Biographie Spirituelle du Prophète
Biographie Spirituelle du Prophète
Contenu
1 Avant-propos ................................................................................................................................... 2
2 Préface ............................................................................................................................................. 4
3 Introduction ..................................................................................................................................... 6
4 Naissance de Mouhammad ibn Abdullâh et Amina ...................................................................... 11
5 Enfance dans le désert .................................................................................................................. 15
6 Voyage d'affaires et première révélation...................................................................................... 17
7 Reconstruction de la KA'BA ........................................................................................................... 19
8 La révélation divine ....................................................................................................................... 21
9 Les premiers adeptes de l'Islam .................................................................................................... 23
10 Le récit du voyage nocturne ...................................................................................................... 25
11 Conclusion ................................................................................................................................. 27
Pour une biographie complète sur la vie du Prophète (PSL), le Sceau des Prophètes 1
Barzan et Jazbu Xoulob
1 Avant-propos
Dans le Barzan traduit par Serigne Moussa Ka, Serigne Touba, le Serviteur du prophète, dit :
« connaître DIEU et la place qu'il accorde à son Envoyé incombe à tout le monde, Celui qui ne les
connaît pas, que nul ne connaisse leur statut.» Cette doxa commune à toute la communauté
musulmane incitant à étudier, à apprendre l'histoire du Prophète Mohamet (PSL) anime la traduction
et l'écriture de la présente biographie du Prophète dont le seul but est de faire connaître Sa
particularité, Son élégance, Ses parfaites qualités extraordinaires que doit imiter tout homme doué
de raison, tout en restant fidèle aux œuvres susmentionnées.
Ce document tiré des œuvres de Cheikh Akhmadou Bamba, qui connaît mieux que quiconque
Mohammad (PSL), rend grâce à notre bien aimé prophète. Certains seront traduits littéralement
pour éviter toute interprétation que Serigne Touba n'a pas souhaité et d'autres sont relatés de la
même manière afin que le lecteur ait conscience du statut du Prophète dans le monde invisible et
visible qui sont deux dimensions indissociables dans l'Islam, comme Dieu l'a dit dans les premiers
versets de la sourate Baqara ( la Vache) : « Alif, Lam, Mim ! C'est le Livre au sujet duquel il n'y a aucun
doute, c'est un guide pour les pieux qui croient à l'invisible et accomplissent la Salat et dépensent
[dans l'obéissance à Allah], de ce que Nous leur avons attribué. Ceux qui croient à ce qui t'a été
descendu (révélé) et à ce qui a été descendu avant toi et qui croient fermement à la vie future... »
Par ailleurs, aucune interprétation personnelle, même si cela est tentante, n'a été effectuée,
nous l'avons traduit comme nous l'avons appris. Certains passages extraordinaires méritent une
attention particulière, mais nous conseillons au lecteur de laisser le soin d’interpréter aux érudits qui
nous guident. En tout cas, nous avons essayé de rendre cette œuvre accessible aux enfants, au
adultes, aux vieux, aux femmes, aux ignorants, en fait à tout le monde afin que chacun puisse imiter
les qualités du Prophète et le connaître. Il semble opportun de retenir que nous n'avons pas
retranscrit ou traduire tout le Barzan et le jazbou, mais nous avons sélectionné l'essentiel du savoir
pour quelqu'un qui cherche la science sur le Prophète. C'est en réalité le seul moyen permettant aux
frères qui n'ont pas le temps à cause des besognes de la vie quotidienne d'avoir une connaissance
concise et essentielle sur Celui qu'on nommait « Bax Baxa, Bakhine Bakhine (Eskeuy), le Sublime ou
l’Extraordinaire...»
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Ce genre de travaille qu'a déjà réalisé nos prédécesseurs ne va jamais s'arrêter ; c'est
pourquoi, l'auteur (Marnoucha ) sollicite vos prières pour qu'il ait une infime partie de la parure de
Mame Thierno (borome darou), l'éloquence de Serigne Moussa Kâ et le Courage de Cheikh Modou
Kara Mbacké afin d'être un mouride sadikh nabila de Serigne Touba, qui continue à vulgariser la
pensée et l’œuvre du Serviteur éternel du Prophète, sans avoir à craindre le blâme...
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2 Préface
Au commencement, lorsque l'univers était sans forme, le Créateur a dit : « que la lumière du Prophète
soit, et la lumière fut.»
Ô le jour que Dieu décida de créer la Lumière de Muçtafa, il créa d'abord Sadjaratoul khouldi
Un arbre de quatre branche, plus grand que cinq cents mondes réunis, où dans chaque feuille est
gravée le nom d'un individu, Ô mon Seigneur
IL créa la Magnifique lumière de Muçtafa et l’encastrait dans une boite de bijoux d'or en forme
d'oiseau,
Ô mon Seigneur
La Lumière a glorifié trente-sept mille années sur l'arbre Sadjaratoul Khouldi, Ô mon Seigneur
Le Seigneur donna un miroir vivant pour qu'elle se regarde. Envahi par sa beauté, elle se prosterna
cinq fois, c'est pour cela que nul ne peut abandonner les cinq prières qui furent la première pratique
que le CREATEUR a fait œuvrer à l'âme, Ô mon Seigneur
Mine nouri Rabil wara ane kharo khoulihate khablal hala ikhi fil malwiri yi yallahou, Ane warö
sabihine mine nouri khoulikhate wal anbiya wa jamih roussli yallahou.
Le CREATEUR ordonna aux autres Lumières d'adorer la Sublime lumière de Mouhammad, Ô mon DIEU
Toutes disaient : « subhana khalihou hassa nouri yallahou »
Le CREATEUR jeta un coup d’œil sur la Lumière qui ne tarda pas de trembler et de transpirer, Ô mon
DIEU
Des quatre premières goûtes, le CREATEUR y créa Ali, Uthman, Omar et Abubakr, Ô mon DIEU
Des autres goûtes, le CREATEUR y créa les Anges, Arash et Kursiyu, les anbiyas, wa kouramas, les
waliyus, Ô mon DIEU
Le CREATEUR ordonna à sa plume d'écrire en ces termes « makanaa awsa yakoune » la plume lui
répondit « que dois-je écrire ? », Ô mon DIEU
Le CREATEUR dit « La ilaha ilalah (il n'y a de DIEU que DIEU) ane la charikalahau ilay ilahou
wakhidane » suffit largement, Ô mon DIEU
Quand le CREATEUR donna à Rassûl le nom de Akhmad, la peur lui conduisit à se diviser et à
s'agenouiller,
Ô mon DIEU
Elle s'est prosternée cinq cents ans, avant de se lever pour rendre grâce au Prophète et à sa
communauté,
Ô mon DIEU
Le CREATEUR créa alors le Paradis et ses délices, l'enfer et son ignominie, ses anacondas, sa chaleur et
sa lourdeur, Ô mon DIEU
Je vais maintenant vous parler de la marche de la Lumière du Prophète, avant la création de l'univers,
de Mulki et Malakoun ; Elles les a devancé des cinq milles et cinq milles... Ô mon DIEU
Sa Lumière a adoré Le bon DIEU pendant des millions d'années que l'entendement le plus raisonnable
ne peut comprendre, Ô mon DIEU
Le CREATEUR rajouta doux autres lumières cachant des secrets qui sont venues entourées Celle du
Prophète pour qu'elle les adore, Ô mon DIEU
Elle a adoré « Khoudrati Rabi Archi Malikouna » qui englobe la la Lumière de Rassûl, le Prophète est
resté douze mille ans, en vivifiant le nom du SUPREME, en ces termes « subhana rabine hâli shâkhni
Yallahû»
Après cela, Elle adorait « Asmatihi fi nouri Yallahû » pendant onz mille ans, en ces termes « subhana
halimi siril kouli Yallahû »
Au troisième niveaux, Elle se consacrait à prier sur «Minathi fi nouri Yallahû » pendant dix mille ans,
avec ces propos « soubkhana rafikhouna Yallahû Yallahû »
Arrivée au niveau d'Arash, Moulki, Malakoune, Elle adorait « Rakhmatihi, c'est le caractère
miséricorde que le Prophète disposait envers l'humanité », à ce stade, elle disait : « subhana rabin
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rouhfoune rahimilahû »
Après, Elle pratiqua pour « shakhadatine à qui appartient l'intercession en faveur de la communauté »
pendant huit mille ans, Elle priait sur « rabul wara » en ces termes « subhana mane la yassaan lû
dahra Yallahû »
Après cela vint, l'adoration de « Karamatine »qui englobe le charisme de Rassûl, Elle adorait par
« subhana rabine hakimine sama Yallahû »
Lors de « Manesilatine », La lumière y est restée pendant trente mille ans, en adorant en ces termes
« subhana zil moulki wal amlaki Yallahû »...
Ces étapes montrent clairement que Mouhammad (PSL) est le premier et le dernier. Cela suffit
largement pour méditer sur Seydou Jinn, le Maître des maîtres et le dernier messager du GENEREUX
qui nous a envoyé un Prophète Généreux afin que nous soyons généreux.
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3 Introduction
Cette demande auprès du Seigneur de l'univers devint visible à l'arrivée de Abd Al-
Mutalib qui succéda à ses frères et à Hashim. Abd al-Muttalib, grand-père du Prophète,
perpétua les traditions des chefs de La Mecque et se montra d'une grande intégrité et un
chef exceptionnel. Sa popularité à La Mecque et dans toute l'Arabie dépassait celle de tous
ses prédécesseurs. Il continua la pratique de Rifâda consistant à nourrir les pèlerins durant
leur séjour à La Mecque pour accomplir les rites du pèlerinage. Il était cependant
extrêmement difficile de leur fournir de l'eau.
Une nuit, tandis qu'il concentrait ses pensées sur cette question, il fut envahi par le
sommeil et entendit en rêve quelqu'un qui lui disait : « Abd al-Muttalib, creuse le bon. » Il
demanda : « Le bon quoi ? » mais il ne reçut aucune réponse. La nuit suivante, il entendit la
même voix lui dire : « Abd al-Muttalib, creuse le béni. » Il demanda : « Qu'est-ce que le
béni ? » Cette fois encore, il ne reçut pas de réponse. La troisième nuit, la même voix lui
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L'endroit se situait entre les deux collines d'as-Safâ et al-Marwâ, où les pèlerins
accomplissaient le rite de la course. À cette époque de paganisme, les Arabes avaient une
idole placée sur chacune des collines : Isâf était l'idole placée sur as-Safâ, tandis que Nâ'ila
était sur al-Marwâ ; les Arabes y accomplissaient leurs sacrifices. Ce matin-là, Abd al-Muttalib
se rendit à l'emplacement indiqué en compagnie d'al-Hârith, son fils unique, avec tous les
outils nécessaires pour creuser. De nombreux hommes de Quraysh lui dirent qu'ils ne
pouvaient pas creuser à cet endroit, si près de la Ka'ba et de leurs deux divinités. Abd Al-
Mutalib leur expliqua qu'il ne faisait que ce qu'on lui avait ordonné, mais malheureusement,
les autres n'acceptèrent pas ses arguments et lui signifièrent qu'ils étaient prêts à s'opposer
physiquement à son action ; pourtant, il continua à creuser pendant trois jours, puis le
désespoir commença à l'envahir. Au moment où il envisagea de mettre un terme à sa
tentative, sa pelle heurta un objet métallique, ses espoirs furent derechef réveillés et il
comprit qu'il s'agissait des trésors enterrés dans le puits de Zamzam par les Jurhum avant de
quitter La Mecque. Il s'écria : « Dieu est Grand. C'est bien le puits d'Ismaël : Zamzam ! L'eau
pour abreuver les pèlerins.» Lorsque les Quraysh entendirent l'exclamation de 'Abd al-
Muttalib, ils comprirent qu'il avait trouvé l'eau et accoururent pour réclamer leur part de
tout ce qu'il avait découvert. Certains lui dirent que s'il n'avait qu'un seul fils, eux-mêmes en
avaient beaucoup ; donc il ne pouvait prétendre être le chef qu'il était jusqu'à présent. Cela
lui causa une grande peine. Il implora Dieu, dans la KA'BA, de lui donner dix fils pour le
soutenir et lui apporter la protection qui lui faisait défaut. Il fit le vœu, si Dieu lui donnait dix
fils, de Lui en sacrifier un.
« Dieu lui répondit : formule des engagements que tu pourras respecter, car je ne trahis point
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Quant à l'eau, les Quraysh arguèrent qu'il s'agissait du puits de leur aïeul Ismaël, et
que c'était donc leur bien commun : il ne pouvait prétendre le garder pour lui tout seul. On
débattit beaucoup sur ce point. Abd al-Muttalib, qui possédait un sens aigu de la justice,
proposa alors qu'on choisisse un arbitre. Si l'arbitre décidait que l'eau appartenait à la tribu,
il renoncerait à ses prétentions. Si l'arbitre jugeait en sa faveur, les plaignants feraient de
même. Tous s'accordèrent alors à consulter une devineresse de la tribu de Sa'd Hudhaym,
établie aux confins de la Syrie. Ils voyagèrent en suivant des pistes connues, traversant aussi
des zones désertiques où il n'y avait pas de chemin établi et ils avaient très soif et étaient
certains de mourir s'ils ne trouvaient pas d'eau.
Un homme dit : « nous sommes sûrs de mourir, si nous continuons notre route. Restons ici,
et que chacun creuse sa tombe. Quand l'un de nous mourra, les autres le pousseront dans sa
tombe.» Abd al-Muttalib leur dit : « Attendre ainsi passivement la mort, sans rien faire pour
l'éviter, est la pire des solutions. Qui sait, peut-être Dieu nous donnera-t-Il de l'eau. » Abd al-
Muttalib se mit en selle et fit lever sa chamelle : lorsqu'elle se mit en marche, une source
jaillit sous l'un de ses sabots et les membres de son clan s'exclamèrent : «Dieu est Grand !»
Ils mirent pied à terre et burent à satiété, puis remplirent leurs outres. Ensuite, Abd al-
Muttalib invita les Quraysh à boire et à prendre toute l'eau dont ils avaient besoin. Il leur dit :
« Dieu nous a donné cette eau : venez boire. » Une fois désaltérés, ils lui dirent : « Dieu a
donné Son jugement en ta faveur. Nous ne disputerons jamais tes droits sur Zamzam. » Ils
firent demi-tour, renonçant à consulter la devineresse.
Les années passèrent, et le vœu le plus cher de Abd al-Muttalib se réalisa : il avait
maintenant dix fils, six filles issus de ses cinq épouses. Et dans une nuit de sommeil,
l'OMNIPRESENT lui rappela sa promesse qu'il avait formulée de sacrifier un de ses enfants.
Avec un cœur lourd, ramolli et triste, il annonça à ses dix enfants le pacte qu'il avait signé
avec l'OMNSCIENT. Tous se déclarèrent prêts à se soumettre à sa volonté, en lui rappelant ce
que Ismael avait dit Abraham et en ajoutant ceci : « armons nous de patience pour que le
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Il fallait alors en choisir un et pour être juste, il proposa de suivre la coutume arabe
consistant à procéder à un tirage au sort sous la direction du gardien de la Ka'ba. Le tirage au
sort alla toutefois à l'encontre des désirs de Abd al-Muttalib : c'était Abdullâh, son préféré,
qui devait être sacrifié ; pourtant, il n'eut aucune hésitation à s'acquitter de son vœu. Il prit
son fils par la main, son couteau et se rendit à la mosquée pour le sacrifier, mais le vieux
Akramatane lui conseilla d'attendre d'avoir consulté le prêtre de Sam (Syrie), réputé d'avoir
des contacts avec Dieu (fil asrah-ri Yallahou). Quand le prêtre eut connaissance de l'affaire, il
consulta le JUSTE et à sa sortie de consultation, il leur dit : « soyez heureux ! Retournez chez
vous, et organisez un tirage au sort entre votre homme (c'est-à-dire Abdullâh) et dix
chameaux. Si le sort est contre l'homme, ajoutez dix autres chameaux. Continuez ainsi ! aussi
longtemps que le sort sera contre lui. Lorsque le sort désignera les chameaux, cela montrera
que votre Dieu a accepté l'offrande et a épargné votre homme. Alors, sacrifiez ces chameaux
comme rançon à sa place. »
habitent dans les Royaumes de « Sidratoul Mountakha, Arash » dansaient sur des tambours
« wal khourou, wa dourou, wal wildanou yallahou.» Chez les êtres humains, les femmes
tombèrent malades en contemplant la beauté d'Abdullâh. Et, quand le moment tant attendu
arriva, on confia Amina à son époux Abdullâh. « A cette occasion, les Paradis se sont vêtus
comme des jeunes filles et toutes les mers de la terre étaient sucrées.»
Une fois que les parents du Sceau des Prophètes réunis, l'ABSOLU ordonna à
l'Archange Gabriel de récupérer les secrets et les bienfaits de tous les autres Prophètes pour
l'apporter à Mouhammad ibn Abdullâh et Amina. La tolérance, le cœur tendre, empathique
de Noe, Les médailles d'Abraham, l’éloquence, l'esprit saint d’Ismaël, la longanimité
d'Ayouba, la beauté de Youssuf, la reconnaissance, le caractère noble de Yankhoub, la belle
voix de David, la douceur d'Insa ibn Mariam, les pouvoirs de Salomon...sont la parure de
Mouhammad descendant de Moudrika, de Sâud, Moudrata, Hûssay, Kilâf, Malick,
Hâdanane...
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Din wal islamou ( Il le mérite) Touba, wa Touba limane khad haba Yallahou ».
Les historiens n'ont pas pu déterminer avec certitude l'année exacte de Sa naissance.
La plupart des récits s'accordent cependant à considérer que c'était en 570 apr. J.-C, l'année
où Abraha, le souverain abyssin du Yémen, avait attaqué La Mecque. Dans ce Barzan de
Serigne Touba qui nous suffit largement, c'était un (dimanche dans la nuit) lundi12 du mois
de rabî' al-awwal.
Ce jour, notre Prophète tant attendu parla dans sa langue pour rendre grâce au GENEREUX ;
ce jour, Mariame Hassyatane et les femmes du paradis sont venues rendre visite à Amina
pour manifester leurs joies ; ce jour, DIEU a également ordonné à l'Archange Gabriel et les
autres anges de son ordre de taper les tambours d'Aresh, de composer la musique divine, de
chanter, de parfumer la terre pour le nouveau-né ; ce même jour, DIEU exhorta les plus
beaux créatures, les oiseaux en parure d'or, le soleil, les étoiles et les nuages à chanter : « fil
bari wal bahri wal akhbahi yallahou ; lamabadal Moustapha mine bani aminatine ala
youdayati oumoul khabi yallahou » ; Ce jour, les anges ont fait visiter l'Envoyé de la Bonne
Guidée tous les coins de la terre, de l'univers et des cieux pour annoncer la nouvelle ; ce jour,
les Anges L'ont amené voir tous les coins et petits détails des Paradis et ils sont revenus avec
les couvertures du Paradis, « nassifate, taybanatine » ; ce jour, le Seigneur de l'Univers a mis
du « khol (toussngeul) » aux yeux du Prophète, IL l'a exhorté et a préparé le Messager « fil
janati yallahou ».
cœur par les Sagesses Lui accorde Sa Prière - Une Lumière Sublime par laquelle celui qui se
trouvait dans la Mère des cités - la Mecque qui est la Meilleure Enceinte Sacrée apercevait le
Palais de César ; le hall (du Palais) de Choroes (Kesra) a craqué dans cette Nuit alors que,
jadis, sa toiture était si élevée vers le Ciel de CELUI QUI HONORE, au point que le lit (de
repos impérial) se brisa, à cause d’une grande terreur qui frappa, issue de la Lumière de la
Meilleure des créatures; SEIGNEUR ! Accorde-Lui Ton Salut » (Djazbou Xulob).
Il est certain que tous ces événements qui ont encourus cette nuit ne peuvent se
résumer en quelques pages. Il est en outre certains quand on ignore ces événements
uniques lors d'une naissance, on ne peut accorder aucun crédit à la revivification de la
naissance de ce dernier tandis qu'il est évident aucun des créatures n'avait auparavant été la
source de la joie de tout l'univers, du monde visible, de l'invisible.
C'est pour cela, KOU TEDDKI Cheikh Akhmadou Bamba, serviteur éternel du plus
louangé (Ahmad PSL), dans ce Djazbou, nous apprend : « Sa naissance (le Prophète) est
glorieuse, Bénite et respectueuse ; sa célébration est obligatoire pour tout chef ; sa
célébration conformément à la Sunna (la Tradition) nous conduit vers le Paradis ; par elle,
les bienfaits augmentent en faveur du sincère qui glorifie ; quiconque célèbre la naissance
de notre Prophète qui est la Porte de la Bonne Guidée, point il ne sera soumis au
règlement des Comptes Demain (le jour du jugement dernier) ; alors, honore et glorifie
cette naissance ; quiconque célèbre la naissance de la Meilleure Créature, en l’occurrence
le Plus Louangé (Ahmad) celui-là est comme un martyr ayant combattu à Bedr, et ce, sans
illusion ; celui qui fait une dépense à l’occasion de la célébration de son honorable
anniversaire, en biens, sans gaspillage, fut-ce l’équivalent d’un " dirham " celui-là est
comme quelqu’un ayant été présent le Jour de " Hunayn " avec patience et le Jour de Bedr,
puis ayant soutenu la Meilleure Créature qui facilite la compréhension ; celui qui célèbre la
naissance de notre Prophète qui est la Porte de la Bonne Guidée ne sera pas contrôlé
Demain, au moment du Règlement des Comptes désarmant ; Celui qui assiste à
l’anniversaire de la naissance de la Meilleure des créatures, en la célébrant par la
communion, dans la réjouissance, avec du sucre ou de la viande celui-là est certes nanti de
ce qui pérennise la joie et il ne rencontrera pas de malheur le jour du Rassemblement des
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communautés ; celui qui présente un repas à celui qui chante ou lit un texte liturgique,
pour l’honorer, réunira les bienfaits des gens doués d’une force de décision spirituelle ;
celui qui récite des panégyriques, lors de la célébration de la naissance de la Meilleure des
créatures, sur quelque chose pour l’oindre, celui-là verra, pour cette chose, un essor de
plus en plus bénit ; Si on récite sur de l’eau des panégyriques, lors de la célébration de la
naissance du Meilleur du genre humain, le fait de boire de cette eau préserve de la
machination de Satan, par la grâce de la Créature Purifiée ; L’absorption de cette eau, grâce
à l’Exaucé, illumine le cœur et le vivifie, sans défaut, et celui qui l’absorbe sera préservé du
malheur ; La vivification [de la célébration] de la naissance de l’annonciateur des bonnes
nouvelles protège les familles et les demeures, elle renferme le Remède des cœurs pour
tout individu se réclamant de sa Direction...»
De cet enseignement , Celui (Mame Borome Darou ) que SERIGNE TOUBA a éduqué et dans
le Madjmahoun, a témoigné :« Il (Borome Darou) n'a jamais remis en doute ou en question
mes propos (ndigeul) depuis qu'il est né jusqu'à sa vieillesse, tout ce que je fais, il le fait de la
même manière sans rajouter quoique ce soit (fakhir ou nakhir », célèbre la naissance du
Prophète toutes les nuits du dimanches à Darou Moukhty, c'est-à-dire cinquante quatre
Maouloud pour préparer le jour exacte du Maouloud, un événement que Ses descendant
continuent de perpétuer. Cet exemple montre que la discussion sur la célébration de la
naissance du Prophète est un débat qui n'a aucun fondement et n'est nullement intéressant.
Qui a déjà vu une naissance aussi glorieuse que les prophètes, les anges, les jinns, les houris,
les autres créatures ont célébrée ?
La nuit de la naissance, même la lune et les étoiles faisaient du Zikr autour du Soleil, les
anges priaient le ROI des Cieux pour assurer l'éducation de notre Prophète (PSL) et les autres
espèces animalières sollicitaient la même chose auprès du MAJESTUEUX. Le BON DIEU leur
répondu que Halima va s'acquitter de cette tâche.
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Les nobles de La Mecque avaient coutume d'envoyer leurs enfants en nourrice chez les
bédouins. Les grands espaces du désert leur paraissaient en effet bien meilleurs pour leurs
enfants en bas âge que l'atmosphère confinée de la ville. Ils pensaient qu'un enfant qui avait
été en nourrice dans le désert ne manquerait pas de devenir un adulte robuste et en bonne
santé. De temps à autre, des femmes bédouines venaient à La Mecque chercher des
nouveaux-nés à allaiter. En échange, elles recevaient des parents un salaire et des cadeaux.
La rétribution n'était pas fixe, mais laissée à la générosité du père. Un groupe de ces femmes
arriva à La Mecque peu après la naissance de Muhammad. Toutes regardèrent Muhammad
mais refusèrent de le prendre en apprenant que son père était mort. Apparemment, aucune
ne pensait que le grand-père les rétribuerait aussi bien que le propre père de l'enfant. Elles
trouvèrent toutes un enfant à prendre en nourrice, à l'exception de Halîma bint Abî Dhu'ayb
qui confia à son époux : « Je n'aime pas être la seule à repartir les mains vides. Je vais
prendre cet orphelin. » Il répondit : « C'est une bonne idée. Peut-être nous apportera-t-il
quelque bénédiction.» Lorsqu'ils arrivèrent chez eux la grâce de Moukhammad se répandit
dans leurs villages et leurs biens qui se démultipliaient.
Elle s'occupa, pendant deux ans, d'une manière excellente Le Prophète (PSL) et ce
dernier tétait toujours le même sein et n'acceptait jamais l'autre, comme s'il avait su qu'il
avait un frère de lait et avait voulu lui laisser sa part. Il grandissait mieux qu'aucun autre
enfant : Son un mois était égal à un an. A dix mois, Il commença à marcher, parler et ne
connut aucune maladie physique ou mentale. A cette même période, tandis que Muhammad
(PSL) jouait avec d'autres enfants, Un ange apparut et le prit par la main. Il allongea
Muhammad et lui ouvrit la poitrine. Il en sortit son cœur et en ôta une tache noire qu'il jeta.
Puis il lava le cœur dans un récipient d'or plein d'eau glacée avant de le remettre en place. Il
pesa son pouvoir et vit qu'il dépassait la force de cinq mille ange « fi diwani yallahou », avant
de repartir. Après cet événement, Halîma jugea plus prudent de rendre l'enfant à sa mère.
Muhammad vécut ensuite avec sa mère, qui le chérissait et veillait sur lui comme la plus
affectueuse des mères veille sur son enfant préféré. Notons que Amina ne s'était pas
remariée après la mort de son jeune époux. C'est dans ce contexte qu'il faut considérer son
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voyage à Yathrib avec son fils, maintenant âgé de six ans, et sa nourrice Umm Ayman.
Muhammad et sa mère passèrent un mois à Yathrib avant de prendre le chemin du retour. Ce
fut un bien triste voyage pour le jeune garçon. En effet, ils n'avaient pas été très loin lorsque
sa mère tomba malade. La maladie fut rapide et fatale. Amina ne put ni parcourir la courte
distance qui la séparait de Yathrib, ni poursuivre sa route. Muhammad, à six ans, n'avait plus
ni père ni mère, Il est un orphelin complet. Après la mort de sa mère, Muhammad était à la
charge de son grand-père, Abd al-Muttalib, Mais le Prophète ne tarda pas de connaître les
graves conjonctivites (wanette), et les calomniateurs disaient : « cet orphelin meurt de faim
et de soif », mais Abd Al-Muttalib le soigna. Abd al-Muttalib pressentait qu'il ne tarderait pas
à mourir. L'avenir de l'orphelin était dès lors sa préoccupation la plus urgente. Il appela donc
son fils Abu Tâlib et lui demanda personnellement de s'occuper de Muhammad. Abu Tâlib
s'en occupa comme il fallait jusqu'à ses premières révélations à l'âge de douze ans.
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La situation devenait très difficile à La Mecque. Les affaires marchaient mal après
deux ans de sécheresse. Il était donc important pour les commerçants mecquois de se
concentrer sur leurs voyages traditionnels vers la Syrie et le Yémen. Une année, comme les
préparatifs de l'expédition de Syrie étaient en cours, Abu Tâlib proposa à son neveu d'y
participer en tant qu'agent de Khadîja. Khadîja accepta de payer à Muhammad le double de
la commission habituelle et l'enverrait avec son serviteur Maysara. Le voyage fut un succès.
Muhammad parvint à vendre avec profit toutes les marchandises emportées en Syrie ;
seulement, ici s'est manifesté un prêtre qui reconnût de suite les composants du dernier
messager sur Moukhamad et lui dit : « Tu es Rassûl, car j'ai vu tes indicatifs sur nos livres
traditionnels, j'ai vu les arbres qui se prosternent devant toi, Tes (Mouhammad) pas ne
deviennent visible que lorsqu'ils sont posé sur une pierre ; j'ai vu en toi des signes que seul
dispose Moukhmad Ibn Abdûlah, j'ai vu que tu es assis sous un arbre ignoré de tout quidam
sauf Mouhammad Ibn Abdûlah, j'ai vu en toi le tawhid (théologie) des livres saints : le
Discernement, l'Evangile, Thôra et les psaumes ; j'ai vu en toi une lumière enracinée sur la
terre, accompagnée par les Anges et les nuages », le lendemain, le Prophète fut obligé de
retourné à la Mecque à cause de cet échange.
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rassurant et lui apportant tout le réconfort dont il avait besoin. Aussi grands qu'aient pu être
ses problèmes à l'époque où il appelait son peuple à l'islam, il était certain de recevoir, en
rentrant chez lui, un accueil réconfortant de la part de sa femme. Longtemps après la mort
de Khadîja, et après avoir épousé plusieurs autres femmes, le Prophète continua de chérir sa
mémoire. Khadîja donna d'abord naissance à un garçon qui fut appelé al-Qâsim. Vinrent
ensuite quatre filles : Zaynab, Ruqayya, Umm Kulthûm, épouses d'Uthman Zi noreyni, et
Fâtima, épouse d'Ali aydara. Abdullâh fut le dernier enfant qu'eut Khadîja. Une seule de ses
épouses ultérieures donna un enfant au Prophète : Marya, l'esclave copte que le souverain
d'Egypte lui envoya comme présent, et qui donna naissance à un garçon, Ibrahim. Al Qasim
ne vécut que quelques années, tandis que Abdullâh mourut avant d'être sevré. Ibrahim, lui,
ne vécut que dix-huit mois. Les quatre filles du Prophète vécurent toutes jusqu'après le
début des révélations coraniques. Toutes embrassèrent l'islam. Les trois premières
moururent à Médine, tandis que Fâtima fut la seule fille du Prophète à lui survivre : elle
mourut six mois après lui.
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7 Reconstruction de la KA'BA
Muhammad avait trente-cinq ans lorsque les Quraysh se rendirent compte qu'il était
absolument nécessaire de reconstruire la Ka'ba. Il était bien normal en effet qu'un bâtiment
aussi ancien ait subi avec le temps des dégradations structurelles. La vieille construction
devait être démolie et reconstruite ; de simples réparations ne pouvaient suffire. Ce fut A'idh
ibn 'Imrân ibn Makhzûm, un oncle maternel du père du Prophète, qui commença les travaux.
Il ôta l'une des pierres, qui aussitôt revint à sa place. C'était, semble-t-il, un homme sage.
Lorsqu'il vit la pierre reprendre sa place, il dit : « Peuple de Quraysh, choisissez votre argent
le plus pur pour construire la Ka'ba. Ne mettez pas parmi les fonds destinés à la construction
d'argent gagné par une prostituée ni de produit de l'usure, ni de biens extorqués à quelqu'un
par la force. »
À l'époque, la Ka'ba était beaucoup plus basse qu'aujourd'hui : sa hauteur n'était que
de neuf coudées. Les Quraysh décidèrent de la doubler. Lorsque, quatre-vingt-dix ans plus
tard, la Ka'ba fut à nouveau reconstruite par Abdullâh ibn az-Zubayr, celui-ci l'éleva encore
jusqu'à sa hauteur actuelle, à savoir vingt-sept coudées. Cette élévation supplémentaire
signifiait qu'il fallait apporter plus de pierres. Tous les clans de Quraysh travaillaient dur à
cette tâche. Chaque clan travaillait séparément. Lorsqu'ils pensèrent avoir réuni
suffisamment de pierres, ils élevèrent le bâtiment, très fiers de leur œuvre. Il semble que
chaque clan voulait pouvoir revendiquer davantage l'honneur d'avoir construit la Ka'ba. Les
vieilles jalousies refaisaient surface et des querelles éclataient fréquemment. Ce fut au
moment de remettre en place la Pierre Noire que le désaccord entre les clans fut le plus
violent. Chaque clan voulait obtenir cet honneur. Le doyen des Quraysh, Abu Umayya ibn al-
Mughîra, émit une suggestion qui fit l'unanimité : il suggéra qu'on demande au premier
homme à entrer dans la mosquée d'arbitrer la dispute, et que tous se soumettent à son
jugement. Le premier homme à entrer ne fut autre que Muhammad. Il n'avait encore reçu
aucune révélation et ignorait sa mission prophétique. Cependant, il était respecté de tous
pour son intégrité et sa justice. La satisfaction fut donc unanime lorsqu'il apparut. Les gens
dirent : « C'est l'homme digne de confiance, al-amîn, et nous l'acceptons comme arbitre. » Ils
lui soumirent leur querelle, et il reconnut immédiatement qu'il s'agissait d'une question très
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sensible, nécessitant beaucoup de tact. Il leur demanda d'apporter une pièce d'étoffe et de
désigner un représentant de chaque clan. Lorsqu'ils eurent obéi, il plaça la Pierre Noire sur
l'étoffe et demanda à ces représentants des clans de la soulever tous ensemble, avec la
Pierre Noire dessus, et de porter ainsi cette dernière à sa place. Lorsqu'ils l'eurent apportée
jusqu'à son emplacement exact, il l'y plaça lui-même et l'y scella. Tous étaient satisfaits de
cette solution qui garantissait qu'aucun clan ne pourrait revendiquer à lui seul l'honneur
d'avoir remis en place la Pierre Noire. Chacun avait sa pair dans cet honneur. En outre, cette
solution éleva le statut de Muhammad parmi les siens.
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8 La révélation divine
A l'époque, La Mecque présentait de nombreux éléments de civilisation, et plusieurs
aspects de la science avaient commencé à s'y développer, comme l'astronomie et une
médecine rudimentaire. Les gens attachaient une grande valeur à leurs chevaux et en
possédaient une connaissance approfondie. Les industries étaient cependant rares à La
Mecque car ses habitants n'aimaient pas travailler de leurs mains. Seuls les métiers
artisanaux absolument indispensables avaient pu se développer : la manufacture des sabres
et des lances nécessaires au combat, par exemple, ou encore les métiers de la construction.
Sur le plan moral, cependant, la vie à La Mecque laissait beaucoup à désirer. L'affluence
dont jouissaient les Mecquois les incitait à s'adonner à toutes sortes de vices. Le jeu, la
boisson, et toutes sortes de divertissements organisés où régnait la débauche la plus
outrancière, étaient monnaie courante. Avec cela, les Mecquois n'étaient guère scrupuleux
dans leurs relations avec les autres : la cruauté, l'injustice et la spoliation d'autrui par la force
restaient impunies. Il en résultait inévitablement des tensions, qui ne pouvaient que saper
les fondements de la société mecquoise. De même, les idoles servaient d'intercesseurs,
intervenant pour eux auprès de Dieu pour qu'il ne les punisse pas trop sévèrement de leurs
péchés. Il y avait trois cent soixante idoles dans la Ka'ba et autour. Les principales étaient
Hubal, al-Lât et al-'Uzzâ, qui étaient considérées comme les chefs de toutes les idoles arabes.
Hubal était une statue de cornaline rouge, de forme humaine. Lorsque les Quraysh prirent le
contrôle de La Mecque, ils trouvèrent Hubal avec un bras cassé : ils le remplacèrent par un
bras en or. C'était l'idole suprême. Al-Lât se trouvait à Tâ'if, tandis que al-'Uzzâ avait sa propre
place près de Arafat. Puis le moment voulu arriva.
C'était le dix-septième jours (la nuit de Khadr, un lundi) du mois de Ramadan de l'année
610 après. J.C. Cependant, beaucoup de débat se font sur ce jour de révélation, mais les
propos de SERIGNE TOUBA nous suffisent largement, c'est pour cela que nous retranscrivons
cette date comme il est mentionné dans ce Barzan. Toutefois Dieu et son prophète
connaissent la date exacte comme IL le dit dans le Barzan. Muhammad (PSL) avait alors
quarante ans, et passait le mois dans la montagne de Hirâ comme il en avait l'habitude
depuis plusieurs années. Cela continua jusqu'au moment où la vérité lui vint dans la grotte
de Hirâ. L'Archange Gabriel, qui porte la révélation divine, lui apparut et lui dit : « Lis ! » Il
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répondit : « Je ne suis pas de ceux qui lisent. » Le prophète : « L'ange me saisit alors et me
pressa au point de me faire perdre toute force, puis me lâcha et me dit : "Lis !" Je répondis :
"Je ne suis pas de ceux qui lisent." Il me saisit et me pressa une seconde fois jusqu'à me faire
perdre toute force, puis me lâcha et dit : "Lis !" Je répondis encore : "Je ne suis pas de ceux
qui lisent." Il me saisit et me pressa une troisième fois, puis il dit : "Lis au nom de ton
Seigneur qui a tout créé, qui a créé l'homme d'une adhérence ; lis, car la bonté de ton
Seigneur est infinie ! C'est Lui qui a fait de la plume un moyen du savoir et qui a enseigné à
l'homme ce qu'il ignorait." », ce jour même, l'Ange Gabriel lui a également appris comment
on effectue les ablutions pour qu'ils pratiquent ensemble une prière de deux rakkas.
Le prophète, après avoir perdu connaissance pendant quatre heures de temps, revint
chez lui auprès de Khadîja, le cœur palpitant. Il s'exclama : « Enveloppez-moi, enveloppez-
moi ! » On l'enveloppa jusqu'à ce que son effroi se dissipe. Khadîja l'emmena alors chez
Waraqa ibn Nawfal, son cousin du côté paternel qui lui demanda de narrer son récit. Les
deux lui firent comprendre que c'est Jibril. Et on sut que le dernier messager est arrivé.
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Enfin, parmi les quarante premières personnes qui se convertirent à l'Islam durant les
trois premières années où le Prophète prêcha son message en cachette à la Mecque, Bilal,
fut le premier esclave de couleur noire à avoir embrassé l'Islam. Personne n'ignore la beauté,
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la douceur de sa voix. Elle est tellement sublime, extraordinaire pour faire pleurer les
musulmans quand Il faisait l'appel à la prière. Il a dû arrêter de faire l'appel, par respect au
Prophète. Pendant trois ans, un peu plus peut-être, le Prophète Muhammad poursuivit ses
efforts pour propager l'islam dans la plus grande discrétion, comme Dieu le lui avait ordonné.
Mais le moment était venu de passer à une nouvelle étape : il reçut l'ordre de prêcher
publiquement. Cet ordre est mentionné dans le Coran : « Dis : "Je suis l'avertisseur explicite."
» (15.89) « Proclame donc hautement les ordres que tu as reçus et détourne-toi des
idolâtres ! » (15.94) Un autre verset lui dit : « Avertis les gens qui te sont les plus proches, et
sois bienveillant à l'égard des croyants qui te suivent. » C'est effectivement ce jour de
recommandation divine que, Umar, après avoir pris connaissance de la sourate Taha, entra et
annonça sa conversion à l’Islam. Alors le Prophète et ceux qui étaient en sa compagnie
s’écrièrent avec joie « Allâhu Akbar ! », car Notre Prophète priait DIEU, pour que Umar, le
courageux, rejoigne les rangs de l'Islm. C'est ce qui fit d'ailleurs KOU TEDDKI Cheikh
Akhmadou Bamba Khadimou Rassoul, pour que DIEU lui accorde un même guerrier
courageux qui fut son Frère Mame Thierno.
Umar sortit et rendit sa conversion publique. Il refusa que les musulmans pratiquent
secrètement leur religion ou qu’ils se rendent dans les maquis de la Mecque pour accomplir
la prière, loin de la persécution infligée par Quraysh. Il s’attela ainsi à la lutte contre Quraysh,
si bien qu’il accomplit la prière ouvertement près de la Ka`bah et les musulmans purent enfin
se joindre à lui.
Nous avouons que la Joie immense que procure la biographie du Sceau des Prophètes
peut nous empêcher à ne pas se limiter à ces quelques pages de traduction suffisantes pour
montrer que le Prophète Mouhammad n'a pas d'égal dans l'univers. Il était et reste le
meilleur des hommes dans l'espace et le temps. Il est seulement nécessaire de rappeler que
l'Islam est né à partir d'une petite communauté courageuse. Nous allons juste y rajouter une
dernière partie qui montre que le monde des âmes ou le monde mystique s'apparente dans
notre monde actuel, tout en restant fidèle au Barzan.
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les gens qui ont scellé des unions sacrées avec des épouses, mais qui préfèrent marcher dans
le pécher » ; à la quatrième, Idriss vit la honte, le Messager y a vu une communauté qui
mange des flammes calcinant leurs intestins et leurs lèvres, Mouhamma reformula une
demande à l'Ange qui lui répondit : « ce sont les gens qui mangent l'argent corrompu ou
illicite, qui mange l'argent des orphelins et qui commettent le péché tout le temps » ; au
niveau de la cinquième, Il a vu Aron avec une communauté qui mangeait sa propre chère et à
qui on a coupé leur lèvres et les yeux, il posa la question et Jibril lui a répondit « ce sont les
individus efféminés et qui tournent les yeux (ragadiou)» ; au niveau de la sixième, il a vu
Moïs avec les rivières du Paradis ; et la dernière, Il vu avec Abraham des Anges qui restent
debout, et des gens qui prient tout le temps pour le prophète, l'Archange les a demandé de
mettre un terme sur leurs fonctions pour saluer le Prophète qui avait contemplé leur façon
de prier. C'est ce jour qu'Il imita la façon de prier. La prière est la pratique des Anges.» C'est
ici, qu'on va s'arrêter sur le Barzan.
En somme, c'est ce jour, après que Le Prophète ait rencontré le Seigneur de l'Univers à
Sidratoul Mountakha, Arash, koursiyu et Malakoun, que l'islam a été façonné. Cette religion
qui est destinée à toute l'humanité.
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11 Conclusion
Le prophète se distinguait à travers la perfection de son caractère et de son être par
des spécificités dont on ne saurait réussir à faire la description. Un aspect de son ascendance
est que les cœurs, à son égard, débordaient de respect. Les hommes, sans réserve, se
consacraient à la fois à sa protection et à son admiration, comme on ne l'avait encore jamais
fait pour un homme de ce monde. Ceux qui lui étaient contemporains l'aimaient
passionnément ne craignant guère pour leurs vies, pourvu qu'il fût sain et sauf. S'ils lui
portaient un tel amour c'est que sa mesure de perfection était quelque chose d'inédit, jamais
donné à un homme. IL se distinguait par sa grande éloquence et ses discours rhétoriques. A
cet égard, notamment, il occupait une place de choix difficile à ignorer. Il se distinguait aussi
par sa souplesse, la pureté et l'ampleur de son langage, la justesse de ses mots et son
manque de maniérisme. C'était un grand orateur doté d'un beau jugement et d'une
connaissance des dialectes arabes. Il parlait à chaque tribu par l'intermédiaire de son
dialecte. Il savait être bon et tolérant, pardonner s'il pouvait le faire, supporter les
contraintes : des qualités lui venant de son éducation par Allah. Tout homme de qualité a pu
faire des faux pas et faire preuve de défaillances, mais lui, l'abondance de perversité ne le
rendait que plus patient. De même, le gaspillage des ignorants ne le rendait que plus
indulgent.
Parmi ces Miracles Serigne Touba, nous dit : «Il est parmi ses Merveilles : le salut que
Lui a adressé la roche, la marche de l’arbre (vers Lui) ; il Lui revient le Miracle du fendage de
la lune, par la GRACE du SUBSISTANT, Qui est le PRIMORDIAL ; un parasol de nuages
l’ombrageait ; Il avait la Faculté de voir par devant et par derrière ; son œil dormait certes,
mais son Cœur ne s’endormait jamais. On compte parmi ses Miracles, le fait que les mouches
évitaient son corps et ses habits, de même que l’aplanissement des difficultés par la GRACE
de DIEU Qui octroie le Butin. Il est parmi ses Miracles : la supplication des oiseaux par sa
grâce, le chameau qui s’est plaint à Lui et le jaillissement d’une eau pure, abondante, de sa
Main, Lui qui possède l’Honorabilité. On a entendu la glorification d’un aliment dans le creux
de la Main du Meilleur du genre humain; la parole que le cerf Lui a adressée est certes un
Miracle Digne de respect. La parole de l’iguane, faisant partie des Miracles, est rapportée par
une Sentence Authentique ; le gémissement de la souche d’un arbre est compté parmi les
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Miracles de l’Anobli. " Ridwân " avait l’usage de faire des visites de courtoisie à sa demeure,
pour Le vénérer ; il est parmi ses Miracles l’expédition des oiseaux envoyés en mission contre
les superbes qui se glorifient. Un carrant pervers parmi les créatures se dirigea vers le Temple
Sacré de DIEU pour Le détruire, par pure ignorance Envers l’exalté Et DIEU. Le TRES-HAUT, a
réagi selon Sa VOLONTE contre l’armée de ce dernier, grâce au Prophète, et a voué leur
machination à l’échec. Chacun de ces superbes est mort de la méchante pierre ; le SEIGNEUR
des créatures s’en est pris à eux comme d’une bouchée pour un affamé insatiable. Il est
apparu parmi ses Miracles : ce qui s’est passé dans la grotte du Modèle - sur Lui, la Prière de
CELUI Qui, grâce à Lui, a guidé ceux qui comprennent - Avec l’araignée qui tissa sa toile à côté
d’une palombe confirmant son installation ; la modification voilant discrètement les deux
personnes, comme si c’était des ténèbres... »
Ô TOI mon SEIGNEUR ! Accorde Prière et Salut tout le temps au Prophète, le Plus Louangé
(Ahmad), à sa famille bien guidée et à ses compagnons.
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