«
Blé » est un terme générique qui désigne plusieurs céréales appartenant au genre Triticum.
Ce sont des plantes annuelles de la famille des graminées, cultivées dans de très nombreux
pays. Le mot « blé » désigne également le « grain » (caryopse) produit par ces plantes.
Le blé fait partie des trois grandes céréales avec le maïs et le riz. C'est, avec environ 700 millions
de tonnes annuelles, la troisième par l'importance de la récolte mondiale et, avec le riz, la plus
consommée par l'homme. Le blé est, dans la civilisation occidentale, en Afrique du Nord,
au Moyen-Orient, dans le nord de la Chine un composant central de l'alimentation humaine. Sa
consommation remonte à la plus haute Antiquité. Il a longtemps permis l'apport en énergie
indispensable à la survie des populations et un apport en protéines non négligeable et a de ce
fait tenu une place déterminante dans le développement des civilisations de ces régions
Deux espèces de blé, l'engrain et l'amidonnier ont été domestiquées au Proche-Orient à partir de
deux blés sauvages et cultivées à partir de - 8500 dans la vallée du Jourdain, le nord de la Syrie,
le sud de l'Anatolie et l'ouest de l'Iran dans la région du Croissant fertile1.
Du point de vue diététique, le blé comporte certaines déficiences en acides
aminés (en lysine notamment).
Les variétés de blés tendres ou durs proposées aujourd'hui sont bien adaptées à la production en
céréaliculture industrielle caractérisée par l'apport intensif d'intrants chimiques et une forte
mécanisation, et à la consommation de masse, du fait de rendements élevés, mais n'ont pas les
qualités nutritives et organoleptiques à nouveau demandées aujourd'hui dans le cadre d'une
agriculture plus résiliente et d'une alimentation « naturelle », que l'on peut encore retrouver chez
les « blés rustiques » tels que l'engrain ou l'épeautre.