l’histoire (dans le langage savant, on dit le
livret), les interprètes sont choisis en fonction de leur voix. Pour
les voix d’hommes, du plus aigu au plus grave, il y a le ténor, le
baryton et la basse ; pour celles de femmes, il y a la soprano,
la mezzo-soprano (ou alto) et la contralto. Ce spectacle s’ac-
compagne parfois de danse (des ballets).
L’opéra existe selon les pays et les époques de façons diffé-
rentes.
Les œuvres sont jouées dans un bâtiment qui s’appelle lui aussi
« Opéra », mais aussi dans un théâtre ou une salle de concerts
qui ne leur sont pas exclusivement dédiés.
L’opéra à travers le monde
L’opéra est né en Italie au XVIIe siècle. Parmi les ancêtres de
l’opéra, figurent plusieurs types de spectacles de la Renais-
sance avec des figurants, de la musique et de la danse. En
1598, Jacopo Peri a écrit Daphne, le premier opéra.
L’opéra italien
Le premier grand compositeur d’opéras fut l’italien Claudio
Monteverdi. À partir de 1607, l’opéra se répandit dans toute
l’Italie, surtout à Venise. Les compositeurs les plus importants
sont Gioacchino Rossini, Vincenzo Bellini, Giuseppe Verdi et
Giacomo Puccini.
L’opéra français
L’opéra italien arrive en France en 1645 : le cardinal Mazarin
avait fait venir de Venise une troupe qui joua devant Louis XIV :
le succès fut immédiat. Mais il fallut attendre 1671 avec Lully
pour voir le premier opéra réellement « français ». Parmi les
compositeurs français les plus connus, comptent notamment
Jean-Philippe Rameau, Hector Berlioz, Georges Bizet, Jules
Massenet, Camille Saint-Saëns, Claude Debussy.
L’opéra allemand
Au XVIIIe siècle, Mozart est le maître de l’opéra (tant en italien
qu’en allemand). L’opéra romantique allemand est porté
surtout par Ludwig van Beethoven, Carl Maria Von Weber,
puis Richard Wagner et au XXe siècle, Richard Strauss.
L’opéra à travers le monde
L’opéra russe
L’opéra fut introduit en Russie dans les années 1730 par des
troupes italiennes. Le premier opéra composé en langue
russe date de 1755. Mikhail Glinka, Modeste Moussorsky, Piotr
Illich Tchaïkovsky, Nicolaï Rimsky-Korsakov sont les principaux
compositeurs.
L’opéra en Europe Centrale
En Europe centrale, c’est à Prague que la tradition lyrique est
la plus ancienne et la plus importante. Le répertoire tchèque
comprend de nombreux ouvrages de Bedrich Smetana,
d’Anton Dvorak et Leoš Janáček. L’opéra hongrois trouve
son épanouissement au XXe siècle avec Zoltan Kodaly et Béla
Bartók.
L’opéra en Amérique
C’est avec Scott Joplin qu’est né l’opéra aux États-unis.
George Gershwin avec son Porgy and Bess compose l’œuvre
la plus emblématique de l’Opéra americain. Leonard Berns-
tein, Samuel Barber puis les contemporains Philip Glass et John
Adams perpétuent cette tradition.
L’opéra anglais
L’origine de l’opéra anglais remonte à la tradition du théâtre
élisabéthain, le premier grand compositeur du genre est Henry
Purcell. Georg-Friedrich Hændel fut l’un des plus prolifiques .
Au XXe siècle, l’opéra anglais est dominé par Ralph Vaughan
Williams et Benjamin Britten.
QUELQUES REPÈRES...
...DE L’HISTOIRE DE LA MUSIQUE
• ÉPOQUE BAROQUE - 1600-1750
• Claudio MONTEVERDI (1567-1643) • Jean-Philippe RAMEAU (1683-1764)
• Jean-Baptiste LULLY (1632-1687) • Jean-Sébastien BACH (1685-1750)
• Antonio VIVALDI (1678-1741) • Georg-Friedrich HAENDEL (1685-1759)
• ÉPOQUE CLASSIQUE - 1750-1830
• Joseph HAYDN (1732-1809) • Ludwig Van BEETHOVEN (1770-1827)
• Wolfgang Amadeus MOZART (1756-1791)
• ÉPOQUE ROMANTIQUE - 1830-1918
• Gioacchino ROSSINI (1792-1868) • Franz LISZT (1811-1886)
• Franz SCHUBERT (1797-1828) • Richard WAGNER (1813-1883)
• Hector BERLIOZ (1803-1869) • Johannes BRAHMS (1833-1897)
• Frédéric CHOPIN (1810-1849) • Piotr Illich TCHAIKOVSKY(1840-1893)
• Robert SCHUMANN (1810-1856) • Gustav MAHLER (1860-1911)
• MUSIQUE MODERNE
• Claude DEBUSSY (1862-1918) • Anton WEBERN (1883-1945)
• Maurice RAVEL (1875-1937) • Darius MILHAUD (1892-1974)
• Arnold SCHÖNBERG (1874-1951) • Francis POULENC (1898-1962)
• Alban BERG (1885-1935) • Igor STRAVINSKY (1882 -1971)
• MUSIQUE CONTEMPORAINE
• Pierre BOULEZ (1925) • György LIGETI (1923-2006)
• Iannis XENAKIS (1922-2001) • Pierre SCHAEFFER (1910-1995)
• John CAGE (1912-1993) • Steve REICH (1936)
Les étapes de la réalisation d’un opéra
La mise en place d’un opéra est une aventure qui prend beau-
coup de temps. Il faut commencer suffisamment tôt pour que tous
les éléments du grand puzzle qu’il constitue soient prêts au moment
de la première représentation.
Afin de mieux comprendre le fonctionnement de cette longue
préparation, ce dossier suit en images les différentes étapes de la
réalisation de Street Scene de Kurt Weill.
1
La programmation (J - 2 ans)
Une fois que le directeur de l’Opéra a choisi l’œuvre qu’il sou-
haite voir jouer, il nomme le chef d’orchestre et le metteur en
scène.
Ce dernier s’entoure alors d’un scénographe-décorateur, d’un costumier
et d’un éclairagiste pour former l’équipe artistique.
Ensemble ils vont imaginer la mise en scène, les éléments de décors,
les costumes, l’ambiance et les lumières du spectacle à venir. Tous
ces choix artistiques doivent être cohérents les uns par rapport aux
autres.
Pendant ce temps, le directeur artistique distribue les rôles chantés
par les solistes et parfois les artistes du chœur. Il s’agit d’un moment
important car les chanteurs doivent avoir la voix adéquate, mais
aussi le physique qui convient au rôle qu’on leur attribuera. Il est
également nécessaire de s’assurer de la disponibilité des personnes
choisies au moment précis du spectacle ainsi que pour toute la
période des répétitions.
Au final, il reste à se mettre d’accord sur le cachet des artistes, c’est-
à-dire leur rémunération.
2
Le dépôt de maquette (J - 1 an)
Le dépôt de maquette est un moment essentiel puisque
l’équipe artistique présente son projet au personnel de l’Opéra :
directeur, équipes artistique, administrative et technique.
Pour cela, le décorateur et le costumier, en accord avec le metteur en
scène, réalisent les maquettes des décors et des costumes qui seront la
toute première image en modèle réduit du spectacle à naître. Ils expli-
quent alors précisément ce qu’ils ont imaginé et les raisons de leurs choix
(couleurs, éléments, tailles, etc.).
Suite à cela, la direction générale et technique étudie la faisabilité tech-
nique et le budget global du projet. Si celui-ci est accepté (il n’est pas
rare qu’une demande de révision soit appliquée), le metteur en scène
confie son projet aux ateliers de construction de décors, de costumes, de
perruques et de maquillages.
Les ateliers doivent évidemment tenir compte des différentes contraintes
(techniques, sécurité, budget) inhérentes à la construction. Les ateliers
sont régulièrement en relation avec l’équipe artistique.
3
Les répétitions (J - 4 semaines)
Lorsqu’ils arrivent pour les répétitions, les artistes doivent déjà
connaître parfaitement leurs partitions. Les chanteurs solistes
sont le plus souvent « invités » : ils ont été recrutés spécialement
pour leur rôle. Les artistes des chœurs, quant à eux, sont des
chanteurs permanents de l’Opéra. Parfois, les effectifs requis pour une
production amènent l’Opéra à recruter des chœurs supplémentaires.
C’est à ce moment que débute toute une série de répétitions :
• La musicale (J-4 semaines)
Pour la première fois, les artistes chantent ensemble et font connaissance
avec le chef d’orchestre. Il leur donne de nombreuses indications sur les
tempi, le style, etc. C’est la « Musicale ». On ne tient pas encore compte
de la mise en scène.
• Les mises en scène piano
Durant ces répétitions, le metteur en scène explique aux chanteurs le parti
pris de sa mise en scène et les moyens de sa réalisation. Il leur indique
ce qu’il attend d’eux et donne les premières consignes : déplacements,
entrées, émotions, etc.
Les premières représentations vont s’effectuer dans un studio où un
avant-goût du décor (élements de substitution, marquages au sol, etc.)
est présent pour donner les premiers repères sur scène. Il s’agit de prépa-
rer le spectacle scène par scène. Le chef d’orchestre est toujours présent
lors de ces répétitions, la musique est interprétée par un pianiste chef de
chant qui remplace pour l’instant l’orchestre.
L’équipe investit enfin la scène où le décor est passé des ateliers à la salle
de spectacle. Cette manipulation est effectuée par les machinistes. Les
électriciens ont auparavant effectué le pré-montage électrique. Ils règle-
ront ensuite les effets lumières en suivant les consignes de l’éclairagiste.
• La générale piano (J-2 semaines)
La générale piano est la dernière répétition avec le piano seul. Pour la
première fois, les artistes répètent l’opéra dans son intégralité : c’est un
filage. Les chefs de service des ateliers de costumes et de perruques-
maquillages sont présents pour assurer ensuite les ajustements nécessaires.
Le metteur en scène peut alors évaluer l’avancée des préparatifs et cor-
riger certains détails avant l’arrivée de l’orchestre.
• L’italienne (J-10)
Il s’agit d’une répétition purement musicale. On ne porte ici aucun intérêt
à la mise en scène puisque les chanteurs sont assis sur des chaises sur
scène. C’est la première fois qu’ils s’exercent en présence de l’orchestre.
Cette répétition permet de régler l’équilibre entre les différentes voix et
l’orchestre.
Filage : répétition sans interruption.
Interprétation : action de jouer un rôle en traduisant de manière
personnelle la pensée, les intentions d’un auteur ou d’un musicien.
Parti pris : choix d’une ligne de conduite ou d’une orientation.
Partition : feuille ou livret qui contient l’inscription d’une œuvre
musicale sous forme de notes de musique. Chaque instrument
a sa partition.
• Les lectures d’orchestre (J-9)
Ces répétitions concernent uniquement l’orchestre et le chef d’orchestre.
Les musiciens connaissent individuellement leurs partitions et sont guidés
par le chef d’orchestre pour les unir à celles du reste de l’orchestre, de la
manière la plus juste possible. Il va pour cela leur donner des conseils sur les
tempi, le rythme, l’interprétation et le style.
• Les scènes orchestre (J-8)
À cette étape, les chanteurs et l’orchestre répètent le spectacle scène
par scène, sous la direction du metteur en scène et du chef d’orchestre.
Ils s’assurent de la cohérence entre musique, voix et mise en scène.
• La pré-générale (J-3)
Le spectacle est joué dans son intégralité, sans public, dans les conditions
réelles de représentation et sans interruption. C’est l’avant-dernière occa-
sion de s’assurer que tout est prêt. Chacun est à son poste : les chanteurs
maquillés et en costumes, les musiciens dans la fosse et le chef d’orches-
tre devant son pupitre.
En coulisses, les régisseurs, les techniciens, les maquilleuses et les habilleuses
s’activent pour que tout commence à temps et se déroule comme prévu.
À la pré-générale et parfois à la générale, les chanteurs « marquent »,
cela signifie qu’ils ne chantent pas toutes les notes à « plein rendement ».
• La générale (J-2)
Cette étape est très importante puisqu’elle représente l’ultime répétition.
Elle se déroule de la même manière que la pré-générale, mais il n’y a plus
le droit à l’erreur.
Pupitre : tablette inclinée sur pieds permettant de déposer des
partitions.
Tempo : en solfège, le tempo (de l’italien tempo : « temps » ; au
pluriel, des tempi, selon le pluriel italien) est l’allure (la rapidité
relative, la vitesse ou encore le mouvement) d’exécution d’une
œuvre musicale.
Scène : Terme désignant l’espace de jeu et ses dégagements
par rapport à la salle où se tient le public. Partie, division d’un
acte où il n’est prévu aucun changement de personnages.
4
La première (Jour J)
Il s’agit de la première représentation publique. C’est un jour
de grande tension pour toute la maison d’Opéra, puisqu’elle
représente l’aboutissement de beaucoup de travail de la part
des différentes équipes.
Suite à cela auront encore lieu d’autres représentations pour permettre à
un maximum de personnes d’assister au spectacle.
Une fois l’ensemble des représentations effectuées, le décor est démonté,
les costumes et les accessoires sont rangés puis les dossiers sont classés.
Tout cela est stocké avec soin, en attendant que la production soit reprise
quelques années plus tard ou demandée par un autre théâtre.
Les solistes partent chanter d’autres rôles dans d’autres villes, encadrés par
une nouvelle équipe artistique.
Le reste du personnel de l’Opéra prépare déjà le spectacle suivant.
Les métiers de l’opéra
Pour mener à bien tout le processus de réalisation d’un spec-
tacle, de nombreux métiers sont nécessaires.
On les divise en 5 grandes catégories, toutes essentielles à
l’aboutissement d’un projet d’opéra.
La famille directionnelle
Le directeur : il est responsable de la définition du projet artistique
et de sa qualité de réalisation auprès des tutelles et du public.
Avec ses adjoints et ses collaborateurs proches, il assure l’éla-
boration du projet artistique (administration, relations humaines,
coordination du travail...) et la coordination du travail de tous
les membres de l’établissement pour la réussite du spectacle.
La famille communication et accueil
Directeur des relations extérieures : il dirige le service de la location
de la billetterie, la publication et gère la communication ainsi que
le personnel d’accueil du public.
Attaché de presse : il rassemble et rédige à l’attention des journalistes
de la presse et des médias en général, les informations et la docu-
mentation relatives aux spectacles afin d’en assurer la diffusion.
Chargé des publications : il rédige les publications, met en forme et
prépare la diffusion d’informations, en tenant compte de la diver-
sité et des spécificités des publics, pour les spectacles.
Musicologue : il rédige pour les différents programmes, les textes
musicologiques sur les œuvres et les compositeurs. Il participe éga-
lement au projet de sensibilisation pédagogique de l’Opéra, à
travers les visites du bâtiment.
Ouvreuses : ce sont elles qui «vous» conduisent à vos places dans la
salle de spectacle.
Contôleurs : ce sont eux qui controlent vos billets à l’entrée de la
salle de spectacle.
Locationnaires : ce sont les personnes qui vendent les billets de
spectacles.
La famille des artistes
• Le chef d’orchestre ou directeur musical : il coordonne l’ensemble
des acteurs musicaux d’une pièce, c’est-à-dire les solistes, le chœur
et les musiciens. Durant les représentations, il donne les instructions à
ces différentes personnes à l’aide de ses mains ou d’une baguette.
Il travaille toujours en étroite collaboration avec le metteur en scène
dans un souci de cohésion maximale. On le nomme aussi « Maestro ».
• Le metteur en scène : son travail se concentre sur l’aspect visuel
d’un spectacle, sur les mouvements et les déplacements des so-
listes et du chœur. Il indique aux différents personnages le compor-
tement qu’ils doivent adopter pour être le plus proche de ce qu’il
souhaite transmettre au public.
• Le scénographe-décorateur : il crée les décors sous forme de ma-
quette puis coordonne l’avancement de leur réalisation en tenant
compte des contraintes budgétaires, techniques et scéniques.
• Le costumier : il dessine et conçoit les costumes, puis supervise leur
réalisation à l’atelier de costumes.
• L’éclairagiste : il planifie et crée les couleurs, l’intensité et la fré-
quence des lumières sur scène.
• Les solistes : ils interprètent un rôle et chantent soit seul, soit avec
d’autres personnages ou encore avec le chœur. Ils peuvent se
mettre dans la peau de leur personnage grâce aux explications
précises du metteur en scène dès le début des répétitions.
• Les artistes du chœur : ils font partie d’un groupe appelé le
« chœur », dans lequel ils chantent ensemble. Durant leurs ré-
pétitions, ils sont dirigés par un chef de chœur.
LES TESSITURES DE VOIX
Femmes Hommes
• Soprano • Ténor
• Mezzo-Soprano • Baryton
• Contralto • Basse
• Les musiciens : ensemble, ils constituent l’orchestre situé dans la fosse
et jouent de leurs instruments sous les indications du chef d’orchestre.
• Le chorégraphe : il imagine et crée les chorégraphies, puis en-
seigne les différents mouvements et déplacements aux danseurs.
• Les danseurs : ils exécutent les chorégraphies après les avoir ap-
prises grâce à de nombreuses répétitions.
• Les figurants : personnages secondaires, sans réplique particulière
: gardes, membres d’un jury, d’un sénat, etc.
La famille des métiers de la scène
• Responsable de l’administration artistique : il est en contact avec
les agents des artistes, que le directeur général et artistique a
retenu pour des rôles dans sa futur programmation, pour arrêter leur
cachet et les conditions de leur contrat.
• Le directeur de production : il fait le lien entre les aspects artistiques,
techniques et administratifs de la production. Il dirige les régies, les
ateliers et supervise le personnel technique.
• Le directeur technique : il dirige et coordonne les techniciens af-
fectés au son, aux éclairages, machinistes.
• Le régisseur général : il représente l’intermédiaire entre le chef
d’orchestre, le metteur en scène, les artistes et les techniciens. En
fonction de sa partition, aussi appelée « conduite du spectacle »,
il supervise toutes les répétitions, puis les représentations. Il gère les
artistes, leurs entrées et sorties, les manœuvres des techniciens, les
changements de décors, etc.
• L’ingénieur du son : il est responsable de toute la sonorisation lors
d’une représentation. Il effectue par exemple les enregistrements
sonores, les bruitages, etc.
• Le vidéaste : il s’occupe de tout l’aspect audiovisuel du spec-
tacle. Il est, par exemple, amené à filmer une représentation ou des
répétitions.
• Les machinistes-cintriers : ils prennent en charge tout ce qui se
déroule au-dessus de la scène. Ils font monter « appuyer » ou des-
cendre « charger » les différents éléments de décor ou de lumière
depuis une passerelle de manipulation située dans les « cintres »
(partie aérienne de la cage de scène, non visible du public).
• Les techniciens de scène : ils installent les décors avant le début
des représentations puis gèrent leurs déplacements, entre les
scènes, durant le spectacle.
• Les électriciens : ils installent les projecteurs, mais aussi le reste des
éléments électriques d’une production scénique.
• L’accessoiriste : il doit trouver, fabriquer ou acheter les différents
objets et mobiliers nécessaires sur scène (lunettes, ustensiles, para-
vents, etc.) dès les premières répétitions. Puis il s’assure qu’ils sont
disponibles au bon moment et placés au bon endroit lors des re-
présentations. Il collabore en permanence avec le scénographe-
décorateur.
La famille des métiers d’Art
• Les employés des ateliers de costumes et de perruques : ils fabri-
quent les costumes et les perruques en fonction des dessins du cos-
tumier. Pour cela, il doivent prendre les mensurations des différents
artistes qui les porteront.
• Les menuisiers, peintres, sculpteurs, tapissiers et serruriers des ate-
liers de décors : d’après les maquettes du scénographe-décora-
teur, ils construisent les décors en taille réelle.
Glossaire
• Acte : Division de la pièce en parties d’importance sensiblement
égales, en fonction du déroulement de l’action.
• Avant-scène : Partie de la scène comprise entre la rampe et le
cadre de scène.
• Baignoire : Loge aménagée légèrement au-dessus du parterre.
Certaines architectures prévoient une forme convexe au muret qui
donne du côté de la salle, d’où le surnom de « baignoire ». On y
installe parfois les musiciens.
• Balcon : Galerie surplombant l’arrière du parterre et pouvant
s’étendre sur les côtés, jusqu’à l’avant-scène. Certaines salles ont
des balcons superposés qui peuvent être désignés par des noms
différents
• Brigadier : Bâton utilisé pour frapper les coups annonciateurs du
début d’une représentation.
• Bruitage : Reconstitution des bruits d’ambiance pour accompa-
gner une dramatisation.
• Bruiteur : Technicien chargé du bruitage.
• Canevas : Résumé ou scénario d’une pièce pour les improvisa-
tions des acteurs, en particulier ceux de la commedia dell’arte.
• Casting : Terme anglais pour désigner l’attribution des rôles
d’après l’âge, la morphologie, la voix, la célébrité.
• Chorégraphie : Terme issu du théâtre grec qui désignait l’art de
diriger les chœurs, utilisé depuis le début du XVIIIe pour désigner l’art
de composer des danses et d’en régler les figures et les pas.
• Chœur : Groupe (ou groupes alternés) chargé d’intervenir collec-
tivement, par le chant, la danse et le récitatif, dans le cadre d’un
rituel ou d’un spectacle.
• Cintre : Espace aménagé au-dessus de la scène pour y recevoir
les décors à dégagement vertical; on dit aussi « cage de scène » .
• Cintrier : Technicien responsable des cintres.
• Console : Appareil progammé comportant les claviers, registres
et moniteurs de la régie d’éclairage ou de son.
• Corbeille : Terme parfois utilisé pour désigner le premier balcon.
• Corde ! : Pour combattre les incendies, on suspendait au-dessus
de la scène des seaux d’eau qu’une corde permettait de faire ren-
verser. Lancer le cri à un moment inapproprié entraînait une inon-
dation désastreuse, d’où l’interdiction - encore maintenue par su-
perstition - de prononcer ce mot sur scène.
• Costume : Vêtement choisi en fonction de la mise en scène
(époque, rang, type…).
• Coulisse : Partie de la scène qui n’est pas visible par les specta-
teurs, dissimulée par des éléments de décor ou des rideaux.
• Coups (trois) : Trois coups frappés pour attirer l’attention du public
au début d’une pièce, particulièrement quand il y a «lever de
rideau ». Certains font remonter la tradition au Moyen Âge, où les
trois coups finals (pour la Trinité) auraient été précédés d’un martè-
lement souvent constitué d’onze coups (les douze apôtres moins
Judas). Les coups sont frappés avec un bâton dit «brigadier» (voir
ce mot).
• Cour : Côté droit de la scène, vue de la salle.
• Couturière : Répétition où se font les retouches des costumes.
C’est la dernière répétition avant la générale. On l’appelle aussi
pré-générale.
• Critique : Étude raisonnée d’un objet à partir d’un ou plusieurs cri-
tères servant de base à un jugement de valeur.
• Cyclorama : Anciennement, toile peinte disposée sur un rouleau,
tiré à la verticale pour créer un fond de scène, ou déroulé à l’hori-
zontale, en un mouvement continu, pour simuler un déplacement
latéral. De nos jours, écran neutre situé en fond de scène permet-
tent de nombreux effets lumineux
• Décor : Designe le lieu et l’environnement dans lesquels
se passe l’action d’un spectacle. Il est traditionnellement
constitué de chassis et de toiles peintes. Aujourd’hui on
utilise le terme de scénographie pour désigner des espaces
scéniques plus abstraits et moins réalistes.
• Dégagement : Espace disponible, en dehors de l’aire de
jeu, pour les entrées et sorties de personnages et les chan-
gements de décors et d’accessoires.
• Dispositif scénique : Ensemble des éléments constituant le
décor ou la scénographie.
• Feux de la rampe : Appareils (bougeoirs, lampes, projecteurs...)
éclairant la scène de bas en haut, à partir de la rampe.
• Figurant : Personnage secondaire, sans réplique particulière :
gardes, membres d’un jury, d’un sénat, etc.
• Fosse d’orchestre : Espace réservé aux musiciens, entre la scène
et le parterre, surbaissé de façon à ne pas obstruer la vue.
• Galerie : Emplacement construit au-dessus du parterre et dont
l’ouverture sur la scène, protégé par une simple balustrade, permet
aux spectateurs une vue en contrebas.
• Héros : Type de personnage doué de pouvoirs hors du commun.
• Herse : Ensemble de projecteurs, généralement mobile, suspen-
due au-dessus de la scène, et permettant d’éclairer de haut en
bas.
• Interprète : Personne dont le jeu donne vie et sens à une œuvre
destinée à la scène (danse, musique ou théâtre).
• Jardin : Côté gauche de la scène, vue de la salle.
• Loge : 1. Pièce commune ou particulière réservée aux artistes en
vue du maquillage et des changements de costumes.
2. Balcon privé réservé, à l’origine, aux spectateurs de marque.
• Machinerie : Appareillage utilisé pour différents effets (apparition
de personnage, changement de décor, lever de rideau, pont
roulant…). Certaines scènes ont conservé les cordages et glissières
des anciennes machines aujourd’hui remplacés par des méca-
nismes électriques ou des systèmes électroniques.
• Mise en scène : Ensemble des moyens d’interprétation scénique
(scénographie, musique, jeu...); activité qui consiste à agencer ces
moyens. Articulation entre le travail d’un maître d’œuvre et celui de
chacun des artistes qui concourent à l’œuvre; transposition - et non
traduction - d’une écriture dramatique en écriture scénique.
• Monologue : Scène parlée, par un personnage; discours appa-
remment adressé à soi-même, ou à un auditoire dont on n’attend
pas de réponse.
• Montage : Se dit de l’assemblage des differents élèments consti-
tutifs d’un décor.
• Opéra : Drame lyrique entièrement chanté, exécuté au théâtre
avec décors et costumes.
• Opérette : Comédie lyrique, formée de chants et de dialogues
ou pantomimes alternés, exécutée au théâtre avec décors et cos-
tumes.
• Oratorio : Forme musicale dramatique délivrant un message spiri-
tuel qui désignait à l’origine un lieu de prière (oratoire).
• Orchestre : Parie de la salle située au Parterre. Ensemble de
musiciens
• Parterre : Parquet généralement construit en pente où se trouvent
les fauteuils du bas.
• Passerelle : Galerie étroite permettant le service au-dessus de la
scène.
• Plan d’éclairage : Plan représentant le positionnement de l’en-
semble des projecteurs d’un spectacle en fonction de la mise en
scène selon laquelle l’éclairage est programmé.
• Poursuite : Projecteur mobile destiné à éclairer un personnage ou
un objet en mouvement.
• Praticable : Plate-forme démontable, utilisée sur scène pour
former des aires de jeu.
• Rampe : Galerie lumineuse qui borde la scène ou, le cas échéant,
l’avant-scène, du côté de la salle.
• Régie : 1.Organisation matérielle du spectacle selon un cahier
des charges. 2. Emplacement où se trouvent les consoles d’éclairage
et de son.
• Répertoire : Ensemble des pièces jouées par un même théâtre ;
ensemble des pièces d’un même style.
• Répétition : Exercice préparatoire, où on reprend plusieurs fois des
passages d’une scène, voire la pièce en entier.
• Saynète : Petite comédie bouffonne, à mi-chemin entre l’opé-
rette et la chanson comique; genre tiré du théâtre espagnol.
• Scénario : Argument, canevas d’une pièce.
• Souffleur : Membre de l’équipe de production chargé d’aider les
comédiens à se souvenir de leurs répliques. Il était parfois logé sous
la scène, dissimulé des spectateurs par une trappe entre-ouverte.
Son rôle était capital au temps où les troupes jouaient plusieurs
pièces différentes en peu de jours.
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