Texte
:
Emission des premiers timbres de l’Algérie indépendante
Au lendemain de la proclamation officielle de l’indépendance de l’Algérie
sont émis les premiers timbres-poste avec la mention « E.A » (Etat
Algérien) plutôt que « République Française ».
Quelques jours avant la proclamation de l’indépendance, la nouvelle autorité
administrative devant assurer la continuité du service postal prend la décision
(Décision du 27 Juin 1962) de surcharger certains timbres français d’usage courant en
y apposant les deux lettres « E.A » (Etat Algérien) après avoir rayé la mention «
République Française ».
Ainsi, la première émission de timbres de l’Etat Algérien a lieu le 4 juillet 1962 (à
Laghouat, elle eut lieu deux jours plus tôt). En réalité, il ne s’agit pas à proprement
parler de timbres nouveaux, mais d’une surcharge de timbres déjà mis en circulation
par l’administration coloniale française. C’est ainsi que cinq timbre-poste seront émis,
portant tous les initiales « EA » (Etat Algérien).
Il faut rappeler que les premiers timbres-postes sont émis en 1840 en
Angleterre. Dans les pays africains qui étaient colonisés ou sous protectorat des
puissances coloniales, les timbres utilisés pour l’affranchissement du courrier
portaient, en général, la dénomination du pays occidental avec une indication
subordonnée du pays ou de la région colonisés.
En Algérie, les timbres-postes émis par l’Etat français ne portaient pas la mention «
Algérie ». Mais, à partir de 1924, cette mention sera imprimée en surcharge avant
d’être supprimée en 1958.
Le premier timbre « authentiquement » algérien ne sera émis que le 1er
Novembre 1962, à l’occasion de la première célébration officielle de l’anniversaire du
déclenchement de la lutte de libération nationale. Communément appelé le 1+9 (1
NF+ 9 NF), ce timbre surtaxé au profit des veuves de chouhadas (martyrs), très
recherché par les collectionneurs, est aujourd’hui le plus célèbre et le plus côté des
timbres algériens.
Le premier timbre-poste algérien, symbole de la souveraineté nationale, est dominé
par la couleur verte. Celui du premier anniversaire de l’Indépendance, le 5 juillet
1963, est illustré par Ali Ali-Khodja. Il montre le drapeau algérien et de part et d’autre
un djoundi et un ouvrier, symboles du passage de la Révolution armée à celle de
l’édification du pays.
[Link] et [Link]
4 juillet 2016
Texte : 1962-1970, l’euphorie de l’après-indépendance
Moins de quatre mois après l’indépendance, l’Algérie réalisera les premiers
timbres poste de son histoire, après une phase transitoire où furent utilisés les
timbres de l’époque coloniale, frappés de la surcharge EA (Etat algérien), avant la
mention «République algérienne». Le timbre 100% algérien, entré dans l’histoire, a
été le fameux 1+9, paru le 1/11/1962.
Il sera suivi en 1963 par la série «Gloire à la Révolution» illustrant le drapeau
national et le rameau d’olivier, puis celle «Retour à paix» marquée par l’image du
drapeau et la colombe. Le premier véritable événement de l’après-indépendance,
porté sur timbre-poste, a été la création par Ahmed Ben Bella, premier président de
la République algérienne, du Fonds national de solidarité.
La figurine a été émise le 26/5/1963, sur dessin de Bouzid et Ferrer. Il précédera le
premier timbre commémoratif du 1er anniversaire de l’indépendance paru le
5/7/1963 et signé par Ali Ali-Khodja. Le peuple algérien sera au rendez-vous avec la
naissance de sa première Constitution en 1963. Un événement immortalisé dans un
timbre dessiné par Ali Ali- Khodja émis le 13/10/1963.
Les années de l’après- indépendance seront marquées par une euphorie en
événements économiques et culturels. Il y aura surtout la première Foire
internationale d’Alger immortalisée grâce à un timbre dessiné par Ahmed Benyahia
émis le 26/9/1964. S’ensuivra la réalisation du complexe d’Arzew, sujet d’un timbre
dessiné par Choukri Mesli paru le 26/9/1964.
La jeunesse sera présente également à l’occasion de sa première fête, célébrée le
4/7/1967, dans un timbre de Ali Ali-Khodja. L’émigration des Algériens en Europe
sera aussi l’un des faits marquants de cette époque, et que le dessinateur Bachir
Yelles a illustrée sur un timbre paru le 4/6/1968.
Mais le sujet phare des émissions de cette époque demeure celui des réalisations
dans les secteurs des Mines, de l’Industrie et de l’Energie, pour lesquels la Poste a
consacré une série conçue pour la première fois en 1968 par le bureau d’études de
Sonatrach (…) l’événement majeur de cette époque est culturel. Il s’agit du 1er
Festival panafricain organisé à Alger. Un timbre émis le 19/7/1969 marquera cet
événement grâce à une œuvre majestueuse signée par le grand M’hamed
Issiakhem.
[Link] 12-11-2015